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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 18:18
Le bulletin de vote efficace contre M. Macron, c’est Jean-Luc Mélenchon et les 560 candidats de La France Insoumise.

Campagne législative, situation actuelle du Parti socialiste et de l’extrême-gauche, rapports avec le Parti communiste, l’élection d’Emmanuel Macron... Porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière revient pour Atlantico sur tous les sujets brûlants pour la France Insoumise.

 

Sources : Le Parti de Gauche Midi-Pyrénées

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Atlantico : Quels sont les premiers enseignements que vous tirez de la composition du nouveau gouvernement ? Finalement, cette recomposition n’est-elle pas pour vous une bonne nouvelle, permettant de clarifier une ambiguïté que vous dénoncez depuis plusieurs années à gauche de l’échiquier politique ?

Aléxis Corbière : D’abord, ce n’est pas une bonne nouvelle pour la France. Il s’agit très clairement d’un gouvernement d’aspiration libérale qui se met à l’œuvre avec à sa tête M. Edouard Philippe un homme connu pour ses convictions d’homme de droite, il y a également un libéral économique assumé, en la personne de M. Bruno Le Maire qui prend la tête de Bercy, et un sarkozyste avec M. Darmanin aux Comptes publics… La voie économique que ce gouvernement va prendre est donc claire, nette et ne souffre d’aucune ambigüité.

 

Pour notre population il n’y a rien de bon à attendre de la part de cette équipe sur le terrain social. Les mêmes politiques vont être continuées et même aggravées.

 

Cela doit donc attirer l’attention de tout le monde sur l’importance des élections législatives qui viennent. Elles doivent être une façon démocratique de stopper cette équipe et leurs projets. Je suis convaincu qu’ils n’ont pas une majorité politique pour agir.

 

Nous avons assisté à un second tour de rejet de Madame Le Pen, mais certainement pas d’adhésion au programme de Monsieur Macron. Et pourtant, c’est ce gouvernement de choc sur le terrain social et économique qui se met au travail, qui va assurément aggraver des inégalités, alors que les Français veulent les résoudre. D’ici le mois de juin, il va sans doute dissimuler ses attaques, mais aucune confiance naïve ne doit lui être accordée.

 

Donc les élections législatives qui viennent peuvent être l’occasion de porter une majorité sur une autre orientation à l’Assemblée Nationale. Et donc par conséquent, un autre gouvernement en sortirait. C’est ce que nous proposons avec Jean-Luc Mélenchon et tous les candidats de La France Insoumise. Un vieux monde politique s’est effondré le 23 avril, en raison des choix économiques qu’il avait porté ces dix dernières années et en même temps un nouveau monde émerge dont La France Insoumise.

 

Il est frappant d’observer que l’on retrouve beaucoup du personnel du vieux monde dans ce gouvernement placé aux postes essentiels et même les visages nouveaux sont en réalité porteurs des orientations passées, à l’exception notable de Nicolas Hulot. Mais je prends les paris qu’il ne durera pas dans ce gouvernement, ou alors au prix de renoncement, ce qui serait bien triste.

 

 

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Atlantico : La France Insoumise n’est pas parvenue à obtenir des accords nationaux avec les autres mouvements de gauche. S’agit-il d’une volonté de votre part ?

Aléxis Corbière : Non. Nous avons cherché, sincèrement avec le PCF, à trouver un accord. Il y a eu plus de 6 réunions pendant plusieurs mois, beaucoup d’heures de discussions et d’échanges. Mais la direction actuelle du PCF n’a pas compris ce qu’était La France Insoumise qui n’a rien à voir avec ce qui a pu exister précédemment.

 

Sept millions de personnes se sont retrouvées sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon, sur son programme. Nous avons remobilisé des gens qui s’abstenaient (c’est l’une de nos fiertés), nous avons fait reculer l’abstention dans beaucoup de quartiers populaires de certaines villes, nous arrivons en tête dans la jeunesse, chez les chômeurs…tout cela est à mettre à notre actif. Ce mouvement, notre responsabilité, c’est d’en maintenir toute la cohérence et toute la dynamique en permettant qu’il reste rassemblé. Je crois qu’il est normal que les candidats que nous présentons soient en continuité avec la campagne de Jean-Luc Mélenchon. Les gens n’ont pas voté pour un homme, Jean-Luc Mélenchon, mais bien pour un programme de 357 propositions qui se nomme "L’avenir en commun".

 

Certains ont considéré que malgré le fait qu’ils étaient restés à l’écart de la campagne de La France Insoumise et de la logique de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, ils devaient avoir une représentation très importante des candidats que nous allions soutenir aux législatives. Nous avons cherché à trouver les conditions d’un accord mais la gourmandise obstinée de certains a empêché que cet accord puisse aboutir. Dommage. Je le regrette.

 

Mais, nous sommes des gens responsables et nous restons rassembleurs, nous soutiendrons les députés communistes sortants qui ont parrainé la candidature de Jean-Luc Mélenchon et nous ne présenterons pas de candidats contre eux. Qui fait mieux ? De manière plus générale, nous soutenons beaucoup de candidats anciennement EELV, militants associatifs, des personnalités comme François Ruffin, Juan Branco, etc… Nous avons tendu la main à d’autres, mais certains ont fait d’autres choix. C’est regrettable mais la dynamique de la FI reste claire et forte sur le terrain. Que tous ceux qui ont voté Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle soient rassurés, il y aura dans la totalité des circonscriptions des candidats et des candidates qui porteront le programme de Jean-Luc Mélenchon. Ils pourront donc renouveler leur vote.

 

Du côté du Parti socialiste, je crois que la tambouille épicée des cuisines de Solférino continue de faire sentir ses odeurs peu engageantes. En juin, on ne sait plus vraiment sur quel programme le PS se présente. Il varie selon les circonscriptions. C’est assez incohérent. J’ai entendu M. Hamon sur France 2 taper très rudement sur le Parti socialiste, à tel point que l’on s’interroge s’il appelle à voter ou pas pour les candidats du PS. Tout cela est assez confus. Et à l’inverse il y a beaucoup d’endroits ou des candidats socialistes annoncent clairement qu’ils soutiennent d’ores et déjà le gouvernement d’Emmanuel Macron. Puis d’autres n’osent pas le dire mais le pensent très fort. Tout cela fait partie de cette décomposition du vieux monde politique et de ses appareils, c’est assez dangereux, et nous y répondons par l’émergence d’un nouveau mouvement avec La France Insoumise.

 

 

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Atlantico : Faites-vous le pari d’un effondrement du Parti communiste et du PS, qui vous permettrait de devenir la première force d’opposition, de gauche, à une majorité qui se profile ?

Aléxis Corbière : votre question est mal posée. Je ne mets pas le PCF et le PS sur le même plan. En politique, il n’y a jamais rien de mécanique qui se produit sans forces agissantes et il faut créer des dynamiques. Moi, j’invite au rassemblement à ceux qui sont d’accord avec notre programme. Tout le monde est le bienvenu quel que soit ses engagements passés. Je verrai d’ailleurs d’un oeil intéressant qu’il y ait des ruptures au sein du PS pour que des gens nous rejoignent pour qu’ensemble nous travaillions à quelque chose de nouveau. Je pense notamment à M. Montebourg.

 

La difficulté que nous avons, c’est que bien souvent, après le premier tour de la présidentielle, des gens du Parti socialiste auraient souhaité être soutenu par La France Insoumise mais ne voulaient pas rompre avec le PS pour autant. Ce qui rendait les choses plutôt incompréhensibles et irréalisables. Je laisse chacun pour l’instant face à ses contradictions et nous avançons. Et nous verrons quelle sera la physionomie de ce nouveau monde qui émergera en juin. Nous travaillerons avec tous ceux qui partageront nos objectifs essentiels qui sont de mettre la question sociale, la question démocratique et la question écologique au coeur de la vie politique.

 

Notre peuple veut des réponses précises à ses problèmes et non des carabistouilles de partis qui parlent abstraitement « d’unité » mais ont souvent pour seul objectif de maintenir des gens à leurs postes coûte que coûte. Ce que nous recherchons, c’est d’abord et avant tout l’application de notre programme « L’avenir en commun » et non repeindre des anciens pro-Hollande en insoumis de circonstances, qui changeront d’opinion demain.

 

 

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Atlantico : Le nouveau Président a pu confirmer sa volonté de réformer le droit du travail par ordonnances, et en fait une priorité. Par quels moyens comptez-vous vous opposer à cette volonté du chef de l’Etat ?

Aléxis Corbière : Si nous sommes le 18 juin majoritaires à l’Assemblée Nationale l’affaire est entendue, nous dirigerons le pays et rien de tout cela n’aura lieu. Mais dans votre question, il y a deux aspects : le fond et la forme.

 

Sur le fond, je dis danger ! Le nouveau gouvernement veut réformer le Code du travail pour aller dans le sens d’une loi "El Khomri +++" ( c’est-à-dire approfondir l’inversion de la hiérarchie des normes, faciliter les licenciements, précariser les gens…) et en quelque sorte « ubériser » les conditions de travail de millions de femmes et d’hommes. Je ne suis pas d’accord et je pense que nous sommes très majoritaires à ne pas l’être.

 

Sur la forme, je m’élève contre l’utilisation annoncée de la procédure d’ordonnance qui consiste à ce que le Parlement abdique sa responsabilité et ne délibère pas de ce qui doit être modifié du Code du travail. Il s’agit de s’en remettre à la décision du président qui lui seul arbitrera ce qui doit être fait et il sera demandé, in fine, par un vote de valider ou non sa seule décision.

 

Je trouve cette méthode autoritaire, contournant la représentation nationale et le rôle des parlementaires. Je trouverais d’ailleurs assez indigne de la part de parlementaires prochainement élus de voter cette procédure. Moi, je suis attaché à la souveraineté du peuple, impossible dans le cadre de la Ve République et c’est pourquoi je défends le passage en VIe République, où des droits nouveaux, comme celui de pouvoir révoquer les élus, la prise en compte du vote blanc, etc. devrait exister.

 

Je n’oublie pas qu’au premier tour M. Macron n’a obtenu seulement 18% des électeurs inscrits, que beaucoup d’études montrent que 41% des gens qui ont voté pour lui au premier tour ne l’ont pas fait par adhésion à son projet. Au second tour, c’est un vote de rejet de Mme. Le Pen qui le porte au pouvoir et 66% de ceux qui ont voté Macron au second tour ne l’ont, encore une fois, toujours pas fait par adhésion. Donc, nul part il n’a été démontré que les Français souhaitent cette casse du Code du travail par ordonnance. C’est une question sensible qui nous concerne tous. Quel que soit notre activité, nous sommes tous protégés par le Code du travail. Et qu’il soit volumineux est dû à la jurisprudence qui précise les choses pour que chacun soit bien protégé, car les métiers ont évolués.

 

Je ne suis donc pas pour utiliser les ordonnances, je suis républicain dans la société et jusque dans l’entreprise où je pense que la loi doit toujours défendre la justice, la sécurité et l’égalité.

 

Donc, tant sur le fond que sur la forme, il y a un danger. Mais par le bulletin de vote du mois de juin nous pouvons régler démocratiquement et rapidement cette affaire en donnant une majorité à ceux qui disent non à cela, et disent oui à un projet humaniste et écologiste. C’est le cas de La France Insoumise.

 

 

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Atlantico : Selon un sondage IFOP pour Atlantico, 46% des Français se considèrent comme des victimes de la mondialisation alors que seuls 21% d’entre eux se considèrent en être les gagnants. Alors que ce thème est largement défendu par le France insoumise, et qu’Emmanuel Macron est régulièrement présenté comme le candidat des gagnants, comment expliquer vous le résultat du suffrage ?

Aléxis Corbière : A nouveau, c’est la Ve république pourrissante qui permet cela. C’est un scrutin qui déforme l’expression du peuple. Au premier tour, porté par des médias qui le présentaient comme la quintessence de la modernité, comme le seul barrage contre le FN, et paré de toutes les vertus, M. Macron est arrivé en tête. Mais de peu de points finalement. Tout cela c’est joué à 600 000 voix sur un corps électoral de 47 millions de personnes. Cette cinquième république attribut ensuite énormément de pouvoirs au vainqueur qui devient pour cinq années une sorte de monarque élu. C’est infantilisant. On a vu d’ailleurs que cette déformation était patente dans l’ancienne représentation nationale. J’ai été frappé de voir que le 23 avril, quand on additionne le PS et Les Républicains on obtient seulement moins de 20% du corps électoral alors que jusque-là ils détenaient 85% de la représentation nationale.

 

Sur la mondialisation de toute façon, je crois que tout le monde est favorable à des échanges entre les êtres humains du monde entier. Depuis que le monde est monde, les êtres humains et les peuples échangent entre eux. Mais quand on parle aujourd’hui de mondialisation, on parle de Traités de libre-échange qui souvent favorisent les économies dominantes et pillent et exploitent les autres. C’est ce déséquilibre dans les relations qui est insupportable. Beaucoup de concitoyens ont compris que c’est un modèle dangereux pour la planète et pour les êtres humains, qui ne vise qu’à se généraliser. Je crois qu’il y a une majorité contre cela et il ne faut pas se laisser abuser par le résultat des élections présidentielles.

 

Je continu à penser que nous avons un président faible sur le plan de sa base sociale, mais hélas devenu fort institutionnellement. Nous vivons dans une démocratie de faible intensité.

 

 

 

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Atlantico : Marine Le Pen a reconnu avoir fait un mauvais débat d’entre deux tours, et le FN pourrait enregistrer une érosion de son électorat en vue des législatives. Que dites-vous à cet électorat qui a voté Marine Le Pen au second tour de la Présidentielle ?

Aléxis Corbière : Que le FN a démontré clairement qu’il est un très mauvais opposant face à des libéraux comme M. Macron. C’est le meilleur service que l’on pouvait rendre à Emmanuel Macron que de l’opposer au Front national et à Marine Le Pen. Le vrai adversaire efficace face au projet de M. Macron, c’est Jean-Luc Mélenchon et La France Insoumise.

 

On en a eu la démonstration entre les deux tours, M. Macron ne pouvait gagner que contre Marine le Pen.

 

Premièrement, parce que c’est un programme xénophobe et que ce pays n’est pas xénophobe et ne souhaite pas montrer du doigt nos concitoyens - notamment de confession musulmanes - comme responsable du chômage, de la pauvreté ou même de l’insécurité. Il y en a assez de ces simplifications.

 

On voit aussi qu’elle parle fort mal le discours prétendument social et anti-libéral. Elle vient d’une famille politique d’extrême droite ou l’on se fiche comme d’une guigne des droits des salariés dans une entreprise. C’est d’ailleurs bien ce qui avait de marquant, face à Emmanuel Macron, elle n’avait rien à lui dire puisqu’elle n’a jamais proposé des droits nouveaux pour nos concitoyens tant dans la cité que dans l’entreprise. Alors que nos concitoyens ont soif de justice d’égalité et c’est ça qui peut être majoritaire. Donc le bulletin de vote efficace contre M. Macron, c’est Jean-Luc Mélenchon et ses 560 candidats de La France Insoumise.

 

Pour en savoir plus :

- L'Union de la gauche, c'est l'union pour quoi faire et avec qui ?

- Pourquoi l’accord législative entre la FI, le PCF, Ensemble ! n’est pas possible aujourd’hui ?

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 13:30
La banque et le candidat.... un choix de classe au détriment de l'égalité républicaine

ou... l'égalité des chances et la Société Générale

 

Sources : Pascal BOUYSSOU et Eric DURAND insoumis rochelais,

- Habituellement, quand on parle de « l’égalité des chances », les gens pensent immédiatement à l’école.

Aujourd’hui, nous allons l’évoquer dans le contexte de la candidature aux élections législatives de 2017. Il se trouve que notre candidat de la France Insoumise, Cédric Ruffié (candidat sur la 1ère circonscription de La Rochelle)  est à titre personnel, client de la banque Société Générale. Dans le contexte politique actuel, il va sans dire que Cédric, dès qui le pourra, quittera cette banque.... s’il le peut. Je reviendrai sur ce point car selon la situation personnelle dans laquelle on se trouve, ce n’est pas si simple de quitter sa banque. Ceci dit, Cédric est allé solliciter cette banque pour contracter un prêt personnel en vue de financer sa campagne électorale, comme le fait la plupart des candidat.es.

 

 

- Les insoumis qui aspirent à gouverner le pays… sont des gens sérieux.

Ainsi, nous avons étudié et défini le budget idéalement nécessaire pour mener à bien cette campagne.... soit 12 000 €. Cédric Ruffié est un travailleur précaire, et fait partie de ces 4,2 millions de personnes " travailleuses précaires " (source INSEE 4ème trimestre 2016). Un travailleur précaire est, par définition, quelqu’un qui passe de petits boulots en petits boulots pour essayer de se maintenir « à flot », c’est-à-dire essayer de se maintenir au-dessus du seuil de pauvreté soit 1008 € par mois. Cédric ainsi que sa compagne vivent donc en moyenne au SMIC soit 1 300 € CSG et RDS déduits. Dans le contexte des législatives, Cédric a fait le choix de suspendre son activité professionnelle (agent en centres d’appels) pour pouvoir se consacrer pleinement à la campagne. Notons qu’il est père de 2 jeunes enfants.

