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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 08:25
Marche nationale pour la 6e République samedi 18 mars prochain : 14h à Paris

Lettre de Jean-Luc Mélenchon à chaque insoumis, insoumise...

 

Chère insoumise, cher insoumis

 

Notre campagne confirme sa dynamique. J’en suis heureux pour nous tous qui la faisons vivre par nos efforts personnels. Le succès de notre double meeting de Lyon et Paris le 5 février a été une étape remarquablement franchie grâce au dévouement de tous. Depuis, les signatures d’appuis se comptent par milliers sur le site jlm2017.fr. Nous franchirons sous peu le seuil des 250 000 insoumis fédérés en un an de campagne !

 

Notre campagne ne vaut que par les idées qu’elle porte et qu’elle fait vivre aux yeux de tous ! Chaque étape de notre action doit permettre de mettre en valeur un des thèmes essentiels de notre programme. Notre plan de marche prévoit que la prochaine étape soit une démonstration de masse ! C’est le sens de l’appel à une marche nationale pour la 6e République. Elle aura lieu le samedi 18 mars prochain à 14h à Paris, de la Place de la Bastille à la Place de la République. Je la conclurai par un discours place de la République ! L’idée est de mettre en scène la nécessité d’une refondation de notre République et notre volonté d’y parvenir par nos votes à l’élection présidentielle.

 

L’issue de cette élection présidentielle est plus imprévisible que jamais. Qui pensait que ni M. Hollande, ni M. Valls, ni M. Juppé, ni M. Sarkozy ne parviendraient à y être candidats ? Ils ont été emportés par la puissante vague « dégagiste » qui traverse notre pays. On nous annonce un deuxième tour écrit d’avance entre Mme Le Pen et M. Fillon. Ou d’autres combinaisons hasardeuses. Tout cela me parait tout aussi illusoire. La colère populaire et la justice pourrait bien encore tout balayer devant elles. Notre responsabilité est donc bien engagée. Le deuxième tour de l’élection présidentielle n’est pas hors de notre portée. Il faut être prêt. Et d’abord prêts à gouverner notre pays. Pour cela, continuons d’ouvrir notre chemin. La clef c’est notre programme qui propose à tous les Français un Avenir en commun plutôt que le chacun pour soi, l’indifférence sociale et écologique, la guerre ethnique ou sociale. Le 19 février nous en avons donné le chiffrage au cours de cinq heures d’émission en direct sur ma chaine YouTube en interaction avec qui le voudra par le biais des réseaux sociaux. Toute notre équipe a été sur le pont pour répondre aux questions des internautes et des journalistes.

 

  • Puis la semaine suivante je serai accueilli par « l’émission politique » sur France 2…
  • Vous êtes ainsi appelés à prendre la part que vous choisirez dans ces épisodes.

 

Mais le 18 mars, je veux vous convaincre de donner tout votre appui à l’effort prévu. Soyons des dizaines de milliers dans la rue pour dire notre volonté d’une assemblée constituante pour construire la 6e République démocratique, sociale, écologique dont la France a besoin. Soyons le plus nombreux possible pour rendre incontournable l’exigence du coup de balai démocratique dans la campagne présidentielle. Montrons que nous ne voulons plus que la politique économique et sociale soit décidée par le MEDEF, les actionnaires ou les diktats de la Commission européenne, que la politique écologique soit soumise au bon vouloir des lobbies. L’exigence de démocratie réelle peut fédérer largement ! Proposons autour de nous un changement pacifique et déterminé.

 

La réussite du 18 mars dépend donc très directement de chacun et chacune d’entre nous. Vous trouverez sur le site jlm2017.fr tous les éléments nécessaires pour mobiliser autour de vous : tracts, affiches, visuels pour les réseaux sociaux etc.

 

Un système de transports collectifs est mis en place nationalement. Il permettra à tous ceux qui le souhaitent de converger vers Paris. Inscrivez-vous, invitez vos amis, vérifiez que vos proches qui veulent venir ont pensé à s’inscrire.

