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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 10:06
J.L. Mélenchon : « vous êtes un matin tout neuf qui commence à percer » - Intervention au soir du 1er tour

- La révolution démocratique a commencé !

- Score historique pour l'Insoumission : le candidat de la France Insoumise obtient 8 points de plus qu'en 2012 et le meilleur score d'un candidat de gauche de transformation sociale et écologiste depuis 1969. 
- Après une campagne délétère, marquée par les affaires du candidat de la droite, et malgré une pression médiatique considérable en faveur d'Emmanuel Macron et de François Fillon, plus de 7 millions de citoyens se sont prononcés pour une alternative de transformation sociale, écologique et démocratique.

 

Dimanche 23 avril 2017, Jean-Luc Mélenchon s’exprimait au soir du premier tour. Il n’a donné aucune consigne de vote pour le second tour et a expliqué que les 450 000 insoumis voteraient sur ce point. Jean-Luc Mélenchon a salué la force que nous avons construit et a appelé les insoumis à être unis pour la suite.

 

Voici la retranscription de son intervention :

« Le résultat annoncé depuis le début de la soirée n’est pas celui que nous espérions. En toute hypothèse, ce ne sera pas celui qui a été annoncé qui sera le bon. En effet, le ministère de l’intérieur a réservé sa déclaration jusqu’à ce soir minuit.

 

Bien sûr, d’ici là, médiacrates et oligarques jubilent. Rien n’est si beau pour eux qu’un second tour entre deux candidats qui approuvent et veulent prolonger, les deux, les institutions actuelles, qui n’expriment aucune prise de conscience écologique ni sur le péril qui pèse sur la civilisation humaine, et qui les deux comptent s’en prendre une fois de plus aux acquis sociaux les plus élémentaires du pays.

 

Quoi qu’il en soit, et quels qu’ils soient, lorsque les résultats officiels seront connus, nous les respecterons.

 

Je ne saurai dire ni faire davantage à cette heure. Chacun, chacune, d’entre vous sait en conscience quel est son devoir. Dès lors, je m’y range. Je n’ai reçu aucun mandat des 450 000 personnes qui ont décidé de présenter ma candidature pour m’exprimer à leur place sur la suite. Elles seront donc appelées à se prononcer sur la plateforme et le résultat de leur expression sera rendu public.

 

Mon beau pays, ma belle patrie, et vous tous les gens, nous pouvons être fiers de ce que nous avons entrepris et réalisé. Nous sommes une force consciente et enthousiaste. Je vous appelle à rester groupés, à rester en mouvement, et à être un mouvement, car les défis que nous avons nommés, sans en cacher aucun ni aucune des difficultés qu’il soulève pour les régler, ces défis restent à relever. Et ceux qui prétendent aujourd’hui à l’honneur de nous représenter tous ont déjà fait la démonstration qu’ils étaient incapables eux mêmes, de les penser.

 

L’heure à venir et les jours qui viennent restent ceux des caractères et de la conscience. Vous tous les gens, patrie bien aimée, vous êtes un matin tout neuf qui commence à percer.

 

Fidélité à la devise de la République : Liberté, Égalité, Fraternité.

 

Vive la République, et vive la France. »

 

- Après le 1er tour des élections présidentielles

J.L. Mélenchon : « vous êtes un matin tout neuf qui commence à percer » - Intervention au soir du 1er tour
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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 20:05
Guyane : quand la colonialité dépolitise la contestation

Sources : le blog de Joelle Palmieri le 30 mars 2017

La misère guyanaise est inconnue, enfouie, balayée sous le tapis de l’histoire coloniale du département français. Selon l’Office de l’eau en Guyane[1], 46 000 personnes n’ont pas accès à l’eau potable. Le taux de chômage est de 22,3 % (25% pour les femmes et 21% pour les hommes, deux fois plus élevé que celui de la métropole), et de 44 % pour les 15-24 ans. Seuls 50% de ces jeunes sont scolarisés (60 % en métropole). Le revenu annuel moyen est inférieur de plus de 44 % à celui de l’hexagone et les bénéficiaires des minima sociaux sont trois fois plus importants. Les prix à la consommation y sont supérieurs de près de 12 %[2], et cet écart augmente pour les produits alimentaires (45 %) et pour les logements (20 %). Le taux de criminalité[3] est deux fois supérieur (109,33 %)[4]. En 2008, le nombre d’homicides a atteint le chiffre de 31,1 pour 100 000 habitants (12 fois celui de la métropole), les coups et blessures volontaires 380 pour 100 000 habitants (2 fois celui de la métropole) et les vols à main armée 96,7 pour 100 000 (plus de 20 fois celui de la métropole). Ces niveaux de violence sont notamment les conséquences d’une délinquance particulière liée à la richesse du sous-sol guyanais : l’orpaillage. La Guyane abrite en effet près de 350 sites d’orpaillage illégal, employant entre 5 000 et 10 000 personnes, alors que seules 900 personnes travaillent sur des sites d’orpaillage légaux. L’orpaillage clandestin conduit, selon les estimations de la gendarmerie nationale, à l’extraction et l’exportation illégales de 10 tonnes d’or par an.

 

Encore moins connu, plus enterré, la Guyane détient le record national du taux de viol sur mineures (départements d’outre-mer compris)[5] : 37 cas pour 100 000 habitants, contre un cas dans l’hexagone. Ce phénomène se double d’un nombre très élevé de grossesses précoces : 80 fois supérieur à la moyenne européenne, soixante fois le taux de la métropole. En 2014, 34 jeunes filles de moins de 15 ans et 376 âgées de 15 à 18 ans ont accouché en maternité[6]. Une des raisons de ce phénomène est la prostitution occasionnelle. De très nombreuses jeunes filles en échec scolaire ou ayant des problèmes économiques y ont recours[7]. Par ailleurs, ces chiffres sont le résultat des agressions sexuelles, de la quasi-inexistence des informations concernant le planning familial et du faible nombre de personnel judiciaire et médical sur le territoire.

 

Afin de dénoncer et combattre cette situation désastreuse – tout du moins la partie générique, hors violences sexuelles –, plusieurs mouvements sociaux battent le pavé, érigent des barrages dans les villes, perturbent des liaisons aériennes, ferment des écoles, en vain. Ils fustigent l’impérialisme spatial français, le pillage du sol, revendiquent des emplois, de meilleures conditions de travail, des formations, des garanties pour la santé et l’avenir énergétique du pays.

 

De l’ensemble de cette misère spécifique à ce territoire grand comme la région Aquitaine et des luttes qui y sont liées, il en est très peu question sur les ondes et sur les manchettes des journaux hexagonaux. Même attitude au niveau institutionnel. Les informations, les négociations transitent désormais et ostensiblement par des hérauts modernes, au nom et au look marketing. Les 500 frères. Né après le meurtre d’un habitant d’un quartier populaire de Cayenne en février 2017, ce « collectif contre l’insécurité » dit s’emparer des questions économiques et sociales, le chômage, la déscolarisation, etc., et tient ses distances avec les 37 syndicats composant l’Union des travailleurs guyanais (UTG), jugée pas assez dure. Ses actions se veulent musclées et ses revendications visent davantage à renforcer les moyens policiers et judiciaires : éradication des squats, construction d’une deuxième prison, maintien d’un escadron de gendarmes mobiles affecté en renfort, renvoi dans leur pays d’origine des détenus étrangers pour y purger leur peine, soit plus de 50 % des détenus. Les 500 frères dénoncent une immigration non contrôlée[8]. Mickaël Mancée, un des porte-parole, assume la radicalité du collectif en la matière : « Un voleur mort, c’est un voleur qui ne vole plus », en sous-entendant que la majorité des voleurs sont des étrangers. Il se dit prêt à mobiliser ses « frères » s’il n’aboutit pas : « Aujourd’hui, on dialogue. On fait tout pour empêcher une guerre civile. On est tous pères de famille, on n’en a pas envie… Mais si les voyous veulent la guerre, on la fera. »

 

Cagoulés et vêtus de noir des pieds à la tête, ces hommes – il n’y a pas de femmes – aujourd’hui soutenus par la population, disent remettre en cause l’abandon des pouvoirs publics. Parmi eux, on compte des artisans, pêcheurs, ouvriers, chefs d’entreprise, d’anciens militaires… âgés de 25 à 55 ans[9]. Leur nom viendrait du film « 300 », un péplum américain sorti en 2007 qui sublime la vaillance et la beauté de 300 soldats spartiates face à l’armée perse, représentée comme barbare et décadente. Même si 100 serait le nombre des membres du collectif, soit un Guyanais sur 3 000, le lien entre le groupuscule et la fiction ainsi que la bande dessinée dont elle est issue, est certainement incarnée par l’idéologie véhiculée : un penchant pour l’ordre et la lutte contre la barbarie, personnifiée par l’Autre. Enfin, « Frères, parce que la Guyane est notre mère », explique Mancée.

 

« Pères de famille », « frères », fils de la « mère » génitrice, êtres de sexe masculin, virils assumés en somme, ces hommes en uniforme revendiquent leurs xénophobie, classisme, paternalisme et sexisme. Ils sont prêts à en découdre, à tuer, à faire la « guerre » aux étrangers, aux pauvres (les squatteurs par exemple) et à protéger « leurs » femmes, sœurs, mères. L’émergence récente de ce groupe fait écho à l’Afrique du Sud, où les manifestations xénophobes et la violence vont croissant, et, en raison des cagoules et du besoin de dissimuler les visages, aux actions des groupes fascistes et des commandos militaires ou policiers.

 

Car enfin, cette situation critique et la mise en exergue de ce groupuscule manifestement peu progressiste posent question. Elles révèlent un détournement des luttes anticapitalistes, anticolonialistes, anti-impérialistes, une forme d’instrumentalisation des mouvements et par là même la dépolitisation de leurs actions et revendications. On assiste à une mystification viriliste et militariste de la contestation. Ce tour de passe-passe s’inscrit dans une histoire et un contexte anciens. La Guyane connaît une violence extrême et des modes de socialisation qui y sont liés : les relations interpersonnelles ne peuvent se faire que sur le terrain de la violence et ceci relève de l’histoire coloniale post-esclavagiste du département français. L’héritage des relations sociales hiérarchisées imposées par l’esclavage, inhumain, institutionnalisé par l’État et central à l’organisation des territoires dits d’« outre-mer » pendant plus de trois siècles, se traduit aujourd’hui dans les rues de Cayenne, Kourou, Remire-Montjoly, Matoury, etc. La violence entre sexes, classes, races et « autochtones »/migrants traduit une colonialité en marche, où les rapports de domination entre État et territoire, État et populations, populations entre elles, s’imbriquent, se reproduisent, s’étendent, se renforcent, pour parachever des hégémonies profitables à l’expansion du capitalisme.

