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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 08:08
Tribune : 2016, année à haut risque pour le nucléaire

Avec l'accélération des événements chacun dispose désormais de tous les éléments pour justifier la décision immédiate d'une sortie progressive du nucléaire. Un fiasco industriel, un gouffre financier, un scandale social, une hérésie sur les déchets produits et des risques d'accident inacceptables... Voici le papier que j'ai rédigé pour l'hebdo L'Heure du Peuple il y a quelques jours, avant la démission du directeur financier d'EDF notamment. « Au nom de la grandeur de la filière nucléaire, quitte à couler le groupe » Depuis le temps qu'on le dit... Merci. Les salariés et sous traitants du nucléaire, eux, sont condamnés à rester, et les citoyens à subir risques et futures pertes à renflouer...

 

Sources : Le blog de Corinne Morel DARLEUX[2] le 07 mars 2016[1]

Entre la plainte déposée par la Suisse contre la centrale du Bugey et les déclarations de la Ministre Royal qui se dit prête à prolonger les centrales de dix ans, les événements se précipitent dans le secteur nucléaire, dans un contexte où la filière coûte de plus en plus cher au pays. Elle plombe toute stratégie industrielle d’avenir à EDF et voit s'avancer une casse sociale sans précédent. Or c'est un angle peu utilisé par le mouvement antinucléaire. On connaît les arguments sur les déchets dont personne ne sait que faire, relancé avec la mort d'un technicien à Bure en janvier et l'arrivée du projet d'enfouissement des déchets nucléaires Cigeo devant le Parlement. Alors qu'on commémorera cette année les 5 ans de la catastrophe de Fukushima et les 30 ans de Chernobyl, on sait les risques d'accident. Mais aujourd'hui s'y ajoutent le fiasco industriel, économique et social que représente le nucléaire et les risques financiers qu'il fait peser sur l'opérateur historique EDF. Petit résumé de la situation.

 

 

- L'impossible équation financière d'EDF

Le contexte est sans précédent pour EDF. Déjà endettée de près de 40 milliards d'euros, elle est sommée de racheter l'activité réacteurs nucléaires d'Areva pour 2,7 milliards d'euros, afin de sortir celle-ci de l’abîme financier. EDF doit également faire face aux 50 à 100 milliards de coût estimé du « grand carénage », opération de remise aux normes de sécurité post-Fukushima sur des réacteurs vieillissants. Quant au projet Cigeo, il coûtera entre 25 et 35 milliards d'euros. Sans parler du futur démantèlement des centrales. De l'avis général, et malgré l'annonce de la vente d'actifs à l'étranger pour 10 milliards d'euros, EDF ne peut pas s'en sortir.

 

 

- Une stratégie industrielle plombée par l'EPR

Et pour corser l'affaire, alors qu'EDF mise tout sur le réacteur dit de troisième génération, le fameux EPR, celui-ci s'avère être un véritable fiasco industriel. A Flamanville, son coût a été réévalué à 10 milliards d'euros, soit le double du coût initial. Le chantier a déjà pris 7 ans de retard, et le projet d'EPR en Finlande fait face aux mêmes dérives. Pourtant Jean-Bernard Lévy, le PDG d'EDF, persiste : « A partir de 2028, 2030, nous allons commencer à installer en France des EPR nouveau modèle (...) Et puis en 2050, 2055, on (…) en aura 30, 35 ou 40». Même fuite en avant à Hinkley Point en Angleterre, où EDF vient de signer avec le chinois CGN un accord de financement pour deux EPR. Un engagement financier risqué, alors que l'avantage compétitif français s'effrite : le premier EPR en service sera vraisemblablement 100% chinois, et le nucléaire recule à l'échelle mondiale : alors qu'en 1996 il représentait 18% de la production d'électricité, cette part est tombée à 11%.

 

 

- Travailleurs du nucléaire : un scandale social

Comme souvent, ce sont les travailleurs qui servent de variable d'ajustement. Recours à la sous-traitance et dumping social sont courants dans le nucléaire. Sur le chantier de Flamanville toujours, en 2015, Bouygues et ses sous-traitants ont été condamnés pour travail dissimulé et l'exploitation de 460 ouvriers roumains et polonais. Et l'avenir ne s'annonce guère plus réjouissant pour les salariés d'EDF : le 21 janvier dernier, simultanément à son annonce de 2 nouveaux EPR en 2030, l'entreprise annonçait en comité central d’entreprise la suppression de 4.200 postes en France en 3 ans.

 

Ce chiffre est à comparer, par exemple, aux 1.600 emplois créés par l'éolien en France en 2015, aux besoins immenses dans le domaine de la rénovation des bâtiments et de l'éco-construction, ou encore au potentiel d'1 million d'emplois que générerait une véritable politique écosocialiste. Selon l'étude de l'économiste Philippe Quirion sur la base du scénario Negawatt, 700 000 emplois pourraient ainsi être créés dans la seule transition énergétique d’ici 2030.

