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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 13:57
A La Rochelle aussi.... Mon aéroport, mon aéroport !
" Y a-t-il trop d'aéroports en France ? C'est la question, presque aussi vieille que le transport aérien, à laquelle tente de répondre un rapport sur le maillage aéroportuaire françaises, présenté en février 2017 au Conseil supérieur de l'aviation civile " écrit Bruno Trévidic pour Les Echos.fr et qui conclue " La France compte un trop grand nombre de petits aéroports régionaux déficitaires "
 
Et pendant ce temps là, les contribuables sont mis lourdement à contribution par les collectivités pour combler le tonneau des danaïdes des déficits aéroportuaires et autres soutiens aux compagnies à bas-coûts déguisés ou pas !
 

Sources : par Eric DURAND

- Sans mon aéroport, je suis perdu, je suis assassiné ! On me coupe la gorge, on me dérobe..  tout est fini pour moi, et je n'ai plus que faire au monde : sans mon aéroport, il m'est impossible de vivre !

Ainsi, tel Harpagon, qui face à la disparition de sa pauvre "cassette", se sent mourir, nos élus locaux municipaux et départementaux, les "décideurs" et autres acteurs économiques, les VIP et autres cadres supérieurs, les bobos de Ré ou d'ailleurs s’inquiètent pour l'avenir " de leur aéroport " de La Rochelle-île de Ré !

 

Tous demandent de " l'argent public ", eux les défenseurs du marché libre et non faussé, les défenseurs des privatisations pour avoir leur aéroport à leur porte !

 

Et pourtant, des fonds publics, il y en a..... et même beaucoup, pour financer " leur activité privée " alors qu'ils font défaut pour financer les services publics de proximité dont ont besoin les citoyens (rochelais y compris), et les plus modestes en particulier !

  • Aéroport à la Rochelle : 2015 : 210 000 à 220 000 passagers par an et 2,2 millions d'euros d'aides publiques       

et aussi, autre exemples d'aéroports régionaux :                                                         

  • Poitiers : 2015 : 122 947 passagers par an et 2,1 millions d'aides publiques
  • Angoulême : 2015 : 2 443 passagers par an et 0,8 million d'aides publiques
  • Limoges : 2015 : 292 607 passagers et 7,5 millions d'aides publiques

 

A La Rochelle aussi.... Mon aéroport, mon aéroport !

- L'aéroport de la Rochelle-île de Ré : une infrastructure au service de Ryanair..... et autres low-cost.... au frais de la collectivité.

    Les modalités de financement de l’aéroport et de subventionnement de certaines compagnies a donné lieu à un litige opposant la Chambre de commerce et d'industrie de La Rochelle (CCI) gestionnaire de l’aéroport, et le département de Charente-Maritime, financeur pour partie. Saisie par la CCI , la Chambre régionale des comptes de Poitou-Charentes a rendu un avis le 26 juillet 2007 donnant en partie raison à la CCI.


    Le rapport de la Commission Régionale des Comptes publié le 13 mai 2008 montre que Ryanair disposait d’avantages exceptionnels.... au frais du contribuable !


    La CCI a passé le premier contrat avec Ryanair le 1er décembre 2003, ce contrat couvre la période du 1er mai au 31 décembre 2003. Le contrat précise que « La chambre de commerce et d’industrie s’engage à verser à la compagnie une contribution financière de 340 000 versée en deux fois à raison de 185 000 € à la signature de la convention et 155 000 € assortis d’un justificatif des dépenses de promotion engagées par la compagnie qui devaient atteindre au moins 500 000 €. » Le rapport d’observations précise aussi que « Ces concours publics, assimilables à une aide d’État, au sens de l’article 87 du traité instituant la Communauté européenne, auraient dû être notifiés préalablement à la Commission européenne, conformément aux dispositions de l’article 88 paragraphe 3 du traité. »


    D’autre part, la cour régionale des comptes souligne que « La reconduction en avril 2006 de l’engagement financier de la chambre de commerce et d’industrie pour une nouvelle période triennale est contraire aux lignes directrices communautaires du 9/12/2005 sur les aides au démarrage pour les compagnies aériennes au départ d’aéroports régionaux (2005/C312/01) qui prévoient notamment que les aides au démarrage doivent être dégressives et accordées pour une durée maximale de 3 ans. » Gil Roy, estime quant à lui sur le site Aérobuzz que la CCI aurait versé 12 € par passager, soit environ 2,2 M€ en 2006. En novembre 2010, un article de Sud-Ouest "Ryanair ne veut pas voler seul " informe sur la nature des demandes de Ryanair. On y apprend notamment que « la compagnie irlandaise low-cost a sollicité un soutien financier auprès du Conseil général et de la Communauté d’agglomération rochelaise (CdA). La même somme - soit 56 000 euros - est demandée à chacun. La subvention totale payée indirectement par l’aéroport s’élèverait alors à 269 000 € pour l’ensemble des lignes. Cette subvention a augmenté d’un peu moins de 100 000 € par rapport à l’année précédente. »

     

      Le 12 décembre 2010, le Parti de Gauche interpellait l'ensemble des Conseillers Généraux de Charente Maritime pour leur demander de s'opposer au financement d'une ligne Ryanair " La Rochelle-Porto ".[1]
       

      Le 17 décembre, le Conseil Général a refusé cette subvention à Ryanair, évitant ainsi une nouvelle ponction dans les poches des contribuables Charentais Maritimes.[2]

       

      Mais ce ne fût que partie remise ! Les subventions reprirent de plus belle !

       

       

      - Tout cela a valu à l'aéroport de la Rochelle-île de Ré d'être montré du doigt

      «  L’aéroport de La Rochelle est-il mal géré ? » titrait le journal Sud-Ouest du 22/10/2016 :

      « Déficit, low-cost, irrégularités… La Chambre régionale des comptes a passé la gestion de la Chambre de commerce et d’industrie au crible Pour Robert Butel, qui préside la chambre consulaire, la réponse est catégoriquement « non ».... MAIS... la question, ce sont les « sages » de la Chambre régionale des comptes de Nouvelle-Aquitaine qui la soulèvent entre les lignes du rapport qui a été publié sur son site Internet.


      La question méritait en effet d'être posée pour la CCI qui gère cette structure aéroportuaire et qui, après avoir le 30 juillet 2014, accordé 489 200 € à Ryanair Limited, à Dublin, pour de la publicité en ligne....  accusait 7,96 millions d’euros de pertes.

       

      Avec des chiffres conséquents à la clé :

      • 7,96 millions d’euros, par exemple : c’est le montant cumulé des pertes d’exploitation de l’aéroport entre 2006 et 2014 ;
      • 10,46 millions, aussi : le montant des aides financières versées aux compagnies aériennes pour qu’elles desservent La Rochelle.
      • A noter que la CCI a reçu 3,55 millions des collectivités locales (Communauté d’agglo de La Rochelle et Conseil général surtout) pour l’aider à payer. Ryanair se taillant la part du lion en recevant, à elle seule, 7,66 millions d’euros soit plus de 6 € par passager transporté. »
        Source : Rapport de février 2017 Caractéristiques des principaux aéroports de la région Nouvelle Aquitaine

        Source : Rapport de février 2017 Caractéristiques des principaux aéroports de la région Nouvelle Aquitaine

        - Et pourtant, sur La Rochelle-île de Ré ils n'ont de cesse d'en redemander !

        Ainsi, après la réforme des régions, début 2017, les aéroports (déficitaires) de la Nouvelle-Aquitaine ont été dans l’attente d’une décision stratégique du Conseil régional qui entendait « réfléchir avant de payer ».

         

        Cette situation a été vécue comme une menace à La Rochelle, où la gestion de l’aéroport est sur le point de passer sous le contrôle d’un syndicat mixte dans lequel le Département de la Charente-Maritime et la Communauté d’agglomération rochelaise souhaitent continuer à entendre tomber les espèces sonnantes et trébuchantes pour financer les compagnies low-cost. [5] fruit des politiques de dérégulation du transport aérienne des gouvernements successifs, tout en entretenant une concurrence aérienne déloyale.

         

        Face à la dilapidation des fonds publics, des réactions modestes commencent à se manifester parmi les élus rochelais !

         

        En la matière je soutiens totalement les propos tenus par l'élu de la majorité municipale rochelaise Jean Marc Soubeste le jeudi 25 janvier 2017 au conseil communautaire de la CDA de La Rochelle :

         

        «  Faut il encore une fois subventionner l'aéroport de La Rochelle Ré ?
        La question était à l'ordre du jour du Conseil communautaire d'hier soir :
        Depuis que je siège (2014 NDLR) dans ce Conseil communautaire c'est au moins La 5 éme délibération pour subventionner l'aéroport de La Rochelle Île de Ré que nous examinons :
        411 000 euros en décembre 2015, 320 000 euros en juin 2016 sans parler du soutien financier à la ligne La Rochelle Lyon..


        Bien sûr ce n'est pas nouveau : par exemple entre 2002 et 2005 ce sont plus de 3 millions d'euros que les différentes collectivités ont attribué à la CCI pour compenser le déficit d'exploitation de cet aéroport...malgré une progression du trafic.
        L'an dernier ici même nous avions été plusieurs élus à nous interroger sur l'utilisation de ces sommes et leurs justification. On peut regretter qu'aucun document complémentaire ne soit alors venu éclairer notre vote.


        Pour ma part, j'ai deux grandes interrogations :

        • La première porte sur la logique économique d'un modèle qui fait payer aux contribuables du territoire la course aux tarifs les plus bas possibles des compagnies low-cost ? Le département et La CDA vont contribuer à hauteur de 600 000 euros chacun soit 1,2M. Le calcul est simple : 240 000 passagers ....il suffirait d'une augmentation de 5 euros par passager pour atteindre un équilibre. Thomas juin, Directeur de l'aéroport déclarait que " depuis trois ans les aéroports se livrent une bataille pour être les plus attractifs et avoir les coûts les plus bas pour que les compagnies puissent venir se poser". Sommes nous vraiment dans notre rôle en participant à la mise en concurrence de territoires qui se situent pour beaucoup dans la nouvelle grande région ? Je ne le crois pas.

         

        • La second interrogation concerne la cohérence de nos politiques : A quoi cela sert il de s'engager fortement dans la réduction des émissions de CO2 à travers des documents d'urbanisme, des politiques de mobilité quand on a pour ambition de doubler le trafic aérien sur notre territoire à l'horizon 2020 ?

        Aussi, je trouve regrettable que cette délibération ne soit pas adossée à trois engagements :
        - celui d'une information du Conseil quant aux montants des sommes attribuées à L'aéroport et à leurs utilisations
        - celui de réaliser une étude indépendante sur l'importance des retombées économiques de l'aéroport au delà d'une simple multiplication du nombre de passagers par un panier moyen de dépenses.
        - engagement enfin sur une réflexion stratégique d'aménagement du territoire et de développement économique intégrant l'arrivée d'un TGV à plus grande vitesse, intégrant la modernisation de la ligne Bordeaux Nantes qui va nous rapprocher de deux grands aéroports métropolitains, intégrant l'évolution nécessaire vers une relocalisation des activités et la réduction des émissions de CO2.


        Voilà pourquoi cher collègue je ne voterai pas cette subvention. »

         

        • En 2014, 86% du trafic de La Rochelle-île de Ré était assuré par des compagnies bas-coûts... financées à coups de fonds publics[3] dont 400 000€ par an de la région[5] qui s'ajoutent aux subvention du département de la CDA de La Rochelle..
        • Hors du trafic low-cost, cet aéroport n'a aucune justification (en 2015 sur les 210 000 passagers seulement  29 400 n'étaient pas clients de compagnies à bas-coûts)
        • Et la CCI de La Rochelle poursuit cette politique multipliant les dessertes[7] en visant, (toujours au frais du contribuable) que la fréquentation du site aéroportuaire monte à 400 000 passagers, soit pratiquement le double d’aujourd’hui[6].... donc au moins le DOUBLE DE SUBVENTION PUBLIQUE. STOP !

         

         

        - Car au delà des propos de l'élu que j'approuve, c'est bien la pertinence même de l'existence de cet aéroport qui est posée dans le cadre du maillage national

        A La Rochelle aussi.... Mon aéroport, mon aéroport !
        La France avec 144 aéroports est championne européenne toutes plateformes confondues du nombre d'aéroports par habitant.....

         

        • France : 1 aéroport pour 358 000  habitants[4]
        • Royaume uni : 1 aéroport pour 1.2 million d'habitants (3 fois moins)[4]
        • Allemagne : 1 aéroport pour 4,3 millions d'habitants (12 fois moins)[4]

        Vivent-ils moins bien ?


        La cour des comptes évalue à 800 000 passagers annuels le seuil de rentabilité d'un aéroport.

        • En France seuls 15 aéroports hors Paris atteignent ce seuil.[4]
        • Proche de nous, seuls Nantes et Bordeaux dépassent ce seuil.
        • Pour l'atteindre la Rochelle devrait multiplier son trafic par 4.... Impensable pour cet aéroport urbain


        Ces 144 aéroports sont au service de QUI , des populations locales ?
        Alors que l'ensemble de la population subventionne largement des compagnies low-cost qui s'assoient sur la législation sociale, seule une minorité y a accès !
        En définitive, nombre d'aéroports coûtent cher et ne servent quasiment à rien si ce n'est à une infime clientèle " d'affaire " masquée derrière du bas coût massif.

         

        Considérant qu'il y trop d'aéroports en France, le Point soulignait en mars 2016 que : «  la présence d'un aéroport pouvant accueillir des vols internationaux figure souvent parmi les trois premières questions lors des audits des grands groupes. D'où l'acharnement de nombreux élus quand il est question du maintien de l'activité aéroportuaire.... »  au frais des contribuable.

         

         

        - Rien ne justifie de maintenir et développer des aéroports à moins de 200 km l'un de l'autre

        Les critiques quant au nombre d'aéroports viennent, aujourd'hui, du secteur aérien lui-même L'ECHO touristique s'en faisant, en 2014, le porte-parole en soulignant :

        «  Le Board of Airlines Represantatives (Bar)[8] en France dénonçait récemment le "nombre pléthorique d’aéroports en France dont les coûts sont finalement supportés par les compagnies aériennes opérant en France sans bénéfice pour le transport aérien dans son ensemble.

        Il y a 84 aéroports en France métropolitaine qui ont des passagers commerciaux. 66 se répartissent environ 4,3% du trafic français.... et 40 aéroports représentent moins de 0,3% du trafic soit environ 300 000 passagers", précise Jean-Pierre Sauvage, président du Bar France ". »

         

        Si l'on peut discuter de la notion «  les coûts sont finalement supportés par les compagnies aériennes » quant on sait le coup pour les contribuables des subventions accordées au low-cost, il n'en demeure pas moins vrai que cette prise de position ne manque pas d'interpeller.

         
        Dans le débat en cours, il reste il argument de poids développé par le journal Le Point qui, en mars 2016 développe, a juste titre, que : «  ...la carte aéronautique française doit toujours être superposée à celle du ferroviaire... » précisant :

        «   Ces transporteurs à la recherche des moins-disants pour les prestations au sol suscitent la concurrence entre aéroports. Mais la carte aéronautique française doit toujours être superposée à celle du ferroviaire. Des lignes aériennes (Paris-Lille, Paris-Nantes, Paris-Lyon, Paris-Strasbourg, etc.) sont mortes ou mourantes avec l'arrivée du TGV. D'autres, dont des transversales, sont menacées avec l'ouverture intégrale à grande vitesse de Paris-Strasbourg, Paris-Rennes et Paris-Bordeaux d'ici à 2017. Quid de l'avenir d'un vol Poitiers-Lyon quand Poitiers-Paris-Lyon est parcouru à 300 km/h sur le rail ? »

         

        Analyse pertinente à développer quand un aéroport comme celui de La Rochelle-île de Ré est situé à :

        • moins de 2h de route et 190 km de l'aéroport de Bordeaux Mérignac
        • moins de 2h de route et 150 km de l'aéroport de Nantes Atlantique

        deux localités reliées par le rail à la Rochelle

         

         

        - Maintenir des aéroports à de si courtes distances les uns des autres est une démarche à contre-courant du sens de l’histoire.
        Les transports collectifs répondent mal aux besoins. Ils n’apparaissent pas comme une alternative crédible à la voiture particulière.