 

La double approche des médias classiques et responsables politiques hexagonaux qui consiste d’une part à mépriser la population guyanaise, son quotidien, ses pensées et expressions, et d’autre part à accorder une place de choix à un groupuscule aux pratiques militarisées, xénophobes, sexistes, caractérise leur volonté politique majeure d’exclure le débat, la contestation, l’exercice de la citoyenneté et la démocratie de la scène publique, à la périphérie (outre-mer) comme au centre (hexagone). Prétendre le contraire serait sinon naïf au moins contreproductif.

 

Notes :

[1] http://eauguyane.fr/l-eau-en-guyane/eau-potable-et-assainissement/l-eau-potable-en-guyane

[2] Rapport de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publié en 2015, https://www.insee.fr/fr/statistiques/1908163

[3] C’est-à-dire le rapport entre le nombre d’infractions constatées et la population.

[4] Source : Direction centrale de la police judiciaire – Délégation générale à l’outre-mer, 2008.

[5] 82 victimes déclarées pour 224 469 habitants recensés en 2011 (57 en Martinique et 64 en Guadeloupe pour le double d’habitants, et 126 à La Réunion pour quatre fois plus d’habitants). Source : Combattre toutes les violences faites aux femmes, des plus visibles aux plus insidieuses. Pascale Vion. CESE. 2014

[6] Source : Observatoire régional de la protection de l’enfance, 2015.

[7] Rapport d’activité du service de gynécologie-obstétrique du CHOG 2011.

[8] Les migrants viennent essentiellement de Haïti, du Brésil et du Surinam, voisins, et représentent 35 % de la population totale.

[9] Source : Vice, https://news.vice.com/fr/article/en-guyane-500-freres-contre-linsecurite.

 

Pour en savoir plus :

- Guyane : les demandes oubliées des peuples amérindiens

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 13:03
6 avril : débat public studieux sur l'éducation avec la France insoumise rochelaise

C'est devant 80 personnes que Cédric RUFFIÉ (candidat aux législatives pour la France insoumise sur le 1ére circonscription de Charente Maritime) et Aurélien Saintoul co-rédacteur et rapporteur du livret thématique[1} " l'école de l'égalité et de l'émancipation " sous la coordination de Marianne Nedyj, juriste, Paul Vannier, enseignant ont débattu de l'école.

  • Notre constat : une école appauvrie, des inégalités qui s’aggravent ;
  • Notre projet : instruire et qualifier tous les enfants de la République ;
  • Nous voulons le meilleur pour tous les élèves : réussite scolaire et professionnelle, plaisir à apprendre, joie à fréquenter l’école, accomplissement individuel.
  • Nos propositions : une école commune de la 6ème République
    • Une école où il fait bon apprendre
    • Instruire dans l’école commune
    • Une école creuset pour combattre les inégalités
    • L’école de la citoyenneté
    • Une école laïque et libérée des influences

 

Dans le cadre de la soirée 11 citoyens rejoignent la France insoumise pour appuyer la campagne de Jean-Luc Mélenchon.

 

 

- Lettre de jean-Luc Mélenchon aux enseignants

Madame, Monsieur,

 

Dans quelques semaines, comme toutes les Françaises et tous les Français, vous serez appelé·e·s à élire le prochain Président de la République. Vous le ferez en conscience et avec le même souci de l’intérêt général que celui qui vous anime lorsque vous enseignez. Vous le ferez, instruits de l’expérience accumulée ces dix dernières années. Celle du quinquennat noir de Nicolas Sarkozy. Celle de l’amertume suscitée par les reniements et renoncements de François Hollande.

 

Vous constatez chaque jour l’insuffisance des recrutements annoncés. Vous connaissez les classes surchargées, les locaux dégradés, les écoles qui ferment. La précarité est plus grande parmi vos collègues et peut-être la vivez-vous directement en votre qualité de professeurs contractuels. Votre feuille de paye, bien inférieure à celle de vos collègues européens, traduit très directement les effets des réductions budgétaires.

 

C'est aux fondements même de votre métier que les politiques menées ont porté atteinte. Le lien aux savoirs se défait à mesure que l’emporte l’idéologie du « socle commun » introduite par François Fillon, promue par le MEDEF et prolongée par Najat Vallaud-Belkacem. La généralisation du management et des contrôles hiérarchiques, la multiplication des tâches bureaucratiques, les mises en cause de la liberté pédagogique sont à l’origine d’un sentiment de dépossession aggravé par l’absence de reconnaissance.

 

À rebours de l’héritage partagé de la droite et du Parti socialiste, mon projet éducatif renoue avec une perspective émancipatrice. L’école doit former l’esprit critique et créatif et non formater des individus aux attentes du marché. Tous les élèves sont capables. Je veux leur apporter le savoir et la culture, les instruire et les qualifier.

 

Je porterai ainsi de 3 à 18 ans l’instruction obligatoire, rétablirai le baccalauréat professionnel en quatre ans et les heures d’enseignements disciplinaires perdues. Je stopperai immédiatement les fermetures de lycées profession nels et reconstruirai un maillage de lycées polytechniques du CAP au BTS sur tout le territoire. Je veux l’école de l'égalité. Je restaurerai le cadre républicain, garant du caractère national des diplômes, des programmes et de vos statuts en abrogeant les contre-réformes du lycée et du collège mais aussi le décret Peillon sur les rythmes scolaires tout en engageant une politique résolue en faveur de la mixité sociale à l’école.

 

J’ai été ministre délégué à l’enseignement professionnel. L’école occupe une place centrale dans le projet politique décrit dans mon programme, l’Avenir en commun. Alors que les inégalités n’ont jamais été aussi fortes et que notre société est traversée par de multiples tensions, l'école doit s’affirmer comme un espace de coopération et d’échanges et non de concurrence et de compétition. Creuset du peuple en formation, laïque, elle doit devenir le lieu de l’éducation à l’intérêt général où l’individu se prépare à l’exercice d’une citoyenneté enrichie de nouveaux droits. À l’heure du défi climatique, l’école doit jouer un rôle décisif dans la préparation de la transition écologique. Aussi, si je suis élu à la Présidence de la République, je m'appuierai sur votre professionnalisme.

 

Je veux d'abord reconnaître votre haute qualification, fondée sur une double maîtrise scientifique et pédagogique. Le rattrapage du point d’indice apportera immédiatement une hausse de 7% de votre traitement et je demanderai à mon gouvernement d’engager avec les représentant·e·s de vos organisations syndicales une négociation salariale. Je mettrai également en place un plan de titularisation de tous les précaires de l’Éducation nationale.

 

Je veux vous rendre les moyens d’exercer votre métier. En recrutant 60 000 enseignant·e·s supplémentaires, dont une part à travers un dispositif de pré-recrutement, nous diminuerons le nombre d’élèves par classes, en particulier dans l’éducation prioritaire. Nous reconstituerons les RASED et ferons advenir la règle d’un·e ATSEM par classe de maternelles. Nous généraliserons le dispositif « plus de maîtres que de classes » en CP et CE1. Je veux enfin assurer la gratuité des sorties scolaires afin de vous permettre de conduire avec tous vos élèves vos projets éducatifs.

 

Au-delà du rétablissement des moyens indispensables, nous garantirons le principe de liberté pédagogique. Dans le premier degré, pour alléger votre charge de travail, nous mettrons fin aux activités pédagogiques complémentaires (APC) et à l’évaluation par compétences. Dans le second degré, nous tournerons la page des dispositifs de mise en concurrence des enseignant·e·s en abrogeant le décret Hamon d’août 2014. Nous déconnecterons l’avancée de votre carrière de l’inspection qui doit devenir un temps de conseil et de formation. Nous aiderons au développement de la recherche en éducation et nouerons des partenariats entre l’Éducation nationale et des mouvements pédagogiques agréés afin d’enrichir votre formation continue. Nous créerons une médecine du travail pour les personnels de l’Éducation nationale.

 

Je veux également vous proposer de nouvelles perspectives de carrière en vous permettant de vous engager dans l’animation d’associations culturelles dans vos établissements, en libérant dans le premier degré un temps auto géré pour un travail collaboratif avec vos collègues, en doublant les postes ouverts à l’agrégation interne. Nous inciterons, par des bonifications nouvelles et la réduction drastique des effectifs par classe, les enseignant·e·s à prolonger leur présence dans les établissements de l’éducation prioritaire. Je veux enfin proposer à celles et ceux d’entre vous qui parviennent au terme de leur carrière de pouvoir, sur une base volontaire, se consacrer au suivi des élèves en difficulté, à la coordination des projets de l’établissement et à la formation des enseignant·e·s stagiaires.

 

Il y a tant de chantiers, tant d’énergie à mobiliser pour que l’école soit toujours le lieu ouvert où chacun·e cultive le bonheur d’apprendre. Pour plus de précisions, je vous renvoie sur le site internet dédié à mon programme : avenirencommun.fr

 

Pour ma part, je m'engage devant vous à mettre toujours autant de soin à défendre l’école publique que vous en mettez chaque jour à éduquer nos enfants.

 

Vous souhaitant bonne réception de ce courrier,

Jean-Luc Mélenchon

 

 

- Le livret thématique éducation à votre disposition :

6 avril : débat public studieux sur l'éducation avec la France insoumise rochelaise
6 avril : débat public studieux sur l'éducation avec la France insoumise rochelaise
6 avril : débat public studieux sur l'éducation avec la France insoumise rochelaise
6 avril : débat public studieux sur l'éducation avec la France insoumise rochelaise
6 avril : débat public studieux sur l'éducation avec la France insoumise rochelaise
6 avril : débat public studieux sur l'éducation avec la France insoumise rochelaise

 

Note !

[1] Il complète L’Avenir en commun, le programme de la France insoumise et de son candidat Jean-Luc Mélenchon.

6 avril : débat public studieux sur l'éducation avec la France insoumise rochelaise
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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 20:13
De la vertu : livre de Jean-Luc Mélenchon avec Cécile Amar

De la vertu, de Jean-Luc Mélenchon avec Cécile Amar. Face à la défiance ambiante, le candidat décline dans son nouvel ouvrage un «  principe d’action   » guidé par l’intérêt général.