 

 

- Le gouvernement toujours dans le déni

Mais ceux qui clament qu'ils vont inverser la courbe du chômage rament à contre-courant. La promesse de M. Hollande de fermer Fessenheim avant la fin du quinquennat ne sera pas tenue. La loi de transition énergétique a maintenu la capacité du parc nucléaire à 63,2 MW. Pas d'arrêt de réacteurs avant que l'EPR de Flamanville soit en service, donc. Et en attendant, le nucléaire continue de siphonner les investissements. Mais tout va bien, puisque même la Ministre de l'environnement Mme Royal le dit : « l'énergie nucléaire est un atout évident (…) dans la construction d'une économie décarbonnée ».

 

 

- Le nucléaire, bon pour le climat ?

Non. Pas si on prend en compte l'ensemble du cycle de vie, de l'extraction désastreuse dans les mines d'uranium au démantèlement des centrales. Pas selon un rapport récent de WIWS-Paris, pour lequel le nucléaire n'est pas si avantageux : il vient en plus, et non en substitution des centrales thermiques les plus polluantes, et ne permet d’éviter qu'environ 4 % des émissions de CO2. Nul besoin de sortir de l'ENA pour comprendre que plus l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables progressent, plus l'avantage du nucléaire recule mécaniquement. Mais aujourd'hui les sommes englouties par le nucléaire empêchent l’État d'investir massivement dans les économies d'énergie et les filières d'avenir, ce qui serait pourtant bien plus fructueux. Ainsi, alors qu'il maintient à bout de bras le nucléaire, le gouvernement abandonne Nexcis et vend la seule centrale géothermique du pays, celle de Bouillante en Guadeloupe. Un contre-sens absolu.

 

 

- Reprendre la main

Produire autrement, c'est pourtant possible. En avril 2015, un rapport commandé par l'Ademe a prouvé que les énergies renouvelables pouvaient fournir 95% de l'électricité en 2050, sans que cela coûte plus cher que de continuer dans le nucléaire. Les coûts de l’éolien et du solaire vont baisser de 20 à 40% d’ici 2050 alors que ceux du nucléaire vont augmenter de 30 %. Cette étude confirme ce que disent depuis longtemps les experts de Negawatt ou de Global Chance : le nucléaire coûte cher et il serait plus rentable, plus sûr et pour tout dire plus malin d’en sortir.


Pour mettre fin aux errements stratégiques guidés par le profit et l'aveuglement des lobbies, la renationalisation d'EDF et d'Areva s'impose. Nous l'avons chiffrée et scénarisée en 2012 : vente des filiales et participations qui ne participent pas de la mission de service public, et rachat des parts de capital des autres investisseurs. Cela coûterait cher ? Oui. Mais en réalité, le mur d'investissements pour rester dans le nucléaire est tout aussi imposant : il faut remonter à la construction du parc nucléaire, dans les années 70, pour retrouver de tels montants.

 

 

- Un nouvel élan national

Alors quitte à investir, faisons preuve d'audace. Ce dont la France a été capable alors avec le nucléaire, nous pouvons encore le faire. Avec le savoir-faire des travailleurs, ingénieurs, chercheurs, relevons un défi autrement exaltant : celui de jeter toutes nos forces dans l'avenir, avec la fierté de réaliser un virage radical, exemplaire, et de devenir le champion des renouvelables et de l’efficacité énergétique dans le monde.

 

Nous y gagnerons sur tous nos axes de bataille, des conditions de travail à la souveraineté populaire en passant par l'autonomie de notre production et la fin du pillage au Sud, la maîtrise publique de ce bien commun qu'est l'énergie, la sécurité des citoyens et leur participation active à un grand projet fédérateur.

 

Note :

- [1] Tribune publiée dans l'hebdo L'Heure du Peuple

- [2] Corinne Morel Darleux

 

Pour en savoir plus :

- mon dossier nucléaire

- Voir également sur Mediapart l'excellent dossier "Et si EDF faisait faillite"

- Nucléaire : un rapport sans concessions sur les coûts de la filière

- Les six faux arguments d'EDF en faveur du nucléaire

- Un rapport de l’ADEME démontre la possibilité de couvrir la totalité des besoins électro–énergétiques en énergies renouvelables.

- Vers un nucléogate français?

 

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 08:05
Un rapport de l’ADEME démontre la possibilité de couvrir la totalité des besoins électro–énergétiques en énergies renouvelables.

Une bombe verte dans le pays le plus nucléarisé du monde.

 

Source : Le Parti de Gauche Midi-Pyrénées par Hervé Debonrivage

La présentation de la bombe de l'ADEME a provoqué la mise en action d’une procédure de désamorçage par le gouvernement (gauche élitaire) de manière à ce que ce rapport fasse pschittt. Passez, il n’y a n’a rien à lire ! Mais la plupart des médias ne sont pas dupes. Voici un extrait de revue de presse.

