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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 09:23
Le Front de Gauche, entre constat d’échec et recherche de solutions,.... se cherche une suite

Et maintenant ? Quasiment unanimes sur les difficultés qu’ils affrontent, entre divisions et absence de dynamique, les responsables du Front de gauche se sont retrouvés le 15 décembre pour réfléchir à la gauche de demain.

 

Source : l'Humanité du 16 décembre 2015 | et du 15 décembre 2015 mis à jour le 16 janvier 2016

- S’il n’est pas enterré, les dirigeants de ses principales formations, 
réunis en coordination[1], s’accordent à dire qu’il doit être dépassé.

« Le Front de gauche enterré par ses responsables  », «  Régionales fatales pour le Front de gauche  », «  Le Front de gauche en voie de dislocation  »… Depuis lundi, les faire-part de décès se multiplient dans la presse. Réunie le 15 décembre, la coordination du Front de gauche n’a pourtant pas acté sa fin mais son nécessaire dépassement, à en croire ses participants. «  Le projet, à la création du Front de gauche, était de travailler à un rassemblement majoritaire pour une autre politique de gauche. De ce point de vue, déjà avant les régionales mais plus encore après, il y a échec  », estime Marie-Pierre Vieu, membre de la direction du PCF. Un constat que chacun estime qu’il serait «  ridicule de nier  ». «  Un enterrement voudrait dire que ses forces n’ont plus vocation à voir comment elles peuvent écrire quelque chose pour la suite. Mais le Front de gauche ne suffit pas  », répond, pour sa part, Éric Coquerel, le coordinateur du Parti de gauche (PG).

 

 

- Un sentiment d’urgence plane

Si le point de départ peut se résumer en un «  On ne peut pas continuer comme ça  », la suite s’écrit surtout pour l’heure en questions  : «  Pourquoi n’y est-on pas parvenu  ? Comment dépasse-t-on le Front de gauche  ? Y aura-t-il une candidature commune de tout notre espace politique à la présidentielle  ? Comment parler à la fois à tous ceux qui se sont abstenus dans les quartiers populaires et à ceux qui ont utilisé un bulletin PS sans partager la politique gouvernementale  ? Comment répondre à la fois à la nécessité de rassemblement et à l’exaspération sociale  ?  » liste notamment le dirigeant du PG. Le tout dans un contexte loin d’être simple, avec la volonté de plus en plus affirmée d’une partie du PS de voir se créer un grand pôle de gauche s’étirant vers le centre. «  On est face à une tentative d’en finir avec la gauche tout entière. Nous, on veut se mettre à son service  », relève Marie-Pierre Vieu.

 

Une volonté commune se dessine au Front de gauche, celle de «  refonder la gauche  ». Reste à savoir comment. «  De multiples initiatives ont été prises. M6R, Chantiers d’espoir, Mouvement commun… Aucune n’a fait la démonstration de son efficacité  », constate Pierre Khalfa, d’Ensemble, qui voit «  deux conditions à remplir  : être clair avec le bilan des politiques menées depuis quatre ans et associer les citoyens car la refondation ne résultera pas d’accords d’appareils  ».

 

Un sentiment d’urgence plane, mais l’heure est à la réflexion. Chacune des formations doit réunir ses instances dans les prochains jours avant une nouvelle rencontre commune, la semaine prochaine, qui devrait arrêter les initiatives de la rentrée.

 

 

- Le Front de gauche entre constat d’échec et recherche de solutions

L’heure est au débat au sein du Front de gauche – sur son propre avenir, mais surtout sur l’avenir de la gauche et du pays –, sept ans après son lancement en 2008 avec l’objectif d’ouvrir une autre voie à gauche. Après les résultats des élections, le constat d’échec est globalement partagé. Malgré un FN écarté des exécutifs régionaux, «  le danger persiste et rien ne doit faire oublier la gravité de ce qui vient de se passer  », a déclaré Pierre Laurent dès les résultats du second tour connus. «  Nous sommes effectivement dos au mur. Je ne parle pas seulement de l’autre gauche, qui est dans un état de catastrophe avancé (...), je parle du camp progressiste et humaniste en général, car pour l’instant une vague brune déferle sur l’Europe  », a estimé, de son côté, Jean-Luc Mélenchon, dans les Inrocks.

 

Le diagnostic est d’abord celui de la responsabilité de la politique gouvernementale. «  Si le FN est passé depuis le début du quinquennat Hollande de 18 % à 30 %, c’est bien qu’il existe une exaspération  » liée à «  l’obstination de ne pas changer une politique qui échoue  », a analysé, hier, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, jugeant que «  des apprentis sorciers jouent avec le feu  » en vue de 2017 «  pour arracher une victoire au second tour face au FN  ».

 

Aucun de ses dirigeants n’entend cependant exonérer le Front de gauche de ses propres difficultés. «  On est illisible. C’est une série d’échecs depuis les législatives de 2012. On est redevenu un cartel de partis  », a de nouveau estimé le coordinateur du Parti de gauche, Éric Coquerel. Si, sur France Info, hier matin, Olivier Dartigolles a jugé que le Front de gauche «  s’est planté  » et doit «  tout revoir du sol au plafond  », il ajoute que «  cela ne signifie pas que ses objectifs initiaux n’étaient pas les bons  ».

 

 

- Des grandes lignes se dessinent déjà

Sur le plan électoral, le résultat est mince. Au total, la coalition compte désormais 40 élus régionaux (29 PCF, 7 PG, 3 Ensemble et 1 République et socialisme), contre 126 élus en 2010 (95 PCF, 17 PG, 7 GU, 7 apparentés).

  • «  Le problème est beaucoup plus profond. Soit il y a un sursaut et quelque chose de neuf qui se crée, soit on risque de se marginaliser  », alerte Clémentine Autain, porte-parole d’Ensemble.
  • Néanmoins, les grandes lignes se dessinent déjà. «  Les prochaines semaines doivent ouvrir un débat sur la refondation de la gauche, et non pas de la gauche de la gauche  », avance Olivier Dartigolles, tout en prenant «  au sérieux  » la demande d’«  inflexion  » de la politique gouvernementale venue de Jean-Christophe Cambadélis.
  • «  Il faut refonder la gauche  », juge également Clémentine Autain. Sa formation a d’ailleurs appelé dès dimanche soir à des candidatures communes en 2017 de ceux qui «  aspirent à une alternative politique de rupture avec le libéralisme  ».
  • Côté PG, 2017 est aussi au centre des attentions. «  Il faut que (l’élection présidentielle) soit l’heure du peuple contre l’oligarchie  », a prévenu Jean-Luc Mélenchon, appelant à «  un véritable front populaire  ».
  • Et Éric Coquerel (PG) de préciser  : «  Si on veut éviter le pire, il faut préparer 2017 en construisant un mouvement, en arrêtant de se diviser, en étant capable de s’adresser au plus grand nombre, d’incarner les principes républicains.  »

 

Note :

[1] le 15 décembre 2015

 

Pour en savoir plus :

- J. L. Mélenchon : De Podemos au Front de gauche : cartel de partis ou mouvement global inclusif ?

- En 2016, PCF et PG veulent tourner la page du Front de gauche

- «La présidentielle doit servir à créer un nouveau rassemblement à gauche» Eric Coquerel, coordinateur du Parti de gauche

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 09:06
Jean-Luc Mélenchon : Front de gauche, et "l’autre gauche" sont dos au mur !

Le soir du second tour des élections régionales, au siège du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon nous a fait part de son analyse du vote FN, de son désarroi face à l’éclatement du Front de Gauche, et de sa vision de l’avenir de "l’autre gauche". Entretien.

 

Sources : Les InROCKS le 2 14/12/2015 | 09h50

- Les InROCKS : les élections régionales 2015 ont été marquées par la montée du Front national, qui a monopolisé les débats et a conduit à la disparition de la gauche au deuxième tour dans deux grandes régions. Comment éviter que le score du FN augmente encore la présidentielle de 2017 ? 

Jean-Luc Mélenchon : Il faut réussir à re-latéraliser le champ politique. La tactique de Manuel Valls consiste à détruire la gauche au profit d’un nouvel agglomérat du type “Parti démocrate” en Italie, qui fédère tous les centristes. En l’occurrence, ça a été efficace aux régionales puisque dans l’entre-deux tours l’UDI a pris ses distances avec les Républicains. Et ce soir Valls a de nouveau mis en avant le thème de la lutte commune contre l’extrême droite et le jihadisme. Face à cela, Mme Le Pen a donné une latéralisation : les mondialistes contre les patriotes. Moi j’ai dit : le peuple contre l’oligarchie. Ce sont nos marqueurs, et c’est ainsi que nous allons aborder les prochaines batailles démocratiques.

 

Il se peut que la présidentielle souffre de ce qui vient de se passer, et qu’elle se déroule, elle aussi, dans une ambiance de peur et de méfiance. C’est ce que veut François Hollande : il rêve d’un deuxième tour où il suffit qu’il soit là, c’est-à-dire d’un deuxième tour où elle est là. La présidentielle pourrait donc commencer directement sous le signe du chantage. Mais il est aussi possible que les gens ne soient pas dupes, puisqu’on leur a déjà fait le coup deux fois. Ils pourraient tout aussi bien se dire, à l’inverse : “Je n’abandonne pas mes convictions au premier tour à la porte du bureau de vote, car je ne les retrouve pas en sortant”. Glorieuse incertitude des élections.

 

 

- Les InROCKS : La gauche sort considérablement affaiblie de ces élections, en dépit du fait que le FN n’a remporté aucune région…

Jean-Luc Mélenchon : Nous sommes effectivement dos au mur. Je ne parle pas seulement de l’autre gauche, qui est dans un état de catastrophe avancé – je ne sais même pas si elle est guérissable, du fait de cette épouvantable manie des appareillons –, je parle du camp progressiste et humaniste en général, car pour l’instant une vague brune déferle sur l’Europe. Le dernier vote qui a eu lieu dans un pays européen, en Pologne, a vu l'élimination de la gauche, qui n’a plus un seul élu au Parlement. J’espère que ce cycle va s’inverser avec les élections espagnoles.

 

 

- Les InROCKS : Certains à gauche vous reprochent de ne pas aller assez loin dans la critique de la mondialisation et de l’Europe, ce qui expliquerait l’échec du Front de gauche à capter le mécontentement populaire face au Front national. Pensez-vous qu’il faut aller plus loin ? 

Jean-Luc Mélenchon : On a passé notre temps à critiquer l’Europe. Nous sommes les seuls à construire un Comité du un plan B pour l'Europe ; en 2009 il n’y a que moi qui ai mis dans ma profession de foi la lutte contre le grand marché transatlantique ; à l’élection présidentielle j’ai été le seul à parler du mécanisme européen de stabilité financière voté en février ; c’est aussi nous qui avons convoqué la manifestation contre la signature du Traité européen. Il est injuste de dire que nous ne faisons rien sur ce terrain.