 

Sources : L'Humanitè par Julia Hamlaoui

Au cœur d’une campagne marquée par les affaires impliquant les candidats de droite et d’extrême droite, celui de la France insoumise soutenu par le PCF publie un nouvel ouvrage : De la vertu. Une référence au « grand mot de la Ire République  » revendiquée par Jean-Luc Mélenchon qui explique, de nouveau, en vouloir une VIe pour « réécrire la règle du jeu » mise à mal par « l’argent roi » qui « travaille de fond en comble tous les rouages de la décision dans le pays ».

 

 

- Agir en conformité avec ce qui est «  bon pour tous  »

Après un volume biographique avec Marc Endeweld, le Choix de l’insoumission, centré sur son parcours politique, en septembre dernier, c’est à quelques semaines du premier tour que Jean-Luc Mélenchon a choisi de sortir ce nouvel entretien réalisé, cette fois-ci, avec le concours de Cécile Amar. Une collaboration pour laquelle cette journaliste de l’Obs, auteure notamment avec Cécile Duflot de De l’intérieur : voyage au pays de la désillusion, en 2014, se serait vu sanctionnée par le magazine, rapporte Mediapart.

 

Fil conducteur de l’ouvrage, la vertu est, pour Jean-Luc Mélenchon, « un principe d’action gouvernant la vie en société ». Il s’agit, alors que « le grand nombre n’a plus confiance en rien ni en personne », d’agir en conformité avec ce qui est « bon pour tous », déroule le député européen. Un principe à rebours de la « compétition de chacun contre tous » qu’organise le « capitalisme financiarisé » fustigé par le candidat. Cette éthique politique, fondée à la fois sur le fait que nous sommes tous semblables (une vérité à ses yeux devenue d’autant plus incontestable avec la crise écologique) et sur la réciprocité, ne se confond pas avec la morale mais s’y articule. « De la même manière que l’État n’a pas à s’en occuper, ceux qui mettent en œuvre une morale personnelle n’ont pas à chercher à l’imposer aux autres », estime-t-il. C’est aussi une série de mesures, contenues dans son programme « l’Avenir en commun », que le candidat donne à voir comme autant de possibilités de faire des trois mots de notre devise républicaine, dont « notre société s’éloigne toujours », une réalité. Ils forment autant de chapitres de l’ouvrage : Liberté, Égalité, Fraternité.

 

- Par : Jean-Luc Mélenchon

Éditions : Editions de l'Observatoire

ISBN :  979-10-329-0059-8

Parution : 22 mars 2017

Disponibilité : chez l'éditeur Editions de l'Observatoire ou sur JLM2017

Prix papier TTC : 5 €

 

Pour en savoir plus :

- La Croix du 22/03/2017 http://www.la-croix.com/France/Poli...

- Approche philosophique. Site philolog.fr http://www.philolog.fr/notion-de-vertu/

- Définition. Site Trésor de la langue française informatisée http://stella.atilf.fr/Dendien/scri... ;

- Définition . Site Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Vertu

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 00:21

- Soirée studieuse le 30 mars pour une partie des insoumis rochelais et leurs amis.
C'est à partir d'une soirée d'étude en atelier sur le programme qu'un groupe d'insoumis rochelais a, en présence de Cédric RUFFIÉ (candidat aux législatives sur la 1ére circonscription de Charente Maritime) fait le bilan des 7 mois de campagne (pour certains d'entre eux), débattu des enjeux de cette élection, tracé les perspectives d'élargissement de la mobilisation autour du programme " L'AVENIR EN COMMUM " et son candidat.


C'est convaincus que Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France insoumise, peut être au second tour, qu'ils ont décidé de faire du temps restant avant le 1er tour une période de mobilisation de tous les insoumis avec un seul objectif : convaincre les abstentionnistes que le vote nécessaire c'est Jean Luc Melenchon !

 

 

- Être au second tour.... utopistes ?

Il n'est pas inutile de rappeler que lors du 1er tour des élections présidentielles de 2012 :

  • Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche a recueilli : 11% des exprimés avec  4 millions de voies ;
  • dans le même temps on comptait : 9 millions d’abstentionnistes + 1 million de blancs et nuls.

On voit  bien là l'enjeu de convaincre les abstentionnistes de voter nécessaire... c'est à dire Jean Luc Melenchon !

 

Un point sur le vécu militant sur le terrain

L’Ambiance est totalement nouvelle, un changement de dynamique a lieu au bénéfice de JLM2017 depuis 8 jours, les gens nous interpellent pour avoir des infos, discuter….

Même constat lors de la rencontre avec les étudiants « Tout le monde discute, beaucoup de personnes intéressées et notamment pour la réunion publique… C’est bon pour le moral » !

 

Dans ce contexte TOUT EST POSSIBLE, on ne lâche rien !

En avant pour la dernière étape... objectif : être au second tour !
En avant pour la dernière étape... objectif : être au second tour !
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En avant pour la dernière étape... objectif : être au second tour !
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- 100 fois sur le métier les insoumis remettent leur ouvrage

Une équipe des insoumis rochelais place de la caille à La Rochelle le 1er avril, collage, puis une autre sur le marché de La Pallice le 2 avril. La conquête des abstentionnistes est en marche !


Et toujours des programmes vendus et de nouveaux contacts dans les listings.

En avant pour la dernière étape... objectif : être au second tour !
En avant pour la dernière étape... objectif : être au second tour !
En avant pour la dernière étape... objectif : être au second tour !
En avant pour la dernière étape... objectif : être au second tour !
En avant pour la dernière étape... objectif : être au second tour !
En avant pour la dernière étape... objectif : être au second tour !
En avant pour la dernière étape... objectif : être au second tour !
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 20:21
Demandez le kit Macron. The man of capitalist financial space

Tout savoir sur l’Homme de Croc-Macron (traduction up–date anglo-américaine : The man of capitalist financial space) paraît actuellement nécessaire pour un candidat aussi pixelisé qui veut accéder au sommet de l’Élysée.

 

Sources : Le Parti de Gauche Midi Pyrénées par Hervé Debonrivage

1 ) Le Monde diplomatique de ce mois de mars 2017 consacre une page à Emmanuel Macron (page Le début de l’article est disponible en ligne ici " Emmanuel Macron, la finance et le pouvoir "

 

2 ) Il y a plusieurs mois, la sociologue Monique Pinçon Charlot directrice de recherche au CNRS (maintenant retraitée) célèbre par ses nombreux ouvrages écrits avec son mari aussi sociologue, sur la grande bourgeoisie française était interviewée sur LCP et était intervenu sur le cas Macron. Lien pour revoir la vidéo : (3 minutes)

 

 

3 ) Le projet Macron = aimer le capitalisme, analyse politique de la candidature Macron, ici : " le projet Hamon = aimer le capitalisme "

 

4 ) Émission de France Inter : qui est vraiment Emmanuel Macron ? Très éclairant pour appréhender la personnalité de l’homme de Croc-Macron, ici : " Qui est vraiment Emmanuel Macron ? "

 

5 ) Comment pouvez-vous titrer ça alors que c’est Hamon qui a gagné la primaire socialiste ? N’avez vous pas entendu Macron lui-même affirmer qu’il n’était ni de droite ni de gauche ? La preuve, il a même le soutien de Bayrou“…   " Macron : le vrai (et vilain) visage du PS ? "

 

6 ) Le clip d’Emmanuel Macron épinglé par "Le Petit Journal".

 

 

7 ) Article de Marianne : Sous-estimation de son patrimoine : Macron rattrapé par le fisc et l’ISF (31/05/2016) ici : " Macron rattrapé par le fisc et l'Isf "

 

8 ) Un article du site "Les Crises" généralement très documenté

Partie 1 ici : " Macron a bien claqué un Smic par jour pendant 3 ans ! "

Partie 2 ici : " la couverture médiatique du patrimoine Macron : la fabrication d'une "No News" ! "

La série n’est pas terminée ! L’auteur du site est actuaire de formation et n’a rien d’un gauchiste ou d’un plaisantin.

Information sur cet auteur Olivier Berruyer : " Olivier Berruyer "

 

9 ) Humour  : mieux vaut en rire que d’en pleurer

Le moment Meurice sur France Inter (16/11/2016).

Humour Humour L’annonce de la candidature Macron

 

 

10 ) Macronique : En marche vers l’enfer : " Macronique : En marche vers l'enfer "

 

 

- MACRON le candidat ni de gauche.... ni de gauche !

 

- Mais au fait... Qui est vraiment Emmanuel Macron ?

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 22:24

- 24 mars : Une cinquantaine de personnes réunies par le Groupe d'Appui de Nieul S/Mer

Qui l'aurait parié il y a quelques mois !

 

C'est en présence de Cédric RUFFIÉ (candidat de la France Insoumise pour les législatives sur la 1ére circonscription de Charente Maritime) et autour de la projection du film de François Ruffin " Merci patron " que les citoyens invités, leurs amis, débattent sur la démarche de la France insoumise, son programme L'AVENIR EN COMMUN, les enjeux sociaux et sociétaux, politiques géostratégiques sur la question de la paix, de l'indépendance... 

 

Le débat n'écarte rien ! Ni sur les moyens de rassembler le peuple, ni sur les difficultés liées à la présence de B. Hamon et de son programme largement inspiré du nôtre, mais qui n'a pas de soutien politique dans sa famille politique pour le mettre en œuvre !

 

Vente de programme, renfort de nouveaux insoumis, souscription pour financer la campagne... une belle soirée !

La Rochelle insoumise : débattre pour rassembler.... et gagner !
La Rochelle insoumise : débattre pour rassembler.... et gagner !
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- Et on ne lâche rien sur les lieux de vie : grandes surfaces, marchés....

La Rochelle insoumise : débattre pour rassembler.... et gagner !
La Rochelle insoumise : débattre pour rassembler.... et gagner !
La Rochelle insoumise : débattre pour rassembler.... et gagner !

 

- Notre prochaine initiative publique

La France Insoumise rochelaise vous invite à une réunion publique "parlons éducation avec la France Insoumise" animée par Aurélien Saintoul, rapporteur du livret "L'école de l'égalité et de l'émancipation" du programme l'Avenir en commun.

Cette initiative organisée par La Rochelle Insoumise et sera présentée par Cédric Ruffié, candidat titulaire aux législatives de la 1ère circonscription de Charente-Maritime.
 

Date et lieu : jeudi 6 avril à 20:30 - 23:00 salle des fêtes de La Pallice 42 Boulevard Émile Delmas, 17000 La Rochelle

 
  • Pour vous inscrire sur cette initiative : ICI
La Rochelle insoumise : débattre pour rassembler.... et gagner !

 

- Pour rejoindre l'un des groupes d'appui rochelais de la France insoumise.... ou en créer un...