 

Le rapport est disponible sur Mediapart (seulement pour les abonnés). Le rapport de l’Ademe n’y est pas téléchargeable en format PDF par un hyperlien. On ne trouve pas non plus disponible sur le site de l'ADEME.

 

Le rapport est disponible sur Mediapart (seulement pour les abonnés).

 

 

- 1 - Pour le Club Technique de la Gazette des communes du 17/03/2015 : l’Ademe garde pour elle son scénario 100% énergies renouvelables

"Le colloque de l’Ademe sur la transition énergétique organisé mi-avril 2015 a déprogrammé une présentation très attendue. Celle d’une étude exploratoire imaginant un mix électrique 100 % renouvelable d’ici 2050. Un revirement qui interroge...

 

Le président de l’Ademe, Bruno Léchevin, avait promis début février 2015 que le scénario évaluant les modalités d’un mix électrique 100 % EnR en 2050 allait « secouer un peu ». Objectif affiché : permettre un débat riche et porteur de solutions nouvelles et innovantes… Sauf que l’étude, annoncée pour le colloque sur la transition énergétique de l’Agence de l’environnement organisé les 14 et 15 avril prochains, a finalement disparu du programme. A l’Ademe, on avance des explications techniques liées à des résultats peu concluants. « Les outils de modélisation utilisés montrent une trop forte sensibilité aux hypothèses », explique un porte-parole de l’agence. Un travail complémentaire devrait permettre de présenter le scénario tant attendu au deuxième semestre.

 

Ménager la chèvre et le chou - Au delà de ces arguments, difficile de ne pas faire le lien entre ce report et les sorties répétées de la ministre de l’Écologie, Ségolène Royal. Si les députés ont voté le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte prévoyant un plafond de 50 % d’électricité nucléaire à l’horizon 2025, les sénateurs ont refusé d’entériner cette date.

 

Alors que le texte va être à nouveau étudié par les deux chambres, la ministre est soucieuse de ménager la chèvre et le chou et ne cesse de marteler que rééquilibrage ne signifie pas abandon. Pas question donc à ce jour d’envisager une hypothétique sortie du nucléaire. Pour l’Ademe, ces quelques soucis techniques arrivent à point nommé pour ne pas froisser son autorité de tutelle…"

 

 

- 2 - Selon le Nouvel Observateur du 09/04/2015 : "100% d’électricité renouvelable en 2050 : le rapport qui dérange"

"Un rapport de l’Ademe qui envisageait la possibilité de remplacer l’électricité nucléaire par un bouquet 100% renouvelable, a été enterré. Que dit-il au juste ?

 

On le sait, l’inhumation de rapport est un sport prisé des élites politiques françaises. En général, ce sont les ministres qui se chargent d’"oublier" dans un coin un texte qui énonce des vérités trop enquiquinantes. Parfois, ce sont les rapporteurs eux-mêmes qui se coupent le sifflet. C’est ce qui est arrivé à l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

 

L’inopportun rapport devait être rendu public le 15 avril par l’établissement public spécialisé dans les questions environnementales. Les journalistes l’attendaient, certains même l’avaient réclamé en primeur. Las ! "Le Monde" a révélé que cette étude, passablement technique pour le profane et qui a nécessité plus d’un an de travail, a été reportée pour "affiner les implications économiques et technologiques". Traduction : elle dérange quelqu’un au sein de l’exécutif – on n’est pas encore sûr de savoir qui – et sera donc parfaite pour caler un meuble branlant. Mais que dit-elle donc de si gênant ? Nos confrères de "Mediapart" ont réussi à mettre la main dessus, voici ce qu’on peut y lire :"

 

Voici les têtes de paragraphe rédigées par le Nouvel Observateur :

  • La production d’électricité "verte" pourrait atteindre trois fois nos besoins
  • Nous pourrions nous passer du nucléaire
  • Ça ne reviendrait pas beaucoup plus cher
  • Les aléas climatiques auraient peu d’impact


 

- 3 - Médiapart du 08/04/2015 titre... "Energie : le rapport caché sur une France 100% renouvelable"

Mediapart s’est procuré le rapport commandé par l’Ademe sur une France 100 % renouvelable en 2050 : le potentiel énergétique est colossal, et ne coûterait pas beaucoup plus cher que de maintenir le nucléaire. Mais visiblement, il dérange puisque sa publication a été repoussée. Nous le publions en intégralité pour ouvrir le débat que l’administration a voulu refermer.

 

Les 14 et 15 avril prochains, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), placée sous la tutelle des ministères de l’écologie et de la recherche, organise un colloque sur les énergies renouvelables dans la production d’électricité en France. Il s’intitule « 40 % d’électricité renouvelable en 2050 : la France est-elle prête ? ». À l’origine, devait y être présentée en avant-première une étude de l’Ademe sur un scénario beaucoup plus radical : une France en 2050 dont 100 % de l’électricité serait produite par des sources renouvelables : hydraulique, éolien, photovoltaïque, géothermie, bois, méthanisation, énergies marines… Ce rapport, très attendu, était annoncé depuis des mois par l’Ademe et son président, Bruno Léchevin.