 

De même, concernant le FN, c’est moi qui ai proposé d’opter pour une ligne d’attaque “Front contre Front”. J’ai gagné mille voix en trois semaines à Hénin-Beaumont [lors des élections législatives de 2012, ndlr]. Qu’en a-t-on retenu ? Que j’étais en échec et que la ligne n’était pas la bonne. Pourtant tout le reste jusqu’à présent n’a produit que des bavardages. Il est normal qu’il y ait débat, mais tout le monde doit balayer devant sa porte. Et si je dois le faire, je ne balaye pas les détritus des autres.

 

 

- Les InROCKS : La stratégie “Front contre Front” est-elle encore pertinente aujourd’hui ? 

Jean-Luc Mélenchon : La dimension du combat contre le Front national a complètement changé. On s’adapte au fur et à mesure. Il y a quinze ans, j’étais pour l’interdiction du Front national et je faisais campagne avec Charlie Hebdo. Nous n’étions pas nombreux, et on nous expliquait déjà qu’il ne fallait pas s’y prendre comme cela, qu’il fallait critiquer, etc. Qu’est-ce que ça a donné ? Ils sont à 30 %, ils sont à la porte du pouvoir ! J’aimerais que tous ceux qui ont fait des critiques à ce moment-là balayent devant leur porte.

 

marine

Quand vous voyez la Une de Marianne qui dit “Plus que 18 mois pour éviter ça!”, avec Mme Le Pen en présidente de la République, les journalistes sont persuadés entre eux que les gens vont pleurer des grosses larmes et prendre conscience du danger. Or c’est l’effet inverse qui se produit sur des millions de gens qui se disent : “Ah bon ? On est près de gagner ? Alors allons-y !” Si vous me mettez en Une en disant “Plus que 18 mois pour éviter ça!”, les anciens ressortiront de leur tombe pour voter pour moi. Les journalistes en général ne comprennent rien à la psychologie de masse.

 

 

- Les InROCKS : Comment interprétez-vous le vote FN ?

Jean-Luc Mélenchon : Certains prétendent que c’est la petite France aigre qui vote FN. Non ! Les gens ont voté FN pour tout faire sauter. Ils n’ont pas fait ça par erreur, ils ne se sont pas trompés, et parfois même ils n’ont rien contre les Arabes et les musulmans. Ils votent FN juste pour tout faire sauter, parce que la bonne société leur a dit : “Ce dont nous avons plus peur que tout, c’est de Mme Le Pen”.

 

Si le pays essuie encore un choc comme celui reçu le 13 novembre, nous allons avoir encore plus de mal à nous faire entendre. Avant le 13 novembre, l’unique objet des discussions était le niveau auquel serait Mme Le Pen. A partir du 13 novembre, le sujet a été d’un côté à quel point l’immigration et les musulmans sont dangereux, et de l’autre à quel point Mme Le Pen est dangereuse.

 

Le cynisme du pourvoir c’est qu’il joue avec ça. Il se vante d’avoir obtenu le retrait de ses candidats dans deux régions et d’avoir fait pression en vain dans une troisième. Eux-mêmes reconstruisent un paysage qui est entièrement centré autour de Mme Le Pen.

 

 

- Les InROCKS : Quel bilan tirez-vous de la campagne pour le Front de gauche ? 

Jean-Luc Mélenchon : Tous les pires pronostics se sont réalisés pour nous au premier tour : une bataille de chiens entre communistes et verts pour avoir les têtes de liste de l’opposition de gauche – résultat, il n’y a plus d’opposition de gauche du tout –, et des campagnes concurrentes illisibles. C’est une catastrophe. J’étais personnellement pour une campagne nationale, avec un état-major national, une répartition des têtes de liste, des mots d’ordre communs, etc. Mais on m’a fait prévaloir je ne sais quelle réalité des territoires, qui est une vue fumeuse et complètement idéologique. Il n’y a aucun territoire qui existe entre Guéret et Biarritz : le seul territoire qui les sépare, c’est la France. Qu’on ne vienne pas me faire croire que les gens ont pris conscience d’une réalité régionale qui n’existe pas. On a mené une campagne qui n’était même pas au niveau d’une campagne cantonale. Il faut que cela cesse.

 

 

- Les InROCKS : Le Front de gauche (FDG) ne survivra donc pas dans sa forme actuelle aux élections régionales ? 

Jean-Luc Mélenchon : Non, ça c’est clair. Les gens sont braves, ils veulent bien voter FDG, mais quand ils vont dans le bureau de vote il y a deux bulletins sur lesquels il y a le logo FDG : que voulez-vous qu’ils y comprennent ? Nous avons eu un mal de chien à construire le FDG, et maintenant qu’il est identifié par tout le monde, on le vide de son contenu. Pourquoi ? Pour une série d’élections locales dans lesquelles les appareillons misent 100 % de leur existence, car les cadres de ces organisations sont pour la plupart des élus régionaux.

 

C’est totalement démoralisant quand on fait le tour. Les Verts ont bien manœuvré : ils ont fait un chantage partout où ils voulaient la tête de liste, et partout où on ne la donnait pas ils partaient séparément. Ensuite ils ont ramassé tous les votes, puisque les régions où nous sommes unis avec eux ont été comptées pour eux. On nous attribue ainsi 4,5 % des voix, en nous enlevant trois ou quatre régions.

 

J’ai cru à la bonne foi des Verts, qui me disaient qu’ils étaient d’accord pour faire un label national d’opposition de gauche. Ils n’en ont rien fait. Je voulais déposer ce label au ministère de l’Intérieur pour qu’on soit comptabilisés ensemble dans la catégorie “opposition de gauche”, mais le ministère de l’Intérieur a remis les gens dans des cases. Cela fait beaucoup de déceptions les unes derrière les autres. Il faut reformuler une proposition politique qui tienne compte de tout cela.

 

Je commence à penser que, bien sûr, le rassemblement des sigles est indispensable, mais que bâtir sa réflexion politique à partir de ça serait une erreur totale : ce qui a un sens politique c’est la combinaison d’une masse de gens qui ne vont pas voter, et d’une masse de gens qui votent de manière insurrectionnelle contre le système et utilisent n’importe quel bulletin de vote qui leur passe à portée de main. Croire qu’il suffirait d’afficher je ne sais quelle union des groupuscules pour satisfaire aux besoins d’union du peuple français contre l’oligarchie est une vue de l’esprit.

 

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- Trois jours après le premier tour des élections régionales, Jean-Luc Mélenchon prend la parole.

- Au siège du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon tire les leçons du second tour des élections régionales

Jean-Luc Mélenchon : Front de gauche, et "l’autre gauche" sont dos au mur !
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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 09:28
Roger Martelli : « Pour vivre, la République doit être refondée »
Roger Martelli[1] pointe les responsabilités dans la montée de l’extrême droite qui se nourrit de l’« état 
de guerre ». Face aux crispations identitaires, il appelle la gauche à remettre l’égalité au cœur de son projet.
 
Sources : L'Humanité

- L'Humanité : Comment expliquez-vous que ­l’extrême droite et les forces ­rétrogrades soient arrivées à ce niveau d’influence ?

Roger Martelli : Faut-il s’en étonner ? Ce que nous vivons est en gestation depuis plus de trois décennies. Désormais l’économie a pris le pas sur la politique, la majorité de la gauche a renoncé à l’égalité et a tourné le dos au « changer la vie », l’État ne veut plus réguler, le salariat est réduit à la précarité et la droite s’est alignée sur l’extrême droite. L’espérance sociale a reculé. Ce qui nourrissait la colère et l’esprit de lutte s’est transformé en ­ressentiment et en esprit d’exclusion. Une partie du peuple se détourne de la chose publique, une autre veut donner un coup de pied dans la fourmilière. Telle est la base commune de l’abstention et de la poussée de l’extrême droite.

 

Ceux qui ont stimulé ou accepté cette évolution sont responsables. Il fut un temps où la gauche tout entière croyait à la ­possibilité de l’égalité des conditions, où l’on rêvait de changement de société, où l’État voulait peser sur l’économie, où la droite n’avait pas oublié complètement la Libération et le gaullisme, où le monde ouvrier campait sur des acquis obtenus de haute lutte. Ce n’est plus le cas. À la gauche de la gauche, nous n’avons pas pu empêcher ce recul et, de 
ce fait, nous nous sommes affaiblis. À nous maintenant de ­comprendre pourquoi.

 

 

- L'Humanité : Oui, et pourquoi le FN parvient-il, lui, à surfer sur les effets de cette crise politique ?

Roger Martelli : Parce que l’extrême droite a gagné la bataille des idées. L’égalité a structuré la vie politique depuis la Révolution : la droite croit aux vertus de l’inégalité (base de la compétition), la gauche à celles de l’égalité. Or, au fil des décennies, l’égalité a reculé au profit de l’identité. La question centrale ne serait plus celle de la justice, mais tournerait autour du sentiment que « l’on n’est plus chez soi ».

 

L’extrême droite a imposé cette idée dès les années 1970, la droite l’a peu à peu intériorisée (souvenons-nous du débat de Sarkozy sur « l’identité française ») et, hélas, une partie de la gauche y est aujourd’hui sensible.

 

 

- L'Humanité : Vous évoquez la survalorisation de la question identitaire au détriment de celle d’égalité. Mais n’apparaît-elle pas comme une réponse aux peurs individuelles face à un monde capitaliste ­divisé en prise aux guerres et dont la globalisation uniformise les droits vers le bas ?

Roger Martelli : Notre monde est instable et dangereux. Mais comment pourrait-il en être autrement quand partout règnent les lois de la concurrence, de la gouvernance et des rapports de puissance ? Les inégalités sont plus grandes que jamais, les discriminations sont le lot des individus et des peuples et la souveraineté populaire est un vain mot. Quant à ce qu’on appelle « l’état de guerre », c’est purement et simplement une construction, amorcée aux États-Unis après les attentats du 11 septembre 2001. En réalité, c’est la conclusion logique d’une longue évolution, commencée dès le début des années 1990. On s’est mis alors à ­expliquer que les luttes sociales étaient désormais caduques, que l’essentiel était le conflit des « civilisations » et que l’avenir était à la guerre des « identités ». Il y a une cohérence terrible entre le primat de l’identité, le choc des civilisations et l’état de guerre. L’extrême droite en fait ses choux gras.

 

Si l’on ne se sort pas de cette nasse, la justice sociale restera en panne et notre monde pourrait bien se retrouver devant un nouvel août 1914. En pire… Il ne faut pas mettre le petit doigt dans la logique de l’état de guerre. Si l’on veut remédier au désordre du monde et à ses périls, il faut s’attaquer à ce qui le produit : l’injustice et le déni de démocratie. Voilà des décennies que l’on tourne le dos aux exigences de développement économe des capacités humaines. Persévérer dans cette cécité est une aberration, si ce n’est pas un crime.