 

Le 18 mars peut marquer l’histoire politique du pays. C’est la condition de notre succès en avril et mai prochains. Je vous donne rendez-vous à la Bastille !

 

Fidèlement insoumis,

 

Jean-Luc Mélenchon

 

 

Partagez cet évènement sur les réseaux sociaux avec les hashtags #18mars2017 et #6eRépublique

Pour :


 

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 09:27

Hausse des salaires, relance par l'investissement, création de plus de 3 millions d'emplois en un quinquennat... Jean-Luc Mélenchon entouré de l'équipe économique en charge du programme a consacré plusieurs heures à détailler le financement de notre programme "L'Avenir en commun" à l'occasion d'une émission spéciale diffusée sur notre chaine YouTube.

 

 

- Extraits de l'émission spéciale chiffrage du programme " L'Avenir en commun "

La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »

 

- Pour visionner l'intégralité de l'émission spéciale chiffrage du programme

 

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Synthèse du chiffrage du programme de la France Insoumise

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 19:10

-Préparation active de jour sur les marchés et lieux de vie.... comme de nuit vers les salariés du grand port !

17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise

 

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Le succès de la participation

Le 2 décembre 2016 pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise ce sont 90 rochelais qui avaient fait le déplacement.

 

Aujourd'hui, ce sont prés de 300 personnes en provenance de toute la Charente Maritime (dont 250 originaire du grand La Rochelle). Ils viennent, pour nombre d'entre eux, pour la première fois rencontrer la France Insoumise, ce mouvement citoyen, outil politique au service du rassemblement du peuple. (Pour mémoire, lors de la campagne des présidentielles de 2012, la meilleure initiative publique organisée dans le cadre du Front de Gauche à la Salle de Rompsay le 13 mars 2012 n'avait rassemblé que 76 personnes).

 

Ils se retrouvent dans cette initiative hors des démarches d'intérêts partisans, autour d'un programme " L'AVENIR EN COMMUN " en soutien à celui qui le porte aux présidentielles, J.L. Mélenchon, et, aux législatives avec les candidats de la France Insoumise pour les 5 circonscriptions de Charente Maritime.

 

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Présentation des candidat(e)s à la députation pour les cinq circonscriptions de Charente Maritime

  • Nombre d'entre eux n'ont jamais fait de politique, n'ont jamais été encartés ;
  • Certains d'entre eux ne votaient pas ou n'étaient pas inscrits sur les listes électorales ;
  • Ils et elles sont majoritairement jeunes ;
  • Ils, elles sont précaires, enseignants, prof de danse, infirmier, retraité, aidant familial, salariés du public et du privé..... ;
  • Ils, elles vivent comme vous et moi ;
  • Ils, elles représentent la France qui n'est plus représentée dans les institutions alors que majoritaire.... elle est le peuple...
17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
  • Nos candidats de gauche à droite au 1er rang :

Yhlem Dekkiche (S) : 1ére circonscription ; Maud Assila (T) : 2éme circonscription

  • Nos candidats de gauche à droite au 2éme rang :

Tony Launay (S) : 4éme circonscription ; Lucie Kirchner (T) : 4éme circonscription ; Cédric Ruffié (T) : 1ére circonscription ; Christophe Geffré (S) : 2éme circonscription ; Geoffrey Lebreton Perez (T) : 5iéme circonscription

17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
  • Nos candidats de gauche à droite :

Cédric Ruffié (T) : 1ére circonscriptionGeoffrey Lebreton Perez (T) : 5iéme circonscription ; Maud Assila (T) : 2éme circonscription ; Maryvonne Filipovitch (S) : 3iéme circonscription ; Lucie Kirchner (T) : 4éme circonscription

 

- Le succès du débat citoyen

C'est dans une assemblées studieuse que nos concitoyens sont venus pour prendre la parole, débattre, mais aussi écouter, comprendre et pouvoir ensuite partager, populariser nos propositions.... être acteurs de la construction de leur avenir.

