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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 00:04
Pourquoi l’accord législative entre la FI, le PCF, Ensemble ! n’est pas possible aujourd’hui ?

La rupture des négociations entre le PCF et la France Insoumise pour les législatives de juin 2017 est consommée à cette heure mais un accord global est encore possible par une volonté strictement politique.

 

Sources : Blog Médiapart par  Camel Mekrez  

-  Le déclenchement des hostilités !

Lors du Référendum sur le Traité pour une Constitution Européenne (TCE) en 2005 proposé par le Président de la République Jacques Chirac, le PCF sous l’impulsion de Marie-George Buffet lança une campagne pour en dénoncer les méfaits et invita, cela est tout à son honneur, les partisans du NON à se joindre à lui et partagea son temps de parole avec Jean-Luc Mélenchon (PS), José Bové, Olivier Besancenot (LCR)… Des dirigeants socialistes, Laurent Fabius, Henri Emmanuelli, Manuel Valls, Vincent Peillon.

 

Les partisans du OUI furent l’UMP, l’UDF, le PS et les Verts. Le Non l’emporta avec 54,7% des voix avec une participation de 70%. Constitution européenne : le peuple a bousculé les pronostics... pour lire la suite, c'est  ICI

 

 

C’est à cette occasion qu’à gauche fût mis en lumière le choix stratégique d’une politique anti-libérale pendant que le PS faisait une campagne agressive pour inciter la population à voter OUI au TCE afin de mettre en œuvre une politique ultra-libérale gravée dans le marbre de ce traité.

 

C’est à mon avis à ce moment là que les soutiens au NON au TCE membres et dirigeants du PS auraient dû trancher la question du positionnement de leur parti et le quitter éventuellement en 2005. Ils ne l’ont pas fait. JLM l’a quitté en 2008 après le congrès de Reims.

 

Le PCF n’a pas pris entièrement la mesure que le Parti Socialiste, en se positionnant pour le OUI au TCE, avait définitivement rompu avec l’essence même de ce qu’est une organisation ou un parti politique de gauche et progressiste et n’en a pas tiré les conséquences politiques de son lien historique avec ce dernier et notamment en continuant inlassablement son alliance dans les exécutifs et dans la gestion des Collectivités Territoriales (CT) avec le PS et ce, encore aujourd’hui.

 

C’est pour cela que le PCF est partagé entre continuer à négocier en permanence avec le PS ou au contraire rompre définitivement avec celui-ci lors des élections des Collectivités Territoriales malgré son combat contre la politique du Hollande/Ayrault/Valls au Parlement (Assemblée Nationale et Sénat où il fait un grand travail de résistance depuis 2012) et ainsi reconstruire une force autonome et indépendante vis à vis de ce dernier (le PS) et s’engager pleinement dans le FDG et maintenant la France Insoumise ! On retrouve cette même problématique entre EELV et le Parti Socialiste.

 

 

-  Aujourd’hui, le PCF tergiverse encore entre trouver des accords avec EELV et le PS et s’engager pleinement dans la dynamique de la FI et le score historique de 19,58% de JLM.

Le PCF avance comme argument principal l’obligation de signer la charte de la FI pour trouver un accord aux élections législatives de juin 2017. Cet argument n’est pas recevable ! Pourquoi ?

 

Les propres statuts du PCF stipulent :

« article 20. Les élu-e-s : Les élu-e-s communistes se regroupent, avec d’autres élu-e-s qui le souhaitent, dans l’Association nationale des élu-e-s communistes et républicains (ANECR). (…) La coopération et l’échange régulier entre les élu-e-s communistes et les différentes instances du Parti à tous les niveaux - dans le respect du rôle de chacun-e - contribuent à enrichir la réflexion, les propositions et l’efficacité des uns et des autres ».

 

Par ailleurs, les statuts de l'ANECR précisent :

« Article 4 : définir et mettre en œuvre des initiatives propres des élu-e-s qui en s’inspirant des valeurs de gauche et de l’apport de chacune et de chacun-e de ses adhérent-e-s contribuent à faire prévaloir des avancées libératrices et à changer la société. Des initiatives qui se nourrissent des travaux du Parti communiste français ».

 

Par ailleurs, une charte a bien été accepté par tous les candidats à l’élection régionale de 2015 en Occitanie y compris par ceux du PCF ! Alors ?

 

Pour ce qui concerne les versements financiers de l’État ? Là encore l’argument est irrecevable car la charte de la FI avance : « se rattacher à l’association de financement « La France insoumise » lors du dépôt de candidature, ce qui inclut la possibilité d’accords de reversement entre cette association de financement et les candidats ou le groupement politique particulier qu’ils désigneront pour la première comme pour la seconde fraction du financement public » !

 

Alors, il existe bien un désaccord entre le PCF et la FI mais il est d’ordre strictement politique. Le PCF est porteur de son programme « La France en Commun » tandis que la FI celui de « L’Avenir en Commun et ses Livrets Thématiques ».

 

 

-  Comment résoudre cette problématique ?

Dans un premier temps, les candidatures potentielles du PCF et d’Ensemble ! peuvent intégrer la FI et signer la charte et ainsi peuvent être candidat(e)s aux législatives de juin 2017. Un accord national pourrait être trouvé sur les proportions par organisations respectives. Par exemple : 60% FI (348 candidats), 30% PCF (174 candidats), 10% Ensemble ! (58 candidats). Dans le Gard, 3 titulaires et 4 suppléant(e)s FI, 2 titulaires et 1 suppléant(e)s PCF, 1 titulaires et 1 suppléant(e)s Ensemble !.

 

Dans un deuxième temps, après les législatives, un groupe de travail pourrait être constitué comprenant les commissions thématiques de la FI, du PG, du PCF et d’Ensemble ! afin de mettre en accord les programmes respectifs de chaque organisation politique et notamment la thématique économique (Traités Européens, Union Européenne, BCE, Zone Euro, fiscalité, salaires, contributions et cotisations sociales...) celle de la stratégie politique, notamment les relations avec les autres organisations et partis politiques (PS, EELV, PRG,...) et les alliances de gestion dans les Collectivités Territoriales et lors des prochaines élections de celles-ci.

 

Dans un troisième temps, un socle programmatique européen avec comme critère le Plan A Plan B pourrait être constitué lors d’une conférence le jour anniversaire du Traité de Lisbonne afin de contester sa mise en application et proposer une alternative de coopération interne à une nouvelle construction européenne et coopération externe avec les continents africains et asiatiques et aussi l’Amérique du Sud.

 

Il est indispensable que la volonté politique de construction d’une réelle alternative aux politiques suivies par les Gouvernements et Présidents de la République depuis des décennies et notamment entre 2012 et 2017 (Hollande/Ayrault/Valls) l’emporte sur les tergiversations et incompréhensions successives de la part des organisations, partis politiques et personnalités qui se sont engagés pour lutter contre la mise en application du Traité de Lisbonne et sa genèse qu’est le TCE.

 

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-  C'est pour éviter ce genre de " tambouille " que la France insoumise voulait un accord national et la signature d'une " charte "

  • chaque jour dans les luttes nous avons combattu la politique du PS et du 1er d'entre eux, François Hollande ;
  • durant la campagne du 1er tour des élections présidentielles, avec l'Avenir en Commun et la France Insoumise, nous nous sommes opposés à leur candidats Macron et Hamon

 

Pour en arriver là ? Pour lire la suite, c'est  ICI

Pourquoi l’accord législative entre la FI, le PCF, Ensemble ! n’est pas possible aujourd’hui ?

 

-  C'est pour permettre ce genre de " tambouille " que Pierre Laurent son secrétaire national du PCF déclarait le 4 janvier 2017

 

«  il n’a jamais été question d’accord pour les législatives avec France insoumise, et il n’y en aura pas. Ce qui est primordial aujourd’hui pour les communistes, c’est d’apparaître nationalement dans toutes les circonscriptions. […] Il faut aller à la bataille dans un esprit constructif, en appelant à voter Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, et pour les candidats soutenus par les communistes aux législatives.  »

Ci-dessus : extrait du bulletin "Communistes" du 11 janvier 2017) - Ce bulletin est publié chaque semaine en supplément du quotidien "L’Humanité", voire aussi ICI

 

Cet article dont la grande majorité des adhérents du PCF ignorent l'existence, (puisque non lecteurs ou lecteurs partiels de l'Humanité.. et non relayé par les cadres du PCF opposés au au vote des adhérents)  ne laisse aucun doute sur la volonté réelle des dirigeants du PCF.

 

 

- Alors pourquoi avoir fait mine de vouloir négocier, ces derniers jours, avec La France Insoumise ?

En faisant des propositions évidemment inacceptables et en rejetant les propositions de la France insoumise qui s’engageait à ne pas présenter de candidats face aux 7 députés PCF sortants et à laisser la place, dans nombres de circonscriptions, rendant de ce fait tout à fait possible, au minimum, le doublement des députés PCF quel jeu ont joué des dirigeants de ce parti ?

 

Et comment peuvent-ils se présenter comme les unitaires face au "diviseur" Mélenchon ?

 

Tout cela n’est pas raisonnable et fait plutôt penser à des petits calculs boutiquiers qui, au final, pourraient bien entraîner l’effacement de l’Assemblée Nationale de ce qui fut "le grand parti des travailleurs", le parti de la Résistance et des fusillés !

 

Il faut espérer que les militants communistes pour la plupart sincères et toujours aux premiers rangs des luttes vont en glisser deux mots à ceux qui mène leur parti au suicide collectif ?

Vite !

Pourquoi l’accord législative entre la FI, le PCF, Ensemble ! n’est pas possible aujourd’hui ?
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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 21:28
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...

- Thème de cette soirée : LES ENGAGEMENTS du CANDIDAT de la France insoumise sur la PROTECTION des SALARIÉS et de LEURS DROITS ?

L'engagement de jean-Luc Mélenchon d'abroger la loi Valls/El Khomri m'engage en tant que candidat à la députation.

 

Au moment ou le candidat présumé vainqueur à la présidentielle, E. MACRON, prévoit une nouvelle étape de déréglementation du droit travail en précédant par ordonnance, de supprimer les 35 ou de procéder à une nouvelle étape de recul de l'âge de la retraite, quel rôle compte jouer Cédric RUFFIÉ député de la France insoumise dans le cadre de l'opposition au gouvernement ?

 

Et notre député en place Olivier Falorni comment se positionne t-il lui qui se déclarait favorable à la loi travail El Khomri ?

 

 

-  Invitation

Yhlem Dekkiche, candidate suppléante de Cédric Ruffié, pour la 1ère circonscription de Charente Maritime La Rochelle/Ré vous invite à la salle de l'Oratoire à La Rochelle (6 bis rue Albert 1er) le 18 mai à 19h30 à la réunion publique sur les droits du travail et le droit au travail.

 

Témoignages de syndicalistes, intervention de la salle, débat...

 

  • Pour vous inscrire, c'est  ICI

 

-  18 mai , le succès a été au rendez-vous !
C'est donc à l'oratoire de La Rochelle, que Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche ont tenu une nouvelle réunion publique  forte de 150 personnes pour parler travail, droits sociaux, emploi... en lien avec les enjeux des élections législatives démontrant la nécessité de rassembler les citoyens de la 1ére circonscription pour faire face au FN et aux 3 candidats de la majorité gouvernementale : Olivier Falorni, Bruno Léal et Otilia Ferreira.
 
Pour ne pas servir de mouton, ne donnons pas de majorité à Macron !
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
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18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
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18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...

 

-  Les autres dates à l'agenda de Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche

  • Mercredi 17 mai 2017 : Rencontre avec les habitants de Mireuil pour un avenir en commun. Pour en savoir plus c'est  ICI

 

  • Mardi 23 mai 2017 : Réunion publique Législatives . Projection du film La Sociale à  L'houmeau. Pour en savoir plus c'est ICI
18 mai - 19h30, oratoire de La Rochelle, Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche vous invitent à parler travail, droits sociaux, emploi...
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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 08:49
Lettre ouverte à Pierre Laurent par Gilles Poux Maire de La Courneuve

Source : le blog de Gilles Poux Maire de la Courneuve  La Courneuve, le 27 avril 2017

 

Cher Pierre,

 

Les communistes sont face à un choix stratégique majeur :

-    Soit se mettre résolument au service de la dynamique populaire qui est née grâce à l’espoir qui se redessine dans notre peuple du fait de la formidable campagne que nous venons de vivre avec la France Insoumise.

-   Soit chercher à préserver des positions, une légitimité d’appareil, dans des postures de calculs à mille lieux des gens.

 

 

- Pour moi, le choix est clair, c’est la première alternative qui s’impose.

Je ne me suis pas, en effet, reconnu dans les atermoiements de mon parti ces dernières années et particulièrement ces derniers mois, plus soucieux de son existence que d’être au cœur du mouvement populaire.

 

J’ai le terrible sentiment qu’une fois de plus, guidés par des crispations d’appareil, nous sommes en train de passer à côté de l’histoire.

