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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 10:50

- Coup d'état ou mobilisation citoyenne magnifique ?
Une vidéo de 37 minutes tournée à vif après la manifestation du samedi 12 avril place de la nation à Paris. Des militants du Parti de Gauche donnent leur point de vue sur la victoire aux municipales à Grenoble et répondent aux interprétations fallacieuses de la presse, de la direction nationale d’Europe Ecologie les Verts et d’un certain nombre d’orphelins de l’accord avec un PCF qui avait choisi de soutenir le PS… Quelque chose d’important s’est passé dans cette ville...

 

Dans une autre dimension, la démonstration est aussi faite que l'on peut battre le parti socialiste et construire une alternative politique dans ce pays !

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 13:03
Qui est François Hollande ?
  • Le Hollandisme révolutionnaire

Source : le Parti de Gauche Midi-Pyrénées  par Philippe Marlière

Il y a deux ans, un démographe donnait une interview choc dans les colonnes du Nouvel observateur. Contre la droite sarkozyste « inégalitaire » qui désignait des boucs émissaires (immigrés, jeunes, chômeurs) comme responsable de la crise, il saluait l’« appréciation très perspicace du sens de l’histoire » de François Hollande, ainsi que son plaidoyer pour une présidence « normale ». Il voyait un candidat socialiste « revenu au principe d’égalité », qui « prend le parti du peuple ». Il pariait sur un « hollandisme révolutionnaire » qui poserait la question du pouvoir de la finance une fois aux commandes de l’État, car les circonstances économiques et politiques du moment « l’amèneraient à se radicaliser ». [1]

 

N’accablons pas l’auteur de ces fortes paroles : le pronostic de notre démographe s’est en partie avéré pertinent : d’une part, les « circonstances » ont effectivement amené le président de la république à se radicaliser. Seulement c’est une radicalisation à droite, et non à gauche, qu’il a opérée. D’autre part, le hollandisme est effectivement de nature « révolutionnaire » dans le paysage politique français : Thatcher avait son ennemi de l’intérieur, les mineurs, Hollande a désormais le sien : la gauche de transformation sociale. Deux ans à peine après son élection, je propose une ébauche topographique du hollandisme présidentiel : où se situe-il et où nous amène-t-il ?

 

 

- À droite du New Labour

Le cap a été fixé dès le lendemain de l’élection présidentielle. Contrairement à la promesse de campagne, il n’y a eu aucune renégociation du pacte de stabilité germano-européen qui condamne virtuellement l’eurozone à des politiques d’austérité ad aeternam. La politique sociale et économique du gouvernement est uniquement au service des intérêts des possédants. Le monde de la finance et de l’actionnariat, vivement décrié dans le discours du Bourget, est choyé. Il n’est pas une semaine sans que le gouvernement ne lui a octroie de nouveaux abattements fiscaux au nom d’un surréaliste « ras-le-bol fiscal ». Les patrons du CAC 40 ou de start up menacent et leurs vœux sont aussitôt exaucés. Le pacte de responsabilité est la caricature de ce hollandisme antisocial : faire des milliards d’euros d’économie sur le dos des travailleurs, petits et moyens, pour les redistribuer aux patrons et actionnaires sans contrepartie économique et sociale. Le hollandisme révolutionnaire n’est vraiment pas l’adversaire de la finance. Il est, au contraire, son plus fidèle et dévoué allié.

 

François Hollande a prétendu avoir entendu le message du peuple et tiré les enseignements de la déroute des municipales. Dans la foulée, il a nommé le plus droitier des dirigeants socialistes. Insouciance, mépris des électeurs, légèreté dans l’exercice de ses fonctions ? C’est possible. N’écartons pas cependant une décision mûrement réfléchie : le néolibéralisme autoritaire de Manuel Valls tient aussi de feuille de route du hollandisme.

 

J’ai vécu l’arrivée de Tony Blair à la tête du Parti travailliste (en 1994), puis son accession au pouvoir (en 1997), ainsi que ses réélections (en 2001 et 2005). Pendant cette période, la « troisième voie » blairiste était considérée à Solferino comme une variante soft du thatchérisme. À l’automne 1997, j’accompagnais une délégation du Parti socialiste emmenée par François Hollande à Downing Street. En sortant de la résidence du premier ministre, il me glissa : « Nous, en France, on ne fera jamais du blairisme ».

 

 

- Bisounours politiques

Je le dis aujourd’hui sans forcer le trait : le hollandisme est une variante de droite du blairisme. Hollande partage avec Tony Blair la même conception du monde dans lequel les classes ont disparu (« We’re all middle class now ! »). Dans cet univers apaisé, les luttes de classes n’ont donc plus lieu d’être. La gauche et la droite sont devenues des notions désuètes puisque les représentants des deux camps s’entendent pour mener les mêmes politiques. Sur la planète des bisounours politiques, Hollande croit jouer dans la cours des Grands : Angela Merkel, Barak Obama ou le monde du business.

 

Blair cultivait un atavisme étatsunien qui nous valut une guerre d’Irak fabriquée de toutes pièces. Hollande nous offre « l’Europe, l’Europe, l’Europe ! ». Chez Hollande, l’Europe n’est jamais celle des peuples, de la culture ou de la solidarité. C’est l’Europe des élites, des possédants, des marchés et des entreprises. Il ne reculera pas, n’en démordra pas : l’Europe des dominants est son unique projet. François Mitterrand l’avait rejointe après avoir tourné le dos à la social-démocratie de gauche au moment du tournant de la rigueur. [2] Hollande l’avait déjà adoptée avant d’entrer à l’Élysée. Le retour en Hollandie de Jean-Pierre Jouyet, ami intime, ex-ministre sarkozyste et autre cabri européen, corrobore mon développement. En nommant Jouyet secrétaire général de l’Élysée, Hollande réaffirme la ligne droitière décomplexée inaugurée lors de la conférence de presse de janvier dernier.

 

Cessons les médiocres débats sémantiques : François Hollande n’est ni un socialiste, ni un social-démocrate. Il ne se rattache pas non plus à la tradition sociale-libérale. Hollande est un centriste qui se positionne dans le sens du vent néolibéral. C’est ici que réside la nature historiquement révolutionnaire du hollandisme : il est fondamentalement hostile aux valeurs et aux politiques de la gauche.

 

Notes

[1] Emmanuel Todd, « Je parie sur le hollandisme révolutionnaire », Le nouvel onservateur, 05/03/2012 ;

[2] Philippe Marlière, « Republican King », London Review of Books, Vol. 36, No. 8, 17 avril 2014.

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 11:26

80 000 ou 100 000 personnes à la marche pour dire "Maintenant Çà Suffit" à François Hollande ! Peu importe..... c'est un IMMENSE SUCCÈS !


L'opposition de gauche est dans la rue !

 

Avec le 12 avril.... l'opposition de gauche et l'alternative politique se construisent pas à pas !
Avec le 12 avril.... l'opposition de gauche et l'alternative politique se construisent pas à pas !

JL Mélenchon souriant avec le socialiste Liem Hoang Ngoc (membre du bureau national du PS), Eric Coquerel du PG, Philippe Poutou du NPA,....

 

Avec le 12 avril.... l'opposition de gauche et l'alternative politique se construisent pas à pas !
Avec le 12 avril.... l'opposition de gauche et l'alternative politique se construisent pas à pas !
Avec le 12 avril.... l'opposition de gauche et l'alternative politique se construisent pas à pas !

JL Mélenchon du PG avec le socialiste Liem Hoang Ngoc (membre du bureau national du PS), Alexis Tsipras membre de SYRIZA, candidat de la gauche européenne à la présidence de la Commission européenne, Pierre Laurent du PCF...

