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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 20:13
De la vertu : livre de Jean-Luc Mélenchon avec Cécile Amar

De la vertu, de Jean-Luc Mélenchon avec Cécile Amar. Face à la défiance ambiante, le candidat décline dans son nouvel ouvrage un «  principe d’action   » guidé par l’intérêt général.

 

Sources : L'Humanitè par Julia Hamlaoui

Au cœur d’une campagne marquée par les affaires impliquant les candidats de droite et d’extrême droite, celui de la France insoumise soutenu par le PCF publie un nouvel ouvrage : De la vertu. Une référence au « grand mot de la Ire République  » revendiquée par Jean-Luc Mélenchon qui explique, de nouveau, en vouloir une VIe pour « réécrire la règle du jeu » mise à mal par « l’argent roi » qui « travaille de fond en comble tous les rouages de la décision dans le pays ».

 

 

- Agir en conformité avec ce qui est «  bon pour tous  »

Après un volume biographique avec Marc Endeweld, le Choix de l’insoumission, centré sur son parcours politique, en septembre dernier, c’est à quelques semaines du premier tour que Jean-Luc Mélenchon a choisi de sortir ce nouvel entretien réalisé, cette fois-ci, avec le concours de Cécile Amar. Une collaboration pour laquelle cette journaliste de l’Obs, auteure notamment avec Cécile Duflot de De l’intérieur : voyage au pays de la désillusion, en 2014, se serait vu sanctionnée par le magazine, rapporte Mediapart.

 

Fil conducteur de l’ouvrage, la vertu est, pour Jean-Luc Mélenchon, « un principe d’action gouvernant la vie en société ». Il s’agit, alors que « le grand nombre n’a plus confiance en rien ni en personne », d’agir en conformité avec ce qui est « bon pour tous », déroule le député européen. Un principe à rebours de la « compétition de chacun contre tous » qu’organise le « capitalisme financiarisé » fustigé par le candidat. Cette éthique politique, fondée à la fois sur le fait que nous sommes tous semblables (une vérité à ses yeux devenue d’autant plus incontestable avec la crise écologique) et sur la réciprocité, ne se confond pas avec la morale mais s’y articule. « De la même manière que l’État n’a pas à s’en occuper, ceux qui mettent en œuvre une morale personnelle n’ont pas à chercher à l’imposer aux autres », estime-t-il. C’est aussi une série de mesures, contenues dans son programme « l’Avenir en commun », que le candidat donne à voir comme autant de possibilités de faire des trois mots de notre devise républicaine, dont « notre société s’éloigne toujours », une réalité. Ils forment autant de chapitres de l’ouvrage : Liberté, Égalité, Fraternité.

 

- Par : Jean-Luc Mélenchon

Éditions : Editions de l'Observatoire

ISBN :  979-10-329-0059-8

Parution : 22 mars 2017

Disponibilité : chez l'éditeur Editions de l'Observatoire ou sur JLM2017

Prix papier TTC : 5 €

 

Pour en savoir plus :

- La Croix du 22/03/2017 http://www.la-croix.com/France/Poli...

- Approche philosophique. Site philolog.fr http://www.philolog.fr/notion-de-vertu/

- Définition. Site Trésor de la langue française informatisée http://stella.atilf.fr/Dendien/scri... ;

- Définition . Site Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Vertu

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 08:59
 Les bonnes raisons de voter Mélenchon par  Jacques Généreux

Ce livre s’adresse à tous les Français désireux de comprendre la nature essentielle du programme de la gauche écologiste, républicaine et social de Jean-Luc Mélenchon. 

Un ouvrage pour saisir l’importance et les enjeux de cette élection face aux impasses où nous ont enlisés droite et gauche au pouvoir.

 

Sources : Les Liens qui Libèrent

Jacques Généreux, co-responsable du programme de la France Insoumise et économiste reconnu, s’attache ici à expliquer l’inéluctable rupture qui s’impose en France et en Europe. 

 

« Je ne vais pas ici vous réciter un programme ni vous faire l’éloge d’un candidat, car il ne s’agit pas de valider un catalogue de mesures ni de décerner un prix d’excellence. En votant, vous allez décider du progrès ou de la régression. En votant, vous déterminerez la logique et les finalités essentielles qui guideront l’action publique, et c’est d’abord à l’essentiel que je veux vous inviter à réfléchir, quel que soit votre positionnement politique. Je crois que, par-delà la gauche, la droite et le “juste milieu”, nous avons tous de bonnes raisons de déplorer la gouvernance de ce pays au cours des deux quinquennats précédents. Nous pouvons tous percevoir une crise protéiforme, économique, écologique, politique et morale, face à laquelle il est temps de reconsidérer notre avenir commun.

 

C’est pourquoi je veux vous inviter ici à tenir un instant les yeux grands ouverts sur la réalité des enjeux qui sont devant nous. »

 

- Par : Jacques Généreux

Éditions : Les Liens qui Libèrent

ISBN : 979-10-209-0503-1

Parution : 01 mars 2017

Disponibilité : chez l'éditeur Les Liens qui Libèrent

Prix papier TTC : 13.8 €

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 09:31
"La Sociale" projetée à Rochefort-sur-Mer le vendredi 20 Janvier 2017, à La Rochelle le samedi 11 février

 

- La prochaine soirée-débat de Rochefort sur Toile aura lieu le vendredi 20 Janvier 2017

Film : "LA SOCIALE"de Gille Perret  suivi d'un débat animé par Emmanuelle Fourneyron co-responsable du groupe santé et bioéthique" de la Ligue des  Droits de l'Homme.

 

 

- A La Rochelle projection samedi 11 février 2017

A La Rochelle, dans le cadre d'Ecran vert, le film "La sociale" sera projeté le SAMEDI 11 février à 20H 30 au cinéma l'Olympia, place de Verdun (entrée : 5 euros). Une débat s'en suivra. Qu'on se le dise !

"La Sociale" projetée à Rochefort-sur-Mer le vendredi 20 Janvier 2017, à La Rochelle le samedi 11 février

- Pour télécharger le flyer, cliquez ci dessous

 

- Pour télécharger le dossier pédagogique, cliquez ci dessous

 

- Le 9 novembre 2016, Jean-Luc Mélenchon et Gilles Perret, réalisateur de «La Sociale», débattaient ensemble de ce film. Leur dialogue a également porté sur la Sécurité Sociale. Jean-Luc Mélenchon s'est en particulier prononcé pour un système de sécurité sociale unifié.

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 09:23
Jacques Généreux : stop à l’ânerie économique Illustration B. Jaubert. Plainpicture

Jacques Généreux : stop à l’ânerie économique Illustration B. Jaubert. Plainpicture

Pour neutraliser et dépasser la déconomie, "L'avenir en commun " !

 

Le carcan d’une pensée orthodoxe empêche de reconnaître ses erreurs passées. Dans « la Déconnomie », Jacques Généreux tente de remettre à l’endroit une discipline dévoyée par des choix insensés.

Jacques Généreux enseigne l’économie à Sciences-Po depuis trente-cinq ans. Membre des Economistes atterrés, co-animateur du programme de la France insoumise et de son candidat, Jean-Luc Mélenchon, il signe un ouvrage la Déconnomie, qui vient de paraître [1].

 

Sources : Libération interview par Vittorio De Filippis

-

Libé. : Qu’entendez-vous par « déconnomie » ?

Jacques Généreux : Notre système économique, c’est-à-dire le capitalisme actionnarial, n’est pas simplement inefficace. Il est criminel, il tue des gens au travail, détruit la planète, infeste l’air et l’alimentation avec des produits cancérigènes. Nos politiques économiques ne sont pas seulement impuissantes à nous sortir de la crise… elles nous y enfoncent ! Quant à la théorie économique dominante, elle « démontre » que la grande récession déclenchée en 2008 était impossible ! Tout cela est, à proprement parler, « déconnant », c’est-à-dire insensé, imbécile et catastrophique. Rien n’est plus troublant que l’aisance avec laquelle une large fraction de nos élites adhère aveuglément au même fatras d’âneries. La « déconnomie » est le nom de cette épidémie de bêtises.

 

 

-

Libé. : Comment ce système a-t-il pu se mettre en place ?

Jacques Généreux : il trouve ses racines dans la dérégulation financière et dans la mise en compétition mondiale des territoires qui a donné les pleins pouvoirs aux détenteurs de l’argent. La libre circulation des capitaux permet à leurs gestionnaires d’exercer un chantage permanent à la délocalisation. Voilà comment le capitalisme impose un management exclusivement tendu vers le rendement financier et obtient une politique fiscale et sociale qui sert ses intérêts. Ce n’est pas une fatalité naturelle. C’est l’effet d’une contre-révolution conservatrice initiée dans les années 80 aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Une victoire des riches dans la lutte des classes, comme disait Warren Buffett. Mais cela n’explique pas tout. Toute la gauche a œuvré autant que la droite à la dérégulation financière et au libre-échange. Et je ne pense pas que tous les élus de gauche, pas plus que tous les économistes et les journalistes, qui ont soutenu cette grande libéralisation, soient devenus des valets du capital, décidés à faire exploser les inégalités et à épuiser les travailleurs au nom du profit ! Il faut prendre au sérieux le fait que la plupart d’entre eux ont vraiment cru à la bêtise du siècle, à savoir qu’il n’y avait pas d’alternative. Ils ont raisonné comme si la politique se limitait désormais à ce que la guerre économique mondiale autorisait. C’est la pensée d’un poisson rouge qui ne se demande pas ce qu’il pourrait faire s’il sortait du bocal.