 

Une fois de plus,  car la liste des occasions manquées est longue dans notre histoire. Par exemple :

- Il y a eu 1956 où nous avons préféré cacher aux communistes et aux peuples le rapport Khrouchtchev pensant ainsi préserver notre aura, nous rendant à notre corps défendant complices des crimes et déviations du régime de l’URSS

- Ce fut le cas aussi au milieu des années 60 et 70 où ne voyant pas l’enthousiasmant mouvement d’émancipation populaire se dessiner avec une jeunesse en quête d’une nouvelle société, d’un monde nouveau, où ignorant la naissance de mouvements d’émancipation des femmes, nous nous sommes retrouvés à la remorque des luttes et des exigences nouvelles qui émergeaient au sein du peuple

-  Ce fut le cas au début des années 80 face aux mouvements des jeunes des cités populaires, filles et fils d’immigrés, quand nous les avons regardés se révolter sans vraiment en être alors que dans ces mêmes cités populaires nous avions une cellule communiste par cage d’escalier

- Et que dire de l’après 2012 et de nos tergiversations avec le Front de Gauche

 

Que l’on ne se méprenne pas, il ne s’agit pas ici d’un réquisitoire contre le PCF, mon parti, d’autant que dans le même temps nous avons su être là dans les luttes sociales, au cœur des solidarités internationales, souvent seuls à garder l’idée vivante de la nécessaire transformation sociale.

 

Mais à l’évidence, nos pratiques nous ont conduits à passer à côté des mutations, des évolutions qui se dessinaient dans notre société et des exigences qui naissaient au cœur des populations. Et  de fait, nous n’avons pas contribué à ce que ces possibles prennent l’essor suffisant pour devenir majoritaires et transforment la société.

 

J’ai été moi-même acteur de ces politiques mais nous pouvons évoluer comme quand, par exemple, Marie-George Buffet a proposé cette belle dynamique du Front de Gauche et du non au référendum sur le traité constitutionnel européen.

 

Alors aujourd’hui, allons-nous laisser dans la nature ces 7 millions d’électrices et d’électeurs qui se sont déplacé-e-s par ce qu’elles-ils se sont senti-e-s à l’unisson d’un projet de société incarné par « l’avenir en commun » ?

 

Allons-nous continuer à dire que nous soutenons Jean-Luc Mélenchon mais que les communistes font leur propre campagne, alors qu’au cœur des bureaux de vote dimanche nous étions rassemblés pour représenter  la France Insoumise ?

 

 

-  Allons-nous pour les élections législatives qui arrivent être dans des exigences déplacées, parce que  partisanes, et ainsi nourrir de nouvelles divisions, incompréhensions et paralysies ?

 

  Personnellement, je dis stop. J’en ai assez de ces gâchis.

 

Soyons capables enfin de nous dégager des intérêts de chapelle respectifs et acceptons pour une fois de partir, et d’être d’abord et surtout au service, mais réellement, de ces 7 millions de citoyennes et citoyens qui ont repris confiance en leur force. La force du peuple.

 

Soyons capables d’admettre, et ce 1er tour avec la campagne que nous venons de mener nous l’a dit avec force, que l’histoire de l’union de la gauche qui nous a bercé depuis la fin des années 60 est terminée. Une nouvelle réalité politique est en train de s’écrire. Le temps des petits calculs, des billards à trois bandes pour soit disant préserver des positions est révolu et c’est tant mieux. D’autant que le résultat de ces pratiques n’a été qu’un continuel affaiblissement. De nouvelles exigences émergent, alors soyons capables d’être ouverts à ce mouvement, inventons, faisons vraiment du neuf.

 

Ainsi, pour aborder les prochaines élections législatives, il est essentiel d’ouvrir la discussion entre la France Insoumise, le Parti de Gauche, le PCF, Ensemble,… avec un seul objectif : « fortifier le mouvement qui vient de s’exprimer ce 23 avril 2017 ». Nous en aurons bien besoin car ce qui sortira de ce 2ème tour des présidentielles tournera le dos, une fois encore, aux attentes populaires.

 

Pour cela, pourquoi ne partirions-nous pas de cette idée simple, à partir de « l’article 11 de l’alinéa 3 de la constitution actuelle » qui dit, qu’avec 185 Députés et 4,5 millions de pétitions, on peut imposer que soit organisé un référendum pour la convocation d’une Assemblée constituante et ainsi donner un prolongement immédiat et concret à notre campagne des présidentielles ?

 

 

-  Voilà une belle ambition.

Naturellement, ces Députés devraient représenter de manière équilibrée les forces en présence y compris en ouvrant  des investitures à celles et ceux qui ne sont dans aucun parti.

 

Mais de grâce, ne recommençons pas à dicter les conditions comme tu le fais encore, certes poliment, à l’occasion de ta dernière conférence de presse.

 

Il est temps enfin de reprendre confiance en notre peuple, en notre force. Soyons ambitieux, créatifs, soyons capables de porter le bonheur.

 

Bien fraternellement.

Gilles POUX 

 

 

- Marie-George Buffet : "Le PCF doit se dépasser"

Députée communiste de Seine-Saint-Denis, Marie-George Buffet fixe comme horizon de l’après-présidentielle la nécessité de prolonger la dynamique de la France insoumise aux législatives. Et de vraiment refonder la gauche.
 

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Published by La Rochelle à gauche par les actes - dans Politique Elections législatives 2017 PCF
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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 12:57
Cédric Ruffié, Yhlem Dekkiche, candidats France Insoumise sur la 1ére cir. de Charente Maritime (La Rochelle-Ré)

Qui sommes nous ?

 

Sources : blog de Cédric Ruffié et Yhlem Dekkiche

- Qui êtes-vous Cédric ?

Né à Rodez il y a 36 ans, je suis comédien de profession. Ce travail ne me permettant pas de vivre, j'effectue régulièrement des missions de conseiller téléphonique. Actuellement, je travaille donc pour une mutuelle. En union libre avec ma compagne, nous avons deux enfants, de 5 et 8 ans.

 

Inconnu du grand public il y a encore quelques mois dans le monde la politique, qu'est-ce qui vous a motivé dans votre décision à vous présenter à cette élection ? 

 

Je fais partie de cette grande majorité de français qui ont été déçus des promesses non tenues par le gouvernement en place actuellement.

 

Je n’oublie pas le discours du Bourget, et je n'accepte plus les compromis cyniques.

 

J'étais également très en colère après les différentes "lois travail" qui se sont succédées, qui ont été imposées aux citoyens, sans concertation aucune, et dont la plus emblématique, la loi "EL KHOMRI", malgré une opposition extrêmement forte des citoyens, a fait l'objet d'un déni de démocratie en passant par 49-3.

 

Et comme beaucoup, j’étais déçu par l'absence de représentativité des êtres politiques, tant d'un point de vue générationnel que social. Combien y a-t-il de citoyens comme vous ou moi au Parlement ?... pour lire la suite...

 

Le programme des candidats : L'AVENIR EN COMMUN

Le programme des candidats : L'AVENIR EN COMMUN

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Published by La Rochelle à gauche par les actes - dans Politique Elections législatives 2017 La Rochelle insoumise
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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 23:28
Le "coup de gueule nécessaire" de Cédric Ruffié candidat de la France insoumise aux législatives pour La Rochelle/Ré

Bonjour à tous,

Ce deuxième tour des présidentielles 2017 passé, je me permets enfin d'intervenir sur les réseaux sociaux car je commence à être fatigué par toutes ces personnes qui, au nom du sacro-saint "front républicain", se sont permis(e)s d'en juger d'autres qui ne pensaient pas comme elles.
Premièrement, je tiens à préciser un petit point. J'ai fait ce que certains appellent mon "devoir de citoyen". C'est à dire que j'ai accepté de mettre du verre pilé dans la vaseline… Dont acte.

 

Sources : Facebook par Cédric Ruffié

- Je tiens toutefois à poser quelques bases de réflexions :
La France Insoumise est un mouvement qui a basé la majeure partie de son temps sur le terrain, à convaincre, à se confronter à des opinions contraires, à essayer de faire en sorte, via le principe de "l'éducation citoyenne" (même si le terme "éducation" ne me plaît pas), de développer un esprit critique et d'inciter les gens à penser par eux-mêmes… quand bien même ils ne pensent pas comme nous.

 

Ceux qui ont suivi ce mouvement savent qu'il aurait été incohérent qu'une consigne de vote provenant d'un gourou, s'arrogeant le droit de voter à notre place par une espèce de procuration mentale, soit donnée à des gens qui se sont éloignés de la politique à cause de ce type d'agissements et à cause du fait qu'on les prenne pour un conglomérat d'inconscients serviles dont la seule réflexion se détermine à travers un prisme "pour ou contre".

 

 

- Mais au-delà de ce principe, je trouve effarant que personne ne se soit posé les questions suivante :

  • Pourquoi a-t-on passé le plus clair du temps médiatique entre ces deux tours à taper sur nous ?
  • N'y avait-il pas mieux à faire ?
  • Sommes nous à ce point "importants" pour que l'on passe plus de temps à nous stigmatiser, qu'à combattre le FN sur le terrain des idées ?

Ah, combattre le FN, beaucoup de déclarations d'intentions, mais peu d'actes en fait. Pour combattre le FN, il ne suffit pas de dire qu'on est contre les idées de ce parti. Peut être déjà que beaucoup d'entre nous pourraient faire un Méa Culpa sur le fait qu'ils laissent les autres s'occuper de la sale besogne sur le terrain, ne se contentant finalement que de râler durant les cinq années qui séparent une élection d'une autre.


Peut-être faudrait-il aussi, pour les classes politiques "dirigeantes", faire en sorte de proposer une politique qui ne créé pas la misère sociale, culturelle, humaine et écologique.


Amis rassurez-vous, ce ne sera pas le cas pour les 5 prochaines années, on continue droit dans le mur, et on accélère… On est à 9 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté à ce jour avec les politiques qu'on nous impose, record à battre? L'important c'est pas la chute, n'est ce pas…

 


- Mais cet entre-deux-tours implique aussi d'autres questionnements :

  • Pourquoi nous, citoyens, n'avons-nous pas hurlé pour la reconnaissance du vote blanc au lieu de hurler contre ceux qui veulent s'en servir ?
  • Pourquoi certains ont déjà voté contre leurs idées au premier tour, afin de faire un barrage par anticipation, au FN (ça a bien marché hein..) ?
  • Pourquoi ne vous êtes vous pas autant offusqué contre ceux qui votent POUR Marine Le Pen, que contre ceux qui ne votent pas POUR Emmanuel Macron ?
  • Oui, parce qu'on peut dire ce que l'on veut, nous avons voté POUR ce candidat, quand bien même notre esprit hurlait le contraire lorsque nous avons mis ce bulletin dans cette urne. Et ne venez pas me dire l'inverse, il nous l'a dit : "Je veux des votes d'adhésion"
  • Ceux qui ont voté blanc ou se sont abstenus dès le premier tour ? Pas grave.
  • Ceux qui se sont abstenus, ont voté blanc, voire même ont voté pour Marine Le Pen au second tour, mais qui étaient proches d'autres partis ? Pas grave.
  • Alors pourquoi est-ce grave lorsque l'on parle de la France Insoumise ?

Ah oui, pas de consigne claire… Pas un seul vote pour le front national ! Ah oui, mais ce n'est pas assez clair ?

Et bien pour nous le message était assez clair, vous êtes libres les gens, faites ce que vous estimez nécessaires pour que votre conscience et la démocratie restent intactes. Choix cornélien s'il en est. Tant pis pour ma conscience, j'ai choisi… merde, j'ai choisi quoi moi ?

 

Ah oui, j'ai voté pour un gars qui va accroître les inégalités, et donc la misère, une personne qui va s'attaquer à la Sécurité Sociale (qui comprend l'Assurance Maladie, les Accidents du Travail, la CAF, les retraites), qui veut faire passer une "loi de simplification drastique du code du travail" par ordonnance… J'ai voté pour la démocratie quoi !


Ah ! Ces enfoirés d'abstentionnistes qui ont refusé de voter pour toutes ces régressions sociales, hein! Pire encore pour ceux qui se sont déplacés pour ne pas voter CONTRE !
Et ne venez pas me seriner le couplet du "blanc heureux qui aurait le luxe de s'abstenir, parce que lui ne craint rien". Les opposants politiques sont toujours les premiers à être enfermés ou exécutés sous un régime totalitaire !


Je pense d'ailleurs que ces actes n'ont jamais été aussi politiques que cette année.
 

 

- Bon, ce coup de gueule mis à part, j'espère que chacun de nous pourra regarder vers l'avenir parce que c'est là que tout se joue.

L'avenir En Commun même. Parce que les législatives sont là.

Alors je vois ici ou là, encore une fois, une demande de grand rassemblement à gauche, au risque de la diviser (allez, c'est reparti, les méchants insoumis, encore...).

 

Mais qu'est ce que la gauche, déjà ? Et puis, sincèrement, les gens en ont marre d'être pris pour de l'eau que l'on transvaserait au rythme des accord politiques. Ils ont leurs opinions personnelles, et le moindre des respect c'est de l'accepter. Nous défendons un programme, l'Avenir En Commun, qui est LA référence en matière de transition écologique, de respect des droits de l'homme, de partage des richesses (toutes, le savoir fait partie des richesses), de paix, et de défense des principes démocratiques fondamentaux.

 

Si vous partagez ces principes, quelles que soient vos convictions personnelles, je vous garantis qu'elles seront portées vaillamment au sein de l'Assemblée Nationale. Je le garantis en tant que membre de la FI, mais aussi et surtout en tant que candidat aux législatives.
Si vous ne les partagez pas, et bien ne votez pas pour nous, c'est tout.