Avec le 12 avril.... l'opposition de gauche et l'alternative politique se construisent pas à pas !

et des militants EELV.....
L'opposition de gauche et l'alternative politique se construisent pas à pas !

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Déclaration du Parti de Gauche

La gauche ? Elle était aujourd'hui dans la rue

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 19:48
EELV : tournant ou continuité ?

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Source : Gauche anticapitaliste

Europe Écologie – Les Verts (EÉ-LV) vient, ces dernières semaines, de marquer la situation politique. D’abord par les résultats obtenus par la formation lors des élections municipales. Et, ensuite, par la décision – prise par les ministres écologistes, puis ratifiée par leur parti – de ne pas participer au gouvernement dirigé par Manuel Valls.

Il convient d’analyser un peu en détail ces deux éléments… avant d’en tirer éventuellement des conclusions en termes d’orientation politique.

- Derrière les résultats électoraux

Concernant les résultats de EÉ-LV, on peut utilement se référer à ce qu’écrit R. Martelli (1) : « si l’on s’en tient aux 65 communes (ndlr : de plus de 3 500 habitants) où des écologistes concourraient au suffrage, ils atteignent le score de 9,1 %. Dans 25 cas, ils sont au-dessus de 10 % et, bien sûr, ils remportent Grenoble ».

 

Une remarque qui rejoint les conclusions de la plupart des commentateurs, qui ont noté que les listes EÉ-LV avaient connu un réel succès. Ou, au minimum, qu’elles n’avaient pas été sanctionnées comme l’ont été les autres listes gouvernementales, à commencer par les listes socialistes. Alors même que EÉ-LV participait au gouvernement, y avait deux ministres et était donc « objectivement » co-responsable du bilan désastreux du gouvernement Ayrault, aussi bien sur le plan social… que sur le plan écologique ! Il ne semble pas non plus que l’on puisse expliquer cette indulgence de l’électorat pour EÉ-LV par la pertinence des réformes que les écologistes ont impulsées ou par la flamboyance de leur personnel politique.

- Deux autres explications méritent donc d’être creusées.

La première concerne la thématique écologiste proprement dite : ce que nous disent – ou, plutôt, nous rappellent… - les résultats est aussi qu’un secteur significatif de l’opinion considère qu’il y a effectivement une urgence écologique bien réelle et que c’est là une opinion suffisamment importante pour lui accorder son suffrage. Même dans une élection où, pour la grande majorité des électeurs - qui se déplacent… - et dans la plupart des localités, l’enjeu est de savoir si la commune aura un maire de gauche ou un maire de droite. Cécile Dufflot l’enregistre d’ailleurs avec satisfaction : « Dans ce contexte de désolation, le score des listes écologistes est plus qu’une consolation, il est un espoir et constitue le socle du renouveau des forces du changement. La différentiation positive des écologistes a été appréciée et comprise » (2). Allons plus loin : non seulement une frange significative de l’électorat souhaite exprimer ses préoccupations écologistes mais, en plus, il lui apparaît naturel de le faire à travers le vote EÉ-LV. Cette expression partidaire particulière de l’écologie politique a pourtant un bilan extrêmement mitigé : qu’il s’agisse de sa participation aux gouvernements dirigés par Lionel Jospin de 1997 à 2002 ou au gouvernement de Jean-Marc Ayrault depuis deux ans. Autant de gouvernements qui ne se sont pas spécialement distingués par des réalisations écologistes… quand ils n’ont pas purement et simplement tourné le dos à leurs engagements dans ce domaine. Reste que, à une échelle un peu large et même si ce n’est pas vraiment mérité, l’écologie reste assimilée autrefois aux Verts, aujourd’hui à EÉ-LV… En contrepoint à ce constat, il faut aussi noter que si cette « adhésion » à l’écologie politique est significative, elle reste nettement minoritaire dans l’opinion : ainsi, 56% des Français pensent que l’absence de ministres Verts au gouvernement est « une bonne chose » (3). Et ce résultat n’exprime sûrement pas une demande de plus de radicalisme écologiste mais, plutôt, un soulagement !

 

La seconde explication des succès municipaux écologistes concerne l’électorat des Verts, sa nature sociale et ses motivations. Naturellement, il faut rester prudent, éviter les caricatures : le vote écolo n’est évidemment pas réservé aux « bobos » surdiplômés des centres-ville ! Mais on peut quand même risquer une hypothèse qui, naturellement, mériterait d’être validée par des études électorales précises : les couches sociales qui constituent la base électorale de EÉ-LV ne sont pas celles qui paient aujourd’hui le plus durement la crise, celles qui sont le plus exaspérées par la politique sociale libérale et ses conséquences dramatiques en termes de chômage, de précarité, de pauvreté et de désagrégation sociale. Du coup, pour cet électorat peu abstentioniste, la tentation est moindre - que dans les couches populaires plus paupérisées - de sanctionner EÉ-LV à cause de participation au gouvernement. Et plus grande la sensibilité à apprécier la différentiation positive des écologistes …

 

Reste à apprécier le contenu politique réel de cette différentiation. D’un double point de vue : celui des électeurs et celui des dirigeant-e-s du mouvement. La décision de présenter des listes autonomes EÉ-LV - ou, plus encore, des listes avec associations citoyennes voire des listes avec le Front de gauche (ou certaines de ces composantes) - constitue-t-elle un virage stratégique, une rupture dont le départ du gouvernement serait, par ailleurs, la traduction logique ? Les votes pour EÉ-LV signifient-ils un soutien à cette stratégie d’autonomie (par rapport à la gauche libérale), l’approbation d’une ligne plus « radicale », d’une orientation « plus à gauche » ? Ce qui ouvrirait évidemment des perspectives d’alliances…

 

En fait, les choses sont nettement plus ambivalentes. Ainsi, l’autonomie électorale – au sens de la présentation de listes (ou de candidat-e-s) autonomes vis-à-vis du PS et donc, de fait, concurrents – est plutôt la règle, qu’il s’agisse des présidentielles, des européennes ou des régionales. Concernant les élections municipales, la stratégie électorale (de premier tour) est traditionnellement à géométrie variable. En fait, les législatives - où EÉ-LV doit désormais ses élus et son groupe parlementaire au bon vouloir du PS – font plutôt figure d’exception. Ces élections municipales ne marquent donc pas une rupture : les Verts puis EÉ-LV ont une tradition d’autonomie électorale et de compétition avec le PS. Mais autonomie électorale ne signifie pas automatiquement plus grande radicalité ou positionnement plus à gauche. Cela peut tout aussi bien illustrer une rivalité avec le PS, sur le même créneau politique et sur les mêmes couches sociales.

- Rupture politique ou manœuvre politicienne ?