 

 

- Solvable ou pas, la Société Générale ne prête pas à qui en a besoin…. elle prête à qui elle veut !

Il s’est donc rendu à la Société Générale avec notre mandataire financier mais ce prêt lui a été refusé au motif de sa situation personnelle qualifiée par la banque elle-même de « non solvable ». Je ne connais pas le détail de la situation financière de Cédric et bien entendu, je n’ai pas à en connaitre. Par contre, je connais très bien le système bancaire dans son ensemble et le fonctionnement et la mentalité de la SG en particulier. Je ne sais pas non plus si quelque autre banque que ce soit aurait consenti ce prêt. Rappelons simplement que si Cédric atteint 5% des voix, l’Etat rembourse 50% du prêt. Rappelons également le score de Mélenchon sur La Rochelle : 24,33%, juste derrière Macron. On peut donc en inférer que Cédric Ruffié, porté par le mouvement de la France Insoumise, a quand même de grandes chances d’être au-delà de 5%. On peut aussi prendre en compte que nombre d'insoumis étaient prêts à se porter caution pour Cédric !

 

La SG, comme probablement la majorité des autres banques, ne fait évidemment pas ce type de calcul.

 

 

- Se pose cependant la question de l’égalité des droits des citoyens en politique.

Chacun sait très bien que malheureusement dans ce pays, il est très difficile de faire une campagne sans quelque argent. Fort heureusement, nous avons des dons de nombreuses personnes, une vingtaine d’€ en moyenne, qui nous permettent de faire des choses.

Mais regardons quand même la situation de nos principaux concurrents sur la 1ére circonscription de Charente Maritime (La Rochelle/Ré) :

  • Otilia Fereira (EM) est médecin gynécologue ;
  • Bruno Léal (LR) est prof agrégé d’histoire ;
  • et Olivier Falorni (sans étiquette mais soutenant la majorité présidentielle Macron) a les moyens que nous connaissons en tant que député sortant.

 

J'ignore si ces personnes ont contracté un prêt personnel pour financer leur campagne mais gageons que leurs situations  professionnelles leur permettront de ne pas avoir de souci d’argent, ce qui n’est pas une mince affaire à notre époque. D’ailleurs, ce n’est pas leur faire offense que ce constat, c’est un fait objectif jusqu’à nouvel ordre.

 

 

- Il est incontestable, que Cédric n’en aura que plus de mérites s’il remporte notre pari politique commun.

Les Elections Législatives sont un moment important de notre système républicain et démocratique, nous ne pouvons pas déplorer à longueur de colonnes que nos représentants à l’Assemblée Nationale ne sont nullement représentatifs de l’ensemble de notre communauté nationale, de sa sociologie et ne pas permettre à ceux qui ne sont pas nés avec une cuillère d’argent dans la bouche de pouvoir concourir avec une égalité des chances, égalité en l’occasion qui est financière.

 

Indépendamment de cela, il n'en demeure pas moins vrai qu’il est fort probable que Cédric Ruffié aura quelques difficultés à se faire accepter dans une autre banque tant que sa situation personnelle est ce qu’elle est. A part ouvrir un compte Nickel, je ne vois malheureusement pas d’autres banques qui l’accueilleraient à bras ouverts…

 

A ce stade et toute proportion gardée (les revenus de parlementaire européen de Jean-Luc Mélenchon ne sont pas ceux de Cédric) la mésaventure de Cédric m'en rappelle une autre.... celle de Jean-Luc Mélenchon qui, en début d'année s'est trouvé en grande difficulté pour obtenir un emprunt et financer sa campagne des présidentielles, le système  bancaire multipliant les conditions avant de lui accorder un prêt à minima.

 

En définitive, je le répète ici, solvable ou pas, la Société Générale (et certainement les autres banques) ne prêtent pas à qui en a besoin en s'entourant de garanties…. elle prêtent à qui elle veulent et ce faisant se livrent aussi à un véritable choix de classe  au détriment de l'égalité républicaine !

 

Pour l'équité dans le financement de la campagne des législatives une pétition est en ligne.....  ICI on compte sur vous pour la signer sans modération !

 

 

PS :

Un petit rappel concernant la Société Générale : un article sur France Info de.. Isabelle Chailloufranceinfo du 27032017

« Selon un rapport de l'ONG Oxfam publié lundi 27 mars, un quart des bénéfices des 20 plus grandes banques européennes se trouve dans des paradis fiscaux, soit 25 milliards d’euros, dont 20% pour les seules banques françaises. En 2015, les cinq plus grandes banques françaises, BNP Paribas, BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel-CIC et Société Générale, affichaient 5,5 milliards d'euros de bénéfices dans des paradis fiscaux, des États ou elles n'ont pourtant pas d'activité économique. D’après Oxfam, l'implantation de ces banques au sein de ces territoires permet d’organiser l’évasion fiscale de leurs clients et d’échapper à l’impôt. L'ONG cite l'exemple des Îles Caïmans.

Quatre banques françaises y sont présentes, la BNP, la BPCE, le Crédit Agricole et la Société Générale. Elles dégagent 174 millions de bénéfices…. sans aucun employé et sans payer d’impôt Une des destinations favorites des banques reste le Luxembourg. La Société Générale y déclare 587 millions de profits, c’est-à- dire autant que ses bénéfices cumulés en Allemagne, en Italie, en Espagne et aux Pays-Bas. Ce n'est pas un hasard, souligne l'Oxfam qui rappelle que c’est via sa filiale luxembourgeoise que la banque a créé près de 500 sociétés offshore, impliquées dans le scandale des  Panama papers ».

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Published by La Rochelle à gauche par les actes - dans Politique Elections législatives 2017 La Rochelle insoumise
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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 07:59
Qu'une nouvelle vague d’insoumission se lève face à la légitimité creuse de Macron !

C'est vital diront certains, en tout état de cause, urgent et nécessaire !

 

Le profil très droitier du nouveau gouvernement renforce l’incertitude sur l’issue des scrutins des 11 et 18 juin. Seule la mobilisation de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon peut contrer l’ambition de procéder à une fuite en avant néolibérale.

 

Sources : Cerises par  Gilles Alfonsi le 19 mai 2017

-  Hollande est parti… qui le regrettera ?

La grand-messe de la passation de pouvoir passée, aussi pompeuse que d’habitude, Macron a accompli ses premiers actes. Après l’amateurisme de l’entre-deux tours, les nominations pour le gouvernement annoncent la couleur… bleue ! Celui qui nous a expliqué qu’il n’entendait gouverner ni à droite ni à gauche, ou à droite et à gauche en même temps, aura rapidement levé le masque. Reconnaissons qu’une autre tactique présidentielle aurait été de chercher à obtenir quitus des électeurs lors des scrutins de juin en masquant en partie ses intentions libérales. Le choix s’est plutôt porté sur l’objectif de hâter une recomposition d’ampleur, en récupérant massivement des voix de droite. Reste que le nouveau Président doit affronter quelques menus problèmes : un problème de légitimité, un problème de stratégie et un problème d’opérationnalité.

 

 

-  La légitimité de Macron en question

Il y a quelques jours, Le Monde nous servait un de ces éditoriaux dont il a le secret : prétendument en défense de la République et de la démocratie, et en réalité au service du nouveau pouvoir. Le journal jugeait : « L’on ne sait rien de son gouvernement, pas même s’il aura une majorité à l’Assemblée et voilà, déjà, ses projets condamnés. Notamment par les procureurs de La France insoumise et les sans-culottes autoproclamés qui n’ont pas attendu 24 heures pour descendre dans la rue et décréter la ’’guerre sociale’’ ». Et d’affirmer que la critique de Macron serait donc un « fâcheux déni des règles de la démocratie ». Le quotidien du soir s’efforçait péniblement de refaire les comptes de la participation électorale pour dire que la légitimité de Macron ne serait pas si fragile que ça. Même si « 40 % des électeurs qui ont voté Macron l’ont fait, disent-ils, pour faire barrage à la candidate du Front national », Le Monde estime que la même logique aurait eu lieu lors de l’élection de Mitterrand face à Giscard en 1981 et de Hollande face à Sarkozy en 2012. Frottons-nous les yeux devant ce raisonnement alambiqué qui omet d’une part que Mitterrand a été élu, la première fois, pour ’’changer la vie’’ et que Hollande annonçait qu’il allait faire la guerre à la finance, et d’autre part que Giscard et Sarkozy ne sont pas assimilables au Front national.

 

L’éditorialiste du Monde en venait alors à l’essentiel : le constat d’un « mouvement général de contestation de la légitimité des autorités – politiques, notamment », « l’état de doute, de défiance, voire de colère d’une partie des Français à l’égard de leurs gouvernants », auquel il oppose le principe - contesté par qui ? - selon lequel « le Président de la République est celui des candidats qui a obtenu la majorité des suffrages exprimés ». Et de réclamer de tous que Macron ait le temps de s’installer, ce qui serait « la moindre des corrections démocratiques ». La moindre des "corrections démocratiques" ne serait-elle pas plutôt de laisser le débat démocratique avoir lieu, au lieu de remettre en question la légitimité même du débat politique ?

 

En fait, il est difficile d’ignorer qu’Emmanuel Macron est devenu Président par défaut, qu’il ne porte jusqu’à présent aucune vision globale de société, qu’il est faible sur les questions de politique internationale, et que son programme est un salmigondis des croyances et prétentions libérales, sans conscience écologique. Écrire cela, ce n’est pas faire preuve d’irresponsabilité, mais au contraire prendre la mesure que l’élection de Macron est, pour le moment, une péripétie de plus dans une crise politique qui s’accentue. Et que faire vivre une démocratie amochée par des années de dérive néolibérale et sécuritaire, c’est précisément contester la politique de Macron et s’attacher à la désarmer.

 

 

-  Désarmer Emmanuel Macron

Emmanuel Macron débute son quinquennat sans certitude de pouvoir gouverner. Ce constat est certes inhabituel puisque depuis longtemps les élections législatives prolongent et amplifient les résultats des élections présidentielles. Mais il est aussi réaliste : avec ses 24 % obtenus le 23 avril, quelques points seulement devant trois autres candidats, emporter la majorité aux législatives n’a rien d’automatique. Du coup, selon les résultats des 11 et 18 juin, il sera un Président ’’normal’’, en mesure de tenter de faire passer rapidement des réformes substantielles au Parlement, ou il sera d’emblée un Président faible, dans le cas où il n’obtiendrait qu’une majorité relative ou bien sûr dans le cas où il serait amené à devoir cohabiter.

 

La question, pour les partisans de l’émancipation, n’est pas de vouloir déstabiliser le pays, de le rendre ingouvernable ni même de discréditer le pouvoir. Le pouvoir n’a pas besoin de nous pour se discréditer, par exemple lorsqu’il annonce souhaiter faire passer sa nouvelle loi Travail par ordonnances, lorsqu’il préconise pour l’école des mesures honnies par les profs ou lorsqu’il énonce un programme qui ignore largement les enjeux écologiques. Le véritable enjeu est de désarmer Macron, de le priver par la voix démocratique d’une majorité parlementaire pour mener sa politique qui est sur de nombreux sujets minoritaire dans la société, et d'imposer une alternative. En effet, n’en déplaise au Monde, sur des pans entiers de son programme, Emmanuel Macron est minoritaire dans la société.

 

 

-  Un problème de stratégie

Pendant de nombreux mois, Emmanuel Macron a joué l’équilibriste, réussissant à jongler entre la reprise de vieux poncifs économiques libéraux et un discours sur l’innovation, qui instrumentalise le désir de transformation de l’action publique et de la politique. Or, tout pose question1, car le programme du Président contient à la fois de nombreuses mesures fortement contestées dans la société, de nombreuses mesures contradictoires entre elles, de nombreuses mesures impossibles à mettre en œuvre sans remettre en question les politiques européennes (qu’il souhaite maintenir et amplifier), et aussi des angles morts sur des sujets majeurs.

 

Sur des pans entiers relevant particulièrement de la fonction présidentielle, traditionnellement, c’est le flou qui prédomine, avec un programme lapidaire sur… les questions internationales ! Ainsi, la vision du monde du nouveau Président n’est pas clairement énoncée ni étayée. On ne sait pas précisément comment il envisage les relations internationales, le rapport aux États-Unis et à la Russie, le rôle de l’ONU, le règlement des grands conflits... On ne sait pas s’il compte amorcer des changements diplomatiques, en particulier repositionner la France comme une force de promotion de la paix (son soutien à l’OTAN permet d’en douter). Comme l’écrivait cruellement le journal Les Echos au lendemain du second tour, la politique étrangère du nouveau Président directeur général de la France est « encore largement à définir ». Ajoutons qu’il dispose cependant déjà du bouton rouge…

 

Dans le programme de Macron, il y a des mesures minoritaires dans la société, ou fortement contestées. En matière économique (chapitre du programme significativement intitulé ’’Libérer le travail et l’esprit d’entreprise’’ !), il s’agit par exemple de sa volonté d’imposer comme les gouvernements précédents des politiques de casse du droit du travail (sous couvert de clarification), la réduction des droits des chômeurs (suspension des allocations pour deux ’’emplois décents’’ refusés), ou, sous couvert de simplification administrative, l’accompagnement bienveillant des entreprises pour… qu’elles évitent des pénalités en cas de triche en matière d’impôt. Ces mesures sont-elles légitimes ? Par qui sont-elles voulues, à part le MEDEF ?

 

 

-  Une imposture à démasquer

En matière budgétaire, les contradictions sont profondes. Emmanuel Macron promet de comprimer les dépenses publiques de 60 milliards d’euros et de réduire de 120 000 le nombre de fonctionnaires. Il prévoit dans le même temps de créer 15 000 places de prisons, avec, on l’imagine, des personnels pour les faire fonctionner, 5 000 postes de gardes frontières, 10 000 postes de policiers, 4 à 5 000 postes d’enseignants (cela tout en octroyant 3 000 euros de primes aux enseignants des zones prioritaires). Il veut aussi, par exemple, « mettre en place la prise en charge à 100 % des lunettes et des prothèses auditives et dentaires d’ici 2022 » et « consacrer 5 milliards d’euros de notre Plan d’investissement à la santé, notamment à la transformation de notre médecine de ville et de nos hôpitaux ». Ces 5 milliards font partie d’un plan de 50 milliards prévu pour la période 2018-2022. S’y ajoute aussi le projet de créer un « service militaire universel », dont le coût est estimé à plusieurs milliards d’euros chaque année. Énorme contradiction : le Président reprend à son compte le dogme de la réduction des dépenses publiques (objectif de réduction du déficit à 3 % du PIB dès… 2017 et - 0,5 % en 2022), tout en prévoyant de démonter l’impôt de solidarité sur la fortune (qui nuirait au dynamisme économique… vieux poncif de la droite).

 

Alors, on peut imaginer (ou fantasmer…) une énorme politique de redéploiement des postes et des crédits publics, mais alors il faudrait dire quelles prestations disparaitront, tout en maintenant l’âge de départ à la retraite (c’est aussi une promesse), et dire quels postes seront supprimés dans le service public. Seront-ils dans la Fonction publique hospitalière, alors que l’hôpital public est en perdition ? Ou dans la Fonction publique territoriale, alors même que les collectivités, dont les communes qui ne bénéficieront plus de la taxe d’habitation (autre mesure annoncée), sont déjà exsangues ?

 

Il y a d’autres mesures pour lesquelles Emmanuel Macron n’a pas les moyens de ses ambitions, faute là encore d’assumer des ruptures avec les politiques de l’Union européenne. C’est le cas, par exemple, des objectifs d’ « harmonisation fiscale en matière de formation, de santé, de chômage et de SMIC », qui n’ont pas la moindre chance d’aboutir sans remise en question des politiques actuelles (à moins de niveler les droits sociaux par le bas).

 

Ce problème du réalisme concerne aussi d’autres questions. S’agissant de l’école, par exemple, Macron va-t-il enclencher une réforme pour développer l’autonomie des établissements scolaires (ouvrant une nouvelle guerre scolaire) ? Ou alors pense-t-il que faire la chasse aux téléphones portables à l’école élémentaire et au collège pourrait faire office de politique publique fl ? Et la promesse de ne pas affecter les jeunes enseignants aux établissements de zone prioritaire, comment pourrait-elle être mise en œuvre ? En déplaçant autoritairement les enseignants aujourd’hui en postes ? La vraie question n’est-elle pas plutôt de transformer en profondeur les conditions d’éducation dans ces zones prioritaires, non par des mesures homéopathiques mais en mobilisant enfin des moyens importants (donc en dépensant plus) ? Autre exemple : comment mettre en œuvre la mesure consistant à « reconduire sans délais les déboutés du droit d’asile » (mesure qui visait probablement à plaire aux électeurs potentiels du Front national), si ce n’est en générant encore de la (mauvaise) dépense publique ? Et ainsi de suite.