Parce qu'au fond, à l'heure actuelle, le principe démocratique c'est ça … non ?

 

Pour en savoir plus :

- Analyse des résultats du 2nd tour : un vote par défaut

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 09:56
Macron-Le Pen, le piège avait savamment été organisé…

Ces élections présidentielles sont conformes à la volonté de l’oligarchie politico médiatique qui a tout fait pour que le deuxième tour soit celui qui aura lieu le 7 mai. Macron-Le Pen, une affiche qui devrait consacrer le candidat du Cac40, des banques, des médias et de l’union européenne devant lequel il faudrait se prosterner au risque d’être taxés de lepénistes ou de fascistes. Toute résistance, tout refus serait un soutien direct au FN.

Les partisans de Macron vont d’injonction en injonction, accusant de diviseurs tous ceux qui ne veulent se résoudre à donner leur voix au porteur officiel du programme de régression sociale de l’union européenne.

Division ? Mais qui a organisé ce stratagème incroyable qui repose sur une 5ème république moribonde dont le caractère anti démocratique éclate au grand jour dans cette élection présidentielle, voulant contraindre de choisir entre deux candidats qui ne représentent même pas ensemble 40% du corps électoral.

 

Sources : La Sociale par Jacques Cotta

- La division, c’est le PS et la gauche bien-pensante qui l’ont organisée.

Ils n’ont de cesse d’injurier sur les « réseaux sociaux » tous ceux qui non seulement ne voteront pas Macron, mais qui même s’ils votent pour lui refusent de faire ses louanges. Après les responsables socialistes, députés, ministres, élus, après l’ancien premier ministre Valls, après Hollande lui-même, mais aussi après les Juppé, Fillon, Raffarin ou autres Madelin, après les caciques du PS ou de LR, il faudrait à tout prix dire « je vote Macron et plus, j'aime Macron ». Mais que cherchent-ils donc ? Une victoire ? Non pas seulement. Ce qui compte à leurs yeux, c’est un plébiscite pour permettre au candidat une fois élu d’appliquer sans contestation aucune le programme terrible qu’il aura évité de développer devant les français. Remise en cause toujours plus de la sécurité sociale, remise en cause aussi des retraites, remise en cause du code du travail jusqu’au bout, ubérisation de toute la société, soumission aux directives de l’union européenne, négation de ce qui reste de notre souveraineté… C’est pour tout cela entre-autres que Macron et son entourage –« gauche » et « droite » d’hier réunis- ne veulent pas qu’une seule voix ne manque. Et c’est précisément pour cela que la grande majorité des insoumis, mais aussi d’autres votants du premier tour, refuseront de se rendre aux urnes pour le second.

La division pouvait être déjouée sans difficulté. Il suffisait à ceux qui clament « vive Macron » aujourd’hui, à ceux qui proposent de « voter pour lui au deuxième tour pour le combattre ensuite », à ceux qui suggèrent de mettre toute réticence de côté car « l’ennemi, c’est Le Pen », bref il suffisait à tous ceux-là d’appeler à voter Mélenchon au premier tour pour avoir le choix au second. Voir aujourd’hui ceux-là même qui portent cette responsabilité vouloir faire la morale est à la fois pathétique et un peu énervant. Ils ont tout fait pour que le scénario soit celui-là. Monsieur Urvoas du parti socialiste, en substituant « l’équité » à « l’égalité » a interdit à Jean Luc Mélenchon, le seul à avoir fait reculer Marine Le Pen, d’être au deuxième tour. 600 000 voix manquaient. A temps d’antenne égal, Mélenchon battait Marine Le Pen ( Voir l’article de Marianne « A temps de parole égal, le deuxième tour aurait opposé Mélenchon à Fillon ». Chaque minute de parole a rapporté 668 voix au candidat de la France Insoumise, 558 à Emmanuel Macron, 517 à Marine Le Pen. Mais du 1er février au 21 avril, Mélenchon a bénéficié de 176 heures et 2 minutes de télé ou radio, Macron 245 heures et 13 minutes soit +56% et Marine Le Pen 247 heures et 22 minutes soit +58%[
1]). 


La presse écrite dans son ensemble qui a consacré plus de 8000 articles à Macron de Janvier 2015 à janvier 2017, dont les plus en vue ont troqué leur carte de presse contre celle de la morale et de la bien-pensance. Tout ce beau monde fait écho au plan machiavélique de François Hollande dont Macron a été un temps le plan B. Mais la popularité du chef de l’état en a fait son plan A, son ombre portée, son double. Ils osent tous faire la leçon alors qu’ils ont travaillé de longue date à ce scénario catastrophe. Les Poutou, Arthaud, ou autre Hamon avec des candidatures de témoignage, leur quart d’heure de gloire à la télévision, feraient mieux eux aussi de garder le silence. Tous ont chacun à leur façon organisé la division et portent donc l’entière responsabilité d’un deuxième tour de dupes, car sur le fond Macron et Le Pen ne sont pas loin l’un de l’autre.

 

 

- Un programme commun Macron Le Pen

Argument choc, il s’agirait de voter Macron car il incarnerait face à Le Pen « le moindre mal ». Mais sur le fond, Macron et Le Pen ont des positions communes, identiques. Et pour cause. Sur toutes les questions, les propositions du FN sont favorables à la finance et aux banques ; Par exemple :

  •  Le FN est partisan de la mise en coupe réglée du mouvement syndical indépendant, partisan de l’amputation du code du travail, de négociations par branches et par entreprises en lieu et place de la loi au niveau national… Comme Macron.
  • Démagogie aidant, le FN propose l’augmentation des salaires des ouvriers (salaire net) sans augmenter le salaire versé par les patrons mais en baissant les cotisations sociales prélevées sur le salaire brut. Donc, comme tous les autres candidats du « système », Le Pen propose la baisse du salaire différé, c'est-à-dire la remise en cause de la Sécurité sociale… Comme Macron.

 

Voilà pourquoi les macronistes ne disent mot du fond de la question. Le Pen et Macron sont chacun à leur manière exactement sur les mêmes objectifs. 

  • Alors que Macron vante « l’esprit entrepreneurial » et l’ambition de « devenir millionnaire », Le Pen vise à opposer les faibles aux plus faibles qu’eux pour permettre au système de perdurer. Les immigrés et la xénophobie de Le Pen trouvent là leur raison d’être. 
  • Alors que Macron annonce la couleur en renforçant la soumission de la France à l’Union Européenne, la souveraineté nationale de Le Pen a bon dos. Le FN est déjà revenu sur « la rupture avec l’UE » dont les institutions sont prêtes à avoir à son égard la même bienveillance qu’à l’égard d’Orban en Hongrie ou du PIS polonais.

 

Les macronistes privilégient l’invective contre Mélenchon et la France Insoumise à la discussion sérieuse car Marine Le Pen et Emmanuel Macron divergent sur l’emballage, mais renferment sur le fond le même contenu au compte du capital et au détriment du travail. L’un et l’autre servent les mêmes maitres. Aussi critiquer Le Pen sur le fond revient à critiquer Macron sur les mêmes questions. Voilà pourquoi Macron n’en dit mot. L’histoire de la peste et du choléra… Voilà pourquoi les deux sont affligeants, d’autant plus affligeants qu’ils sont confrontés l’un à l’autre, comme dans le débat de l’entre-deux tour, qui fait l’unanimité sur sa nullité.

 

 

- Un moindre mal ? Non, un mal absolu

Que signifie dans les faits la ligne Macron ? La soumission à l’union européenne dans laquelle s’inscrit la politique de Macron a une histoire. Comme l’indique à juste titre Raoul Marc Jennar, « jamais il n'a été possible de revenir sur une avancée néo-libérale depuis 1983. Jamais, il n'a été possible de revenir sur un traité européen ». Lorsque le peuple français a décidé de mettre un coup d’arrêt à cette politique d’abandon de souveraineté en votant Non au référendum européen de 2005, unis, PS et LR (à l’époque UMP) ont décidé un terrible déni de démocratie en trahissant le vote français et en adoptant en 2007 au congrès le texte qui deux ans plus tôt avait été rejeté. Les directives européennes s’imposent. Tous critiquent par exemple la directive sur les travailleurs détachés qui organise la concurrence déloyale entre travailleurs de différents pays de l'UE, sans pour autant que celle-ci n’ait été révisée . Aucune mesure anti sociale initiée par l'Union européenne n'a pu être contrariée.


Comme l’indique Jennar : « A-t-il été possible de revenir sur les pouvoirs exorbitants de la Commission européenne dont certains membres détiennent tout à la fois du pouvoir législatif, exécutif et judiciaire ? Jamais. A-t-il été possible de modifier les décisions européennes une fois qu'elles ont été intégrées dans le droit national ? Jamais. A-t-il été possible d'empêcher les opérations successives de démantèlement du droit du travail ? A-t-il été possible de revenir sur les reculades successives du régime des retraites ? ».
La position de Macron affirmant qu’ « il ne cédera rien » nous ramène aux années 80 dans la lignée de Margareth Thatcher ou de Ronald Reagan. Fort du soutien de l’oligarchie médiatico-politico-financière, c’est par ordonnance qu’il décidera de mettre en place les mesures dont il se réclame et qui en organisant la dislocation et la paupérisation du peuple français, la démoralisation et le désespoir de couches de plus en plus importantes, préparera l’avènement futur de Le Pen qu’il qualifie pourtant pour l’occasion de mal total.

 

 

- L’argument du fascisme

L’argument ultime qui devrait faire accepter le programme de liquidation de Macron est celui du fascisme. Si en effet le danger fasciste menaçait avec Le Pen, il n’y aurait pas d’hésitation possible. Le vote Macron, comme le vote pour n’importe quel autre candidat se réclamant de la démocratie, s’imposerait pour sauver les libertés démocratiques, éviter la dictature. Encore faudrait-il pour être efficace que la politique suivie ne féconde pas à nouveau et avec force le ventre d’où sort la bête immonde. Que la rupture des solidarités et des protections, que la liquidation du bien commun ne jettent pas plus encore dans les bras du FN des bataillons de démoralisés.

Mais le caractère réel du FN assez rebutant tel quel nécessite-il d’en rajouter avec une caractérisation de fascisme pour le moins discutable.

Le fascisme est une forme de domination du capital qui dans une situation extrême a besoin de détruire physiquement les organisations ouvrières, les syndicats, les associations, les partis, les militants. Lorsque la bourgeoisie ne parvient plus à désamorcer les contradictions explosives de la société, ce sont les bandes armées qui doivent assurer l’essentiel, la centralisation du pouvoir d’état, la destruction des conquêtes ouvrières, la liquidation des organisations ouvrières et démocratiques, l’anéantissement des syndicats, des associations, des partis. Pour exister, pour durer, pour remplir son rôle, un mouvement fasciste doit de plus obtenir le soutien actif d’une partie significative du capital. Il lui faut avant de prendre le pouvoir avoir fait la preuve de l’efficacité de ses bandes armées, de ses milices organisées. Il faut à un mouvement fasciste avoir testé son efficacité dans des épreuves de force contre le monde salarié, contre le monde ouvrier.


Aujourd’hui, la bourgeoisie se trouve fort bien servie par les Hollande et consorts, par le PS ou les LR. Et dans les manifestations du premier mai, ce ne sont pas les chemises brunes qui dominent. Ce constat ne rend pas le FN plus agréable. Son idéologie demeure nauséabonde et la vie dans les villes qu’il dirige des plus inconfortable. Mais cela n’en fait pas pour autant un parti fasciste.

Ce n’est évidemment pas sur une analyse sérieuse que les macronistes qualifient de fasciste le front national. Il s’appuie sur des questions sociétales, sur son racisme, sur sa xénophobie. Mais cela ne fait pas un parti fasciste. Ou alors il faut élargir la liste aux LR, à Fillon, à la manif pour tous, à tout ce qui est particulièrement réactionnaire sur la question des différences, de la vie commune, des mœurs. Non, le front national n’a pas besoin d’être qualifié de fasciste pour être rejeté. Il est un parti semblable au PIS polonais, et madame Le Pen est plus proche du hongrois Orban que de Mussolini. Une fois encore, cela suffit pour un rejet franc et massif. Nul besoin d’en rajouter pour les besoins de la cause.

 

 

- Une seule conclusion

Les diviseurs, les responsables de la situation sont donc clairement ceux-là mêmes qui accusent à longueur de colonnes ou de messages les citoyens qui refusent la politique ultra libérale que veut imposer Macron.


Quel que soit le résultat du deuxième tour, la crise politique, conséquence des institutions anti démocratiques de la 5ème république, va prendre un nouvel élan. C’est cela qui compte. Les élections législatives censées donner une majorité au parlement risquent fort de mener le système à une impasse. D’autant que la décision de ne voter ni pour l’un, ni pour l’autre au deuxième tour est combattante, dans la perspective de concrétiser aux législatives le rejet du système et de ses candidats, Macron et Le Pen, en votant notamment pour les candidats de la France Insoumise.