 

Rien n'est laissé de côté sous l'impulsion, la coordination, mais aussi les explications et la pédagogie de Charlotte Girard  coordinatrice (avec Jacques Généreux) de la rédaction du programme de la France insoumise " L'AVENIR EN COMMUN ".

 

Pas de politique politicienne !

  • Ici on ne parle pas des déboires de F. Fillon avec  ses emplois fictifs, ni ceux de M. Le Pen sur le même sujet !
  • Ici on ne parle pas des gesticulations de E. Macron, ni des problèmes de B. Hamon pour tenter de " rassembler la gauche " !
  • On ne parle pas non plus du PCF, la journaliste de Sud-Ouest[1] s'en chargeant dans le compte rendu d'un entretien donné le jour même complétement déconnecté de la discussion qu'elle eut avec les candidats de la France Insoumise et Charlotte Girard

 

Ici on parle des enjeux de sociétés, de la vie de nos concitoyens !

Les citoyens prennent la parole quand on leur en donne les moyens... la preuve !

C'est sous forme d'ateliers thématiques autour des 4 urgences (climatique, démocratique, sociale, pour la paix) et des rapports de ces ateliers que le débat s'est engagé.

 

La question de la VIe République et de la constituante furent aussi au cœur du débat qui s'est poursuivi tard dans la soirée se terminant dans la convivialité autour d"un buffet.

17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise

-Interview de Charlotte Girard par WEBTVINFO en présence des candidats aux législatives sur les 5 circonscriptions de Charente Maritime

 

-

Des dates à retenir :

17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise

Note :

[1] Marie-Claude ARISTÉGUI : " Nous ne sommes pas mélenchonistes " Sud-Ouest 18 février 2017

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Mon dossier : La Rochelle insoumise

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 09:04
Montage AFP

Montage AFP

À Strasbourg (voir vidéo du discours : https://youtu.be/_9Grnn1f24k) j'ai proposé à Benoît Hamon un rendez-vous la semaine prochaine. Mon intention est de faire cesser la partie de cache-cache qui dure depuis son investiture. Dès le lendemain il a pris contact, enfin. Je lui parlerai aujourd'hui. Pour faciliter la conversation et lui donner un cadre clair, j'ai résumé ma position dans une lettre. Dans la mesure où a immédiatement commencé une communication qui n'est pas de mon fait, je la publie ici pour que nul ne l'ignore.
Je ne pratiquerai aucune diplomatie secrète. Je n'ai rien à marchander.
Mon souhait est que Hamon continue a se rapprocher de nos positions et qu'il rompe pour de bon avec le système du PS et du gouvernement. Pour discuter, je demande des garanties. Sinon mieux vaut en rester là. Car à 70 jours du premier tour, ma priorité est à la diffusion discussion du programme «L'Avenir en commun» pour convaincre et entraîner. Ce dimanche, soyez au rendez vous du chiffrage du programme sur ma chaîne YouTube ( https://youtu.be/T7b67QCjibc).
 

Sources : page Facebook de J.L. Mélenchon le 17 février 217

 

Bonjour Benoît,

 

Lors de mon meeting à Strasbourg, j’ai pris l’initiative de te proposer publiquement une rencontre. J’ai proposé la fin de la semaine prochaine compte tenu des rudes obligations de mon calendrier. Tu avais dit que tu me contacterais dès ton investiture. Mais tu n’en as pas eu le temps. Il en résultait un harcèlement de questions exclusivement sur ce thème de la part des médias et il devenait difficile de s’épargner le ridicule d’une situation qui semblait bloquée. Or, elle ne l’est pas de mon fait. J’ai rencontré avec grand plaisir Yannick Jadot à Strasbourg et je te verrai de même. Demain nous allons échanger une première fois, de vive voix.

 

Pour faciliter notre échange, je voudrai résumer ici ce que j’ai dit sur le sujet à Strasbourg et au cours de divers entretiens.