         

        La priorité doit aller à la réduction des impacts négatifs des transports en matière de consommation d’énergie, de climat, de santé et de sécurité.

         

        Plutôt que de combler le tonneau sans fond des "déficits" aéoportuaires , utilisons l'argent public pour développer des moyens de transports intercités alternatifs, n'utilisant pas d'énergie fossile, plus efficaces, comme par exemple :

        • électrifier les lignes SNCF desservant Nantes et Bordeaux depuis La Rochelle ;
        • passer ces dessertes ferroviaires en cadencement à 160 km/H ;
        • les équiper avec du matériel moderne

        et permettre de desservir ces aéroports dans des conditions dignes de ce nom.

         

        Certes des travaux sont entrepris, mais c'est sans commune mesure face aux moyens à mettre en œuvre pour répondre aux enjeux de déplacements des populations et de lutte contre les moyens de transports émetteurs de gaz a effet de serre.
        .

         

        • Oui les aéroports sont trop nombreux en France !
        • Oui, rien ne justifie les aéroports de La Rochelle, Rochefort, Poitiers...... !
        • Or, si pour que Bordeaux ou Nantes apparaissent comme une alternative crédible il y a urgence à mettre en œuvre une autre politique de transport du national au local, des choix peuvent, sans attendre, être fait de la région Nouvelle Aquitaine... à la CDA de la Rochelle :

        - permettant de s'inscrire dans une politique de transports collectifs répondant mieux aux besoins notamment dans les liaisons intercités.

        - ne serais-ce qu'en cessant d'arroser de fonds publics les compagnies low-cost ce qui alimente  la dérégulation du trafic aérien et le dumping social !

         

        Pour ça il faut que cela devienne l'affaire des citoyens.... et qu'il y ait d'autres majorités politiques à tous les niveaux !

         

         

        Note :

        [1] STOP ! Ryanair ne doit plus s'enrichir sur le dos des contribuables de Charente-Maritime

        [2] Première Victoire contre Ryanair en Charente Maritime !

        [3] Rapport de février 2017 Caractéristiques des principaux aéroports de la région Nouvelle Aquitaine

        [4] Paris Match : Y a-t-il trop d'aéroports en France ?

        [5] Ces aéroports déficitaires, suspendus à la Région Nouvelle-Aquitaine

        [6] À l’horizon 2020, la CCI de La Rochelle veut que la fréquentation du site aéroportuaire monte à 400 000 passagers, soit pratiquement le double d’aujourd’hui

        [7] Nouvelle ligne aérienne entre La Rochelle et Leeds

        [8] BAR France, « Board of Airlines Representatives », est une association loi 1901 qui regroupe les directeurs généraux représentants pour la France des compagnies aériennes, quelle que soit leur nationalité, exerçant une activité en France. BAR France a pour objectif d’être l’interlocuteur des pouvoirs publics et des partenaires économiques dans l’ensemble des domaines du transport aérien en France.

         

        Pour en savoir plus :

        - Pourquoi il y a trop d'aéroports en France

        - 13 mai 2008 ... La chambre régionale des comptes de Poitou-Charentes a adressé un rapport d'observations sur les aides à la compagnie Ryanair lors de la reprise de la liaison

        - La France compte un trop grand nombre de petits aéroports régionaux déficitaires

        - L'ECHO Touristique : Il y a trop d'aéroports en France

        - Rapport sur le maillage aéroportuaire français février 2017

        - Aéroport de La Rochelle-île de Ré : le trafic en hausse d’1,91% en 2016

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        5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 20:20
        Remunicipalisation : Villes et citoyens tentent, malgré l’austérité, d’inventer les services publics d’avenir

        Eau, énergie, restauration scolaire, transport… Une vague mondiale de remunicipalisation est en cours, comme le révèle notre rapport À la reconquête des services publics. Comment villes et citoyens tournent la page de la privatisation. Objectifs : mieux répondre aux besoins réels des citoyens et usagers, mener des politiques sociales et écologiques plus ambitieuses, et ne plus ponctionner les budgets publics au profit des logiques de rentabilité et d’expansion des multinationales. Celles-ci tentent d’entraver cette lame de fond, avec le concours de gouvernements conservateurs qui édictent des lois interdisant ces remunicipalisations. Un nouveau chapitre des services publics, et des luttes politiques, sociales et écologiques est en train de s’écrire.

         

        Sources : Basta www.bastamag.net par Olivier Petitjean

        « Vous seriez pardonné, surtout si vous vivez en Europe, de penser que les services publics sont par nature coûteux, inefficaces, un peu dépassés, et très difficiles à réformer pour les adapter aux défis actuels… » Ainsi commence le nouveau rapport sur la remunicipalisation des services publics que publie aujourd’hui l’Observatoire des multinationales avec le Transnational Institute et d’autres partenaires internationaux, notamment issus du monde syndical [1]. À écouter une grande partie des médias, des hommes politiques et des prétendus experts, les services publics seraient entrés dans une phase de déclin irréversible, et devraient inévitablement laisser une place toujours grande au secteur privé et à sa logique de profits.

         

        Pourtant, derrière le voile des discours dominants, une toute autre histoire est en train de s’écrire. Un peu partout, notamment en Europe, des élus et des groupes de citoyens ont choisi de partir à la reconquête de leurs services publics, principalement au niveau local, pour en défendre les valeurs et pour concrétiser leurs aspirations démocratiques, sociales et environnementales. Ce sont ces histoires, insuffisamment connues, que notre petit livre À la reconquête des services publics. Comment villes et citoyens tournent la page de la privatisation met en avant.

         

         

        -

        Eau, énergie, transport, cantines scolaires, services sociaux : ce qui peut être remunicipalisé

        En France, la remunicipalisation de l’eau s’est amplifiée, avec, depuis 15 ans, au moins une cinquantaine de villes de gauche comme de droite, de Paris à Grenoble, de Rennes à Nice, qui ont repris directement en main leur gestion de l’eau (Lire à ce sujet : Comment Paris a repris le contrôle de son service de l'eau). En Allemagne, un vaste mouvement de remunicipalisation de la production et de la distribution d’électricité, via des coopératives ou des entreprises municipales, est en cours, dans le cadre de l’Energiewende (la transition énergétique). Le phénomène va bien au-delà de ces deux secteurs emblématiques.

         

        En Norvège, où les élections municipales de 2015 ont amené au pouvoir dans de nombreuses villes des coalitions « rouge-rose-vert », les équipes nouvellement élues travaillent avec les syndicats pour faire repasser les services sanitaires et sociaux municipaux sous l’égide du public. En Grande-Bretagne, Jeremy Corbyn et le Labour sont passés près d’une victoire inattendue lors des dernières élections en faisant campagne contre l’austérité et en proposant la renationalisation de la poste, du rail, de l’eau et d’une partie du secteur de l’énergie. Des villes comme Nottingham, Leeds ou Bristol – et peut-être demain Londres – ont créé des fournisseurs d’énergie municipaux pour combattre une précarité énergétique galopante et favoriser les énergies renouvelables. En Espagne, de nombreuses villes conquises en 2015 par des coalitions citoyennes se lancent aujourd’hui dans des remunicipalisations tous azimuts, comme Barcelone qui a remunicipalisé crèches, services sociaux et services funéraires, créé une entreprise municipale d’énergie et vise désormais à reprendre le contrôle de son eau.

         

         

        -

        « Une tendance de fond qui va se poursuivre »

        Hors d’Europe, des collectivités nord-américaines comme l’île de Kauai, à Hawaii, ou Boulder, dans le Colorado, se sont elles aussi engagées dans la création de nouvelles entreprises publiques locales pour répondre à la crise climatique. En Inde même, le gouvernement de la capitale Delhi a créé un vaste programme de nouvelles cliniques publiques pour assurer l’accès aux soins des plus pauvres, auparavant livrés aux coûts exorbitants des médecins privés ou aux charlatans.

         

        En France, la remunicipalisation touche des secteurs nouveaux, comme celui des transports publics. « Depuis une dizaine d’années, une trentaine de collectivités françaises sont passées de la gestion privée à la gestion publique de leurs transports, et presque aucune n’a pris le chemin inverse, explique Arnaud Rabier, secrétaire général d’Agir Transports, une association française qui regroupe opérateurs publics de transport et petits opérateurs privés locaux. C’est une tendance de fond qui va se poursuivre. » Les cantines scolaires sont également concernées : le retour en gestion publique directe va souvent de pair avec le souhait de privilégier une alimentation locale et biologique, et plus généralement de mieux contrôler le prix, la teneur et la qualité des repas servis aux enfants – une question de plus en plus sensible économiquement et culturellement en France aujourd’hui.

         

         

        -

        Atteindre des objectifs sociaux et environnementaux

        Le rapport À la reconquête des services publics recense 835 cas de remunicipalisation dans le monde. La liste, issue d’un travail de recensement auquel ont contribué de nombreux syndicats européens, n’est pas exhaustive, mais suggère que quelque chose est bien en train de se passer. Ces « remunicipalisations » – un terme qui englobe aussi la création de nouveaux services publics municipaux – sont diverses dans leur échelle et dans leurs motivations. Certaines visent surtout à économiser de l’argent ou à mettre fin à des abus de la part des prestataires ; d’autres à assurer un service abordable et accessible à tous ; d’autres encore à agir sur l’économie locale ou à atteindre des objectifs environnementaux et climatiques (lire aussi : Ces " zones libres " en Europe qui privilégient les alternatives locales au néolibéralisme global).

         

        Selon les secteurs et les pays, ces remunicipalisations incarnent soit des mouvements émergents mais encore en partie marginaux, soit des tendances de fond qui contribuent à transformer profondément les services en question, comme celle de l’énergie en Allemagne (lire : des fournisseurs d'énergie publics, locaux, écolos et rentables... mais interdits en France !). Mais le message général est clair : il y a une alternative à toujours plus d’austérité, toujours plus de pouvoir pour le secteur privé, et à des tarifs toujours plus élevés pour un service toujours plus dégradé.

         

         

        -

        L’obstacle de l’austérité budgétaire

        Le réseau Energy Cities des villes pour la transition énergétique vient également de publier un rapport sur la remunicipalisation de l'énergie. « Les élus locaux sont de plus en plus nombreux à venir nous voir pour nous demander comment remunicipaliser, témoigne Claire Roumet, directrice d’Energy Cities. La question n’est même plus pour eux de savoir si cela fait sens d’un point de vue économique ou d’un point de vue environnemental. Ils en sont déjà convaincus. La question est comment faire, face aux entreprises privées et à la réglementation en vigueur. »

         

        Bien entendu, la remunicipalisation n’est pas une solution miracle. La gestion publique n’est pas nécessairement meilleure pour les usagers-citoyens et les travailleurs des secteurs concernés, s’ils n’y sont pas véritablement associés. Et peut même se révéler source de corruption si cette gestion n’est pas contrôlée. Le phénomène n’en correspond pas moins à des tendances de fond. Le contexte actuel d’austérité constitue à l’évidence un obstacle majeur, comme à Grenoble où des projets ambitieux de développement des services publics locaux portés par la municipalité d’Éric Piolle doivent composer avec la réduction des dotations de l’État.

         

        Cette austérité est aussi une incitation pour les élus, confrontés à la réalité du terrain et aux besoins réels des gens, à repenser totalement l’organisation de leurs services publics. Les ponctions financières qu’implique le recours au secteur privé - pour rémunérer actionnaires, dirigeants, auditeurs, consultants ou avocats – apparaissent de moins en moins acceptables. La plupart des secteurs concernés se caractérisent par des situations monopolistiques ou oligopolistiques qui poussent certains décideurs, même dans les rangs des modérés ou des conservateurs, à privilégier l’option de la gestion publique… au nom de la concurrence. Enfin, « l’innovation » et « l’efficacité » dont se gargarisent les champions du secteur privé apparaissent de plus en plus pour ce qu’elles sont souvent : une affaire de réduction drastique des coûts et des dépenses, dont souffrent d’abord les employés des services, puis les usagers.

         

         

        -

        « Un levier essentiel pour conduire nos villes sur le chemin de la sobriété énergétique »

        On peut aussi se demander si les modèles économiques et techniques portés traditionnellement par les multinationales des services publics ne sont pas dépassés. Une des conclusions les plus frappantes de notre rapport est que la remunicipalisation va de plus en plus souvent de pair avec des objectifs d’adaptation au changement climatique et de relocalisation de l’économie, qui s’opposent aux solutions technologiques et aux infrastructures lourdes proposées par les multinationales. C’est le cas bien entendu dans le secteur de l’énergie, où la vague de remunicipalisation allemande accompagne l’émergence de systèmes énergétiques plus décentralisés.

         

        « La reprise en main des services publics locaux par les élus dans des domaines aussi essentiels que l’eau ou l’énergie est un enjeu démocratique majeur. Face au changement climatique, c’est aussi un levier essentiel pour conduire nos villes sur le chemin de la sobriété énergétique, du développement des énergies renouvelables, de la protection de la ressource et du droit à l’eau », explique Célia Blauel, adjointe à la maire de Paris en charge de l’environnement, du plan climat et de l’eau, et présidente de l’opérateur remunicipalisé Eau de Paris.

         

         

        -

        Filières locales pour les cantines et objectif « zéro déchets »

        Les tendances sont similaires dans des secteurs comme celui des déchets ou de la restauration scolaire. Le modèle commercial des entreprises qui approvisionnent les cantines, comme Sodexo ou Elior, reposent traditionnellement sur l’agriculture industrielle et les chaînes d’approvisionnement longues. Elles tentent de s’adapter en proposant elles-aussi une alimentation plus locale, avec une plus grande part d’aliments bio. Dans d’autres secteurs comme celui des déchets, en revanche, les modèles économiques privés – reposant sur la maximisation des volumes, la mise en décharge ou l’incinération – semblent incompatibles avec les enjeux actuels de réduction drastique des déchets.

         

        « Lorsque l’on étudie les meilleurs exemples de politiques “zéro déchet” locales, on constate que l’un des facteurs de succès est l’alignement des objectifs et des intérêts entre les décideurs publics et les opérateurs en charge de la collecte et du traitement, explique ainsi Flore Berlingen, directrice de Zero Waste France. Tant que le modèle de rémunération des opérateurs privés sera basé sur la tonne de déchets traités, une politique zéro déchet sera difficilement compatible avec une gestion privée, car il y aura une divergence profonde d’intérêts entre la collectivité locale et son prestataire. »

         

         

        -

        Quand le public finance l’expansion internationale du privé

        La privatisation des services publics fait partie des « spécialités » que l’économie française – avec l’industrie de l’armement, l’énergie nucléaire ou la spéculation bancaire – propose au monde. Veolia et Suez dans le secteur de l’eau et des déchets, Sodexo et Elior dans celui de la restauration, EDF et Engie dans celui de l’énergie, RATP Dev, Keolis et Transdev dans celui des transports, Atos et Sopra-Steria dans celui de la sous-traitance administrative, sans parler de la place de groupes comme Vinci ou Bouygues dans le secteur des infrastructures. Une bonne partie de nos « champions nationaux » sont des champions de la privatisation, même si, paradoxalement, une bonne partie d’entre eux comptent l’État français parmi leurs actionnaires majoritaires ou principaux.