Justement : la décision récente de EÉ-LV de ne pas participer au nouveau gouvernement dirigé Manuel Valls constitue-t-elle la matérialisation d’une évolution et d’une véritable rupture ? Ou bien s’agit-il d’une posture politique et électoraliste, EÉ-LV prenant quelques distances avec une majorité gouvernementale discréditée, dans la perspective de tirer son épingle du jeu lors des prochaines consultations (européennes, régionales et… présidentielle de 2017) ? Avec une once de mauvaise foi - dans la mesure où, lorsque les Verts participaient au gouvernement, les commentateurs les interpellaient régulièrement sur les couleuvres qu’ils étaient obligés d’avaler… - ces mêmes commentateurs n’ont pas manqué de souligner le paradoxe qu’il y avait à quitter le gouvernement au moment où leur était offert tout ce qu’ils avaient revendiqué en vain : un grand ministère de l’Écologie, l’assurance du maintien de la position gouvernementale sur les gaz de schiste, une inflexion sur l’EPR, une dose de proportionnelle et, vraisemblablement, la fin de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes… Et de tracer le portrait d’écologistes décidément imprévisibles…

 

Mais, au-delà des préventions – évidemment justifiées ! – par rapport à la personnalité et à l’orientation politique de Manuel Valls, que disent les dirigeants d’EÉ-LV, à commencer par les ex-ministres, pour justifier leur position ? Pour Cécile Dufflot (2), la cause est entendue : « Alors était-ce une bonne proposition ? Optiquement, oui. Mais politiquement, quelles garanties avions nous après deux ans de gouvernement commun qu’elle serait appliquée ? Aucune, puisque le président de la République a clairement indiqué que son cap ne varierait pas d’un pouce ». Et de rappeler que, précisément, EÉ-LV réclamait depuis plusieurs mois un « changement de cap » anticipant la demande exprimée par les électeurs lors des municipales. Pascal Canfin insiste, lui, sur la contradiction entre une transition écologique – qui nécessite des investissements – et le maintien d’une politique économique d’austérité et de réduction des déficits « qui nous conduit dans le mur ». On pourrait juste s’étonner… que les ministres EÉ-LV ne s’en soient pas rendu compte plus tôt ! Toujours est-il qu’aujourd’hui, ils affirment un nouveau credo : « Sans changement de cap, sans davantage de fermeté face aux lobbies, sans bras de fer avec Bruxelles, sans faire le choix d’une politique de relance écologique, la transition restera un mot creux, une opération de communication destinée à être vidée de son sens comme le fût jadis le Grenelle de l’environnement » (2).

 

Soulignons aussi un élément du discours de C. Dufflot passé un peu inaperçu : détaillant avec une certaine cruauté les offres politiques « nouvelles » de M. Valls, elle s’est fait un malin plaisir d’indiquer à quelle page de l’accord passé (en novembre 2011) entre EÉ-LV et le PS (4) on pouvait les trouver ! Autrement dit, M. Valls semblait s’engager à mettre en œuvre des propositions… sur lesquelles le PS s’était déjà engagé il y a 3 ans… et qu’il avait oubliées depuis.

 

Reste à apprécier l’ampleur du changement de ligne que représente pour EÉ-LV le départ du gouvernement et les perspectives que cela peut (ou non) ouvrir. Notons d’abord que simultanément à cette décision, à son annonce et à sa justification, les dirigeants de EÉ-LV ont tenu à réaffirmer immédiatement un double positionnement : premièrement, EÉ-LV a vocation à « exercer le pouvoir ». C. Dufflot est tout à fait explicite à ce sujet : « Je continue donc plus que jamais de défendre le principe de la participation à un gouvernement et je souhaite un jour faire part de mon expérience aux quatre, cinq, dix membres écologistes d’un futur gouvernement, dans un rapport de force différent et avec des partenaires plus désireux de conduire réellement une politique écologique, au-delà des postures de communication ». De façon tout à fait claire, le positionnement plus autonome en pratique et la non-participation au gouvernement ne signifient pas un changement de stratégie, encore moins le choix de « l’opposition de gauche ». La stratégie demeure : « l’autonomie des écologistes et le rassemblement avec la gauche ». Et sa déclinaison actuelle est le vote de confiance par une majorité de députés écologistes, les autres s’abstenant. Ce qui sanctionne, qu’on le veuille ou non, une appartenance à la majorité…

 

Ce que conforte la seconde affirmation : pas question d’ouvrir la voie à de convergences avec le Front de gauche, renvoyé pour l’occasion à son archaïsme productiviste. C’est le point de vue ferme, répété tout aussi bien aussi bien par E. Cosse (secrétaire nationale de EÉ-LV) que par C. Dufflot : « je veux dire ici une chose bien claire : je ne crois pas à la guerre des gauches. Et l’écologie politique ne servira jamais de variable d’ajustement ou d’idiot utile dans les règlements de compte entre les forces déclinantes du productivisme ». Pas question donc de convergences électorales (pour les élections européennes, par exemple), ni dans l’action : EÉ-LV ne participera pas aux manifestations du 12 avril… même si des écologistes, y compris des élu-e-s, seront présents

- Pour poursuivre la discussion

On l’aura compris : le départ d’EÉ-LVV du gouvernement modifie évidemment le cadre du débat à gauche. Mais, pour autant, cela ne dégage pas une voie royale dont l’alliance municipale victorieuse de Grenoble serait le signe avant-coureur…. La fin de non-recevoir assez brutale adressée par EÉ-LV aux ouvertures de Jean-Luc Mélenchon et du Parti de Gauche montre bien que le chemin risque d’être long et tortueux !

 

Il ne faut pas sous-estimer les obstacles. Bien sûr, EÉ-LV bataille vigoureusement pour garder le monopole de l’expression politique de l’écologie. Il serait peu raisonnable de penser construire des convergences politiques avec EÉ-LV en mettant de côté les thématiques écologistes ! Or, de ce point de vue, force est de constater que, au moins en termes d’image pour le Front de Gauche, les positionnements de Ensemble ou du Parti de Gauche pèsent peu face à ceux de la principale composante, le Parti communiste dont la culture demeure profondément marquée par le productivisme. Raison supplémentaire pour mener vigoureusement ces débats au sein du FdG…

 

Mais chercher des convergences politiques sur le terrain de l’écologie n’implique pas seulement de se confronter à l’héritage obsolète du vieux mouvement ouvrier. Cela implique aussi de se confronter aux illusions du capitalisme vert qui constituent le credo de la plupart des responsables d’EÉ-LV. Plus que jamais, il nous faut conjuguer la critique sociale anticapitaliste et la préoccupation écologiste. L’écosocialisme, en quelque sorte…

François Coustal

 

Notes

1. Roger Martelli : « Bilan des municipales. Décevant Pénible,pour le PCF, décevant pour le Front de Gauche ». Publié initialement sur le site Cerises. On peut le lire aussi sur le site Ensemble

2. Discours de Cécile Duflot au Conseil Fédéral d’EELV

3. Sondage BVA / I-Télé / CQFD / Le Parisien - Aujourd'hui en France  (publié le 6 avril 2014)

4. « 2012-2017 : socialistes et écologistes, ensemble pour combattre la crise et bâtir un autre modèle de vivre ensemble ».

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 11:30
L’histoire (glaçante) de l’extrême droite française

 Le parti de Marine Le Pen pourrait devenir le premier parti de France aux élections européennes. Face à cette perspective glaçante, il est plus que jamais nécessaire de rappeler l’histoire nauséabonde de l’extrême droite française.

C’est ce qu’a fait pendant six mois l’historien Stéphane Mazurier dans Siné Mensuel.

 

Source : Stéphane Mazurier raconte...  publié le 18 mars 2014

 

Première partie (sur 6) : 1789 – 1814

Au temps de la cocarde noire

 

- Cette histoire pleine de bruit et de fureur a commencé avec la Révolution de 1789, sur les bancs de l’Assemblée constituante, en même temps qu’est né le clivage gauche-droite.

À gauche du président de l’Assemblée s’étaient rassemblés les députés favorables à une sérieuse limitation des pouvoirs du roi, tandis qu’à droite siégeaient ceux qui souhaitaient que son autorité soit maintenue. Quelque deux cents individus se sont placés le plus à droite de la chambre : ils exigeaient que le roi redevienne le monarque absolu qu’il était naguère. Ceux-là vomissaient les profondes avancées sociales et politiques qui venaient d’être décidées : l’abolition des privilèges et des droits féodaux lors de la nuit du 4 août, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen trois semaines plus tard… pour lire la suite...