 

Mais la séance de présentation de ce document a été retirée du programme à quelques jours de la réunion, comme l’a évoqué Le Monde dans son édition du 4 avril et comme l’avait déjà révélé La Gazette des communes le 17 mars.

 

« Cette étude exploratoire avait été annoncée, mais des travaux complémentaires sur certains points doivent être menés, afin de consolider l’étude », explique l’Ademe, jointe par Mediapart.  Pourtant, ce rapport de 119 pages est bel et bien finalisé – dès la page de garde, le lecteur pourra lire la mention « rapport final ». Mediapart se l’est procuré et le publie ci-dessous. Fruit de 14 mois de travail, extrêmement précis et argumenté, il explique que rien n’empêche qu’en France 100 % de l’électricité provienne de sources renouvelables en 2050. Il révèle également, calculs détaillés à l’appui, que ce scénario ne coûterait pas beaucoup plus cher aux consommateurs que le maintien du nucléaire à 50 % de la production électrique, seuil fixé par François Hollande pour 2025. Alors que la loi de transition énergétique, en cours de vote au Parlement, devrait entériner cet objectif de 50 % du nucléaire, le rapport de l’Ademe est explosif. Il prend le contre-pied de l’idée si souvent reprise par les élus et par le gouvernement, selon laquelle le maintien de l’atome dans le mix énergétique français est l’option de loin la moins onéreuse pour les comptes publics.

 

 

- 4 - En consultant le site de EELV du 08/04/2015 qui fait référence à ce rapport : on peut y lire

"…Ce rapport vient donc confirmer celui du député écologiste Denis Baupin sur le coût réel du nucléaire : le nucléaire, entre maintenance du parc, gestion des déchets et du démantèlement et explosion des coûts prévus pour l’EPR, représente des investissements colossaux qui détruisent le mythe d’une énergie peu onéreuse, sans même parler du risque majeur qu’elle fait peser sur la population en cas d’accident grave.

 

Pour les écologistes, plutôt que de chercher à en minimiser la diffusion, le gouvernement doit se saisir de ce rapport de l’ADEME pour accentuer les efforts en matière de transition énergétique. Ce n’est qu’en étant exemplaire que la France pourra aborder la Conférence-Climat avec l’espoir d’obtenir un accord ambitieux, contraignant et universel.

Julien Bayou et Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux"

 

Malheureusement la volonté des acteurs de ce site pour faire connaître aux citoyens le rapport semble dans les faits extrêmement limitée , car il n’est pas téléchargeable en PDF sur le site de EELV. Gauche élitaire ou gauche populaire ?

 

Pour en savoir plus :

- mon dossier nucléaire

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 08:00
25/04/2015, LA ROCHELLE ensemble pour dire : Non au Nucléaire, Oui à la transition énergétique

Pour en savoir plus :

- mon dossier nucléaire

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 12:11
Transition énergétique : une loi dangereuse, un gouvernement absurde

Sources :  Le blog de Jean-Luc Mélenchon membre du Parti de Gauche

Mardi 14 octobre, l’Assemblée nationale adopté le projet de loi « de transition énergétique pour la croissance verte ».

 

Les députés PS, PRG mais aussi Europe Ecologie-Les Verts ont voté pour.

 

Cette loi ne permet pas d’engager la transition énergétique dont le pays a besoin.
Elle contient même des dispositions dangereuses pour la souveraineté populaire en matière de politique énergétique.

 

La loi confirme et aggrave la confiscation de la politique énergétique par les

lobbys, EDF et le marché.

 

 

- Une loi qui manque d’ambition

Le projet de loi de Ségolène Royal vise une baisse de 50% de la consommation d’énergie d’ici 2050. Le scenario élaboré par l’association Negawatt démontre qu’il est possible de la réduire de 66% à cette échéance.

 

 

- Une loi qui acte la poursuite du nucléaire

  • La loi prévoit le maintien de la capacité actuelle de production électronucléaire à son niveau actuel de 63,2 gigawatts. Cela obligera seulement à fermer des réacteurs pour en ouvrir de nouveaux, pas pour réduire la production d’électricité nucléaire.
  • La loi n’autorise pas le gouvernement à fermer un réacteur. Elle laisse les pleins pouvoirs à EDF pour décider quel réacteur fermer au moment de la mise en route de l’EPR. Rien ne garantit donc la fermeture de la centrale de Fessenheim comme Hollande s’y est pourtant engagé en 2012.

La loi acte donc la poursuite du nucléaire sans que le peuple n’en ait jamais

discuté.