 

 

-

Libé. : Un bocal que les politiques ont eux-mêmes construit

Jacques Généreux : La prétendue disparition des marges de manœuvres politiques, « liée à la mondialisation », n’est qu’une automutilation décidée par les gouvernements, et elle est aggravée en Europe, où les dirigeants ont signé des accords leur interdisant un usage efficace de l’outil budgétaire. Une gauche progressiste raisonnant à l’endroit pourrait restaurer la régulation financière et recouvrer l’usage de la politique budgétaire. Mais, depuis les années 90, la majorité des sociaux-démocrates ont raisonné à l’envers. Au lieu de se demander « quel est notre objectif social et quels instruments mobiliser pour l’atteindre ? », ils se disent « avant d’envisager quelque objectif que ce soit, nous devons être compétitifs, c’est le prix à payer pour qu’un jour nous puissions mener une politique de gauche ».

 

 

-

Libé. : C’est la fameuse troisième voie ?

Jacques Généreux : Oui, et c’est aussi une ânerie monumentale. Si le préalable à tout progrès social, c’est de s’aligner sur les pratiques qui permettent d’affronter la guerre économique mondiale, alors, on transforme le pays en champ de bataille et de régression sociale. Il est absurde de présenter la compétition sans frein comme la voie qui va restaurer la solidarité sociale ! Ce sophisme a pourtant largement gangrené la pensée politique et les milieux intellectuels. On comprend bien l’intérêt qu’une classe de riches peut trouver à promouvoir cette pensée imbécile. Mais, encore une fois, on ne peut pas faire l’hypothèse saugrenue qu’en une génération la majorité des élus de droite comme de gauche, des économistes et des journalistes se soient convertis aux âneries, dans le but de mieux servir les intérêts du capital.

 

 

-

Libé. : La faute à quoi, à qui ?

Jacques Généreux : A une bêtise hallucinante. Prenons un seul exemple. N’importe quel béotien en économie peut comprendre que la réduction des dépenses publiques en pleine récession aggrave la crise. Cela revient à faire une saignée sur un patient hémorragique. Eh bien, nous avons dix-huit gouvernements de la zone euro et leurs milliers d’experts qui ne l’ont toujours pas compris, qui n’ont quasiment jamais été contestés par la presse économique et ont le soutien de la majorité des professeurs des universités.

 

 

-

Libé. : Mais vous ne pouvez pas faire comme s’il n’y avait pas de problème de dette publique ?

Jacques Généreux : Attention aux contre-vérités ! La grande crise ouverte en 2008 est celle de la finance privée, provoquée par un excès de crédits finançant une croissance artificielle et des bulles spéculatives. Et cet excès manifeste l’impasse du capitalisme actionnarial. La création de valeur pour l’actionnaire siphonne les deux moteurs essentiels de la croissance : la rémunération du travail et les investissements productifs. Il ne reste alors que la fuite en avant par le crédit et la spéculation pour soutenir l’activité. Mais, bien sûr, quand la catastrophe financière est là et qu’elle dégénère en crise économique, les déficits publics explosent à cause de la récession et des plans de sauvetage des banques. Nos dirigeants ont instrumentalisé la peur d’une faillite financière de l’Etat pour justifier des politiques de rigueur stupides, puisqu’elles ont aggravé l’endettement des Etats les plus endettés ! Mais les causes véritables de la crise demeurent, à savoir le pouvoir exorbitant laissé aux détenteurs des capitaux dans la gestion des entreprises et la dérégulation de la finance spéculative. Or, nos dirigeants n’ont rien fait pour empêcher que ces mêmes causes ne produisent bientôt une nouvelle catastrophe financière.

 

 

- Libé. : Les Banques centrales ont fourni les liquidités pour sauver le système financier. Les taux sont à zéro aujourd’hui…

Jacques Généreux : Le résultat est nul. Il y a une surliquidité monétaire dont les banques ne savent que faire et qui vient nourrir de nouvelles bulles spéculatives. Le crédit gratuit est impuissant à relancer l’économie tant que les investisseurs s’attendent à une croissance faible et à des politiques de rigueur budgétaire. Seuls des plans d’investissements publics et massifs peuvent à la fois relancer l’activité, restaurer la confiance des investisseurs et réarticuler un avenir soutenable autour de la transition écologique. Au lieu de cela, nos gouvernements et leurs experts ressassent les âneries des années 20 sur les vertus de l’austérité.

 

 

- Libé. : Pour comprendre la bêtise des politiques, vous invoquez des biais cognitifs, des erreurs de raisonnement auxquelles notre cerveau serait enclin. Peut-on illustrer cela par un cas concret ?

 Jacques Généreux : Reprenons justement la fascination irrationnelle pour les politiques d’austérité budgétaire en temps de crise. Le raisonnement qui sous-tend cette stratégie repose le plus souvent sur une confusion entre ce qui est pertinent au niveau individuel (ou « microéconomique » dans notre jargon d’économistes) avec ce qui se passe au niveau du pays (ou « macroéconomique »). Face à une récession, il est raisonnable qu’un entrepreneur cherche à réduire ses coûts de production. Mais si on extrapole ce raisonnement individuel pour estimer que la politique nationale doit aider tous les agents économiques à réduire leurs dépenses, c’est le suicide de l’économie nationale ! Le pays ne doit donc surtout pas être géré comme une entreprise, mais tous ceux qui utilisent cet argument idiot emportent souvent la conviction. Pourquoi ? Parce que notre cerveau est spontanément enclin à interpréter les phénomènes complexes comme l’effet d’intentions individuelles et de calculs rationnels de quelque acteur individuel. Il est très tentant d’interpréter le monde à partir de son expérience personnelle.

 

 

- Libé. : Mais comment des intellectuels, des experts, peuvent-ils être le jouet de tels biais cognitifs ?

Jacques Généreux : Le fait est qu’une large partie de nos élites intellectuelles soutient des raisonnements économiques parfaitement absurdes. A partir de là, soit vous supposez qu’ils sont tous des hypocrites qui soutiennent à dessein de faux raisonnements pour manipuler l’opinion, soit, comme je le fais, vous prenez plus au sérieux l’hypothèse qu’ils croient vraiment aux bêtises qu’ils racontent. Même des prix Nobel peuvent s’entêter dans l’erreur. Par conséquent, il nous faut comprendre la bêtise des intelligents.

 

 

-Libé. : En vous appuyant sur les sciences cognitives ?

Jacques Généreux : Plus précisément sur la psychologie appliquée à l’économie, la psychologie cognitive et la biologie évolutionniste. Ces disciplines nous apprennent que la pensée rationnelle bien pesée n’a rien de spontané. Notre cerveau a toutes les capacités cognitives pour la plus grande intelligence mais « il n’est pas fait pour penser », comme le dit le biologiste Thomas Durand[2]. Il est le résultat d’une longue évolution qui a sélectionné les dispositifs cognitifs présentant un avantage pour la survie, la reproduction ou la compétition sociale. Or, de ce point de vue, la recherche patiente d’une connaissance rationnelle des phénomènes ne présente aucun avantage. Pour reprendre la distinction de Kahneman (Nobel d’économie 2002), nous avons donc un système de pensée à deux vitesses. Sans effort délibéré pour actionner la pensée lente de la raison, nous sommes guidés par une pensée réflexe instantanée qui se fiche pas mal de la vérité et ne vise qu’à nous protéger, à séduire ou à combattre nos rivaux.

 

-Libé. : Et en quoi cela contribue-t-il à « la déconnomie » ?

Jacques Généreux : Notre pensée réflexe est truffée de biais cognitifs qui sont utiles pour notre sécurité physique et psychique ou pour la compétition sociale, mais nous induisent en erreur lorsque nous devons résoudre des problèmes logiques ou penser des phénomènes complexes. L’économie comportementale a ainsi pu démontrer que nos choix économiques sont souvent irrationnels. Cela n’empêche pas le courant dominant de la science économique de prétendre expliquer tous les phénomènes macroéconomiques à partir du calcul prétendument rationnel des individus. Et ce travers des économistes reflète lui-même les biais cognitifs qui nous poussent à voir derrière tout événement l’action intentionnelle d’un agent responsable, alors que nous devrions chercher à comprendre les interactions sociales complexes dont le résultat échappe aux volontés individuelles. Et pour couronner le tout, la pensée réflexe prédispose tous les esprits, même les plus brillants, à dénier leurs propres erreurs et à ne reconnaître que celles des autres. Car l’important, pour la survie et le succès en société, c’est d’être persuasif et non pas de trouver la vérité.

 

 

-Libé. : Nos dirigeants ne sont-ils pas contraints de réfléchir sérieusement ?