En attendant donc, sur le simple terrain électoral, Marine Le Pen dont le programme veut opposer les faibles aux plus faibles pour assurer les intérêts du capital ne peut trouver aucun appui de quiconque est attaché aux intérêts du plus grand nombre, des travailleurs, des retraités, des jeunes. Emmanuel Macron, s’il est élu, veut gouverner tout de suite par ordonnance pour faire passer le plus vite possible ses mesures de misère sociale en comptant sur l’anesthésie estivale des français. Il sera sans doute élu. Il veut un plébiscite, et donc que pas une voix ne manque.

 

C’est précisément pourquoi son score, le plus étriqué possible, avec un nombre de bulletins blancs ou d’abstentions le plus élevé possible, pourrait être une première réponse au programme qu’il se propose de mettre en œuvre.

 

Note :

[1] Présidentielle : à temps de parole égal, le second tour aurait pu opposer... Mélenchon à Macron

 

Pour en savoir plus :

- Législatives : finalement, Valls pourra être investi par En Marche! sans quitter le PS

- Législatives: Macron renonce à exiger de ses candidats qu’ils quittent leur parti

- Le PS passe à la trappe plusieurs propositions phares de Benoît Hamon dans sa "plateforme législative"

- 100 ans de trahisons socialiste (des origines à nos jours)

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 09:05
Analyse des résultats du 1er tour : Le peuple a parlé

Les résultats du 1er tour dessinent quatre blocs politiques sans que se dégage une quelconque majorité politique cohérente en vue du second tour. Macron et Le Pen ne totalisent que 45 % des suffrages exprimés au 1er tour, et à peine 35 % des inscrits sur les listes électorales, soit près de 10 points de moins que Hollande et Sarkozy à l'issue du 1er tour en 2012. 65 % des citoyens ne sont donc pas représentés de fait au second tour. Et près de 80 % des électeurs n'auront pas voté au 1er tour pour le candidat qui concentrera l'essentiel des pouvoirs quand il sera élu. S'approfondit ainsi le déni démocratique que représente la monarchie présidentielle de la Ve République.

 

Sources : L'Heure du Peuple par Matthias Tavel et Laurent Maffeïs le 26 avril 2017

- 22 % d'abstention

L'indécision supposée des citoyens ne les a pas empêchés de se déplacer massivement (78 % de participation), en tout cas plus que ne le croyaient les sondages. L'abstention augmente toutefois en continu depuis la présidentielle de 2007 (16 %) pour atteindre en 2017 son troisième niveau le plus élevé de la Ve République. Autre symptôme d'une crise politique multi-facettes, les bulletins blancs et nuls atteignent leur niveau le plus élevé depuis 2002, à 2,6 % des votants. Cette progression latente connait une exception localisée dans les quartiers les plus riches et conservateurs où l'abstention recule par rapport à 2012, parfois fortement comme dans l'Ouest parisien, signe apparent d'un sursaut isolé en faveur de François Fillon. En dehors de ces exceptions, les écarts de participation entre les quartiers riches et les quartiers populaires tendent à se resserrer au profit de ces derniers, signe de la mobilisation d'abstentionnistes notamment permise par la campagne de la France insoumise.

 

 

- Les partis de la Ve Républiques balayés

Les partis piliers de la Ve République que sont le PS et LR ont été balayés par les électeurs. La droite LR connait l’humiliation d’être éliminée dès le premier tour d’une présidentielle pour la première fois dans l’histoire de la Ve République. Quant au PS, il obtient avec Benoît Hamon et 6,3% un résultat aussi insignifiant que son ancêtre SFIO en 1969 avec Gaston Defferre. Benoît Hamon voit son score divisé par cinq par rapport à celui du PS en 2012. Il arrive seulement quatrième dans sa circonscription. Le PS arrive même en tête dans moins de communes que Jean Lassalle.

 

Le score cumulé du PS et de LR, en voix comme en pourcentage des inscrits, est divisé par deux par rapport à 2012 : 9,5 millions de voix contre 20 millions en 2012. Il ne représente qu’un électeur sur quatre s’étant exprimés contre un sur deux en 2012. Pire, seuls 19,98% des électeurs inscrits ont fait le choix d’un de ces deux partis, c’est-à-dire que quatre électeurs sur cinq leur ont tourné le dos. Et cette double débâcle est très homogène territorialement puisqu’aucun de ces deux partis n’arrive en tête dans 30 000 des 36 000 communes que comptent le pays malgré leur très grand nombre d’élus locaux.

 

 

- Macron, fragile cache-misère

Que les principaux leaders du PS et LR aient cherché à s’accrocher à la bouée Macron dès 20h dimanche 23 avril ne doit pas faire illusion. Car le vote Macron est un canot de sauvetage bien frêle pour les tenants du système et des traités européens. En effet, le cumul des scores LR, PS et Macron est très loin du total UMP, PS, Bayrou de 2012 et même inférieur au seul total UMP-PS. Cette « grande coalition » en gestation rassemble 18 millions de voix contre 23 en 2012, 50% des suffrages exprimés contre 65%, et 38% seulement des électeurs inscrits contre un sur deux en 2012. La qualification pour le second tour du champion de la caste ne doit pas faire oublier que la base sociale et politique de « la seule politique possible » s’est considérablement rétrécie.

 

 

- Le Pen échoue à arriver en tête

Les sondages avaient annoncé pendant des mois que Marine Le Pen serait en tête de l'élection avec des scores frisant les 30 % selon certains instituts, comme le FN l'avait été aux européennes de 2014 et aux régionales de 2015. Avec 21 % des suffrages exprimés, le FN voit ainsi sa progression atténuée par la participation civique, loin de ses scores de 25 % aux européennes et 28 % aux régionales, deux scrutins à forte abstention. Le FN progresse néanmoins de 850 000 voix par rapport à son record du second tour des élections régionales.

 

Bien qu'il consolide son avance dans le Nord, l'Est et le Sud-Est de la France et qu'il s'ancre dans les territoires ruraux et péri-urbains, son avance est fortement contestée par la France insoumise. Ainsi, au niveau national, Jean-Luc Mélenchon a vu son écart avec Le Pen réduit des trois-quarts par rapport à 2012 (de 7 points à moins de 2 points cette année et de 2,4 millions de voix à 620 000). Dans des départements populaires comme le Pas de Calais, le Nord et les Bouches du Rhône, Jean-Luc Mélenchon passe ainsi devant Emmanuel Macron et représente la principale force capable d'affronter le FN. Dans les Bouches-du-Rhône, Jean-Luc Mélenchon progresse même deux fois plus vite que le FN par rapport à 2012, au point d'arriver en tête à Marseille, où le FN était pourtant la 1ère force politique lors des régionales de 2015. Une forme de reconquête civique est ainsi engagée face à l'extrême droite grâce au vote pour la France insoumise. En Seine Saint Denis, la progression du FN est même totalement stoppée puisque Marine Le Pen y fait exactement le même score qu'en 2012 (13,5 %) tandis que Jean-Luc Mélenchon double son score en passant de 17 à 34 %.

 

 

- Une percée spectaculaire de la France insoumise

Le résultat de Jean-Luc Mélenchon montre une progression historique, avec un quasi-doublement de son score par rapport à 2012. C’est évidemment la progression la plus importante de tous les candidats, loin devant celle de Marine Le Pen par exemple. Jean-Luc Mélenchon obtient ainsi près de 20% des suffrages (19,6% exactement), en hausse de 8,5 points par rapport à 2015. Il dépasse les 7 millions de voix obtenues, soit trois millions de plus qu’en 2012. Au total, Jean-Luc Mélenchon rate la qualification pour le deuxième tour de seulement 1,72 points et 620 000 voix soit environ 10 voix par bureau de vote.

 

Jean-Luc Mélenchon arrive en tête dans 7 départements, quatre outre-mer (Saint-Pierre et Miquelon (35,5%), Martinique (27%), Guyane (25%), Réunion (24,5%)) et trois en métropole (Seine-Saint-Denis (34%), Ariège (27%), Dordogne (23%)) contre aucun en 2012. Au total, il dépasse les 20% des suffrages exprimés dans 40 départements du pays. Dans les Outre-mer, la progression est particulièrement spectaculaire puisqu’en 2012, Jean-Luc Mélenchon ne dépassait pas les 8% des suffrages exprimés hormis à Saint-Pierre et Miquelon (15% à l’époque).

 

Le candidat de la France insoumise arrive en tête dans 3 465 communes dans toute la France, des communes au profil très divers. C’est le cas dans plusieurs des principales villes du pays. Il est ainsi premier à Montpellier (31,5%), Lille (29,9%), Le Havre (29,8%), Toulouse (29,2%), Grenoble (28,9%) Avignon (28%), Saint-Etienne (25%) Marseille (25%) ou Nîmes (24%). Même là où il n’est pas en tête, la progression est très forte comme à Nice (+8 points à 17%), Le Mans (+9 points à 22%) Brest (+10 points à 23%) ou Bordeaux et Lyon (+11 points à 23%), La Rochelle (+11,7 points à 24,33%).

 

Mais il obtient aussi des résultats excellents dans plusieurs villes populaires de la banlieue parisienne (Gennevilliers avec 47%, La Courneuve 44%, Montreuil 40%...) ou de l’agglomération lilloise (Roubaix 36%, Tourcoing et Villeneuve d’Ascq 28%) par exemple. Il est également premier à Evry (35%) fief de l’ancien Premier ministre Manuel Valls qui avait appelé à voter pour Emmanuel Macron. Autre symbole, Jean-Luc Mélenchon vire aussi en tête à Notre-Dame des Landes, lieu du projet d’aéroport contesté près de Nantes, où il obtient 30% des voix contre seulement 15% et la quatrième place en 2012.

 

Mais Jean-Luc Mélenchon décroche aussi la première place, parfois avec des scores dépassant les 65%, dans un chapelet de communes rurales et montagnardes allant de l’Ariège aux Hautes-Alpes en passant par l’Aude, le Haut-Languedoc, les Cévennes, l’Ardèche, la Drôme et les Alpes de Haute-Provence, preuve d’un électorat aux multiples facettes.

 

D’un point de vue sociologique, les enquêtes d’opinion montrent également à la fois un renforcement et un élargissement très fort du vote pour Jean-Luc Mélenchon. Il arrive en tête chez les jeunes avec environ 30% des voix chez les 18-24 ans soit le double de 2012 où il était à égalité avec Marine Le Pen et derrière Nicolas Sarkozy et François Hollande. Même score et même configuration chez les chômeurs. Il obtient également entre 22 et 24% des voix des employés et ouvriers

 

 

 

- Des insoumis au 2e tour des législatives dans 78% des circonscriptions ?

Dans 451 des 577 circonscriptions législatives, Jean-Luc Mélenchon dépasse le seuil de 12,5% des électeurs inscrits. Or, aux élections législatives, ce seuil permet de se qualifier pour le deuxième tour quel que soit son ordre d’arrivée au premier tour, le cas échéant en triangulaires ou quadrangulaires. Bien sûr, la différence de participation entre la présidentielle et les législatives rend cette projection difficile. Mais nul ne doute que les insoumis y trouveront des raisons d’axer leur campagne sur la mobilisation des électeurs Mélenchon en vue du scrutin du 11 juin, notamment dans les 67 circonscriptions où Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête le 23 avril.

 

Pour en savoir plus :

- Face au FN, Jean-Luc Mélenchon (aussi) a raison

- RECIT FRANCEINFO. Présidentielle : comment Jean-Luc Mélenchon a (presque) réussi son pari

- Mélenchon en force : La révolution démocra8que a commencé !

- Jean-Luc Mélenchon a rebattu les cartes du vote populaire

- La démocratie Francaise à l’agonie

 

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 00:33
Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)

- On a remis des chaises à Villeneuve les Salines !

Malgré un match de foot, et le débat télévisé du second tour.....
Plus de 100 personnes se sont retrouvées à Villeneuve-les-Salines, le 3 mai, pour participer à la réunion de lancement de la campagne des élections législatives sur la 1ére circonscription de Charente Maritime.
- une vingtaine de personnes nouvelles qui rejoignent l'équipe de campagne ;
- un groupe d'appui à la France insoumise en cours de création sur Beauregard-Lafond.... mais aussi à Esnandes après celui de Saint Xandre la semaine précédente.

 

 

- La déception n'aura pas duré longtemps pour les insoumis rochelais !

Avec 24,33% à La Rochelle ; 22,16% à Nieul-sur-Mer ; 20,91% à Perigny ; 22,81% à Puilboreau ; 20,65% à Saint-Xandre ; 22,73% à Esnandes... il n'y avait pas matière a être abattus bien longtemps !

 

Sur La Rochelle les quartiers populaires de Laleu, La Pallice, Port-Neuf et Mireuil ou Tasdon (33.89% et 26,62%), Bongraine (33.53%) et Villeneuve-les-Salines ont propulsé JLM en tête des candidats.

 

Cela constitue un événement politique local de première grandeur, Jean-Luc Mélenchon totalisant 9149 voix et 24,3% dans la commune de La Rochelle toute entière, en deuxième position, à 1789 voix et moins de 5% de Macron.

 

 

- La dynamique est de notre côté et doit permettre de rassembler large !