 

 

- L'Humanité : Comment ce combat pour l’égalité doit-il se traduire concernant la nation ?

Roger Martelli : La nation n’est pas un astre mort, mais nous vivons dans un seul monde, ce qui fait de l’interdépendance des peuples et du partage les clés de l’avenir humain. Contre la barbarie et pour la justice, il n’y a plus de projet qui puisse se penser comme « avant tout national ». Tout discours qui contourne cette exigence est inefficace et stimule l’avancée frontiste. L’obsession nationale nourrit aujourd’hui le repliement frileux et l’esprit d’exclusion. Il ne faut pas laisser la mondialité à la mondialisation du capital et au jeu des puissances. En bref, on ne dispute pas le nationalisme au Front national : on le combat.

 

 

- L'Humanité : Dans la dernière période, on a assisté à de nombreux glissements lourds de conséquences. Comment y résister dans le champ politique ?

Roger Martelli : Le social-libéralisme forgé par Tony Blair contient trois volets : ­l’acceptation des normes de la mondialisation financière (la compétitivité), la mise au travail (la précarité plutôt que le ­chômage) et l’ordre social (au nom de la sécurité). François Hollande et Manuel Valls ont fait ce choix. Il inspire désormais toute leur action, y compris face au terrorisme. Or cette méthode bafoue la justice et nourrit le désordre alors même qu’elle prétend le résorber.

 

Si le choix du pouvoir est efficace, c’est sur un seul point : il détruit le socle historique de la gauche et du mouvement plébéien et démocratique français. Ce faisant, il désarçonne les catégories populaires et il exacerbe la radicalisation à droite. Sans doute cela pose-t-il de redoutables problèmes à la droite classique. Mais cela porte surtout en avant le FN. Jeu de Gribouille, incroyablement périlleux…

 

Dans ce contexte, rien ne sert d’invoquer la République ou d’appeler au rassemblement de la gauche. Pour vivre, la République doit être refondée en devenant participative et sociale. Quant à la gauche, la question n’est pas tant de la rassembler que de la reconstruire. Ce n’est possible qu’à partir de ses valeurs : égalité, liberté, solidarité… et donc esprit de rupture.

 

Note :

[1] Roger Martelli est Historien 
et codirecteur de Regards

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Published by La Rochelle à gauche par les actes - dans Politique VIe République Elections régionales 2015 Analyse
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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 10:18
Déclaration du Parti de Gauche à l’issue du second tour des régionales

Sources :  le Parti de Gauche

- A l’issue de ces Régionales, la France est dans un très mauvais état.

La mobilisation de millions de concitoyen-ne-s ayant choisi un bulletin de vote opposé à leurs convictions a permis d’éviter le pire, que le FN remporte des régions. Cela ne saurait cacher la progression en voix du FN dont les thèmes auront marqué toute cette campagne, avec parfois même le concours du gouvernement, dans un climat de mensonges, de peur, de surenchère sécuritaire et xénophobe.

 

Ailleurs les triangulaires ont permis, le plus souvent avec un écart réduit, la victoire tantôt aux listes LR, tantôt aux listes conduites par le PS. Ces dernières ont évité la déroute en bénéficiant de la mobilisation d’un électorat qui, malgré tout, s’est servi de ce bulletin pour empêcher une droite, aiguillonnée par le FN, d’aggraver encore plus la situation. Cela n’a pas été suffisant en Ile-de-France où le rejet de la politique gouvernementale a lesté la liste de Bartolone, quand la liste de Pécresse a profité d’un bon report d’une partie de l’électorat du FN, notamment des supporters de la Manif pour Tous. Le PS aurait tort de se satisfaire d’avoir conservé 5 régions sur les 12 de France métropolitaine. Ce résultat n’est en aucun cas un vote d’adhésion pour la politique menée par le gouvernement.

 

 

- Le bilan de Manuel Valls est terrible.

Il a décidé d’anéantir toute représentation de gauche dans deux régions, sans utilité autre que ses calculs politiciens pour 2017 comme le démontre le résultat maintenu de Jean-Pierre Masseret en ACAL qui n’ a pas empêché la défaite de Philippot. Le bilan social du gouvernement est celui d’un pays défiguré par un chômage et une pauvreté record, quand les dividendes des actionnaires ne cessent de croître. Un Etat affaibli par la baisse des dépenses publiques, une activité économique en berne, un accord COP21 en trompe l’oeil et qui n’est absolument pas à la hauteur de l’urgence climatique. Le bilan moral est aussi sans appel : en reprenant la mesure du FN de déchéance de la nationalité, il a de fait validé la bataille culturelle menée par l’extrême droite xénophobe. Avec la poursuite de cette politique le pire est devant nous.

 

 

- Si François Hollande agissait en homme d’Etat,...

il prendrait acte de la situation et renverrait Manuel Valls afin de de rompre radicalement avec la politique austéritaire de l’offre qui conduit le pays vers l’abime. Il proposerait la seule loi d’urgence qui vaille, celle d’un collectif budgétaire donnant la priorité au pacte social et écologique sur le pacte de stabilité.

 

 

- Si le PS agissait en parti de gauche,...

le sursaut invoqué hier par Jean-Christophe Cambadélis serait celui de se tourner vers un Front Populaire pour mettre en mouvement le peuple à l’opposé du social-libéralisme qui a gangréné son parti depuis des années. La situation est en effet aussi grave que celle des années 30.

 

 

- Mais nous n’avons pas d’illusions. Il faut donc plus que jamais travailler à une autre voie.

Dès les législatives de 2012, l’autre gauche n’aura jamais su faire fructifier ni même simplement rassembler l’élan populaire qui s’était porté derrière la candidature présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Chaque élection intermédiaire a brouillé plus encore nos messages, par un refus de nationaliser les enjeux, quand le FN lui n’a cessé de se construire dans une stratégie de conquête du pouvoir.

 

 

- L’abstention qui reste massive révèle bien cette insurrection froide qui n’a pas trouvé encore sa voie.

Le FN continue sa progression, mais il n’a pas gagné. La colère du peuple doit trouver une expression positive, notre responsabilité est immense pour y contribuer.

 

Il est désormais impératif d’être audacieux et de défricher d’autres formules politiques que celles qui ont échoué pour mettre en mouvement.

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier élections régionales 2015

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Published by La Rochelle à gauche par les actes - dans Politique Elections régionales 2015
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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 09:57

Sources : ENSEMBLE! et Politis.fr et en dernier lieu L'ére du Peuple :

- Retour sur les résultats :

  • Sur la nouvelle région
Au second tour ce sera bonnet blanc & blanc bonnet ! (Elections régionales 2015, région Aquitaine - Limousin - Poitou/Charentes)
  • Sur la Charente Maritime
Au second tour ce sera bonnet blanc & blanc bonnet ! (Elections régionales 2015, région Aquitaine - Limousin - Poitou/Charentes)
  • 3,63% pour le Front de Gauche en Charente Maritime ;
  • 4,85% pour le Front de Gauche sur l'ensemble de la nouvelle Région (ALPC) Aquitaine - Limousin - Poitou/Charentes...

Le résultat est sans appel.... les 100 215 électeurs du Front de Gauche ne seront pas représentés à l'assemblée régionale ! Personne pour porter et défendre les valeurs de l'Humain Dabord !

 

 

- Constatons que le Front de gauche est globalement en panne

Bien sûr, les comparaisons ne sont pas faciles avec un scrutin précédent où subsistaient dans quelques régions des configurations d’alliance avec le PS, telles qu’elles avaient été inaugurées par Robert Hue en 1998. La comparaison est d’autant plus malaisée que, dans deux cas (Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées et PACA), le PCF se trouvait dans une alliance de tout le Front de gauche et des Verts, avec deux têtes de listes écologistes. Si l’on additionne les cas où le PC ne regroupe pas tout le Front de gauche (0,4%), où il est à la tête de coalition de type Front de gauche (3,8 %) et les deux rassemblements avec les Verts (1,5 %), on parvient au total de 5,7 %. En 2010, le Front de gauche en avait obtenu 5,9 % alors qu’il n’était pas présent en tant que tel dans toutes les régions. Difficile de voir dans ce résultat global l’indice d’une progression. Même si les résultats sont intéressants en Normandie ou en Île-de-France…

 

La comparaison est plus éclairante encore, si l’on met côte-à-côte le résultat de dimanche et celui des élections européennes de 2014. À l’exception de la Normandie et de l’Île-de-France, le PCF et le Front de gauche sont partout en retrait. En Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes et en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, la perte est d’un tiers du niveau initial, dans six autres cas la perte se situe entre un tiers et un cinquième. Or les européennes de 2014 étaient déjà elles-mêmes en retrait sur le score présidentiel précédent…

 

Le résultat global est donc incontestablement décevant. D’ores et déjà, le FDG est au-dessous du seuil des 5% dans six régions françaises, où il comptait en tout 42 conseillers, sur les 127 qu’il avait fait élire nationalement, pour les trois quarts issus des rangs du PCF. Le Front de gauche pouvait espérer tirer avantage du glissement vers la droite du socialisme de gouvernement. Il n’en a rien été pour l’instant. Depuis le mois d’avril 2012, le Front de gauche ne cesse d’enregistrer des résultats en recul sur ce que laissait augurer le scrutin présidentiel, où Jean-Luc Mélenchon avait cristallisé l’aspiration à une gauche bien à gauche.

 

 

- Mais qui en sera surpris vu l'état l’état "d’imbroglio permanent" dans lequel se trouve le Front de Gauche ?

Il n'est pas inutile de rappeler ici ce qu'écrivait récemment Jean-Luc Mélenchon dans L'ére du Peuple :

  • " Le Parti de gauche a abordé les élections régionales avec l’idée de permettre l’émergence et la visibilité de « l’opposition de gauche ». Il s’agissait de ne pas laisser passer l’opportunité d’élargir ce que le Front de Gauche a voulu incarner depuis le début. C’est-à-dire l’existence d’une alternative à gauche à la politique du PS.
  • Cette possibilité semblait bien ouverte avec la sortie du gouvernement d’EELV. De plus, notre principal allié dans le Front de gauche, le PCF, affirmait sans relâche la nécessité « d’élargir le rassemblement ». Le terrain semblait facile à bâtir ou à déminer. D’autant que dans le même temps, les uns et les autres déclaraient vouloir profiter de la circonstance pour se donner les moyens d’une « implication citoyenne » approfondie.
  • Mais entre les déclarations de chacun et la réalité, le même vieux gouffre s’est ouvert dans la meilleure tradition politicienne. Seuls mes amis (du Parti de Gauche), pleins d’une confondante naïveté, renoncèrent sans contrepartie à quelque tête de liste que ce soit pensant favoriser partout le rassemblement en montrant l’exemple.
  • Leur insistance à faire adopter des chartes éthiques est remarquable dans un tel contexte.
  • Le reste fut une foire d’empoigne locale, un chantage permanent à la division de la part de partenaires obnubilés par la tête de liste, sans la moindre coordination nationale pour essayer d’équilibrer la représentation de chacun. "

 

Le résultat calamiteux du Front de Gauche et des Verts est le fruit d’un refus obstiné de faire une campagne nationale, sous un label commun, dans un système d’alliance unifié et visible par tous et partout. Quatre combinaisons d’alliance pour treize régions, c’est un record !