 

Ton investiture a exprimé un net désaveu de la politique du quinquennat. Non seulement du point de vue de ton programme mais aussi du fait de la rude sanction qu’a subie le Premier ministre emblématique de cette période qu’est Manuel Valls. À présent tu proposes une convergence de nos forces dans les élections présidentielles et législatives. Je ne crois pas un instant qu’elles puissent s’ajouter sans que de très sérieuses garanties ait été données. Au contraire, des accords d’appareils pourraient bien, hélas, démoraliser et désorganiser ce qui a été rassemblé de part et d’autre.

 

Voyons ce que nous pouvons faire d’utile. Nous sommes bien d’accord que la présidentielle et les législatives sont étroitement liées. Dans ces conditions parlons-nous avec sérieux, sincérité et loyauté à l’égard de notre peuple pour éclairer la décision et le choix qu’il va faire.

 

Tu as dit que tu ne faisais aucun préalable même de ta propre candidature. C’est une attitude positive. Mais tu as aussi déclaré qu’en toute hypothèse il y aura un bulletin de vote à ton nom le 23 avril 2017. Que devons-nous retenir ? Nous proposes-tu une candidature unique à l’élection présidentielle ?

 

En toute hypothèse, il s’agit d’être prêt à convaincre à entraîner et à gouverner. Cela nécessite confiance et cohérence. Sans que cela soit attaché à ta personne ni à ton talent il est évident que dans les sondages ta candidature reste à un niveau extrêmement bas par rapport aux scores traditionnels du PS. C’est cela le bilan de ce quinquennat. Le PS dont tu es le candidat n’est plus en mesure de fédérer les français. Tout est à reconstruire dans notre pays. Veux-tu t’atteler à cette tâche ? Un accord à l’ancienne ne le pourra jamais. D’autant que le quinquennat de François Hollande a montré quel usage un candidat du PS pouvait faire de ses engagements les plus solennels. Je te fais de bon cœur crédit de ta bonne foi. Mais nous ne pouvons avoir la naïveté de te croire sur parole alors même que tu es et reste le candidat d’un parti et d’élus majoritairement hostiles à l’orientation que tu défends. Il est donc légitime et honnête que nous te demandions des garanties politiques précises sur ton engagement à rompre avec le quinquennat et son bilan. Comment sans cela parler de quoi que ce soit avec confiance ?

 

La première garantie concerne le périmètre de la convergence. Nous ne voulons aucun accord ni à la présidentielle ni aux législatives avec Emmanuel Macron et son mouvement. Pour nous, ce que l’on connait du programme d’Emmanuel Macron est purement et simplement la poursuite ou le durcissement de la politique mise en œuvre par François Hollande

 

La seconde garantie concerne ta propre volonté d’assumer la rupture avec la politique du quinquennat et donc l’engagement clair à en abolir les mesures emblématique c’est-à-dire essentiellement la loi El Khomri, le CICE et l’état d’urgence permanent. Cela se traduira par la mise à l’écart des prochaines élections notamment des ministres du gouvernement qui a imposé cette « loi-travail » à coup de 49/3.

 

Mais nous croyons qu’à la rupture doit s’ajouter une volonté positive d’ouvrir un nouveau chapitre de l’histoire de notre pays. Notre programme comporte 357 mesures. Nous le mettons à la disposition de la discussion. Mais nous croyons que l’essentiel de l’esprit qu’il incarne, en lien avec les enseignements de l’altermondialisme, est à la base du contrat à nouer avec notre peuple. Compte tenu de ce que nous t’avons entendu dire nous croyons qu’il t’est possible de t’avancer largement vers ces positions quitte à ce que ceux qui te combattront de toute façon dans ton parti prennent leur distance !

 

Garantie de tourner la page de la monarchie présidentielle avec la convocation d’une assemblée constituante dans les trois premiers mois de la nouvelle mandature.

 

Garantie d’ouvrir le chapitre d’un cycle vertueux du partage de la richesse. Je suppose que nous sommes d’accord sur l’augmentation du SMIC et des minima sociaux. Mais il faut ouvrir de nouveaux horizons de progrès social avec l’échelle des salaires et limitée de un à vingt et l’instauration de la sécurité sociale intégrale, et au minimum le retour aux 35 heures réelle comme à la retraite à 60 ans avec 40 annuités.