 

 

- La privatisation des barrages hydroélectriques engagée

  • La loi prévoit que les concessions des barrages hydroélectrique qui arrivent à échéance seront ouvertes la concurrence.
  • Les futures concessions seront confiées à des Sociétés d’économies mixtes, mêlant des capitaux publics (Etat, collectivités locales) et des capitaux privés.

Le gouvernement s’aligne sur les exigences de libéralisation de l’Union

européenne.

 

Dans le « programme national de réforme » envoyé à la Commission européenne en mai 2014, le gouvernement avouait déjà qu’« un renouvellement par mise en concurrence des concessions d’exploitation des installations hydroélectriques sera privilégié ».

 

Ségolène Royal retourne sa veste.

 

Dans l’élection présidentielle de 2007, elle proposait la création d’un « pôle public de l’énergie entre EDF et GDF ». Cette idée ne figure évidemment pas dans la loi. Mais Ségolène Royal ouvre même une nouvelle étape de la privatisation de l’énergie.

 

 

- Seuls les députés du Front de Gauche ont voté contre la privatisation des barrages.
Les députés PS, même « frondeurs », et les députés EELV ont voté pour la privatisation (le détail du vote).

 

EDF encore plus abandonné au privé ?

  • Selon Le Monde, le gouvernement étudie la vente d’une partie du capital d’EDF. Aujourd’hui l’Etat détient encore 84,5% du capital de l’entreprise. Mais le gouvernement veut obtenir 5 à 10 milliards de recettes en vendant ces actions. Il a déjà vendu des actions Orange, EADS, Safran… Mais pour atteindre l’objectif de 5 à 10 milliards de recettes, « vendre du EDF est le seul moyen » selon Le Monde.
  • Autre symbole, le gouvernement a nommé un nouveau président et proposé de nouveaux membres du Conseil d’administration d’EDF. Pour siéger au Conseil d’administration, le gouvernement a notamment proposé Laurence Parisot, l’ancienne présidente du MEDEF !

 

Ces deux décisions traduisent la volonté d’abandonner toujours plus EDF au privé alors que l’urgence écologique impose une reprise en main publique et citoyenne de cet outil pour engager une véritable transition énergétique.

 

 

- L’incohérence au pouvoir

En matière d’énergies renouvelables marines, Ségolène Royal propose de constituer une « filière d’excellence »

 

...mais le gouvernement a abandonné la filière « hydroliennes » d’Alstom à General Electric au printemps.

 

L’Etat n’aura pas de droit de veto dans la nouvelle filiale contrairement à ce qu’il a exigé pour les activités d’Alstom liées au nucléaire.

 

 

- Même incohérence en matière de transport

  • Le projet de loi fait du développement de la voiture électriquele levier quasi-unique de la réduction des émissions de gaz à effet de serre en matière de transport, sans se soucier des besoins de production électrique supplémentaire !
  • La loi est muette sur le rail alors que le développement du ferroutage est indispensable pour réduire les transports routiers. Le gouvernement renvoie à sa loi ferroviaire adoptée en juin qui entérine l’ouverture à la concurrence en matière ferroviaire. Or, depuis l’ouverture à la concurrence du fret ferroviaire, entre 2005 et 2012, la part du ferroviaire a baissé de 1 point (10,6% à 9,6% entre 2005 et 2012) quand la part de la route a augmenté 1,7 point (81,9% à 83,6% entre 2005 en 2012).
  •  

Le lendemain du vote de la loi par les députés, le ministre de l’Economie Emmanuel Macron ne trouvait rien de mieux à faire que d’annoncer le développement de lignes de bus pour concurrencer des lignes de trains désormais hors de prix ou remplacer les lignes abandonnées ou fermées. Une mesquinerie sociale doublée d’une absurdité écologique !

 

Pendant que l’Assemblée débattait de la transition énergétique, Ségolène Royal a annoncé unilatéralement l’abandon de l’éco-taxe. Certes, l’éco-taxe était mal conçue depuis le départ, mais son abandon a été annoncé brutalement, sans aucune réflexion sur la fiscalité écologique ni sur les recettes nécessaires au financement de plus de 120 projets de transports en commun que l’écotaxe devait financer !

 

 

- La transition énergétique sacrifiée sur l’autel de l’austérité

La loi sur la transition énergétique ne masquera pas le manque criant de moyens financiers.


La ministre Ségolène Royal promet 10 milliards d’euros sur 3 ans.

C’est très insuffisant : selon l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME), il faudrait 30 milliards par an. Il n’y a plus d’argent ? C'est bien moins que les 40 milliards que Hollande à donné aux actionnaires avec le « pacte de responsabilité » ;

 

L’essentiel de l’argent promis par le gouvernement ne consistera pas en des investissements publics mais seulement en des « crédits d’impôts » accordés au fil de l’eau, notamment aux propriétaires de logement ;

 

Le budget de l’Ecologie est encore sacrifié dans le budget pour 2015. Le gouvernement prévoit une baisse de 5,8% en 2015, après la baisse de 6,5% en 2014. Le budget de l’Ecologie perdra 400 millions d’euros l’an prochain !