 

Et, localement, que l'on ne vienne pas nous parler de "beau rassemblement" en Charente Maritime :

Au second tour ce sera bonnet blanc & blanc bonnet ! (Elections régionales 2015, région Aquitaine - Limousin - Poitou/Charentes)

- quand une grande partie des adhérents du PCF ont rejeté la candidature de leur secrétaire fédéral comme tête de liste départementale, décidé de ne pas faire campagne (à souligner que lors des élections régionales de 2010 ce sont eux qui avaient sauvé l'honneur du PCF par leur présence sur une liste de rassemblement contre leur direction fédérale qui avait refusé de faire campagne, militant pour une liste commune avec le PS pour le 1er tour), dissensions dont la presse ne manqua pas de se faire l'écho ;

Au second tour ce sera bonnet blanc & blanc bonnet ! (Elections régionales 2015, région Aquitaine - Limousin - Poitou/Charentes)

- quand la liste de "rassemblement" de Charente Maritime n'a pu unir l'ensemble des composantes du FdG, du fait de la volonté de la direction du PCF17 de minorer la place de "ENSEMBLE!" sur la liste...

 

 

- Plus globalement :

" Depuis les massacres du 13 novembre, nous sommes entrés dans un autre monde...... En empruntant une partie des propositions de l’extrême droite et en s’alignant sur les mots de la droite, le PS et son gouvernement ont brisé une digue décisive. Le nombre de ceux qui peuvent préférer l’original à la copie a été gratuitement augmenté dans une perspective étroitement électoraliste d’ailleurs parfaitement illusoire." soulignait récemment Jean-Luc Mélenchon dans L'ére du Peuple.

 

En définitive, le résultat de dimanche est celui d’une mobilisation parfaite de l’extrême droite stimulée par l’onde de choc des attentats et le pilonnage médiatique. Combinée à l’effondrement de l’engagement électoral de la population, à une abstention de masse, et au refus de faire une campagne nationale Front de Gauche[1], le tableau se lit désormais comme une insurrection civique froide sur le mode « Qu’ils s’en aillent tous ».

 

Sur un autre plan, le mode de scrutin modifié en 1999, qui devait minorer le FN, lui donne les clés !

  • Le PS, la gauche et les écologistes disparaissent dans deux régions au moins, plus vraisemblablement dans trois les discussions entre la direction du PS et Jean-Pierre Masseret continuant en vue d’aboutir à la reddition de ce dernier dans la région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes ;
  • Manuel Valls, qui présidait une possible disparition de la gauche du fait de la montée du FN, est en passe de réaliser sa prophétie. En grande partie à cause des effets de la politique qu’il conduit sous la direction de François Hollande. Son silence au soir du scrutin était assourdissant.

 

Le naufrage de ce 6 décembre a en effet une autre cause.... le mode de scrutin !

Plus ancienne, et donc oubliée de notre société sans mémoire, la modification du mode de scrutin n’en a pas moins produit ses effets, agissant comme un couperet. De 1986 à 1998, les conseils régionaux étaient élus à la proportionnelle à un tour sur listes départementales. Passer la barre de 5 % permettait d’avoir des élus et donc aux principaux courants politiques d’être représentés.

 

Mais pour nos formations gouvernementales l’absence d’une majorité de godillots était insupportable. En 1998, faute de majorité nette en leur faveur, quelques notables de droite ont passé accord avec le Front national pour emporter les présidences et constituer des majorités de gestion avec l’extrême droite. Ce fut le prétexte pour changer la loi électorale.

 

Le mode de scrutin que l’on connaît aujourd’hui, imaginé par le PS et le gouvernement Jospin, voté par le PS, le RPR et l’UDF, avait pour but de minorer la représentation du FN. Ce qui fut le cas en 2004 et 2010. Mais en accordant une prime de 25 % à la liste arrivée en tête, ce mode de scrutin lui donne aujourd’hui possiblement les clefs de deux à trois régions, alors même que l’extrême droite n’y réuni pas la majorité des suffrages exprimés. Et c’est cette disposition qui oblige les listes PS, confrontées à cette éventualité, de se faire hara-kiri pour tenter de l’empêcher.

 

On savait déjà combien l’inversion du calendrier électoral voulu par Lionel Jospin (il s’agissait de reporter la date des élections législatives pour qu’elles se tiennent quelques semaines après la présidentielle, et non quelques semaines avant) avait dramatiquement renforcé le fait présidentiel et étouffé le débat à gauche. On découvre aujourd’hui les effets anti-démocratiques de la réforme du mode de scrutin régional du même Lionel Jospin. Il est plus que temps de songer à refonder nos institutions..... une VIéme République s'impose !

 

 

- Un vaste projet de recomposition du paysage politique avec l'instrumentalisation du FN

Cette situation s'inscrit dans une vaste manoeuvre de recomposition du paysage politique dans laquelle la liquidation du PS est planifiée. Hollande, Valls, la direction du PS.... sont à la manoeuvre et utilisent le FN dans cet objectif !

 

Manuel Valls, ne cesse t-il pas de répéter que « le mot "socialisme" est dépassé » et que « le PS devra, un jour, changer de nom pour être en cohérence avec notre temps » avec en ligne de mire la construction d'une "maison commune" ?


Les élections régionales 2015 en sont un nouveau témoignage dramatique dans laquelle nous assistons à une partie de billard à 3 bandes avec en arrière pensée les prisidentielles de 2017, et ce au nom de la lutte contre le FN qui peut se schématiser ainsi :

- tout faire pour monter le FN en mayonnaise ;
- faire des primaires à gauche pour éliminer "la gauche (les forces situées à la gauche du PS) "... et ne garder que le PS ;
- appeler à l'union nationale, quitte a constituer une force politique unique
(ce dont rêve Valls) "droite - centre - PS" au nom de la lutte contre le FN (une partie des forces de droite rejoignant le FN et l'autre cette nouvelle force) ;
voilà ce à quoi s'emploie Valls, Hollande et la rue de Solférino.... quitte à liquider le PS au passage !
In fine ce serait le bipartisme à l'américaine !

 

 

- Et maintenant ?

Sur la région (ALPC) Aquitaine - Limousin - Poitou/Charentes un second tour opposera :

  • Alain Rousset (PS) ;
  • Virginie Calmels (LR) ;
  • et Jacques Colombier (FN).

 

Les forces politiques se sont exprimées :

  • Pour le PCF[2] c'est notamment : "Au deuxième tour nous appelons à dire non à l'austérité qui nourrit la désespérance et à ne laisser aucune chance à la droite et l'extrême-droite de prendre les rênes de la Région."... Mais comment "dire non à l'austérité qui nourrit la désespérance" en votant A. ROUSSET qui en est le représentant local et aura en charge de la mettre en oeuvre au travers du budget régional ?
  • Pour le Parti de Gauche et ENSEMBLE![3] c'est notamment : ".... plus que jamais reconstruire une perspective d'avenir est nécessaire : dans l'immédiat, elle implique de n'accorder aucune voie à la droite et à l’extrême droite dimanche."

 

- Et que l'on ne vienne pas me sortir que la République est en danger en Aquitaine-Limousin-Poitou/Charentes.... les chiffres démontrent le contraire !
- Par contre Virginie CALMETS et Alain ROUSSET sont, au nom de l'austérité, porteurs d'une même politique libérale qui va à l'encontre des besoins des populations en matière d'emplois, de services publics, de développement des territoires, de défense de l'environnement !

 

le 13 décembre, je n'accorderai aucune voie à la droite et à l’extrême droite..... ce sera bonnet blanc & blanc bonnet !

...JE VOTERAI BLANC !

 

Au second tour ce sera bonnet blanc & blanc bonnet ! (Elections régionales 2015, région Aquitaine - Limousin - Poitou/Charentes)
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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 21:45
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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 09:59
Front de Gauche : l’état d’imbroglio permanent

Sources : L'ére du Peuple le blog de Jean Luc Mélenchon le 2 decembre 2015

- Comme il semble loin le moment où l’on envisageait la stratégie à mettre en œuvre pour les élections régionales !

La vérité c’est que depuis lors, et surtout depuis les massacres du 13 novembre, nous sommes entrés dans un autre monde. À cette heure, l’ethnicisme, l’idéologie sécuritaire, et toute la panoplie des fondamentaux de la droite et de l’extrême droite tiennent le haut du pavé dans les esprits. Et les sondages amplifient cette perception de la réalité. La nouveauté qui aggrave la débandade de nos idées c’est que l’idéologie sécuritaire a pris pied dans nos rangs.

 

En empruntant une partie des propositions de l’extrême droite et en s’alignant sur les mots de la droite, le PS et son gouvernement ont brisé une digue décisive. Le nombre de ceux qui peuvent préférer l’original à la copie a été gratuitement augmenté dans une perspective étroitement électoraliste d’ailleurs parfaitement illusoire. En effet, c’est ce qui se produit quand, dans l’angoisse d’une situation comme celle que nous vivons, ceux dont c’est le devoir et l’honneur de proposer un cap s’abaissent à valider des trouvailles aussi nauséabondes par exemple que la déchéance de la nationalité pour les binationaux. Car dans l’instant, et avant toute mesure effective, ils transforment en suspects des millions de gens du fait de leurs origines plus ou moins lointaines et pas toujours voulues.

 

Mais cela ne nous émancipe pas de nos propres responsabilités. L’autre gauche est une nouvelle fois en ordre dispersé dans ses réactions aux évènements. Le message de résistance à l’air du temps est dilué jusqu’au point d’être quasi inaudible. De mon côté, je m’efforce, autant que je peux, d’exprimer ce que nous savons et ressentons en marchant au pas de ce qui peut être entendu par un pays traumatisé et anxieux. Mais comment échapper à la question que m’a posé, sur "France 3 ", madame Françoise Fressoz du journal Le Monde : « comment comptez-vous peser si vous êtes déjà si divisés entre vous comme sur le vote à propos de l’état d’urgence ».

 

 

- Sur le sujet, pourtant, mon opinion est faite depuis toujours.