         

        C’est probablement dans le secteur des transports que ce mélange des genres est le plus visible. Les trois principales multinationales qui se disputent les contrats de privatisation de transports publics au niveau international sont trois groupes sous le contrôle indirect de l’État français : RATP Dev est une filiale de la RATP, Keolis de la SNCF, et Transdev a pour l’actionnaire principal la Caisse des dépôts et consignations... Ces groupes ont pour point commun d’avoir d’abord construit leur modèle économique en France, avant de l’exporter au niveau international. La tendance actuelle à la remunicipalisation, et plus généralement à la baisse de prix à laquelle ils sont de plus en plus obligés de consentir, pourrait saper ce modèle. « Je ne vois pas pourquoi les collectivités françaises devraient continuer à financer l’expansion internationale de ces grands groupes », souligne un acteur du secteur des transports.

         

        - La remunicipalisation transcende les divisions partisanes

        Peu nombreuses restent pourtant les villes françaises qui, à l’instar de Grenoble, ont fait de la remunicipalisation et du développement des services publics locaux une stratégie politique explicite. Les mouvements citoyens et partis de gauche qui ont conquis un grand nombre de villes espagnoles lors des municipales de 2015 ont elles aussi fait de la remunicipalisation un de leurs principaux chevaux de bataille, dans une optique de lutte contre la corruption et d’accès aux services essentiels. Elle est également centrale dans la vision « municipaliste » promue entre autres par la municipalité de Barcelone, qui vient d’organiser un sommet international de « villes sans peur » (Lire notre reportage).

         

        Le mouvement de remunicipalisation transcende souvent les divisions partisanes. Dans certains secteurs, elle est très peu politisée. « La remunicipalisation dans le secteur des transports n’a rien à voir avec des clivages politiques, souligne ainsi Arnaud Rabier. Les collectivités n’ont plus besoin de l’expertise et de l’innovation des groupes privés comme dans les années 1980 ; elles peuvent désormais gérer elles-mêmes leur outil à moindre coût, avec la souplesse nécessaire, alors que les contrats de délégation de service public sont souvent des carcans. » Dirigée par le très droitier Christian Estrosi (LR), l’agglomération de Nice a remunicipalisé ses transports en commun, ses cantines et son eau, ainsi que le festival de jazz et le marché de gros de la ville. D’autres villes se sont engagées dans des politiques de remunicipalisation ambitieuses, mais sans fanfare, comme l’agglomération de Briançon (divers-gauche) qui a récupéré la gestion de son eau et de ses déchets, tout en développant un service local de l’énergie (lire notre reportage).

         

         

        Des- lois pour interdire les remunicipalisations s’ajoutent aux entraves des multinationales

        Quel est le point commun entre ces expériences politiques ? Est-ce une forme de réaffirmation du niveau local, à la fois contre l’économie financiarisée et déterritorialisée des multinationales et contre les échelons national et européen ? De nombreuses villes européennes engagées dans la remunicipalisation se caractérisent par leur relation conflictuelle avec les gouvernements nationaux et les politiques de réductions budgétaires et de privatisation qui leur sont imposées. De l’autre côté de l’Atlantique, collectivités et groupes de citoyens voient dans la création d’entreprises énergétiques locales le moyen de contourner l’obstruction du gouvernement fédéral de Donald Trump en matière climatique.

         

        Des gouvernements, souvent de droite, cherchent aussi délibérément à empêcher les remunicipalisations. En Espagne, les conservateurs ont introduit des lois interdisant purement et simplement la création de nouvelles entreprises publiques locales et rendant difficile pour une municipalité de reprendre les employés d’un prestataire privé. Le ministère espagnol de l’Intérieur a même décidé de poursuivre la ville de Valladolid en justice, aux côtés de l’entreprise privée et des lobbys patronaux, parce qu’elle avait remunicipalisé son eau. En Grande-Bretagne également, le Parlement a récemment voté une loi interdisant aux villes de créer de nouvelles compagnies publiques de bus.

         

         

        - Un nouveau chapitre pour les luttes politiques, sociales et écologiques

        À ces contraintes nationales s’ajoutent les règles européennes, et la menace des traités de libre-échange et de leurs clauses de protection des investisseurs. Au moins 20 procédures en arbitrage international privé – les fameux ISDS associés aux projets de traités comme le TAFTA et le CETA – ont déjà été initiées contre des villes ou des États ayant repris en main leurs services publics. Dernier exemple en date : lorsque Vilnius, la capitale lituanienne, n’a pas souhaité renouveler le contrat de concession de son chauffage urbain qui la liait à Veolia, le groupe français a répliqué par au moins deux procédures ISDS à Washington et Stockholm, en réclamant au moins 300 millions d’euros de compensation.

         

        Si la vague de remunicipalisation est réelle, elle s’inscrit donc aussi dans un rapport de forces difficile pour les villes. C’est pourquoi elles sont de plus en plus tentées d’unir leurs forces, au moins dans le cadre de réseaux de collaboration technique, et pour certaines dans le cadre d’une « internationale des villes » telle que celle rêvée par Barcelone. En réécrivant l’avenir des services publics, ces villes et leurs citoyens ouvrent probablement un nouveau chapitre pour les luttes politiques, sociales et écologiques à venir.

         

        Pour en savoir plus :
        - Le
        résumé du rapport en français
        - Le rapport complet en anglais : Reclaiming Public Services. How Cities and Citizens Are Turning Back Privatisation

        - Régie de l’eau, autonomie énergétique, zéro déchet : quand villages et villes moyennes montrent la voie

        - Lutte contre la corruption, appropriation des biens communs : la révolution « municipaliste » qui vient

        - Rapport sur la remunicipalisation de l’énergie.

        - Comment Paris a repris le contrôle de son service public de l’eau

        - Ces « zones libres » en Europe qui privilégient les alternatives locales face au néolibéralisme global

        - Le contre exemple : " Les élus de Niort votent la gratuité des transports publics pour 2017 et le passage en DSP "

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        30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 17:33
        SO du 26-04-2017 (édition Abonnée) téléchargeable en bas de cet article

        SO du 26-04-2017 (édition Abonnée) téléchargeable en bas de cet article

        Source : par Patrice Leroux Insoumis de Nieul-sur-Mer

        Passons sur l’interdit de changer d’opinion au fil du temps et de l’expérience

        (« On l’avait connu plus…) et le retournement des « pudeurs de gazelle ».

        Passons sur le déni de démocratie imputé à Jean-Luc Mélenchon lorsqu’il en appelle au soutien d’un programme élaboré collectivement, et non au soutien de sa personne, par une mobilisation citoyenne raisonnée.

         

         

        - Ce sont là des facilités d’écriture.

        Mais que la démocratie ne soit qu’une « prétendue » démocratie lorsque les citoyens sont appelés à se prononcer (il s’agit de la consultation des Insoumis après le 1er tour) , c’est, certainement, ce que les initiateurs et fossoyeurs du référendum de 2005 sur le Traité Constitutionnel Européen  avaient en tête… une prétendue démocratie : « Laissons les se prononcer, nous ferons bien ensuite ce qui nous convient ».

         

        Que ce soit « à lui (JLM) en l’occurrence de montrer le chemin » selon monsieur Dive, nous remet en mémoire bien des « guides » qui en appelaient à être suivi sur leur seule autorité, à s’en remettre à eux seuls.

         

        Voilà la démocratie que l’on voudrait nous laisser. Eux, de leur autorité de sachants  décidant pour nous. Est-ce cela la démocratie républicaine ?

         

        Et voilà enfin qu’il est prêté à Jean-Luc Mélenchon « la dédiabolisation déjà largement entamée du Front National ».

         

        Mais sur quelles politiques libérales anti-sociales, sur quel terreau anti-démocratique, sous quelle oligarchie politique et financière, a bien pu prospérer l’idéologie de rejet et de haine de l’extrême droite française de triste mémoire.

         

         

        - Qui a accompagné, les doigts sur la couture du pantalon, les politiques de renoncements aux valeurs de la République ?

        Bien qu’il en déplaise à certains, il est fini le temps de l’alignement derrière un chef, un guide, advienne le temps de la conscience citoyenne et solidaire en action.

         

        Que s’achève le temps de la parole citoyenne muselée par l’oligarchie élective de la Vème République, que s’ouvre le temps de la parole citoyenne reconquise, dans la confrontation des projets, des différences qui n’interdit pas les solidarités.

         

        Que soir caduque le temps de la parole citoyenne confisquée et éteinte dans la fermeture idéologique, toujours totalisante, pour ne pas dire totalitaire, des partis.

         

        Que vienne l’ère de la raison, de la conscience, de la parole citoyenne retrouvée,

        « l’ère du peuple ».

         

        -------------------------

         

         

          - Éditorial de Bruno DIVE du 26 avril 2017 dans S.O.

         

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        27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 09:05
        CDA La Rochelle : CEP17 mobilise pour l'eau publique, la transparence de gestion et la baisse du prix

        Dans un article précédent daté du 16 janvier 2017 intitulé " Politique de l'eau sur La Rochelle et la CDA.... sortir de l'immobiliste, répondre aux questions et attentes ! " j'attirai l'attention sur la politique de l'eau à La Rochelle et la CDA.

         

        J'indiquais :
        - que sur la politique de l'eau à La Rochelle des engagement ont été pris.... mais que rien n'a bougé ;

        - que les usagers sont en droit d'exiger la transparence dans la gestion et doivent se mobiliser pour l'obtenir ;

        - que des rumeurs circulent selon lesquelles le budget de l'eau rochelais alimenterait le budget général de la ville et qu'il est urgent d'expliquer et de justifier à quoi correspondent effectivement  3.5 millions d'€ sur 5 ans de "  frais divers de gestion figurant dans les dépenses de fonctionnement  " ;

        - que la bataille de l'eau publique se mène aussi à l'échelle de la CDA de La Rochelle.

         

        J'exposais les doléances des associations CEP17 et  INDECOSA CGT

         

         

        - Face à l'immobilisme des élus locaux, aujourd'hui CEP17 en appelle aux citoyens par voie de pétition à signer ICI

         

        CDA La Rochelle : CEP17 mobilise pour l'eau publique, la transparence de gestion et la baisse du prix

         

        - ...et organise un forum pour une régie publique de l'eau sur la CDA de La Rochelle

        Réservez votre soirée du 23 mars 2017 à partir de 20h30 au CMA de Périgny 17180 ( Place des Droits de l'Homme ), avec la participation de Gabriel Amard, ancien président de la Régie publique des eaux de l'Essonne.

        CDA La Rochelle : CEP17 mobilise pour l'eau publique, la transparence de gestion et la baisse du prix

        -  L'eau en question à La Rochelle & CDA

        Entretien avec Daniel Vince Président de CEP17 et Claude Chauveau pour Indecosa CGT

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        16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 09:16
        Politique de l'eau sur La Rochelle et la CDA.... sortir de l'immobiliste, répondre aux questions et attentes !

        Sources : DURAND Eric et CEP17

        - Politique de l'eau à La Rochelle : des engagements... à la réalité !

        Il n'est pas inutile de rappeler que, annonçant la mise en oeuvre d'une promesse faite dans la campagne des municipales de 2014 par le candidat élu Maire Jean-François Fountaine, la lettre du service de la régie publique de l’Eau de la Ville de La Rochelle à l’adresse des abonnés n° 18 d’octobre 2014 comportait en éditorial le texte suivant  :

         

        ...« Vers une tarification écologique et solidaire de l’eau à La Rochelle…

        Le 28 juillet 2010, l’Organisation des Nations Unies dans sa résolution « l’eau bien commun de l’humanité », reconnait que le droit à l’eau potable et à l’assainissement est un droit de l’homme, essentiel à la pleine jouissance de la vie et à l’exercice de tous les droits.

        Conformément aux engagements qu’elle a pris devant les citoyens, la municipalité s’engage dans une réforme de la tarification de l’eau potable.

        Celle-ci passera par la mise en œuvre d’une tarification progressive pour les usagers domestiques : l’eau, selon qu’elle est vitale, utile ou simplement de confort n’aura pas le même prix. Ainsi, l’eau vitale sera gratuite alors que les consommations élevées seront un peu plus couteuses.

        Cette réforme nécessite une analyse préalable approfondie. Cette tarification utilisée pour d’autres villes ne peut être transposée sans adaptation au contexte rochelais.

        Dés cet automne un groupe de travail associant élus, techniciens, associations de consommateurs, professionnels, bailleurs sociaux, etc…. travaillera sur ce sujet. »

         

         

        Il va de soit qu’un tel programme, même s’il ne répondait pas à la totalité des attentes des usagers, des  préconisations de CEP17, ne pouvait que recevoir mon soutien tant il aurait pu évoluer par la concertation et permettre de déboucher sur des améliorations substantielles en matière de prix conformes aux attentes des familles rochelaises en commençant par les plus modestes....

         

         

        - Or 3 ans plus tard, ou en sommes nous ?

        Le moindre que l’on puisse dire c’est que pour les usagers de l’eau de la Rochelle.... RIEN N'A CHANGÉ !

        • Alors qu'une autre politique tarifaire est possible, La Rochelle reste une des villes de France en régie dont le prix de l'eau est des plus cher ;
        • Des rencontres ont eu lieu entre l'association CEP17 (qui milite pour une autre politique de l'eau) et la Régie, 2 ans et demi après les engagements publics, le groupe de travail  n’est toujours pas constitué ;
        • Les usagers ne sont toujours pas associés à la gestion de l’eau ;
        • Mettre en place une nouvelle tarification de l’eau, nécessite pour le moins une totale transparence comptable, une mise à plat  de la gestion passée pour mettre en évidence les possibilités financières à examiner en groupe de travail or, là aussi rien n’a bougé ! La gestion reste d’une opacité des plus contestable.

         

        - Les usagers sont en droit d'exiger la transparence dans la gestion et doivent se mobiliser pour l'obtenir !

        Petit rappel : en France " L'EAU PAIE L'EAU " !

        En effet, l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement ont un prix : il faut acheminer l’eau, la traiter, la distribuer et garantir sa qualité. Lorsque l’usager reçoit sa facture d’eau, elle ne peut correspondre qu’au service de l’eau, et lorsqu’il paie celle-ci, il ne paie que pour ce qui a trait au service de l’eau: protection de la ressource, répartition (Agences de l’eau), production et distribution, entretien des réseaux… ET RIEN D'AUTRE !

         

        Est-ce le cas à La Rochelle ?

        Des rumeurs circulent selon lesquelles le budget de l'eau rochelais alimenterait le budget général de la ville. Il est urgent d'expliquer et de justifier à quoi correspondent effectivement :

        • les 703 006€ de frais divers de gestion figurant dans les dépenses de fonctionnement 2011 ;
        • les 697 028€ de frais divers de gestion figurant dans les dépenses de fonctionnement 2012 ;
        • les 690 248€ de frais divers de gestion figurant dans les dépenses de fonctionnement 2013 ;
        • les 693 848€ de frais divers de gestion figurant dans les dépenses de fonctionnement 2014 ;
        • les 759 401€ de frais divers de gestion figurant dans les dépenses de fonctionnement 2015

        figurant dans les rapports de gestion annuels sur le prix et la qualité du service public de l’eau potable de la Régie publique de La Rochelle (soit 3.5 millions d'€ sur 5 ans, beaucoup plus que ce qu'aurait couté à la Régie la gratuité de l'abonnement pour les usagers domestiques).

         

        En définitive, ne cherche t-on pas à 'balader' les usagers et leurs représentants qui sont en droit de s'interroger : « et si l'immobilisme ne visait qu’a empêcher que la transparence soit faite sur le prix de l’eau et sur sa gestion à La Rochelle ? »

         

         

        - Lettre de CEP17 à J.F. Fountaine président de la régie publique de l'eau et Maire de La Rochelle

        C'est pour lever toutes ces interrogations et exiger des réponses que l'association CEP17 a écris à J.F. Fountaine président de la régie publique de l'eau de La Rochelle

         

        - La bataille de l'eau publique se mène aussi à l'échelle de la CDA de La Rochelle

        En effet, l'exigence d'une gestion publique de l'eau potable (donc au moindre coût pour les usagers), de sa production à son assainissement en passant par sa distribution est relancée avec la mise en oeuvre de la Loi Notre.