 

Garantie du changement de la matrice productive du pays avec la sortie du nucléaire et le passage au cent pour cent d’énergies renouvelables.

 

Garantie de récupération de l’autonomie économique de notre pays avec l’annonce du retrait de la signature de la France de l’accord CETA et organisation de la consultation du peuple sur cet accord. Arrêt immédiat de l’application des directives européennes mettant en cause les services publics de notre pays et passage au plan B en cas d’échec des discussions avec nos partenaires européens pour mettre fin à la politique des traités budgétaires et des semestres européens.

 

Garantie de l’indépendance de notre pays vis-à-vis de l’OTAN avec la sortie de cette alliance militaire et le retour à une politique pour la paix et de désarmement dans le monde.

 

En t’adressant ces lignes, j’ai le sentiment de répondre à une exigence de sérieux et de sincérité dans les relations politiques. Comme la majorité de notre peuple, je n’ai plus aucune confiance dans les accords d’appareils entre partis politiques. Le mouvement « la France insoumise » s’est constitué sur un programme et une candidature qui le porte. Rien d’autre. Cela nous suffit amplement pour vouloir en convaincre le grand nombre. Mais s’il existe une possibilité que la trame essentielle de ce qui nous a regroupé puisse aussi fédérer des partis politiques de la gauche traditionnelle, je suis prêt à consulter les 250 000 personnes qui se sont personnellement engagées à mes côtés sur la proposition qui leur serait faite.

 

Mais je veux dire directement et franchement que je ne saurai composer avec les engagements que j’ai pris, ni faire confiance à la parole du candidat du PS sans garantie ferme et solide de sa part.

 

Avec l’espoir de t’en convaincre,

 

bien amicalement,
Jean luc Mélenchon

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Chronique d’un rendez-vous manqué !

- Hamon semble vraiment avoir fermé la porte. Bas les masques !

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 09:38
Législatives : STOP à la tambouille du PCF avec le PS

- Tiens, B. Hamon n'appelle pas J.L. Mélenchon... mais n'a pas perdu le n° de P. Laurent du PCF.

- Négo législatives, encore et toujours magouille !

- Mais pendant ce temps là... les communistes qui soutiennent J.L. Mélenchon se mobilisent[3] !

 

Sources : le blog de François Cocq

- Les révélations du jour du Canard Enchaîné[2] ne s'arrêtent décidément pas à l'affaire Solère.

On y apprend ainsi que la direction du PCF tient un double discours et tandis qu’elle discute d’un côté avec la France Insoumise, elle s’apprêterait en douce à passer sous pavillon PS.

 

L’hebdomadaire rapporte ainsi une rencontre « discrète » entre Pierre Laurent et Benoît Hamon en début de la semaine dernière. « Au centre de leurs discussions : un accord législatif entre le PS et le PC » nous livre le Canard. Et Pierre Laurent de se justifier : « Nous sommes libres de discuter avec vous de ce sujet, puisque Mélenchon a décidé unilatéralement de présenter des candidats contre des députés communistes sortants. »

 

 

-

Le coup porté par cette information est d'autant plus violent que des rencontres sont engagées depuis plusieurs semaines entre la France Insoumise et le PCF.

Car le PCF a, en dépit de la décision de sa direction, a fait le choix majoritaire de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle. Ainsi, après une rencontre d’ordre général le 23 janvier en présence de Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent, un groupe de travail sur les élections législatives, qui s’est encore réuni jeudi 7 février, s’est constitué et a entamé des échanges sur l’ensemble des sujets, question des « députés communistes sortants » également bien entendu. Tout cela ne valait donc rien et les paroles étaient des mots jetés en l’air puisque pendant que le PCF faisait mine de discuter au grand jour avec la France Insoumise il menait en parallèle des tractations secrètes avec le PS. Chacun comprendra que la méthode n’est pas admissible et fait note d’un profond mépris affiché par la direction communiste.