 

 

-  Un problème d’opérationnalité

Maintenant qu’il s’agit d’exercer le pouvoir, Macron doit annoncer ce qu’il va faire concrètement et comment. Dans sa première interview télé post-nomination, Édouard Philippe a (laborieusement) pu répondre de manière floue sur ses priorités et projets immédiats. Mais ne pas savoir sur quoi va travailler le gouvernement ne peut durer que quelques jours. Et sur la question démocratique - une loi Travail adoptée par ordonnances, vraiment ? -, la pression va vite monter.

 

De plus, il faut évoquer le problème très concret du type de majorité qu’Emmanuel Macron tente de construite au forceps, avec le recyclage d’une partie des députés socialistes désormais candidats d’En marche ! (un simple changement d’étiquette !), le soutien à de nombreux candidats du mouvement de François Bayrou, en plus de l’arrivée à l’Assemblée de nouveaux élus ayant des cultures et des aspirations très disparates… Au total, nous sommes en présence d’un projet incohérent en lui-même, dont la mise en œuvre nécessiterait une majorité cohérente, ce qui est un vœu pieu. À l’inverse, la dynamique autour de la candidature de Mélenchon porte à la fois une cohérence globale - une vision et des grandes orientations -, un programme conséquent - qui assume notamment la rupture avec les politiques d’austérité et la nécessité d’une refondation politique de l’Union européenne2. Ainsi, n’est-il pas frappant de constater que le réalisme est en train de changer de camp : là où, depuis toujours, les libéraux taxent toujours les partisans de l’émancipation d’irréalisme, les libéraux s’engagent aujourd’hui sur des impasses irréalistes tandis que les insoumis sont réalistes en assumant, pour que leurs propositions puissent être mises en œuvre, les ruptures nécessaires avec le système actuel ?

 

 

-  Prolonger la dynamique insoumise

Lors de la réunion des candidats de France insoumise, samedi 13 mai, Jean-Luc Mélenchon a porté l’ambition d’une victoire aux législatives, et donc d’imposer à Emmanuel Macron une cohabitation. Elle s’appuie sur ce fait simple que les grands médias cherchent à taire : les quatre premiers candidats de la présidentielle ont obtenu entre 19,6 et 24 % des voix, et il n’est donc pas possible de pronostiquer sérieusement une nette victoire de tel ou tel le 11 et le 18 juin prochains. Au contraire, le jeu politique est ouvert : l’objectif n’est pas seulement d’obtenir un groupe puissant à l’Assemblée nationale, d’y faire entrer de nouvelles têtes, de remettre en question jusqu’au Parlement l’hégémonie du PS sur la gauche. Il s’agit plutôt de porter jusqu’au bout le projet d’une alternative transformatrice.

 

Faisons l’hypothèse que les trois prochaines semaines peuvent encore une fois déjouer les pronostics, par une nouvelle percée, législative cette fois. Et aussi alimenter la suite, quoi qu’il advienne : les mobilisations de la société.

 

Pour en savoir plus :

- Oui, le phénomène Macron était bien une (énorme) bulle médiatique

Qu'une nouvelle vague d’insoumission se lève face à la légitimité creuse de Macron !
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 13:00
La nostalgie quand tu nous tiens !

La nostalgie quand tu nous tiens !

Que cachent en réalité les appels à l'union qui viennent du PS, du PCF, ou d'ailleurs ?

 

Depuis que la France Insoumise a commencé à s’affirmer comme la principale –et seule- force d’opposition au candidat puis au président Macron, les appels à l’union de la gauche viennent de toute part. Mais que signifient donc ces appels aussi soudains à l’unité ?

Le parti socialiste, dans la voix de ceux qui n’avaient de mots assez durs contre Jean Luc Mélenchon, y vont sans retenue. Plus d’amour, tu meurs !

De la part du PCF, idem. Les mêmes qui n’en voulaient pas comme candidat déclarent des sentiments inattendus. Ce n’est plus de l’amour, c’est de la rage.

Du coup, le candidat de la France Insoumise ferait par son « intransigeance » la démonstration d’un « sectarisme » coupable. La condamnation de la « France Insoumise », voilà déjà une base d’union entre le PS, le PCF et quelques « éclairés » qui relaient sans retenue ces positions anti-Mélenchon.

« L’argument » de ces partisans de l’union semble être très cohérent. Dans une élection, l’union augmente les chances au contraire de la division. Oui mais, l’union sur quoi, et pour quoi ? Derrière tout cela se pose une autre question de fond. Quelle est la pertinence du clivage gauche-droite réactivé en campagne électorale ?

 

Sources : La Sociale par Jacques Cotta le 23 mai 2017

- La Gauche, mais c’est quoi la gauche ?

Au départ, l’appellation de « gauche » venait simplement d’une position géographique au sein de l’hémicycle. Puis un clivage politique s’est imposé entre conservateurs d’une part –la droite- et progressistes de l’autre –la gauche- attachés à une vision du progrès social, de l’amélioration de vie des travailleurs, avec toutes les nuances que cela comporte. Comme nous l’avons expliqué sur le site « La Sociale » depuis maintenant plusieurs années, comme nous l’avions à l’époque indiqué à Jean Luc Mélenchon et à Marc Dolez lors de leur rupture avec le parti socialiste, comme nous l’avons dessiné Denis Collin et moi-même dans « l’illusion plurielle, pourquoi la gauche n’est plus la gauche » ( « L’illusion plurielle, Pourquoi la gauche n’est plus la gauche », Denis Collin et Jacques Cotta - éditions Jean Claude Lattès - 2001) , comme j’ai tenté de l’actualiser dans « l’imposteur »  (« L’imposteur », Jacques Cotta - éditions Balland - 2014) , le terme de gauche n’a plus aucun sens politique, sinon de brouiller toute compréhension des politiques mises en oeuvre. Et comme le dit fort justement Jean Luc Mélenchon aux accusateurs de la « France Insoumise », ce sont les programmes qui comptent. Force est de constater qu’entre celui des gouvernements successifs du parti socialiste ou des gouvernements de l’UMP, les divergences sur le fond n’occupent pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette. Les politiques dites de gauche et de droite divergent parfois sur la méthode, le rythme, mais nullement sur le fond. Le capital a toujours été servi au détriment du travail par les uns et par les autres, et c’est dans la continuité que les pouvoirs successifs –dits de gauche ou de droite- ont permis que le capital précisément capte plus de 10% de la valeur créée au détriment des ouvriers, des retraités, des salariés en quelques années.

 

 

- Des appels à l’unité plutôt cocasses, du PS…

Commençons par le parti socialiste, ou certains de ses membres. Les anciens présumés « frondeurs », les Hamonistes, ou encore Gérard Filoche, ont fait du combat anti Mélenchon, au nom de l’unité évidemment, leur spécialité. Cela a commencé durant les présidentielles, Mélenchon étant sommé de se retirer au nom de « l’unité de la gauche » au profit du candidat du PS, Benoît Hamon. Puis cela a continué, Mélenchon étant accusé de la défaite avec 19% des voix alors que Hamon n’en recueillait que 6%. En réalité, que cherchaient donc ces « partisans » de l’unité ? Quel en était la cohérence ?

C’est Jean Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, qui donne la clé, et une fois n’est pas coutume, remet chacun à sa juste place. Il indique ainsi que « Jean Luc Mélenchon qualifie lui-même son programme de révolutionnaire, et ce n’est pas ce qu’il faut pour le pays ». La divergence est donc claire, sans ambiguïté. Elle concerne le programme. Dès lors quelle unité possible entre Cambadélis et la « France Insoumise » ? Aucune, le premier secrétaire du PS plaçant son parti sur une orientation opposée à celle des insoumis. Mais Cambadélis va plus loin. Il veut évidemment un maximum de députés car « les valeurs de justice sociale doivent être défendues ». Cynique, amnésique, ou simplement moqueur ? Il fait mine d’oublier que le nouveau gouvernement sur les questions sociales ne fait qu’emboiter le pas au gouvernement socialiste de Hollande et Valls. D’ailleurs, s’il se veut, pour le symbole, opposé à l’investiture PS pour Manuel Valls dès lors qu’il a celle de la « majorité présidentielle », il est plus embarrassé par le cas de Myriam El Khomri, l’ancienne ministre du travail dont la loi que veut prolonger Macron porte le nom, qui aura à la fois l’investiture PS et celle de la majorité présidentielle. Une passeuse de témoin idéale ! Il exprime d’ailleurs à peine entre les lignes sa position vis à vis du nouveau pouvoir. « Sur les actions régaliennes, nous allons partager son action », dit-il avant de poursuivre « sur le plan économique et social, pas à cette étape ». A la suivante donc. Avant de préciser qu’il ne se situe « ni dans la majorité présidentielle, ni dans son opposition… ».

Les Hamonistes, les frondeurs d’hier, les Filoche et autres qui réclament donc « l’union de la gauche » demeurent dans le parti socialiste. Leur chef demeure Cambadélis, et la ligne que ce dernier dégage est donc celle qu’ils reconnaissent. On voit immédiatement la duplicité, l’absurdité, l’arrivisme contrarié de tous ceux qui font fi du fond pour tenter en fait de ne sauver que leur voiture de fonction.

Gérard Filoche depuis les présidentielles réclame le « front unique », terme qui rappelle une histoire et tradition bien précise. Pour les trotskistes, le front unique a toujours été l’expression d’une double exigence. L’exigence d’unité bien sûr. Mais aussi l’exigence d’indépendance de classe vis à vis de la bourgeoisie, sans quoi l’unité est une arme qui se retourne en son contraire. Le parti socialiste par son programme, sa pratique, et son expérience défend les intérêts de la finance et du capital. Ses objectifs sont opposés aux intérêts des salariés, des ouvriers, des retraités, des jeunes. C’est en cela que l’unité avec le PS n’est envisageable que pour ceux qui aspire à finir aux côtés du pouvoir Macronien nouvellement élu.

 

 

- … Et aussi du PCF

Le parti communiste n’est pas en reste. Si le but premier du parti socialiste dans ses appels à Mélenchon est d’enchaîner au clan majoritaire la « France Insoumise », d’annihiler son indépendance, et donc son pouvoir d’élaboration et d’action, le but du parti communiste est plus terre à terre.

Le PCF sait pertinemment qu’il a dû en passer par la candidature de Mélenchon aux présidentielles uniquement parce que toute autre l’aurait ramené à son état réel, celui d’une organisation en voie de marginalisation bien avancée, de plus en plus réduite à un appareil centralisé autour de sa direction nationale. En acceptant la candidature de la « France Insoumise », la direction du PCF a cédé à une pression importante de militants. Derrière le succès électoral des présidentielles, le PCF voyait la possibilité de récupérer un certain nombre de sièges dès lors que la confusion « France Insoumise » - PCF pouvait être entretenue. Voilà pourquoi la direction du parti communiste a très mal pris la position de la « France Insoumise » exprimée par Mélenchon, le refus de toute combinaison dont le programme serait évacué de fait.

Là encore, amnésie, hypocrisie, ou simplement cynisme ? Les dirigeants du PCF se sont insurgés contre « l’intransigeance et le sectarisme de Mélenchon », ont crié à « la division », ont accusé de préparer « la victoire de la droite », alors que dès janvier 2017 dans la presse, Pierre Laurent donnait la ligne : « il n’y aura pas de candidature unique avec la France Insoumise aux législatives ». ( Rencontre des secrétaires fédéraux du PCF du 4 janvier 2017 et « Humanité » du 11 janvier 2017).   

Ce que ne supportent ni les uns, ni les autres, c’est bien la référence programmatique qui interdit toutes les combinaisons à géométrie variable. Ils préfèrent l’opportunisme de circonstance, prêts à dire une chose et son contraire sans contestation possible. Ainsi dans l’Eure par exemple. Le même qui réclamait une candidature d’unité avec la « France insoumise » est candidat PCF-PS sans aucune gêne. Nul doute qu’à ce rythme, comme l’indiquait fort justement Jean Luc Mélenchon, dès lors que le programme se trouve relégué au rang des accessoires, les « candidatures d’union de la gauche », dont se font les hérauts membres du PS et du PCF, ont pour destinée naturelle la « Macronie » qui déjà en son sein rassemble LR, PS, et se prépare au soutien de ceux qui n’y sont pas encore officiellement mais qui trouveront prétexte –celui de l’extrême droite par exemple- pour faire le pas.

 

 

- Ce que change la France Insoumise

La campagne des présidentielles et des législatives marque une modification sur trois questions fondamentales, exprimée régulièrement par Jean Luc Mélenchon. Trois questions qui précisément sont l’enjeu de cette fumeuse « union de la gauche » qui n’aurait d’autre but que de faire reculer la « France Insoumise ».
 

  • La question de la gauche d’abord.

Elle n’est plus le point de repère à partir duquel se situer. Le point de départ n’est pas l’étiquette, mais le programme. L’union oui, mais il faut alors rompre avec les attaches qui sont contradictoires avec les intentions affichées. Le repère doit être la cohérence du programme. La démocratie, la république, La Sociale, la république sociale… Et l’attitude qui en découle, le respect de la parole donnée, du mandat, du peuple, des militants.

  • La question nationale ensuite.

La tenue des rassemblements de la France Insoumise a permis de se réapproprier les symboles de la république laissés jusque-là dans les mains du Front National. Le drapeau de la révolution française, l’hymne national, qui n’ont rien de contradictoire –contrairement aux accusations lancées par certains gauchistes qui ne comprennent rien à la nation- avec l’Internationale et le poing levé. Le rappel d’une exigence absolue de souveraineté nationale, qui détermine une position claire sur les instances supranationales, l’union européenne par exemple avec la sortie des traités, ou la rupture, en en appelant aux peuples d’Europe dont les intérêts sont liés. La souveraineté qui dicte le refus du Tafta, ou encore la sortie de l’OTAN…
 

  • La question des clivages enfin.

Le clivage n’est pas celui qui opposerait gauche et droite, clivage purement idéologique dans le meilleur des cas, coupé des réalités matérielles. Celui qui nous occupe concerne le peuple d’une part, l’oligarchie ou les élites d’autre part, le travail d’une part, le capital et la finance d’autre part, qu’on trouve tout autant parmi ceux qui se définissent de droite, comme ceux qui se définissent de gauche.

Il est insupportable aux représentants du PS comme du PCF de voir enfin érigé comme principe premier celui du mandat et par voie de conséquence la possibilité de voir tout représentant être révoqué dès lors qu’il a failli à sa parole et à ses engagements. C’est cela aussi que menaçait ouvertement cette fumeuse « union de la gauche » réclamée indépendamment du programme sur lequel se retrouver. La période électorale va s’achever et viendra alors la réflexion nécessaire sur la forme d’organisation plaçant au centre la démocratie et le programme qui permettra d’affronter les combats futurs. C’est pour préserver l’avenir qu’il est fondamental de demeurer fidèle à ses valeurs à tout moment et en toute circonstance.

 

Pour en savoir plus :

- Appel concernant le deuxième tour des présidentielles, contre "le pacte républicain" bâti autour d'Emmanuel Macron - 01/05/17

- Au lendemain du premier tour des présidentielles… - 25/04/17

- A propos de la position du POID sur la question du 1er tour des Présidentielles. - 22/04/17

- Je voterai Mélenchon… - 17/04/17

- La Grèce c'est la France - 23/03/17

- MACRON, L'ombre portée de HOLLANDE... - 21/03/17

- Manifeste pour un XXIe siècle plus heureux - 26/02/17

- Il est temps d’en finir avec l’association de malfaiteurs qu’est l’Union européenne - 17/01/17

- Libre discussion pour l'élection présidentielle de 2017 - 23/12/16

- Le parti socialiste ou l'explosion annoncée et programmée - 20/11/16

- C'est le peuple que nous voulons rassembler, pas les partis !

- Pourquoi l’accord législative entre la FI, le PCF, Ensemble ! n’est pas possible aujourd’hui ?

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 13:10
On ne lâche rien chez les insoumis rochelais

- A l’agenda de la campagne insoumise et de ses candidats dans la 1ère circonscription de Charente maritime (La Rochelle/Ré) Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche

  • Mardi 23 mai 2017 : Réunion publique Législatives . Projection du film La Sociale à  L'houmeau. Pour en savoir plus c'est ICI

salle de l’Orangerie, place Gaby Coll, 171237 L’Houmeau, à 20h

On ne lâche rien chez les insoumis rochelais
  • Vendredi 26 MAI 2017 : Lancement de la caravane insoumise

Les insoumis.e.s de la 1ère circonscription La Rochelle/Ré lancent leur caravane insoumise ! RDV rue Ernest Meissonnier à Mireuil à partir de 15h autour d'un atelier des lois : l'eau, ce bien commun. Venez discuter, échanger autour d'un verre autour des problématiques liées aux élections législatives 2017, en présence d'insoumis.e.s et de Yhlem Dekkiche, candidate suppléante.