         

        Il n'est pas inutile de souligner que lors de la campagne des élections municipales de 2014, J.F. Fountaine (aujourd'hui président de la CDA de La Rochelle) s'était prononcé pour la création d'une régie publique de l'eau sur le territoire de la CDA, ce qui coïncidait pleinement avec les exigences des usagers et les conclusions des associations INDECOSA-CGT et CEP17, qui sont mobilisées sur ce dossier.

         

        Or aujourd'hui, selon la lecture qui est faite de la loi Notre, l'existence de la régie municipale de La Rochelle et de la concession de Châtelaillon sont en danger avec pour les usagers rochelais un grand risque de voir augmenter sensiblement le prix de l’eau.... alors même que la régie communautaire n'est pas mise en place !

         

         

        - Seule la mobilisation des rochelais empêchera que la Loi Notre se traduise par un recul

         (voir document de la gazette des communes ci dessous sur la Loi  Notre)

         

        -  C'est pour lever toutes ces interrogations et exiger des réponses que les associations CEP17 et INDECOSA-CGT ont écris à J.F. Fountaine président de la CDA de La Rochelle

         

        Pour en savoir plus :

        - mon dossier Politique de l'eau

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        7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 17:24
        Pompes funèbres rochelaises : un retour en régie publique s'impose !

        La SPL[1] continue à faire des remous dans le panier de crabe local... y compris sur le plan politique !

         

        Sources : liens en bas de page

        - Décembre 2011, la municipalité de gauche rochelaise décide de privatiser les pompes funèbres municipales

        Malgré l’opposition :

        - des élus Front de Gauche de la majorité municipale ;

        -  de la CGT des personnels territoriaux ;

        - du Parti de Gauche ;

        c’est par le biais d’une SPL (Société Publique Locale) que le maire PS de l'époque (Maxime Bono) et son équipe entendent opérer.

         

        C’est Marie-Lise Fleuret-Pagnoux (PRG) qui prend la responsabilité de ce dossier à la Mairie de La Rochelle jusqu'à son adoption le 12 décembre 20011 (les élus Front de gauche [communistes] ont voté contre)... pour ensuite reprèsenter la ville de la Rochelle au conseil d'administration de la SPL

        Pierre Malbosc, (PRG) en devient président.... on est entre amis !

         

         

        - Motif invoqué : se soumettre aux règles de la concurrence :

        Quelles sont donc les contraintes d'aujourd'hui qui légitimeraient ce changement au nom d'une plus grande souplesse et d'une modernisation de la gestion des services publics ?

        • Les règles qui régissent les marchés publics sont-elles si lourdes ? ne sont-elles pas justement les garants de la transparence ?
        • Les services municipaux rochelais n'ont-ils pas une réputation d'excellence ?
        • Les pompes funèbres sont bien un service public rendu aux usagers et non un commerce... qui a fait la preuve auprès de la population de sa fiabilité pour tous, même face à la concurrence.
        • Les régies publiques directes ne savent-elles pas être efficaces, réactives et sûres ?
        • Cette société privée source de profit, se ferait au détriment des usagers et au bénéfice de qui ?
        • Quant aux agents, ils relèveraient du droit privé, les futurs recrutements ne dépendraient plus du statut de la fonction publique territoriale.

         

        - Mais au fait, une SPL, c'est quoi ?

        Les SPL sont un outil au service de la privatisation des services publics et de la casse de l'emploi public.

        • Sociétés anonymes fonctionnant avec un conseil d'administration (composé d'élus avec rémunération es qualité d'actionnaires), les SPL sont régies par le droit privé.
        • Les salariés et leur gestion relèvent eux aussi du droit privé.
        • Ainsi, après avoir ouvert le service public aux contrats de type CDD et CDI, c'est une étape supplémentaire qui est franchie dans la casse du statut de fonctionnaire.
        • Désormais, pour gérer un service public, voilà un outil de plus pour faire exécuter ces missions de service public par des emplois de droit privé.
        • Elles sont aussi ;

          un outil au service de la casse des procédures publiques.

          - à l'origine de moins de démocratie, moins de proximité, moins de cogestion avec I'usager

         

        Pour en savoir plus sur les SPL[1]

         

         

        - Juin 2016 : coup de tonnerre dans le ciel serein de la SPL rochelaise de pompes funèbres !

        " Soupçon de parachute doré au Pompes funèbres publiques " titre Funéraire info et de pointer " les 280 000 € de provision pour le directeur des pompes funèbres en cas de départ... un parachute doré supposé"

         

        Pour la municipalité et les élus PRG dont Pierre Malbosc, président PRG de la SPL des pompes funèbres, la position est fort différente et justifie la provision par le fait que le directeur des pompes funèbres, n’étant pas salarié, n’a pas le droit aux indemnités de chômage.

         

        Si cette décision du conseil d'administration de la SPL - présidé par Pierre Malbosc (PRG), en présence de plusieurs élus de la majorité municipale - a par la suite été annulée, il n'en demeure pas moins vrai qu'elle est :

        • socialement inacceptable aux vues des sacrifices de toutes sortes imposés par l'équipe municipale en place aux personnels territoriaux et usagers ;
        • économiquement injustifiée pour la SPL alors même que l'argument invoquer par les élus PRG pour casser le service public et le passer en SPL... était la différence de coût avec la concurrence.
        • et que si les pompes funèbres étaient restées dans le giron public cette question ne se serait jamais posée !

         

        Voir des patrons, (y compris d'entreprises relevant du domaine public) s’attribuer ou se faire attribuer qui des bonus, qui des stock-options, qui des parachutes dorés, est proprement insupportable ! Cela doit changer !

         

         

        - Et aujourdhui ?

        • Selon le quotidien Sud-Ouest du 2 septembre Jean François Fountaine maire de La Rochelle a choisi de relativiser la portée des secousses de son mandat.
        • Et pourtant.... nouvelle secousse le 6 septembre avec la démission de l'élu chargé des finances qui règle ses comptes avec les radicaux de gauche.... et d'enfoncer le clou " Pour obtenir l'annulation de cette extravagante délibération, j'ai dû manifester mon opposition publiquement. Lors d'une réunion de municipalité en l'absence de Jean-François Fountaine et présidée par Marylise Fleuret-Pagnoux, elle-même et Pierre Malbosc ont essayé de justifier cette mesure. Après cela, je n'ai plus eu confiance en eux et je n'ai plus eu envie de faire partie de leur groupe. Le PRG monopolise toutes les fonctions, on a l'impression qu'ils gèrent pour leur confort. "

         

        Le PRG rochelais est au centre de tous les remous !

        • Qui en sera étonné ?.... Et personne n'a encore regardé sous les tuiles !
        • Et qu'y trouve t'on entre autre ?...
        • Christian Grimpret (autre PRG maire de Sainte-Soulle) fervent défenseur de la gestion privée de l'eau potable, ex président du Syndicat Nord (SIAE affilié à la SAUR), et aujourd'hui........ conseiller communautaire délégué en charge de l'eau à la CDA de La Rochelle avec mission de lancer les "études de préfiguration pour la prise en charge de la compétence distribution de l'eau" dans le cadre de la Loi NOTRE du 7 aout 2015 !

        le ver est dans la pomme... de futur remous en perspective..... !
        Qu'en dit Jean François Fountaine qui déclarait récemment "avoir choisi de relativiser la portée des secousses de son mandat ?"

         

         

        - Et les rochelais dans tout ça ?

        Les rochelais usagers des services publics n'ont pas à faire les frais des polémiques politiciennes entre les tenants de l'ancienne majorité (ditede gauche) et ceux de la nouvelle (dite aussi de gauche... mais dans laquelles les anciens sont opposants) !

        • Les uns ont créé la SPL (malgré le vote négatif des élus PCF Front de Gauche) ;
        • les autres non seulement ont laissé la situation en l'état mais ont voulu l'aggraver !

         

        La seule solution politique qui s'impose : c'est un retour en régie publique !

         

        Note :

        [1] «Les enjeux des Sociétés Publiques Locales (SPL) »

         

        Pour en savoir plus :

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        9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 16:35
        9 juin : mobilisation réussie des territoriaux rochelais

        A l'appel des syndicats SUD et CGT, les agents territoriaux de la communauté d'agglomération de La Rochelle se sont une nouvelle fois mobilisés contre la politique sociale de la municipalité.

         

        Tous les  services comme la médiathèque ou la voirie sont concernés par ce mouvement de grève. Il s'inscrit dans le cadre du conflit qui dure depuis plusieurs mois entre les agents territoriaux et la mairie de La Rochelle portant principalement sur la réorganisation du temps de travail et l'application des 35 heures hebdomadaires. Les agents territoriaux s'opposent à juste titre à la réorganisation des services voulue par Jean-François Fountaine (maire de La Rochelle et président de la CDA) qui, sous couvert des politiques d'austérité, comme de nombreux élus locaux de droite et "socialistes" souhaite augmenter leur temps de travail.... au détriment de l'emploi.

         

         

        - Rappel des raisons de la colère

         

        - A La Rochelle : pour les personnels territoriaux, deux semaines de congés en moins, c'est toujours NON !

        - La Rochelle : personnels territoriaux, les raisons de la colère !

         

        Les agents en grève dénoncent également les méthodes de management de la mairie, le non-remplacement des agents partant à la retraite, la perte de 9 jours de RTT et la réorganisation du service des concierges dans les écoles publiques. Une modification qui va conduire à supprimer les concierges dans chaque école en organisant un pool municipal ce qui va conduire à la suppression de leur logement de fonction.

         

         

        - Une mobilisation réussie

        • de nombreux services fermés ou en activité restreinte ;
        • plus de 600 manifestant-e-s ;

        Grâce à ces actions, l’après-midi, les syndicats ont été reçus par Mme Fleuret-Pagnoux, première adjointe, Mme Desveaux, Vice-Présidente à la CDA et Mr Milhiet, directeur de cabinet.

         

        Ils ont formulé la demande d’arrêt immédiat de toutes les discussions sur le temps de travail et l'ouverture de véritables discussions et négociations sur les conditions de travail (réorganisations, suppressions de postes, promos, souffrance au travail … tout ce que nous avons évoqué hier matin), la réponse est renvoyée au 20, la Mairie et la CDA prenant le risque d'une poursuite de la mob.ilisation d'ici là ! Inacceptable !

         

         

        - En conclusion : de nouvelles perspectives d'actions avec comme slogan...... ON LÂCHE RIEN !

        • Mobilisation le lundi 20 juin à 10h45 devant l’hôtel de ville (Comité technique de la Ville avec pour question à l’ordre du jour : notre temps de travail) ;
        • Mobilisation le lundi 20 juin à 13h45 devant l’hôtel de la CDA (Comité technique de la CDA avec la même question à l’ordre du jour).

         

        Pour en savoir plus :

        - La Rochelle : 400 agents territoriaux se font entendre

        - Agents territoriaux à La Rochelle : toujours dans l’impasse

        - "Mais vous voulez faire mes heures ?!" : le dircab du maire de La Rochelle se lâche

        - La Rochelle : la mairie propose plus d'argent et moins de repos aux agents territoriaux

        - Agglo de La Rochelle : la réforme du temps de travail sera-t-elle adoptée ?

        - La Rochelle : ambiance tendue au Conseil communautaire

        - Agglo de La Rochelle : la réforme du temps de travail des agents a été adoptée : "La CDA de La Rochelle vient d'adopter l'augmentation du temps de travail des territoriaux sans aucune négociation et sous protection de vigiles...Pours 38, contres 31, blancs 11. Le groupe de gauche a voté contre. Les élus de la majorité "de Gauche" de La Rochelle ont voté majoritairement pour. Les élus "Europe écologie les verts" (au moins ceux de La Rochelle) ont voté l'augmentation du temps de travail et l'ont même défendu (Brigitte Desvaux)."

        9 juin : mobilisation réussie des territoriaux rochelais
        9 juin : mobilisation réussie des territoriaux rochelais
        9 juin : mobilisation réussie des territoriaux rochelais
        9 juin : mobilisation réussie des territoriaux rochelais
        9 juin : mobilisation réussie des territoriaux rochelais
        9 juin : mobilisation réussie des territoriaux rochelais
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        9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 09:12
        Compteurs Linky : Les collectivités en seront bien propriétaires
        • Pour le Président du directoire d'ERDF, Linky n'est pas obligatoire !
        • Les communes ont leur mot à dire sur le changement des compteurs d’électricité parce qu’ils leur appartiennent. Du coup refuser un Linky est possible !
        • Qu'en pensent les membres de la majorité municipale rochelaise ?

         

        Sources : l'Humanité - le Parti de Gauche du Gard mis à jour le 22 mars 2017

        Electricité "le compteur qui communique arrive chez vous" titre Sud-Ouest. Pour l'Humanité, « Le compteur Linky est arrivé, avec lui de nombreuses questions » annonçant le début de leur déploiement, expliquant qu’il était difficile voire impossible de refuser l’installation de ce compteur controversé. La raison est, précisions-nous, « que les compteurs n’appartiennent pas aux « abonnés-clients » mais aux distributeurs (ERDF en étant le principal) ».

         

        Ça a généré un bon nombre de courriels des lecteurs, parmi eux celui d’un conseiller municipal de Saint-Macaire (Gironde). Leur intérêt est qu’ils posent tous la question de la propriété des compteurs d’électricité mais aussi de gaz et d’eau.

         

        Ce qui est certain est qu’ils ne sont pas la propriété des propriétaires ou locataires des lieux où ils sont installés. C’est ERDF ou un autre distributeur qui seraient donc propriétaires du compteur et qui pourraient ainsi y accéder (article 29 de la loi de transition énergétique du 17 août 2015) et changer le compteur existant pour un Linky (décret n° 2010-1022 du 31 août 2010).

         

        « Non, selon le courriel que nous a envoyé Stéphane Lhomme, conseiller municipal de Saint-Macaire. Les compteurs appartiennent aux collectivités locales (communes, intercommunalités) qui les concèdent à ERDF. Beaucoup d’entre elles l’ignorent. Les Linky appartiennent donc aux communes, c’est un fait avéré et non discuté. De ce fait cela pose la question du remplacement d’office des compteurs par ERDF, sans l’accord du propriétaire des lieux. »

         

        Cette information est confirmée par Charles Antoine Gautier, chef du département Energie de la FNCCR (fédération nationale des collectivités concédantes et régies). Dans un entretien à Maire Info, le journal de l’AMF (Association des Maires de France), il confirme que « les collectivités concédantes du réseau d’électricité sont propriétaires des compteurs actuels et des Linky qui commencent à se mettre en place. ERDF n’en est que le concessionnaire. »

         

        Linky_Poster_Danger_Stop_Compteur_Mouchard_Linky_Arnaque

         

        La raison de ce débat sur la propriété des compteurs Linky est due, selon lui, à un problème de financement que les communes ne peuvent assumer seules. Exact, sauf que c’est le consommateur qui va casquer. Car le CPL Linky a déjà la réputation d'être "le compteur qui va faire disjoncteur votre portefeuille".

         

         

        Rappelons que la pose du Linky et la dépose de l’ancien compteur sont gratuites, de même que le compteur lui-même. Cependant un décret du 31 août 2010 relatif aux dispositifs de comptage sur les réseaux publics d’électricité prévoit que le financement soit assuré par les consommateurs via le TURPE (tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité) à raison de 1 à 2 euros par mois prélevés sur les factures d’électricité… jusqu’à atteindre le coût du compteur Linky (de 120 à 240 euros).

         

        Sans oublier la CSPE (contribution au service public de l’électricité) qui est passé à 27 centimes d’euro par kWh le 1er janvier 2016 et qui sert aussi à financer ce type de dispositif.