 

L’actualité du débat sur la transition écologique confirme plus que jamais la pertinence des propositions portées par Jean-Luc Mélenchon depuis la campagne présidentielle de 2012 :

  • Passer à la 6e République pour soumettre la politique énergétique à la souveraineté populaire et mettre fin à la confiscation du débat par les lobbys. Par exemple en organisant un référendum pour sortir du nucléaire.
  • Rompre avec l’Union européenne pour empêcher la privatisation des services publics de l’énergie et des transports
  • Sortir de l’austérité et faire les investissements publics massifs dans la transition énergétique. Ce serait une bonne manière d’engager une relance écologiquement soutenable de l’activité économique et de l’emploi.

 

Pour en savoir plus :

- mon dossier nucléaire

- Le scandale des énergies renouvelables

- Ségolène Royal : La trahison énergétique

- Approches de la CGT sur la transition énergétique

- Développement humain durable, pour la CGT : Une loi de transition énergétique loin de l’amorcer !

Transition énergétique : une loi dangereuse, un gouvernement absurde
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 09:33
Nucléaire : un rapport sans concessions sur les coûts de la filière

Un rapport qui fait un bilan sérieux et tient compte des avis contradictoires sur les coûts de l’énergie nucléaire mérite toute notre attention.

 

 

Sources : Hervé Debonrivage  Parti de Gauche Midi-Pyrénées

La commission d’enquête parlementaire sur les coûts de la filière nucléaire présidée par le député PS François Brottes et dont le rapporteur est Denis Baupin (EE-LV) a rendu son rapport le 10 juin 2014.

 

  • Le magazine L’Usine nouvelle du 10 juin 2014 titrait "La commission d’enquête sur le nucléaire craint une explosion des coûts". Vous pouvez lire un résumé de cette enquête  ICI ;
Nucléaire : un rapport sans concessions sur les coûts de la filière
  • Le rapport complet de 236 pages a été mis en ligne par l’agence Reuters.

Vous pouvez le télécharger  ICI ;

Nucléaire : un rapport sans concessions sur les coûts de la filière
  • Vous pouvez également ICI, entendre les auditions des représentants de l’ASN (agence de la sûreté nucléaire) par la commission ;
Nucléaire : un rapport sans concessions sur les coûts de la filière
  • Le Journal Le Monde a relevé quelques données essentielles de ce rapport en titrant "Les députés demandent à l’Etat de prendre en main la filière nucléaire".

Extrait : "Selon la Cour des comptes, sollicitée par les députés pour réactualiser ses chiffrages, une prolongation de la durée de vie des 58 réacteurs à quarante ans coûterait 110 milliards d’euros courants d’ici à 2033. Davantage si l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) durcit les règles. Il faudrait ajouter 3 milliards par an pendant vingt ans s’ils étaient prolongés à soixante ans. La commission dénonce aussi les « incertitudes » sur le coût du mégawattheure (MWh) produit par le réacteur de troisième génération EPR. L’exemple britannique des deux EPR d’Hinkley Point (114 euros par MWh) montre que le prix de l’électricité sera deux fois plus élevé que celui des centrales actuelles."... vous pouvez lire la suite ICI ;

Nucléaire : un rapport sans concessions sur les coûts de la filière
  • Vous pouvez,  ICI  lire l’intervention de André Chassaigne pour le FDG à l’Assemblée nationale sur le coût du nucléaire en se référant au journal l’Humanité du 11 décembre 2013 ;
Nucléaire : un rapport sans concessions sur les coûts de la filière
  • On peut rappeler pour mémoire la position de la CGT sur le problème des coûts de la filière nucléaire. Le journal l’Humanité en a rendu compte dans son numéro du 19 juillet 2008 qui titrait : « Il faut arrêter les politiques de réduction des coûts dans la filière nucléaire ».....  la suite est ICI ;
Nucléaire : un rapport sans concessions sur les coûts de la filière
  • Dans son blog de Mediapart,Guillaume Blavette indiquait le 13 juin 2014 "Une commission d’enquête nécessaire qui aboutit à un rapport trop prudent"

"Le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs se félicite que la commission d’enquête parlementaire sur les couts du nucléaire ait pu mené son projet à son terme. Nous y avons contribué aux côtés du Réseau Sortir du nucléaire le 11 avril. Et c’est avec beaucoup d’intérêt que nous avons pris connaissance du rapport final. Nous saluons ce colossal travail d’enquête et d’investigation sur l’économie du nucléaire. Le propos est argumenté et fondé sur de nombreuses auditions. Comme l’ont remarqué les journalistes qui ont étudié ce rapport, les critiques sont à peine voilées. La commission d’enquête parlementaire met clairement en cause :