Jacques Généreux : Rien n’oblige personne à l’intelligence. Ce n’est pas un réflexe, c’est un vrai travail, un effort constant de la volonté pour déjouer les pièges de la pensée automatique. Donc, si l’on n’est pas prévenu de ces pièges et si l’on n’a pas le goût profond de la vérité, le temps et la tranquillité nécessaires à la réflexion, alors on risque fort de penser de travers. C’est bien l’expérience que semblent vivre nos dirigeants pour ce qui est de l’économie. Même lorsqu’ils trouvent le temps de réfléchir, l’intensité et les conditions de la compétition politique sont telles qu’ils cherchent d’abord des arguments pour gagner, ce qui n’a souvent rien à voir avec la recherche rationnelle de la vérité ou de la justice. Et les faits sont là. Même au bout de huit ans de crise, ils n’ont toujours pas reconnu leurs erreurs grossières. Comme dans les années 30, ils semblent attendre un grand désastre mondial pour envisager de penser et d’agir autrement.

 

 

-Libé. : Mais pourquoi le débat public ne permet-il pas à l’intelligence collective de surmonter la bêtise ?

Jacques Généreux : La faute à la compétition généralisée et excessive qui détruit les conditions nécessaires au déploiement de l’intelligence. La pensée lente a besoin de temps et de sérénité. Or, notre « modèle » économique sature le temps disponible pour la réflexion et généralise le stress au travail, la rivalité, la peur du chômage ou du déclassement. La concurrence à outrance met aux premières loges la pensée réflexe, celle de l’animal qui lutte pour la survie et la préséance dans la meute. La compétition solitaire, ça rend « bête » au sens littéral du terme. C’est la délibération collective et coopérative qui rend intelligent. Puisque nous sommes plus doués pour déceler les erreurs des autres que les nôtres, nous avons besoin de la discussion argumentée avec les autres pour comprendre nos erreurs.

 

 

-Libé. : Mais la politique n’est-elle pas justement le support du débat argumenté ?

Jacques Généreux : Elle devrait l’être. Mais la façon dont fonctionne notre pseudo-démocratie tend à abrutir le débat public au lieu de l’éclairer. Parce que c’est un système de compétition généralisée pour les postes, qui s’est trouvé particulièrement exacerbé par le développement des techniques de communication, d’abord par la télévision, ensuite par Internet et les réseaux sociaux. Nous sommes dans une démocratie de l’opinion instantanée, dans laquelle il faut avoir tout de suite une opinion sur tous les sujets. Pour exister dans le débat public, pas besoin de l’éclairer, il suffit d’y croiser le fer au quotidien, pour tenir sa place.

 

 

-Libé. : C’est « une lutte des places » qui s’est substituée à « la lutte des classes » ?

Jacques Généreux : Oui, c’est ce que je pense. La compétition pour les bulletins de vote fonctionne désormais comme un marché aux voix qui sélectionne les plus doués pour la lutte des places et non pas les plus compétents et les plus motivés pour la quête du bien commun.

 

 

-Libé. : Où est donc l’alternative politique à « la déconnomie » ?

Jacques Généreux : Il reste un discours progressiste incarné par Mélenchon et qui fait appel à l’intelligence des gens, en leur expliquant ce que j’ai nommé la « grande régression » et en proposant des issues raisonnées. C’est aussi le seul discours qui entend remobiliser l’intelligence collective des citoyens en refondant nos institutions. Mais, il y a fort à faire pour combattre le discours de la réaction nationaliste ou xénophobe qui fait appel à la bêtise en se contentant de stimuler les réflexes inspirés par la peur.

 

 

- Libé. : Comment mettre de l’intelligence dans tout ça  ?

Jacques Généreux : C’est tout un programme ! Mais il faudrait déjà prendre conscience que notre bêtise est une partie du problème…

 

Note :

Voir notre article précédent : La déconnomie de Jacques Généreux http://www.gauchemip.org/spip.php?a...

[1] La Déconnomie, Jacques Généreux, aux éditions le Seuil.

[2]  Thomas Durand, l’Ironie de l’évolution, à paraître au Seuil. Vittorio De Filippis JACQUES GÉNÉREUX LA DÉCONNOMIE Le Seuil 416 pp., 19,50 €.

 

 

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Voir notre article précédent : La déconnomie de Jacques Généreux http://www.gauchemip.org/spip.php?a...

1) Sur la chaîne tv5 Monde, dans l’émission Grand Angle Xavier Lambrechts a invité Jacques Généreux pour parler de son dernier livre "La déconnomie" publié aux éditions du seuil.

On peut revoir l’interview en cliquant sur le lien suivant : https://www.youtube.com/watch?v=DVt...

2) Jacques Généreux a été interviewé dans le journal Libération pour parler de son dernier livre "La déconnomie"

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 09:16
Va-t-on payer pour travailler ?

«Plus le chômage est élevé, plus le droit de travailler se paie cher», résume la journaliste Valérie Segond[1] dans son livre " va t-on payer pour travailler ? " (publié le 12 octobre aux éditions Stock). Elle nous le fait constater. C'est que certaines situations se sont banalisées: payer sa formation et sa qualification pour voler sous les couleurs de Ryanair; payer pour  accéder à un stage de reconversion auprès d’une association après un licenciement; payer pour acquérir une franchise et rebondir lorsqu’on est un cadre au chômage.

 

Mais aussi payer de sa personne en se déqualifiant lorsqu’on est jeune diplômé en additionnant les stages à des fractions de Smic pour être moins cher que son voisin et espérer pouvoir revendiquer un début d’expérience professionnelle sur son CV. Payer en acceptant aussi des rémunérations qui, dans les services d’aide à la personne, ne couvrent que 70% du travail effectif. Payer aussi, sur son temps, comme cadre en travaillant sans limite dans le système des forfaits jours et en accumulant les heures gratuites jusqu’au burn-out pour atteindre ses objectifs. Ou payer lorsqu’on est auto-entrepreneur et corvéable à merci, en faisant l’impasse sur la rentabilité pour obtenir des missions à un coût moins élevé qu’un salarié…

 

C’est sur la base de tels constats, et en les analysant, que Valérie Segond, dans son livre Va-t-on payer pour travailler?, décrit des réalités qui peuvent être des transgressions au droit du travail, mais pas toujours, loin s’en faut. Et c’est bien le problème.

 

Sources : Stock

- Voilà un livre salubre que tout le monde devrait lire.

Surtout le premier chapitre, celui sur les pilotes d'avion low cost : ils payent leur formation, leurs heures de vol, leur hôtel, sont auto-entrepreneurs et n'ont donc droit à rien entre deux "missions". Mais Ryanair encaisse. Un cas particulier chez des travailleurs plutôt du haut de l'échelle ? Hélas non, nous dit l'auteure, qui a longuement enquêté.

 

Et ce qu'elle nous donne à voir n'est pas joli-joli. Des conventions de stage bidon et des pseudo-associations utilisant des contrats d'avenir dans des sociétés commerciales. Des intermittents du spectacle permettant à leur employeur de réduire les coûts salariaux en transférant la note à l'assurance chômage et à la société des auteurs. Des auto-entreprises remplaçant le salariat en assurant plus de flexibilité et moins de charges sociales. Des forfaits jour permettant de faire travailler jusqu'à 60 heures par semaine des personnes payées pour 35 heures, etc.

 

 

- Certes, l'auteure n'échappe pas toujours au risque de généralisation abusive.

Mais son texte, qui s'appuie sur une documentation solide et des témoignages accablants, convainc le lecteur que, derrière l'économie apparente, il existe une économie réelle bien moins reluisante dans laquelle le maître mot est "exploitation". Elle prospère grâce au chômage de masse et contribue à le maintenir.

 

- Par : Valérie Segond

Éditions : Stock

Collection : Hors collection littérature française

EAN : 9782234081765

Parution : 10 octobre 2016

Disponibilité : chez l'éditeur Stock

Pages : 304

Format : 135 x 212 mm

Prix papier TTC : 19 €

 

Note :

[1] Collaboratrice au journal Le Monde, Valérie Segond, grand reporter et éditorialiste à La Tribune, puis chroniqueuse à France Culture, réalise de grandes enquêtes sur l’économie et le marché du travail.

 

Pour en savoir encore plus :

- «Payer pour travailler», c'est déjà une réalité

- Ubérisation de l'économie : faut-il en avoir peur ? Quelle protection sociale pour les salariés ?

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 08:32
Lettres aux français qui croient que 5 ans d'extrême droite remettraient la France debout !

Chercheur au C.N.R.S., spécialiste des droites extrêmes, Nicolas Lebourg s’adresse à ceux qui bientôt, pour la première fois, voteront F.N. Il leur démontre avec beaucoup de rigueur, d’intelligence et de données statistiques en quoi ils se trompent.

Derrière ce titre racoleur (LETTRES AUX FRANÇAIS QUI CROIENT QUE CINQ ANS D’EXTRÊME DROITE REMETTRAIENT LA FRANCE DEBOUT) qui annonce le pamphlet, se cache une véritable analyse sociologique du vote frontiste appuyée sur de nombreuses études dont celles du C.E.V.I.P.O.F., ventilant sur plusieurs profils les différentes motivations des électeurs, parfois très contradictoires. Chercheur au C.N.R.S., spécialistes des droites extrêmes, Nicolas Lebourg s’adresse à ceux qui bientôt, pour la première fois, voteront F.N.