         

         

        - Alors, ça change quoi pour les consommateurs que les communes soient propriétaires des compteurs ?

        Et bien, les conseils municipaux peuvent prendre une délibération s’opposant à l’installation de Linky chez les habitants avec leur appui… à l’exemple de Saint-Macaire qui a également refusé Gazpar, l’alter-égo de Linky pour le gaz. La délibération du conseil municipal de Saint-Macaire peut être lue avec intérêt en pièce jointe.

         

        Par ailleurs, la loi de transition énergétique ne sanctionne pas le refus individuel de changer son compteur existant contre un Linky. Il faut le savoir même si ERDF prévoit de la contourner.

         

        En effet, le conseiller municipal de Saint-Macaire révèle que « la CRE (commission de régulation de l’énergie) a prévu de taxer 19 euros HT par mois le relevé manuel des compteurs à tous ceux qui refusent Linky (dont le relevé se fait à distance). » C’est probablement illégal et davantage une menace qui ne manquera pas de faire l’objet de poursuite devant les tribunaux.

         

        En toile de fond, c’est la suppression ou la compression de nombreux emplois chez les distributeurs et les fournisseurs d’énergie et d’eau.

         

         

        - Usagers et élus peuvent-ils les refuser ?

        L’opposition des communes à l’installation des Linky prend de l’ampleur et la forme de délibérations. Est-ce légitime et légal ? Analyse jridique.

        Les usagers peuvent-ils refuser un Linky ? Pour en savoir plus, c'est ICI

         

         

        - Les usagers appelés à se mobiliser pour exiger des pouvoirs publics qu'ils arrêtent de déploiement du Linky

        Compteurs Linky : Les collectivités en seront bien propriétaires
        • Une pétition est à votre disposition, c'est ICI

         

         

        - Le président d'ERDF : Linky n'est PAS obligatoire

        Intervention très intéressante du président du directoire d'ERDF, Philippe MONLOUBOU, devant l'Assemblée Nationale le 2 février 2016, où on apprend de sa propre bouche que :

        1. le compteur Linky n'est pas obligatoire
        2. le Linky en zones de campagne utilisera des liaisons en radiofréquences, comme les Smart Meters américains, sources de nombreux dégâts matériels et sanitaires
        3. Les modules domestiques de visualisation fonctionneront en liaison par radiofréquences
        4. C'est le *marché*, et donc les intérêts des industriels, qui décidera des utilisations du Linky, et non l'intérêt des consommateurs
        5. L'objectif réel du Linky, derrière les allégations fantaisistes d'économie d'énergie et de meilleure maitrise de la consommation par le client , est de participer à l'installation de la "smart grid" qui se met en place au niveau mondial : tous les appareils connectés en permanence au réseau planétaire. Et Philippe MONLOUBOU est fier que sont entreprise soit "déjà un opérateur de Big Data, qui est une nécessité".

         

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        8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 09:34
        La Rochelle : Non à l'expulsion des organisations syndicales de la maison des syndicats

        Jean François Fountaine poursuit sa croisade croisade contre les salariés et leurs organisations syndicales.

         

        En effet, le Maire de La Rochelle persiste et signe et veut imposer aux organisations d’accepter un relogement en nous indiquant que de toute façon, nous serons expulsés de la maison des syndicats le 31 juillet 2016. Les organisations CGT – CFDT – FO – CFTC – CGC n’acceptent pas cette proposition, et vous demandent de vous mobiliser le 12 février à 11 heures pour défendre votre bourse du travail.

         

        Lors de ce rassemblement, nous remettrons en main propre au Maire notre réponse collective sur le refus d’intégrer ces locaux inadaptés qu’il nous propose, une conférence de presse aura lieu sur place.

         

        Vous trouverez en bas de page un lien vers un tract unitaire d’appel à un

        rassemblement devant le Parvis de l’hôtel de ville de La Rochelle, ainsi qu’un

        récapitulatif des actions menées par les organisations syndicales sur ce

        dossier.

         

         

        - Un petit rappel des faits s’impose : une longue histoire, mais je ferai bref

         

        Le 10 octobre 2014, Le Maire de La Rochelle informe les syndicats d’une « situation alarmante » de notre maison commune, au plan de sa sécurité. Il s’appuie sur les conclusions de trois rapports :

        • L’un émanant du bureau de contrôle de l’APAVE (nous n’en n’avons pas eu la lecture).
        • Un second émanant de l’assureur de la ville.  Nous n’en pas eu la lecture.
        • Un troisième émanant de la direction départementale des services d’incendie et de secours, en bref : "La lecture de ce rapport n’indique aucunement le caractère dangereux de ce bâtiment, qui en nécessiterait la libération dans les plus brefs délais. Il relève au contraire les risques particuliers tant dans sa structure que dans son utilisation. Pour pallier à ces risques, ce rapport fait part de ses recommandations. Concernant le bâtiment lui-même il s’agit de travaux de mise aux normes comme l’installation de portes coupe-feu, d’un escalier de secours extérieur, de détecteurs et d’alarme incendie. Concernant son utilisation, il s’agit de recommandations de bon sens économiquement atteignables : ne pas fumer partout, ne pas stocker des tonnes de papiers partout et veiller à ne pas faire de branchements hasardeux au moyen de multiprises et de dominos. Rien de bien angoissant."

         

        - Le Maire n’en tire pas les même conclusions et indique « au regard des risques avérés, la fermeture de ces locaux s’impose au titre de mes pouvoirs de police ainsi que de mes responsabilités à l’égard de la situation des occupants qui me préoccupe et à laquelle j’attache la plus grande importance » et le 28 octobre 2014, lui qui, « reste naturellement attentif » aux préoccupations syndicales, les convie à une réunion d’information au cours de laquelle il fait part de sa volonté d’étudier les possibilités de relogement dans des locaux d’une surface identique. Il est sur la piste de locaux appartenant à l’UNEDIC, rue des Gonthières, à Lagord.

         

        - Le 3 décembre 2014, nouvelle rencontre  avec le Maire, pour présenter les points essentiels et les besoins des 5 organisations. C’est alors qu’il nous annonce que « Oups ! Désolé, mais la surface disponible à Lagord sera inférieure à celle annoncée ».

         

        Les organisations syndicales émettent de vives réserves, lui rappelle son engagement du 28 octobre, et ne souhaitant pas fermer le dialogue, demandent à visiter les locaux et consulter les plans ce qui est fait le 25 février et, le 13 mars 2015, les services techniques transmettent une « proposition architecturale » de relogement sur le site UNEDIC de Lagord. Nous voici face au plan d’un bâtiment conçu pour un usage unique maintenant divisé en 5 jolies parts de camembert !

         

        La Rochelle : Non à l'expulsion des organisations syndicales de la maison des syndicats

        - Le constat est clair. Les doutes, exprimés en décembre, se confirment : le compte n'y est pas !

        Les surfaces privatives occupées actuellement par les 5 syndicats au centre ville de La Rochelle 1er ont un total de 1544 m². La proposition d’aménagement des locaux de Lagord réduise cette surface totale à 981 m² (dont 285 m² de locaux partagés).

         

        - Le 27 mars 2015, l’intersyndicale adresse un courrier  au Maire ou constatant cet écart de surface disponible, il lui est suggéré de cesser toute étude pour ce site et de chercher ailleurs.

         

        - Le 21 mai 2015, les syndicats receptionnent une nouvelle proposition, concernant toujours les locaux de l’UNEDIC. Aprés étude de cette nouvelle esquisse, il apparait que : hormis quelque changement de cloisons, transformant les locaux en labyrinthe, rien ne change. Le bâtiment n’a pas grandi, il est toujours trop petit !

         

        - Le 2 juin 2015, comme le courrier de mars ne semble pas avoir été compris, ils adressent un nouveau courrier de refus de cette proposition en l’état :

        • Ils ne s'opposent pas à un déménagement ;
        • Ils ne s'opposent pas  à un emménagement sur le site proposé. Seulement pour que le projet convienne à l’implantation de la maison des syndicats, il y absolue nécessité à prévoir un agrandissement de l’ordre de 600 m², ainsi qu’un réaménagement total des surfaces.

        Ils invitent le Maire à revoir sa copie, gens responsables et ouverts à la discussion, demandent une rencontre afin d’avancer sereinement sur ce dossier.

         

        - Le 26 juin2015, nouveau courrier de la mairie, et...... la réponse est cinglante. « Il apparaît irréalisable » de répondre favorablement aux propositions syndicales d’extension. La ville n’en n’a ni le temps ni les moyens.  Chaque syndicat doit se prononcer avant le 15 juillet sur le projet UNEDIC, sinon ils auront à se débrouiller seuls et à leur frais pour retrouver de nouveaux locaux.

        Il se termine par « il conviendrait que les locaux actuels soient libérés au plus tard le 31 décembre 2015 ».

        Quant à la proposition de rencontre, pas de réponse. Le dialogue social a fait long feu, le Maire en arrive à l’ultimatum !

         

        - Le 17 juillet 2015, les syndicats alertent la Préfète, sur le caractère potentiellement préjudiciable pour l’ordre public de l’état du dialogue social et déclarent se tenir à sa disposition pour une rencontre à son initiative.

         

        - Le même jour, par courrier, les syndicats rapellent à Monsieur le Maire, qu'ils nous ne sont pas des organisations susceptibles de répondre gentiment à un ultimatum et qu’il est bien évident qu'ils ne cesseront pas leurs activités le 31 décembre. Ils soulignent qu’il serait préférable pour tout le monde « de mettre à profit les prochains mois pour enfin engager un dialogue sur ce dossier ».

         

        - Le  4 septembre 2015, la rencontre a lieu avec le Maire….solennelle. Les syndicats espèrent voir poindre une esquisse de dialogue social. Et bien non ! Même pas un semblant. Il introduit la rencontre et ses propos liminaires sont clairs :

        • Les locaux actuels de la Bourse du Travail sont dangereux. Seul le projet des locaux de l’UNEDIC est envisageable et en l’état. Il ne reviendra pas sur la proposition qui leur est faite.  
        • Quoi qu’il arrive, il demandera aux syndicats de quitter les lieux….bon, peut-être pas le 31 décembre 2015 (vu qu’il n’a pas encore acheté les futurs locaux et qu’il y a des travaux)….mais, bon….à l’été 2016.

        Les syndicats prennent acte et quittent tous ce lieu de discorde.

         

        - Le 4 octobre les organisations syndicales sollicitent une entrevue avec le président du Conseil Départemental. Le 23 octobre, pourtant « bien que sensible à la situation », il ne peut leur donner satisfaction. Il n’a pas « les sous » pour agir dans cette affaire.

         

        - Le 26 novembre relance de Monsieur Dominique Bussereau pour lui rappeler son devoir d’implication dans les conditions d’hébergement de ses interlocuteurs que sont les unions départementales de 5 syndicats confédérés. Il n’est plus temps de jouer les « Ponce Pilate ». toujours en attente de sa réponse.

         

        - Pendant le dernier trimestre les syndicats reçoivent divers courriers de relance de la mairie. Ils se ressemblent tous : ils sont sommés de faire un choix au sujet des locaux de Lagord et d’y choisir une part de ce camembert au format réduit. Tout cela pour en arriver au tout dernier, le 18 janvier 2016.

         

         

        - L'avenir de l'outil syndical dépend maintenant de la mobilisation des salariés !

         

         

        Ils voudraient voir les syndicats à leurs pieds, casser tout esprit de résistace et de conquête en remettant en cause les Bourses du Travail
             - Stéphane De Paoli               Maire UDI à BOBIGNY
             - Serge Dassault                    Maire  Les républicains à CORBEIL
             - Thierry Meignen,                 Maire Les républicains au BLANC-MESNIL
             - Franck Le Bohellec             Maire Les républicains à VILLEJUIF
             - Maryse Joissains                 Maire Les républicains à AIX-EN-PROVENCE
             -
        Gérard Gazay                      Maire Les républicains à AUBAGNE....

        Ne laissons pas La Rochelle sous la coupe de Jean François

        Fountaine être la prochaine sur la liste !

         

         

        - Ci-dessous tract unitaire d’appel à un rassemblement devant le Parvis de l’hôtel de ville de La Rochelle

         

        - 12 février : première riposte unitaire en images

        La Rochelle : Non à l'expulsion des organisations syndicales de la maison des syndicats
        La Rochelle : Non à l'expulsion des organisations syndicales de la maison des syndicats
        La Rochelle : Non à l'expulsion des organisations syndicales de la maison des syndicats
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        28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 09:35
        Pêche rochelaise : une mort programmée pour satisfaire au tout tourisme ?

        Pêche rochelaise : le coup de grâce ?

        "Trois chalutiers viennent d’être vendus. Une menace pour l’économie du port de pêche et pour la diversité des espèces proposées aux mareyeurs.

        «Sourire de l'île », « Aditi » et « Lutin des mers ». Deux chalutiers et un fileyeur. Trois bateaux de pêche en haute mer que la coopérative d'armement rochelaise Atlantic 17 vient de vendre à des armateurs bretons. Deux de ces unités ont déjà quitté le port. Et les jours qui séparent l'« Aditi » d'un appareillage définitif sont probablement comptés.

        Une situation financière catastrophique des bateaux et de l'armement serait à l'origine de cette décision d'Atlantic 17. Dans le cas de l'« Aditi » et du « Sourire de l'île », la récurrence de difficultés pour trouver un équipage depuis un an aurait creusé la dépression.

        Ces mêmes tensions de gestion de la coopérative auraient aussi poussé ses dirigeants à se désengager à la fin de l'année du magasin d'articles et vêtements de mer qu'elle possédait dans la zone d'activités commerciale du Fief-Rose, à Lagord. Ni le président d'Atlantic 17,......

        ...Dans un article paru dans l'hebdomadaire «Le Marin», le président d'Atlantic 17 déclarait que l'écart des cours entre les criées, en défaveur de celle de La Rochelle, expliquait pour partie les difficultés de gestion des navires de l'armement qui perdaient de l'argent en débarquant ici. Le directeur de l'encan rochelais, Pascal Bouillaud, dément fortement. « C'est faux, à l'exception de la sole, qui se vend entre 80 et 95 centimes de mieux aux Sables-d'Olonne », concède-t-il. Le président de la chambre de commerce rochelaise, Robert Butel, très remonté par cette affaire, confirme."

        Voilà comment le quotidien Sud-Ouest du 23 décembre attirait l'attention des rochelais sur l'avenir du port de pêche.

         

        Mis à jour le 25 avril 2016

        - Le déclin de la pêche rochelaise vient de loin, il a été précoce et rapide

        • la nouvelle législation fiscale en 1965 ;
        • la raréfaction de la ressource, face à l'augmentation du tonnage de la flotte, à l'amélioration des techniques de pêche ;
        • l'éloignement des lieux de pêche ;
        • l'extension des zones de pêche aux 200 milles nautiques ;
        • le renchérissement du pétrole en 1973 et 1974 ;
        • la réalisation du marché commun, la mise en place d'une politique de pêche et la "dure concurrence" au sein de la CEE;

        sont quelques unes des causes du déclin de la pêche rochelaise qui sont développées dans un livre d'Henri Moulinier[1retraçant plus d’un siècle d’histoire de la pêche industrielle à La Rochelle, à l’aide d’une approche globale réunissant les dimensions économique, sociologique, politique et écologique. Elle est complétée par une étude comparative, avec Arcachon et Lorient plus particulièrement.

         

         

        - Port de pêche de La Rochelle : la crise finale ?

        Pour Henri Moulinier[1] dans une note publiée sur Facebook le 23/12/2015, la question mérite d'être posée. "En effet,  depuis au moins 2 ans couvait la crise de ce qui restait de la flottille de pêche immatriculée à La Rochelle (6 chalutiers). Déjà, l'Aditi était resté à quai, faute d'équipage et il était parti à Royan. Aujourd'hui, oui, je pense comme Philippe Barroux dans Sud Ouest du 23 décembre, que c'est la chute finale de la pêche rochelaise, de sa pêche artisanale, après celle de la pêche industrielle en 1994 que j'ai analysée dans ma thèse et mon ouvrage. Cela implique la fin de sa flottille, mais aussi de graves difficultés pour sa criée, ses mareyeurs, les employés.