La 1ére circonscription de Charente Maritime compte 14 groupes d'appui.

 

Certains, juste créés sont en attente de développement, d'autres se sont dédoublés déjà plusieurs fois....

  • Vous y trouverez certainement votre place : ICI
La Rochelle insoumise : débattre pour rassembler.... et gagner !
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 01:45
Présidentielle : se sortir de la crise politique – La dispute nécessaire à gauche

À force de scruter le moindre frémissement des sondages, on en finirait par oublier l’essentiel : nous vivons à la fois une crise de régime et une crise exceptionnelle de la politique. Et ce n’est pas avec de l’arithmétique politique que l’on s’en sortira.

 

Sources : Le Parti de Gauche Midi-Pyrénées par Roger Martelli

N’utilisons pas ici les sondages comme des prédictions de vote : ils font sans cesse la preuve de leur fragilité. Lisons-les au second degré, sur ce qu’ils peuvent nous dire des soubassements contemporains de la politique [1].

 

 

- Symptômes de crise

Le paradoxe fondamental s’énonce dès le début. En mars, quatre personnes interrogées sur cinq disent qu’elles sont intéressées par l’élection présidentielle, mais le même pourcentage à peu près considère que le débat politique s’appauvrit (78%) et près de neuf sur dix estiment que les hommes politiques parlent plus qu’ils n’agissent (86%).

 

Résultat : deux personnes sur trois seulement se disent certaines d’aller voter. Les plus décidés sont les retraités (75%), les plus incertains sont les ouvriers (62%). Si nous ajoutons à ces chiffres les 7 à 8,5 millions de personnes qui ne sont pas inscrites ou qui sont mal-inscrites sur les listes électorales, nous avons une petite idée de la crise démocratique que nous vivons. La majorité de la population en âge d’aller voter est en marge de la décision électorale.

 

Le résultat le plus significatif est dans l’incertitude profonde des intentions de vote elles-mêmes. 80% des interrogés disent qu’ils vont voter, mais 59% affirment qu’ils peuvent encore changer leur vote ! Si l’on projette ces chiffres sur le corps électoral français, nous en tirons une conclusion toute simple : un gros tiers (36%) à peine des électeurs se pense certain de son vote. L’incertitude du vote et le niveau moyen d’abstention des derrières années se conjuguent. Nous sommes constitutionnellement dans un système politique majoritaire, centré sur une élection présidentielle à deux tours. Mais la seule majorité avérée est celle de ceux qui se sentent extérieurs au système. Nous voilà donc avec une majorité… minoritaire.

 

La conséquence coule de source : l’élection présidentielle ne reposera sur aucune majorité, sinon fictive. Jamais, de fait, le paysage politique officiel n’aura été si éclaté, sauf au temps de la IVe République et de la guerre froide qui perturbait le libre jeu de la droite et de la gauche (il était obscurci par le clivage de « l’Est » et de « l’Ouest »).

 

 

- Éparpillement

Grosso modo, les électeurs sont dispersés en quatre grands groupes, eux-mêmes faiblement homogènes : extrême droite, droite gouvernementale, centre gauche et gauche, si l’on s’en tient aux étiquetages courants. Nul ne peut parler de « son » électorat, comme les communistes et les gaullistes pouvaient le faire, il y a quelques décennies. À proprement parler, il y a des électeurs, pas d’électorat. Dès lors, la situation se fait inextricable.

 

Comme sous la IVe République, l’éparpillement nourrit la tentation du centre : pour gagner, il faut isoler les « extrêmes » et donc agglomérer une partie de la droite et une partie de la gauche. C’était le rêve de François Mitterrand lors de la présidentielle de 1988. C’était le pari d’Alain Juppé au départ de la primaire de droite à l’automne 2016. Les électeurs de droite en ont décidé autrement, mais leur candidat est pour l’instant en panne. Le centre de gravité est donc passé du centre-droit désigné (Juppé) à un présumé centre-gauche (Macron).

 

Admettons provisoirement que la logique centriste fonctionne électoralement à l’occasion de la présidentielle. Le problème vient immédiatement après : pour gouverner, il faut une majorité stable de gouvernement, appuyée sur une majorité parlementaire durable. Or la IVe République a plutôt montré que, même si on le fait sortir par la porte, le clivage de la droite et de la gauche revient toujours par la fenêtre, à un moment ou à un autre. On peut, à la rigueur et par défaut, gagner au centre : on ne peut durablement gouverner qu’à droite ou à gauche. Ce n’est pas un hasard si, à peu près partout en Europe, les coalitions de type centriste finissent toujours par échouer. Le processus est plus ou moins rapide ; il n’en est pas moins inéluctable. De cet ensemble de constats, je tire pour ma part quatre conclusions provisoires.

 

 

- Débats de société

La première est la suivante : si le sentiment grandit que le débat politique s’appauvrit, c’est que ce débat s’est éloigné des débats sur les projets de société. Un projet de société, ce n’est pas une question technique ; ce n’est pas d’abord un programme, même si la dimension programmatique n’est pas absente. Un projet, c’est une manière de « faire société » : des valeurs, une visée, des critères d’évaluation, une méthode. Que veut-on ? L’accumulation continue et prédatrice des biens, des marchandises et des profits ? Ou le développement économe des capacités humaines ? Le jeu de la concurrence, de la gouvernance et du choc des identités ? Ou l’équilibre de la mise en commun, de la démocratie d’implication et de la solidarité ? Un projet, c’est du concret et de la cohérence. Force est de constater que les préoccupations apparentes de la scène politique, obsédée par les « affaires » et les « petites phrases », ne vont guère dans ce sens.

 

La seconde conclusion coule de source : le déclin du clivage droite-gauche n’est pas une bonne nouvelle. Il a perdu de son sens, pour des millions de gens. À force de faire en gros la même chose une fois au pouvoir, la gauche et la droite ont érodé ce qui faisait leur force : la dispute sur l’égalité et la liberté. Les grands stratèges de la droite et de la gauche ont pensé que les batailles se gagnaient en divisant l’adversaire et en grappillant des voix à la marge.

 

Ils ont oublié que la lutte politique se joue dans la capacité à mobiliser les familles politique en leur noyau, et pas sur leur marge. Dans les années 1960 et 1970, le regain de participation électorale (notamment dans les catégories populaires) et la poussée de la gauche allaient dans la même direction, quand la gauche tout entière croyait à la transformation sociale. Depuis la fin des années 1970, la participation électorale recule continûment ; du coup, la force qui gagne (droite ou gauche) n’est plus celle qui gagne le plus, mais celle qui perd le moins. La politique perd de son sens social ; elle devient un jeu de stratèges.

 

 

- Fragilité démocratique…

De ce fait, la question des questions n’est pas de savoir qui peut le mieux parvenir au second tour. À gauche comme à droite, elle est plutôt de trouver ce qui peut le plus sûrement réactiver une logique à long terme de mobilisation des électeurs populaires. La droite, avec le Front national, a hélas un train d’avance. Si la gauche veut la rattraper, elle n’a qu’une solution : se demander ce qui peut, enfin, relancer le triptyque fondamental qui est sa raison d’être, celui de l’égalité, de la citoyenneté et de la solidarité.

 

 

- La rupture, enfin

La troisième conclusion revient au point de départ : nous vivons ce qui est à la fois une crise politique et une crise de régime. La crise politique se surmonte par un travail obstiné sur les « fondamentaux », pour redonner du sens à ce qui l’a perdu. Il ne réussira pas sans un effort pour remettre à l’heure les pendules institutionnelles. La Ve République pensait avoir enfin trouvé l’eldorado constitutionnel. Elle voulait des majorités de mille ans ; elle est revenue à l’éparpillement de la IVe qu’elle vomissait.

 

En fait, il n’y a pas de mécano majoritaire institutionnel. Les majorités sont affaire de dynamique. Si l’on veut construire dans la durée, il n’y a pas de raccourci : il faut en passer par l’extension sans précédent de l’implication et de la souveraineté populaires. Une République d’un nouveau type est nécessaire, Sixième de nom, mais première par sa méthode : pas seulement la représentation, mais l’implication, pas seulement la sphère politique, mais l’ensemble du champ social. Sixième, première ? Dans tous les cas, la République sociale, enfin !

 

La quatrième conclusion concerne la gauche. Il ne sert à rien de faire comme si le constat le plus évident n’était pas d’une simplicité biblique et redoutable : la gauche française est affaiblie. Elle l’est, parce que depuis plus de trois décennies elle est dominée par les tentations d’un « réalisme » qui la pousse à composer avec la compétitivité, la flexibilité, la gouvernance et « l’ordre juste ». Elle l’est, parce que, depuis plus de trois décennies, la place qu’occupait naguère le PCF à la gauche de la gauche s’est résorbée, sans que nulle autre ne s’impose à la place. Il faut donc toujours rêver d’une gauche rassemblée et populaire. Mais cela n’est possible que s’il s’agit d’une gauche qui fait reposer son esprit de responsabilité sur l’esprit de rupture. Ce n’est plus le cas depuis trop longtemps : cela doit le redevenir.

 

On peut donc toujours regretter que, face à la droite radicalisée, ne s’impose pas dès aujourd’hui une gauche ainsi rassemblée. Mais on ne surmonte pas l’état existant d’un coup de baguette magique. Un long processus de recomposition s’impose. Il devra se mener sans tarder, sans étroitesse, en usant de tout ce qui, dans la conjoncture, indique une possible marche en avant (par exemple la défaite de François Hollande et de Manuel Valls).

 

Dans l’immédiat, toutefois, la reconstruction passe, comme cela a été écrit dans ces colonnes [Voir cet article], par un choix entre deux méthodes, incarnées par deux hommes, Hamon et Mélenchon. Il faut choisir, non pas pour éradiquer l’option que l’on ne retient pas, mais pour dire qui doit donner le ton, des tentations de l’adaptation ou de la volonté de rupture.

 

Après tant d’années de marasme, il n’est plus temps de tergiverser.

 

Notes

[1À cet effet, l’enquête de référence sera celle d’Ipsos-Cevipof, qui a l’avantage d’être conduite en continu, par échantillons conséquents (12.000 personnes, dont plus de 8000 se déclarant « certaines d’aller voter »).

 

Pour en savoir plus :

- L’abstention : « Il va falloir que je pense à gouverner, un de ces jours »

- "Gauche : choisir entre deux méthodes"

- "Les faux-semblants de l’union"

- Gauche : choisir entre deux méthodes

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:05

- Quel succès ! Avec 130 000 personnes, notre marche pour la 6e République a rassemblé plus et mieux qu'en 2012

Le samedi 18 mars 2017, (en compagnie de Cédric Ruffié leur candidat pour les législatives de la 1ère circonscription) les rochelais insoumis ont marchè à Paris, avec 130 000 autres insoumis.es rassemblé.e.s pour demander la convocation d'une Assemblée constituante. pour la 6e République, de la place de la Bastille à la place de la République.