Je ne crois, ni n’ai jamtais cru que ce type de dispositif favorise la sécurité collective. Dans un pays qui a déjà adopté dix lois antiterroristes en dix ans, dont trois du fait de l’actuel président, il y avait mieux à faire que de légiférer dans l’urgence sur l’urgence. Mais j’ai cru de mon devoir de ne pas déclencher sur le sujet une polémique qui aurait aggravé les divisions et méconnu le vrai trouble qu’ont ressenti ceux qui ont voté l’état d’urgence.

 

En toute hypothèse, il y a avait trois positions dans les rangs de l’opposition de gauche. Le vote « contre » porté par trois socialistes et trois Verts, le vote « pour » et même… l’abstention ! Comme si un sujet où se débat l’équilibre toujours difficile entre liberté et sécurité on pouvait s’en remettre aux autres du soin de décider. Pour ce qui concerne les parlementaires « Front de Gauche », c’est-à-dire communistes pour la quasi-totalité, il n’y aura pas eu ni un amendement ni un vote « contre » à l’Assemblée et au total les votes « pour » auront été majoritaires face aux vote abstention. Sur la poursuite des bombardements en Syrie, tous se sont abstenus sans une seconde de discussion avec la coordination du Front de Gauche.

 

Quoiqu’il en soit, j’ai dit depuis longtemps combien je déplore que les groupes prennent leurs décisions sans concertation avec la coordination politique du Front de Gauche. Une nouvelle fois, il m’aura fallu découvrir dans la presse ce qui se vote et qui le fait. Sans réclamer aucun privilège, un peu de contact avec moi serait fraternel et bienvenu car c’est à moi qu’on demande ensuite d’expliquer et de commenter dans des médias qui se régalent de mon embarras. L’imbroglio d’une séquence commencée dans l’approbation sans réserve de l’état d’urgence (le groupe étant absent de la réunion de la commission des lois où se discutaient les amendements) et s’achevant dans l’abstention majoritaire au Sénat dans le groupe sénatorial « communiste citoyen et républicain » est une nouvelle démonstration de l’incohérence et de la panne stratégique sur laquelle débouche cette incroyable « indépendance des groupes et des élus ». Cette indépendance n’a jamais existé dans le passé de toutes les familles politiques de la gauche depuis l’origine de nos organisations et n’existe nulle part au monde dans les partis de gauche. J’y suis fermement opposé. Et je compte bien qu’il en aille autrement pour la prochaine législature avec ceux qui porteront la même étiquette politique que moi.

 

 

- L’imbroglio est partout.

Et surtout au pire endroit, c’est-à-dire face au suffrage universel. Les élections régionales nous voient arriver dans une cohue illisible nationalement. Et cela au moment où il y a le plus besoin de clarté de détermination et d’unité de l’opposition de gauche si elle veut être entendue par les gens normaux qui veulent des responsables qui assument leurs positions et non de confus psalmodiateurs de messages partidaires.

 

J’ai participé à la réunion où le PG a fixé sa ligne d’action. Je peux témoigner que mes amis ont abordé les élections régionales avec l’idée de permettre l’émergence et la visibilité de « l’opposition de gauche ». Il s’agissait de ne pas laisser passer l’opportunité d’élargir ce que le Front de Gauche a voulu incarner depuis le début. C’est-à-dire l’existence d’une alternative à gauche à la politique du PS. Cette possibilité semblait bien ouverte avec la sortie du gouvernement d’EELV. De plus, notre principal allié dans le Front de gauche, le PCF, affirmait sans relâche la nécessité « d’élargir le rassemblement ». Le terrain semblait facile à bâtir ou à déminer. D’autant que dans le même temps, les uns et les autres déclaraient vouloir profiter de la circonstance pour se donner les moyens d’une « implication citoyenne » approfondie.

 

Mais entre les déclarations de chacun et la réalité, le même vieux gouffre s’est ouvert dans la meilleure tradition politicienne. Seuls mes amis, pleins d’une confondante naïveté, renoncèrent sans contrepartie à quelque tête de liste que ce soit pensant favoriser partout le rassemblement en montrant l’exemple. Leur insistance à faire adopter des chartes éthiques est remarquable dans un tel contexte. Le reste fut une foire d’empoigne locale, un chantage permanent à la division de la part de partenaires obnubilés par la tête de liste, sans la moindre coordination nationale pour essayer d’équilibrer la représentation de chacun. Pour affronter une élection forcément nationale, puisque les nouvelles régions n’ont aucune homogénéité locale, rien de plus ridicule que cette façon de laisser la ligne nationale résulter des arrangements, amitiés et détestations, locaux. Avec la poussée du Front national et la pression du « vote utile », rien de pire que cet éparpillement puéril sans vision d’ensemble. C’est dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie que l’irresponsabilité a atteint son pic. La chance se présentait d’une liste commune de toute l’opposition de gauche puisque EELV avait accepté la fusion avec le FDG. Elle aurait pu se présenter comme une alternative au PS et donc comme un rude challenger face au FN. Mais l’ordre du monde est bien gardé. La liste d’union rassemblée autour d’EELV et du PG avec Sandrine Rousseau s’est vu opposer une liste identitaire du PCF déclenchant une polémique gratuite dans nos rangs en raison de son appropriation du sigle « Front de Gauche ».

 

 

- Au final, le tableau est affligeant.

Impossible d’aller dans une émission de télé ou de radio en étant capable de dire comment s’appellent nos listes puisqu’autant de « territoires », autant de noms plus poétiques les uns que les autres, choisis sans concertation entre régions. Localement, l’annexion des listes par la couleur de la tête de liste est faite sans vergogne par la presse locale qui de toute façon n’entend déjà rien aux subtilités au-delà du tripartisme bovin que le PS lui a vendu comme la nouvelle grille de lecture du monde politique en France. Et comment lui en vouloir quand nous sommes réduits à l’état de confettis. Le paradoxe est donc à son comble. Car des listes d’opposition de gauche, autonomes du PS, seront présentées devant les électeurs dans l’ensemble des régions. Le PS se retrouve, lui, isolé dans toutes les régions. C’est la première fois. Mais en face il n’y a pas d’alternative cohérente sauf dans quelques régions où l’on a su se regrouper pour agir ensemble mais où on souffre durement de l’absence de référence nationale.

 

 

- Je fais un rapide tableau d’ensemble.

Je sais combien il restera assez largement incompréhensible et assommant à lire pour mes lecteurs. Mais il faut bien le faire. Finissons-en. L’unité de l’opposition de gauche n’est complète que dans deux régions: en Midi-Pyrénées/Languedoc Roussillon et PACA. Cette construction, unissant notamment le FDG et EELV, a pour objectif de nous permettre d’être en tête de la gauche au soir du 1er tour. Cela constituerait un événement politique. Mais comment y parvenir sans visibilité nationale au moment où toute la campagne est devenue totalement nationale ? Deux autres régions voient également un rassemblement entre le PG, EELV, la Nouvelle Gauche Socialiste et Nouvelle Donne. Mais là, le PCF a décidé de présenter sa propre liste. C’est le cas dans le Nord Pas de Calais Picardie et en Auvergne Rhône-Alpes. Dans six autres, le Front de Gauche uni incarnera seul ce rassemblement puisque EELV y a choisi de faire cavalier seul : Île-de-France, Bretagne, Normandie, Aquitaine Poitou-Charentes Limousin, Alsace Champagne-Ardenne Lorraine, Bourgogne Franche-Comté.

 

Pour terminer ce puzzle, le PG sera absent dans deux régions (Centre et Pays-de-Loire) et plusieurs départements faute de n’avoir trouvé d’accord ni avec le PCF ni avec EELV, qui partent seuls, chacun de leur côté.

 

 

- Bilan de ce galimatias : l’opposition de gauche existe en fait. Mais pas en liste.

Le soir de l’annonce des résultats nous allons être humiliés. Notre score sera éclaté entre trois ou quatre type de listes. Le score du Front de Gauche devra porter la croix des listes du seul PCF captant cette appellation. Et il sera diminué du nombre des voix des listes ou nous partons avec EELV tout le Front de gauche ou seulement le PG.

  • Un sac de nœuds illisible nationalement et parfois même localement.
  • Un gâchis total !
  • Un boulet au pied pour des mois et des mois en pleine crise politique !
  • Pour moi, c’est un crève-cœur.
  • Je peux le dire tranquillement : c’est la dernière fois.
  • On ne m’y recollera plus.
  • J’en ai assez de devoir rendre des comptes pour des situations qui m’ont été imposées de force et que je désapprouve totalement.
  • Les déclarations unitaires suivies de noirs sectarismes, les « constructions originales » qui sont des feuilles de vignes sur les vieilles pratiques bureaucratiques, rien de tout cela ne correspondait déjà à la période précédente.

Dans le contexte, c’est tout simplement le néant groupusculaire assuré.

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier Front de Gauche et Front du Peuple

- Le Front de gauche se remettra-t-il des élections régionales ?

- par Jean-Luc Mélenchon : Quelle poisse !

Front de Gauche : l’état d’imbroglio permanent
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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 12:22
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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 21:42
Olivier Dartigolles PCF tête de liste FdG aux élections régionales 2015

Olivier Dartigolles PCF tête de liste FdG aux élections régionales 2015

- Pris au hasard :

  • Il faut dire que le bulletin de vote Front de Gauche ce n'est pas seulement pour les élections régionales. Il faut parler d'avenir ;
  • Les propositions fortes de l'écologie c'est nous car nous refusons l'austérité ;
  • Il ne faut pas qualifier DAESH d'état. Par contre menons le combat pour que la Palestine devienne un État ;
  • Les consciences s'ouvrent. Les gens s'aperçoivent que cette période de guerre ne réglera rien :
  • Dans ce moment où nous sommes frappés il faut réagir en ayant l'idée de ne pas aller sur le terrain de l'adversaire ;
  • On ne peut pas faire COP21 et en même temps ne pas vouloir mettre les camions sur les rails. Nous avons pour nous le bon sens ;
  • Un joyau de l'aménagement du territoire. Voila ce qu'est le maillage ferroviaire. Il faut des trains du quotidien ;
  • Les entreprises qui reçoivent des aides publiques doivent s'engager sur l'emploi des jeunes. C'est une condition obligatoire ;
  • Le rôle de la politique c'est de rendre possible ce qui paraît impossible. C'est l'engagement du ‪‎Front de G‬auche ;
  • Il faut la gratuité des transports pour les moins de 26ans sur l'ensemble de la grande région ;
  • La question de la jeunesse doit être la priorité des priorités. Ne plus la sacrifier ;
  • Les chiffres du chômage ce soir marquent un peu plus l'échec de la politique de F. Hollande ;
  • Nous avons pour nous l'avenir, les solutions et l'imaginaire :
  • Notre pays doit prendre un autre chemin que celui qui a été emprunté par l'administration Bush.....
  • Si on arrête avec le dogme des 3% pour le pacte de sécurité c'est qu'on peut le faire pour le pacte de solidarité ;
  • Les fonctionnaires territoriaux, par leurs actions quotidiennes, oeuvrent pour améliorer le vivre ensemble ;
  • Le service public est le patrimoine de celles et ceux qui n'en ont pas ;
  • Quand les jeunes ne peuvent croire en rien dans l'avenir ils peuvent croire en n'importe quoi. Offrons leurs un avenir ;
  • Amis, camarades le score à deux chiffres est à portée de mains ;
  • Il faut mettre fin aux marges de la grande distribution qui saignent les agriculteurs ;
  • Nous ne sommes pas favorable à la mise en concurrence des territoires et des hommes ;
  • Ceux qui attaquent la maîtrise publique des centrales hydro-électriques et qui veulent la COP21 sont des menteurs ;
  • Nous ne voulons pas régionaliser la question de l'emploi. Il faut un Etat fort. Un État stratège ;
  • Ils ont décidés administrativement la mort du Limousin et du Poitou-Charentes ;
  • Dans cette situation exceptionnelle on devrait prendre des mesures exceptionnelles pour faire vivre le pluralisme ;
  • Amis et camarades : jamais les barbares ne décideront du rythme de notre vie démocratique......
  • Mobilisons simplement 1% des 75 milliards de dépôt bancaire pour alimenter un fond régional d'investissement, soit 750 millions d'euros.