         

        La pêche rochelaise a été la transplantation dans notre port d'une activité traditionnelle, certes, mais boustée au début du XXe siècle par des acteurs et des facteurs exogènes, externes: armateurs non rochelais pour les plus grands, capitaux provenant pour l'essentiel de placements financiers jugés un temps rentables, marins bretons à près de 80 %."

         

         

        - La pêche sacrifiée sur l'hôtel de la rentabilité à court terme !

        Selon Henri Moulinier "son caractère spéculatif, financier marque l'histoire de la pêche rochelaise depuis le début du XXe siècle. Et l'attitude d'un des deux présidents de la coopérative Atlantic 17, propriétaires des 6 derniers chalutiers rochelais, outre qu'elle est pour le moins équivoque, interfère avec son mandat de président du Crédit Maritime. C'est l'intérêt financier à court terme de cette banque, son désendettement, qui semble primer sur l'intérêt économique de plus long terme de la pêche rochelaise. Et ce malgré la proposition faite par la Communauté d'agglomération de La Rochelle de reprendre les parts des bateaux, par le biais de la société d'intérêt collectif du port. (lire bas de la page de droite, Sud Ouest du 23 décembre, page 15 commentaire du Maire de Chatellaillon en charge du dossier pêche pour la DCA de LR)...." et d'ajouter : "La nature profondément spéculative du capitalisme halieurique local explique en partie certains échecs..... ou plus surement sa responsabilité dans le déclin final". C'est d'autant plus vrai aujourd'hui !

         

        • Après avoir poussé le port de pêche hors du Vieux port, les Rochelais vont-ils laisser sacrifier ce qui reste de la pêche locale, de sa flottille comme de sa criée ?
        • Et qui va payer les déficits structurels qui vont s'accentuer ?
        • Que vont devenir les activités induites et les emplois ?

         

        La logique du tout-tourisme va-t-elle l'emporter, en emplissant le port de pêche de bateaux de plaisance ?"

         

         

        - Alain Pochon, l’un des « tueurs de la pêche rochelaise » ?

        Dans l’affaire de la vente en décembre 2015 de 3 chalutiers (sur 6) de la Coopérative Atlantic 17 du port de pêche de Chef-de-Baie à La Rochelle, Robert Butel, le président de la CCI de La Rochelle, met en accusation Alain Pochon et James Puyot, les deux derniers présidents de la coopérative.

         

        Alain Pochon est l’expression même de ces hommes qui ont déserté la pêche rochelaise pour la plaisance.

         

         

        - L’ancien PDG de Pochon SA a laissé tomber la pêche pour la plaisance

        Selon le site de l'entreprise Pochon S.A., « Alain Pochon précurseur dans le domaine de l’électronique marine et de la plaisance a su non seulement développer son entreprise en créant plus de 80 emplois », L’entreprise va, sous son impulsion se développer dans l’électronique de navigation et de communication de la plaisance, alors qu’au départ sa clientèle était celle des pêcheurs.Portrait d'Alain POCHON

         

        En fait, Alain Pochon, avec Atlantic 17, n’a-t-il pas accompagné et accentué la crise de la pêche rochelaise qui a débuté dans les années 1965, se refusant à toute solution qui aurait pu préserver une flottille de pêche locale ?

         

        Ainsi le président de la CCI rochelaise dénonce-t-il « le rejet d’un candidat rochelais pour l’un des 3 bateaux à vendre, au profit d’un Breton alors que les pourparlers étaient en cours », le refus d’« une procédure de sauvegarde devant le tribunal de commerce » ou encore, selon J.-L. Léonard, vice-président de la CDA de La Rochelle, son refus de répondre à « une proposition de reprendre les parts des bateaux, par le biais de la société d’intérêt collectif du port » (Philippe Baroux, Sud Ouest du 23 décembre sous le titre « Nous ne ferons pas de cadeau à M. Pochon ! »).

         

         

        - Les 4 étapes de cet abandon de la pêche par l’entreprise Pochon S.A. :

         Toujours selon le site officiel de la Société :

        • «1970 - Pierre Pochon, radioélectronicien,  crée  l’entreprise d’électronique marine qui emploie alors 5 personnes. Les clients étaient les pécheurs de l’Ile d’Oléron. Le matériel Radio Océan  était en location et l’entretien devait se faire pendant les marées ;
        • 1973 - Alain Pochon son fils prend les rennes de  l’entreprise. De nouveaux équipements arrivent sur le marché de l’électronique : FURUNO pour les radars, sondeurs et sonars, ROBERTSON pour les pilotes automatiques ;
        • 1975/1979L’entreprise POCHON étend son activité à la plaisance, tout nouveau secteur pour l’électronique marine et à la course au large ;
        • 2000/2007- POCHON SA continue son développement dans le monde de l’électronique marine. De nouvelles cartes d’importation NAVICONTROL pour les pilotes automatiques, COBRA pour les VHF Marine et SCHENKER pour les dessalinisateurs,  lui permettent de développer un nouveau secteur d’activité : la distribution en Manche, Atlantique et Méditerranée.  La plaisance est en pleine croissance et les chantiers tournent à plein régime. L’effectif du groupe POCHON est alors d’environ 80 personnes ».

         

         

        - Alain Pochon s’investit dans le monde de la plaisance, au Grand Pavois

        Dans le même temps, il devient « un acteur important de la filière nautique en y menant conjointement de nombreuses autres activités. En 1988 il est membre de l’Association du Grand Pavois dont il est  le Président depuis 1994. Il en  a fait un des plus importants salons nautiques à flot  international. C’est sous son impulsion que le Grand Pavois s’est ouvert à de nouvelles activités liées à la course au large.  Une politique d’ouverture en direction des jeunes avec la création de l’espace glisse et voile représente un enjeu d’avenir pour la filière nautique » affirme encore le site de Pochon S .A.

         

         

        - Enfin, il est président d’une banque qui se reconvertie elle aussi dans la plaisance

        Président de la Caisse régionale du Crédit Maritime, Alain Pochon ne peut que se réjouir du désengagement de sa banque grâce à la vente des 3 chalutiers rochelais par Atlantic 17. « Le Crédit maritime dont il est aussi président et qui, avec cette vente, est dégagé de tous ses engagements » affirme Robert Butel, le président de la CCI, dans l’article déjà cité. Le Crédit maritime se convertit lui aussi à la plaisance.

         

         

        - « Ils tuent la pêche rochelaise »

        Dirigeant d’Atlantic 17, président du Grand Pavois, président du Crédit maritime, cela fait beaucoup pour un seul homme ! Sa « navigation » comme PDG de Pochon SA, dirigeant d’Atlantic 17 et banquier du Crédit maritime va dans le même sens : l’abandon de la pêche au profit de la plaisance, plus rentable. Tant pis pour la pêche rochelaise son port, sa criée, ses mareyeurs et leurs employés ! Ce qui fait dire à Jean-Louis Léonard : « Ils tuent la pêche rochelaise ».

         

        Grave affirmation qui mérite pour le moins des réponses publiques de M. Alain Pochon, à défaut de démissionner de ses 2 présidences du Grand Pavois et du Crédit Maritime !

         

        Seule une mobilisation des rochelais permettra d'imposer que les pouvoirs publics s'investissent dans ce dossier pour que la pêche de proximité respectueuse de la ressource et de l'environnement ait un avenir à La Rochelle !

         

         

        - Une question me taraude (l'auteur du présent blog) : Quel rôle à joué et joue Jean François Fountaine ?

        • En 2009, il est président de la Fédération des industries nautiques et A. Pochon est un "acteur important de la filière nautique".... n'ont-ils pas des intérêts communs à un développement de la filière de tourisme nautique ?
        • Il a été élu conseiller régional pour le Parti Radical de Gauche en 1992, réélu en 1998 et 2004, a été conseiller municipal à la mairie de La Rochelle sur la liste du député-maire socialiste Maxime Bono entre 2008 et 2014.... et donc a des postes influents pour orienter l'avenir de La Rochelle.... face à la mer ;
        • Était-il au courant des choix et orientations stratégiques de A. Pochon visant à l’abandon de la pêche au profit de la plaisance, plus rentable ?
        • Qu'a t-il fait pour informer la collectivité (Ville de la Rochelle et CDA) des dangers pour la filière pêche rochelaise des activités de A. Pochon et proposer des solutions pour en pérenniser l'avenir ?
        • Le maintien de l'activité de pêche à Chef de Baie n'était-il pas jugé par certains incompatible avec la création et le développement d'un port à sec par la CCI de La Rochelle et Dockside Services. En effet, selon cette dernière, "Les professionnels adhèrent au projet et sont nombreux à parier sur le développement de ce nouveau pôle du nautisme rochelais" ? Jean-François Fountaine l'ignorait-il ?

         

        Questions graves qui méritent pour le moins des réponses publiques de M. J.F. Fountaine !

         

         

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        - Sortie de crise pour la pêche rochelaise ?

        Selon le quotidien Sud-Ouest le Syndicat mixte est candidat au rachat des parts coopératives de cinq navires. Pour garantir les débarquements à La Rochelle et la variété des apports

         

        C'est une première dans l'histoire de la pêche rochelaise depuis le transfert du port à Chef-de-Baie en 1995. Le gestionnaire de l'encan, en l'occurrence le Syndicat mixte de Chef-de-Baie, dont la Chambre de commerce et la Communauté d'agglomération sont actionnaires, est candidat à la prise de participation au capital de navires de pêche.

         

         

        - L'espoir n'aura pas duré..... le lobby nautique s'en frotte les mains... la place ne va pas tarder à être libre pour un port sec !

        Selon le quotidien Sud-Ouest le rachat d’une partie de deux chalutiers d’Atlantic 17 par la Communauté d’agglomération et la Chambre de commerce a échoué. Un lourd endettement a pesé dans la balance.

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        23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 09:18
        A La Rochelle : pour les personnels territoriaux, deux semaines de congés en moins, c'est toujours NON !

        Lors d'un précédent billet j'abordais ce sujet chaud et inhabituel au sein des services municipaux. Ou en sommes-nous ?

         

        La rochelle le 21 décembre 2015 | mis à jour le 23/12/2015

        - Pour ce patron de choc devenu maire, l'adversaire c'est la masse salariale... donc les personnels territoriaux

        En effet, Jean-François Fountaine, l'actuel maire divers gauche de La Rochelle  (es PRG et ex PS), souhaite passer de 32H à 35H de travail par semaine.... ce qui revient concrètement à supprimer deux semaines de congés aux agents territoriaux (9,5 jours de congés).

         

        En effet, depuis 15 ans, les 2.000 agents territoriaux rochelais travaillent 1.529 heures par an, soit 32 heures par semaine.

        • Or Jean-François Fountaine qui, en 1995 a été élu conseiller municipal sur la liste de Michel Crépeau, a contribué à la mise en place de ce dispositif social issu d'un protocole d'accord permettant, à l'époque, de créer 200 emplois ;
        • Or Jean-François Fountaine qui, entre 2008 et 2014 a été élu conseiller municipal sur la liste du député-maire socialiste Maxime Bono, n'a jamais contesté cette situation.

         

        Aujourd'hui c'est en digne patron de choc (élu avec les voix d'une partie des électeurs de la liste UMP-UDI, dans la ligne politique austéritaire des Macron et Valls) qu'il s'appuie sur un rapport non contraignant de la Cour Régionale des Comptes pour remettre en cause ce qui avait été signé 15 ans plus tôt !

         

         

        - Que préconise la Cour Régionale des Comptes ?

        - la remise en cause de la durée du temps de travail sur les 3 collectivités CDA, CCAS et ville de La Rochelle, en se mettant en conformité avec les textes. Soit 78h de plus par an. (1529h contre 1607h)
        - le non remplacement d'agents partant à la retraite ;
        - la remise en cause de l’avancement d’échelon à la durée minimale de façon systématique à l’ensemble des agents ;
        - le réexamen des modalités de bonification de congés des agents partant à la retraite.

         

        La dégradation des conditions de travail des agents, la politique municipale de l'emploi se traduiront systématiquement par la dégradation des services rendus à nos concitoyens usagers des services publics. C'est déjà le cas avec l'absence de gardien pour ouvrir ou réceptionner les salles mises à disposition des associations le soir.

         

         

        - J.F. Fountaine explique que...

        "Les habitants trouvent logique cette démarche parce que certains cherchent du travail et d'autres travaillent beaucoup plus que cela", explique-t-il sur RMC.

        • Mais il se garde bien d'expliquer :

        - que travailler 35 H au lieu de 32H va, à charge de travail constante, diminuer le nombre d'emplois municipaux.... donc contribuer a augmenter le chômage !

        - que lorsqu'il y a des millions de chômeurs, le sens de l'histoire c'est : travailler moins et partager le travail sans baisse de salaire pour travailler tous et non pas l'inverse !

        • D'ailleurs ou sont les 32H ?

        Prenons le service scolaire : ATSEM : Lundi et jeudi : 8h/17h15, Mardi et vendredi : 8h/16h30, Mercredi : 8h/12h30, Soit 40 heures semaines. Concièrge : lundi et jeudi 7h-12h15/14h-17h15, mardi et vendredi 7h-12h15/14h-17h30, mercredi 7h-12h30, soit 40 heures.

         

        Les personnels municipaux ne veulent pas être les boucs émissaires des politiques d'austérité et une valeur d'ajustement budgétaire...... ils ont raison !

        Ils n'ont pas à faire les frais des baisses de dotation de l'État !

         

         

        - C'est fort de leur volonté de défendre la qualité du service public servi aux usagers, leurs conquis sociaux qu'ils poursuivent l'action..... NOUS DEVONS LES SOUTENIR !

        Le personnel ne décolère pas et poursuit sa mobilisation :

         

        - 14 décembre 2015 : J.F. Fountaine répond à la mobilisation syndicale par le huis clos !

        En effet, fuyant la nouvelle mobilisation syndicale des personnels J.F. Fountaine a, dans le cadre d'un huis clos prémédité, fait entériner en catimini par le conseil municipal réduit (hors de la présence de l'opposition de gauche qui à quitté la séance en guise de protestation face au huis clos forcé) le développement de la vidéo-surveillance sur la Rochelle  : 28 pour, 4 contre, 2 abstentions.
        Ainsi, 184 000€ d'argent public seront gaspillé en 2016, et ensuite 14 000€ par an pour le fonctionnement ! Soit, avec les extensions prévues, une dépense inutile de 788 000 € pour 30 caméras + le coût de fonctionnement.

         

        Un vote donc favorable, sans débat public. La démocratie avance à La Rochelle !

        Et pendant ce temps là, les cantines scolaires augmentent pour les plus démunis !

        • C'est ça une politique de gauche à la J.F. FOUNTAINE sur La Rochelle !
        Carine Dufourg (CGT) et Sylvie Geffré (SUD) s’expriment après des élus. © XAVIER LÉOTY

        Carine Dufourg (CGT) et Sylvie Geffré (SUD) s’expriment après des élus. © XAVIER LÉOTY

        - En résumé la politique de J. F. Fountaine et de sa majorité politique (PRG-EELV) c'est une politique de droite qui ne dit pas son nom !

        Ne sacrifier aucun projet en les réalisant à minima, sans moyens (ex nouveau plan de transport TRCR/Yelo), raboter les coûts de fonctionnement (donc la masse salariale et l'emploi des personnels territoriaux), réduire les dépenses sociales (subventions associatives), dégager de nouvelles recettes (ponctions sur les budgets des familles : cantines...), diminuer les dépenses de service public (dénonciation des accords sociaux à la RTCR)... et multiplier les dépenses inutiles (vidéo-surveillance, armement de la police municipale....).