 

 

- À chacun de ses destinataires, il explique les raisons de leur décision, commentant leur parcours et l’évolution de leur pensée.

Il leur démontre avec beaucoup de rigueur, d’intelligence et de données statistiques en quoi ils se trompent.

  • Le professeur d’histoire-géographie justifie son vote par son soutien à la laïcité et à la République qu’aurait trahies la gauche. La fin de la transmission du patrimoine historique et identitaire du pays par l’Éducation Nationale expliquerait sa vision mélancolique et décliniste de l’histoire de France. L’imaginaire droitier du déclin est nourri par cette dislocation des représentations qui alimenteraient les communautarismes. Nicolas Lebourg lui répond que le viatique moraliste se trompe de cible car notre système éducatif est le plus inégalitaire des 37 pays de l’O.C.D.E. Restaurer l’autorité et la chronologie ne suffira pas. Encenser « l’école du mérite » contre « la fabrique du crétin » est le bavardage d’une société ankylosée, non une démonstration de raison.
  • À l’attention d’une retraitée de droite, il revient sur l’histoire des relations ambigües entre sa famille politique et l’extrême droite. Aujourd’hui, à force de lisser son discours, la droite n’a plus de colonne vertébrale idéologique. Elle légitime le transfert des voies vers le parti lepéniste lorsqu’elle cherche à lui ressembler.
  • Aux agriculteurs, il explique plutôt comment Marine Le Pen a su si bien s’adresser à « la France des oubliés » que la corrélation entre la disparition des services publics et des commerces de proximité, l’isolement et le vote frontiste peut être constatée. Pourtant ses propositions anti-réglementations sont avant tout démagogiques et n’envisagent pas de réappropriation réelle des territoires.
  • À propos d’une caissière de Perpignan, il reproche aux politiques en faveur des femmes de s’attaquer plus aux violences symboliques (parité, féminisation des mots,… ) qu’aux violences sociales. Par ailleurs, les interprétations nationalistes font écho au sentiment de déclassement social réduit aux seules tensions interethniques. Prime est accordée à ceux qui donnent du sens aux expériences quotidiennes. L’interprétation ne devrait pourtant pas suffire car elle n’annonce pas nécessairement de changement.
  • Rassuré par la volonté affirmée du Front National de défendre la « civilisation judéo-chrétienne », c’est-à-dire finalement le marché, l’Occident et l’ordre, l’électorat de confession juive est passé de 4,5% en 2007 à 13,5% en 2012. Ce résultat des efforts de dédiabolisation est en même temps son plus fort symbole. Mais la vie en société n’est pas un choc permanent des civilisations, un projet vraiment collectif ne peut souscrire à un système multicommunautaire.
  • Le gendarme de Nantes est bien évidemment légaliste et républicain mais il réclame une politique autoritaire face à ce qu’il considère comme une désintégration de la société en communautés antagonistes dans laquelle les « autres » seraient organisés et la gauche au pouvoir à leur service.
  • Même l’étudiant gay est devenu l’image d’Épinal du nouveau F.N. depuis l’éthnicisation des questions sociales.

 

Le F.N. réussi un grand écart entre les groupes sociaux, s’adressant autant au médecin d’Aix-en-Provence craignant le déclassement et qui a quitté Marseille parce qu’il ne s’y sentait plus « chez nous », qu’au précaire d’Hénin-Beaumont convaincu que la « préférence nationale » sera un instrument de redistribution sociale. La demande autoritaire et de respect de la hiérarchie méritocratique libérale du premier, n’est plus suffisamment prise en compte par la droite. La réponse du FN n’est cependant « apaisée » que sur le papier. L’identité éthno-nationale a remplacé la conscience de classe du second et son souhait de justice passe par des valeurs profondément discriminatoires. Pourtant les gestions municipales du F.N. montrent qu’il n’est pas si simple d’aller au-delà de l’agitation islamophobe.

 

Cette approche par segments sociaux professionnels, confessionnels, géographiques permet une lecture critique du programme du F.N., un décryptage de sa stratégie de communication. Les analyses chiffrées et documentées de Nicolas Lebourg sont riches d’enseignements, très utiles pour comprendre le phénomène dans toute sa complexité et dépasser les commentaires habituels trop souvent réducteurs.

 

- Par : Nicolas Lebourg

Éditions : Les Échappés

ISBN : 978-2-35766-124-0

Parution : août 2016

Disponibilité : chez l'éditeur Les Échappés

Pages : 136
Prix papier TTC : 13,9 €

 

 

- Le programme du Front national par le petit bout de la lorgnette.

Mesure par mesure, Médiapart présente la vraie nature du projet de Marine Le Pen. Ce décryptage doit permettre de se mobiliser et de combattre ce que prépare le FN.
Et la meilleure façon c'est d'expliquer et de rassembler le peuple autour de L'AVENIR EN COMMUN

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 08:51
J’ai mal à l’Algérie de mes vingt ans. Carnets d’un appelé, 1960-1961

Appelé en Algérie en 1960, Marcel Yanelli a tenu des carnets durant quatorze mois où il livre ses doutes de jeune communiste et son quotidien, entre longue attente et tristes opérations. Un témoignage rare pour lever un peu plus le voile sur une guerre taboue.

 

Sources : NVO.fr

- Présentation

Débarqué le 22 février 1960 en Algérie, Marcel Yanelli est vite plongé dans l’horreur d’une guerre qui ne dit pas son nom.

 

Le 6 mars, le voilà confronté aux tortures et aux pillages des villages, effrayé par le consentement de ces jeunes Français à commettre de tels actes. « Les Algériens pardonneront-ils un jour ? Pourquoi tant de sang ? Un irresponsable a parlé de finir la guerre en tuant tout… » Chaque jour ou presque durant quatorze mois, Marcel a couché ses impressions dans des carnets qu’il a finalement décidé de publier tels quels.

 

Pour témoigner et pour sortir sa génération du « silence de la honte ». Bien que jeune communiste (il sera animateur du PCF en Côte-d’Or et en Bourgogne durant vingt-cinq ans), opposé à la guerre, il n’a pas choisi de déserter mais de se retrouver au milieu des appelés pour faire son « travail de militant de la paix en Algérie ».

 

17 novembre 1961 – « À l’aube, nous envahissons les tentes des nomades. Des hommes réussissent à se sauver, mais huit en tout sont pris. Les femmes rassemblées, tentes fouillées, brûlées, des troupeaux entiers sont emmenés. Je ne prends rien. […] J’ai mal de tremper là-dedans. » Marcel Yanelli raconte au jour le jour la guerre d’Algérie, le sadisme qui se déploie sans limite, orchestré par une hiérarchie militaire qui a alors tous les pouvoirs.

 

Il dit encore son désarroi devant les actes commis par ses camarades de chambrée qu’il tente de raisonner après les rapines effectuées lors des raids – « les gars dans la piaule se montrent leurs trophées : du tissu, des colliers, du café, etc. C’est du vol ! » – ou après des viols, parfois encouragés par les supérieurs…

 

 

- En pleine confusion

On suit le quotidien de Marcel ponctué par les nombreuses lettres échangées avec sa famille, ses copains et Simone, son premier amour de jeunesse, ses réflexions après ses lectures de Georges Politzer, de Dimitrov ou de Cocteau avec l’impatience de la jeunesse qui voudrait avoir déjà tout dévoré. Au fil des pages, on suit ses longs jours d’attente et les opérations où la violence se déchaîne.

 

Pointe le tourment du jeune appelé face à la détresse des femmes et des enfants, à la torture des prisonniers, qu’il compare à des résistants à l’image des maquisards français quelques années plus tôt. Le jeune Marcel qui culpabilise aussi quand il est exempté pour raison de santé avec la peur de passer pour un tire-au-flanc, nageant en pleine confusion : « Même si cette guerre va contre mes idées, il m’a coûté de participer et de ne pas participer à cette guerre. »

 

Au final, J’ai mal à l’Algérie de mes vingt ans est un témoignage rare qui nous plonge au cœur d’une guerre qui aura traumatisé nombre de jeunes Français, longtemps restés silencieux, et qui n’en finit pas de ressurgir.