Ainsi, c'est devant une assemblée attentive, mais aussi motivée, participative et après une introduction d'Yhlem DEKKICHE (candidate SUPPLÉANTE) que Cédric RUFFIÉ (candidat TITULAIRE à la députation) a :

- conforté les insoumis au travers d'une vision positive du résultat des élections présidentielles qui, si elle ne n'ont pas permis d'accéder au second tour constitue un succès avec 19,6% et 7 millions de voies ;

- démontré en quoi la France insoumise est déjà, peut importe l'issue des élections présidentielles, la seule force en capacité de constituer un pôle de résistance politique de masse à Macron ;

- rappelé l'appel de la France insoumise à n'accorder aucune voie au FN tout en laissant les électeurs libre de leur choix dans les autres options à leur disposition ;

- exposé que dans 451 des 577 circonscriptions législatives, Jean-Luc Mélenchon dépasse le seuil de 12,5% des électeurs inscrits. Or, aux élections législatives, ce seuil permet de se qualifier pour le deuxième tour quel que soit son ordre d’arrivée au premier tour, le cas échéant en triangulaires ou quadrangulaires et ainsi, mettre le futur gouvernement en échec en imposant une cohabitation ;

- développé sa conception de son rôle de député au service des citoyens dénonçant le travail des lobbies au service des intérêts particuliers... il sera a service de l'intérêt général ;

- renouvelé son engagement au service de l'AVENIR EN COMMUN, le programme de la France insoumise pour les présidentielles et appelé celles et ceux qui, au premier tour des présidentielles ont voté L'AVENIR EN COMMUM, à poursuivre le combat avec nous à l'occasion des législatives ;

- présenté des dossiers locaux qui devraient recevoir le soutien de l'élu des citoyens avant d'être un élu de la République (comme par exemple la question de la protection des riverains face aux risques industriels, de la pollution), exhorté Jean François Fountaine (président de la CDA de la Rochelle) a engager un vaste débat public sur l'eau potable : gestion privée ou régie publique ?...... ;

- affirmé qu'entre servir les intérêts des industriels ou ceux des populations sont choix est fait, ce sera celui des populations ;

- démontré comment il concevait son rôle au service de la défense des travailleurs et en premier lieu de l'abrogation de la Loi El Khomri ;

- il a en sus fustigé (tout en reconnaissant le travail positif qu'il a entrepris pour la cause animale ou le droit de mourir dans la dignité) le bilan du député de la circonscription O. Falorni qui n'ayant de gauche que le nom, a quasiment voté tous les textes présentés par Hollande (CICE, les différentes loi de finance, le texte d'étranglement de la Grèce, les réformes de la retraite ou ferroviaire.... et laissé passer la Loi travail en ne votant pas la censure.....

- il a confirmé son engagement au service d'une VIe république faisant de l'exemplarité, de la probité des éléments incontournables de son mandat...

 

Poursuivant l'exposé des motivations de son engagement citoyen au service de l'intérêt général il a invité les personnes présentes à un travail en atelier pour définir les priorités de la campagne et formuler des propositions d'actions.

 

Le tout s'est terminé dans la convivialité et la bonne humeur chère aux insoumis !

On ne lâche rien !

Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
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Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)

 

-  Introduction d'Yhlem DEKKICHE (candidate SUPPLÉANTE) puis la parole est laissée à Cédric RUFFIÉ (candidat TITULAIRE à la députation)

Succès du lancement de la campagne des législatives 2017 pour les insoumis de la 1ére circ. (La Rochelle et Ré)
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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 00:31

- Appel de la coordination rochelaise de la France Insoumise

Le 1er mai 2017 des insoumis rochelais ! Rassemblement et combativité !

-600, 1000 manifestants pour ce 1er mai rochelais !
" Non au Front National ", " Résistance ", " On lâche rien "....
Incontestablement, un grand mouvement politique de masse est en train de se construire pour s'opposer au FN, porter les exigences sociales avec L'AVENIR en COMMUN et partir à la conquête du pouvoir à l'occasion des législatives !

Le 1er mai 2017 des insoumis rochelais ! Rassemblement et combativité !
Le 1er mai 2017 des insoumis rochelais ! Rassemblement et combativité !
Le 1er mai 2017 des insoumis rochelais ! Rassemblement et combativité !
Le 1er mai 2017 des insoumis rochelais ! Rassemblement et combativité !
Le 1er mai 2017 des insoumis rochelais ! Rassemblement et combativité !
Le 1er mai 2017 des insoumis rochelais ! Rassemblement et combativité !
Le 1er mai 2017 des insoumis rochelais ! Rassemblement et combativité !
Le 1er mai 2017 des insoumis rochelais ! Rassemblement et combativité !
Le 1er mai 2017 des insoumis rochelais ! Rassemblement et combativité !
Le 1er mai 2017 des insoumis rochelais ! Rassemblement et combativité !
Le 1er mai 2017 des insoumis rochelais ! Rassemblement et combativité !
Le 1er mai 2017 des insoumis rochelais ! Rassemblement et combativité !
Le 1er mai 2017 des insoumis rochelais ! Rassemblement et combativité !
Le 1er mai 2017 des insoumis rochelais ! Rassemblement et combativité !
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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 14:12
Roger Martelli : « La Gauche est vivante – Une analyse à chaud »

Les résultats sont tombés, sans grande surprise. Marine Le Pen et Emmanuel Macron s’affronteront au second tour. Mais le résultat de Jean-Luc Mélenchon ouvre une nouvelle page dans l’histoire de la gauche : premières analyses.

 

Sources : Regards.fr par Roger Martelli, 23 avril 2017

 

Des analyses plus fines seront proposées une fois entrées les données locales du vote. Les réflexions qui suivent restent donc très générales. Elles s’appuient sur les seules estimations fournies par les instituts de sondage et les résultats partiels fournis par le ministère de l’Intérieur (à minuit).

  • 1. La gauche était annoncée en déroute et la droite piaffait, persuadée qu’elle tirerait les marrons du feu. Le résultat est plus complexe qu’elle ne l’entendait. Si l’on additionne les voix d’Arthaud, d’Hamon, de Mélenchon et de Poutou, on obtient tout juste 27,3 % contre 48,6 % pour la droite. Mais si l’on tient compte qu’une part des voix de Macron provient de la gauche [1], on se trouve plutôt dans un rapport autour de 42-58 %.

 

  • 2. Avec un score qui tourne autour de 22%, Marine Le Pen améliore son score présidentiel précédent de 4% et celui de son père (2007) de 10%. Le Front national poursuit donc sa progression continue dans l’espace électoral national. Mais son résultat apparaîtra décevant, par rapport aux sondages de début de campagne qui la situaient autour de 27% et par rapport aux consultations territoriales précédentes, théoriquement moins porteuses pour le Front : les départementales (25,2%) et surtout les régionales (27,3%).

 

La présidente du FN escomptait sur un conflit direct avec l’exécutif socialiste. Elle a dû compter avec une concurrence à droite plutôt radicalisée. Quant à son discours « social », il s’est heurté à une gauche plus nettement repositionnée à gauche qu’elle ne le pensait.

 

  • 3. Le score le plus significatif est celui de la gauche. Il marque un bouleversement historique. Comme l’annonçaient les sondages, le candidat du Parti socialiste n’a pu échapper à la tenaille qui l’enserrait entre l’approfondissement du recentrage, bien engagé par le tandem Hollande-Valls et renouvelé par Macron, et le désir de rupture porté par Mélenchon. L’électorat de Hollande 2012 s’est donc fractionné, la moitié semblant choisir Macron (par conviction ou comme moindre mal face à la droite), un quart Mélenchon et un petit cinquième à peine se reportant sur Hamon.

 

La primaire de la « Belle alliance populaire » devait sauver le PS, avec la bénédiction de la gauche tout entière. Elle n’a fait, au bout du compte, que précipiter la débâcle socialiste. Voilà le PS ramené quasiment au score désastreux de Defferre en 1969 (5% à l’époque). On se rappelle que la déroute contraignit les socialistes à une réorganisation complète, sous l’égide de Mitterrand (Épinay, 1971). Presque cinquante ans plus tard, tout est à recommencer. Le PS d’Épinay, comme cela était prévu, est mort, achevé par un quinquennat désastreux…

 

  • 4. Puisque nous en sommes aux comparaisons historiques, notons que le score de Mélenchon n’est pas si loin… de celui du communiste Duclos en 1969 (21,4%). En ce temps-là, le ton à gauche était donné par la gauche de gauche. Le PS mitterrandien avait mis fin à une longue phase concrétisée à la Libération. Jean-Luc Mélenchon, pour la première fois depuis bien longtemps pourrait avoir aidé à remettre les pendules à l’heure.

 

En 2007, la gauche de gauche avait raté l’opportunité de relance et de refondation qu’annonçait la dynamique campagne de 2005 contre le projet de traité constitutionnel européen. Le souffle de 2005 s’est à nouveau levé dans cette campagne électorale et le résultat, remarquable, s’est fait sentir.

 

  • 5. Mélenchon gagne huit points sur la précédente consultation. Il fait à lui seul mieux que toute la gauche de gauche depuis 1981. Il le doit à son engagement, à sa capacité à conjuguer l’universalité de son discours (un classique de la gauche française…) et la singularité de son souffle et de ses mots. À la limite, peu importe la manière dont il énonce sa cohérence. Il est sensible à la notion de populisme de gauche et se méfie d’une référence à la gauche que l’histoire récente a discrédité aux yeux de beaucoup. Mais dans la pratique, il redonne à la gauche son dynamisme, son souffle et l’expression ouverte de ses valeurs. Ce constat n’invalide aucune critique, fût-elle fondamentale, sur tel ou tel point, de son discours ou de ses propositions.

 

Mais il est impossible de ne pas reconnaitre qu’il a fait que ces valeurs et ce souffle ont « parlé », au sens propre du terme, à des fractions de la population qui n’y croyaient plus et à une jeunesse qui ne les avait jamais entendus à ce point. Ce tableau[2], utilisant des données de l’IFOP, montre la progression spectaculaire du leader de la France insoumise, chez les plus jeunes et dans les catégories les plus modestes.

 

  • 6. Des analyses plus fouillées doivent chercher à comprendre ce que fut le succès de cette campagne inédite, au-delà de ce que l’on connut en 2002. On retiendra ici un seul aspect : comme Macron, Mélenchon a bénéficié d’une campagne entamée et conduite en dehors du cadre partisan traditionnel. Dans une élection où la forte participation électorale n’implique pas, bien au contraire, la satisfaction sur l’état de « l’offre politique », cette dimension n’est pas sans importance. Les enquêtes citées de l’IFOP suggèrent ainsi que les trois quarts de ceux qui se disent « sans sympathie partisane » se répartissent à part égale entre Mélenchon, Macron et Le Pen.

 

  • 7. Dans deux semaines, il faudra, hélas et sans hésitation, donner un nouveau coup d’arrêt à l’expansion – ralentie mais ininterrompue – du Front national. Il eût mieux valu le faire en votant à nouveau pour Mélenchon. Mais il n’y a nulle amertume à avoir. Le score obtenu ce dimanche est remarquable. Il dit, tout simplement, qu’il n’est pas vrai que la gauche est morte. Il dit aussi que la gauche n’a de dynamisme véritable (celui de la campagne Mélenchon l’a montré par une progression fulgurante) que quand cette gauche est bien à gauche.

 

Mais si la gauche est bien là, ses formes ne sont plus à la hauteur, en tout cas celles que le XXe siècle lui a données et qui ont été dominées par le tête-à-tête du PC et du PS. Beaucoup sont à gauche, ont envie de le vivre et de le dire, mais ne trouvent pas les structures modernes et souples, les pratiques, les mots et les signes qui correspondent à la double nécessité d’être un individu autonome et solidaire de tous les autres.

 

Une fois passé la redoutable séquence électorale, il sera plus que temps de s’atteler à la refondation désormais inévitable.

 

Notes

[1] À titre d’hypothèse, on a retenu ici la ventilation des électorats de 2012 retenue par le dernier sondage de l’IFOP (21 avril).

[2] http://www.regards.fr/IMG/png/presi...

 

Pour en savoir plus :

- RECIT FRANCEINFO. Présidentielle : comment Jean-Luc Mélenchon a (presque) réussi son pari

- Mélenchon en force : La révolution démocra8que a commencé !

- Jean-Luc Mélenchon a rebattu les cartes du vote populaire
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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 07:55
France, bilan du 1er tour : place à la bataille des idées !

Un tremblement de terre politique. Après les Etats-Unis, la France, et puis ? Fin du bipartisme, émergence de nouvelles forces politiques, recomposition ? Une chose est certaine : le verrou PS a sauté. On ne peut pas impunément annoncer que son ennemi est la finance et puis servir docilement cette même finance. Trop, c’est trop ! Et maintenant, comment continuer ? Comment éviter que « tout change pour que rien ne change » ?

 

- Le PS a bien vendu son Plan B

La déconfiture de Hamon (6% !) n’a rien d'imprévu. C'est la chronique d'une mort annoncée, qui avait déjà eu lieu, en Grèce, puis en Espagne. Trois signes montraient que le PS préparait son Plan B : d'abord, l'annonce tardive et inédite du retrait de François Hollande en raison de son impopularité, puis la division irréconciliable des deux courants majoritaires dans les Primaires socialistes et enfin le soutien à Macron de l'aile droite du PS.  

 

Il serait naïf de croire qu'une force au pouvoir comme le PS aurait laissé si facilement la voie libre au FN et aux Républicains (ex-UMP) en recherche d'une stratégie de marketing capable de faire oublier les casseroles de Sarkozy.