On ne lâche rien chez les insoumis rochelais
  • Mardi 30 mai 2017 : Réunion publique Législatives à Saint Xandre .
On ne lâche rien chez les insoumis rochelais
La mobilisation citoyenne était au rendez-vous à la réunion publique du 30 mai dans le théâtre de verdure de Saint-Xandre en présence de Cédric Ruffié, candidat titulaire de la France Insoumise pour les législatives sur la 1ére circo (La Rochelle/Ré) et parler :
- agriculture ;
- création d'emplois pour répondre à l'urgence écologique ;
- des enjeux des législatives....
Pour en savoir plus c'est ICI

 

On ne lâche rien chez les insoumis rochelais
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  • Mercredi 31 mai 2017 : Réunion publique à Saint Martin de Ré. Pour en savoir plus c'est ICI
salle Vauban Place de la République, 17410 Saint-Martin-de-Ré
On ne lâche rien chez les insoumis rochelais
  • Samedi 3 juin 2017 :  la caravane musicale insoumise à pied, à vélo (vélomanif) fait le buzz à La Rochelle !
  • En présence de Cédric Ruffié candidat titulaire, Yhlem Dekkiche candidate suppléante pour la 1ére circo de Charente Maritime et de Maud Assila candidate titulaire pour la 2ème circo de Charente Maritime
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  • Jeudi 8 juin 2017 :  Apéro citoyen fin de campagne (1er tour)

Jeudi 8 juin, les insoumis.e.s de la 1ère circonscription de Charente-Maritime ainsi que leurs candidat.e.s pour ces élections législatives, Cédric Ruffié (titulaire) et Yhlem Dekkiche (suppléante) se sont retrouvé.e.s place de la Motte Rouge pour un dernier apéro citoyen.

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 23:55
1ére cir. du 17 : La Rochelle/Ré 3 candidats de trop au service de Macron !

Pour ne pas servir de moutons, ne donnons pas de voix à Macron !

1er juin : Olivier Falorni se dévoile et confirme nos propos (lire plus bas)

 

Sources : Pascal BOUYSSOU et Eric DURAND insoumis rochelais,  Sud-Ouest, Médiapart le 17/05/2017.

-  Avec l'arrivée de Macron au pouvoir " que les médias s'évertuent à vouloir nous présenter de gauche ", le peu de barrières qui restaient tombent les unes après les autres !

Ainsi :

- La recomposition est vraiment en marche. Elle galope même. Otilia Ferreira (Modem, conseillère régionale) candidate pour " La République en marche " aux législatives (La Rochelle-Ré) a choisi comme suppléant, Xavier Bonnaval, membre des Républicains.

 

- De son côté le chef de file du groupe municipal rochelais « Union de la Droite et du Centre » (UDI), Bruno Léal est candidat pour la première circonscription de Charente-Maritime, incluant l’île de Ré, au moment où 173 responsables LR et UDI ont signé le texte qui appelle la droite à être "à la hauteur" de la situation politique, après la nomination d'Edouard Philippe à Matignon en saisissant "la main tendue" de Macron.

 

- Quant à Falorni : comme l'affirme M. C. Aristégui de Sud-Ouest il a le sens du tempo, le député Olivier Falorni. Dès le début de la semaine ses affiches de campagne des législatives (11 et 18 juin) ont fleuri. Elles sont carrément aux couleurs du Stade Rochelais.... mais avec un grain de machisme comme le soulignaient certaines rochelaises en l'absence de sa suppléante à ses côtés.

 

Ce qui ne signifie pas que le député sortant (ex-PS, divers gauche) n’est pas En Marche. Il ne plastronnera pas avec cette étiquette, mais il dit clairement être disposé à faire partie de cette majorité à condition qu’elle soit « ouverte et progressiste » (« Sud-Ouest » du 8 mai 2017). Ouverte, elle l’est déjà. Progressiste, elle fera semblant de l’être jusqu’au 2ème tour. Ensuite, on reprendra la politique de Hollande à la puissance 10.

 

En définitive : La Rochelle/Ré 3 candidats de trop au service de Macron ?

C'est à quelque chose près les conclusions de cet article de Médiapart  consacré à Bruno Léal

Voilà donc dans le paysage politique que se propose de nous offrir la Droite par l’intermédiaire de le sympathique visage de Bruno Léal (« peut-être même plus sympathique que M.Falorni »). On cherche, on creuse mais difficile de trouver de signifiantes différences entre un sympathisant pro-macron qu’est M.Falorni, une candidate déclarée REM (originaire du MODEM) et un candidat de la Droite et du Centre. Bien malin celui qui sera capable d’en faire une distinction axiomatique nette qui puisse chasser d’une idéologie ou de l’autre la main « invisible » mais visiblement présente du néo-libéralisme effréné dans ces programmes politiques.

 

Est-ce pour autant un gage de succès pour ceux qui se référent directement ou pas à Macron ? Pas si sûr !

  • En effet, Emmanuel Macron n’a, il faut le rappeler, recueilli que 24% des voix du 23 avril, soit 20% du corps électoral (compte tenu de l’abstention), soit l’approbation d'un citoyen français sur cinq. C’est insuffisant pour prétendre à l’hégémonie. Macron est en fait encore loin de la cible. Un sondage BVA passé un peu inaperçu, publié par La Tribune avant le scrutin, s'est intéressé à l’adhésion des Français aux thèses du président élu. Seuls 41% des électeurs jugeaient son programme économique apte à améliorer la situation. 38% (contre 48%) d’entre eux approuvaient sa réforme du code du travail et 70% des Français se disaient opposés à l’usage des ordonnances pour y parvenir…
  • Emmanuel Macron et Édouard Philippe jouissent d’une moins bonne cote de confiance que leurs prédécesseurs lors de leur entrée en fonction. Seulement 45 % des Français font confiance au nouveau président et 36 % à Édouard Philippe, selon le premier baromètre Elabe.
C'est ainsi que bénéficiant :
- de l'impopularité relative de Macron ;
- de la non-adhésion massive à son programme ;
- des premiers déçus des tambouilles politiciennes accompagnant l'installation de son équipe gouvernementale et les investitures aux législatives ;
- de l'absence d'autre candidat en capacité de rassembler le peuple sur un programme transversal de gauche...,

la France insoumise et son programme L'AVENIR EN COMMUN peuvent créer l'événement au 1er tour et bénéficier des règles électorales lui permettant de se maintenir au second tour (si elle dépasse 12,5% des voix des inscrits au 1er tour).... et là, tout est possible !
1ére cir. du 17 : La Rochelle/Ré 3 candidats de trop au service de Macron !

- « Mais analysons O. FALORNI le favori »

Nous, militants de la France Insoumise, sommes attachés à l’analyse minutieuse des programmes adverses et la nécessité de savoir également lire entre les lignes. Ce travail a été initié par le Discord Insoumis au sein duquel nous avons analysé le programme de Macron en y mettant en face de chaque point du programme résumé d’EM, la vision et la réponse concrète de l’Avenir en Commun.

Nous reprenons donc la même démarche pour ces législatives de la 1ère circonscription de La Rochelle-Ile de Ré et nous avons pour base de ce travail, le livret diffusé par Mr Falorni mais aussi ses choix de vote à l’AN tout au long de ces 5 dernières années.

 

-  Donc, bienvenue dans l’univers du député sortant Falorni.

Sur la forme, chacun aura noté avec une certaine malice que le code couleur dominant utilisé (le jaune sur fond noir) rappelle celui du club Rochelais par ailleurs très estimé dans la région et à juste titre. Mr Falorni use donc de la technique subliminale pour en quelque sorte donner à montrer que le député, c’est le stade rochelais. Il n’y a pas matière à reproche ici mais rappelons qu’il faudra bien plus que l’imagerie du stade Rochelais à ce candidat pour convaincre.

 

  • Sur sa personnalité politique

Après avoir écouté sa déclaration de candidature et en lisant la 1ère page de son livret, nous sommes quelque peu surpris du niveau de personnalisation dans lequel Mr Falorni se glisse avec une certaine volupté aux cris des « Olivier » de son fan club ainsi que les témoignages écrits dans le livret. En effet, Mr Falorni a toujours essayé de cultiver, selon ses dires, l’humilité dans l’action. Ici, nous avons vu certes un enthousiasme bien légitime mais quand même bien au-delà, une sorte de « mini-césarisation ». Bref, chacun jugera sur ce thème.

 

  • Sur son bilan à l’Assemblée Nationale :

Tout d’abord sur ses votes à l’AN de ces 5 dernières années. Faisons bref,  Mr O. Falorni a voté presque toutes les lois proposées par le gouvernement Hollande.

- Aucune motion de censure sur la loi travail Macron dite loi El-Khomri.
- Il a voté toutes les lois de modification fiscale qui ont tant pesé sur les classes moyennes.
- Il a voté la baisse des dotations au fonctionnement des collectivités territoriales... etc....

 

Bref, il a soutenu intégralement l’action du feu gouvernement Hollande, aujourd’hui tant méprisé par les français. Il l’a dit, il " fera partie de la nouvelle majorité présidentielle Macron " à condition qu’elle soit « ouverte et progressiste » (« Sud-Ouest » du 08/05/2017). Ouverte, elle l’est déjà, à ce niveau-là ce n’est plus de l’ouverture, c’est de la béat titube. Progressiste, elle fera semblant de l’être.

- Donc il votera pour tous les traités européens à venir, ces traités dont nous savons qu’ils sont extrêmement violents et néfastes pour l’écologie, pour la société française dans sa grande majorité et pour les travailleurs de ce pays.

- Il votera aussi le CETA adopté par le parlement européen le 15 février 2017 qui doit maintenant être ratifié par chacune des 27 assemblées européennes.

- Il votera la baisse annoncée du pouvoir d'achat des pensions de retraites supérieures à 1200€ via l'augmentation de la CSG (+1,7%, au moins 245€/an de ponction).

- Sur un autre plan, le gouvernement par ordonnance conviendra très bien à Mr Falorni. Il n’est donc pas un homme de gauche, c’est un social-libéral pur jus.

 

  • Sur son bilan personnel de député :

- « J’ai milité pour le casier vierge » : nous nous en félicitons mais c’est un minimum quand même ;

- « J’ai déposé une loi anti phobie administrative » : nous nous en félicitons et c’était le moins après les scandales Thévenoud et Cahuzac.

- « J’ai fait la transparence sur ma réserve parlementaire » : à nouveau c’est bien, mais dans notre conception à nous France Insoumise, nous disons que la probité, la transparence ou le fait de payer ses impôts, c’est quand même tellement basique. Mr Falorni a bien raison de mettre en avant ses actes dans le domaine. Mais s’il ressent le besoin de le faire à ce point, c’est très révélateur du niveau de délitement de nos institutions et de celles et ceux qui y œuvrent… Pour ce qui nous concerne, nous allons plus loin puisque nous militons pour supprimer la réserve parlementaire.

- Le refus des emplois familiaux et des activités de conseil, son engagement sur le non cumul sont autant d’éléments positifs. Mais là encore, il nous dit qu’en fait il a tenu ses promesses et c’est bien le moins pour un candidat élu !

- « J’ai rendu compte régulièrement » : bon, « le journal de votre député » qui a compté 6 numéros sur le quinquennat, d’aucuns diraient que c’est mieux que rien mais il y a tellement plus à faire sur le " rendre compte " ou sur l’obligation qu’un député doit se donner en matière de participation citoyenne sur les lois nationales. Nous donnerons à voir prochainement que nous placerons la barre bien plus haut dans ces matières.

  • Sur ses actions à Paris… et ICI !

Nous partageons globalement ses combats cités à Paris sauf celui concernant la lutte contre le terrorisme et l’islamisme radical non pas bien sûr sur l’objectif qui reste évident mais pas du tout sur la méthode qui traduit pour partie celle adoptée par le gouvernement Hollande.

Il serait trop long ici de développer, nous vous invitons à lire le livret de la FI sur ce sujet "sécurité : retour à la raison ". Et nous lui rappelons qu’en matière de sécurité, notre approche, nos méthodes ont été salués par quelques experts de la question et notamment le médiatique Alain Bauer, expert en criminologie, qui l’a dit sur un plateau télévisé.

 

Qu’aurait à dire Mr Falorni sur l’inclination du tout sécuritaire qu’est en train de prendre ce pays, de l’état d’urgence permanent et de ces vagues permanentes de militaires qui défilent dans nos rues, armés comme à la guerre alors que, nous en sommes bien certains, ces militaires considèrent pour la plupart qu’ils auraient bien autre chose à faire…?

  • Les actions d’ICI !

- Obtenir un nouveau commissariat, certes mais il aura fallu 4 ans quand même. Soyons honnêtes, il est fort probable que ce délai ne soit pas dû à la seule personne du député.

- Implanter le service militaire volontaire est une idée que nous partageons mais avec une bien plus grande dose de civilité et d'esprit citoyen.

- Faire démolir les casinos (au sein de la prison de l’Ile de Ré) : c’est en effet important mais la question que nous avons immédiatement, c’est « que se passe-t-il après ? », quels sont les plans ?

Sur les autres sujets du ICI ! :

  • Nous n’avons, à ce stade de nos investigations, pas de commentaires particuliers sauf 2 points. L’insularité de l’île de Ré et la loi NOTRe. Alors là, nous sommes consternés car Mr Falorni à voté la loi NOTRe. Donc il vote une loi puis il la critique en déposant un amendement (nous vérifierons la chronologie de tout ça). C’est un peu une attitude, disons prudemment schizophrénique ça, non ?
  • Sa position sur le CETA suggère qu‘il aurait été pour si ce projet avait été dûment ratifié par les parlements nationaux avant le scrutin présidentiel.... mais il va y revenir. Quant à la réserve concernant la compatibilité de la constitution française avec ce projet, nous nous demandons bien si c’est là le problème principal. Il est bien évident que nous rejetons radicalement ce traité (comme tous les autres traités commerciaux inspirés par l’actuelle UE et sa commission).

Venons-en au menu proposé pour sa future députation :

- « Agir pour mieux vivre de son travail » : nous avons là un petit condensé du programme Macron. Bien entendu, nous sommes radicalement contre les propositions visant à supprimer les cotisations sociales ou à les exonérer sur les heures supplémentaires. Les cotisations sociales sont le ferment de notre sécurité sociale déjà bien mal en point. Macron ment : la baisse de cotisations sociales ne crée pas d'emploi !  C’est l’approche libérale de Mr Falorni qui se dévoile ici.

 

Engager un grand plan de formation professionnelle pour les jeunes et demandeurs d’emploi peu ou pas qualifiés, pourquoi pas mais MEFIANCE. Nous et vous seriez bien avisés de lui poser quelques questions à ce sujet.

- « Libérer l’esprit d’entreprise » : de nouveau l’ombre libérale Macroniste qui plane avec la réduction du coût du travail. Au « coût du travail », nous opposons clairement et résolument le « surcoût du capital ». Sur ce dernier point, nous avons écrit un papier bien senti et que l’on vous mettra à disposition.

- « Inventer un nouveau modèle de croissance » : nous ne répondrons que ceci, la France Insoumise l’a déjà inventé (avec notamment la planification écologique, l'objectif de l'énergie 100% renouvelable...)  avec l’appui de différentes associations telles que le « Scénario Négawatt ».

« Rénover notre démocratie » : notre réponse est simple, une 6ème République via une assemblée constituante. La réduction d’un tiers du nombre de parlementaires…c’est le programme Macron. Bien entendu, nous y sommes opposés car ce n’est jamais bon signe pour la démocratie représentative quand un homme politique à de telles idées.

Et surtout, quel est le motif officiel ? La réduction de la charge financière du parlement pour l’Etat et ses citoyens ? Nous avons d’autres idées comme la diminution de l’indemnité ou encore se pencher très sérieusement sur le montant des autres enveloppes parlementaires.

- « Fixer les même règles pour tous » : et voici de retour « les injustices de notre système de retraites ». Mr Falorni se garde bien d’aller plus loin, pour cela, se référer au projet de Macron et sa retraite par points que bien sûr nous dénonçons. Ce n'est pas ainsi que nous répondrons à l'urgence sociale,...mais en restaurant le droit à la retraite à 60 ans et en augmentant les petites pensions.

- « Assurer notre sécurité » : mettons-nous aux ordres de l’OTAN en d’autres termes, c’est ce que propose Mr Falorni (nous nous proposons d'en sortir pour une France indépendante au service de la Paix). Puis construisons des prisons mais surtout ne réfléchissons pas à qui l’on y met, comment on les en sort, etc.

- « Donner les mêmes droits à tous nos enfants » : c’est beau. Et nous voilà avec le « pass Culture » pour les jeunes pour consommer de la culture. C’est du Macron.

Et pourquoi limiter l’égalité des droits aux seuls enfants ? Nous proposons de faire progresser ensemble faire progresser l'égalité pour tous en droits dans tous les domaines.

- « Défendre notre laïcité » : pas de commentaire. Mais ira-t-il jusqu'à proposer l'abrogation du concordat qui sévit en Alsace-Lorraine comme nous le proposons ? Évidemment que non !