 

- Les absences remarquées....

Ni Jean-Luc Mélenchon (pourtant annoncé), ni le responsable régional de ENSEMBLE ! (pourtant membre du Front de Gauche) ne sont venus à ce meeting !

 

28/11 - Rochefort (17) Olivier Dartigolles tête de liste FdG aux élections régionales 2015, région (ALPC) Aquitaine - Limousin - Poitou/Charentes fait salle comble !
Laurence Pache Parti de Gauche

Laurence Pache Parti de Gauche

28/11 - Rochefort (17) Olivier Dartigolles tête de liste FdG aux élections régionales 2015, région (ALPC) Aquitaine - Limousin - Poitou/Charentes fait salle comble !
28/11 - Rochefort (17) Olivier Dartigolles tête de liste FdG aux élections régionales 2015, région (ALPC) Aquitaine - Limousin - Poitou/Charentes fait salle comble !
28/11 - Rochefort (17) Olivier Dartigolles tête de liste FdG aux élections régionales 2015, région (ALPC) Aquitaine - Limousin - Poitou/Charentes fait salle comble !
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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 10:08

Dans le cadre des élections régionales,

la liste Front de Gauche vous invite

à un meeting en présence de

 

Olivier Dartigolles (tête de liste FdG)

 

(la participation de Jean-Luc Mélenchon

initialement annoncée n'a pu être concrétisée pour

des questions d'agenda)

 

28/11 - Rochefort (17) meeting avec Olivier Dartigolles tête de liste FdG aux élections régionales 2015, région (ALPC) Aquitaine - Limousin - Poitou/Charentes

- Demandez le programme du Front de Gauche pour la région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes.

28/11 - Rochefort (17) meeting avec Olivier Dartigolles tête de liste FdG aux élections régionales 2015, région (ALPC) Aquitaine - Limousin - Poitou/Charentes

- Le lien vers le programme : ICI

 

28/11 - Rochefort (17) meeting avec Olivier Dartigolles tête de liste FdG aux élections régionales 2015, région (ALPC) Aquitaine - Limousin - Poitou/Charentes

- Le lien vers la liste de nos candidats par département : ICI

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier élections régionales 2015

28/11 - Rochefort (17) meeting avec Olivier Dartigolles tête de liste FdG aux élections régionales 2015, région (ALPC) Aquitaine - Limousin - Poitou/Charentes
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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 09:36
Le PG engagé dans des listes de rassemblement  pour une opposition de gauche et des régions citoyennes

Sources : Le Parti de Gauche par Danielle Simonnet et Eric Coquerel, coordinatrice et coordinateur du Parti de Gauche et regards.fr

Le PG a abordé les élections régionales avec l’ambition de faciliter au maximum le rassemblement de l’opposition de gauche tout en allant le plus loin possible dans l’implication citoyenne. Fin août nous écrivions dans ce but à tous nos partenaires potentiels, nos alliés du FDG, EELV, Nouvelle Donne, le NPA, la NGS, en indiquant les marqueurs permettant de faire accord. Il s’agissait de l’autonomie vis-à-vis du PS, d’un programme de rupture avec l’austérité et le productivisme, des assemblées citoyennes représentatives permettant une co-construction de la campagne avec les partis, les appels citoyen et toutes celles et tous ceux voulant s’y investir, d’une charte éthique (comprenant notamment le non cumul des mandats), et du refus de tout préalable pour le 2ème tour dans un sens ou dans l’autre.

 

Le PG a donné la priorité à cette unité, au-delà même de nos intérêts de partis. Voilà pourquoi nous n’avons pas de têtes de liste régionales, nos partenaires ayant posé la leur comme condition. Pour notre part, dès lors qu’il y avait accord sur le fond, nous avons refusé de risquer la division pour une question de tête de liste.

 

Alors que toutes les listes sont désormais connues, nous observons une première réussite : des listes d’opposition de gauche, autonomes du PS, seront présentées devant les électeurs dans l’ensemble des régions. En divisant la gauche par la politique austéritaire et productiviste du gouvernement, le PS se retrouve, lui, isolé dans toutes les régions. C’est la première fois. C’est le résultat du rejet de la politique de droite du gouvernement qui grandit à gauche et dans le peuple plus généralement. Son utilisation de la peur du FN, notamment en NPDC-Picardie et en PACA, pour essayer d’imposer un rassemblement derrière lui n’a pas fonctionné.

 

 

- Au final, le PG s’engagera dans des listes d’opposition de gauche et pour des régions citoyennes dans dix régions.

- Dans quatre d’entre elles, cette alliance va jusqu’à EELV :

  • L’unité de l’opposition de gauche est complète dans deux régions : en Midi-Pyrénées/Languedoc Roussillon et PACA. Cette construction, unissant notamment le FDG et EELV, peut nous permettre d’être en tête de la gauche au soir du 1er tour. Cela constituerait un événement politique.
  • Deux autres régions voient également un rassemblement entre le PG, EELV, la NGS et Nouvelle Donne (même si malheureusement le PCF a décidé de partir seul). C’est le cas dans le Nord Pas de Calais Picardie et en Auvergne Rhône-Alpes (dans cette dernière région la liste comprend également Ensemble).

 

- Dans six autres le Front de Gauche incarnera seul ce rassemblement puisque EELV a cette fois choisi de faire cavalier seul :

  • Ile-de-France, Bretagne, Normandie, Aquitaine Poitou-Charentes Limousin, Alsace Champagne-Ardennes Lorraine, Bourgogne Franche-Comté.

 

Le PG ne sera absent que dans deux régions (Centre et Pays-de-Loire) faute d’avoir trouvé, ni avec le PCF ni avec EELV, qui partent seuls, chacun de leur côté, un accord sur ses marqueurs.

 

 

- Nous avons progressé par rapport à 2010 même si nous regrettons de ne pas être parvenus à rassembler tous les acteurs concernés dans toutes les régions.

Le meeting du 12 novembre à Montpellier réunissant notamment Jean-Luc Mélenchon, Cécile Duflot, Pierre Laurent, Clémentine Autain sera le symbole des listes de large rassemblement.

 

Nous voulons ainsi démontrer qu’il n’y a pas de fatalité au tripartisme et qu’une alternative est possible.

 

LES DIX LISTES OPPOSITION DE GAUCHE ET POUR UNE REGION CITOYENNE SOUTENUES PAR LE PG

 

- Listes incluant EELV :

  • Midi Pyrénées – Languedoc Roussillon

Nom de la liste : Nouveau monde en commun !
Tête de liste : Gérard Onesta
Soutenue par : le FDG (PG, E!, PCF), EELV, NGS, Régions et Peuples Solidaires
Têtes de liste départementales PG : Guilhem Serieys (Aveyron) et Muriel Ressiguier (Hérault)

  • PACA (Provence-Alpes-Côte d'Azur)

Nom de la liste : La région coopérative Sociale-Ecologiste-Citoyenne
Têtes de listes : Sophie Camard en binôme avec Jean-Marc Coppola
Soutenue par : EELV, FDG, NGS
Porte-Parole PG : Hélène Le Cacheux (5ème sur les Bouches-du-Rhône)

  • AURA (Auvergne-Rhône-Alpes)

Nom de la liste : Le Rassemblement
Tête de liste : Jean-Charles Kohlhaas en binôme avec Corinne Morel-Darleux
Soutenue par Ensemble !, EELV, NGS, ND, PG
Têtes de listes départementales PG : Corinne Morel Darleux (Drôme) et Andréa Kotarac (Lyon)

  • Nord Pas de Calais / Picardie

Nom de la liste : Choisir une région citoyenne, écologique et solidaire. Le Rassemblement
Tête de liste : Sandrine Rousseau
Soutenu par EELV, PG, ND, NGS et des collectifs citoyens
Têtes de liste départementales PG : Laurent Matejko (Nord Pas De Calais), Marie-Laure Darrigade (Picardie)

 

- Avec le seul FDG :

  • ALCAL (Alsace Lorraine Champagne Ardenne)

Nom de la liste : Nos Vies d’abord
Tête de liste : Patrick Peron
Soutenu par le FDG, NGS, MRC, Région Citoyenne
Têtes de listes départementales PG : Sylvain BROUSSE (67), Dominique Cholez (88)

  • Aquitaine – Poitou Charente – Limousin

Nom de la liste : L’humain d’abord
Tête de liste : Olivier Dartigolles
Soutenue par le FDG et la NGS
Têtes de liste départementales PG : Laurence Pache (Creuse), Isabelle Godeau (Deux Sèvres)

  • Bourgogne – Franche Comté

Nom de la liste : L’alternative à gauche
Tête de liste : Nathalie Vermorel
Soutenue par le FDG, le MRC, la NGS, de collectifs citoyens

  • Bretagne

Nom de la liste : Pour une Bretagne sociale et écologiste - L’Humain d’abord !
Tête de liste : Xavier Compain
Soutenu par le FDG et des collectifs citoyens
Tête de liste départementale PG : Catherine Boudigou (Finistère)

  • Ile-de-France

Nom de la liste : Nos vies d’abord !
Tête de liste : Pierre Laurent en trinôme avec Clémentine Autain et Eric Coquerel
Soutenus par le FDG, Région Citoyenne (la fabrique coopérative, le rassemblement citoyen)
Têtes de liste départementales PG : Eric Coquerel (Paris) et Raquel Garrido (Hauts-de-Seine)

  • Normandie

Nom de la liste : Un vent de colère, un souffle d’espoir
Tête de liste : Sébastien Jumel
Soutenue par le FDG
Tête de liste PG : Jean-Claude Marie (Orne)

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 09:18
 Olivier Dartigolles : Aides régionales aux entreprises, parlons en !