 

Face à cette chute imminente du PS, après avoir trahi son propre électorat et ses valeurs, le mouvement En Marche, lancé par Emmanuel Macron début 2016 était la solution idéale pour amortir le coup.

 

 

- Le Sud montre le chemin

Une des leçons pour les forces progressistes européennes : abandonner tout complexe de supériorité, toute prétention à être un modèle universel. Elles ont tant à apprendre des expériences des peuples du Sud pour résister au FMI dans les années 1990 et 2000. Ces peuples se sont mis en mouvement (oserait-on dire « en marche » ?) avec une soif de justice et une urgence de vie ou mort. Parce que l'oppression du système capitaliste y est très marquée, sacrifiant l'avenir de millions d'êtres humains, détruisant l'environnement sans lequel nous ne pourrions survivre.

 

Un rappel. C’est en Espagne que, pour la première fois depuis très longtemps, la possibilité d'une alternative progressiste à l'échelle européenne s’est affirmée avec le phénomène Podemos (lancé début 2014). Podemos n'était pas, comme on l'a dit, la traduction politique du mouvement des Indignés. En fait, l’occupation des places publiques avait apporté un message de rupture : « No nos representan » (Ils ne nous représentent pas). Ce rejet de la caste politique faisait écho au « Que se vayan todos » (Qu’ils s’en aillent tous !) des Argentins dans la crise de 2000-2001. Un rejet très présent aussi dans les révoltes arabes, à Tunis, au Caire, mais aussi au Bahreïn et au Yémen : « Dégage ! ».

 

 

- Limites du « dégagisme »

Mais les années 2011-2013 ont démontré que les forces sociales de la rue avaient aussi besoin d'une expression politique concrète face à la profonde crise des institutions et des valeurs. En Espagne, on a commencé par remettre en cause le récit officiel de la transition démocratique après quarante années de dictature franquiste. Une force citoyenne nouvelle, le « Frente Civico », a commencé à critiquer ouvertement le « régime de 78 ». Créant ainsi les conditions pour un débat sans tabous qui a politisé de larges couches de la société, trop longtemps abandonnées au défaitisme.


A présent, l'arrogance des dominants devenait flagrante. Le peuple allait pouvoir exprimer son ras-le-bol. Soit en adhérant à une fausse contestation du système, soit en faisant avancer les visions progressistes. La situation devenait propice au large débat des idées. Les positions sectaires apparaissaient contraires au bon sens et à l’intérêt humain général.

 

 

- Audace des Révolutions citoyennes

En Espagne, Podemos a donc été à la fois l’expression politique de luttes sectorielles pour défendre le droit à la santé, à l'éducation ou le logement et à la fois la mise en branle de larges couches de la société en recherche d'une voie radicale.

 

La France a une histoire différente et une tradition républicaine. Il y a cependant des points communs. Comme en Espagne, la fin de législature PS avait été marquée par une large prise de conscience sur les limites et les trahisons par rapport à son programme. Cela a favorisé l'apparition d'un mouvement de contestation dans les grandes villes : « Nuit Debout », aux méthodes et revendications très proches des Indignés.

 

Mais en France cette expression populaire s’est développée dans un contexte différent : d'abord, avec la force motrice du syndicalisme de combat de la CGT, le mouvement contre la loi El Khomri a relancé une forte conscience politique pour la défense des droits des travailleurs. Ensuite, contrairement à l'Espagne de 2011, la force dirigée par Jean-Luc Mélenchon a pu compter sur son expérience des élections précédentes. Elle a réussi à construire une campagne basée à la fois sur les réseaux sociaux et sur une éducation populaire sur le terrain.

 

Mélenchon est passé à deux doigts de la victoire au premier tour en présentant un programme cohérent et radical, en élevant le niveau de conscience de ses électeurs et en développant leur maturité politique. Partager et chercher ensemble les voies d’émancipation n’est pas une politique « populiste » mais une forme de démocratie participative. Rien à voir avec une démocratie formelle où l’électeur a juste le droit de noircir une case de bulletin de vote après avoir subi un médiatique lavage de cerveau.

 

 

- Les médias, barrage du système

Fallait-il encore le prouver ? Cette élection a démontré le rôle stratégique des médias dans notre société. En une année à peine, une presse aux mains des milliardaires a fabriqué de toutes pièces le candidat des milliardaires. L’homme providentiel, le sauveur de la France, la marionnette de Hollande mais surtout de la banque Rothschild et du CAC 40. L’homme qui annonce sans vergogne son vrai programme : « Mieux vaut être payé 3,5 euros de l’heure par Uber que dealer de la drogue ».

 

La même presse a, au dernier moment, saboté Mélenchon avec une campagne massive et hystérique : « : Mélenchon le délirant projet du Chavez français  », « Maximilien Ilitch Mélenchon », « Castro, Chavez... Mélenchon, l'apôtre des dictateurs révolutionnaires sud-américains », « Hollande : Mélenchon est un dictateur, pas undémocrate. Voter Mélenchon, c'est voter Chavez », « Le coup de masse fiscal sans précédent de Mélenchon », «Le programme de Mélenchon : un big bang social d'un autre temps », « Mélenchon ou la paix du... Kremlin »... Toute alternative doit être diabolisée, il faut tuer l’espoir.

 

Il n’y aura pas de Justice sociale sans véritable démocratie, mais il n’y aura pas de véritable démocratie tant que les citoyens ne seront pas correctement informés. Des sites comme Investig’Action, Le Grand Soir et d’autres se sont donné pour mission cette bataille de l’info : face aux médias de l’argent, les médias des gens. Nous nous battons pour apporter les infos cachées, pour détecter les causes des guerres et autres pillages, pour décoder les discours politiques fabriqués par des spécialistes du marketing. Ce ne sera possible qu’avec votre participation et votre soutien.

 

 

- L'heure est au débat d'idées

Face au déni de démocratie que représente le monopole des médias, si on veut vraiment lutter contre les idées d'extrême droite, il est urgent de construire un vrai débat d'idées. Pour cela, il faut combattre le sectarisme. Trop souvent en France, on débat seulement avec ceux avec qui on est plus ou moins d’accord. Trop souvent, on diabolise, par exemple, des courants radicaux qui dénoncent les guerres. Mélenchon s’est courageusement opposé aux guerres de l’Otan. Mais combien encore, dans une gauche qui le soutient et se veut radicale, refusent de questionner les médiamensonges de l’Otan ? Combien approuvent ses guerres ou, à tout le moins, ne s’y opposent pas et refusent même d’en discuter ? Combien ont refusé de défendre Chavez en prétextant qu’il valait mieux ne pas trop affronter le courant médiatique ?

 

Ce refus de solidarité avec les peuples agressés, cachés sous divers prétextes, ce refus fait le jeu des puissances qu’on prétend combattre. Comment peut-on à la fois réclamer plus d’argent pour le social et laisser filer tout cet argent dans des bombardiers, des missiles et des porte-avions ? Comment peut-on combattre ici les multinationales qui appauvrissent les travailleurs et laisser ces mêmes multinationales agresser là-bas des peuples qui leur résistent ?

 

La lutte pour la paix et pour la solidarité internationale, ce n’est pas un supplément secondaire ou trop risqué dans la lutte pour défendre le peuple français. C’est la même guerre ici et là. Ce sont les mêmes multinationales qui dressent les travailleurs et les peuples les uns contre les autres à coups de médiamensonges pour fabriquer la peur. La peur est un instrument décisif pour diviser et affaiblir ceux qui sont exploités.

 

Il ne faut pas craindre de lancer le débat sur les guerres, sur Israël, sur le terrorisme. Quand le peuple français découvrira combien il a été manipulé, comment on a utilisé ses impôts pour commettre des crimes contre l’humanité, cette colère s’ajoutera à celle qui existe et renforcera le combat du troisième tour social.

 

Car ce faux choix entre un banquier et une raciste n’est pas la fin de l’Histoire, c’est seulement un épisode de plus pour égarer les révoltes. Le débat des idées, sans tabou, sans peur et sans sectarisme, est une arme décisive pour préparer la bataille qui vient.

 

Pour en savoir plus :

- Il ne suffit pas de « faire barrage » au FN, il faut lutter contre l’origine du mal. Par Jacques-Marie Bourget, Gérard Mordillat, Bertrand Rothé et Kevin Victoire

- Face au Front National: réponse aux pompiers pyromanes qui ont voté Macron

- Ne simplifions pas le dilemme.

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Published by La Rochelle à gauche par les actes - dans Politique Elections présidentielles - primaires 2017 Analyse
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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 17:33
SO du 26-04-2017 (édition Abonnée) téléchargeable en bas de cet article

SO du 26-04-2017 (édition Abonnée) téléchargeable en bas de cet article

Source : par Patrice Leroux Insoumis de Nieul-sur-Mer

Passons sur l’interdit de changer d’opinion au fil du temps et de l’expérience

(« On l’avait connu plus…) et le retournement des « pudeurs de gazelle ».

Passons sur le déni de démocratie imputé à Jean-Luc Mélenchon lorsqu’il en appelle au soutien d’un programme élaboré collectivement, et non au soutien de sa personne, par une mobilisation citoyenne raisonnée.

 

 

- Ce sont là des facilités d’écriture.

Mais que la démocratie ne soit qu’une « prétendue » démocratie lorsque les citoyens sont appelés à se prononcer (il s’agit de la consultation des Insoumis après le 1er tour) , c’est, certainement, ce que les initiateurs et fossoyeurs du référendum de 2005 sur le Traité Constitutionnel Européen  avaient en tête… une prétendue démocratie : « Laissons les se prononcer, nous ferons bien ensuite ce qui nous convient ».

 

Que ce soit « à lui (JLM) en l’occurrence de montrer le chemin » selon monsieur Dive, nous remet en mémoire bien des « guides » qui en appelaient à être suivi sur leur seule autorité, à s’en remettre à eux seuls.

 

Voilà la démocratie que l’on voudrait nous laisser. Eux, de leur autorité de sachants  décidant pour nous. Est-ce cela la démocratie républicaine ?

 

Et voilà enfin qu’il est prêté à Jean-Luc Mélenchon « la dédiabolisation déjà largement entamée du Front National ».

 

Mais sur quelles politiques libérales anti-sociales, sur quel terreau anti-démocratique, sous quelle oligarchie politique et financière, a bien pu prospérer l’idéologie de rejet et de haine de l’extrême droite française de triste mémoire.

 

 

- Qui a accompagné, les doigts sur la couture du pantalon, les politiques de renoncements aux valeurs de la République ?

Bien qu’il en déplaise à certains, il est fini le temps de l’alignement derrière un chef, un guide, advienne le temps de la conscience citoyenne et solidaire en action.

 

Que s’achève le temps de la parole citoyenne muselée par l’oligarchie élective de la Vème République, que s’ouvre le temps de la parole citoyenne reconquise, dans la confrontation des projets, des différences qui n’interdit pas les solidarités.

 

Que soir caduque le temps de la parole citoyenne confisquée et éteinte dans la fermeture idéologique, toujours totalisante, pour ne pas dire totalitaire, des partis.

 

Que vienne l’ère de la raison, de la conscience, de la parole citoyenne retrouvée,

« l’ère du peuple ».

 

-------------------------

 

 

  - Éditorial de Bruno DIVE du 26 avril 2017 dans S.O.

 

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 21:03
100 ans de trahisons socialiste (des origines à nos jours)

Nombre d'entre vous l'ont compris le 24 avril en se réveillant avec la gueule de bois.... trop tard !

L'objectif de tout ce petit monde était de faire gagner Macron, la vraie ligne libérale du PS, Hamon était là pour pomper les voix de Melenchon et l'empêcher d'accéder au 2eme tour.

 

Sources : Le blog de Frico racing par frico-racing le 03 mars 2017

Comme tous les PS d'Europe pour la plupart moribonds, le parti Socialiste Français est en crise, le rejet des peuples de "gauche" pour ces partis est historique. En France la candidature Hamon exacerbe un peu plus leurs contradictions. Ne nous y trompons pas, leur objectif est de sauvegarder, dans ce naufrage, la survie de l'appareil et leurs sièges d’élus, mais aussi leurs revenus en empêchant une poussée de la gauche dite radicale incarnée par Mélenchon et les communistes notamment. A l'image de la droite, certains parlent même de changer le nom de leur parti : En fait "Changer pour que rien ne change"...Sauver les apparences mais conserver sur le fond l’essentiel de leur raison d’être...Ne pas remettre en cause le système en empêchant tout changement de société.

 

La trahison est une constante de la sociale-démocratie et des partis socialiste partout dans le monde...

100 ans de trahisons socialiste (des origines à nos jours)

Liste non exhaustive des trahisons socialistes :

 

- 1914-1918 où, Jaurès à peine enterré, quand, dans tous les pays concernés, ils ont voté les crédits de guerre alors qu’ils avaient dits le contraire...Et ont en plus saboté la grève internationale (contre la guerre)... C’est une des raisons de la scission entre Communistes, (troisième internationale) et Socialistes (deuxième internationale). En France, cette scission après la grande "boucherie" eu lieu au congrès de Tour en 1920, avec la naissance du PCF (majoritaire) et maintien de la SFIO (socialiste minoritaire).