- « Relancer une Europe protectrice » : Mr Falorni va adorer le programme de Macron dans ce domaine. Mais nous, pas du tout. Leur conception de l'Europe, c'est celle du sur-armement qui mène à la confrontation et à la guerre !

- « Faire plus pour la solidarité » : ce qui est dit sur le sujet, c’est à peu près la goutte d’eau de notre programme… Il est temps de mettre la barre beaucoup plus haute ! Faire preuve de solidarité envers les plus pauvres.... ou les sortir de la pauvreté ? Notre choix est fait, c'est les sortir de la pauvreté !

- « Faire réussir nos territoires » : est-ce par exemple en baissant leurs dotations ou en incitant à la compétition entre métropoles ? Nous sommes là à nouveau dans une attitude quasi schizophrène chez Mr Falorni. Nous, nous proposons de remettre de l'ordre et de la justice dans l'organisation du pays.

 

 

-  Depuis le 1er juin, voter O. Falorni, c'est officiellement voter Macron ! A bon entendeur salut !

Le député sortant affiche désormais une photo de lui-même avec Macron sur un tract. Son opposante (Modem), investie En marche, n’apprécie pas... Pour lire la suite....

 

1ére cir. du 17 : La Rochelle/Ré 3 candidats de trop au service de Macron !

-  Ouf ! La conclusion

Ouf, oui. Car ayant fait le travail long mais nécessaire sur le « Analysons Macron », il fallait encore que nous nous tapions celui-ci car nous nous infligeons toujours plus de rigueur intellectuelle chez les insoumis. Nous l’avons dit, le programme politique et les choix de député qui seront les siens s’il est élu sont l’arbre qui cache la forêt jungle du président faiblement élu. Ces gens-là ont décidé de vivre dans la canopée en laissant le grand nombre au pied des arbres. Parfait, nous nous apprêtons à scier ces arbres !

Mr Falorni, dans son ouverture du discours de candidature, a cité « les jours heureux » et la grandeur du CNR. Nous avons bien ri mais certains d’entre nous ont été quelque peu exaspérés. Et puis nous voilà dans une nouvelle curiosité électorale : nous n’avons pas 1 candidate EM mais 2 voire 3 (avec le candidat de droite) ! Ça nous va très bien, en combattant l’une on combattra les autres. Signalons également que 2 de ces candidat.es (Falorni et EM)  n’étaient pas au débat de l’association « Esprit Citoyen » qui a eu lieu le 16 mai à Mireuil. La salle était, comment dire, interloquée voire agacée. On comprend mieux pourquoi aujourd'hui !

Note de l’un des auteurs de ces lignes : " Les propos qui suivent n’engagent donc que moi. J’ai rencontré Mr Falorni pendant 1h suite à un courrier que je lui avais envoyé (comme à bien d’autres) pour poser un problème personnel et difficile. Il m’a écouté puis il a pris des engagements pour m’aider dans la mesure de ce qu’il pouvait. Il a tenu tous ses engagements. Je parle ici de la qualité de l’homme. "

 

Pour en savoir plus :

- Législatives en Charente-Maritime : le casse-tête En Marche

- La Rochelle-Ré : un suppléant LR pour la candidate Modem investie par En Marche !

- Bruno Léal croit en sa bonne étoile, dans un contexte très différent

- Emmanuel Macron. Une cote de confiance au plus bas pour un président élu

- Goulard, Ferrand, Pénicaud… Les sales affaires des nouveaux ministres d’Emmanuel Macron

- Falorni en costume de bagnard

- Union Européenne : Le futur de l’UE se joue aussi à L’Assemblée

- A la rencontre de Bruno Léal, candidat de la Droite et du Centre en Charente-Maritime

- Macron, l'ombre portée de Hollande

- Pour les législatives de juin, les jeux sont faits, nous affirme-t-on ! Xyloglossie ou xylolalie ?

- Du côté du PS Rochelais : 30, 40 ou même 50 % des militants seront tentés par les Insoumis

1ére cir. du 17 : La Rochelle/Ré 3 candidats de trop au service de Macron !
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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 20:38
STOP à la confusion !  Pour un vote sans ambiguïté aux législatives

Déclaration des communistes rassemblés dans l'espace politique de la France insoumise

 

Sources : Le journal Catalan.com

-  Par Christian Audoin, Bernard Bandelier, Francis Parny, David Pellicer, Françoise Quainquard

"Alors que la confusion des valeurs s’établit au sommet de l’Etat, les communistes rassemblés dans la France insoumise sont inquiets de la multiplication d’accords aux législatives qui en rajoutent sur le brouillage politique actuel.

 

Le PS, EELV et le PCF successivement dans trois départements, le Jura les Yvelines et la Marne et de façon plus éparpillée dans des circonscriptions diverses en France ont conclu des alliances sans clarté.

 

Ces alliances du type « union de la gauche » ont été condamnées par les électeurs de gauche justement, dès lors qu’ils et elles se sont rendu compte du ralliement de Hollande et de ses gouvernements aux politiques libérales menées par la droite.

 

Ces alliances ne donnent pas non plus de sécurité aux électeurs sur l’attitude à venir de ces candidats puisque nombre de députés socialistes sont déjà passé dans le camp du président et d’autres sont prêts à le rejoindre sitôt élus.

 

Le vote des citoyens et des citoyennes ne peut être confisqué par les politiciens qui s’entendent entre eux pour faire toujours la même politique.

 

Le seul vote non récupérable est celui en faveur de toutes les candidates et de tous les candidats soutenus par la France insoumise.

 

Si les 7 000 000 d’électrices et d’électeurs qui ont soutenu le programme « l’avenir en commun » confirment leur vote aux législatives et invitent celles et ceux qui se sentent floués ou abandonnés par les partis pour lesquels ils ou elles ont voté à faire de même, alors une nouvelle majorité est possible.

 

La seule majorité qui respectera votre vote et ne fera aucun compromis avec le président libéral.

 

Nous appelons au rassemblement le plus large autour de ce vote sans ambiguïté aux élections législatives en faveur des candidates et des candidats soutenus par La France insoumise."

 

Espace politique les communistes insoumis :

Christian Audoin, Bernard Bandelier, Francis Parny, David Pellicer, Françoise Quainquard.

 

STOP à la confusion !  Pour un vote sans ambiguïté aux législatives
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Published by La Rochelle à gauche par les actes - dans Politique Elections législatives 2017 PCF PS
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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 23:58
La campagne des insoumis rochelais bat son plein... objectif : apporter notre pierre à la construction d'une majorité à l'Assemblée Nationale !

Ceux qui attendaient de Macron du renouveau dans la vie politique en sont déjà pour leur frais !

Le temps des tractations, et autres combines d'états majors est revenu, l'épisode Bayrou en étant la plus triste démonstration...

Mais cela ne doit pas occulter le programme dont les premières mesures doivent être misent en  œuvre cet été par ordonnance avec comme cible unique : le Code du travail !

On peut empêcher ça à l'occasion des élections législatives de juin !........ Les pleins pouvoirs doivent lui être refusés, sauf à voir se perpétuer le règne de l’ancien sous le sceau de l’unité recomposée.

Ça tombe bien, c’est du cadre d’élaboration de la Loi, expression de la volonté générale, dont il sera question aux élections législatives. L’occasion pour les gens, avec une Assemblée insoumise, de recouvrer une volonté qui ne soit plus biaisée et qu’on pourrait enfin appeler souveraineté

 

-  Les élections législatives des 11 et 18 juin incarnent le 3ème tour des élections présidentielles.

Tandis que le mouvement « En Marche » « macronise » la vieille scène politique, en recyclant les anciens ministres de la Chriraquie et du Hollandisme, l’aspiration à « une assemblée 100% renouvelable » comme le scandaient des insoumis lors de la manifestation du 1er mai est à réaliser. Ni les partis traditionnels PS – balayé dès le 1er tour – et LR, ni le FN ne sont en capacité de construire une force politique majoritaire dans le pays. Pour En Marche, malgré un président élu, la tâche sera très difficile. Leur désintérêt total pour l’enjeu écologique (même camouflé derrière l'entrée de N. Hulot au gouvernement), et donc pour l’intérêt général humain le révèle. Le nouveau Président ne sort pas de cette élection avec une majorité politique dans le pays pour organiser sa guerre sociale contre le code du travail comme il l’a promise à coup d’ordonnances, contre les droits des chômeurs ni contre notre système de retraites.

 

 

- Notre objectif rochelais : après la majorité pour battre Le Pen, apporter notre pierre à la construction d'une majorité pour l’Avenir en commun. 

La force du peuple qui s’est levée avec les 7 millions d’électrices et d’électeurs pour la candidature de Jean Luc Mélenchon, qui était à 620 000 voix de la qualification du second tour s'est fixé les plus grandes ambitions aux législatives : devenir majoritaire à l'Assemblée nationale.

 

Sur la 1ère circonscription (La Rochelle/Ré) notre score dépasse les 12,5% des inscrits nécessaires pour participer à un second tour lors des législatives. Nous poursuivons la grande et noble tâche engagée avec succès depuis le début de la campagne présidentielle : fédérer le peuple et arracher, comme nous avons commencé à le faire, une partie croissante de l’électorat à l’abstention et même la tentation du vote FN

 

C'est dans ce contexte que le 3 mai les insoumis rochelais lançaient avec succès la campagne des législatives sur la 1ére circonscription...

 

 

- La mobilisation citoyenne engagée se poursuit autour du même programme, de la même stratégie et des mêmes méthodes.

Bien sûr, les injonctions à l’unité ont recommencé à carillonner comme si le retour au cartel de partis et aux alliances sans véritable contenu pouvait provoquer autre chose que du rejet. La force de la France Insoumise depuis sa création il y a un peu plus d’une année, c’est précisément le choix de fédérer le peuple autour de contenus programmatiques et d’une campagne mouvement citoyen inédite. Rien ne fera dévier les insoumis rochelais de cette voie là !

 

Nous ne renonçons à rien ! Le goût du bonheur reste contagieux. Nous étions proches de la victoire au 1er tour, ayons l’objectif de l’attendre au 3ème !

 

 

-  Les insoumis rochelais occupent le terrain

- participation à la conférence de presse le 16 mai, lors du dépôt officiel des candidatures à la Préfecture ;

- distribution dans les boites aux lettres ;

- tractage au grand port de la Rochelle/Pallice, sur les marchés ;

- réunion publique dans le quartier de Mireuil le 17 mai sur les questions de la santé et de l'éducation avec 35 personnes présentes....

- le 18 mai, à l'oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...

- le 20 mai, déambulation insoumise au contact de la population à l'occasion de la fête du port de pêche de La Rochelle

La campagne des insoumis rochelais bat son plein... objectif : apporter notre pierre à la construction d'une majorité à l'Assemblée Nationale !
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-  La conférence de presse du 16 mai en vidéo

 

-  La réunion publique du 17 mai dans le quartier de Mireuil/La Rochelle

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-  Le 18 mai aussi, le succès a été au rendez-vous !
C'est donc à l'oratoire de La Rochelle, que Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche ont tenu une nouvelle réunion publique  forte de 150 personnes pour parler travail, droits sociaux, emploi... en lien avec les enjeux des élections législatives démontrant la nécessité de rassembler les citoyens de la 1ére circonscription pour faire face au FN et aux 3 candidats de la majorité gouvernementale : Olivier Falorni, Bruno Léal et Otilia Ferreira.
 
Pour ne pas servir de mouton, ne donnons pas de majorité à Macron !
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-  20 mai : déambulation insoumise à la fête du port de pêche de La Rochelle/ La Pallice

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-  26 mai : pause ombragée pour la " caravane " des insoumis rochelais sur Mireuil avec Yhlem Dekkiche candidate suppléante à la députation !
32° au thermomètre et toujours motivés !
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Published by La Rochelle à gauche par les actes - dans Politique La Rochelle insoumise Elections législatives 2017
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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 00:04
Pourquoi l’accord législative entre la FI, le PCF, Ensemble ! n’est pas possible aujourd’hui ?

La rupture des négociations entre le PCF et la France Insoumise pour les législatives de juin 2017 est consommée à cette heure mais un accord global est encore possible par une volonté strictement politique.

 

Sources : Blog Médiapart par  Camel Mekrez  

-  Le déclenchement des hostilités !

Lors du Référendum sur le Traité pour une Constitution Européenne (TCE) en 2005 proposé par le Président de la République Jacques Chirac, le PCF sous l’impulsion de Marie-George Buffet lança une campagne pour en dénoncer les méfaits et invita, cela est tout à son honneur, les partisans du NON à se joindre à lui et partagea son temps de parole avec Jean-Luc Mélenchon (PS), José Bové, Olivier Besancenot (LCR)… Des dirigeants socialistes, Laurent Fabius, Henri Emmanuelli, Manuel Valls, Vincent Peillon.

 

Les partisans du OUI furent l’UMP, l’UDF, le PS et les Verts. Le Non l’emporta avec 54,7% des voix avec une participation de 70%. Constitution européenne : le peuple a bousculé les pronostics... pour lire la suite, c'est  ICI

 

 

C’est à cette occasion qu’à gauche fût mis en lumière le choix stratégique d’une politique anti-libérale pendant que le PS faisait une campagne agressive pour inciter la population à voter OUI au TCE afin de mettre en œuvre une politique ultra-libérale gravée dans le marbre de ce traité.

 

C’est à mon avis à ce moment là que les soutiens au NON au TCE membres et dirigeants du PS auraient dû trancher la question du positionnement de leur parti et le quitter éventuellement en 2005. Ils ne l’ont pas fait. JLM l’a quitté en 2008 après le congrès de Reims.

 

Le PCF n’a pas pris entièrement la mesure que le Parti Socialiste, en se positionnant pour le OUI au TCE, avait définitivement rompu avec l’essence même de ce qu’est une organisation ou un parti politique de gauche et progressiste et n’en a pas tiré les conséquences politiques de son lien historique avec ce dernier et notamment en continuant inlassablement son alliance dans les exécutifs et dans la gestion des Collectivités Territoriales (CT) avec le PS et ce, encore aujourd’hui.

 

C’est pour cela que le PCF est partagé entre continuer à négocier en permanence avec le PS ou au contraire rompre définitivement avec celui-ci lors des élections des Collectivités Territoriales malgré son combat contre la politique du Hollande/Ayrault/Valls au Parlement (Assemblée Nationale et Sénat où il fait un grand travail de résistance depuis 2012) et ainsi reconstruire une force autonome et indépendante vis à vis de ce dernier (le PS) et s’engager pleinement dans le FDG et maintenant la France Insoumise ! On retrouve cette même problématique entre EELV et le Parti Socialiste.

 

 

-  Aujourd’hui, le PCF tergiverse encore entre trouver des accords avec EELV et le PS et s’engager pleinement dans la dynamique de la FI et le score historique de 19,58% de JLM.

Le PCF avance comme argument principal l’obligation de signer la charte de la FI pour trouver un accord aux élections législatives de juin 2017. Cet argument n’est pas recevable ! Pourquoi ?

 

Les propres statuts du PCF stipulent :

« article 20. Les élu-e-s : Les élu-e-s communistes se regroupent, avec d’autres élu-e-s qui le souhaitent, dans l’Association nationale des élu-e-s communistes et républicains (ANECR). (…) La coopération et l’échange régulier entre les élu-e-s communistes et les différentes instances du Parti à tous les niveaux - dans le respect du rôle de chacun-e - contribuent à enrichir la réflexion, les propositions et l’efficacité des uns et des autres ».

 

Par ailleurs, les statuts de l'ANECR précisent :

« Article 4 : définir et mettre en œuvre des initiatives propres des élu-e-s qui en s’inspirant des valeurs de gauche et de l’apport de chacune et de chacun-e de ses adhérent-e-s contribuent à faire prévaloir des avancées libératrices et à changer la société. Des initiatives qui se nourrissent des travaux du Parti communiste français ».

 

Par ailleurs, une charte a bien été accepté par tous les candidats à l’élection régionale de 2015 en Occitanie y compris par ceux du PCF ! Alors ?

 

Pour ce qui concerne les versements financiers de l’État ? Là encore l’argument est irrecevable car la charte de la FI avance : « se rattacher à l’association de financement « La France insoumise » lors du dépôt de candidature, ce qui inclut la possibilité d’accords de reversement entre cette association de financement et les candidats ou le groupement politique particulier qu’ils désigneront pour la première comme pour la seconde fraction du financement public » !

 

Alors, il existe bien un désaccord entre le PCF et la FI mais il est d’ordre strictement politique. Le PCF est porteur de son programme « La France en Commun » tandis que la FI celui de « L’Avenir en Commun et ses Livrets Thématiques ».

 

 

-  Comment résoudre cette problématique ?

Dans un premier temps, les candidatures potentielles du PCF et d’Ensemble ! peuvent intégrer la FI et signer la charte et ainsi peuvent être candidat(e)s aux législatives de juin 2017. Un accord national pourrait être trouvé sur les proportions par organisations respectives. Par exemple : 60% FI (348 candidats), 30% PCF (174 candidats), 10% Ensemble ! (58 candidats). Dans le Gard, 3 titulaires et 4 suppléant(e)s FI, 2 titulaires et 1 suppléant(e)s PCF, 1 titulaires et 1 suppléant(e)s Ensemble !.