 

ou, le document intégral à télécharger ci-dessous...

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 09:27
APPEL NATIONAL pour des assises du FRONT de GAUCHE

L’Appel

 

Appel national pour des Assises du Front de Gauche

Les désaccords stratégiques qui ont divisé le Front de Gauche lors de ces élections municipales ont pesé très lourd dans la difficulté à rendre lisible, pour le plus grand nombre, le message que nous portons.

 

Pourtant, le Front de Gauche, autonome et conquérant, avec 11,7% retrouve la part d’électeurs et d’électrices qui a voté en faveur de Jean-Luc Mélenchon lors de l’élection présidentielle de 2012.

 

Dès lors, il est absolument éclatant qu’un Front de Gauche uni dans une stratégie nationale de conquête, débarrassé du brouillage entretenu par ceux qui ont fait le choix de s’allier dès le premier tour aux candidats qui soutiennent ce gouvernement, notamment dans les grandes villes, aurait permis un score national bien plus conséquent.

 

Ainsi le Front de Gauche aurait pu devenir, à l’issue de ce scrutin, le pôle de rassemblement de toute la gauche de rupture, et ce d’autant plus que lorsque l’alliance avec les écologistes s’est nouée autour de véritables contenus, 15% d’électeurs et d’électrices ont répondu présents.

 

L’heure n’est pas aux règlements de comptes, mais bien au sursaut. Notre ligne d’horizon est validée par les faits : le Front de Gauche est la stratégie pour conquérir le pouvoir.

 

L’exemple de Syriza indique bien que seul un Front de Gauche autonome, nourri de la dynamique citoyenne, définitivement détaché des stratégies à géométrie variable, pourra s’ancrer durablement et aller à la rencontre des abstentionnistes.

 

Nous militant-es -ou non- des partis membres du Front de Gauche, appelons immédiatement à l’organisation nationale d’Assises du Front de Gauche. Il nous faut ouvrir en grand nos portes et nos fenêtres, adopter une feuille de route pour les trois années à venir et préparer la relève de toute la gauche sociale, écologiste et républicaine.

 

Le succès prévisible de la Marche du 12 avril doit servir de point d’appui à la mobilisation pour la tenue rapide des Assises du Front de Gauche.

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- Pour se connecter au site original : ICI

- Pour signer l'appel : ICI

- Pour voir les signataires de l'appel : ICI

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 19:03
Adresse du Parti de Gauche au conseil fédéral d’EELV

Source : le Secrétariat National du Parti de Gauche

- La décision de votre exécutif de sortir du gouvernement est pour nous un acte de première importance.

 

En effet, les élections municipales des 23 et 30 mars 2014 ont été marquées par une sanction d’ampleur contre les listes gouvernementales conduites par le PS et la perte de nombreuses mairies à gauche, avec ses conséquences sur les pertes des conseils d’intercommunalités et celle prévisible à venir du Sénat. Ces élections municipales ont confirmé les enseignements de ces derniers mois. En mettant ses pas dans la politique d’austérité de Nicolas Sarkozy, François Hollande a profondément désorienté le « peuple de gauche ».

 

En reculant face aux manifestations de la réaction tant sur l’écotaxe que la loi famille ou le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales, il a renforcé la droite. Le gouvernement sortant s’est aussi entêté sur le projet d’aéroport de Notre-­Dame-­des‐Landes et a montré des signes de tergiversations tant sur la sortie du nucléaire (par exemple avec le report de la fermeture de Fessenheim) que sur le refus des gaz et huiles de schiste. Battu dans les urnes par la droite et alors que l’extrême‐droite progresse, , il a pour seule réponse de nommer Manuel Valls à Matignon. Or on ne peut ignorer le profil de Manuel Valls : social libéral assumé depuis des années en matière économique et sociale, il se double d’une pratique autoritaire et sécuritaire du pouvoir. Nous n’oublierons pas ses propos et ses mesures sur l’immigration et les Roms, là aussi dans le droit fil de son prédécesseur au Ministère de l’intérieur, M. Guéant. Nous n’avions pas voté pour la politique conduite par M. Ayrault, nous avons encore moins voté pour celle, sans aucun doute pire, que nous prépare M. Valls à Matignon sur décision de François Hollande.

 

Comme nous, vous avez présenté un projet autonome à l’élection présidentielle. Comme nous, vous avez appelé à battre Nicolas Sarkozy et nous faisons dès lors partie des ayant droits de la victoire de François Hollande. Puis nous avons fait un choix différent : vous à l’intérieur du gouvernement et de la majorité présidentielle, dans l’espoir d’y peser, nous à l’extérieur dans la volonté de construire une alternative. Aujourd’hui nous convergeons dans l’idée qu’il n’est pas possible de peser à l’intérieur de ce gouvernement. La question qui est posée à nos deux formations politiques est donc la même : comment être utiles ? Comment peser sur le cours des événements ? Comment construire les rapports de forces, les alliances, qui permettront à nos idées d’accéder pour de bon au pouvoir ? Nous n’avons pas l’intention de rester spectateurs, surtout que nous savons vous et nous que la catastrophe écologique qui s’avance appelle un changement radical de nos modes de production, de consommation et d’échange.

 

Chacun de notre côté nous nous sommes opposés à la politique de l’offre avancée par le président Hollande. Cette politique a un double défaut. En premier lieu elle est productiviste et consumériste puisqu’elle ne part pas des besoins de la population mais de ce que l’on veut lui faire acheter quelle qu’en soit l’utilité et le coût environnemental. Ensuite, alors que nous savons que la question centrale est l’accaparement toujours plus grand des richesses du pays par un capital improductif, au lieu de lutter contre l’évasion fiscale et les paradis fiscaux, elle fait reposer la responsabilité de la crise sur le travail. C’est une inversion fondamentale des valeurs de gauche. Enfin au nom de cette politique, en baissant les cotisations sociales et en imposant une purge aux dépenses publiques, le gouvernement détruit progressivement la protection sociale et les mécanismes de solidarité sur lesquelles reposaient la République depuis la Libération et le programme du CNR (Conseil national de la Résistance) et réduit les investissements publics nécessaires à la reconversion écologique du pays. Ce faisant, c’est l’intérêt général et ce qui reste du « bien vivre » solidaire qu’il saccage.

 

C’est ce constat et cette critique commune de la politique menée par François Hollande, qui nous a amenés à conduire près de 100 listes ensemble aux municipales. Elles ont fait la preuve de leur efficacité avec une moyenne de 15,80 % sur le plan national. Surtout, en « prenant » la mairie de Grenoble grâce, pour reprendre l’expression d’Eric Piolle, à une « vague verte, rouge et citoyenne », nous venons de démontrer qu’unis nous pouvons concrètement être majoritaires à gauche, éviter l’arrivée de la droite pour le cas de Grenoble, et proposer une autre politique à nos concitoyens. Aujourd’hui nous vous le disons clairement : voilà l’exemple que nous vous proposons de suivre pour l’année à venir. C’est aussi ce que nous proposerons à l’ensemble de nos partenaires du Front de Gauche car il s’agit pour nous d’additionner les forces de gauche qui refusent l’austérité et le productivisme et non de les soustraire. Il s’agit d’une proposition d’autant plus sérieuse qu’elle seule peut nous permettre d’éviter le retour de la droite au pouvoir voire le danger de l’extrême droite. Car de recul en recul, c’est à cela que conduit la politique de FrançoisHollande.