 

Cette initiative nationale avait pour objectif d'être "le plus grand rassemblement populaire de la campagne, tous candidats confondus"..... l'objectif est atteint !

 

A l'issue de cette marche, au cours de son discours, Jean-Luc Mélenchon est revenu sur l'importance de cette Constituante pour que le peuple retrouve sa souveraineté et a aussi détaillé nos propositions pour constitutionnaliser la règle verte ainsi que de nouveaux droits démocratiques avec la possibilité de révoquer des élus en cours de mandat.

 

Jean-Luc Mélenchon a plaidé pour l'émancipation humaine en proposant l'inscription dans la Constitution du droit à l'IVG et au suicide assisté et a défendu la laïcité avec une séparation stricte des Églises et de l'État.

 

Il a appelé à ce que la France retrouve son indépendance au service de la paix en désobéissant aux traités européens et en sortant de l'OTAN. Enfin, il a conclu son discours sur la nécessité d'une Révolution citoyenne pour dégager l'oligarchie avec nos bulletins de vote.

18 mars : la Bastille des insoumis rochelais !
18 mars : la Bastille des insoumis rochelais !
18 mars : la Bastille des insoumis rochelais !
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18 mars : la Bastille des insoumis rochelais !
18 mars : la Bastille des insoumis rochelais !
18 mars : la Bastille des insoumis rochelais !

 

- A la Bastille, Jean-Luc Mélenchon fixe le cadre des exigences à porter durant la campagne officielle qui commence

 

- Prise de vue unique de la marche pour la 6eme République.

Par un insoumis d'Oléron (Guy Dupuy) : le cortège arrive à République alors que la place est presque pleine.

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 15:16
Élections : Voter « utile », c'est se laisser manipuler !

Voter nécessaire... c'est construire son avenir !

 

« Les gens doivent être détournés vers des buts inoffensifs. Il faut les noyer sous une masse d'informations qui ne leur laisse pas le temps de réfléchir. Il faut les persuader qu'ils sont incapables de provoquer des changements, il faut les convaincre que la révolte entraîne toujours le pire. Il faut les faire voter de temps à autre, leur donner l'illusion de décider, l'illusion nécessaire. » Walter Lippmann (penseur et commentateur politique américain)

 

Sources : Abdessata Klai | le 19 mars 2017

- A 40 jours du premier tour de la présidentielle en France, le vote utile est le refrain servi par les médias à la longueur de la journée  pour servir Emmanuel Macron !

Plusieurs ténors socialistes, ceux qu’on appelle les éléphants, ont choisi de soutenir Emmanuel Macron plutôt que le candidat désigné par leur propre parti. L’ancien maire de Paris Bertrand Delanoë s'est justifié mercredi en disant vouloir « donner le maximum de force au premier tour au candidat qui peut battre Mme Le Pen ». Le ministre Jean-Yves le Drian devrait bientôt suivre. Et le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone choisira lui aussi de voter Macron « dès le premier tour » s’il « estime que la démocratie est en danger et que c’est la seule alternative ».

 

Comme ces trois-là, d’autres socialistes qui ne se retrouvent pas dans le projet et la campagne de Benoît Hamon pourraient faire de même. Avec un argument présenté comme irréfutable : Macron serait le plus à même de se qualifier au second tour de l’élection présidentielle et d’y battre Marine le Pen - la présence de la dirigeante frontiste à ce stade étant donnée pour acquise.

 

Depuis le 21-Avril 2002 et l’élimination de Lionel Jospin dès le premier tour de la présidentielle, les socialistes ont pris l’habitude d’appeler les électeurs de gauche au « vote utile » avec ce message subliminal : « Ne gaspillez pas votre voix au premier tour pour un petit candidat. » La montée du Front national et ses scores de plus en plus élevés aux scrutins intermédiaires ont depuis changé la donne. La notion de « vote utile » a elle aussi évolué. Pour les électeurs de gauche, la question est désormais d’éviter un duel droite - extrême droite. Ce nouveau « vote utile » profite aujourd'hui à Macron.

 

C’est donc aussi la première fois que la notion jusqu’alors mortifère du « vote utile » peut se retourner contre ses utilisateurs patentés. Et si le vote utile à gauche était cette fois un vote qui permet de remettre les pendules à l’heure ? Et si remettre les pendules à l’heure revenait à stopper radicalement une logique de renoncement à gauche engagée depuis plus de trente ans ? Or aucun socialiste en place ne peut incarner ce renoncement. Mélenchon a plus d’arguments pour le faire.

 

 

- C’est quoi le vote utile ?

Dans une élection, on appelle « vote utile » un vote que l'on considère comme le plus efficace pour vaincre un candidat que l'on ne souhaite pas voir élire. Il ne tient pas nécessairement compte des convictions politiques profondes des électeurs. C'est une tendance que l'on rencontre chez une partie des électeurs dans les systèmes où règne un bipartisme de fait. Les électeurs ne votent pas pour le courant politique le plus proche de leur sensibilité, mais pour le parti dominant le plus à même de battre le parti adverse dont ils redoutent l'élection.

 

 

 

- Pourquoi l'argument du vote utile porte-t-il atteinte au principe même de la démocratie, c’est à dire à la souveraineté du peuple ?

  • Tout d’abord, si vote utile il y a, alors de fait existe un vote inutile. Or, en démocratie où le peuple est souverain, il n’existe pas de vote inutile, il n’existe que des idées exprimant une idéologie synthétisées dans un programme politique, porté par une candidate ou un candidat commun d’un appareil politique. Et au risque de choquer les esprits socialistes, une démocratie qui préconise le vote « utile », est-ce encore une « réelle démocratie maintenant » ? Et puis peut-on encore parler de parti de « gauche » pour le parti socialiste ? On peut crier, s’indigner de la misère du monde et des pouvoirs des dictatures reconnues en place, au moins elles ont « le mérite » de porter leur nom sans mauvais jeux de mots.

 

  • Un concept vicieux. Par conséquent, « l’utile » ne renvoie pas à une quelconque « utilité », mais à la peur. Le concept de vote utile est un instrument vicieux, habilement manié par un seul parti politique. Pour un citoyen, il est d’usage de dire que l’instrumentalisation de le peur à des fins politiques est un moyen de développer et de maintenir la non implication citoyenne dans les choix politiques.

 

  • Les électeurs ne doivent pas endosser cette responsabilité. Au lieu d’analyser les causes de l’échec, la peur de l’échec est maintenue en faisant peser sur les électeurs une responsabilité qu’ils ne peuvent supporter ; il s’agit en effet de faire croire à certains électeurs que, si Macron ne gagne pas les élections, ils devront en porter la responsabilité et la culpabilité associée.

 

 

Seulement, en démocratie, le peuple est souverain, c’est à dire qu’il décide son représentant par le vote ; pour cela, les partis politiques ont le devoir d’annoncer clairement leur intentions en matière de gouvernance. Si ces intentions sont jugés mauvaises et non conformes aux intérêts du plus grand nombre, le peuple a le droit de ne pas voter pour celle ou celui qui les défend.

 

  • La manipulation des instituts de sondage. Voter utile, c’est obéir aux instituts de sondages qui n’ont aucune légitimité et aucune objectivité pour nommer ceux qui sont les mieux placés pour gagner. Les instituts de sondages instaurent un cadre normatif qui empêche la démocratie de s’exprimer, qui préfère simplifier celle-ci à un bipartisme quitte à laisser bon nombre d’électeurs dans le désarroi.

 

Le vote utile est un vote instrumentalisé qui repose sur la peur et qui assomme le peuple car il l’invite à culpabiliser en cas de nouvel échec du parti manipulateur. La classe médiatique dominante ainsi que les instituts de sondages usent de ce concept de vote utile pour simplifier le débat démocratique mais aussi par refus de changement.

 

 

- Voter, ce n'est pas « donner sa voix à... », C’est choisir un candidat

La notion de « vote utile » renvoie directement aux insuffisances d'un système électoral à deux tours pour représenter les préférences des citoyens. Le vote « utile » est un obstacle au véritable changement : c'est bien pour ça qu'il est mis en avant par ceux qui ne veulent rien changer ou juste changer un peu mais pas trop (les « raisonnables » comme ils disent).

 

 

Laissons le libre choix aux électeurs en leur demandant de voter, en leur âme et conscience, au plus près de ce qu'ils pensent meilleur pour leur pays et pour les citoyens, que l'on respecte l'idéal démocratique. Voter, ce n'est pas « donner sa voix à... », C’est choisir un candidat. Le vote utile est vraiment inutile et un vrai danger pour les démocraties.

 

Si nous votons utile aujourd’hui, qu’est-ce que ce sera la prochaine fois ? Le vote « forcé », le vote « qui rend service », le vote « opportun », le vote « profitable » ?

 

Walter Lippmann écrivait : « Il faut les faire voter de temps à autre, leur donner l'illusion de décider, l'illusion nécessaire. »

« Qui peut croire que c'est le vote utile ?

Pas utile aux enseignants, pas utile à celui qui a travaillé dur, pas utile à celle qui travaille dans un hôpital… utile à qui donc ? »

 

Élections : Voter « utile », c'est se laisser manipuler !
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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 09:22
Francis Parny : ne nous laissons pas voler notre vote !

Danger FN, être au deuxième tour, vote utile … les faux prétextes ne manquent pas pour tenter de nous détourner de nos convictions. Soyons fiers de nos choix et portons-les jusqu’au bout. La démocratie en sortira victorieuse.

 

Sources : Le site du Parti de Gauche Midi-Pyrénées membre du CN du PCF | le 04 mars 2017

Dans les personnes que je rencontre et qui, il est vrai, ne se situent pas vraiment à droite, je sens une sympathie énorme et grandissante en faveur de Jean-Luc Mélenchon. Les indications de divers instituts confirment cette tendance. Il est « le plus représentatif de la gauche » le plus « honnête » etc… Son programme est jugé « le plus cohérent » et tout le monde reconnait qu’il est chiffré. Son argumentation démontrant que la retraite à 60 ans avec 40 trimestres de cotisations serait financée par les cotisations que génèreraient la seule égalité salariale, à compétence égale, entre les femmes et les hommes est jugée « imparable ».