Olivier Dartigolles tête de liste Front de Gauche pour les élections régionales de 2015, région (ALPC) Aquitaine - Limousin - Poitou/Charentes.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 09:12
Charte éthique : les candidats FdG de la région (ALPC) Aquitaine - Limousin - Poitou/Charentes s'engagent !
- Dans le cadre des élections régionales, la liste Front De Gauche Aquitaine Limousin Poitou-Charentes s'engage :
  • Pour l'égalité Homme-Femme
  • Pour la laïcité
  • Contre la corruption, en signant en tant qu'élu la charte Anticor
  • Pour le non cumul des mandats
  • Contre le clientélisme (marchés publics)
  • Contre les paradis fiscaux
  • Pour la consultation directe des citoyens en cas de grand projet d'aménagement
  • Pour les referendums d'initiative citoyenne
  • Pour la protection des lanceurs d'alerte

 

- Vous trouverez l'intégralité de la charte en téléchargement ci dessous :

Charte éthique : les candidats FdG de la région (ALPC) Aquitaine - Limousin - Poitou/Charentes s'engagent !
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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 09:41
COP 21 : Un COuP de plus pour rien ? (du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris)

La montagne accouchera d'une souris.... le capitalisme industriel et agricole n'a rien craindre !

 

Alors que les changements climatiques, liés aux bouleversements dus aux « errements » humains dans son évolution s’intensifient et sont de plus en plus visibles, il est un fait que le devenir même de l’ensemble des espèces vivantes est menacé.

 

Sources : Parti de Gauche Midi-Pyrénées par Georges Andrieux, PG 12

La nécessité d’une réelle transition énergétique n’est plus un voeu pieux mais une réalité incontournable que les responsables politiques, financiers et économiques devraient, doivent, s’emparer au plus vite.

 

Explications :

  • La consommation mondiale d’énergie représente 390 tonnes d’équivalent pétrole (tep) chaque seconde, soit 12,274 Millions de tonnes d’équivalent pétrole Mtep) par an (+ 2,5% en 2011). Le pétrole reste la source d’énergie numéro 1, et représente 33,1% de la consommation énergétique mondiale, mais c’est la part la plus petite depuis fort longtemps pour le pétrole tandis que la part du charbon atteint 30,3%, un record depuis 1969. Elle pourrait quintupler d’ici 2060 ! Elle a augmenté de plus de 40% entre 1990 et 2008. Les autres estimations place la consommation mondiale d’énergie à 12,2 milliards de tep.

 

  • La consommation énergétique mondiale va exploser : on estime que les besoins énergétiques mondiaux vont représenter de 570 à 600 hexajoules par an en 2020.

 

  • Selon une étude de l’AIE (Agence Internationale de l’Energie) la génération d’électricité provenant des renouvelables représentera 25% du mix électrique total en 2018. La croissance de la production atteindra 4% entre 2012 et 2018 à 685TW/h soit +6% par an. Elle a déjà progressé de 8.5% en 2012.

 

  • Les énergies renouvelables, l’hydroélectricité en tête de file, représentent 8% du mix électrique (contre 2% à 4% entre 2006 et 2011). L’étude de l’AIE prévoit une augmentation de cette part à 11% en 2018.

 

  • Les experts ont élaboré 3 prévisions pour estimer la croissance de la consommation énergétique mondiale. Les besoins vont au moins doubler et pourrait même quadrupler. C’est ainsi que la zone Asie-Pacifique absorbe aujourd’hui plus de 30% de la consommation mondiale contre moins de 20% au début des années soixante-dix. Corrélativement, le poids relatif des régions développées diminue (USA de 28 à 20%, Union Européenne de 19 à 15%).

 

  • Les experts tablent sur une croissance moyenne de l’ordre de 1,7% par an pour les prochaines décennies ce qui conduit à prévoir le doublement de la demande mondiale soit une consommation de 20 milliards de tep dans les années 2040 – 2050.

 

  • Dans la production mondiale d’énergie primaire, 11,2 milliards de tep/an, le pétrole est la source la plus importante avec 35,2% du total.

 

  • Le gaz et le charbon ont des poids respectifs de 25% et 21% en 2008 (30,3% en 2001). En 2004, + de 80% de la production mondiale d’énergie est basée sur ces 3 combustibles fossiles. Si l’on ajoute que l’électricité nucléaire n’utilise actuellement que la fission de l’Uranium 235, 87,4% de la production mondiale d’énergie primaire est basée sur des ressources non renouvelables (selon certaines sources : 80,4 % de cette production provenait de la combustion d’énergies fossiles. Le reste de la production d’énergie provient du nucléaire et des énergies renouvelables (bois de chauffage, hydroélectricité, éolien, agrocarburants,...).

 

  • Les ressources ou réserves énergétiques mondiales - conventionnelles et prouvées - d’énergies non renouvelables (fossiles et uranium) pouvaient être estimées en 2008 à 965 milliards de tonne d’équivalent pétrole (tep), soit 85 ans de production actuelle. Cette durée est très variable selon le type d’énergie : 44 ans pour le pétrole conventionnel, 183 ans pour le charbon.

 

 

 

Il devient vital, face à de telles perspectives dont l’échéance est variable selon l’évolution de la consommation mondiale, de prendre des initiatives fortes dans la recherche de nouvelles énergies, de nouveaux modes de production basés sur la demande et non la surenchère de l’offre destructrice de notre écosystème plus que fragile. Les « grands » de notre monde ont le pouvoir de prendre ces orientations :

 

- De mobiliser les grands laboratoires de recherche, les secteurs de pointe technologiques, les centres d’expertise et de développement en ce sens.

- D’encourager les synergies de ces pôles de compétences dans le but de permettre à l’Humanité de poursuivre son développement, nécessaire, mais basé sur un triptyque environnement protégé/production durable/arrêt de la surconsommation énergétique.

- De contraindre l’ensemble des acteurs politiques, économiques et financiers à réorienter leurs objectifs, non plus sur un unique principe « capitalistique » mais sur un concept socio-écologique répondant aux besoins de la population mondiale et ceux des autres espèces vivantes.

 

L’homme ne peut se prévaloir, du fait de sa place en haut de l’échelle de l’intelligence sur Terre, de faire tout et n’importe quoi ! La planète n’appartient pas à lui seul, et même, mais aussi aux autres règnes (animal, végétal et minéral) dont il a un indispensable besoin. Ils lui sont nécessaire à son alimentation, à son bien-être et à son enrichissement global. Par exemple, il est urgent, d’interdire la commercialisation du nouveau pesticide tueur d’abeilles qui vient d’obtenir l’accord de la Commission Européenne en violation du droit européen. Il ne peut encore se permettre de défigurer la surface de notre globe, en fouillant son sous/sol à la recherche de nouveaux gisements de pétrole (sous les calottes glaciaires, dans les zones reculées des 5 continents, …). Cette logique ne rime plus à rien si ce n’est de permettre aux lobbies pétroliers de la péninsule arabe, américains mais pas qu’eux, de maintenir leurs marges de dividendes sur le dos de l’Humanité elle-même ! Le système spéculatif boursier est tributaire des valeurs dépendant du pétrole. On voit bien là leur nécessité de maintenir la valeur financière pétrole au plus haut, bien au-delà de sa valeur énergétique pure, contestée et contestable, tout comme le nucléaire d’ailleurs.

 

Plus que jamais il est urgent de mettre en place un programme politique novateur, radicalement tourné vers la découverte d’énergies durables, non polluantes, afin de répondre aux enjeux de demain tout en refusant les lois mortifères du business et de la finance internationale. Un nouveau recul de prise de décisions hypothéquerait les chances d’offrir un avenir pérenne aux générations futures.

 

  • Les listes régionales présentées par les forces de gauche non socialistes sont porteuses de telles initiatives. Elles recueillent un écho très large, bien au-delà de ces « terres » habituelles, malgré le black-out médiatique exercé contre ses candidat-e-s.
  • Il est fort possible que les scores qu’elles obtiendront soient la surprise des scrutins des 6 et 13 décembre prochains.
  • Ce sera bon pour l’humain, bon pour notre planète et tout ce qui vit dessus.

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier COP21

- Le kit pour comprendre le réchauffement climatique

- COP21 : Les peuples doivent prendre le pouvoir

COP 21 : Un COuP de plus pour rien ? (du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris)
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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 08:06

Le Front de gauche uni et ouvert : comme en région parisienne, EELV n’a pas voulu d’un accord avec le Front de Gauche qui assume en conséquence de porter seul une campagne citoyenne et anti-austéritaire.

 

Accord Politique en vue des régionales 2015 dans la région (ALPC) Aquitaine - Limousin - Poitou/Charentes

Accord Politique en vue des régionales 2015
dans la région ALPC

 

Les formations signataires (Ensemble, Parti Communiste Français, Parti de gauche)  s’engagent à impulser ensemble une liste commune en vue des élections régionales de décembre 2015.

 

Les élections régionales de décembre 2015 vont se tenir dans un contexte économique et social extrêmement dégradé et préoccupant. Le discrédit de la politique Hollande-Valls, déclinée par le parti socialiste dans l’ensemble des régions, fait le lit de la droite et de l’extrême droite. Comme partout en Europe, la doctrine libérale est à l’œuvre au service des intérêts de la finance. Les phénomènes climatiques inhabituels, ni passagers ni naturels, sont bien une conséquence du système dans lequel nous vivons. Cela rend plus que jamais nécessaire de construire un projet politique en rupture avec les logiques libérales mises en œuvre dans le pays. Ces élections doivent donc être une nouvelle étape de ce rassemblement d’une gauche qui combat l’austérité et veut construire une véritable alternative politique. L’enjeu est d’autant plus important que ces élections se dérouleront dans le cadre d’une « réforme » territoriale imposée sans concertation qui va accentuer les logiques de métropolisation et de concurrence entre les territoires, entre les salariés, au service de la guerre économique, au détriment des plus défavorisés.

 

  • Nous voulons mettre en œuvre des politiques régionales alternatives à celles qui sont menées aujourd’hui, en rupture avec les politiques d’austérité et de compétitivité. Pour cela nous voulons battre la droite et l’extrême droite mais aussi tous ceux qui mènent une politique de droite. En effet, la population de notre grande région n’a rien à gagner aux politiques libérales ou à voir s’implanter un parti d’extrême droite porteur d’une idéologie raciste et antisociale.
  • Nous voulons modifier les rapports de force à gauche de sorte que la volonté inflexible de résister à la finance devienne majoritaire à gauche. Parce que pour nous être de gauche c’est être pour la satisfaction des besoins sociaux, pour la planification écologique, pour la démocratie des lieux de travail aux institutions. En un mot, parce que nous sommes pour l’humain, d’abord.