 

Sur le fond, on décèle désormais plus clairement la contrepartie que réclamerait le PCF, derrière son tarte à la crème « contrat de majorité », à ceux qui n’ont pourtant pas posé le moindre geste de rupture avec le quinquennat qui s’achève lorsque l’occasion leur en été donnée depuis le 29 janvier : un troc de circonscriptions. Ainsi, Benoît Hamon a beau avoir investi aux législatives les ministres responsables de la politique subie depuis 5 ans, les Valls, El Khomri, Touraine, Le Guen et consorts…, il a beau s’être auto-corseté dans son équipe de campagne avec des garde-fous valsistes comme Luc Carvounas ou les toujours secrétaires d’Etat Fekl et Lemaire, il a beau s’être de manière incompréhensible abstenu, lui (!) et son groupe, le 2 février sur la proposition de résolution des députés communistes à l’Assemblée nationale pour imposer un référendum sur le CETA, [1] peu importe donc pour la direction du PCF cette fuite en avant perpétuelle : Benoît Hamon et le PS peuvent continuer à ne faire qu’un pourvu que le PCF soit payé en circonscriptions sonnantes et trébuchantes. On repense alors à André Chassaigne qui le 23 novembre 2016 déclarait sur LCI : « Moi je n’ai pas l’habitude de vendre mon âme pour un plat de lentilles »

 

En tout cas, preuve est faite que le « contrat de majorité » dont parle le PCF ne relève pas d’une politique de législature qu’il faudrait mener mais d’un accord entre groupes, fossilisant le PCF comme supplétif d’un PS qui aurait les mains libres.

 

C’est en évacuant de la sorte le fond politique que le PCF pense pouvoir mener campagne sur le terrain pour les législatives en utilisant d’un côté l’image de Jean-Luc Mélenchon tandis qu’il discute de l’autre en coulisses avec le PS d’un accord électoral. Bref en mangeant à tous les râteliers, quitte à perdre dans cette confusion ses propres militants…

 

 

- Cette façon de faire est surtout novice par rapport à la clarté réclamée par le pays.

Alors que les enjeux de l’élection présidentielle sont si décisifs, un tel double-jeu de la part du PCF ne saurait venir entacher la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon qui s’appuie au contraire sur une cohérence de pensée et une résolution dans l’action.

 

Notons que Pierre Laurent a par ailleurs réclamé « un accord viable qui ne soit pas remis en question par la direction du PS après la présidentielle ». Certes, c’est faire là preuve de beaucoup de naïveté car qui peut envisager que les équilibres au sein du PS ne seront pas rebattus par le score de la présidentielle, ce sur quoi comptent justement les vallsistes ? A moins que Pierre Laurent ne mise désormais sur Benoît Hamon plutôt que sur Jean-Luc Mélenchon pour cette élection ? Cela expliquerait mieux un tel tir dans le dos dont Benoît Hamon se gausse encore : « Le simple fait d’annoncer un accord avec le PC affaiblira Mélenchon s’amuse par avance Hamon. Cela permettra de récolter quelques points de plus dans les sondages donc de dépasser Fillon et de rattraper Macron ». C’est du moins ce qu’il croit en réfléchissant selon les vieux critères de la politique à l’ancienne faite de répartition de parts de marché électorales en considérant que les électeurs sont des citoyens captifs. Rira bien qui rira le dernier.

 

La tambouille dans laquelle semble s’embourber le PCF est un mauvais coup inexplicablement porté à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. En se ré-enfermant dans les logiques d’appareil avec le PS pour un accord politicien, la direction du PCF tournerait le dos aux aspirations et à la dynamique populaires. Elle ne semble pas avoir compris que ce n’est plus sur ce terrain que se construit la construction de majorité sociales et populaires et la victoire à venir du mois d’avril. Après les révélations du Canard, le PCF pourrait bien d’une façon ou d’une autre se retrouver le dindon de la farce.