 

Et pourtant parmi toutes ces personnes avec qui je parle et qui sont « séduites » par ce candidat, certaines ne voteront pas pour lui.

 

 

- Comment expliquer ce phénomène ?

Les petites histoires à faire peur

La politique devrait être un grand débat public, contradictoire et interactif, permettant à chacune et chacun de choisir le projet de société le plus conforme à ses souhaits et le candidat qui le porte. La suite ne serait qu’une formalité logique qui consisterait à voter pour ce choix en fonction de « ses convictions intimes ».

 

Mais de la même façon que l’on raconte aux petits enfants des histoires pour leur faire peur afin qu’ils choisissent toujours le « bien » contre le « mal », voici que de doctes conseilleurs essayent de nous entrainer vers l’abandon de notre choix.

 

 

- Le Front national monsieur !

« Le seul vrai danger – le mal – c’est le FN. Il sera au 2ème tour nous vous l’assurons ».

 

Qui l’assure ? Au nom de quel défaitisme, de quel renoncement à convaincre ? Personne ne le sait mais cette affirmation veut vous obliger à abandonner notre choix au bénéfice d’alliances sans fondement commun véritable.

 

Mais enfin, quelle est la raison de la montée du FN ?

Je ne trouve pas de meilleur jugement sur cette question que celui d’Egard Morin il y a quelques mois. Il disait que face au front national il ne sert à rien de se rassembler pour crier « No Passaran ». Ce qu’il faut, tout simplement, disait-il, c’est proposer une autre voie.

 

Il s’agit bien de cela. Toute poursuite de la politique libérale menée depuis plus de 15 ans par la droite ou par le parti socialiste avec les conséquences désastreuses qu’elle entraine pour notre pays et pour le plus grand nombre conduit au renforcement du FN. Seule une orientation politique nouvelle, « une autre voie », proposée avec la garantie qu’elle sera enfin appliquée parce que celles et ceux qui la portent ont rompus avec ceux qui ont gouverné, peut redonner espoir en la politique et empêcher les aventures.

 

 

- Le deuxième tour monsieur !

Le nécessité d’être au second tour rendrai obligatoire l’union à « gauche ». L’alliance de deux candidats crédités chacun de 13 à 14 % des intentions de vote permettrait d’être au second tour ?

 

Mais depuis quand ces chiffres s’additionnent-t-ils ?

Souvenez-vous d’Arlette Laguillier et d’Olivier Besancenot recueillant chacun 5 % d’intention de vote et s’alliant dans la perspective d’un somptueux 10% pour faire finalement … 5 % ensemble.

 

Aux régionales, les listes FDG/EELV on fait péniblement le score du FDG tout seul cinq ans auparavant.

 

Les chiffres concernant Benoit Hamon ne cessent de descendre. Où sont les intentions de vote des écologistes après le ralliement de Yannick Jadot.

 

 

- Et Emanuel Macron direz-vous ?

Mais l’augmentation annoncée dans les sondages n’a rien à voir avec le ralliement de François Bayrou. Sa candidature est une candidature attrape tout, elle rassemble ceux et celles qui à droite ne veulent pas de Fillon et à gauche celles et ceux qui veulent éliminer Fillon et le Pen au risque de voter pour la même politique que celle de Hollande.

 

La réalité c’est que les électeurs et les électrices ne sont pas dupes des alliances. Ils savent reconnaître quand il s’agit de se fixer un objectif commun d’intérêt général et lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des partis.

 

 

- Seul le retrait de la candidature de Benoit Hamon serait utile à la gauche

Il est curieux d’ailleurs que ceux qui proposent l’union la proposent toujours en faveur du maintien de la candidature de Benoit Hamon. Après le mandat de François Hollande il est pourtant clair qu’un candidat socialiste ne peut gagner. Et quant aux intentions de vote, celle de ce candidat sont deux fois inférieures aux suffrages qui ont permis aux socialistes de gagner en 2012.

 

Benoit Hamon est ainsi un candidat de la régression à gauche et comme tout le monde le constate il n’est même pas en mesure de rassembler son parti. Pourquoi pourrait-il rassembler toute la gauche ? Et s’il s’agit de la gauche de « rupture », quel candidat mieux que Jean-Luc Mélenchon pourrait l’incarner. Vraiment si le positionnement « à gauche » de Benoit Hamon est sincère il devrait se désister pour Jean-Luc Mélenchon.

 

 

- Macron c’est Tancrède

Le plus désespérant dans cette Vème République c’est qu’elle a fait entrer le venin de sa perversité dans la réflexion même des citoyennes et des citoyens qui se déterminent souvent en fonction du pronostic qu’ils font sur la personnalité de celui qui sera le mieux à même de s’opposer victorieusement à celle ou celui dont ils ne veulent pas.

 

Ils et elles se soumettent ainsi aux faiseurs d’opinion qui sont les puissants de cette société et à la dictature des sondages qui ont pourtant montré leur nullité dans les récentes consultations internationales.

 

Beaucoup de nos concitoyen-ne-s acceptent d’abandonner ainsi leurs « convictions profondes » pour un calcul inexact et improductif. Et pourtant si dans l’isoloir ils abandonnent leurs idées ils n’ont aucune chance de les retrouver à la sortie du bureau de vote.

 

Le phénomène actuel autour de la candidature Macron est révélateur de cette perversité.

 

Je ne pense pas aux ralliements des éléphants socialistes. Ceux-ci ne font que reconnaître l’inspirateur et le continuateur de la politique libérale poursuivie par François Hollande qui, tel Tancrède dans le film de Visconti sur la fin de l’aristocratie sicilienne, affirme qu’il faut tout changer pour mieux ne rien changer.

 

Je pense en réalité aux personnes qui se laissent séduire par Emanuel Macron en tant que potentiel vainqueur et qui acceptent un programme dont certains commentateurs ont dit qu’il était celui du CAC 40.

 

 

- Retrouver le goût de la démocratie

En refusant d’affirmer notre point de vue, nous contribuons à la défaite idéologique des valeurs que nous voulons défendre. Mettre de côté notre opinion est déjà une victoire de l’extrême droite.

 

La candidature de Jean-Luc Mélenchon et la campagne menée autour fait confiance à l’intelligence de nous tous et de nous toutes. Elle invite à se prononcer pour un projet cohérent permettant de sortir de toute les crises, économique, sociale, écologique et politique.

 

Elle le fait au-delà des partis, dans le cadre de « la France insoumise » pour dépasser le monde des alliances afin de promouvoir celui du rassemblement populaire.

 

Le discours de Lyon a mis en lumière que ce projet propose une véritable révolution culturelle en s’appuyant sur les savoirs, leur partage, la création et l’innovation, le tout par l’engagement et au service du plus grand nombre.

 

L’engagement en politique n’est pas un pronostic. C’est la volonté de convaincre et de faire gagner le projet auquel on croit.

Francis Parny : ne nous laissons pas voler notre vote !
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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 20:58
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république

 

- 7 Mars : les insoumis acteurs et solidaires de la mobilisation syndicale des hospitaliers place de Verdun de La Rochelle.

Les insoumis rochelais sont sur le terrain pour la VIe république avec leurs candidats (Yhlem Dekkiche et Cédric Ruffié) pour les législatives sur la 1ère circonscription de Charente Maritime et présentent les propositions sur la santé de " L'AVENIR EN COMMUN "

Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république

- 8-9-11 et 12 Mars : la France insoumise fait son marché

8-9-11-12 mars 4 jours de mobilisation des insoumis rochelais (25 militantes et militants sur le terrain) pour la VIe république et la manifestation nationale du 18 mars ! Un bilan plus que satisfaisant : des inscrits pour Paris, 31 programmes " L'AVENIR EN COMMUN " vendus, de nouveaux insoumis, un groupe d'appui " jeunes rochelais insoumis avec JLM2017 " en cours de constitution... !

Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république

- 18 Mars... Pourquoi aller à Paris manifester pour une VIe république ?

- Pour s'inscrire à la marche, c'est ici : https://18mars2017.fr/

Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 18:43
Crise de la candidature Fillon et crise de la 5ème république

Ce que montre cette crise, c’est l’inanité d’un système où tout est suspendu au sort d’un politicien transformé par les primaires en deux ex machina. Que ce champion s’effondre, et tout est fini.

 

Sources : LeGrandSoir par Bruno Guigue

On peut comprendre la colère des électeurs de droite, frustrés d’une représentation digne de ce nom lors d’une compétition majeure. Mais ce danger systémique est la rançon d’un régime qui fait du scrutin présidentiel la clé de voûte des institutions. Si elle lâche, tout s’effondre. Depuis la fondation de la Vème République, la vie politique a été mise en orbite autour de l’élection suprême. La compétition élyséenne en constitue l’alpha et l’oméga. L’instauration du quinquennat a accentué cette tendance, en faisant dépendre l’issue des élections législatives du verdict présidentiel.

 

Ce dispositif institutionnel taillé sur mesure pour le général de Gaulle fonctionne désormais à rebours de son projet initial. Destiné à souder la nation autour d’un chef élu par le peuple, il dépossède ce dernier en dévitalisant le débat démocratique. Emmanuel Macron est à la fois le théoricien et le bénéficiaire de cette politique de la terre brûlée qui évacue scrupuleusement la politique (au sens noble du terme) du débat électoral. Complètement artificielle, calquée sur les tempos instantanés et les codes débilitants de la télévision, la personnalisation du scrutin relègue les programmes au second plan. Les candidats sont lancés sur le marché comme des savonnettes, la confrontation dégénère en coups tordus, l’obsession du « buzz » supplante le débat d’idées. Le résultat final, c’est qu’on a un cheval de cirque à la place d’un cheval de course.

 

On pointe à juste titre la vacuité de cette joute électorale, on peste contre la débilité de ce Barnum politicien, mais on oublie généralement de souligner l’américanisation qui en est la cause. Au lieu de confronter des projets incarnés par des forces sociales organisées, la compétition présidentielle met aux prises des compétiteurs sans envergure, des bateleurs rodés à la « com » qui font des moulinets avec leurs bras en débitant des banalités. Si les électeurs sont dépolitisés, inutile de se demander pourquoi ! La crise de la politique est entretenue par le débat politique lui-même, soigneusement vidé de sa substance par les professionnels du décervelage.

 

Cette dégénérescence de la démocratie en bouffonnerie est d’autant plus nocive qu’elle s’accompagne d’un autre phénomène. C’est l’emprise des milieux financiers sur les médias de masse, phénomène qui semble avoir désormais atteint son maximum historique ! Dans un pays où neuf milliardaires possèdent la quasi-totalité des organes de presse, la délibération démocratique est au mieux une illusion consolatrice, au pire une vaste fumisterie. Naïfs, nous croyons que nous choisissons nos dirigeants et que ce choix est transparent. Mais deux idées fausses ne feront jamais une idée vraie. Et ce qui est sûr, c’est que cette double illusion est indispensable à la perpétuation de l’oligarchie.