 

- Par : Marcel Yanelli

Éditions : L'Harmattan

ISBN : 978-2-343-08611-8

Parution : mars 2016

Disponibilité : chez l'éditeur L'Harmattan

Pages : 260
Prix papier TTC : 27 €

 

J’ai mal à l’Algérie de mes vingt ans. Carnets d’un appelé, 1960-1961
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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 08:25
 ABC de la Laïcité, par Eddy Khaldi
  • Le mot laïcité a été élu mot de l’année 2015 par un jury de spécialistes lors du Festival du mot, à la Charité-sur-Loire dans la Nièvre. Pour autant, ses interprétations sont multiples et sa définition l’enjeu de querelles politiques. Si la notion est intelligible, elle n’exclut pas cepen­dant des interprétations divergentes ayant pour but d’infléchir le principe. Cette entreprise de récupération du mot laïcité participe d’une volonté de dénaturation du concept dans des traductions très diverses et parfois antinomiques.
  • Cet abc de la laïcité est un manuel illustré destiné à tous les citoyens : communauté édu­cative, parents, personnels d’éducation, élèves… pour comprendre, s’approprier et vivre la laïcité.
  • Le lien consubstantiel entre l’École et la République structure la « charte de la laïcité » affiché dans les écoles, collèges et lycées. Ce livre s’attache à définir le principe de laïcité dans les lois qui établissent les divers stades de la séparation des Eglises et de l’Etat. Il égrène chacun des quinze articles de la charte, les commente et fournit si besoin un lexique des mots et expressions et des documents annexes pour approfondir. La notion de laïcité est complexe moins au regard des principes qu’elle illustre : liberté de conscience, séparation des Eglises et de l’Etat, séparation du religieux et du politique, anticléricalisme, neutralité de l’Etat que par ses querelles d’interprétations auxquelles elle donne de plus en plus lieu.
  • « La laïcité, écrit Eddy Khaldi, dans son ABC de la Laïcité qui vient de paraître, est un mot aux interprétations multiples et sa définition l’enjeu de querelles politiques. » Mais l’idée de laïcité devient intelligible si on situe les valeurs en jeu, ainsi que les moyens et méthodes qu’on est prêt à mobiliser pour les faire prévaloir. C’est ce à quoi s’attache ce bon manuel.

 

Sources : Union des Familles Laïques par Pierre Hayat le 15/09/2015

À la suite des générations militantes laïques qui se sont succédé aux XIXe et XXe siècles, Eddy Khaldi identifie dans la liberté la valeur cardinale de la laïcité, qu’elle soit individuelle ou politique ; d’émancipation, de création, ou d’autonomie ; qu’elle combatte les oppressions, les aliénations, ou les fanatismes haineux et débilitants… À travers la laïcité, on voit combien la liberté de choix a besoin des lumières de la raison, et on comprend qu’une république émancipée des dogmes religieux attend de ses membres qu’ils accèdent au plus haut degré d’instruction.

 

 

- La première partie, Qu’est-ce que la laïcité ?, croise une approche systématique et une approche historique

Elle évite ainsi le relativisme d’une dispersion des significations de la laïcité, et le dogmatisme d’une définition simpliste. L’ABC dégage les fondamentaux de la laïcité : la liberté de conscience, l’égalité de droits, la neutralité de l’État. Il fait saisir sans détours ses contraires et ses faux amis. Il y a plus d’un siècle, déjà, Buisson ironisait sur une laïcité comblée au point d’être encombrée par trop d’amis qui l’aiment quand elle renonce à l’essentiel de ses combats… Quelques-uns des préjugés à l’encontre de la laïcité sont battus en brèche, arguments et textes à l’appui. Non, la laïcité n’est pas une exception française mais un idéal universel qui traverse les peuples et les continents. Non, la laïcité n’est pas antireligieuse pas plus qu’elle ne serait une nouvelle religion ou une multi-confessionnalité. Car la laïcité se situe sur un autre plan que les options spirituelles, religieuses, agnostiques, ou athées, relatives au sens de l’existence et au sort des défunts. Son plan est celui du droit commun démocratique, qui permet de vivre autour de l’idéal commun de liberté, d’égalité et de fraternité. L’ABC de la Laïcité fournit des repères permettant de cerner le cadre juridique de la laïcité. Il fait apparaître, références précises à l’appui, trois étapes majeures de la séparation en France d’avec les religions : celles de l’état civil, de l’école puis de l’État. Il utilise la distinction très éclairante, introduite par Catherine Kintzler, entre l’espace relevant de l’autorité publique, celui de la société civile et celui propre à la vie privée. Cette tripartition permet d’éviter des malentendus et de démasquer des dérives symétriques, qui retournent la laïcité contre elle-même, qu’elles soient xénophobes, étatiques ou communautaristes.

 

 

- La seconde partie, La Charte de la laïcité à l’école, est la plus remarquable.

Alors que La Charte de la laïcité à l’école est entrée en vigueur il y a juste deux ans, elle n’a pas encore été l’objet d’une appropriation par les personnels et par les élèves, pour des raisons qui tiennent autant à la politique qu’à la pédagogie. La Charte est trop souvent passée sous silence du fait d’allergies idéologiques tenaces, quoique rarement avouées, à la laïcité et à la nouvelle Charte. Il arrive aussi que la Charte soit présentée de façon si édulcorée qu’elle apparaît lénifiante, valable seulement dans un monde de bisounours. Mais les oppositions sournoises ne sont pas seules en cause. Des obstacles pédagogiques expliquent également le retard pris dans l’appropriation de la Charte par les établissements scolaires. Car il faut trouver le langage approprié pour faire réfléchir les élèves. La Charte de la laïcité ne peut être enseignée valablement que de façon… laïque. Elle ne sera en conséquence ni prêchée ni inculquée, mais expliquée, discutée ou représentée, pour être identifiée et mise à l’épreuve à partir de ses enjeux et de ses tensions vivantes. L’ABC de la Laïcité propose une approche judicieuse de ce texte : chacun des quinze articles cités est suivi d’un commentaire personnel d’auteurs spécialistes de la laïcité ainsi que de références législatives ou réglementaires. Ainsi, le difficile article 10, qui dispose qu’il appartient à tous les personnels de transmettre le sens et la valeur de la laïcité, est-il remarquablement mis en perspective par l’historien Jean-Paul Scot, qui explique que l’éducation nationale n’est pas une simple administration d’État mais une institution publique investie de la mission de transmettre aux élèves des connaissances par l’initiation à la raison et à la science, leur permettant de devenir des hommes et des femmes libres et responsables. De même, l’article 14, qui fait référence aux règles de vie dans les établissements scolaires, est-il mis en rapport à la loi du 15 mars 2004 mais aussi aux questions relatives aux sorties et à la restauration scolaires. Ces deux questions sont l’une et l’autre clarifiées, quand on aperçoit qu’un accompagnateur scolaire tient le rôle d’un contributeur au travail de l’enseignant, non celui d’un promeneur ou d’un usager. De même, les querelles qui sèment fâcheusement la discorde à propos des cantines scolaires sont dissipées si l’on n’impose pas un menu unique et si l’on opte pour la formule moderne du self service. Dans tous les cas, on aperçoit que les exigences de la laïcité scolaire ne sont en rien le symptôme d’une irréligion d’État. Elles sont au contraire pleinement « inclusives », soucieuses de la bonne marche de l’école et de l’intérêt des élèves, tout en préservant du communautarisme qui aggrave les fragmentations et les désintégrations sociales

 

 

- La troisième partie, La laïcité en éducation, complète les précédentes.

Est montré combien le principe d’égalité est essentiel à la laïcité de l’école, à son universalité concrète. De même, voit-on que depuis ses origines jusqu’à la Charte de la laïcité, l’école laïque a vocation à préserver la liberté de conscience de l’enfant en n’imposant aucune vision de l’existence, et en lui permettant de les connaître de façon objective. Il n’en est pas de même de l’enseignement catholique dont le nouveau statut de 2013 déclare « travailler à faire connaître la Bonne nouvelle du Salut » et que le Christ est « le fondement du projet éducatif de l’école catholique ». Pourtant, l’école catholique est financée par la collectivité publique, au moins à égalité avec l’école publique et sans disposer des mêmes obligations. On est loin des principes d’égalité et de liberté qui président à la laïcité de l’enseignement public et à la séparation des Églises et de l’État.

 

Eddy Khaldi se garde d’un consensualisme stérile, en assumant les discussions et même les polémiques. Il évite aussi un sectarisme désolant, en faisant converger des perspectives différentes autour d’un volontarisme laïque. En contrepoint de la liberté et de l’égalité, il insiste sur la référence à la fraternité, quelque peu désertée ces dernières décennies par les laïques qui s’étaient confortablement installés dans le cadre juridique sécurisant de l’État laïque des Trente Glorieuses. Ces laïques avaient oublié que l’édifice juridique d’égale liberté risque de s’écrouler comme un château de cartes s’il se coupe de sa base sociale concrète. La fraternité républicaine et universaliste, et non pas communautariste et exclusive, rassemble concrètement, au-delà des dogmes qui divisent. Pour cette raison aussi, le manuel de Khaldi se situe au cœur des enjeux contemporains.

 

On mentionnera enfin les très bonnes illustrations d’Alain Faillat, dit ALF, intelligentes et drôles, dont certaines peuvent servir de support pédagogique.


En cette rentrée scolaire, tout citoyen, enseignant, éducateur populaire ou parent, qui veut disposer d’un bon manuel sur la laïcité, actualisé et fiable, bien fourni en ressources juridiques et institutionnelles, gagnera à disposer à portée de main de l’ABC de la Laïcité.

 

Pour en savoir plus :

- Observatoire de la laïcité (L’Observatoire assiste le Gouvernement dans son action visant au respect du principe de laïcité en France.)