         

        C'est en effet une politique que la droite locale ne saurait combattre tant elle ressemble à celle qu'elle mettrait en oeuvre elle même !

         

        • Gageons que sur la question de savoir si La Rochelle à vélo doit être "plutôt bande ou piste cyclable ?" il y aura du monde pour s'exprimer, mais pour défendre le service public, les personnels territoriaux, c'est motus et bouche cousue dans la majorité municipale.....
        • Les employés municipaux et rochelais s'en souviendront en temps voulu !

         

         

        - Les territoriaux de La Rochelle à l'Oratoire face au huis clos décrété par M. Fountaine

        AG en plein Conseil :

         

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        14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 09:43

        .Stop  au projet inutile : 184 000€ d'argent public gaspillé en 2016, et ensuite 14 000€ par an[2] pour le fonctionnement !

         

        • 14 décembre 2015 : J.F. Fountaine est passé en force !

         

        Sources : Le blog de la LDH de La Rochelle-Aunis

        COMMUNIQUE DE LA LIGUE DES DROITS DE L'HOMME

         

        Vidéo-surveillance à La Rochelle : de qui se moque-t-on ?

         

        Le Conseil municipal de La Rochelle ne s’est pas encore prononcé sur l’installation de caméras de vidéo-surveillance. Sa séance du 12 octobre a été reportée. Le projet de délibération proposait alors la mise en œuvre de caméras dans « 2 des 6 sites ciblés comme prioritaires (Cour du Temple/rue du Temple et rue Verdière/rue Vieljeux) ».

         

        Sud Ouest du 12 décembre annonce sous la signature de P.-M. Lemaire que « (…) la délibération n’est pas encore votée que la Mairie a déjà obtenu le feu vert de l’administration. Par arrêté préfectoral 15-2607 en date du 15 octobre, « Jean-François Fountaine est autorisé pour une durée de cinq ans renouvelable à mettre en œuvre un système de vidéo-protection « place de Verdun et rue Chaudrier »[1].

         

         

        - Oui, de qui se moque-t-on ?

        Du cabinet Spallian qui ne parlait pas de la place de Verdun et de la rue Chaudrier, payé 20 000 euros pour ne pas tenir compte de son expertise ?

        Des élus du conseil municipal qui n’ont pas encore délibérés que la Préfecture, sollicitée par le Maire de La Rochelle, a déjà signé un arrêté pour 2 autres endroits ?

         

        Des Rochelais qui n’ont pas droit à une information publique et contradictoire comme l’a demandé la Ligue des droits de l’Homme par 3 fois ?

        Est-ce cela la démocratie ???

         

        Henri MOULINIER

        Président de la section LDH de La Rochelle-Aunis

         

         

        - Rappel de la lettre ouverte au Maire et aux élu-e-s municipaux de La Rochelle du 8 déc. 2015

         

        Vidéo surveillance : toujours pas de débat public et contradictoire

         

        Monsieur le Maire de La Rochelle Mesdames et messieurs les élu-e-s Par deux fois depuis juin, la section de la Ligue des droits de l’Homme La Rochelle-Aunis vous a donné son point de vue sur le projet de vidéo-surveillance au centre de La Rochelle et a exprimé le souhait d’un débat public et contradictoire avant d’en décider en Conseil municipal.

         

        Notre démarche n’a, à ce jour, reçu aucune réponse de votre part. Nous le regrettons vivement. D’autant que la séance du Conseil municipal de ce lundi 14 décembre comporte cette question en point 1 de l’ordre du jour.

        Nous réaffirmons notre opposition à la mise en place de caméras de surveillance au centre-ville. Certes deux graves incidents ont eu lieux à la sortie de bars de nuit, entraînant mort d’homme. Mais croyez-vous que des caméras vont empêcher des individus alcoolisés de se bagarrer à la sortie ? Et qui, sinon la Mairie, donne son accord à l’ouverture de ces bars de nuit jusqu’à 2h ?

         

        Si la délinquance a globalement baissé au centre- ville depuis 4-5 ans, ce n’est pas grâce à des caméras qui n’existent pas encore. L’essentiel n’est-il pas dans la maîtrise des horaires et du fonctionnement des bistrots de nuit et la présence humaine sur place (policiers, éducateurs) pour assurer une prévention, voire une intervention rapide ?

         

        L’exemple le plus ancien de la Grande-Bretagne, des centaines de caméras à Londres, montre l’inefficacité de ces coûteux dispositifs. Les autorités de ce pays l’abandonnent aujourd’hui.

         

        Cette vidéo-surveillance tend à déresponsabiliser les citoyens qui, en cas d’incidents, ont tendance à « compter » sur les caméras et à ne pas réagir, à se décharger sur l’agent imaginé derrière les écrans de surveillance.

         

        La Ligue des droits de l’Homme demeure à votre écoute.

        La Rochelle, le 8 décembre 2015

         

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        - 14 décembre 2015 : J.F. Fountaine est passé en force !

        En effet, c'est en catimini, dans le cadre d'un huis clos préméditè (pour fuir une nouvelle mobilisation syndicale des personnels) que J.F. Fountaine a, le 14 décembre,  fait entériner le développement de la Vidéo-surveillance au conseil municipal par : 28 pour, 4 contre, 2 abstentions.
        Ainsi, 184 000€ d'argent public seront gaspillé en 2016, et ensuite 14 000€ par an pour le fonctionnement ! Soit, avec les extensions prévues, une dépense inutile de 788 000 € pour 30 caméras + le coût de fonctionnement.

         

        Le compte-rendu, obligatoirement publié, sera sur le site de la Mairie en fin de semaine et affiché en Mairie. Un vote donc favorable, sans débat public. La démocratie avance à La Rochelle !


        Et pendant ce temps là, les cantines scolaires augmentent pour les plus démunis ! C'est ça une politique de gauche à La Rochelle !

         

         

        - EXPRESSION DE L’OPPOSITION MUNICIPALE de La Rochelle sur le dossier de la vidéo-surveillance et réalité de la délinquance à La Rochelle

        Vidéo-surveillance à La Rochelle : la démocratie baffouée !
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        13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 08:15
        PHOTO/Photo A. M. Charente Libre

        PHOTO/Photo A. M. Charente Libre

        FOUNTAINE nous mène en bateau !

         

        Sources : blog du Syndicat CGT personnels de la ville, de la CDA, du CCAS de la Rochelle le 12 octobre 2015 | modifié le 17 octobre 2015

        Extraits :

        La Rochelle : personnels territoriaux, les raisons de la colère !
        La Rochelle : personnels territoriaux, les raisons de la colère !
        La Rochelle : personnels territoriaux, les raisons de la colère !

         

        - Ainsi, 1 an et demi après son élection, le Maire-Président de nos trois collectivités a déjà fortement mis à mal les conditions de travail des agents et ne compte pas en rester là.

        Les pistes d'ores et déjà  travaillées par nos élus et fortement inspirées par le rapport de la cour des comptes rendu fin juin, se donnent pour unique objectif d'effectuer des économies budgétaires sur le dos du personnel. Ce sont les fruits de l'austérité qui s'amplifie à La Rochelle comme dans toutes les collectivités locales et dont ici les personnels et nos concitoyens sont les victimes.

         

        Projet paradoxal puisque ce même rapport de la cour des comptes décrit la situation financière de nos collectivités comme étant "saine et apaisée".

         

        Il n'existe aucune obligation d'appliquer les préconisations du rapport de la chambre régionale des comptes !

        La responsabilité du moindre recul social incombera donc entièrement à l'équipe municipale en place.

         

        Pour toutes ces raisons les syndicats CGT, SUD solidaires et CFDT de la CDA de La Rochelle ont organisé une réunion d'information syndicale le 15 septembre dernier.

         

        L'élan de colère et d'inquiétude a poussé les 500 agents jusque devant le bureau du Maire-Président ou une délégation a été reçu.

         

        La tentative de prise de parole de Jean-François FOUNTAINE, c'est faite sous les huées du personnel en colère. Les conclusions du rendez-vous ... "il y aura des négociations d'engagées à la mi-octobre". Preuve en est que le Maire-Président et son équipe ont bel et bien dans l'idée de remettre en cause notre temps de travail. Lui qui se réclame de l'héritage de Michel CREPEAU s'attache aujourd'hui à détricoter tout ce qu'il a pu mettre en place sur nos collectivités.

         

        Soyons clair, les agents et le service public ne doivent pas faire les frais des politiques d'austérité !

         

         

         

         

         

        - Face à la volonté du maire de remettre en cause leur "conquis sociaux" au nom de l'austérité, les personnels se sont invités au conseil municipal du 29 septembre

        Le maire de La Rochelle et son équipe, défenseurs de la mise en oeuvre des politiques d'austérité veulent gérer les collectivités locales comme une entreprise ! Ça ne marchera pas !

         

        Ainsi, avant même que la séance de conseil ne débute, un public compact se pressait autour des tables des conseillers, des agents de la Ville, de l’agglomération et du CCAS visiblement très remontés contre le maire et son équipe.

         

        Certains portaient des masques blancs "signe de l’anonymat dans lequel nous nous sentons relégués", signalait le tract SUD et CGT donné aux conseillers. D’autres jetaient à travers la salle des avions en papier faits avec la lettre que Jean-François Fountaine avait récemment adressé au personnel.

        • Quand le dialogue social ne marche pas, que l'on n'est ni écouté, ni entendu.... ça donne ça... 1er épisode !
        La Rochelle : personnels territoriaux, les raisons de la colère !
        La Rochelle : personnels territoriaux, les raisons de la colère !

        - Conseil municipal du 12 octobre, la colère s'exprime à nouveau...

        Le comportement du maire de la Rochelle et président de la CDA est révélateur de son attitude vis à vis des salariés et des représentants du personnel. J.F. Fountaine n'aime pas les contestataires ! Au fait, quelle vie syndicale y avait-il chez Fountaine-Pajot quand il en assurait la direction ?

         

        Quand on veut gèrer une ville, comme on gère une fabrique de bateau, en méprisant le personnel, le résultat est prévisible ! Le Maire a peur pour sa chemise, fuit le conseil, les personnels municipaux et leurs syndicats assurent ! Le Conseil municipal du 12 octobre a été reporté à une date ultérieure.

        • Quand le dialogue social ne marche pas, que l'on n'est ni écouté, ni entendu.... ça donne ça... 2éme épisode !

         

        La Rochelle : personnels territoriaux, les raisons de la colère !
        La Rochelle : personnels territoriaux, les raisons de la colère !

        se

         

        - Personnels territoriaux de La Rochelle : les raisons de la colère vues par Canal+

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        1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 08:45
        Noéés force de propositions pour juguler le prix du foncier à la Rochelle

        Fabriquer une ville apaisée avec le droit à

        l’urbanité pour tous.


        Telle est l’ambition sur laquelle Noéés[1] – La Rochelle Perspectives entend être une force de propositions face à l’urbanisation anarchique et à l’exclusion des familles modestes du droit de vivre dans la « Cité ».

        Partons d'un constat : tout le monde se plaint de la cherté de l'immobilier, y compris la la Fédération des promoteurs immobiliers, pour qui les prix des logements neufs ont bondi de 17% depuis 2008, pénalisant les classes modestes, moyennes et les jeunes.

        Ainsi le 25 mars 2015 Noéés créait l'événement en présentant aux associations et comités de quartier de La Rochelle son projet de "charte des promoteurs" pour faire baisser le prix du foncier sur La Rochelle et la CDA.

        Ce projet est Inspiré de la "Charte promoteurs" élaborée en 2006 sur la CDA de Plaine Commune en Ile de France dont le succès n'est plus a démontré (renouvelée en 2011).
        Le projet de charte a été rendu public lors d'une conférence de presse le 30 septembre 2015 à l'issu du processus de concertation citoyen.

         

        Sources :  Association Noéés mis à jour le 21 janvier 2016

         

        Pour Noéés, le FONCIER est au coeur de la

        problématique LOGEMENT sur La Rochelle.

         

        - 1. Point de situation[2]

        La Rochelle est une ville qui compte plus de 1.500 logements vacants avec davantage de volets clos en son centre.
        On y observe un vieillissement du parc et une dégradation de l’habitat. Située en zone tendue, La Rochelle voit les jeunes familles partir de plus en plus loin pour faire face au coût de l'immobilier inaccessible.


        Les chiffres alarmants en attestent sur La Rochelle :

        • l'indice des loyers de marché a progressé de 46,5% entre 2000 et 2014 [3]
        • Avec 13,6€ le m² La Rochelle est en tête de 201 villes du Sud-Ouest en mai 2014 [3]

         

        A - Un espace doublement attractif : quand le « résidentiel » s’ajoute au « balnéaire »
        La Rochelle compte à elle seule environ 80 000 habitants. En ajoutant les 27 autres communes composant le périmètre de l’agglomération, elle totalise approximativement 160.000 habitants.

         

        Le centre ancien de La Rochelle s’articule autour du Vieux Port. La mise en valeur du centre-ville intervientdès 1971 où son architecture est protégée par un périmètre sauvegardé. Des secteurs piétonniers sont mis en place et les déplacements en vélo encouragés.

         
        Les différents quartiers sont plus ou moins marqués socialement : au profil « aisé » des habitants de La Genette s’oppose celui plus « populaire » des habitants des immeubles collectifs de Mireuil, Villeneuve les Salines ou cité de maisons ouvrières de Bongraine.


        Une partie des ménages à revenus modestes et moyens, les jeunes couples candidats à la propriété ont été contraints de s'installer dans les communes périphériques de La Rochelle à partir des années 1980, en raison des niveaux de prix atteints à La Rochelle. Ainsi, jusqu’à la fin des années 1990, des communes comme Périgny, Nieul-sur-Mer, Dompierre ou Angoulins ont accueilli la majeure partie de la croissance démographique rochelaise. À une première zone d’extension urbaine constituée dès la fin du XIXe siècle par les quartiers de Saint Maurice ou Tasdon, voire quelques communes voisines à l’image d’Aytré, s’ajoute alors une couronne plus récente, constituée quasi-exclusivement de maisons individuelles en lotissements.


        Cette vaste zone d’habitat pavillonnaire se déplace aujourd’hui progressivement vers l’est et le sud : les ménages désirant accéder à la propriété se tournent depuis le début des années 2000 vers les communes extérieures à l'agglomération, jusqu’à 50 kms vers l’intérieur des terres. La provenance des actifs travaillant dans l’agglomération illustre d’ailleurs bien le poids des migrations alternantes avec l’est de la Rochelle (Pays d’Aunis, axe La Rochelle-Niort) et le sud vers Rochefort.

         

        B - Un renforcement de l’embourgeoisement depuis une décennie ?
        Le poids des résidences secondaires a progressé d’ouest en est au cours des années 1990 et la destination des constructions neuves depuis 10 ans confirme bien une scission entre les communes rétaises, fortement tournées vers la résidence secondaire, et celles du continent, où plus de 8 nouveaux logements sur 10 sont des résidences principales.


        Cette scission se confirme dans les profils sociodémographiques des nouveaux propriétaires sur les quatre communes. En effet, aux Portes, 75 % d’entre eux sont des résidents secondaires, domiciliés principalement en Île-de-France ou à l’étranger, contre à peine un quart dans les trois autres communes. Une grande part des nouveaux propriétaires nieulais, saint-xandrais et solinois sont des actifs anciennement domiciliés à La Rochelle ou dans les communes voisines dans un rayon de moins de 30 kms. De plus, ce sont principalement des ménages d’âge médian qui s’installent, plutôt que de jeunes couples avec enfants comme c’était le cas dans les années 1980 et 1990 (les effectifs scolaires, alors en hausse, chutent actuellement).