 

La promotion d’Emmanuel Macron sur les décombres d’un fillonisme faisandé illustre à merveille ce poids des structures. La candidature du père Noël des possédants ayant explosé en plein vol, la caste lui a aussitôt trouvé un substitut. L’insoutenable légèreté de ce candidat à programme variable tient lieu de boussole d’une élection dont le résultat est programmé d’avance. La mine réjouie du jeune banquier d’affaires, très fier d’avoir gagné deux millions d’euros en deux mois en montant une OPA pour Nestlé, orne les couvertures des magazines, M. Bourdin lui sert copieusement la soupe sur BFM, et « Le Monde » fait sa campagne grâce aux subventions publiques. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes de l’oligarchie. Contrôlant les médias qui formatent l’opinion, elle préside à une foire d’empoigne électorale qui distraira le bon peuple et ne lui réservera aucune mauvaise surprise.

 

 

- Raisons de plus pour participer à la marche nationale pour la 6e République samedi 18 mars prochain : 14h à Paris

 

 

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Crise de la candidature Fillon et crise de la 5ème république
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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 17:05
Hamon/Mélenchon : l'accord était impossible... sauf... !

Si les électeurs ont en général la mémoire courte, nombre d'entre eux n’oublient pas qu’ Hamon est l’heureux héritier du bilan Hollande, qu'il est le complice de la Loi Travail, de la Loi Macron, auxquelles il s’est opposé bien mollement.

Mais il est surtout responsable, alors au gouvernement, du vote du traité budgétaire européen (TSCG) en 2012 et du CICE (40 milliards offerts gracieusement au MEDEF sans contrepartie).

Erreur de jeunesse diront certains ! Dont acte ! Regardons y néanmoins de plus près !

Quelle crédibilité, quels moyens possède Benoît Hamon candidat président pour mettre en œuvre, aujourd’hui, une politique de justice sociale après avoir été ministre d’un gouvernement qui l’a niée en bloc ?

 

Sources : E. DURAND  et  le blog d'Olivier Tonneau

-

L'ambition de Benoit Hamon n'est pas d'accéder au pouvoir !

La tâche que lui a confié Hollande et le PS est d'empêcher l'émergence d'une force politique à la gauche du PS en capacité de prendre le pouvoir pour remettre en cause la politique qu'il met en œuvre en France et défend à l'échelle européenne : le sociallibéralisme.

 

A cette fin, en 2017, il sert, comme c'était déjà le cas en 2012 de " protection du flanc gauche ". En effet Hamon, déclarait déjà au Figaro en 2012, parlant de Hollande : « On lui assure un flanc gauche qui évite que certains électeurs se tournent vers Mélenchon ». Ce qui était vrai hier l'est encore aujourd'hui, non pas pour protéger Hollande, mais pour protéger le PS.

  • Ainsi, soit il arrive à rassembler les écologistes (qui eux aussi ne voient pas d'un bon œil émerger une force de gauche remettant en cause, entre autre, leur approche européenne) et la France Insoumise sous la bannière d'un PS dominant et..... in fine c'est, la même politique qui continue avec au passage une France insoumise totalement discréditée  ;
  • Soit il n'y arrive pas, les présidentielles sont perdues, et le PS même en lambeau se présente comme la seule force capable de rassembler contre l'extrême droite.... et la droite extrême constituant un socle pour se reconstruire et au passage la France insoumise est mise à l'index pour responsable de la défaite  ;
  • Dans ce dernier schéma Hollande et la direction du PS sacrifient définitivement Hamon et le PS au profit du tandem Macron/Bayrou rejoint par la partie la plus à droite du PS dans la perspective d’un second tour Macron – Fillon...... et le tour est joué au service de la même politique !

Dans les deux cas, toute perspective de transformation sociale pourrait être perdue à long terme. Voilà l'enjeu de la manœuvre Hollande/Hamon/Macron leur permettant d'atteindre par une autre voie l'objectif qu'ils s'étaient fixé dans le cadre de la primaire dite "de la gauche " mais que la France Insoumise a réussi a déjouer en n'y participant pas !

 

 

-

Benoit Hamon n'a pas les moyens de mener une autre politique que celle de Hollande et de la majorité du PS

Si Benoit Hamon comptait que le PS s’épure de lui-même (vers Macron) pour pouvoir garder le logo sans les personnages, avec l'alliance Macron/Bayrou, c’est partiellement raté. Ceux-là même qui comptaient rejoindre Macron sont donc pour l'essentiel désormais assignés à résidence.

 

Enferré dans l’héritage du quinquennat et incapable de trancher et de rompre avec les politiques passée et ses dépositaires, Benoît Hamon va donc devoir gérer en plus l’effet rebond de l’ossification de l’appareil du PS autour de sa candidature. Plus que jamais le PS va être appelé à apparaître en tant que tel pour reconstituer des frontières. Et donc à s’immobiliser sur la politique passée car incapable de recréer la moindre dynamique populaire sur d'autres choix.

 

Benoit Hamon invite au rassemblement de la gauche, sous la forme d’une « majorité parlementaire » qu’il appelle Mélenchon et Jadot à constituer. Cette proposition est louche pour plusieurs raisons.

  • La première, rappelée par J.L. Mélenchon dans sa réponse, est que Hamon, candidat du PS, n’est pas pour autant secrétaire du parti. Il n’a donc pas le contrôle des investitures aux élections législatives, qui sont pour la plupart déjà décidées. Or si la primaire a confirmé que les sympathisants socialistes tendent à gauche, le parti tend à droite : ces candidats, investis sous l'oeil de Cambadélis sont majoritairement à la droite du PS et NE PERMETTRONT PAS L'ÉMERGENCE D'UNE AUTRE POLITIQUE QUE CELLE MENÉE SOUS LE QUINQUENNAT HOLLANDE. Qu’attendre de parlementaires nommés Valls, El Kohmri, Vallaud-Belkacem et consort ?
  • La seconde est que Benoit Hamon ne maitrise pas le Parti Socialiste, la motion B à laquelle il s'est rallié n'a obtenu que 29% au congrès du PS de juin 2015 à Poitiers (le courant qu'incarne Benoit Hamon est minoritaire au sein des parlementaires du PS).
  • Les pseudo " frondeurs " n'ont au maximum rassemblé autour d'eux qu'une cinquantaine de députés.... sur 577...... ça ne fait pas une majorité !

 

- Il serait par exemple incongru d’appeler à voter pour un candidat à la présidentielle dont le parti réinvesti, pour les législatives, les mêmes députés qui sont aujourd'hui majoritaires à l’Assemblée nationale, en faisant croire qu’ils voteront demain l’inverse que ce qu’ils ont voté depuis cinq ans.

- Alors que l'encre de l'accord Hamon/Jadot n'est pas encore sèche qu'il est déjà remis en cause par les pontes du PS, c’est pourtant ce que Hamon, Jadot et d'autres proposent à la France Insoumise et son candidat Jean-Luc Mélenchon au nom du " rassemblement de la gauche " sans se poser la question de " pour faire quoi et avec quelle majorité ? ".

- C'est pourtant ce que certains persistent à vouloir nous imposer à coup de pétitions et autres initiatives publiques en gestation !

 

 

Un fait mérite d’être souligné !

  • Après avoir prêché pendant des mois la loyauté et le rassemblement, le PS voit des députés, des ministres rallier ou être tentés de rallier le duo Macron/Bayrou. Or nous n'avons entendu aucun cacique appeler à ce qu’un tel ralliement soit sanctionné d’une exclusion du PS ou d’une déchéance de l’investiture. Sur la lancée d’une dynamique née d’une éventuelle victoire d’Hamon, le PS ferait donc élire des partisans de Macron aux législatives !
  • On ne saurait mieux se mettre en situation d’impuissance : être un président sans majorité. Qu’en pense Hamon ? Rien - mais son porte-parole Guillaume Balas balaie ces questions d'un revers de main avant de se faire accusateur : " se les poser, ce serait empêcher le rassemblement ".
  • Il faut pourtant être bien naïf pour ne pas s’inquiéter de l’attitude de la majorité du PS face à son candidat...... et tout observateur de la chose politique ou tout être humain échaudé par l'épisode de " mon adversaire c'est la Finance " comprendra qu'avant de s'engager il convient, comme l'a fait J.L. Mélenchon d'exiger des garanties de Benoit Hamon pour que cela ne constitue pas un nouveau coup de poignard dans le dos !
  • D'ailleurs l'accord Hamon/EELV (en vérité PS/EELV) en est le témoignage criant car typique des accords Verts-PS tels que signés depuis 1997 : des formules alambiquées qui cachent le fait que le PS ne compte pas mettre en œuvre ce qu'il signe. Il n'engage que ceux qui croient encore aux promesses en l'absence de rapport de force. Il permettra peut-être à EELV où ce qu'il en restera à la sortie de cette séquence de garder un nombre plus que réduit de députés mais sûrement pas de quoi constituer un groupe. Visiblement les leçons du passé ne sont pas tirées.

 

 

-

Ce n'est donc pas une question " d'égo, de personne " contrairement à ce que certains s'évertuent à vouloir nous faire croire, mais une question éminemment politique !

    L’appel à une majorité parlementaire de Hamon est louche pour une autre raison : si le PS était de gauche, cette majorité parlementaire serait déjà à l’œuvre !

     

    Et pourtant, a t-on entendu Benoit Hamon émettre un désaccord, protester, quand, le 11 janvier 2017 le groupe des sénateurs PS à voté la non abrogation de la Loi El Khomri !  NON ! Benoit Hamon a-t-il désavoué les 99 sénateurs/trices PS qui ont voté contre l'abrogation de la loi travail  El Khomri le 11/01/17 ? La réponse, est NON !

     

    Pendant toute la durée du quinquennat, Mélenchon n’a eu de cesse d’appeler les députés PS à faire bloc avec les écologistes et le Front de Gauche pour voter contre le gouvernement. Le président n’aurait alors eu d’autre choix que de nommer un premier ministre qui aurait eu le soutien de la majorité, ministre choisi sur sa gauche : Hamon ou Montebourg, par exemple. Jamais les députés PS n’ont rompu les rangs, se contentant d’abstentions qui ne remettaient rien en cause.