-  Laïcité ou identité ? Par Etienne Balibar, Philosophe

- De la «guerre au terrorisme» à la chasse au burkini, une dérive française

- L'étrange laïcité d'Aurélie (Dans une interview, Aurélie Filipetti défend que la laïcité serait "le maintien des croyances dans l'espace privé". Réponse)

- "Sphère publique, sphère privée, laïcité" par David Gozlan secrétaire général de la Fédération Nationale de la Libre Pensée

- "A propos de l’affaire du Burkin" : En direct avec Michel Tubiana, Président d’Honneur de la Ligue des Droits de l’Homme

 ABC de la Laïcité, par Eddy Khaldi
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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 08:21
Alexis Corbière : Le piège des primaires

" Ultime astuce pour verrouiller un système à l’agonie, détournement électoral au profit des deux piliers lézardés de la Ve République qui veulent à tout prix se maintenir au pouvoir, les primaires sont antidémocratiques car elles nient le peuple. »

 

- Présentation

Je vous présente pour la première fois la couverture de ma contribution au grand débat politique qui durera toute l'année.


Il s'agit d'un livre, écrit par Alexis Corbière[1] comme un pamphlet, "Le piège des Primaires" (Editions du Cerf) qui sera disponible en librairie le 2 septembre (commandez le ! Faites le circuler).


A l'heure de la sortie du bois de Benoît Hamon, auquel succèderont Arnaud Montebourg et les autres, ils vont être nombreux ceux qui veulent enfermer la résolution des problèmes qui frappent notre pays dans une Primaire organisée par le PS, dont la direction actuelle est pourtant l'une des premiers responsables, je considère cette Primaire comme un piège... Ni démocratique, ni populaire, triomphe de la sondocratie et des réseaux de notables... cette primaire du PS ne constitue en rien la solution. C'est même l'inverse. Elle consacre le "tripartisme" et redonne une centralité au PS, à ses manoeuvres internes, ses sacs de noeuds et... à François Hollande. Pas d'accord.


J'espère que mon petit livre, par les arguments qu'il développe et les faits qu'il rapporte, sera utile à ce grand débat si nécessaire, pour éviter les pièges des deux grands piliers de la Ve République en crise (PS et LR).


Pour passer à la 6e République, il existe un candidat : Jean-Luc Mélenchon
Amitiés Insoumises !

 

- Par : Alexis Corbière

Éditions : du Cerf

ISBN : 9782204115889

Code article : 2891744

Parution : 24/08/2016

Disponibilité : chez l'éditeur du Cerf

Format : 115x170x6

Pages : 80
Prix papier TTC : 5 €

Date parution : Septembre 2016

 

Qui a l'argent, remporte les primaires. Démocratie ?

Qui a l'argent, remporte les primaires. Démocratie ?

Voilà pourquoi les primaires n'ont rien de populaire.

Voilà pourquoi les primaires n'ont rien de populaire.

- Alexis Corbière était l’invité de Nicolas Beytout sur le plateau de l’Opinion.
Le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon pour la campagne présidentielle de 2017 est venu présenter un pamphlet contre le système des primaires. Dans « Le piège des primaires » (Editions du Cerf, Le poing sur la table), Alexis Corbière qui s’appuie sur l’exemple du PS en 2011 déplore le fait que « les milieux populaires ne vont pas voter aux primaires ».

 

Note :

|1] Alexis Corbière, né le 17 août 1968 à Béziers (Hérault), est un homme politique français. Actuellement, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon pour l'élection présidentielle française de 2017. Il a été secrétaire national du Parti de gauche (PG) et conseiller de Paris entre 2008 et 2014, Premier adjoint à la maire du 12e arrondissement de 2001 à 2014.

 

Pour en savoir plus :

- Alexis Corbière : "Les primaires sont un papier tue-mouche sur lequel viennent se coller les participants"

- Primaire à gauche : Julien Dray a appelé Jean-Luc Mélenchon à rejoindre la primaire de la gauche... coup de gueule d'Alexis Corbière

- Ma réponse à Julien Dray et à ceux qui veulent nous faire venir dans la primaire du PS

- Arnaud Montebourg envisage de se ranger derrière François Hollande s’il gagne la primaire de la BAP

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 08:30
J. L. Mélenchon : « Le choix de l’insoumission »

Date de parution 08 septembre 2016

 

Sources : L'Ere du peuple et les éditions du Seuil

- En bref

S’entretenir avec Jean-Luc Mélenchon, c’est raconter un engagement politique dont l‘histoire commence en 1968 et traverse les heures chaudes de la gauche au pouvoir et dans l’opposition, des mouvements sociaux, des décolonisations, de la chute du Mur et de l’émergence de la globalisation du capitalisme. Autant d’expériences marquantes pour qui veut rester ancré dans la quête d’un autre futur possible pour le monde. Une exigence plus forte que tous les conforts de situation auxquels il a renoncé en quittant le PS en 2008. Ici l’insoumission est autant un programme qu’un choix de vie personnel.

 

Ce livre écrit avec le journaliste Marc Endeweld nous fait découvrir le parcours d’un homme passionnément engagé, élu, ministre, brillant orateur et écrivain, qui politise tout ce qu’il touche. On y croise des personnages et des situations qui ont bouleversé la fin du siècle précédent et l’aube de celui-ci. On y saisit aussi la vision de la France et du monde qui inspire un projet politique pour les temps qui viennent.

 

Engagé dans la construction d’un nouveau mouvement politique en France pour mener une révolution citoyenne, Jean-Luc Mélenchon obtint plus de 11% et quatre millions de suffrages à l’élection présidentielle de 2012. Combien en 2017, pour celui qui se veut désormais le porte-parole des « insoumis » ?

 

 

- En savoir plus (par J.L. Mélenchon sur son blog)

À la rentrée de septembre paraitra au Seuil un « entretien biographique » que nous avons intitulé : « Le choix de l’insoumission ». C’est le journaliste Marc Endeweld qui mène le dialogue. Comme il est amusant de penser que son précédent ouvrage était consacré à Emmanuel Macron ! Quant à la forme, ce livre change donc des précédents dont j’ai pris la responsabilité puisque je ne n’y suis maître ni des thèmes choisis ni de ceux mis de côté. Tant mieux.

 

  • Car je dois dire que c’est un rude exercice que de revenir sur l’histoire de tant d’années consacrées à l’engagement politique.

De plus il est tout à fait évident qu’il faut trier beaucoup dans la masse des évènements petits et grands auxquels j’ai participé de façon plus ou moins centrale. Et comme il ne pouvait être question d’en faire le catalogue des gens que j’ai rencontré et pratiqué, il y en a tant en Europe et dans le monde, il a fallu s’en tenir à l’essentiel de ce qui intervenait directement dans mon parcours. Mais à l’inverse, c’est toujours étrange de se voir enjamber des années, des gens et des circonstances sans s’y arrêter. Je ne le regrette pas. Je pense que les choix de mon interrogateur sont les bons. Ils sont radicalement « extérieurs » et n’impliquent pas de connivence ou de complaisances autres que celles qui surgissent naturellement de la conversation entre deux personnes qui s’intéressent à leur sujet.

 

  • Car ce fut une conversation. Longue. Dense. Ses questions m’ont aussi agacé, parfois, cela va de soi !

Peut-être le sentirez-vous entre les lignes… Je ne sais pas comment il a supporté l’exercice mais je suis certain qu’il a bien gagné ses vacances. Je ressortais de nos séances également épuisé et bizarrement tourneboulé par ces heures passées à raconter tant de choses personnelles. L’engagement politique a occupé toute ma vie. Le fil rouge qui l’a mené ne s’est jamais rompu et pas davantage le ressort qui tend ma manière d’être du fait de cet engagement. Le sentiment étrange et que toute personne peut avoir en se retournant sur son passé pour le raconter aux siens s’aggrave chez moi du souvenir précis de la fuite en avant du monde dans lequel je me suis impliqué depuis l’âge de 16 ans.

 

  • Ce livre est destiné à éclairer l’histoire des idées que je défends par le récit du parcours au cours duquel elles se sont forgées.

Il m’a paru important de faire connaitre ma détermination actuelle comme le résultat d’un parcours de vie et d’expériences et non comme une posture de campagne. Ma cohérence vient de loin. Elle mêle les leçons de plusieurs décennies d’implication sur plusieurs continents, plus d’une dizaine de pays, de rencontre avec autant de chefs d’États, de gouvernements et de partis engagés dans la vie démocratique ou dans la lutte armée, et plusieurs milliers de femmes et d’hommes engagés anonymes, parlant quatre ou cinq langues, vivant ou morts de tant de façons différentes.

 

Mieux vaut savoir que je suis donc de ce fait hors de portée des intimidations du présent et des pressions habituelles du monde des importants des medias et de la communication que j’ai vu à l’œuvre dans assez de circonstances et de lieux pour en connaître les ressorts et l’inépuisable arrogance. Cet entretien ne fonctionne donc pas comme une justification des choix qui émaillent mon parcours mais comme un bilan raisonné pour en tirer tout le suc. En tant que tel, l’objet est un défi. Car dans notre temps d’infantilisation de tous les débats, de bipolarisation de toute question en noir et blanc, de vindicte ou d’adoration également sans nuance, l’art des bilans soupesé est bien perdu.

 

  • Publier cet entretien m’a semblé être une contribution utile pour le combat que j’entreprends en étant candidat à l’élection présidentielle de 2017 dans le but de changer le cours de l’histoire de notre pays.