 

Dans un deuxième temps, après les législatives, un groupe de travail pourrait être constitué comprenant les commissions thématiques de la FI, du PG, du PCF et d’Ensemble ! afin de mettre en accord les programmes respectifs de chaque organisation politique et notamment la thématique économique (Traités Européens, Union Européenne, BCE, Zone Euro, fiscalité, salaires, contributions et cotisations sociales...) celle de la stratégie politique, notamment les relations avec les autres organisations et partis politiques (PS, EELV, PRG,...) et les alliances de gestion dans les Collectivités Territoriales et lors des prochaines élections de celles-ci.

 

Dans un troisième temps, un socle programmatique européen avec comme critère le Plan A Plan B pourrait être constitué lors d’une conférence le jour anniversaire du Traité de Lisbonne afin de contester sa mise en application et proposer une alternative de coopération interne à une nouvelle construction européenne et coopération externe avec les continents africains et asiatiques et aussi l’Amérique du Sud.

 

Il est indispensable que la volonté politique de construction d’une réelle alternative aux politiques suivies par les Gouvernements et Présidents de la République depuis des décennies et notamment entre 2012 et 2017 (Hollande/Ayrault/Valls) l’emporte sur les tergiversations et incompréhensions successives de la part des organisations, partis politiques et personnalités qui se sont engagés pour lutter contre la mise en application du Traité de Lisbonne et sa genèse qu’est le TCE.

 

--------------------------------------------------------

 

-  C'est pour éviter ce genre de " tambouille " que la France insoumise voulait un accord national et la signature d'une " charte "

  • chaque jour dans les luttes nous avons combattu la politique du PS et du 1er d'entre eux, François Hollande ;
  • durant la campagne du 1er tour des élections présidentielles, avec l'Avenir en Commun et la France Insoumise, nous nous sommes opposés à leur candidats Macron et Hamon

 

Pour en arriver là ? Pour lire la suite, c'est  ICI

Pourquoi l’accord législative entre la FI, le PCF, Ensemble ! n’est pas possible aujourd’hui ?

 

-  C'est pour permettre ce genre de " tambouille " que Pierre Laurent son secrétaire national du PCF déclarait le 4 janvier 2017

 

«  il n’a jamais été question d’accord pour les législatives avec France insoumise, et il n’y en aura pas. Ce qui est primordial aujourd’hui pour les communistes, c’est d’apparaître nationalement dans toutes les circonscriptions. […] Il faut aller à la bataille dans un esprit constructif, en appelant à voter Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, et pour les candidats soutenus par les communistes aux législatives.  »

Ci-dessus : extrait du bulletin "Communistes" du 11 janvier 2017) - Ce bulletin est publié chaque semaine en supplément du quotidien "L’Humanité", voire aussi ICI

 

Cet article dont la grande majorité des adhérents du PCF ignorent l'existence, (puisque non lecteurs ou lecteurs partiels de l'Humanité.. et non relayé par les cadres du PCF opposés au au vote des adhérents)  ne laisse aucun doute sur la volonté réelle des dirigeants du PCF.

 

 

- Alors pourquoi avoir fait mine de vouloir négocier, ces derniers jours, avec La France Insoumise ?

En faisant des propositions évidemment inacceptables et en rejetant les propositions de la France insoumise qui s’engageait à ne pas présenter de candidats face aux 7 députés PCF sortants et à laisser la place, dans nombres de circonscriptions, rendant de ce fait tout à fait possible, au minimum, le doublement des députés PCF quel jeu ont joué des dirigeants de ce parti ?

 

Et comment peuvent-ils se présenter comme les unitaires face au "diviseur" Mélenchon ?

 

Tout cela n’est pas raisonnable et fait plutôt penser à des petits calculs boutiquiers qui, au final, pourraient bien entraîner l’effacement de l’Assemblée Nationale de ce qui fut "le grand parti des travailleurs", le parti de la Résistance et des fusillés !

 

Il faut espérer que les militants communistes pour la plupart sincères et toujours aux premiers rangs des luttes vont en glisser deux mots à ceux qui mène leur parti au suicide collectif ?

Vite !

Pourquoi l’accord législative entre la FI, le PCF, Ensemble ! n’est pas possible aujourd’hui ?
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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 21:28
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...

- Thème de cette soirée : LES ENGAGEMENTS du CANDIDAT de la France insoumise sur la PROTECTION des SALARIÉS et de LEURS DROITS ?

L'engagement de jean-Luc Mélenchon d'abroger la loi Valls/El Khomri m'engage en tant que candidat à la députation.

 

Au moment ou le candidat présumé vainqueur à la présidentielle, E. MACRON, prévoit une nouvelle étape de déréglementation du droit travail en précédant par ordonnance, de supprimer les 35 ou de procéder à une nouvelle étape de recul de l'âge de la retraite, quel rôle compte jouer Cédric RUFFIÉ député de la France insoumise dans le cadre de l'opposition au gouvernement ?

 

Et notre député en place Olivier Falorni comment se positionne t-il lui qui se déclarait favorable à la loi travail El Khomri ?

 

 

-  Invitation

Yhlem Dekkiche, candidate suppléante de Cédric Ruffié, pour la 1ère circonscription de Charente Maritime La Rochelle/Ré vous invite à la salle de l'Oratoire à La Rochelle (6 bis rue Albert 1er) le 18 mai à 19h30 à la réunion publique sur les droits du travail et le droit au travail.

 

Témoignages de syndicalistes, intervention de la salle, débat...

 

  • Pour vous inscrire, c'est  ICI

 

-  18 mai , le succès a été au rendez-vous !
C'est donc à l'oratoire de La Rochelle, que Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche ont tenu une nouvelle réunion publique  forte de 150 personnes pour parler travail, droits sociaux, emploi... en lien avec les enjeux des élections législatives démontrant la nécessité de rassembler les citoyens de la 1ére circonscription pour faire face au FN et aux 3 candidats de la majorité gouvernementale : Olivier Falorni, Bruno Léal et Otilia Ferreira.
 
Pour ne pas servir de mouton, ne donnons pas de majorité à Macron !
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
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18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
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18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...

 

-  Les autres dates à l'agenda de Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche

  • Mercredi 17 mai 2017 : Rencontre avec les habitants de Mireuil pour un avenir en commun. Pour en savoir plus c'est  ICI

 

  • Mardi 23 mai 2017 : Réunion publique Législatives . Projection du film La Sociale à  L'houmeau. Pour en savoir plus c'est ICI
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 08:49
Lettre ouverte à Pierre Laurent par Gilles Poux Maire de La Courneuve

Source : le blog de Gilles Poux Maire de la Courneuve  La Courneuve, le 27 avril 2017

 

Cher Pierre,

 

Les communistes sont face à un choix stratégique majeur :

-    Soit se mettre résolument au service de la dynamique populaire qui est née grâce à l’espoir qui se redessine dans notre peuple du fait de la formidable campagne que nous venons de vivre avec la France Insoumise.

-   Soit chercher à préserver des positions, une légitimité d’appareil, dans des postures de calculs à mille lieux des gens.

 

 

- Pour moi, le choix est clair, c’est la première alternative qui s’impose.

Je ne me suis pas, en effet, reconnu dans les atermoiements de mon parti ces dernières années et particulièrement ces derniers mois, plus soucieux de son existence que d’être au cœur du mouvement populaire.

 

J’ai le terrible sentiment qu’une fois de plus, guidés par des crispations d’appareil, nous sommes en train de passer à côté de l’histoire.

 

Une fois de plus,  car la liste des occasions manquées est longue dans notre histoire. Par exemple :

- Il y a eu 1956 où nous avons préféré cacher aux communistes et aux peuples le rapport Khrouchtchev pensant ainsi préserver notre aura, nous rendant à notre corps défendant complices des crimes et déviations du régime de l’URSS

- Ce fut le cas aussi au milieu des années 60 et 70 où ne voyant pas l’enthousiasmant mouvement d’émancipation populaire se dessiner avec une jeunesse en quête d’une nouvelle société, d’un monde nouveau, où ignorant la naissance de mouvements d’émancipation des femmes, nous nous sommes retrouvés à la remorque des luttes et des exigences nouvelles qui émergeaient au sein du peuple

-  Ce fut le cas au début des années 80 face aux mouvements des jeunes des cités populaires, filles et fils d’immigrés, quand nous les avons regardés se révolter sans vraiment en être alors que dans ces mêmes cités populaires nous avions une cellule communiste par cage d’escalier

- Et que dire de l’après 2012 et de nos tergiversations avec le Front de Gauche

 

Que l’on ne se méprenne pas, il ne s’agit pas ici d’un réquisitoire contre le PCF, mon parti, d’autant que dans le même temps nous avons su être là dans les luttes sociales, au cœur des solidarités internationales, souvent seuls à garder l’idée vivante de la nécessaire transformation sociale.

 

Mais à l’évidence, nos pratiques nous ont conduits à passer à côté des mutations, des évolutions qui se dessinaient dans notre société et des exigences qui naissaient au cœur des populations. Et  de fait, nous n’avons pas contribué à ce que ces possibles prennent l’essor suffisant pour devenir majoritaires et transforment la société.

 

J’ai été moi-même acteur de ces politiques mais nous pouvons évoluer comme quand, par exemple, Marie-George Buffet a proposé cette belle dynamique du Front de Gauche et du non au référendum sur le traité constitutionnel européen.

 

Alors aujourd’hui, allons-nous laisser dans la nature ces 7 millions d’électrices et d’électeurs qui se sont déplacé-e-s par ce qu’elles-ils se sont senti-e-s à l’unisson d’un projet de société incarné par « l’avenir en commun » ?

 

Allons-nous continuer à dire que nous soutenons Jean-Luc Mélenchon mais que les communistes font leur propre campagne, alors qu’au cœur des bureaux de vote dimanche nous étions rassemblés pour représenter  la France Insoumise ?

 

 

-  Allons-nous pour les élections législatives qui arrivent être dans des exigences déplacées, parce que  partisanes, et ainsi nourrir de nouvelles divisions, incompréhensions et paralysies ?

 

  Personnellement, je dis stop. J’en ai assez de ces gâchis.

 

Soyons capables enfin de nous dégager des intérêts de chapelle respectifs et acceptons pour une fois de partir, et d’être d’abord et surtout au service, mais réellement, de ces 7 millions de citoyennes et citoyens qui ont repris confiance en leur force. La force du peuple.

 

Soyons capables d’admettre, et ce 1er tour avec la campagne que nous venons de mener nous l’a dit avec force, que l’histoire de l’union de la gauche qui nous a bercé depuis la fin des années 60 est terminée. Une nouvelle réalité politique est en train de s’écrire. Le temps des petits calculs, des billards à trois bandes pour soit disant préserver des positions est révolu et c’est tant mieux. D’autant que le résultat de ces pratiques n’a été qu’un continuel affaiblissement. De nouvelles exigences émergent, alors soyons capables d’être ouverts à ce mouvement, inventons, faisons vraiment du neuf.

 

Ainsi, pour aborder les prochaines élections législatives, il est essentiel d’ouvrir la discussion entre la France Insoumise, le Parti de Gauche, le PCF, Ensemble,… avec un seul objectif : « fortifier le mouvement qui vient de s’exprimer ce 23 avril 2017 ». Nous en aurons bien besoin car ce qui sortira de ce 2ème tour des présidentielles tournera le dos, une fois encore, aux attentes populaires.

 

Pour cela, pourquoi ne partirions-nous pas de cette idée simple, à partir de « l’article 11 de l’alinéa 3 de la constitution actuelle » qui dit, qu’avec 185 Députés et 4,5 millions de pétitions, on peut imposer que soit organisé un référendum pour la convocation d’une Assemblée constituante et ainsi donner un prolongement immédiat et concret à notre campagne des présidentielles ?

 

 

-  Voilà une belle ambition.

Naturellement, ces Députés devraient représenter de manière équilibrée les forces en présence y compris en ouvrant  des investitures à celles et ceux qui ne sont dans aucun parti.

 

Mais de grâce, ne recommençons pas à dicter les conditions comme tu le fais encore, certes poliment, à l’occasion de ta dernière conférence de presse.

 

Il est temps enfin de reprendre confiance en notre peuple, en notre force. Soyons ambitieux, créatifs, soyons capables de porter le bonheur.

 

Bien fraternellement.

Gilles POUX 

 

 

- Marie-George Buffet : "Le PCF doit se dépasser"

Députée communiste de Seine-Saint-Denis, Marie-George Buffet fixe comme horizon de l’après-présidentielle la nécessité de prolonger la dynamique de la France insoumise aux législatives. Et de vraiment refonder la gauche.
 

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Published by La Rochelle à gauche par les actes - dans Politique Elections législatives 2017 PCF
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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 12:57
Cédric Ruffié, Yhlem Dekkiche, candidats France Insoumise sur la 1ére cir. de Charente Maritime (La Rochelle-Ré)

Qui sommes nous ?

 

Sources : blog de Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche

- Qui êtes-vous Cédric ?

Né à Rodez il y a 36 ans, je suis comédien de profession. Ce travail ne me permettant pas de vivre, j'effectue régulièrement des missions de conseiller téléphonique. Actuellement, je travaille donc pour une mutuelle. En union libre avec ma compagne, nous avons deux enfants, de 5 et 8 ans.

 

Inconnu du grand public il y a encore quelques mois dans le monde la politique, qu'est-ce qui vous a motivé dans votre décision à vous présenter à cette élection ? 

 

Je fais partie de cette grande majorité de français qui ont été déçus des promesses non tenues par le gouvernement en place actuellement.

 

Je n’oublie pas le discours du Bourget, et je n'accepte plus les compromis cyniques.

 

J'étais également très en colère après les différentes "lois travail" qui se sont succédées, qui ont été imposées aux citoyens, sans concertation aucune, et dont la plus emblématique, la loi "EL KHOMRI", malgré une opposition extrêmement forte des citoyens, a fait l'objet d'un déni de démocratie en passant par 49-3.

 

Et comme beaucoup, j’étais déçu par l'absence de représentativité des êtres politiques, tant d'un point de vue générationnel que social. Combien y a-t-il de citoyens comme vous ou moi au Parlement ?... pour lire la suite...

 

Le programme des candidats : L'AVENIR EN COMMUN

Le programme des candidats : L'AVENIR EN COMMUN

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Published by La Rochelle à gauche par les actes - dans Politique Elections législatives 2017 La Rochelle insoumise
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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 23:28
Le "coup de gueule nécessaire" de Cédric Ruffié candidat de la France insoumise aux législatives pour La Rochelle/Ré

Bonjour à tous,

Ce deuxième tour des présidentielles 2017 passé, je me permets enfin d'intervenir sur les réseaux sociaux car je commence à être fatigué par toutes ces personnes qui, au nom du sacro-saint "front républicain", se sont permis(e)s d'en juger d'autres qui ne pensaient pas comme elles.
Premièrement, je tiens à préciser un petit point. J'ai fait ce que certains appellent mon "devoir de citoyen". C'est à dire que j'ai accepté de mettre du verre pilé dans la vaseline… Dont acte.

 

Sources : Facebook par Cédric Ruffié

- Je tiens toutefois à poser quelques bases de réflexions :
La France Insoumise est un mouvement qui a basé la majeure partie de son temps sur le terrain, à convaincre, à se confronter à des opinions contraires, à essayer de faire en sorte, via le principe de "l'éducation citoyenne" (même si le terme "éducation" ne me plaît pas), de développer un esprit critique et d'inciter les gens à penser par eux-mêmes… quand bien même ils ne pensent pas comme nous.

 

Ceux qui ont suivi ce mouvement savent qu'il aurait été incohérent qu'une consigne de vote provenant d'un gourou, s'arrogeant le droit de voter à notre place par une espèce de procuration mentale, soit donnée à des gens qui se sont éloignés de la politique à cause de ce type d'agissements et à cause du fait qu'on les prenne pour un conglomérat d'inconscients serviles dont la seule réflexion se détermine à travers un prisme "pour ou contre".

 

 

- Mais au-delà de ce principe, je trouve effarant que personne ne se soit posé les questions suivante :

  • Pourquoi a-t-on passé le plus clair du temps médiatique entre ces deux tours à taper sur nous ?
  • N'y avait-il pas mieux à faire ?
  • Sommes nous à ce point "importants" pour que l'on passe plus de temps à nous stigmatiser, qu'à combattre le FN sur le terrain des idées ?

Ah, combattre le FN, beaucoup de déclarations d'intentions, mais peu d'actes en fait. Pour combattre le FN, il ne suffit pas de dire qu'on est contre les idées de ce parti. Peut être déjà que beaucoup d'entre nous pourraient faire un Méa Culpa sur le fait qu'ils laissent les autres s'occuper de la sale besogne sur le terrain, ne se contentant finalement que de râler durant les cinq années qui séparent une élection d'une autre.