        Les résidents secondaires qui achètent une maison sont légèrement plus âgés, souvent la cinquantaine. À Nieul et Saint-Xandre, les retraités constituent un bon tiers d’entre eux. L’âge peut être complété par le statut matrimonial des nouveaux propriétaires. Ainsi, si dans toutes les communes les résidents secondairesachètent très majoritairement en couple (ils sont mariés à 70 à 80 %), les résidents principaux, plus jeunes, sont aussi plus fréquemment des célibataires (jusqu’à 50 % des cas).

         

        Le profil socioprofessionnel des acquéreurs permet quant à lui une distinction plus fine. En fait, si les actifs sont majoritaires, les profils socioprofessionnels des nouveaux propriétaires varient grandement en fonction des communes. Les professions « intermédiaires » arrivent en tête chez les résidents principaux nouvellement propriétaires à Nieul, Saint-Xandre et Sainte-Soulle. Si la Profession et Catégorie Socioprofessionnelle des cadres supérieurs, enseignants et professions libérales (PCS 3) arrive en seconde position à Nieul, les employés et ouvriers constituent chacun plus d’1/5 des nouveaux propriétaires à Sainte- Soulle (Saint-Xandre étant en position intermédiaire avec une proportion significative d’artisans, commerçants, PCS 2, et d’employés, PCS 5). Du littoral vers l’intérieur du continent, on constate des différences : d’un profil plus aisé à Nieul à un autre plus populaire à Sainte-Soulle.


        Inversement, les retraités occupent une place prépondérante chez les résidents secondaires qui viennent d’acquérir un pied-à-terre à Nieul et Saint-Xandre. Ce phénomène renvoie à l’installation des retraités sur les communes littorales atlantiques. De son côté, Sainte-Soulle présente – étrangement – une situation comparable, même si les effectifs solinois sont faibles : les résidents secondaires sont plutôt des actifs, majoritairement des cadres supérieurs. En fait, il peut s’agir de personnes investissant dans un pied-à-terre solinois pour leurs vacances ou retraites à venir (vu que ce sont majoritairement des quinquagénaires), ou des actifs qui viennent s’installer définitivement sur La Rochelle. Dans les deux cas, les mobiles d’installation à Sainte-Soulle mériteraient un approfondissement et, pour être validées et approfondies, ces hypothèses ne pourront faire l’économie d’enquêtes longitudinales. Elles permettraient de savoir plus précisément si le choix de Sainte-Soulle pour les actifs comme pour les résidents secondaires n’est pas un choix par défaut ; autrement dit, il illustrerait une incapacité financière pour les actifs à se loger sur La Rochelle comme pour les résidents secondaires à s’installer plus près du littoral.

         

        C – Une place prépondérante vers l’habitation à loyer modéré :
        La Rochelle a mené une politique volontariste en matière de logement social depuis très longtemps. Le premier office public d’habitation (OPH) a fêté son centenaire en 2013. C’est le premier organisme créé de ce type, au niveau national. Le résultat, c’est qu’en 2014, il y a environ un tiers d’habitation à loyer modéré (dit social ou HLM) dans la ville. Avant même les obligations légales, la commune était largement au – dessus de ce qui est aujourd’hui imposé (25%). Néanmoins, cette politique généreuse a deux effets négatifs.


        Le premier touche le prix du parc privé qui voit son prix de vente augmenter par un effet mécanique. Le second relève de l’origine du peuplement. Le nombre de demandes d’HLM ne baisse jamais, les jeunes actifs rochelais et les jeunes familles rentrent en concurrence directe avec la demande nationale sur notre
        territoire.

         

         

        - 2. Prix immobilier au m² La Rochelle en décembre 2014[5]

        • Dans La Rochelle, les appartements et maisons se négocient entre 1 811 € / m2 et 4 389 € / m2.
        • Le prix immobilier moyen d'un bien pour La Rochelle est de 415 527 €.. Sur 12 mois, le prix au m2 de La Rochelle a évolué de 4.6 %.
        • Selon l'INSEE, le marché immobilier de La Rochelle comprend 65 % d'appartements et 35 % de maisons.

         

        ÉVOLUTION DU PRIX M² (maisons + appartements) La rochelle - Août 2007 à Août 2015

         http://www.lesclesdumidi.com

         

         

        Les prix de l'immobilier au m2 à La rochelle, 17000 sont actuellement les suivants au 1er Septembre 2015.
         

         Prix du m² min.Prix du m² moyenPrix du m² max.Évolution
        Prix du m² appartement2 350 €3 590 €5 263 € +7.68%
        Prix du m² maison2 014 €2 443 €2 988 € +13.52%

         

        Source : lesclésdumidi.com (http://www.lesclesdumidi.com/prix/m2-la_rochelle-17)

         

         

        D’autre part, selon des estimations fournies par le site « www.meilleursagents.com »[6] au 1er février 2015, l’évolution des tendances de la population, des revenus et du marché immobilier de La Rochelle par rapport à la moyenne des villes comme Nantes, Bordeaux, Bayonne ou Dunkerque sont les suivantes :

         

        • A La Rochelle, les mouvements sont à la baisse pour les jeunes enfants, les étudiants et les actifs de - 3 % ainsi que dans le nombre de résidences principales de - 7 %. Le prix moyen au m2 des maisons sur La Rochelle (2.568 €/m2) est à peu près équivalent que la moyenne des villes (2.535 €/m2), mais nettement plus bas qu’à Bordeaux (3.021 €/m2) ou qu’à Nantes (2.715 €/m2), soit environ 300 €/m2 de moins (12 %).
        • En revanche, les positions sont à la hausse pour le nombre de retraités et de résidences secondaires d’environ + 6 %. Contrairement aux maisons, le prix moyen au m2 des appartements sur La Rochelle (3.195 €/m2) est plus haut que la moyenne des villes étudiées (2.839 €/m2), soit environ une hausse de 356 €/m2 et qui représente aussi 13 %.
        • Le revenu mensuel moyen d’un rochelais flirte avec les 1.574 € tandis que la moyenne des villes prises en compte se situe autour de 2.145 €. Par conséquent, le différentiel de revenus rochelais reste d’environ moins de 570 € par mois, ce qui représente un quart du revenu moyen des habitants des villes citées mais environ un tiers du salaire du bordelais ou du nantais.

         

         

        - 3. Conclusion :

        Tout d'abord il convient de noter que :

        • L’amélioration de la desserte routière (notamment avec le projet de A831) impliquera une augmentation des prix des logements et des terrains ainsi qu’une modification de la composition socio-spatiale de la population sur certaines communes ;
        • Les politiques d’habitation à loyer modéré (PLH) sont à même, en pesant sur le prix du foncier, de perturber fortement la logique de gentrification[7] existante sur La Rochelle ;

        Parmi les outils à disposition :
        - rendre La Rochelle éligible au droit à l'encadrement des loyers[
        8] ;

        - mettre en oeuvre une surtaxe de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires[9] ;
        - le programme local de l’habitat, actuellement en révision, devra d’une part intégrer du PLS, ce qui permettra à des personnes éligibles aux HLM mais non prioritaires (PLAI) d’accéder à un logement et d’autre part, d’imposer de l’accession abordable à la propriété (moins 30% du prix du marché avec des critères d’anti spéculation) ;
        - le programme d’intérêt général (PIG), destiné aux logements vacants ou insalubres, doit voir son nombre de logements rénovés augmenter.


        permettraient de remettre dans le circuit locatif des logements inoccupés et de desserrer la pression existante sur le foncier ;

        • En 2005, le Poitou-Charentes comptait 1 700 000 habitants. En 2030, il y en aurait 10 % de plus selon le scénario de projection dit «central» établi par l'INSEE à partir d’indicateurs de fécondité, de mortalité et de migrations prenant en compte les tendances observées entre 1990 et 2005, ce qui mécaniquement engendrera une augmentation du prix du foncier, du logement[10] ;
        • Les objectifs ambitieux du plan de rénovation énergétique[11] du parc résidentiel présenté par le Président de la république le 21 mars 2013 va, se heurter au coût très élevé ce cette opération (entre 10 000 et 50 000 € selon l’état énergétique du logement, les matériaux choisis et les coûts de main-d’oeuvre) auquel va s'ajouter les coûts cachés, et « externalités », qui peuvent en annuler totalement l’intérêt[12] si rien n'est fait sur le prixdu foncier ;
        • Le droit de préemption renforcé aux immeubles en copropriété[13] permettrait non seulement d'instaurer une mixité sociale très fine, à l'échelle d'une résidence, de revitaliser le caractère populaire du centre-ville, de réduire la pression foncière, et d’éviter que des familles soient chassées de leur appartement quand celui-ci est mis en vente ;
        • La question récurrente mais cruciale de l’anticipation foncière et de ses liens avec des politiques d’aménagement du territoire, déjà formulée par Comby et Renard (1996)[14], est ainsi directement posée, car c'est un outil à disposition pour contribuer à la baisse du prix du foncier.


        En conséquence, nous partageons donc l'analyse selon laquelle :

        • Il n'y aura pas de réappropriation de la ville par les jeunes couples en ménages et budgets modestes ;
        • Il n'y aura pas de « ville lente et apaisée » sans rapprochement des lieux de vie, de décisions, de distractions, de travail ;
        • Il n'y aura pas de transition énergétique ;

                    sans une révolution de la politique foncière.

         

         

        C'est pour l’ensemble de ces raisons, Noéés met en débat sa proposition de « charte promoteur » de modération du prix du foncier dont vous trouverez le lien pour son téléchargement ci-dessous.


         

         

         

         

         

         

        - Présentation de la charte des promoteurs aux associations et comités de quartier le 25 mars 2015

         

        - La conférence de presse du 30 septembre 2015

        Parmi les présents :

        - Roger GERVAIS : maire de Saint Médard d'Aunis et vice-président en charge du foncier à la CDA de La Rochelle ;

        -  Guy DENIER : maire de Périgny ;

        - Jean-Pierre DOARE et Yves RONTEAU élus de Dompierre-sur-Mer

        - de représentants de la  Ville de La Rochelle

        Noéés force de propositions pour juguler le prix du foncier à la Rochelle
        Noéés force de propositions pour juguler le prix du foncier à la Rochelle

        Note :

        [1] Noéés

        [2] Sources et carthographie
        [3] Clameur
        [4] Sud Ouest :

        [5] Sources : efficity.com
        [6] Sources : http://www.meilleursagents.com/prix-immobilier/

        [7] Gentrification

        [8] Source : http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/la-rochelle-reclame-l-encadrement-des-loyers-7774337974

        [9] Source : http://www.sudouest.fr/2014/11/04/la-taxe-d-habitation-pourrait-etre-alourdie-de-20-pour-certaines-residencessecondaires-1725577-705.php

        [10] Source : http://insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=12&ref_id=11660

        [11] Source : http://www.territoires.gouv.fr/le-plan-de-renovation-energetique-de-l-habitat
        [12] Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/frederic-denhez/120914/il-ny-aura-pas-de-transition-energetique-sans-unerevolution-du-foncier

        [13] Source : http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/paris-des-logements-sociaux-bientot-crees-au-sein-d-immeubles-en-copropriete-05-12-2014-4350617.php

        [14] Les politiques foncières - Joseph Comby (Auteur) -  Vincent Renard (Auteur) : http://livre.fnac.com/a139980/Joseph-Comby-Les-politiques-foncieres

         

        Pour en savoir plus :

        - 1er novembre : Noées - La Rochelle Perspective est né

        - Charte promoteurs de Saint Ouen

        - voir rapport du Sénat : Les facteurs fonciers et immobiliers de la crise du logement

        - Logement : la flambée des prix du foncier dénoncée par une association de consommateurs

        - L’association Noéés propose une charte pour doper le logement « abordable ». Le point

        - L'obligation de 30% de logements abordables vous semble-t-elle suffisante ?

        - Les locations sur Airbnb : Un système qui inquiète à La Rochelle

        - La Rochelle : les riverains ont gagné… un étage en moins

        - La Rochelle : le boom du marché immobilier

        - Des "chartes promoteurs" pour défendre le droit à la ville

        - Comment la France a tué ses villes

        - Didier Robineau promoteur à La Rochelle (Eurotim), vice-président de la Fédération régionale des promoteurs immobiliers : Agglo rochelaise : "Décidons d’un moratoire sur le logement social !"

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        25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 08:41
        La pêche industrielle de La Rochelle : "Au temps des grands chalutiers, 1871-1994"

        Henri Moulinier,

        Ancien professeur de sciences économiques et sociales en lycée et chargé de cours à la faculté de droit de La Rochelle, adjoint au maire honoraire de la cité portuaire, est docteur en histoire contemporaine. Membre du CRHIA de La Rochelle, il collabore avec le musée maritime de la ville. Cet ouvrage est tiré de sa thèse soutenue en juin 2014 à l’université de La Rochelle, sur le thème « Essor et déclin de la pêche industrielle à La Rochelle (1871-1994) ».

         

         

        - En quelques mots

        Ce livre retrace plus d’un siècle d’histoire de la pêche industrielle à La Rochelle, à l’aide d’une approche globale réunissant les dimensions économique, sociologique, politique et écologique. Elle est complétée par une étude comparative, avec Arcachon et Lorient plus particulièrement.

         

        Avec une préface de Mickaël Augeron et Bruno Marnot et une postface de Gérard Le Bouëdec.

         

        Avec le soutien de l’université de La Rochelle et la collaboration du musée maritime de la ville de La Rochelle.

         

         

        - Par : Henri Moulinier

        Éditions : Presses Universitaires de Rennes

        Format : 15,5 x 24 cm

        Nombre de pages : 344 p.

        Illustrations : N & B

        ISBN : 978-2-7535-4057-6

        Disponibilité : en librairie ou chez l'éditeur Presses Universitaires de Rennes
        Prix : 21,00 €

         

         

        - Le bon de commande du livre est téléchargeable ci dessous

         
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        7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 08:01
        François Hollande aurait enterré le projet de l’autoroute A831

        Enfin ! Les tergiversations de M. Valls et S. Royal aux oubliettes ?

        Attendre et voir avant de fêter les 10 ans de lutte !

         

        Sources : Presse Océan Nantes le 3 juillet 2015

        Hugues Fourage, député PS du sud-Vendée, a annoncé ce vendredi 3 juillet que, selon une source officielle, François Hollande venait de décider de ne pas demander la prorogation de la déclaration d’utilité publique (DUP) de l'A 831. Cette DUP tombe le 12 juillet, ce qui signifie que le 12 juillet l'A 831 « sera donc définitivement enterrée ».

         

        Ce projet d'autoroute entre l’A83 (Nantes-Niort) au niveau de Fontenay-le-Comte et l’A837 (Rochefort-Saintes) au niveau de Rochefort, devait traverser les départements de Vendée en région Pays de la Loire et de Charente-Maritime en région Poitou-Charentes. Le tracé passait par deux zones humides : le marais poitevin et le marais de Rochefort. Déclaré d’utilité publique par décret du 12 juillet 2005, ce projet constituait le dernier maillon de la route des Estuaires et devait désenclaver la ville de La Rochelle. Ségolène Royal n’a cessé de rappeler son hostilité à cette portion autoroutière et il semble qu’elle ait obtenu gain de cause auprès de François Hollande.
         
         

        - Autoroute A831 : Ségolène Royal confirme et "assume" l'abandon du projet[1]

        "C'est fini le temps de celui qui impose quelque chose alors que la population n'en veut pas", a ajouté Mme Royal, soulignant que ce projet "n'est pas rentable". Le coût du projet est estimé à "900 millions d'euros, plus les compensations de déficits qu'il faudrait verser à l'exploitant", a fait valoir la ministre. Et notre Dame des Landes ?

         

        Note :

        [1] http://www.bfmtv.com/breves-et-depeches/autoroute-a831-segolene-royal-assume-l-abandon-du-projet-901245.html

         

        Pour en savoir plus :

        - Mon dossier A831

        - Il est temps d'enterrer la A831 ! Non aux projets inutiles !

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