  1.  la dérive inexorable des coûts d’exploitation ;
  2. le mur d’investissements auquel EDF fait face :
  3. l’absence de stratégie de l’Etat tant dans le domaine du nucléaire que pour l’ensemble du secteur énergétique ;
  4. ainsi que de nombreuses impasses technologiques qui n’apportent aucune solution efficiente et pérennes aux innombrables problèmes que rencontre l’industrie nucléaire"....... vous pouvez lire la suite ICI ;
Nucléaire : un rapport sans concessions sur les coûts de la filière
  • Pour sa part, le Mouvement "Sortir du nucléaire" apprécie, en effet assez favorablement ce rapport qu’il juge « sans concessions ». L’article conclut, avec bon sens : "Le gouffre financier qui se précise ne rend que plus urgente une transition vers les économies d’énergie et les économies renouvelables, non polluantes, beaucoup moins chères et fortement pourvoyeuses d’emplois locaux". Ce site vous est accessible ICI, et vous permet ICI, de télécharger le rapport intégral ;
Nucléaire : un rapport sans concessions sur les coûts de la filière
  • On aborde alors un autre problème (qui n’est pas l’objet de notre article), en partie lié à celui des coûts de la filière nucléaire, celui de la transition énergétique dont le projet de loi vient d’être publié. Vous pouvez accéder au plan commenté de cette loi de programmation (5 pages) en cliquant  ICI dont une une petite présentation vidéo de ce projet de loi est ICI.
Nucléaire : un rapport sans concessions sur les coûts de la filière

Pour en savoir plus :

- mon dossier nucléaire

- Le point de vue du Parti de Gauche sur le projet de Loi de transition énergétique

- Contribution du Parti de Gauche au Débat national sur la Transition énergétique

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 21:03
BLAYAIS - CIVAUX...... Il faut sortir du nucléaire !

La Rochelle.... Blaye : 110 km, La Rochelle..... Civaux : 130 km

 

Source : le site du Comité Ouest17 du Parti de Gauche le : 5 juillet 2011 | mis à jour le 5 novembre 2015

- Le nucléaire est une des préoccupations majeures des Français.

Début mai, deux mois après la catastrophe de Fukushima, la CUB avait, sans succés, demandé au préfet de la Gironde une extension du périmètre particulier d'intervention (PPI), qui prévoit des mesures d'information et de secours des citoyens en cas d'incident à la centrale, mais qui ne couvre qu'un rayon de 10 km autour du site nucléaire du Blayais. De fait, le million d'habitant de l'agglomération de Bordeaux, distant d'une quarantaine de km, est exclu du PPI.

 

C'est dans ce contexte que la Communauté Urbaine de Bordeaux a adopté une motion réclamant «la fermeture progressive et le démantèlement de la centrale du Blayais, à commencer par le réacteur n°1 qui a trente ans».

 

 

- Cette décision satisfait pleinement le Parti de Gauche.

Au niveau européen, les choses bougent à minima !

Suite à la catastrophe de Fukushima, le Parti de Gauche avait interpellé le Conseil de l'Europe "compte-t-il enfin protéger l'intérêt général des citoyens et des citoyennes européens et travailler à l'élaboration d'un plan de sortie du nucléaire ?...", et la commission "Sortir du nucléaire est un impératif...".

 

Les gouvernants de l'UE ont-ils tiré toutes les conséquences de la catastrophe qui a frappé le Japon ?

Hélas, il n'en est rien ! Certes, un accord a été trouvé à l'échelon européen. Il a tout pour rassurer la France, qui ne voulait surtout pas se voir imposer des critères de sécurité trop contraignants.

 

Selon cet accord minimal - qui augure mal d'une gouvernance mondiale du nucléaire civil - les vérifications seront effectuées sur la base du volontariat dans les 14 pays de l'Union concernés, le risque terroriste ne sera pas pris en compte, et la décision éventuelle de fermer une centrale sera du seul ressort national.

 

On voit bien que seuls les peuples peuvent faire avancer les décisions.... après l'Allemagne et la Suisse, l'Italie !


Ainsi, le non des italiens au nucléaire par voie référendaire est un nouveau coup porté à l'atome, L'Allemagne ayant décidé le 30 mai de fermer ses derniers réacteurs en 2022, devenant la première grande puissance industrielle à renoncer au nucléaire depuis Fukushima. La Suisse avait annoncé quelques jours plus tôt sa sortie progressive du nucléaire d'ici à 2034.

 

 

- Et en France... on se contente de vérifier !

Comme les 17 autres centrales nucléaires françaises en activité, le Blayais (Gironde) et Civaux (Vienne) devront rapidement se soumettre à des tests de sécurité.

 

Partout en France, il s'agira, en théorie, de tirer les enseignements de la catastrophe de Fukushima, tragédie toujours en cours, et pour de longs mois encore. Ces deux centrales devront sacrifier à deux procédures distinctes : les « stress tests » européens et l'évaluation complémentaire de sécurité.