J’ai cru tout au long de mon engagement que ce grand retournement du cours de l’histoire était aussi nécessaire que juste. Ce que le monde a fait de lui-même confirme qu’il ne tient aucune des promesses au nom desquelles les choix progressistes ont été écartés. Penser de plus loin que depuis la dernière « Une » sensationnaliste du jour, du titre en teasing d’un article en ligne ou du dernier matraquage audiovisuel est une ardente obligation qui s’impose comme un devoir de musculation permanente pour notre cause.

 

  • Je crois en effet qu’il faut enraciner notre campagne dans une participation de chaque personne qui s’y engagera avec le devoir de garder les yeux grands ouverts.

Car nous entreprenons bien davantage qu’une campagne électorale. Il s’agit de construire en commun une conscience et une pratique commune à des millions de personnes. Cela non seulement en vue de leur vote mais en préparation de leur implication personnelle dans le processus qui suivrait notre victoire. Ce que j’ai nommé « la révolution citoyenne » n’est pas un slogan mais un programme concret de gouvernement qui ne peut se mener à la façon traditionnelle du haut vers le bas.

 

  • Je conclus en replaçant ce livre dans le contexte éditorial qui l’inclut.

Car ce livre d’entretien prend place dans un ensemble de parutions qui s’épaulent l’une l’autre. Le choix de l’insoumission, est un entretien biographique. Le livre rend compte d’un parcours. Ce n’est ni un livre programme, ni un livre de confidences intimes. Il est destiné à vous permettre de savoir si selon vous je suis ou non capable d’accomplir ce que j’annonce et de tenir bon au vu de ce qu’a été mon parcours et du bilan que j’en fais. Je vous envoie mon CV en quelque sorte. Mais cela n’a de sens qu’en relation avec le reste.

 

Le livre L'Ere du peuple reste l’énoncé du projet auquel se réfère mon action. Déjà vendu à 60 000 exemplaires, il existe dorénavant dans une édition sérieusement remaniée en poche au prix très accessible de trois euros. De son côté, Le Hareng de Bismark, vendu à 70 000 exemplaires, va faire l’objet d’une nouvelle édition en poche aussi cette fois-ci. Je vais le replacer dans le contexte du « plan b » face à l’implosion en cours du modèle libéral de construction européenne. Car à mes yeux, vous le savez, la doctrine « ordolibérale » qui gouverne l’Europe et l’a transformée en une camisole de force contre les peuples a son origine, sa continuité et ses impératifs à Berlin dans un choix communs à la droite et au PS allemands.

 

Au mois de décembre paraîtra la version éditée du programme qui fait suite à L'Humain d'abord de 2012. Le texte sera issu des contributions en ligne, depuis février dernier, des auditions menées par Jacques généreux et  Charlotte Girard depuis mai et des propositions des organisations politiques participantes à « la France insoumise » en septembre et octobre et enfin du vote de la première Convention de « la France insoumise ».

 

Je dis que ces livres s’épaulent. Mais en premier lieu ils font appel à la réflexion, à la connaissance, à la possibilité pour chacun non pas d’adhérer tout ce qui s’y trouve mais de décider si au total la personne qui les aura lu peut s’inclure dans le combat proposé compte tenu du nombre de ses points d’accords sur le projet, la méthode et la capacité du candidat à les mettre en œuvre compte tenu de son expérience.

 

Mon projet avec cette parution c’est qu’en me rapprochant de qui me découvrira de cette façon, je puisse du même coup être mis à distance critique raisonnée par chacun.

 

 

- Le livre est disponible ICI

 

Pour en savoir plus :

- J.L. Mélenchon : « Je veux faire de la présidentielle un référendum sur les traités européens »

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 08:35
Pierre Jacquemain : Ils ont tué la gauche

Le livre qui risque de faire très mal au gouvernement

 

Sources : lesInROCKS

S’agit-il d’un début d’inventaire qui s’annonce d’ores et déjà douloureux ? C’est le JDD qui révèle cette information dans son édition du 14 août. Ils ont tué la gauche, voici le titre du livre que s’apprête à sortir, chez Fayard, Pierre Jacquemain[1]. Vous ne le connaissez probablement pas mais il s’agit tout simplement de l’ancienne “plume” de Myriam El Khomri et qui a travaillé un temps avec Clémentine Autain (porte-parole d’Ensemble !) L’homme a démissionné de son poste au ministère du Travail lors de l’ouverture des débats sur la très médiatisée loi Travail, en février dernier.

 

 

- “Texte du Medef’

Après son départ, la parole libérée, il avait multiplié les interventions médiatiques pour dénoncer ce “texte du Medef” et accuser Manuel Valls et son équipe d’être derrière ce texte. Selon lui, Myriam El Khomri n’était qu’un prête-nom à la loi, ce qu’elle a d’ailleurs contesté par la suite. “C’est cette expérience désenchantée au cœur de la machine gouvernementale qui m’a donné l’envie d’écrire ce livre”, a expliqué Pierre Jacquemain au JDD.

 

 

- Que contiendra ce livre ?

Sur le site de Fayard, on peut y lire en présentation:

“Ils ont renoncé à faire ce pour quoi ils ont été élus : mener une politique de gauche. Peut-être parce qu’ils sont devenus de droite. Version naïve. Peut-être l’ont-ils toujours été. Version éclairée. Nos gouvernants ont cessé de faire de la politique. Ils gèrent le bien public, l’État, comme on dirige une entreprise. Il ne s’agit plus de rêver ou d’améliorer la vie des Français. L’heure est au pragmatisme, au ‘laisser faire, laisser passer’, au libéralisme.”

 

Fort de son expérience, Pierre Jacquemain promet de décrire “comment la technocratie a pris le pouvoir sur le et la politique”. Myriam El Khomri n’est pas épargnée. Elle est présentée comme “récitant les éléments de langage de Matignon, reléguée au rôle de figurante et condamnée – parce qu’elle le veut bien – à porter une loi qu’elle n’a ni pensée, ni rédigée. Pas même négociée”.

 

 

- Par : Pierre Jacquemain

Éditions : Fayard

EAN : 9782213701547

EAN numérique : 9782213703244

Code article : 2891744

Parution : 24/08/2016

Disponibilité : chez l'éditeur Fayard

Format : 135 x 215 mm 198 pages
Prix papier TTC : 16 €

Prix numérique TTC : 10,99 €

 

Note :

[1] Pierre Jacquemain est rédacteur en chef de la revue Regards. Diplômé d’un master de science politique, il a été le conseiller d’élu-e-s parisien-ne-s sous la mandature de Bertrand Delanoë avant de rejoindre la présidence de Radio France.

Pierre Jacquemain : Ils ont tué la gauche
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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 08:42
Par Alain Montfort : Le temps qu’on vit

- Le temps qu’on vit

Selon l'auteur, Alain Monfort, le présent, le temps qu’on vit, le plus intense, est fugace.
Par nature, désespérément… Qu’il soit fait d’allégresse, de douleur, d’angoisse, de sérénité, d’amour…


Dans ce roman chacun le vit, le pense, le raconte, celui de maintenant ou paradoxalement celui d’hier, dans une confusion du temps dérangeante sans doute, un temps présent qui perdure à travers des séquences par lesquelles le lecteur doit reconstruire le passé : celui de Bernard, enseignant motivé soumis au système et aux réformes dans un parcours de vie banal, celui d’Antonia, victime de guerre poursuivie par un vécu éloigné qu’elle ne peut occulter, celui d’un troisième personnage, impliqué malgré lui dans la destinée
des précédents et dans celle d’un autre, plus lointain.


Selon Flaubert « le présent nous échappe… » cependant il nourrit ces pages…

 

 

- Par : Alain Montfort

Éditions : autoédition

Pages : 176

Disponibilité : en souscription auprès de l'auteur 'voir bon de commande ci dessous)
Prix TTC : 15 €

 

 

- Pour commander l'ouvrage

Note :

[1] Enseignant retraité, Alain Montfort inscrit ses personnages dans des moments d’évolution du système éducatif, avec l’évocation très personnelle de réformes souvent contestées, de pratiques pédagogiques et de questionnements sur l’école élémentaire de la deuxième moitié du vingtième siècle.

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 08:32
À quoi sert la vidéosurveillance de l’espace public ?

Le cas français d’une petite ville « exemplaire »

 

Le fort développement de la vidéosurveillance dans l’espace public, en France, à partir des élections présidentielles de 2007, n’a pas fait l’objet d’évaluations scientifiques.

 

Cet article propose une étude de cas et un travail de terrain dans une petite ville dotée d’un système de vidéosurveillance considéré comme exemplaire par les pouvoirs publics locaux.

 

 

- Quels enseignements de l'étude ?

L’étude montre que la vidéosurveillance n’assure ni prévention ni dissuasion des actes de délinquance et qu’elle n’a globalement aucun impact sur le niveau de la délinquance enregistrée.

 

L’étude illustre également le phénomène de déplacement des problèmes. Elle permet ensuite de mesurer la contribution de la vidéosurveillance au travail de police judiciaire, montrant que cette contribution est réelle mais limitée.

 

Au final, la vidéosurveillance apparaît essentiellement comme un outil municipal de gestion urbaine de proximité, qui n’a que peu de rapport avec la politique locale de sécurité et de prévention.