 

Nos candidats auront pour objectif de rendre visible et crédible une alternative sociale, écologique et démocratique de gauche. Cela nécessite de rassembler une gauche anti-austérité unitaire et large dans son périmètre et en même temps exigeante sur son contenu et sans ambiguïté sur son projet politique.


Dans la région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes les politiques libérales sont mises en oeuvre par le président de l’Association des Régions de France Alain Rousset et à ce titre chantre de la compétitivité et de l’austérité. Si notre liste s’oppose radicalement aux programmes de la droite et de d’extrême-droite, elle s’affrontera à la politique du candidat Alain Rousset sur nombre d’axes majeurs de son programme.

 

Nous proposons de nouvelles pratiques politiques, une autre conception du rassemblement, de l’action politique elle même. Nous voulons redonner du sens à l’action collective, porter jusque dans l’assemblée les aspirations populaires à vivre mieux. Nous refusons le scenario annoncé  d’une droite revancharde, ultra libérale face à un Parti socialiste cherchant à aménager la cure d’austérité imposée à notre peuple, avec en arbitre un Front National préparant l’élection présidentielle.

 

Alors que nombre de nos concitoyens se réfugient dans l’abstention ou dans un vote de colère, il s’agit, dans notre démarche, de rassembler et de mener campagne avec tous ceux qui, au-delà des partis, se reconnaissent dans cette gauche anti-austérité et écologiste  en favorisant une co-élaboration du programme, des listes et de la campagne, dans le cadre d’assemblées citoyennes représentatives.

 

Pour ces raisons, Ensemble!, le PCF et le Parti de gauche. présentent des candidats sous l’appellation commune « Xxxxxxxxxxxx » qui porteront en toute indépendance aux deux tours de scrutin d’autres choix de développement pour notre pays et notre région, sur la base d’orientations fortes en rupture avec les logiques libérales actuelles. La lutte contre les inégalités, les réponses aux urgences  sociales et écologiques, l’exigence démocratique et donc le combat pour l’instauration d’une constituante pour une Sixième République qui permette par ses institutions l’expression et la mise en œuvre de la volonté du peuple souverain, seront au centre de leurs préoccupations.


Les candidat-e-s présentés sur notre liste signeront une  charte éthique qui montrera notre volonté de renouveler les pratiques politiques (respect des engagements de campagne et implication citoyenne, signature de la charte anticor, non cumul des mandats…)

 

 

- Les points clefs  de notre programme

1 - Rompre avec l’austérité et développer les solidarités

  • défendre et renforcer les services publics sur l’ensemble du territoire.
  • défendre un enseignement public général, technique, professionnel et agricole de qualité non soumis aux intérêts économiques immédiats : soutenir l’enseignement public professionnel et limiter l’apprentissage, qui doit rester un dispositif secondaire ;
  • ne pas financer les établissements privés au-delà de ce que nous impose aujourd’hui la loi
  • engager la reconquête par le service public de la formation professionnelle…

 

2 - Agir pour l’égalité territoriale et contre la métropolisation

  • engager un réaménagement du territoire en s’opposant à tout ce qui renforce la métropolisation  ou la compétition entre les territoires.
  • favoriser le transport pour tous, par le développement des trains du quotidien (TER, trains d’équilibre du territoire) la mobilisation contre la fermeture de dessertes et de gares, la gratuité des transports, que nous opposons au tout LGV et aux bus Macron.
  • Nous voulons travailler les alternatives aux LGV et nous refuserons leur financement par les collectivités.

 

3 - Pour l’emploi : une économie répondant aux besoins sociaux et engageant la transition écologique

  • relocaliser les productions en favorisant les circuits courts et la coopération pour permettre un emploi de qualité
  • planifier la transition écologique pour une activité humaine respectueuse de l’environnement, par la défense des terres agricoles et le soutien à une agriculture paysanne de proximité et en empêchant les fermes-usines ; par le développement des transports publics partout et pour toutes et tous, par le développement du fret public, par la baisse de la consommation de ressources énergétiques importées (pétrole, gaz, uranium) et la promotion de la production d’énergies renouvelables.
  • favoriser l’appropriation sociale collective des entreprises par les salariés et soutenir l’ESS
  • conditionner les aides économiques à leur utilité sociale, démocratique ou environnementale dès le premier euro.
  • Pas d’aides économiques aux multinationales, qui distribuent des dividendes à leurs actionnaires, ni à leurs filiales présentes sur le territoire régional.
  • Aider les sous traitants à ne plus dépendre d’un unique donneur d’ordre.

 

4 - Pour la démocratie, des lieux de travail aux institutions

  • nous nous opposons à la loi NOTRe qui casse le principe de l’égalité républicaine, les territoires  et la démocratie locale en éloignant les citoyens des lieux de décision.
  • apporter un soutien actif aux luttes sociales, démocratiques et environnementales : nous refusons toute neutralité de la collectivité en la matière. Nous mettrons en place de véritables consultations publiques pour tous les grands projets d’aménagement du territoire.
  • Créer à l’échelle des bassins d’emploi des structures associant les salariés, leur représentants les élus, aux critères d’attribution, au suivi et au contrôle des aides publiques.
  •  Redonner du sens à la fonction élective.
  • engager des pratiques financières honnêtes.
  • rendre compte en continu du mandat
  • impliquer les citoyens.
  • réinventer la démocratie dans l’Assemblée.

 

 

- La constitution des listes

Elle permettra :

  • - une démarche d’élaboration collective des listes, permettant une représentation large et ouverte sur le mouvement social, associatif et citoyen
  • - une répartition équitable et respectueuse de l’influence de chacun et de la nécessaire visibilité du pluralisme des composantes signataires sur l’ensemble des 3 régions actuelles

 

 

- Sur une éventuelle fusion

Nous voulons créer les conditions d’une majorité pour une alternative à l’austérité. Pour cela nous voulons changer les rapports de force politiques en donnant plus de poids au rassemblement de toutes celles et ceux qui refusent les politiques d’austérité.

 

La liste du FDG a pour ambition de diriger la future grande région pour la mise en œuvre de politiques pour et avec les citoyens.

Nous voulons faire du neuf.  Il ne s’agit pas de recommencer une union de la gauche, alors que l’orientation que nous portons est contradictoire à celle portée par le parti socialiste. Une fusion au second tour n’a rien d’automatique. Nous envisageons la possibilité de nous maintenir si les conditions du premier tour nous le permettent. Mais le mode de scrutin peut nous conduire à une fusion qui permette une juste représentation du vote de nos électeurs, conforme au résultat du premier tour, pour porter notre projet dans l’assemblée.


Le principe qui guidera nos discussions sera dans tous les cas l’indépendance des élus de notre liste qui n’est pas négociable pour tous les votes dans l’assemblée y compris le vote du budget.
Par ailleurs, nous assurons qu’il n’y aura pas de tri de la part de la liste arrivée en tête entre les candidats de la liste qui fusionne. De même l’exigence de la parité doit être assumée par les deux listes qui fusionnent et il doit y avoir un strict respect des résultats du premier tour.

 

Par ailleurs, les conditions et les modalités d’une éventuelle fusion doivent être discutées publiquement :

  • même si la loi prévoit que c’est la tête de liste régionale qui décide de la fusion, cette décision sera prise en toute clarté collectivement avec l’accord de l’ensemble des forces composant notre liste selon des conditions discutées préalablement
  • tous les débats avec les listes susceptibles de fusionner avec nous seront menés publiquement, pour que cela n’apparaisse pas comme des arrangements entre amis.

 

 

- La question des exécutifs

Dans cette élection, notre volonté est de porter des projets de transformation sociale, écologique et  démocratique réelle dans les régions. Si les conditions en sont créées, nous pourrons travailler à leur mise en œuvre jusque dans les exécutifs régionaux. Notre participation est donc absolument liée aux conditions qui la rendent possible. Il s’agit de la capacité à mettre en œuvre les points essentiels de notre programme. Que les choses soient claires : nos élus ne participerons pas à un exécutif régional qui continuerait les politiques actuellement mises en œuvre (austérité, métropolisation, compétition et concurrence entre les territoires). L’examen de ces conditions nécessitera une discussion collective des différentes composantes signataires avant toute discussion avec d’autres partis se réclamant de la gauche.

 

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 08:15
Régionales 2015 : Appel du FDG Aquitaine - Limousin - Poitou/Charentes à EELV

Lundi 14 septembre 2015,

 

A l’attention d’Europe-Ecologie-Les Verts
Région Aquitaine – Limousin – Poitou Charentes

 

Chers amis,

Les élections régionales de décembre 2015 vont se tenir dans un contexte économique et social extrêmement dégradé et préoccupant. Le discrédit de la politique Hollande-Valls, déclinée par le parti socialiste dans l’ensemble des régions, fait le lit de la droite et de l’extrême droite. Comme partout en Europe, la doctrine libérale est à l'oeuvre au service des intérêts de la finance. La crise climatique et écologique s'amplifie sans que les gouvernements prennent la mesure de l'urgence qu'il y a à agir. Cela rend plus que jamais nécessaire de construire un projet politique en rupture avec les logiques libérales mises en oeuvre dans le pays.

 

Nous pensons que ces élections régionales doivent donc être une nouvelle étape du rassemblement d'une gauche qui combat l’austérité et veut construire une véritable alternative politique pour engager la transition écologique et répondre aux besoins sociaux de nos concitoyens. L’enjeu est d’autant plus important que ces élections se dérouleront dans le cadre d’une « réforme » territoriale imposée sans concertation qui va accentuer les logiques de métropolisation et de concurrence entre les territoires, entre les salariés, au service de la guerre économique, au détriment des plus défavorisés.

 

Dans ce contexte, nous appelons de nos voeux le rassemblement le plus large possible des forces politiques opposées à la politique gouvernementale et engagées dans des démarches citoyennes. Déjà dans un certain nombre de régions, des discussions sont engagées, et des accords FDG-EELV sont en passe d'être conclus.


Cette dynamique est positive et nous souhaitons l'amplifer. Afn de peser pour affrmer une voie alternative, une seule solution : nous rassembler !"

 

C'est pourquoi nous faisons la proposition d'une rencontre entre le FdG et EELV à l'échelle de la future grande région.


Fraternelles salutations,


Pour le Front de Gauche,
Sebastien Laborde Parti Communiste Français
Laurence Pache Parti de Gauche
Stéphane Lajaumont Ensemble

 

--------------------------------------------------

 

- La réponse d'EELV

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