Peut-être faudrait-il aussi, pour les classes politiques "dirigeantes", faire en sorte de proposer une politique qui ne créé pas la misère sociale, culturelle, humaine et écologique.


Amis rassurez-vous, ce ne sera pas le cas pour les 5 prochaines années, on continue droit dans le mur, et on accélère… On est à 9 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté à ce jour avec les politiques qu'on nous impose, record à battre? L'important c'est pas la chute, n'est ce pas…

 


- Mais cet entre-deux-tours implique aussi d'autres questionnements :

  • Pourquoi nous, citoyens, n'avons-nous pas hurlé pour la reconnaissance du vote blanc au lieu de hurler contre ceux qui veulent s'en servir ?
  • Pourquoi certains ont déjà voté contre leurs idées au premier tour, afin de faire un barrage par anticipation, au FN (ça a bien marché hein..) ?
  • Pourquoi ne vous êtes vous pas autant offusqué contre ceux qui votent POUR Marine Le Pen, que contre ceux qui ne votent pas POUR Emmanuel Macron ?
  • Oui, parce qu'on peut dire ce que l'on veut, nous avons voté POUR ce candidat, quand bien même notre esprit hurlait le contraire lorsque nous avons mis ce bulletin dans cette urne. Et ne venez pas me dire l'inverse, il nous l'a dit : "Je veux des votes d'adhésion"
  • Ceux qui ont voté blanc ou se sont abstenus dès le premier tour ? Pas grave.
  • Ceux qui se sont abstenus, ont voté blanc, voire même ont voté pour Marine Le Pen au second tour, mais qui étaient proches d'autres partis ? Pas grave.
  • Alors pourquoi est-ce grave lorsque l'on parle de la France Insoumise ?

Ah oui, pas de consigne claire… Pas un seul vote pour le front national ! Ah oui, mais ce n'est pas assez clair ?

Et bien pour nous le message était assez clair, vous êtes libres les gens, faites ce que vous estimez nécessaires pour que votre conscience et la démocratie restent intactes. Choix cornélien s'il en est. Tant pis pour ma conscience, j'ai choisi… merde, j'ai choisi quoi moi ?

 

Ah oui, j'ai voté pour un gars qui va accroître les inégalités, et donc la misère, une personne qui va s'attaquer à la Sécurité Sociale (qui comprend l'Assurance Maladie, les Accidents du Travail, la CAF, les retraites), qui veut faire passer une "loi de simplification drastique du code du travail" par ordonnance… J'ai voté pour la démocratie quoi !


Ah ! Ces enfoirés d'abstentionnistes qui ont refusé de voter pour toutes ces régressions sociales, hein! Pire encore pour ceux qui se sont déplacés pour ne pas voter CONTRE !
Et ne venez pas me seriner le couplet du "blanc heureux qui aurait le luxe de s'abstenir, parce que lui ne craint rien". Les opposants politiques sont toujours les premiers à être enfermés ou exécutés sous un régime totalitaire !


Je pense d'ailleurs que ces actes n'ont jamais été aussi politiques que cette année.
 

 

- Bon, ce coup de gueule mis à part, j'espère que chacun de nous pourra regarder vers l'avenir parce que c'est là que tout se joue.

L'avenir En Commun même. Parce que les législatives sont là.

Alors je vois ici ou là, encore une fois, une demande de grand rassemblement à gauche, au risque de la diviser (allez, c'est reparti, les méchants insoumis, encore...).

 

Mais qu'est ce que la gauche, déjà ? Et puis, sincèrement, les gens en ont marre d'être pris pour de l'eau que l'on transvaserait au rythme des accord politiques. Ils ont leurs opinions personnelles, et le moindre des respect c'est de l'accepter. Nous défendons un programme, l'Avenir En Commun, qui est LA référence en matière de transition écologique, de respect des droits de l'homme, de partage des richesses (toutes, le savoir fait partie des richesses), de paix, et de défense des principes démocratiques fondamentaux.

 

Si vous partagez ces principes, quelles que soient vos convictions personnelles, je vous garantis qu'elles seront portées vaillamment au sein de l'Assemblée Nationale. Je le garantis en tant que membre de la FI, mais aussi et surtout en tant que candidat aux législatives.
Si vous ne les partagez pas, et bien ne votez pas pour nous, c'est tout.


Parce qu'au fond, à l'heure actuelle, le principe démocratique c'est ça … non ?

 

Pour en savoir plus :

- Analyse des résultats du 2nd tour : un vote par défaut

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 09:56
Macron-Le Pen, le piège avait savamment été organisé…

8 français sur 10 n'ont pas voté pour Macron[2]

 

Ces élections présidentielles sont conformes à la volonté de l’oligarchie politico médiatique qui a tout fait pour que le deuxième tour soit celui qui aura lieu le 7 mai. Macron-Le Pen, une affiche qui devrait consacrer le candidat du Cac40, des banques, des médias et de l’union européenne devant lequel il faudrait se prosterner au risque d’être taxés de lepénistes ou de fascistes. Toute résistance, tout refus serait un soutien direct au FN.

Les partisans de Macron vont d’injonction en injonction, accusant de diviseurs tous ceux qui ne veulent se résoudre à donner leur voix au porteur officiel du programme de régression sociale de l’union européenne.

Division ? Mais qui a organisé ce stratagème incroyable qui repose sur une 5ème république moribonde dont le caractère anti démocratique éclate au grand jour dans cette élection présidentielle, voulant contraindre de choisir entre deux candidats qui ne représentent même pas ensemble 40% du corps électoral.

 

Sources : La Sociale par Jacques Cotta

- La division, c’est le PS et la gauche bien-pensante qui l’ont organisée.

Ils n’ont de cesse d’injurier sur les « réseaux sociaux » tous ceux qui non seulement ne voteront pas Macron, mais qui même s’ils votent pour lui refusent de faire ses louanges. Après les responsables socialistes, députés, ministres, élus, après l’ancien premier ministre Valls, après Hollande lui-même, mais aussi après les Juppé, Fillon, Raffarin ou autres Madelin, après les caciques du PS ou de LR, il faudrait à tout prix dire « je vote Macron et plus, j'aime Macron ». Mais que cherchent-ils donc ? Une victoire ? Non pas seulement. Ce qui compte à leurs yeux, c’est un plébiscite pour permettre au candidat une fois élu d’appliquer sans contestation aucune le programme terrible qu’il aura évité de développer devant les français. Remise en cause toujours plus de la sécurité sociale, remise en cause aussi des retraites, remise en cause du code du travail jusqu’au bout, ubérisation de toute la société, soumission aux directives de l’union européenne, négation de ce qui reste de notre souveraineté… C’est pour tout cela entre-autres que Macron et son entourage –« gauche » et « droite » d’hier réunis- ne veulent pas qu’une seule voix ne manque. Et c’est précisément pour cela que la grande majorité des insoumis, mais aussi d’autres votants du premier tour, refuseront de se rendre aux urnes pour le second.

La division pouvait être déjouée sans difficulté. Il suffisait à ceux qui clament « vive Macron » aujourd’hui, à ceux qui proposent de « voter pour lui au deuxième tour pour le combattre ensuite », à ceux qui suggèrent de mettre toute réticence de côté car « l’ennemi, c’est Le Pen », bref il suffisait à tous ceux-là d’appeler à voter Mélenchon au premier tour pour avoir le choix au second. Voir aujourd’hui ceux-là même qui portent cette responsabilité vouloir faire la morale est à la fois pathétique et un peu énervant. Ils ont tout fait pour que le scénario soit celui-là. Monsieur Urvoas du parti socialiste, en substituant « l’équité » à « l’égalité » a interdit à Jean Luc Mélenchon, le seul à avoir fait reculer Marine Le Pen, d’être au deuxième tour. 600 000 voix manquaient. A temps d’antenne égal, Mélenchon battait Marine Le Pen ( Voir l’article de Marianne « A temps de parole égal, le deuxième tour aurait opposé Mélenchon à Fillon ». Chaque minute de parole a rapporté 668 voix au candidat de la France Insoumise, 558 à Emmanuel Macron, 517 à Marine Le Pen. Mais du 1er février au 21 avril, Mélenchon a bénéficié de 176 heures et 2 minutes de télé ou radio, Macron 245 heures et 13 minutes soit +56% et Marine Le Pen 247 heures et 22 minutes soit +58%[
1]). 


La presse écrite dans son ensemble qui a consacré plus de 8000 articles à Macron de Janvier 2015 à janvier 2017, dont les plus en vue ont troqué leur carte de presse contre celle de la morale et de la bien-pensance. Tout ce beau monde fait écho au plan machiavélique de François Hollande dont Macron a été un temps le plan B. Mais la popularité du chef de l’état en a fait son plan A, son ombre portée, son double. Ils osent tous faire la leçon alors qu’ils ont travaillé de longue date à ce scénario catastrophe. Les Poutou, Arthaud, ou autre Hamon avec des candidatures de témoignage, leur quart d’heure de gloire à la télévision, feraient mieux eux aussi de garder le silence. Tous ont chacun à leur façon organisé la division et portent donc l’entière responsabilité d’un deuxième tour de dupes, car sur le fond Macron et Le Pen ne sont pas loin l’un de l’autre.

 

 

- Un programme commun Macron Le Pen

Argument choc, il s’agirait de voter Macron car il incarnerait face à Le Pen « le moindre mal ». Mais sur le fond, Macron et Le Pen ont des positions communes, identiques. Et pour cause. Sur toutes les questions, les propositions du FN sont favorables à la finance et aux banques ; Par exemple :

  •  Le FN est partisan de la mise en coupe réglée du mouvement syndical indépendant, partisan de l’amputation du code du travail, de négociations par branches et par entreprises en lieu et place de la loi au niveau national… Comme Macron.
  • Démagogie aidant, le FN propose l’augmentation des salaires des ouvriers (salaire net) sans augmenter le salaire versé par les patrons mais en baissant les cotisations sociales prélevées sur le salaire brut. Donc, comme tous les autres candidats du « système », Le Pen propose la baisse du salaire différé, c'est-à-dire la remise en cause de la Sécurité sociale… Comme Macron.

 

Voilà pourquoi les macronistes ne disent mot du fond de la question. Le Pen et Macron sont chacun à leur manière exactement sur les mêmes objectifs. 

  • Alors que Macron vante « l’esprit entrepreneurial » et l’ambition de « devenir millionnaire », Le Pen vise à opposer les faibles aux plus faibles qu’eux pour permettre au système de perdurer. Les immigrés et la xénophobie de Le Pen trouvent là leur raison d’être. 
  • Alors que Macron annonce la couleur en renforçant la soumission de la France à l’Union Européenne, la souveraineté nationale de Le Pen a bon dos. Le FN est déjà revenu sur « la rupture avec l’UE » dont les institutions sont prêtes à avoir à son égard la même bienveillance qu’à l’égard d’Orban en Hongrie ou du PIS polonais.

 

Les macronistes privilégient l’invective contre Mélenchon et la France Insoumise à la discussion sérieuse car Marine Le Pen et Emmanuel Macron divergent sur l’emballage, mais renferment sur le fond le même contenu au compte du capital et au détriment du travail. L’un et l’autre servent les mêmes maitres. Aussi critiquer Le Pen sur le fond revient à critiquer Macron sur les mêmes questions. Voilà pourquoi Macron n’en dit mot. L’histoire de la peste et du choléra… Voilà pourquoi les deux sont affligeants, d’autant plus affligeants qu’ils sont confrontés l’un à l’autre, comme dans le débat de l’entre-deux tour, qui fait l’unanimité sur sa nullité.

 

Ainsi, on aurait tendance à croire que 65% des français ont voté pour Emmanuel Macron, un score non négligeable. Sauf que c’est faux. [2]

Ainsi, on aurait tendance à croire que 65% des français ont voté pour Emmanuel Macron, un score non négligeable. Sauf que c’est faux. [2]

- Un moindre mal ? Non, un mal absolu

Que signifie dans les faits la ligne Macron ? La soumission à l’union européenne dans laquelle s’inscrit la politique de Macron a une histoire. Comme l’indique à juste titre Raoul Marc Jennar, « jamais il n'a été possible de revenir sur une avancée néo-libérale depuis 1983. Jamais, il n'a été possible de revenir sur un traité européen ». Lorsque le peuple français a décidé de mettre un coup d’arrêt à cette politique d’abandon de souveraineté en votant Non au référendum européen de 2005, unis, PS et LR (à l’époque UMP) ont décidé un terrible déni de démocratie en trahissant le vote français et en adoptant en 2007 au congrès le texte qui deux ans plus tôt avait été rejeté. Les directives européennes s’imposent. Tous critiquent par exemple la directive sur les travailleurs détachés qui organise la concurrence déloyale entre travailleurs de différents pays de l'UE, sans pour autant que celle-ci n’ait été révisée . Aucune mesure anti sociale initiée par l'Union européenne n'a pu être contrariée.


Comme l’indique Jennar : « A-t-il été possible de revenir sur les pouvoirs exorbitants de la Commission européenne dont certains membres détiennent tout à la fois du pouvoir législatif, exécutif et judiciaire ? Jamais. A-t-il été possible de modifier les décisions européennes une fois qu'elles ont été intégrées dans le droit national ? Jamais. A-t-il été possible d'empêcher les opérations successives de démantèlement du droit du travail ? A-t-il été possible de revenir sur les reculades successives du régime des retraites ? ».
La position de Macron affirmant qu’ « il ne cédera rien » nous ramène aux années 80 dans la lignée de Margareth Thatcher ou de Ronald Reagan. Fort du soutien de l’oligarchie médiatico-politico-financière, c’est par ordonnance qu’il décidera de mettre en place les mesures dont il se réclame et qui en organisant la dislocation et la paupérisation du peuple français, la démoralisation et le désespoir de couches de plus en plus importantes, préparera l’avènement futur de Le Pen qu’il qualifie pourtant pour l’occasion de mal total.

 

 

- L’argument du fascisme

L’argument ultime qui devrait faire accepter le programme de liquidation de Macron est celui du fascisme. Si en effet le danger fasciste menaçait avec Le Pen, il n’y aurait pas d’hésitation possible. Le vote Macron, comme le vote pour n’importe quel autre candidat se réclamant de la démocratie, s’imposerait pour sauver les libertés démocratiques, éviter la dictature. Encore faudrait-il pour être efficace que la politique suivie ne féconde pas à nouveau et avec force le ventre d’où sort la bête immonde. Que la rupture des solidarités et des protections, que la liquidation du bien commun ne jettent pas plus encore dans les bras du FN des bataillons de démoralisés.

Mais le caractère réel du FN assez rebutant tel quel nécessite-il d’en rajouter avec une caractérisation de fascisme pour le moins discutable.

Le fascisme est une forme de domination du capital qui dans une situation extrême a besoin de détruire physiquement les organisations ouvrières, les syndicats, les associations, les partis, les militants. Lorsque la bourgeoisie ne parvient plus à désamorcer les contradictions explosives de la société, ce sont les bandes armées qui doivent assurer l’essentiel, la centralisation du pouvoir d’état, la destruction des conquêtes ouvrières, la liquidation des organisations ouvrières et démocratiques, l’anéantissement des syndicats, des associations, des partis. Pour exister, pour durer, pour remplir son rôle, un mouvement fasciste doit de plus obtenir le soutien actif d’une partie significative du capital. Il lui faut avant de prendre le pouvoir avoir fait la preuve de l’efficacité de ses bandes armées, de ses milices organisées. Il faut à un mouvement fasciste avoir testé son efficacité dans des épreuves de force contre le monde salarié, contre le monde ouvrier.


Aujourd’hui, la bourgeoisie se trouve fort bien servie par les Hollande et consorts, par le PS ou les LR. Et dans les manifestations du premier mai, ce ne sont pas les chemises brunes qui dominent. Ce constat ne rend pas le FN plus agréable. Son idéologie demeure nauséabonde et la vie dans les villes qu’il dirige des plus inconfortable. Mais cela n’en fait pas pour autant un parti fasciste.

Ce n’est évidemment pas sur une analyse sérieuse que les macronistes qualifient de fasciste le front national. Il s’appuie sur des questions sociétales, sur son racisme, sur sa xénophobie. Mais cela ne fait pas un parti fasciste. Ou alors il faut élargir la liste aux LR, à Fillon, à la manif pour tous, à tout ce qui est particulièrement réactionnaire sur la question des différences, de la vie commune, des mœurs. Non, le front national n’a pas besoin d’être qualifié de fasciste pour être rejeté. Il est un parti semblable au PIS polonais, et madame Le Pen est plus proche du hongrois Orban que de Mussolini. Une fois encore, cela suffit pour un rejet franc et massif. Nul besoin d’en rajouter pour les besoins de la cause.

 

 

- Une seule conclusion

Les diviseurs, les responsables de la situation sont donc clairement ceux-là mêmes qui accusent à longueur de colonnes ou de messages les citoyens qui refusent la politique ultra libérale que veut imposer Macron.