 

Votre départ du gouvernement rend donc possible un autre scénario. Nous souhaitons construire une convergence entre EELV et le Front de Gauche. Sur ce socle, nul doute que nous pourrons élargir rapidement à d’autres forces ou composantes, notamment aux socialistes critiques. C’est nécessaire, c’est crédible et c’est utile. D’autant plus qu’une telle démarche ne reposerait pas seulement sur notre positionnement vis à vis du gouvernement mais sur des points essentiels que nous pensons partager : le partage des richesses, la relance de l’activité (et non de la croissance du PIB) par l’écologie, et la 6 ème République pour sortir du présidentialisme monarchique. Entre l’écologie politique que vous défendez et l’écosocialisme sur lequel nous proposons de refonder programmatiquement la gauche, nous avons matière à avancer plus encore ensemble. Nous ajoutons pour notre part la désobéissance à l’actuelle Union Européenne pour refonder une autre Europe. Nous connaissons nos importantes différences sur cette dernière question, mais cela ne doit pas nous empêcher d’en discuter ensemble et d’envisager un rapprochement entre le FDG et EELV, notamment à partir de notre refus commun du GMT (Grand Marché Transatlantique). Sur d’autres questions, il est possible que nous nous rejoignions immédiatement.

 

Vous avez à plusieurs reprises exprimé votre désaccord avec le pacte de responsabilité, or le remaniement a pour objectif de l’appliquer grâce à « un gouvernement de combat ». Demain vous vous prononcerez peut-­‐être en cohérence contre la confiance à un gouvernement qui a pour objectif central l’accentuation de la baisse des dépenses publiques et la poursuite des aides indifférenciées aux entreprises sans critères sociaux ni environnementaux et sans contreparties. La majorité des confédérations syndicales sont d’ailleurs en désaccord.

 

Le 12 avril nous serons dans la rue à Paris pour dire « Maintenant ça suffit ! Contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses ».Nous vous invitons à y participer, ajoutant ainsi vos mots d’ordre et vos couleurs à l’appel unitaire de 200 personnalités dont de nombreux responsables syndicaux, associatifs, politiques… (Marche 12 avril.org). Un collectif du « ras-le-bol antiproductiviste » appelle déjà à rejoindre la marche du 12 avril.

 

Les élections départementales et régionales de 2015 représentent une formidable occasion d’avancer conjointement. Le scrutin à la proportionnelle, dont comme vous nous réclamons la généralisation et qui est en vigueur aux régionales, nous en donne notamment l’occasion. Nous sommes dès lors prêts à proposer à nos partenaires du Front de Gauche d’entrer en discussion sur ce qui pourrait constituer un programme commun pour les Régionales de 2015. Les rapprochements fréquents entre nos groupes et nos militants dans les régions contre les grands projets inutiles imposés quant à l’aménagement du territoire, sur la planification écologique, les transports, le refus de partenariats publics/privés, les relocalisations et circuits courts de l’industrie ou de l’agriculture paysanne au sein des AMAP, ou sur le refus du Grand Marché Transatlantique (GMT) en démontrent la possibilité. Comme à Grenoble, nous serions alors en capacité de placer nos listes en tête de la gauche et de diriger des régions..

 

Cela fait beaucoup de choses que nous pourrions faire ensemble ! Pour en discuter concrètement, nous vous proposons une rencontre rapide entre nos deux organisations. Si nous faisons preuve d’audace et de volontarisme, nous sommes certains que nous pouvons ouvrir ensemble une autre voie pour la gauche et le pays, une voie écologique et sociale.

Paris le 03 avril 2014

Hollande.

Votre départ du gouvernement rend donc possible un autre scénario. Nous souhaitons construire une convergence entre EELV et le Front de Gauche. Sur ce socle, nul doute que nous pourrons élargir rapidement à d’autres forces ou composantes, notamment aux socialistes critiques. C’est nécessaire, c’est crédible et c’est utile. D’autant plus qu’une telle démarche ne reposerait pas seulement sur notre positionnement vis à vis du gouvernement mais sur des points essentiels que nous pensons partager : le partage des richesses, la relance de l’activité (et non de la croissance du PIB) par l’écologie, et la 6 ème République pour sortir du présidentialisme monarchique. Entre l’écologie politique que vous défendez et l’écosocialisme sur lequel nous proposons de refonder programmatiquement la gauche, nous avons matière à avancer plus encore ensemble. Nous ajoutons pour notre part la désobéissance à l’actuelle Union Européenne pour refonder une autre Europe. Nous connaissons nos importantes différences sur cette dernière question, mais cela ne doit pas nous empêcher d’en discuter ensemble et d’envisager un rapprochement entre le FDG et EELV, notamment à partir de notre refus commun du GMT. Sur d’autres questions, il est possible que nous nous rejoignions immédiatement.

Vous avez à plusieurs reprises exprimé votre désaccord avec le pacte de responsabilité, or le remaniement a pour objectif de l’appliquer grâce à « un gouvernement de combat ». Demain vous vous prononcerez peut-­‐être en cohérence contre la confiance à un gouvernement qui a pour objectif central l’accentuation de la baisse des dépenses publiques et la poursuite des aides indifférenciées aux entreprises sans critères sociaux ni environnementaux et sans contreparties. La majorité des confédérations syndicales sont d’ailleurs en désaccord.

Le 12 avril nous serons dans la rue à Paris pour dire « Maintenant ça suffit ! Contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses ».Nous vous invitons à y participer, ajoutant ainsi vos mots d’ordre et vos couleurs à l’appel unitaire de 200 personnalités dont de nombreux responsables syndicaux, associatifs, politiques… (marche12avril.org). Un collectif du « ras‐le‐bol antiproductiviste » appelle déjà à rejoindre la marche du 12 avril.

Les élections départementales et régionales de 2015 représentent une formidable occasion d’avancer conjointement. Le scrutin à la proportionnelle, dont comme vous nous réclamons la généralisation et qui est en vigueur aux régionales, nous en donne notamment l’occasion. Nous sommes dès lors prêts à proposer à nos partenaires du Front de Gauche d’entrer en discussion sur ce qui pourrait constituer un programme commun pour les Régionales de 2015. Les rapprochements fréquents entre nos groupes et nos militants dans les régions contre les grands projets inutiles imposés quant à l’aménagement du territoire, sur la planification écologique, les transports, le refus de partenariats publics/privés, les relocalisations et circuits courts de l’industrie ou de l’agriculture paysanne au sein des AMAP, ou sur le refus du Grand Marché Transatlantique (GMT) en démontrent la possibilité. Comme à Grenoble, nous serions alors en capacité de placer nos listes en tête de la gauche et de diriger des régions..

Cela fait beaucoup de choses que nous pourrions faire ensemble ! Pour en discuter concrètement, nous vous proposons une rencontre rapide entre nos deux organisations. Si nous faisons preuve d’audace et de volontarisme, nous sommes certains que nous pouvons ouvrir ensemble une autre voie pour la gauche et le pays, une voie écologique et sociale.