 

L’auteur analyse alors les ressorts politiques du succès de cette technologie, montrant qu’elle a constitué une ressource politique tant pour le gouvernement qui a décidé d’inciter à sa généralisation que pour les élus locaux désireux d’afficher une action dans le domaine, le tout en lien avec le fort développement des industries de la sécurité.

 

 

- Par : Laurent Mucchielli (Laboratoire Méditerranéen de Sociologie [UMR 7305 CNRS et Aix-Marseille Université])

Éditions : Médecine & Hygiène Dans Déviance et Société 2016/1 (Vol. 40)

ISSN : 0378-7931

ISSN en ligne : 2296-4096

Périodicité : 4 nos /an

Disponibilité : chez l'éditeur "Mon Cairn.Info"
Prix TTC : 5 €

 

Pour en savoir plus :

- L'analyse du sociologue Laurent MUCCHIELLI avec la ville de Lyon est cinglante : "la vidéo-surveillance coûte très cher et ne sert pas à grand-chose"

 

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 08:15

Il y a tout juste un an, en juillet 2015, François Hollande, lors d'une tournée africaine close au Cameroun, reconnaissait la responsabilité de la France (longtemps niée) dans la répression sanglante des indépendantistes de cette ancienne colonie française dans les années 50-60. Il assurait vouloir ouvrir les archives (Quelles archives ? Mystère) concernant les exactions perpétrées en pays bamiléké par l'armée française.

L'annonce fut alors remarquée, la volonté de lever le voile sur cette autre guerre de la honte, saluée. Quid aujourd'hui de cette promesse ? Aucune suite tangible connue.

Une pirouette politique, un simple coup d'épée dans l'eau. Mais on peut compter sur une jeune génération d'écrivains camerounais pour révéler les tenants et les aboutissants de cette guerre soigneusement gardée secrète où, comme en Algérie, le recours aux bombardements, aux villages rasés, aux camps et à la torture fut avalisé.

Si, en 2011, Kamerun ! (enquête de plus de 700 pages solidement documentée)[1], révélait ce pan de l'Histoire méconnu, c'est sur le mode de la fiction que Hemley Boum et Max Lobe se sont emparés de cette réalité pour révéler la farouche résistance d'un peuple et son aspiration inconditionnelle à être libre.

 

Sources : Marianne, les éditions La Cheminante, les éditions Zoé

 

 

"LES MAQUISARDS" par Hemley Boum

Il était une fois la guerre oubliée du Cameroun

- Résumé

Ce roman Les maquisards de Hemley Boum est une bombe à retardement, un choc émotionnel inouï, un phare dans le nuit de la mémoire, une boussole pour l’avenir. Un roman qui révèle à travers une saga familiale bouleversante le rôle éminent du peuple bassa dans la libération du joug de la colonisation au Cameroun. Un pan caché de l’Histoire déployé dans un vécu de chair, de sang et d’amour, sans angélisme ni pathos. Conjuguer le passé au présent pour réenchanter la dignité humaine. Savoir d’où l’on vient et qui a forgé notre avenir. Les Maquisards de Hemley Boum symbolisent tous ceux qui paient le prix fort de notre liberté.

 

En même temps, il traverse l’âme en poussant le lecteur dans les retranchements de ses propres deuils, et espoirs en la suite de l’histoire, celle des personnages du roman, la sienne, la nôtre.

 

Anthropologue de formation, Hemley Boum signe avec Les Maquisards son troisième roman, couronné en 2015 par le Grand Prix d'Afrique noire, remarquable à bien des égards. Dans cette saga familiale au souffle romanesque marquezien (oui, on pense à Cent ans de solitude tout au long de ce récit), la jeune écrivaine s'affirme comme une formidable conteuse, nous emmenant avec une limpidité désarmante dans ce labyrinthe complexe où se croisent les générations, au cœur de la forêt bassa, lieu de maquis. Hemley Boum brosse les destinées des petites gens, acteurs invisibles de la résistance, au même titre que celles des figures historiques - dont Ruben Um Nyobè, dit «Mpodol», leader de l'Union des populations du Cameroun (UPC). Les Maquisards embrasse réalités sociales, politiques, traditionnelles et spirituelles de l'époque, échappant ainsi à la caricature anticolonialiste pour mieux exalter le panache et le courage de tout un peuple face à l'oppresseur. Fortes, braves, tout feu, tout flamme, les femmes, potomitan de la lutte, charpentent ce roman et donnent lieu à l'esquisse de riches personnages.

 

- Par : Hemley Boum

Éditions : La Cheminante

Pages : 392

Disponibilité : en librairie ou chez l'éditeur Editions La Cheminante

Format: : 14x19 cm

ISBN : 9782371270220

Prix TTC : 22 €

 

Note :

[1] Kamerun ! : Une guerre cachée aux origines de la Françafrique, 1948-1971, de Thomas Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa, La Découverte, 744 p., 26 €.

 

 

"CONFIDENCES" par Max Lobe

Il était une fois la guerre oubliée du Cameroun

- Résumé

C'est aussi une femme qui se fait le porte-voix de cette guerre dans Confidences, le dernier roman de Max Lobe. Originaire de Douala, comme Hemley Boum, installé en Suisse, le jeune écrivain, de retour au pays le temps d'un voyage, donne la parole à Mâ Maliga. Porteur du devoir de mémoire, ce dialogue intimiste entre une grand-mère qui a vécu l'avènement douloureux de l'indépendance camerounaise et un jeune exilé à la recherche de l'histoire non dite fait défiler les événements : la lutte acharnée, la dévotion de tout un peuple au héros charismatique Mpodol, les petites histoires de vie imbriquées dans la grande Histoire. Par petites touches, et à grands coups de matango (vin de palme), Mâ Maliga dévoile la «vraie vérité» de cette période et fait resurgir le temps perdu des peurs, du courage, des collabos, des têtes coupées ou de la terrible vie dans les camps. Portée par un verbe vif et cocasse, sa gouaille emprunte à une langue métissée, imagée, réinventée, et sait transformer les souvenirs, malheureux ou drôles, en un livre d'histoire épique.

 

- Par : Max Lobe

Éditions : Zoé

Pages : 288

Parution : février 2016

Disponibilité : en librairie ou chez l'éditeur Zoé

Format : 14x21 cm

ISBN : 978-2-88927-312-6

Prix TTC : 20,5€

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 08:43
Bernard Thibault : La troisième guerre mondiale est sociale

- Résumé

Le travail et les règles qui l’organisent sont au cœur des débats. Faut-il assouplir la loi pour s’adapter aux contraintes du marché ? Faut-il, au contraire, faire progresser les droits sociaux et soumettre le marché au respect des normes qui assurent à tous un travail décent ?

 

Dans son livre "La troisième guerre mondiale est sociale", Bernard Thibault[1], secrétaire général de la CGT de 1999 à 2013 et administrateur de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), affirme la « primauté des aspects humains et sociaux sur les considérations économiques et financières ». Truffé d’informations sur l’état social du monde, ce livre propose que le respect des normes sociales de l’OIT conditionne les accords internationaux et s’impose aux multinationales et aux États. Ces normes peuvent devenir un levier pour faire progresser les droits sociaux en France et dans le monde.

 

A quelques jours du troisième anniversaire de la catastrophe du Rana Plaza qui avait fait plus de 1100 victimes parmi les ouvriers et ouvrières du textile le 24 avril 2013 au Bangladesh, la lecture de ce livre incite à sortir du repli nationaliste et à construire une mondialisation qui donne la primauté aux droits humains sur le défilé ininterrompu des cours des bourses mondiales.

 

Dans cet ouvrage, Bernard Thibault dénonce ce culte du moindre coût qui sacrifie les salariés du monde sur l’autel de la concurrence. Contrairement au sentiment largement répandu, la solution à cette dérive n’est pas le repli sur soi nationaliste mais la promotion de l’égalité des êtres humains par l’adoption dans les divers pays du monde de normes protectrices tant du point de la rémunération par un salaire décent qu’en termes de conditions du travail.

 

- Par : Bernard Thibault

Éditions : Editions de l’Atelier

Pages : 224

Parution : 15 avril 2016

Disponibilité : en librairie ou chez l'éditeur Editions de l’Atelier
Prix TTC : 15 €

 

Note

[1] Il a écrit ce livre avec le concours de Pierre Coutaz.

 

Pour en savoir plus :

- Bernard Thibault : « La précarité sociale est à la source de nombreux conflits dans le monde »

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 08:56
29 avril - Rochefort sur Mer - Soirée- débat autour du film de françois Ruffin : "Merci patron"

- Soirée- débat autour du film de françois Ruffin : "Merci patron" en présence de JM Harribey ( économiste- université de Bordeaux- membre de  "les économistes atterrés" )

 

 

- " Merci patron ! ", un cinéma d’action directe

Le journaliste François Ruffin qui a piégé la première fortune de France, se moque de Bernard Arnault et lui fait ouvrir le tiroir-caisse avec la complicité et au profit d’un couple de chômeurs. En effet, roublardises aidant, le journaliste permet à une famille de retrouver ses droits. Sa comédie documentaire, mordante, replace l’imagination au cœur des luttes sociales.

 

 

- Pour en savoir plus sur l'association : Rochefort sur Toile ICI

29 avril - Rochefort sur Mer - Soirée- débat autour du film de françois Ruffin : "Merci patron"
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