- Après la défaite de l’Allemagne en 1918, la dynastie impériale des Hohenzollern a été démmissionnée et remplacée par la République de Weimar. Les socialistes, une fois au pouvoir en Allemagne en profitèrent pour laisser assassiner Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg qui à limage de l'URSS prônaient une vraie révolution, en cela ils contribuèrent à l'accession du nazisme en Allemagne et ce qu'il s'en suivi. 

 

  • 1936 : c'est l’abandon par le gouvernement de Léon Blum, de l'Espagne républicaine à Franco, soutenu par Hitler et Mussolini, (la non intervention)... ;
  • 1938 : c'est la signature de Munich, puis Pétain, à qui ils accordent, pour une partie d'entre eux les pleins pouvoirs, en votant la déchéance des députés communistes, ce qui conduira à leur emprisonnement puis à leur "livraison" aux nazis ;
  • 1946/47 : les grèves et le mécontentement se développent, c'est le socialiste Jules Moch, qui fait tirer à balles réelles sur les grévistes...A la même époque, les socialistes européens "travaillent" parallèlement avec le patronat et la CIA à organiser des scissions dans les syndicats dits "révolutionnaires" (CGT en tête), ce qui donnera la création de FO en France...Dans le même sens ils cautionnent le limogeage des ministres communistes,  (Belgique, France, Italie, etc...) ;
  • 1956 : François Mitterrand (pas encore "socialiste) mène une belle carrière ministérielle, il sera 8 fois ministre...Au moment de la guerre d'Algérie, ministre de l'intérieur sous la présidence de Pierre Mendès-France, puis ministre Garde des Sceaux ministre d'État sous Guy Mollet ou il fut solidaire de l'envoi du contingent en Algérie le 23 mai 1956 ;
  • 1958 : Suite au coup d'état de De Gaulle et sa 5ém République, les communistes vote contre, la moitié des socialistes votent pour, avec la droite ;
  • 1964 : Comme Mitterand allait le faire avec la SFIO, Eugène Déchamps transforme la CFTC vieillissante en CFDT (future courroie de transmission du PS) ;
  • 1965/1968/1969 :  A l'issue de la présidentielle de 1965, François Mitterrand apparaîssait comme le leader possible de la gauche...Mais les socialistes sont très divisés : il y a la SFIO de Guy Mollet et de Gaston Deferre, le PSU plutôt gauchiste de Rocard, la Convention des Institutions Républicaines de Mitterrand, ainsi qu'une multitude de clubs. Mitterrand était arrivé second de l'élection présidentielle de 1965. Mais son attitude après 1968 l'avait empêché de se présenter aux élections présidentielles de 1969. A cette élection, la gauche avait présenté plusieurs candidats dont Gastion Deferre, socialiste de la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière, c'est-à-dire les socialistes) qui a réalisé un score catastrophique de 5%. Seul le candidat communiste Jacques Duclos s'en sortait avec les honneurs en obtenant 21% des voix ;
  • En juillet 1969 : un premier regroupement s'opère entre différents clubs et la SFIO qui change de nom et devient le parti socialiste avec à sa tête Alain Savary en remplacement de Guy Mollet. Mais le processus final de regroupement a lieu à Epinay en 1971, quand  François Mitterrand se rend au congrès du parti socialiste, (il n'en est pas membre) mais il y fait une OPA... C'est dans ces conditions que le 16 juin 1971, François Mitterrand prend la direction du Parti Socialiste avec 43 926 voix contre 41 757 pour Alain Savary. Les socialistes sont désormais unis autour d'un dirigeant "charismatique" prêt à prendre le pouvoir. Reste, pour y parvenir, à conclure une alliance avec les communistes ;
  • En 1970/1971 : Georges Marchais accède au poste de secrétaire général du parti communiste. L'année suivante, les communistes publient un programme de gouvernement qui doit servir de base de travail pour établir un programme commun avec les socialistes ;
  • 1972 : La naissance de l'Union de la gauche, le 27 juin 1972, est un épisode important de l'histoire des gauches et de la vie politique. Le parti socialiste et le parti communiste (majoritaire) adoptent alors un "programme commun de gouvernement". Les radicaux de gauche (MRG à partir de 1973) contresignent le 12 juillet...A la "finance" et aux américains qui s'inquiètent de cette alliance avec les communistes, F Mitterand les rassure en leur disant que c'est pour ramener le PC à 15%...(objectif plus qu'atteint depuis !)  ;
  • 1977 : les reculs socialistes quant aux projets d'application du programme amènent le PCF à conditionner le maintien de sa participation à une application effective des engagements communs. Les négociations s'engagent après les municipales ou la gauche a progressé. Le Parti communiste demande les nationalisations prévues et une augmentation du pouvoir des syndicats dans les entreprises nationalisées. Le PS refuse...C'est la rupture des négociations dans la nuit du 22 au 23 septembre 1977 entrainant celle du programme commun, qui explique la constitution de listes séparées au premier tour des élections de 1978. Malgré un "rabibochage" des trois partis entre les deux tours des législatives de 1978, la droite garde la majorité à l'Assemblée nationale. Pour la première fois le Parti socialiste obtient un score supérieur à celui du Parti communiste, ce qui a pu être interprété comme une validation à moyen terme de la "stratégie" de François Mitterrand ;
  • 1981 : avec la victoire de l'union de la gauche et l'arrivée au Pouvoir François Mitterrand certaines des grandes réformes promises furent mises en oeuvre...(l’augmentation du smic de 10 %, des allocations familiales et logement de 25 %, handicapés de 20 %, la retraite à 60 ans, la cinquième semaine de congés payés, les lois Auroux sur le droit du travail, loi Roudy sur l’égalité salariale entre les hommes et les femmes, l’abrogation de la peine de mort, etc...Sur le plan économique, l’ensemble du secteur bancaire fut nationalisé ce qui devait logiquement permettre au Pouvoir de réorienter sa politique au service du Pays et de ses concitoyens ;
  • 1982 ; l'embellie n'aura durée qu'un an, en juin 1982, au congrès de la CGT qui se réuni à Lille (dont il est Maire), le premier ministre Pierre Mauroy, à la stupéfaction générale et sous les sifflets annonce "un plan de rigueur"...Ce tournant de la "rigueur" fut le signal du renoncement socialiste à poursuivre une véritable politique de Gauche et le signe annonciateur d’un changement de cap profond par l’alignement de la social-démocratie sur l'Europe et  l'économie de marché, non plus administrée, mais totalement livrée à la finance internationale (le libéralisme)... ;
  • 1984 : départ des ministres communistes...Ces derniers quittent le gouvernement pour n'avoir pu infléchir la politique d'austérité adoptée par le gouvernement Mauroy (voir ci dessus)...Dans la foulée craignant que la droite reprenne quelque vigueur, François Mitterrand voit la mise en avant du Front National comme un "grain de sable" à exploiter contre le RPR et l’UDF. « Pousser le Front National sur le devant de la scène pour rendre la droite inéligible, c’est une chance historique pour les socialistes ! ». Mais le grain de sable s’est aussi glissé dans les machiavéliques rouages mitterrandistes qui dérangeaient tant Roland Dumas, (vidéo ci dessous)...C’est la chance historique des socialistes ». Apparemment l'argument tient toujours l Le monstre façonné patiemment par le "stratège" PS, n’est pas retourné à la poussière sa mission terminée, il s’est fortifié, structuré et s’est émancipé sur le terreau des difficultés quotidiennes des Français ballottés de gauche à droite depuis plus de 35 ans, au gré des promesses non tenues, des désillusions et du désespoir ambiant...En cela le PS ne peut être "un barrage contre le FN, puisqu'il en est "le promoteur" historique !
     

 

  • 1986 : le gouvernement socialiste signait l’acte unique européen, qui allait être l’acte définitif de la construction d’une Europe libérale, qui préfigurait le traité de L’Union Européenne signé à  Maastricht le 7 février 1992 et pour lequel François Mitterrand s’était profondément investi... En définitive François Mitterrand avait choisi son camp, au nom du pragmatisme et du réalisme économique une France acquise au libre échange et à la finance qui allait devenir quelques années plus tard une économie mondialisée, sans garde fou et livrant notre Pays à la libre concurrence quel qu’en soit le prix à payer ;
  • 1992 : avec le soutien socialiste, le traité de Maastricht a été adopté de justesse avec 51% des votes pour. Depuis, on nous a demandé notre avis sur un autre traité européen : le traité établissant une Constitution pour l'Europe (TECE), en 2005. À l'époque, nous avions dit non à 55% par référendum mais le traité a finalement été ratifié par le Congrès en 2008 : il est devenu le traité de Lisbonne (également soutenu par le PS) ;
  • 2002 : avec un programme de droite, (Il avait notamment déclaré, "mon  programme n'est pas socialiste !")...Lionel Jospin candidat du PS est "sorti" dès le 1er tour de l'élection présidentielle, laissant Le Pen Chirac face à face !... ;
  • 2012/2016 : Cinq ans après le discours du Bourget, ("mon ennemi c'est la finance"), les électeurs proches du Parti socialiste ont présenté l’addition à Manuel Valls. Les guerres, Afrique, Libye, Syrie, La loi travail, le 49-3, (à 6 reprises), la déchéance de nationalité, les cadeaux mirifiques au patronat (sans contre partie)…François Hollande avait de bonnes raisons de fuir un vote sanction. L’ex-premier ministre espérait pourtant faire disparaître le passif du quinquennat derrière les masques de son expérience et de son autorité. Échec et un mat...

 

 

- Ne faisons pas table rase du passé :

  • 2017 : La candidature de Benoît HAMON est une véritable ARNAQUE ! Du même type que celle de HOLLANDE en 2012 !... Aux naïfs de gauche qui donneraient la moindre sincérité à HAMON dans son discours de « gôche », je suggère ceci : si vous souffrez des mêmes handicaps que les poissons rouges, si vous avez une tendance à oublier ce qui a été dit et fait hier et avant-hier, vous pouvez vous rafraîchir la mémoire en étudiant, non pas seulement ses paroles, mais ses actes depuis des années. Étudiez par exemple ses votes à l’Assemblée Nationale depuis cinq ans, notamment ceux sur les textes les plus odieux, les plus régressif… Voyez qui il a soutenu dans les choix qui ont sali notre pays et dévasté nos acquis sociaux. Observez son courage politique quand il a préféré si souvent s’abstenir ou jouer les “frondeurs” de pacotille... En cela croire qu'on "pourrait ramener le PS à gauche", comme le défend le PCF depuis 35 ans est une tromperie, qui conduit d'ailleurs celui ci à sa perte et à la déshérence de ses militants et de son électorat !

 

- HAMON n’a qu’un objectif : mystifier une fois de plus un nombre suffisant d’électeurs de « gauche », faire en sorte que ceux-ci ne votent pas cette fois pour MÉLENCHON...

- HAMON a exprimé en 2012 son rôle : constituer un pilier gauche pour le PS en vue d’éviter une fuite des électeurs vers MÉLENCHON. “On assure à Hollande le flanc gauche qui évite que certains électeurs se tournent vers Mélenchon” a-t-il dit au Figaro dès 2012 !

 

"Le moindre mal c’est le mal en sursis"...En effet, voter pour le moindre mal, c'est aussi voter pour le mal. Plus jamais le PS, non je ne voterai pas Hamon, (et ses alliés), j’ai la conviction profonde que rien de nouveau ne repoussera sur les résidus d’une pseudo gauche dévoyée et corrompue...Terminé le coup de nous faire avaler n’importe quel glissement vers le pire pour éviter le pire. Car à ce petit jeu de dérive permanente, on finira par vous expliquer un jour qu’il vaut mieux la blonde que le père ! ...

 

Si on fait abstraction de la "nazillonne" : Méfiez vous et prévenez vos amis...Parmi les 4 autres candidats dont le nom se termine par "ON", il y a 3 pièges à CONS...

 

Melenchon sinon rien et aux 2 tours et aucune alliance avec le PS (et ses alliés) aux législative !

 

PS : Comme le dit JL MÉLENCHON : “Si vous abandonnez vos convictions dans le bureau de vote, ne vous étonnez pas ensuite de ne plus les retrouver à la sortie !” On vote pour ses convictions, pas pour le moindre mal.


 

 

- La trahison de trop ? Dans le livre " un Président ne devrait pas dire ça ", F. Hollande annonce clairement qu'il a fondé "en Marche", le mouvement d'E. Macron. Édifiant !

 

100 ans de trahisons socialiste (des origines à nos jours)
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Published by La Rochelle à gauche par les actes - dans Politique Elections présidentielles - primaires 2017 PS
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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 20:26
L'avenir en commun - France Insoumise : un espoir à ancrer dans les législatives !
L'avenir en commun - France Insoumise : un espoir à ancrer dans les législatives !

Source : Blog  FranceInsoumise · Yhlem Dekkiche · Cédric Ruffié Législatives2017

 

Communiqué de la coordination des groupes d'appui des insoumis de la 1ére circonscription de Charente maritime

 

L'avenir en commun - France Insoumise : un espoir à ancrer dans les législatives !

 

Les insoumis rochelais  tiennent à remercier toutes les citoyennes et citoyens qui ont choisi L’AVENIR EN COMMUN en votant pour Jean-Luc Mélenchon. Ils ont montré ainsi leur attachement à la devise « Liberté, égalité, fraternité » et démontré l'urgence qu'il y aurait à passer à la 6ème République, à faire la planification écologique et à distribuer plus justement les richesses.