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Votre départ du gouvernement rend donc possible un autre scénario. Nous souhaitons construire une convergence entre EELV et le Front de Gauche. Sur ce socle, nul doute que nous pourrons élargir rapidement à d’autres forces ou composantes, notamment aux socialistes critiques. C’est nécessaire, c’est crédible et c’est utile. D’autant plus qu’une telle démarche ne reposerait pas seulement sur notre positionnement vis à vis du gouvernement mais sur des points essentiels que nous pensons partager : le partage des richesses, la relance de l’activité (et non de la croissance du PIB) par l’écologie, et la 6 ème République pour sortir du présidentialisme monarchique. Entre l’écologie politique que vous défendez et l’écosocialisme sur lequel nous proposons de refonder programmatiquement la gauche, nous avons matière à avancer plus encore ensemble. Nous ajoutons pour notre part la désobéissance à l’actuelle Union Européenne pour refonder une autre Europe. Nous connaissons nos importantes différences sur cette dernière question, mais cela ne doit pas nous empêcher d’en discuter ensemble et d’envisager un rapprochement entre le FDG et EELV, notamment à partir de notre refus commun du GMT. Sur d’autres questions, il est possible que nous nous rejoignions immédiatement.

Vous avez à plusieurs reprises exprimé votre désaccord avec le pacte de responsabilité, or le remaniement a pour objectif de l’appliquer grâce à « un gouvernement de combat ». Demain vous vous prononcerez peut-­‐être en cohérence contre la confiance à un gouvernement qui a pour objectif central l’accentuation de la baisse des dépenses publiques et la poursuite des aides indifférenciées aux entreprises sans critères sociaux ni environnementaux et sans contreparties. La majorité des confédérations syndicales sont d’ailleurs en désaccord.

Le 12 avril nous serons dans la rue à Paris pour dire « Maintenant ça suffit ! Contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses ».Nous vous invitons à y participer, ajoutant ainsi vos mots d’ordre et vos couleurs à l’appel unitaire de 200 personnalités dont de nombreux responsables syndicaux, associatifs, politiques… (marche12avril.org). Un collectif du « ras‐le‐bol antiproductiviste » appelle déjà à rejoindre la marche du 12 avril.

Les élections départementales et régionales de 2015 représentent une formidable occasion d’avancer conjointement. Le scrutin à la proportionnelle, dont comme vous nous réclamons la généralisation et qui est en vigueur aux régionales, nous en donne notamment l’occasion. Nous sommes dès lors prêts à proposer à nos partenaires du Front de Gauche d’entrer en discussion sur ce qui pourrait constituer un programme commun pour les Régionales de 2015. Les rapprochements fréquents entre nos groupes et nos militants dans les régions contre les grands projets inutiles imposés quant à l’aménagement du territoire, sur la planification écologique, les transports, le refus de partenariats publics/privés, les relocalisations et circuits courts de l’industrie ou de l’agriculture paysanne au sein des AMAP, ou sur le refus du Grand Marché Transatlantique (GMT) en démontrent la possibilité. Comme à Grenoble, nous serions alors en capacité de placer nos listes en tête de la gauche et de diriger des régions..

Cela fait beaucoup de choses que nous pourrions faire ensemble ! Pour en discuter concrètement, nous vous proposons une rencontre rapide entre nos deux organisations. Si nous faisons preuve d’audace et de volontarisme, nous sommes certains que nous pouvons ouvrir ensemble une autre voie pour la gauche et le pays, une voie écologique et sociale.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 10:05
Le PS n'est pas de gauche !

Le PS échoue parce qu’il mène la politique des capitalistes - la même que l’UMP. Pour échapper à la logique autoritaire que suit l’oligarchie, il faut construire la gauche autonome, écologiste, unissant des traditions politiques différentes mais convergeant dans leur analyse du moment historique.

 

Sources :  Reporterre par Hervé Kempf 

"Vague bleue", "déroute du PS", "débâcle de la gauche"… les élections municipales conclues le 30 mars ont marqué une défaite remarquable du Parti socialiste, qui perd la gestion de dizaines de villes. Le vote marque un désaveu évident de la politique menée depuis deux ans par MM. Hollande et Ayrault et par leur majorité.

 

Mais est-ce bien une défaite de la gauche, comme le proclament à l’envi les commentateurs politiques des médias dominants ? La défaite du PS est-elle la défaite de la gauche ? Cela ne serait vrai que si le PS était à gauche. Mais le PS n’est pas à gauche.

 

Entendons-nous : il proclame en permanence qu’il est de gauche, il ancre son histoire dans la gauche, et, incontestablement, ses électeurs se pensent eux-même à gauche. C’est-à-dire inspirés par l’idée fondamentale que la paix sociale ne peut exister que dans la justice, et que cette justice passe essentiellement par la recherche de l’égalité entre les citoyens, par la maîtrise des rapports d’inégalité afin que que la force des uns ne surpasse pas trop celle des autres.

 

Et pour qu’un parti puisse être dit de gauche, il faut qu’il mène une politique de gauche. Et dans un contexte historique caractérisé par un niveau d’inégalité historique, par la domination des banques et des marchés financiers sur la politique économique, par l’échec du croissancisme à résoudre les problèmes écologiques et à endiguer la pauvreté croissante, une politique de gauche serait de s’attaquer résolument - dans une perspective européenne - aux revenus des plus riches et des paradis fiscaux, aux pouvoirs financiers, au productivisme.

 

Le PS, M. Hollande, ont-ils mené cette politique ? Non. Ils ont suivi la même politique que l’UMP, que M. Sarkozy. Agitant le chiffon rouge du mariage pour tous - un moyen astucieux de détourner l’attention pendant qu’on s’asujettisait aux desiderata des marchés -, injectant une pincée de mesurettes sociales, ils ont continué sur la lancée du néo-libéralisme en vigueur dans tous les pays européens, alors même que le désastre provoqué par les marchés financiers en 2008 aurait dû conduire à un radical changement de cap.

 

Les électeurs n’ont donc pas boudé "la gauche" : ils ont boudé une politique mensongère, et même perverse. Car après tout, avec l’UMP, on sait où l’on est : dans le camp des dominants, du capitalisme sans remords. Avec le PS, on se croit à gauche, et il est plus difficile de combattre des dirigeants que l’on croit ses alliés. Ce mensonge est en train de prendre fin : nombre d’électeurs de gauche ont préféré s’abstenir ou aller ailleurs plutôt que de maintenir cette fiction d’un vote de gauche.

 

Pourquoi alors ne se sont-ils pas reportés sur le Front de gauche ou sur EELV ? Parce que ces deux mouvements maintiennent une alliance avec le PS. Au sein du Front de gauche, le Parti communiste a entretenu ses accords avec le PS pour sauver ses derniers bastions municipaux : c’est la logique d’un appareil à l’agonie et qui est en train de disparaitre. Le Parti de gauche, englué par son accord avec ce partenaire peu fiable, ne peut sortir son épingle du jeu.

 

Quant à EELV, il ne peut pas représenter l’alternative, puisqu’il maintient contre vents et marées un choix stratégique d’union avec le PS qui le conduit à accepter une politique encore plus nuisible à l’environnement que ne l’était celle du gouvernement UMP ! Incapable de peser réellement sur quoi que ce soit, EELV parvient à sauver ses propres meubles, mais échoue à se poser en chance pour l’avenir.

 

Tout ceci doit se lire dans le contexte de la dérive autoritaire du régime oligarchique. Maître des moyens de masse d’information, les néo-libéraux font reculer de plus en plus les libertés publiques pour imposer leur politique, et le PS est à cet égard en pleine connivence avec les choix effectués. Le Front national est un instrument bien utile pour permettre des politiques toujours plus sécuritaires, visant les personnes d’origine étrangère et les mouvements sociaux et écologiques.

 

Et le fait que 40 % de citoyens fassent sécession à s’abstenant à des élections qui mettent face à face les deux grands partis, UMP et PS, partisans d’une même politique, ne suffit pas à inverser la pente dangereuse sur laquelle nous glissons.