    • Leur complaisance a été particulièrement évidente lorsque le gouvernement usa du 49.3. Les prétendus frondeurs n’ont jamais envisagé de voter une motion de censure, et se sont justifiés de leur dérobade par un seul argument : faire tomber le gouvernement, c’était remettre la droite au pouvoir.
    • Bien que tous les journaux aient entériné cet argument, il est totalement faux.
    • L’argument suppose que la censure du gouvernement entraînerait mécaniquement la dissolution de l’Assemblée Nationale et donc des élections législatives que la droite aurait gagnées.
    • Or ce n’est pas ce que prescrit l’article 50 de la Constitution : en cas de motion de censure, le premier ministre démissionne et le président doit en nommer un autre, qui forme un nouveau gouvernement.
    • Si les frondeurs avaient censuré le gouvernement, ils auraient tout simplement contraint Hollande à nommer l’un d’eux premier ministre, pour qu’il forme un gouvernement auquel la majorité parlementaire aurait accordé sa confiance.

     

    D'ailleurs les vents contraires ont commencé a souffler sur les promesses d'Hamon qui s'il n'y prend garde pourraient rapidement ressembler à un certain discours du Bourget :

    • Hamon veut " relancer l'Europe " alors que la France doit s'extraire des traités européens & adopter la stratégie prédéfinie planA/ planB ;
    • Hamon veut sortir à terme du nucléaire et atteindre 100% d'énergie renouvelable à l'horizon 2050..... et pour ça continue la construction de l’epr de Flamanville
    • Hamon annonçait vouloir abroger la Loi travail..... On oublie vite que Myriam El Khomri dans le 18ème et Manuel Valls à Evry  sont candidats aux législatives. Cela signifie que la ministre de la Loi Travail, et le 1er ministre du 49-3 se présentent en promettant – via Hamon – d’abroger la Loi Travail et le 49-3, ce qui se traduit aujourd'hui, résultat de cette situation par la promesse d'une "nouvelle loi travail " !
    Hamon/Mélenchon : l'accord était impossible... sauf... !

    -

    Dans ce contexte, l'issue ne pouvait pas être autre !

    COMMUNIQUE de Jean-Luc Mélenchon : "J’ai rencontré Benoît Hamon vendredi soir. Longuement et sereinement nous avons fait l’examen de la situation. Nous avons fait le tour de nos convergences et de nos divergences.... À cinquante jours du premier tour, il n’est pas possible de régler la différence qui par exemple nous sépare sur la question essentielle de l’Europe...."...

     

     

    -

    Conclusion : la mobilisation populaire est la seule issue pour écrire un autre scénario

    Cela fait quatre ans que Benoit Hamon pouvait s’atteler à « tourner la page » et réorienter le gouvernement vers la gauche. Il n’en a jamais rien fait ; il ne s’est livré qu’à quelques déclarations médiatiques, assorties d’abstentions sans conséquence, pour construire une crédibilité de gauche dont il recueille aujourd’hui les fruits. C’est bien joué - un beau bluff. Mais nous aurions bien tort de tomber dans le panneau.

     

    Bien sûr, un gentil Benoit Hamon qui propose de raser gratis avec le revenu universel, promet de renverser la forteresse néolibérale qu’est l’Union Européenne sans douleur ni violence ni éclats de voix, c’est plus agréable qu’un Jean-Luc Mélenchon qui appelle à la révolution citoyenne. Mais il faut voir les choses en face : nous ne vivons pas une époque agréable et les épreuves qui nous attendent ne seront pas une partie de campagne. Il n’y a pas de solution de facilité.

     

    En ces temps extrêmes, c’est la radicalité, et même la promesse de lendemains difficiles (qui imagine que nos adversaires de classe nous laisseraient faire sans réactions politiques, économiques...), qui devraient être les marques de la crédibilité.

     

    • Hamon minoritaire dans son parti n'a pas de majorité pour mettre en œuvre une autre politique que celle mise en pratique par le PS depuis 5 ans !
    • Hamon/Mélenchon : l'accord était impossible... sauf si B. Hamon avait voulu s'affranchir du PS et travailler à rassembler le peuple !
    • En restant dans le giron du PS..... il ne rassemblera rien ! Ni le PS, ni le peuple !
    • Ce n'est pas nouveau :  " Avec des socialistes peut-être... avec le PS non ! "

     

     

    En définitive, notre responsabilité est donc (comme nous y appelle Jean-Luc Mélenchon : de convaincre cette moitié des Français qui n’a pas encore fait de choix de vote. Dans les cités et les entreprises, à la ville et dans le monde rural, par le débat et la formation mutuelle, faisons de cette élection un moment victorieux de mobilisation et d’adhésion à un projet construit..... c’est ce peuple que nous voulons fédérer contre l’oligarchie qui tient tous les pouvoirs. 

     

    Pour en savoir plus :
    -
    Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

    - Congrès du PS : les motions A, B, C et D par le menu

    - Congrès du PS : "majorité absolue" pour la motion de Jean-Christophe Cambadélis, les frondeurs devront s'en contenter

    - Benoit Hamon: chronique d’un renoncement annoncé

    - Chronique d’un rendez-vous manqué !

    - Hamon : Bas les masques !

    - Accord Hamon-Jadot : un accord de dupes

    - Présidentielle: des députés de l'aile droite du PS rejettent l'accord Hamon-Jadot

    - Alliance Bayrou-Macron : à qui gagne perd

    - Tribune : L’unité de la gauche est-elle un mirage ? Par Philippe Légé

    - Le PS à la manœuvre : le vote futile des idiots utiles

    Hamon/Mélenchon : l'accord était impossible... sauf... !
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    26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 22:27
    Montage AFP

    Montage AFP

    Maintenant place au programme !

     

    COMMUNIQUÉ de Jean-Luc Mélenchon

     

     

    J’ai rencontré Benoît Hamon vendredi soir. Longuement et sereinement nous avons fait l’examen de la situation. Nous avons fait le tour de nos convergences et de nos divergences.

     

    À cinquante jours du premier tour, il n’est pas possible de régler la différence qui par exemple nous sépare sur la question essentielle de l’Europe.

     

    Je n’ai pas été surpris qu’il me confirme sa candidature et il ne l’a pas été que je lui confirme la mienne. Nous sommes convenus d’un code de respect mutuel dans la campagne.

     

    Plus que jamais, la tâche de la "France insoumise " et de ses alliés est de convaincre cette moitié des Français qui n’a pas encore fait de choix de vote. Dans les cités et les entreprises, à la ville et dans le monde rural, par le débat et la formation mutuelle, faisons de cette élection un moment victorieux de mobilisation et d’adhésion à un projet construit : « L'Avenir en commun ».

     

    Paris le 26 février 2016 à 21h30

     

    Pour en savoir plus :
    -
    Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

    - le Parti de Gauche : Le PEN/Fillon/Macron : Le « bon », la brute et le « truand »

    Jean-Luc Mélenchon communique.... La tâche de la France insoumise est de convaincre
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    25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 09:15
    Liste des garanties que Benoit Hamon refuse de donner à Jean-Luc Mélenchon

    Sources : Pour tout vous dire

    En meeting à Blois, le 21 février 2017, Benoit Hamon a justifié son refus de toute négociation avec jean-Luc Mélenchon au prétexte que ce dernier avait fait des « propositions rendues publiques dont on sait que l'autre ne peut pas les accepter. »

     

    Outre le fait que Benoit Hamon semble reprocher la publicité, la transparence vis à vis des électeurs, de la démarche de Jean-Luc Mélenchon,  Benoit Hamon s’est bien gardé d’énoncer ces propositions et d’expliquer au public POURQUOI il ne pouvait accepter les garanties que Jean-Luc Mélenchon, dans sa lettre du 17 février, lui demande pour engager une démarche de rassemblement.

     

    Voilà la liste des " exigences " posées par Jean-Luc Mélenchon, que Benoît Hamon dit qu’il « ne peut pas accepter » sans jamais les énoncer clairement … et donc qu’il REFUSE (Refuser [définition Larousse] ne pas accepter ce qui est offert, proposé par quelqu'un) catégoriquement.

     

     

    -

    A vous de juger !

    • Hamon refuse qu’il n’y ait  « aucun accord ni à la présidentielle ni aux législatives avec Emmanuel Macron et son mouvement.  » (Que Benoit Hamon refuse cette exigence s’explique car il a annoncé qu’il « discutera avec E. Macron " s'il est de gauche » )
    • Hamon refuse la mise à l’écart lors des prochaines élections notamment des ministres du Gouvernement qui a imposé cette «loi-travail» à coup de 49/3. (Que Benoit Hamon refuse cette exigence s’explique par le Fait que le PS a déjà décidé et imposé à son candidat une liste des candidats aux législatives 2017 comprenant une large majorité des députés godillots qui ont voté toutes les lois scélérates du quinquennat Hollande)
    • Hamon refuse la convocation d’une assemblée constituante dans les trois premiers mois de la nouvelle mandature
    • Hamon refuse l’augmentation du SMIC, des minima sociaux. l’échelle des salaires limitée de un à vingt, d'abroger le CICE et la loi travail.
    • Hamon refuse l’instauration de la sécurité sociale intégrale, le retour aux 35 heures réelle comme à la retraite à 60 ans avec 40 annuités.
    • Hamon refuse la sortie du nucléaire et le passage au cent pour cent d’énergies renouvelables.
    • Hamon refuse la récupération de l’autonomie économique de notre pays avec l’annonce du retrait de la signature de la France de l’accord CETA
    • Hamon refuse la consultation du peuple sur le CETA,
    • Hamon refuse l’arrêt immédiat de l’application des directives européennes mettant en cause les services publics de notre pays
    • Hamon refuse le passage au plan B SI échec des discussions avec nos partenaires UE pour mettre fin à la politique des traités budgétaires
    • Hamon refuse l’indépendance de notre pays vis-à-vis de l’OTAN et le retour à une politique pour la paix et de désarmement dans le monde.

     

    Si par le plus grand des hasards, dans les médias ou en meeting, Benoit Hamon affirmait qu’il soutient une de ces propositions, nous serions alors en droit :

    • de lui demander pourquoi il a refusé ces propositions lorsque c’était Jean-Luc Mélenchon qui les faisait.
    • de lui demander par quel miracle soudain, il soutient ces propositions qu’il ne pouvait accepter le 21 février 2017 ?
    •  de considérer qu’il ment volontairement aux électeurs, depuis le 18 février, en prétendant que c’est Jean-Luc Mélenchon qui va faire perdre « la Gauche »

     

    Pour en savoir plus :
    -
    Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

    - Hamon pour le PS, Mélenchon pour le pays !

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