Quel que soit le résultat du deuxième tour, la crise politique, conséquence des institutions anti démocratiques de la 5ème république, va prendre un nouvel élan. C’est cela qui compte. Les élections législatives censées donner une majorité au parlement risquent fort de mener le système à une impasse. D’autant que la décision de ne voter ni pour l’un, ni pour l’autre au deuxième tour est combattante, dans la perspective de concrétiser aux législatives le rejet du système et de ses candidats, Macron et Le Pen, en votant notamment pour les candidats de la France Insoumise.


En attendant donc, sur le simple terrain électoral, Marine Le Pen dont le programme veut opposer les faibles aux plus faibles pour assurer les intérêts du capital ne peut trouver aucun appui de quiconque est attaché aux intérêts du plus grand nombre, des travailleurs, des retraités, des jeunes. Emmanuel Macron, s’il est élu, veut gouverner tout de suite par ordonnance pour faire passer le plus vite possible ses mesures de misère sociale en comptant sur l’anesthésie estivale des français. Il sera sans doute élu. Il veut un plébiscite, et donc que pas une voix ne manque.

 

C’est précisément pourquoi son score, le plus étriqué possible, avec un nombre de bulletins blancs ou d’abstentions le plus élevé possible, pourrait être une première réponse au programme qu’il se propose de mettre en œuvre.

 

Note :

[1] Présidentielle : à temps de parole égal, le second tour aurait pu opposer... Mélenchon à Macron

[2] 8 français sur 10 n’ont pas voté pour Macron: Une autre analyse des résultats

 

Pour en savoir plus :

- Législatives : finalement, Valls pourra être investi par En Marche! sans quitter le PS

- Législatives: Macron renonce à exiger de ses candidats qu’ils quittent leur parti

- Le PS passe à la trappe plusieurs propositions phares de Benoît Hamon dans sa "plateforme législative"

- 100 ans de trahisons socialiste (des origines à nos jours)

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 09:05
Analyse des résultats du 1er tour : Le peuple a parlé

Les résultats du 1er tour dessinent quatre blocs politiques sans que se dégage une quelconque majorité politique cohérente en vue du second tour. Macron et Le Pen ne totalisent que 45 % des suffrages exprimés au 1er tour, et à peine 35 % des inscrits sur les listes électorales, soit près de 10 points de moins que Hollande et Sarkozy à l'issue du 1er tour en 2012. 65 % des citoyens ne sont donc pas représentés de fait au second tour. Et près de 80 % des électeurs n'auront pas voté au 1er tour pour le candidat qui concentrera l'essentiel des pouvoirs quand il sera élu. S'approfondit ainsi le déni démocratique que représente la monarchie présidentielle de la Ve République.

 

Sources : L'Heure du Peuple par Matthias Tavel et Laurent Maffeïs le 26 avril 2017

- 22 % d'abstention

L'indécision supposée des citoyens ne les a pas empêchés de se déplacer massivement (78 % de participation), en tout cas plus que ne le croyaient les sondages. L'abstention augmente toutefois en continu depuis la présidentielle de 2007 (16 %) pour atteindre en 2017 son troisième niveau le plus élevé de la Ve République. Autre symptôme d'une crise politique multi-facettes, les bulletins blancs et nuls atteignent leur niveau le plus élevé depuis 2002, à 2,6 % des votants. Cette progression latente connait une exception localisée dans les quartiers les plus riches et conservateurs où l'abstention recule par rapport à 2012, parfois fortement comme dans l'Ouest parisien, signe apparent d'un sursaut isolé en faveur de François Fillon. En dehors de ces exceptions, les écarts de participation entre les quartiers riches et les quartiers populaires tendent à se resserrer au profit de ces derniers, signe de la mobilisation d'abstentionnistes notamment permise par la campagne de la France insoumise.

 

 

- Les partis de la Ve Républiques balayés

Les partis piliers de la Ve République que sont le PS et LR ont été balayés par les électeurs. La droite LR connait l’humiliation d’être éliminée dès le premier tour d’une présidentielle pour la première fois dans l’histoire de la Ve République. Quant au PS, il obtient avec Benoît Hamon et 6,3% un résultat aussi insignifiant que son ancêtre SFIO en 1969 avec Gaston Defferre. Benoît Hamon voit son score divisé par cinq par rapport à celui du PS en 2012. Il arrive seulement quatrième dans sa circonscription. Le PS arrive même en tête dans moins de communes que Jean Lassalle.

 

Le score cumulé du PS et de LR, en voix comme en pourcentage des inscrits, est divisé par deux par rapport à 2012 : 9,5 millions de voix contre 20 millions en 2012. Il ne représente qu’un électeur sur quatre s’étant exprimés contre un sur deux en 2012. Pire, seuls 19,98% des électeurs inscrits ont fait le choix d’un de ces deux partis, c’est-à-dire que quatre électeurs sur cinq leur ont tourné le dos. Et cette double débâcle est très homogène territorialement puisqu’aucun de ces deux partis n’arrive en tête dans 30 000 des 36 000 communes que comptent le pays malgré leur très grand nombre d’élus locaux.

 

 

- Macron, fragile cache-misère

Que les principaux leaders du PS et LR aient cherché à s’accrocher à la bouée Macron dès 20h dimanche 23 avril ne doit pas faire illusion. Car le vote Macron est un canot de sauvetage bien frêle pour les tenants du système et des traités européens. En effet, le cumul des scores LR, PS et Macron est très loin du total UMP, PS, Bayrou de 2012 et même inférieur au seul total UMP-PS. Cette « grande coalition » en gestation rassemble 18 millions de voix contre 23 en 2012, 50% des suffrages exprimés contre 65%, et 38% seulement des électeurs inscrits contre un sur deux en 2012. La qualification pour le second tour du champion de la caste ne doit pas faire oublier que la base sociale et politique de « la seule politique possible » s’est considérablement rétrécie.

 

 

- Le Pen échoue à arriver en tête

Les sondages avaient annoncé pendant des mois que Marine Le Pen serait en tête de l'élection avec des scores frisant les 30 % selon certains instituts, comme le FN l'avait été aux européennes de 2014 et aux régionales de 2015. Avec 21 % des suffrages exprimés, le FN voit ainsi sa progression atténuée par la participation civique, loin de ses scores de 25 % aux européennes et 28 % aux régionales, deux scrutins à forte abstention. Le FN progresse néanmoins de 850 000 voix par rapport à son record du second tour des élections régionales.

 

Bien qu'il consolide son avance dans le Nord, l'Est et le Sud-Est de la France et qu'il s'ancre dans les territoires ruraux et péri-urbains, son avance est fortement contestée par la France insoumise. Ainsi, au niveau national, Jean-Luc Mélenchon a vu son écart avec Le Pen réduit des trois-quarts par rapport à 2012 (de 7 points à moins de 2 points cette année et de 2,4 millions de voix à 620 000). Dans des départements populaires comme le Pas de Calais, le Nord et les Bouches du Rhône, Jean-Luc Mélenchon passe ainsi devant Emmanuel Macron et représente la principale force capable d'affronter le FN. Dans les Bouches-du-Rhône, Jean-Luc Mélenchon progresse même deux fois plus vite que le FN par rapport à 2012, au point d'arriver en tête à Marseille, où le FN était pourtant la 1ère force politique lors des régionales de 2015. Une forme de reconquête civique est ainsi engagée face à l'extrême droite grâce au vote pour la France insoumise. En Seine Saint Denis, la progression du FN est même totalement stoppée puisque Marine Le Pen y fait exactement le même score qu'en 2012 (13,5 %) tandis que Jean-Luc Mélenchon double son score en passant de 17 à 34 %.

 

 

- Une percée spectaculaire de la France insoumise

Le résultat de Jean-Luc Mélenchon montre une progression historique, avec un quasi-doublement de son score par rapport à 2012. C’est évidemment la progression la plus importante de tous les candidats, loin devant celle de Marine Le Pen par exemple. Jean-Luc Mélenchon obtient ainsi près de 20% des suffrages (19,6% exactement), en hausse de 8,5 points par rapport à 2015. Il dépasse les 7 millions de voix obtenues, soit trois millions de plus qu’en 2012. Au total, Jean-Luc Mélenchon rate la qualification pour le deuxième tour de seulement 1,72 points et 620 000 voix soit environ 10 voix par bureau de vote.

 

Jean-Luc Mélenchon arrive en tête dans 7 départements, quatre outre-mer (Saint-Pierre et Miquelon (35,5%), Martinique (27%), Guyane (25%), Réunion (24,5%)) et trois en métropole (Seine-Saint-Denis (34%), Ariège (27%), Dordogne (23%)) contre aucun en 2012. Au total, il dépasse les 20% des suffrages exprimés dans 40 départements du pays. Dans les Outre-mer, la progression est particulièrement spectaculaire puisqu’en 2012, Jean-Luc Mélenchon ne dépassait pas les 8% des suffrages exprimés hormis à Saint-Pierre et Miquelon (15% à l’époque).

 

Le candidat de la France insoumise arrive en tête dans 3 465 communes dans toute la France, des communes au profil très divers. C’est le cas dans plusieurs des principales villes du pays. Il est ainsi premier à Montpellier (31,5%), Lille (29,9%), Le Havre (29,8%), Toulouse (29,2%), Grenoble (28,9%) Avignon (28%), Saint-Etienne (25%) Marseille (25%) ou Nîmes (24%). Même là où il n’est pas en tête, la progression est très forte comme à Nice (+8 points à 17%), Le Mans (+9 points à 22%) Brest (+10 points à 23%) ou Bordeaux et Lyon (+11 points à 23%), La Rochelle (+11,7 points à 24,33%).

 

Mais il obtient aussi des résultats excellents dans plusieurs villes populaires de la banlieue parisienne (Gennevilliers avec 47%, La Courneuve 44%, Montreuil 40%...) ou de l’agglomération lilloise (Roubaix 36%, Tourcoing et Villeneuve d’Ascq 28%) par exemple. Il est également premier à Evry (35%) fief de l’ancien Premier ministre Manuel Valls qui avait appelé à voter pour Emmanuel Macron. Autre symbole, Jean-Luc Mélenchon vire aussi en tête à Notre-Dame des Landes, lieu du projet d’aéroport contesté près de Nantes, où il obtient 30% des voix contre seulement 15% et la quatrième place en 2012.

 

Mais Jean-Luc Mélenchon décroche aussi la première place, parfois avec des scores dépassant les 65%, dans un chapelet de communes rurales et montagnardes allant de l’Ariège aux Hautes-Alpes en passant par l’Aude, le Haut-Languedoc, les Cévennes, l’Ardèche, la Drôme et les Alpes de Haute-Provence, preuve d’un électorat aux multiples facettes.

 

D’un point de vue sociologique, les enquêtes d’opinion montrent également à la fois un renforcement et un élargissement très fort du vote pour Jean-Luc Mélenchon. Il arrive en tête chez les jeunes avec environ 30% des voix chez les 18-24 ans soit le double de 2012 où il était à égalité avec Marine Le Pen et derrière Nicolas Sarkozy et François Hollande. Même score et même configuration chez les chômeurs. Il obtient également entre 22 et 24% des voix des employés et ouvriers

 

 

- Des insoumis au 2e tour des législatives dans 78% des circonscriptions ?

Dans 451 des 577 circonscriptions législatives, Jean-Luc Mélenchon dépasse le seuil de 12,5% des électeurs inscrits. Or, aux élections législatives, ce seuil permet de se qualifier pour le deuxième tour quel que soit son ordre d’arrivée au premier tour, le cas échéant en triangulaires ou quadrangulaires. Bien sûr, la différence de participation entre la présidentielle et les législatives rend cette projection difficile. Mais nul ne doute que les insoumis y trouveront des raisons d’axer leur campagne sur la mobilisation des électeurs Mélenchon en vue du scrutin du 11 juin, notamment dans les 67 circonscriptions où Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête le 23 avril.

 

Pour en savoir plus :

- Face au FN, Jean-Luc Mélenchon (aussi) a raison

- RECIT FRANCEINFO. Présidentielle : comment Jean-Luc Mélenchon a (presque) réussi son pari

- Mélenchon en force : La révolution démocra8que a commencé !

- Jean-Luc Mélenchon a rebattu les cartes du vote populaire

- La démocratie Francaise à l’agonie

 

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 00:33
Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)

- On a remis des chaises à Villeneuve les Salines !

Malgré un match de foot, et le débat télévisé du second tour.....
Plus de 100 personnes se sont retrouvées à Villeneuve-les-Salines, le 3 mai, pour participer à la réunion de lancement de la campagne des élections législatives sur la 1ére circonscription de Charente Maritime.
- une vingtaine de personnes nouvelles qui rejoignent l'équipe de campagne ;
- un groupe d'appui à la France insoumise en cours de création sur Beauregard-Lafond.... mais aussi à Esnandes après celui de Saint Xandre la semaine précédente.

 

 

- La déception n'aura pas duré longtemps pour les insoumis rochelais !

Avec 24,33% à La Rochelle ; 22,16% à Nieul-sur-Mer ; 20,91% à Perigny ; 22,81% à Puilboreau ; 20,65% à Saint-Xandre ; 22,73% à Esnandes... il n'y avait pas matière a être abattus bien longtemps !

 

Sur La Rochelle les quartiers populaires de Laleu, La Pallice, Port-Neuf et Mireuil ou Tasdon (33.89% et 26,62%), Bongraine (33.53%) et Villeneuve-les-Salines ont propulsé JLM en tête des candidats.

 

Cela constitue un événement politique local de première grandeur, Jean-Luc Mélenchon totalisant 9149 voix et 24,3% dans la commune de La Rochelle toute entière, en deuxième position, à 1789 voix et moins de 5% de Macron.

 

 

- La dynamique est de notre côté et doit permettre de rassembler large !

Ainsi, c'est devant une assemblée attentive, mais aussi motivée, participative et après une introduction d'Yhlem DEKKICHE (candidate SUPPLÉANTE) que Cédric RUFFIÉ (candidat TITULAIRE à la députation) a :

- conforté les insoumis au travers d'une vision positive du résultat des élections présidentielles qui, si elle ne n'ont pas permis d'accéder au second tour constitue un succès avec 19,6% et 7 millions de voies ;

- démontré en quoi la France insoumise est déjà, peut importe l'issue des élections présidentielles, la seule force en capacité de constituer un pôle de résistance politique de masse à Macron ;

- rappelé l'appel de la France insoumise à n'accorder aucune voie au FN tout en laissant les électeurs libre de leur choix dans les autres options à leur disposition ;

- exposé que dans 451 des 577 circonscriptions législatives, Jean-Luc Mélenchon dépasse le seuil de 12,5% des électeurs inscrits. Or, aux élections législatives, ce seuil permet de se qualifier pour le deuxième tour quel que soit son ordre d’arrivée au premier tour, le cas échéant en triangulaires ou quadrangulaires et ainsi, mettre le futur gouvernement en échec en imposant une cohabitation ;

- développé sa conception de son rôle de député au service des citoyens dénonçant le travail des lobbies au service des intérêts particuliers... il sera a service de l'intérêt général ;

- renouvelé son engagement au service de l'AVENIR EN COMMUN, le programme de la France insoumise pour les présidentielles et appelé celles et ceux qui, au premier tour des présidentielles ont voté L'AVENIR EN COMMUM, à poursuivre le combat avec nous à l'occasion des législatives ;

- présenté des dossiers locaux qui devraient recevoir le soutien de l'élu des citoyens avant d'être un élu de la République (comme par exemple la question de la protection des riverains face aux risques industriels, de la pollution), exhorté Jean François Fountaine (président de la CDA de la Rochelle) a engager un vaste débat public sur l'eau potable : gestion privée ou régie publique ?...... ;

- affirmé qu'entre servir les intérêts des industriels ou ceux des populations sont choix est fait, ce sera celui des populations ;

- démontré comment il concevait son rôle au service de la défense des travailleurs et en premier lieu de l'abrogation de la Loi El Khomri ;

- il a en sus fustigé (tout en reconnaissant le travail positif qu'il a entrepris pour la cause animale ou le droit de mourir dans la dignité) le bilan du député de la circonscription O. Falorni qui n'ayant de gauche que le nom, a quasiment voté tous les textes présentés par Hollande (CICE, les différentes loi de finance, le texte d'étranglement de la Grèce, les réformes de la retraite ou ferroviaire.... et laissé passer la Loi travail en ne votant pas la censure.....

- il a confirmé son engagement au service d'une VIe république faisant de l'exemplarité, de la probité des éléments incontournables de son mandat...

 

Poursuivant l'exposé des motivations de son engagement citoyen au service de l'intérêt général il a invité les personnes présentes à un travail en atelier pour définir les priorités de la campagne et formuler des propositions d'actions.

 

Le tout s'est terminé dans la convivialité et la bonne humeur chère aux insoumis !

On ne lâche rien !

Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
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-  Introduction d'Yhlem DEKKICHE (candidate SUPPLÉANTE) puis la parole est laissée à Cédric RUFFIÉ (candidat TITULAIRE à la députation)

Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
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Manifeste pour l'Ecosocialisme

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Des outils pour combattre le FN et l'idéologie d'extrême droite française