 

Il faut prendre acte du refus du PS à porter la justice, la liberté et l’écologie. Et construire, non pas la "gauche de la gauche", comme le répètent en boucle les griots de l’oligarchie, mais la gauche : autonome, écologiste, unissant des traditions politiques différentes mais convergeant dans leur analyse du moment historique.

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 11:53

Le 30 mars 2014, Jean-Luc Mélenchon tenait une conférence de presse sur le deuxième tour des élections municipales. Il a vu dans le résultat une sanction de la politique du gouvernement et a dénoncé le sectarisme du PS dans des villes comme Toulouse. Jean-Luc Mélenchon a appelé à construire "une nouvelle gauche, capable d'être majoritaire dans notre pays". Il a souligné l'excellent résultat de la liste PG-EELV à Grenoble, dans lequel il a vu "une magnifique leçon de choses" qui apportait "une grande espérance" et "un vent frais". Jean-Luc Mélenchon a enfin appelé les élus socialistes à rompre les rangs et à rejoindre l'opposition de gauche à la politique du gouvernement.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 10:46
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 10:35
Municipales 2014 • Tour d'horizon, chiffres clés et analyse
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Source : Laurent Maffeïs et le Pôle argumentaire du Parti de Gauche

- Pas vu à la télé !  Nos résultats à retenir :

  • 11,43% pour nos 600 listes autonomes
  • 308 de nos listes font plus de 10 % (316 pour le FN)
  • 15,31% pour nos 82 listes avec EELV contre 9,69 % pour les listes où EELV se présentait seul.

 

- Abstention record : une insurrection civique froide

Avec 38,6% l’abstention atteint son record historique pour des élections municipales. Cela dément ceux qui prétendaient que cette élection était avant tout locale et non concernée par la situation nationale. Les renoncements de Hollande et le contexte d’affaires nauséabondes ont nourri la défiance face aux urnes. L’analyse géographique de cette abstention le confirme fortement. L’abstention fait des ravages dans les quartiers populaires, notamment de nombreuses villes de banlieues où elle progresse de plus de 5 points par rapport à 2008 comme à Stains ou Vaulx-en-Velin. L’abstention progresse plus fortement là où le PS réalisait ses meilleurs scores que dans des fiefs de droite. A Paris, par exemple, l’abstention est stable ou recule par rapport à 2008 dans les arrondissements de droite (notamment 1er, 8ème et 16ème) et elle progresse dans ceux de gauche (18, 19, 20ème). L’électorat de droite s’est donc plus fortement mobilisé. On observe le même recul de l’abstention lié à une forte mobilisation à droite dans les villes choisies par le FN comme vitrines (Fréjus, Forbach, Béziers).

 

- Lourde sanction contre les listes gouvernementales
Le PS subit une forte sanction qui avait été très largement sous-estimée par les sondages. Les 12 ministres PS qui étaient candidats sont tous fortement en recul. Sept d’entre eux étaient élus dés le 1er tour en 2008 et sont cette fois-ci en ballotage. Le PS s’effondre y compris dans des villes où il avait toujours résisté. C’est par exemple le cas à Niort qui bascule à droite dés le 1er tour après 60 ans de gestion PS. Autre symbole de l’impasse dans laquelle Hollande a engagé le PS, dans la plus ancienne ville socialiste du pays, Commentry dans l’Allier, qui avait élu le 1er maire socialiste de France en 1882, la liste PS arrive 3ème, devancée par la droite et une liste autonome de gauche soutenue par le PG qui réalise 25%. Le PS perd aussi dés le 1er tour la très symbolique ville de Florange. A Hayange voisine, siège des hauts fourneaux liquidés d’Arcelor Mittal, le maire sortant PS arrive 3ème et le FN passe en tête. La preuve que le 1er moteur de développement du FN se trouve bien dans la politique du gouvernement. Même effondrement dans des villes que le PS prétendait prendre à la droite comme Marseille. Avec 20% des voix, les listes marseillaises du PS dégringolent par rapport à la présidentielle (28% pour Hollande) et encore plus par rapport à la municipale de 2008 (39% au 1er tour) en dépit d’une alliance avec EELV. Idem à Perpignan où le PS allié au PCF sombre à 11% là où Hollande réalisait 28%. Quelles que soient les alliances nouées par le PS, nul part il n’échappe à cette lourde sanction des listes liées au gouvernement. Y compris à Paris où la légère avance de la droite au 1er tour inflige un lourd camouflet aux sondeurs.

 

- La droite en reconquête
Forte de la mobilisation des électeurs des quartiers bourgeois et de la démobilisation des quartiers populaires la droite progresse fortement par rapport à 2008. Elle prend même une série de villes de plus de 20 000 habitants au PS dés le 1er tour (Niort, Dôle, Arras, Chalon sur Saône, Talence, Clamart, L’Hay les roses, Epinay sur Seine, Poissy). Cette progression de la droite est cependant contrariée dans certaines communes par la poussée du FN.

 

- La poussée relative du FN
Elle n’est pourtant pas aussi massive et historique que les médias l’ont présentée. Epousant parfaitement la stratégie de communication du FN, toute l’attention des médias s’est focalisée sur 5 villes vitrines pour le FN. Omniprésentes sur les écrans depuis des semaines (29% de temps d’antenne FN sur France 3, 43% sur BFM-TV), ces villes ont tellement été assignées au vote FN que cette médiatisation en forme de propagande a eu un effet auto-réalisateur sur l’électorat de droite. Ramené au vote dans l’ensemble du pays, les résultats des listes FN ne représentent cependant que 4,78% des voix exprimées. L’essentiel de la dynamique FN dans ses villes vitrines provient d’ailleurs d’un vase communicant entre les votes de droite et ceux d’extrême droite. A Fréjus par exemple, là où la droite rassemblait 62% au 1er tour sur une seule liste en 2008, elle ne regroupe que 42% éclatés sur 3 listes cette fois-ci. Des électeurs de droite ont basculé vers le FN. Ce vase communicant est encore plus fort à Forbach où la droite faisait 63% en 2008 et s’effondre à 31% cette fois-ci, alors que le FN, qui était absent en 2008, obtient 35%. Le FN poursuit ainsi sa stratégie de conquête du leadership de la droite. Elle n’est pas encore achevée comme le montre l’exemple marseillais. Même s’il dépasse celui de Marine Le Pen à la présidentielle, le score réalisé par le FN (23%) n’a rien d’historique dans la ville comparés aux 22% réalisés aux municipales de 1995 et aux 28% réalisés par l’extrême droite aux présidentielles de 1988 et 2002. Et le fait que le FN puisse se maintenir au 2nd tour dans tous les secteurs de la ville n’est pas non plus une nouveauté historique puisque c’était déjà le cas en 1989 et 1995.

 

- Naufrage du "tous derrière le PS" face au FN
Quant à Hénin-Beaumont le FN y est surtout fort des faiblesses de la gauche. Le choix du PCF d’abandonner au dernier moment la stratégie du Front de Gauche pour se ranger derrière un PS discrédité a porté le coup de grâce. Rappelons qu’à l’inverse, quand le Front de Gauche était représenté avec force par la candidature de Jean-Luc Mélenchon au même endroit aux législatives, le FN n’avait pas réussi à remporter l’élection. Cette responsabilité du PCF est d’autant plus lourde que le Front de Gauche était passé devant le PS aux législatives sur la ville d’Hénin-Beaumont en réalisant 21% contre 16% au candidat PS. Cette stratégie funeste du rassemblement derrière le PS a malheureusement aussi été appliquée par le PCF à Perpignan avec le même échec cuisant puisque la liste PS-PC passe de 24 à 11 % entre 2008 et 2014.