 

L'évaluation franco-française devra être bouclée le 15 novembre. EDF a l'obligation de transmettre au préalable à l'ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) un rapport sur chacune de ses centrales.

 

 

- L'électricien a-t-il des raisons de s'inquiéter ?

  • la situation de la centrale du Blayais est sujette à question !

Cette centrale a connu plusieurs incidents, très mineurs, mais en 1999 lors de la tempête Martin, la centrale ayant été construite trop basse, le site a été inondé (il aurait fallut la surélever par rapport au niveau du fleuve, ce qui aurait entrainer des surcouts). On a frôlé la catastrophe, l'incident majeur (sous-sols inondés par la crue venue du large, elle apparaissait comme un îlot au milieu du marais submergé).

 

Certes, selon l'ASN «Un ensemble de mesures ont été prises avec le retour d'expérience de 1999 notamment la surélévation de la digue de protection, le réexamen de toutes les installations électriques et l'organisation interne sur le site».

 

Mais la seule route d'accès au site nucléaire, sur la rive droite de l'estuaire, n'a pas varié de profil depuis douze ans. Dans les mêmes conditions, la centrale pourrait rester inaccessible plusieurs heures. Et si la prochaine tempête est plus violente ?

 

Or, l'audit insiste sur la « gestion opérationnelle des situations accidentelles » et sur le cumul de plusieurs facteurs d'accident. Comment ne pas penser à une perte du système de refroidissement d'un réacteur combinée à l'impossibilité pour les secours de se rendre sur les lieux ?

 

  • la situation de la centrale du Civaux en risque de panne sèche !

La situation se présente différemment dans la centrale de Civaux, qui n'est pas confrontée au risque estuarien.

 

Le risque de crue venue de l'amont devra en revanche être examiné. Située prêt de Poitiers, sur le bassin de la Vienne, pour l'heure, c'est plutôt le manque d'eau qui inquiète à Civaux. Pour assurer son fonctionnement et en particulier le refroidissement de ces réacteurs, la centrale de Civaux prélève de l'eau dans la Vienne.

 

Au 1er juin 2011, le débit mesuré à Cubord (c'est la station de Cubord qui fait office de station débitmétrique de référence pour le suivi du fonctionnement de la Centrale) est de 15,6 m3/s et celui à Lussac-les-Châteaux est de 19,5 m3/s. Ces valeurs sont très en deçà des valeurs moyennes observées à cette époque de l'année, et même inférieures aux valeurs historiques minimales. Il faut 12 m3/s. pour maintenir les deux réacteurs en fonctionnement.

 

 

- La Charente Maritime épargnée par le risque nucléaire ?

Il n'en est rien ! voir carte

- La Rochelle est à 110 km de la Centrale du Blayais et à 130 km de celle de Civaux.
- Saintes et Royan sont à 50 km (à vol d'oiseau) de la centrale du Blayais.
 
Si un incident semblable à celui de Fukushima s'y produisait, les habitants de Jonzac, Montendre, Mirambeau, Pauillac, Saint-Laurent de Médoc et Blaye seraient évacués (rayon de 30 km).
 

La centrale de Blaye a été mise en service entre 1980 et 1983. Elle est désormais âgée de 30 ans ce qui est la durée d'exploitation initialement prévue, pourtant son arrêt n'est pas a l'ordre du jour et des investissements supplémentaires sont envisagés pour prolonger sa vie de quelques dizaines d'années en injectant 2,4 milliards d'euros !

 

 

- Sortir du nucléaire : il faudra que le débat ait lieu !
Il est grand temps en France, de poser clairement le débat et de prévoir un réel plan de sortie du nucléaire.

 

Un moratoire sur la construction semble un minimum. Un engagement fort vers les énergies renouvelables un axe indispensable pour remplacer petit à petit l'électricité nucléaire par de l'électricité renouvelable.

 

Le gouvernement reste sourd et s'enferme dans un discours réducteur qui clame que la sûreté en France est meilleure qu'ailleurs, que nous ne risquons rien, et que plus que jamais l'avenir est atomique ! L'état continue à miser sur le nucléaire en prévoyant de nouvelles centrales, des milliards pour prolonger la vie des centrales actuelles? autant d'investissements qui pourraient dès aujourd'hui servir au réel développement d'énergies alternatives et renouvelables.

 

 

- Le Parti de Gauche, exige :

  • un moratoire sur l'énergie nucléaire (EPR de Flamanville en construction) ;
  • un referendum pour que la nation se prononce sur la politique énergétique qu'elle souhaite voir mise en œuvre ;
  • la mise en place d'un service public de l'énergie, l'abolition du précariat social, facteur de risque au travers de la sous-traitance en cascade ;
  • un plan de sortie définitive du nucléaire ;
  • un plan de gestion des déchets et de démantèlement des centrales existantes ;
  • l'abolition de toutes les usages militaires du nucléaire ;
  • le développement des énergies renouvelables.

 

Pour en savoir plus :

- mon dossier nucléaire

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