 

C’est à l’échelle nationale un score historique. Le candidat de la France insoumise a obtenu 8 points de plus qu’en 2012.  C’est le meilleur score d’un candidat de la gauche de transformation sociale et écologiste depuis 1969.

 

Après une campagne délétère, ajoutée à l’insuffisance de confrontation médiatique de fond sur les programmes, plus de 7 millions de citoyens se sont donc prononcés pour une alternative de transformation sociale, écologique et démocratique.

 

Même si cela n’a pas été suffisant pour mener  J.L. Mélenchon au second tour et ouvrir la porte d'un projet de société  en rupture totale avec les politiques menées dans la décennie Sarkozy et Hollande, nous pouvons être fiers de la campagne menée  également dans la 1ére circonscription de Charente-Maritime. 24,33% à La Rochelle ! Dans une vingtaine de communes  de la circonscription, les  électeurs ont placé Jean-Luc Mélenchon, en seconde position, tandis que les quartiers populaires de Bongraine, Tasdon, Port-Neuf, La Pallice, Mireuil ou Villeneuve-les-Salines l’ont propulsé en tête des candidats.

 

Aujourd’hui, la France insoumise, devenue la 1ére force politique de transformation sociale et écologique constitue un pôle de résistance et d'espoir sur lequel vous pourrez vous appuyer pour combattre la politique capitaliste qui va sortir des urnes au soir du second tour des présidentielles !

RÉSISTANCE !

 

Au deuxième tour, chaque insoumis se déterminera en conscience. Une consultation est d’ores et déjà engagée sur le site jlm2017. Une chose est sûre, aucune voix insoumise n’ira au Front national !

 

Ce pôle de résistance et de transformation sociale et écologique doit aussi exister au parlement avec un maximum de députés insoumis aptes à porter les valeurs de L’AVENIR EN COMMUN : paix, liberté, laïcité, progrès social, Vie République, planification écologique...

 

C’est pourquoi dès les jours à venir, sur la 1ère circonscription de Charente-Maritime, nous proposerons d'autres rencontres citoyennes publiques.

 

Portons tous ensemble L’AVENIR EN COMMUN des urnes des présidentielles aux sièges de l’Assemblée Nationale avec nos candidats :

. CÉDRIC RUFFIÉ, titulaire

. YHLEM DEKKICHE, suppléante

 

La Rochelle le 26 avril 2016

 

Pour en savoir plus :

- Le PS place la gauche de la gauche sous surveillance

- Présidentielle. Hollande craint un second tour Mélenchon-Le Pen

- «Dictateur»? Hollande attaque mais oublie ses actes – #JLMDésintox

- Face au Front National: réponse aux pompiers pyromanes qui ont voté Macron

 

L'avenir en commun - France Insoumise : un espoir à ancrer dans les législatives !
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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 20:48
Sud-Ouest du 24 avril 2017

Sud-Ouest du 24 avril 2017

24,33% à La Rochelle ; 22,16% à Nieul-sur-Mer ; 20,91% à Perigny ; 22,81% à Puilboreau ; 20,65% à Saint-Xandre ; 22,73% à Esnandes...

 

Sources : Rue du Blogule rouge insoumis par Patrick Job

- Au vu des résultats électoraux nationaux, la déception était grande hier soir parmi les 444 000 insoumis français.

Car malheureusement, il a manqué des voix pour que Jean-Luc Mélenchon parvienne au second tour, soit élu président et que les mesures indispensables pour atteindre ses objectifs puissent être mises en chantier dès maintenant. Ne doutons pas que leur nécessité s’impose un jour, mais espérons seulement qu’il ne sera pas trop tard.

 

Faut-il parler de colère ?

À l’évocation des politiques proposées par les deux vainqueurs du 1er tour, à celle des turpitudes semble-t-il dédouanées par de nombreux électeurs de Fillon et Le Pen, sûrement !

 

 

- La question urgente qui se pose maintenant aux insoumis appelle une réponse  difficile : c’est celle du deuxième tour.

Pas question évidemment de parler en leur nom. C’est là le rôle de Jean-Luc Mélenchon. Il a d’ores et déjà proposé qu’une consultation des insoumis se tienne sur la plateforme jlm2017 pour décider de l’attitude à adopter pour le deuxième tour.

 

Tordons tout de suite le cou à l’indécente accusation aussitôt proférée par certains, comme Valls. Non, ce n’est pas la critique émanant des frondeurs du PS ni celle venue de la France insoumise qui ont propulsé l’extrême droite lepéniste à la deuxième place du scrutin et provoqué l’éclatement et la quasi disparition du PS, mais bel et bien les politiques de plus en plus droitières menées tant par Fillon sous Sarkozy que par Hollande et ses ministres PS et les trahisons successives de ses dirigeants eux mêmes.

 

Lorsqu’on banalise les mesures prônées par le FN, lorsqu’on enchérit même parfois sur elles, on accrédite l’idée qu’il pourrait avoir raison. Il est trop facile ensuite de le proposer comme l’épouvantail que tous devraient combattre.

 

Lorsqu’on défend le libre échange, les traités commerciaux signés contre l’accord du peuple, lorsqu’on les justifie par une soit disant politique de l’offre, on ouvre la porte à des personnages gonflés à l’hélium des médias mainstream, comme Macron. Il est trop facile ensuite de le présenter comme un vote utile pour éviter l’arrivée au pouvoir de l’extrémiste de droite.

 

 

- Et pourtant, malgré cet échec pour accéder au deuxième tour, les insoumis auraient bien des raisons de se réjouir.

C’est la première fois depuis très longtemps que leur courant de pensée atteint de tels scores. Rappelons que le dernier en date était celui réalisé par Georges Marchais pour le PCF et qu’il dépassait de peu les 15% (15,35% en 1981). Il faut remonter à Georges Duclos (21,27% en 1969) pour trouver mieux ! Et faut-il rappeler les 1,93% obtenus par Marie-Georges Buffet en 2007 ?

 

De presque 4 millions de voix en 2012 et 11% pour le Front de Gauche, la France insoumise est passée à presque 7 millions de voix  (6 792 000) et presque 20% (19, 64%) !

 

Alors, même si ce résultat n’est évidemment pas celui que tous attendaient,  il est loin d’être négatif. Quoi qu’on en ait, un poids électoral proche de 20%, n’est évidemment pas quelque chose de négligeable. Au contraire, quel encouragement pour la suite des combats politiques ! Avec un tel résultat, les insoumis  doivent rester déterminés à ne plus jamais abandonner la lutte idéologique et au contraire appeler tous ceux qui, par leur vote, ont montré leur attachement  aux idées de résistance à l’exploitation, aux perspectives de la paix et à une politique responsable dans l’intérêt du bien commun, à les rejoindre à leur tour dans le mouvement.

 

Ils pourront désormais s’appuyer sur lui pour résister au pouvoir oppressif et destructeur de l’oligarchie des Riches et défendre au contraire les idées de solidarité, de justice sociale, de rationalité écologique, de liberté, d’égalité, de fraternité et de démocratie qui ont constitué les fondations de l’Avenir en commun, le programme de la France insoumise proposé par Jean-Luc Mélenchon.

 

 

- Ce constat s’avère d’autant plus exact dans la région de La Rochelle

En effet, même si, comme souvent, la droite macroniste ou filloniste l’a emporté dans l’Île de Ré, à La Rochelle et dans sa région, les résultats apparaissent nettement meilleurs pour la FI.

 

Les quartiers populaires de Laleu, La Pallice, Port-Neuf et Mireuil ou Tasdon (33.89% et 26,62%), Bongraine (33.53%) et Villeneuve-les-Salines ont propulsé JLM en tête des candidats et une vingtaine de communes de la CDA l’ont placé en seconde position, avec de 20 à 25% des voix, ce qui constitue un événement politique local de première grandeur. Il totalise 9149 voix et 24,3% dans la commune de La Rochelle toute entière, en deuxième position, à 1789 voix et moins de 5% de Macron.

 

Les insoumis des groupes d’appui rochelais peuvent donc remercier toutes les électrices et les électeurs qui ont voté pour JLM lors de ce premier tour. Ce faisant, ils ont indiqué leur volonté de parvenir à une société nouvelle dans un cadre nouveau, celui d’une 6ème République, débarrassée des puissances de l’argent-roi et apte à relever les défis qui s’annoncent, tant dans les domaines de la justice sociale ou de la paix dans le monde que dans celui de la nécessaire mutation du système productiviste et d’une transition énergétique pour la sauvegarde de notre unique écosystème planétaire.

 

 

- De cette campagne électorale, ils peuvent donc, malgré tout, être fiers, même si le résultat n’est pas complètement à la hauteur de celui escompté.

Elle a été menée avec constance, passion et méthode et elle a permis aux idées progressistes de retrouver des couleurs ; une dynamique militante démocratique et solidaire s’est créée qu’il ne faudrait pas laisser retomber.

 

Pour la suite, s’ils devront réfléchir ensemble aux formes organisationnelles à donner à leur mouvement, les insoumis ont d’ores et déjà un objectif électoral qui s’annonce dans l’avenir immédiat : les élections législatives arrivent très vite et ils ont des candidats à proposer prêts à répandre, défendre et promouvoir encore les thèses de l’Avenir en commun.

 

C’est pourquoi ils souhaitent s’adresser à leurs électeurs rochelais :

Rochelais, faites connaître la candidature de Cédric Ruffié dans la 1ère circonscription, associée à sa suppléante, Yhlem Dekkiche et celle de Maud Assila dans la 2ème circonscription associée à son suppléant, Loïc Geffré.

Faites voter pour eux. Ils ont signé la charte du mouvement de la France insoumise. Ce ne sont pas des professionnels de la politique. Ils sont déterminés à vous représenter. Ils vont continuer à considérablement amplifier l’adhésion à vos idées.

Votez et faites voter pour eux !

 

Pour en savoir plus :

- Présidentielle. Hollande craint un second tour Mélenchon-Le Pen

- Insoumis en colère

Déception en France insoumise malgré un score historique
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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 10:06
J.L. Mélenchon : « vous êtes un matin tout neuf qui commence à percer » - Intervention au soir du 1er tour

- La révolution démocratique a commencé !

- Score historique pour l'Insoumission : le candidat de la France Insoumise obtient 8 points de plus qu'en 2012 et le meilleur score d'un candidat de gauche de transformation sociale et écologiste depuis 1969. 
- Après une campagne délétère, marquée par les affaires du candidat de la droite, et malgré une pression médiatique considérable en faveur d'Emmanuel Macron et de François Fillon, plus de 7 millions de citoyens se sont prononcés pour une alternative de transformation sociale, écologique et démocratique.

 

Dimanche 23 avril 2017, Jean-Luc Mélenchon s’exprimait au soir du premier tour. Il n’a donné aucune consigne de vote pour le second tour et a expliqué que les 450 000 insoumis voteraient sur ce point. Jean-Luc Mélenchon a salué la force que nous avons construit et a appelé les insoumis à être unis pour la suite.

 

Voici la retranscription de son intervention :

« Le résultat annoncé depuis le début de la soirée n’est pas celui que nous espérions. En toute hypothèse, ce ne sera pas celui qui a été annoncé qui sera le bon. En effet, le ministère de l’intérieur a réservé sa déclaration jusqu’à ce soir minuit.

 

Bien sûr, d’ici là, médiacrates et oligarques jubilent. Rien n’est si beau pour eux qu’un second tour entre deux candidats qui approuvent et veulent prolonger, les deux, les institutions actuelles, qui n’expriment aucune prise de conscience écologique ni sur le péril qui pèse sur la civilisation humaine, et qui les deux comptent s’en prendre une fois de plus aux acquis sociaux les plus élémentaires du pays.

 

Quoi qu’il en soit, et quels qu’ils soient, lorsque les résultats officiels seront connus, nous les respecterons.

 

Je ne saurai dire ni faire davantage à cette heure. Chacun, chacune, d’entre vous sait en conscience quel est son devoir. Dès lors, je m’y range. Je n’ai reçu aucun mandat des 450 000 personnes qui ont décidé de présenter ma candidature pour m’exprimer à leur place sur la suite. Elles seront donc appelées à se prononcer sur la plateforme et le résultat de leur expression sera rendu public.

 

Mon beau pays, ma belle patrie, et vous tous les gens, nous pouvons être fiers de ce que nous avons entrepris et réalisé. Nous sommes une force consciente et enthousiaste. Je vous appelle à rester groupés, à rester en mouvement, et à être un mouvement, car les défis que nous avons nommés, sans en cacher aucun ni aucune des difficultés qu’il soulève pour les régler, ces défis restent à relever. Et ceux qui prétendent aujourd’hui à l’honneur de nous représenter tous ont déjà fait la démonstration qu’ils étaient incapables eux mêmes, de les penser.

 

L’heure à venir et les jours qui viennent restent ceux des caractères et de la conscience. Vous tous les gens, patrie bien aimée, vous êtes un matin tout neuf qui commence à percer.

 

Fidélité à la devise de la République : Liberté, Égalité, Fraternité.

 

Vive la République, et vive la France. »

 

- Après le 1er tour des élections présidentielles

J.L. Mélenchon : « vous êtes un matin tout neuf qui commence à percer » - Intervention au soir du 1er tour
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