 

Pas vu à la télé  !

- Les résultats comparés du Front de Gauche et du FN

Le lepénisme médiatique ne déforme pas seulement la réalité du FN. Il conduit aussi à rendre invisibles les résultats du Front de Gauche. La comparaison des résultats effectifs des deux forces au 1er tour des municipales est à ce titre édifiante.
• En terme de listes présentées, nous sommes parvenus à dépasser les 600 listes alors que le FN n’atteignait que 594, loin des 700 annoncées à l’automne.
• Si l’on regarde les listes ayant franchi les 10%, c’est le cas de 308 de nos listes autonomes portant la stratégie du Front de Gauche et de 316 pour le FN. Aucun média n’a pourtant mentionné cette performance très similaire.
• Enfin en terme d’élus, le FN est largement distancé avec 473 élus au 1er tour contre 2 036 pour le Front de Gauche. Et le FN ne gagne qu’une commune au 1er tour contre 67 pour le Front de Gauche.

 

- Percée des listes autonomes d’opposition de gauche
Le principal fait politique occulté par les médias à l’issue de ce premier tour est la percée des listes de gauche autonomes du PS conformément à la stratégie défendue dans tout le pays par le Parti de Gauche. Avec un résultat de 11,43% nos plus de 600 listes autonomes consolident le score de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle. Nos listes pâtissent aussi de l’abstention, notamment dans les plus grandes villes (Paris, Toulouse, Marseille) mais moins fortement que le reste de la gauche. A Evry dans la ville de Manuel Valls, la liste Front de Gauche dépasse les 15% en dépit des plus de 60% d’abstention. Parmi ces bons résultats des listes autonomes, on peut signaler plusieurs têtes de listes PG qui dépassent les 10%. Tony Bernard, le président de La Gauche par l’exemple, l’emporte au 1er tour à Chateldon (63) et le maire de Grabels (34) René Revol réalise 49,97 % dés le 1er tour. Au Lude, siège des usines Candia dans la Sarthe, pour la 1ère fois de l’histoire de la ville une liste de gauche conduite par notre camarade syndicaliste de Candia Patrick Corvaisier atteint 31% contre le maire UMP. A Guéret, la liste conduite par David Gipoulou dépasse les 15%. A Paris, la liste de Danielle Simonnet réalise 10,36 % dans le 20ème arrondissement.

 

Pas vu à la télé  !

- Gros succès des listes autonomes avec EELV

L’autre fait politique prometteur passé sous silence par les médias est le succès de nos listes communes avec Europe Ecologie les Verts. Présentes dans 82 villes, elles enregistrent un résultat de 15,31%. La dynamique de ces listes est spécifique car on ne la retrouve pas aussi fortes dans les 95 listes où EELV se présentait seule et où elle n’obtient que 9,69%. La percée la plus remarquable de cette nouvelle alliance de gauche a eu lieu à Grenoble où la liste EELV-PG réalise 29% contre 25% pour le PS, là où la liste des Verts ne réalisait que 15% en 2008. Cette nouvelle dynamique d’alliance à gauche s’observe aussi dans des dizaines d’autres villes. Dans 25 villes des alliances d’EELV avec le Front de Gauche ou le Parti de Gauche ont ainsi dépassé les 15% comme à Arcueil, Poitiers, Viry-Châtillon, Dieppe, Montlouis sur Loir, Vierzon, La Ciotat, Lannion, Cachan, Le Pré Saint Gervais, Palaiseau, Guérande, Saint-Egrève, Saint-Girons, Villeurbanne, Aubenas, Fouquières-lès-Lens ou Istres.

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 17:21
L'opposition de gauche devient réalité politique

Le 21 mars 2014

Source : le Blog de jean Luc Mélenchon

L'objectif était d'abord de présenter le plus grand nombre de listes autonomes au premier tour. Nous en avons déposé au total 594. 411 de ces listes sont constituées avec le PCF. Cela représente 70 % du total. On est donc loin de la prétendue « division généralisée » mise en scène par d'aucuns, souvent pour s'en réjouir ouvertement ou plus sournoisement. Je veux souligner que, dans 90 % des cas, c'est le PCF tient la tête de liste. Je le note pour montrer combien nos camarades ont su faire preuve de sens des responsabilités partout devant la revendication générale et systématique du PCF d'avoir la tête de liste, même quand il se préparait à quitter l'attelage comme ce fut le cas à Hénin Beaumont ou à Rouen.

 

Mais, dans tous les cas ou presque, l'autonomie aura été protégée. L'opposition de gauche présente une liste autonome dans toutes les villes de plus de 100 000 habitants, dans les trois quarts des villes de plus de 20 000, dans la moitié des villes de plus de 10 000 habitants. C'est un résultat extraordinaire atteint contre vents et marées. Il s'est concrétisé par l'engagement de milliers d'hommes et de femmes dans un combat qui présentait pour eux tous les risques professionnels, financiers et ainsi de suite. Loin de toutes sortes de bavardages, l'action concrète a soudé, homogénéisé, entraîné à la lutte des milliers de têtes dures sans concession, et je m'honore d'être l'un de leurs porte-parole les plus irréductibles.

 

Dans le temps, le parti socialiste a montré d'innombrables situations de décomposition. Ici et là, on ne compte plus le nombre de dissidents. À Besançon où je suis passé, le sortant de l'équipe municipale socialiste présente quatre listes différentes. Je pourrais multiplier les exemples à l'envi. Ce phénomène est entièrement passé sous les radars médiatiques, dans la mesure où il aurait demandé du travail et de l'attention dans les salles de rédaction parisiennes, qui comptent davantage les conflits de personnes et les petites phrases qu'il est plus facile de collecter dans les dîners en ville et les circonstances organisées pour cela.

 

Je souligne que si "Le Monde" a consacré beaucoup d'énergie et de place ans à prouver l'extension du nombre des listes du Front national, il n'a pas dit un mot de notre bataille pour présenter le plus grand nombre possible de listes autonomes dans toutes les configurations de rassemblement de gauche possibles. La comparaison n'aura donc jamais été faite. Je veux donc donner l'information que personne d'autre n'aura donnée. Je veux signaler que si le Front national annonce 596 listes dans tout le pays après quarante ans de présence, nous en annonçons 594 après cinq ans d'existence. Le Front national présente une liste dans 450 communes de plus de 10 000 habitants. Nous y parvenons dans 487.

 

Il y aura quatre-vingt-seize villes oû l'on trouvera une liste du PG avec Europe écologie-les-verts et, dans cinquante-deux d'entre elles, le Front de Gauche participe au complet, toutes ses composantes unies. Dans quarante villes, le NPA participe à la coalition avec ou sans le PCF, ou bien avec ou sans Europe écologie-les Verts.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 11:33

C'était mardi 11 mars, lors de l'enregistrement du débat avec les candidats aux municipales organisé par France Bleu, Célà TV et « Sud Ouest »

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 21:22

Débat organisé par l'association l'Esprit Citoyen à l'Oratoire pour l'ensemble des candidats aux municipales de La Rochelle.

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 21:51

Face au Maire PS de Clamart : Clamart Citoyenne !

Une liste de gauche, alternative, écologiste, (PG - EELV - FASE - GA) pour changer à gauche, à Clamart.


Avec le soutient national du Parti de Gauche (Martine Billard) et d'Eva Joly (EELV)

clamart.JPG

 

Demandez le programme : ICI

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 20:50

1_perigny_2014-03-07.JPG

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