 

Note :

[1] ajouter l'opposition des sénateurs socialistes au projet de loi l'abrogation de la Loi El Khomri le 21 janvier 2017 présenté par les sénateurs communistes

[2] 15 février 2017

[3] TRIBUNE. Les communistes qui soutiennent Mélenchon se mobilisent

 

Législatives : STOP à la tambouille du PCF avec le PS

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Démenti de Pierre Laurent

Démenti 15 février 2017 16:45 : "Le Canard enchaîné de ce jour prétend relater, dans une brève information, une conversation qui aurait eu lieu entre Benoît Hamon et moi-même à propos d'un "accord législatif PC-PS".
Dommage, le tuyau du Canard était cette fois percé. L'intégralité des propos qui me sont attribués ont été inventés. Jamais je n'ai prononcé un seul des mots qui me sont prêtés.

 

Législatives : STOP à la tambouille du PCF avec le PS

-

Le PS via M. Cherki confirme les rencontres

Le PS, via M. Cherki confirme que ça discute entre le PCF et Hamon " a précisé que le candidat socialiste continuait de discuter avec le candidat écologiste Yannick Jadot, le Parti Radical de Gauche, le mouvement républicain et citoyen et le Parti communiste dont certaines voix plaident pour un rapprochement avec M. Hamon ".

 

  • Alors de quoi parlent-ils ? De la pluie et du beau temps ?
  • Et si ce qui concerne les citoyens se faisait dans la transparence ?
Législatives : STOP à la tambouille du PCF avec le PS
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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 09:25
LE PIÈGE DU PS : Il soutenait HAMON...Et rejoint finalement MÉLENCHON [vidéo]

Salut ! Dans cette vidéo j'explique pourquoi j'ai finalement décidé de ne pas soutenir le parti socialiste, son candidat B. Hamon et de me joindre à Jean-Luc Mélenchon et à la véritable gauche, celle du vivre ensemble, du progrès, de la solidarité et du partage.

LE PIÈGE DU PS : Il soutenait HAMON...Et rejoint finalement MÉLENCHON [vidéo]
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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 09:38
Hamon fait le choix de la continuité avec la politique de Hollande et du PS... et pendant ce temps là...

Et elle a raison !

 

Après " Mon adversaire c'est la finance " de Hollande, on a maintenant " Mon adversaire c'est la Loi travail " de Hamon !

Najat Vallaud-Belkacem a malheureusement raison puisque le PS vient d’investir, pour les législatives les mêmes que ceux qui ont voté le texte en y ajoutant des ministres à Hollande sortant comme Valls, Marisol Touraine....

B. Hamon n'aura pas le soutien du PS pour faire une autre politique que celle mise en oeuvre depuis 2012..... car il n'a pas été investi pour le faire !

Et il y en a qui continuent à prêcher l'union avec le PS, font pression pour que le PCF rompe d'avec la France insoumise sous prétexte d'un risque FN et de retour possible de la droite, comme si la politique mise en oeuvre depuis 5 ans n'était pas une politique de droite  !

En fait ça pue les combines de répartition de circonscriptions pour les législatives !
On ne va pas nous refaire le coup de 2012 !

Le seul rassemblement qui puisse permettre la victoire, c'est le rassemblement du peuple avec la France insoumise et son programme..... et c'est pour cette raison que le téléphone rose ne sonnera pas !

 

Sources : AGORAVOX Le média citoyenLes RICHES.INFO,  le Blog de J.L. Mélenchon,  BellaCiao

Hamon fait le choix de la continuité avec la politique de Hollande et du PS... et pendant ce temps là...

- Pourquoi B. Hamon ne s'oppose t-il pas à la candidature de M. El Khomri dans le 18ème arrondissement de paris ?

Le candidat du parti "socialiste" à la présidentielle Benoit Hamon a en effet affirmé le 2 février ne pas vouloir "offrir des têtes".

 

A un internaute qui lui demandait s’il était toujours favorable à la candidature de la ministre du Travail aux législatives, Benoît Hamon, qui se livrait à un direct sur Facebook, s’est refusé à la remettre en cause, en tant que "garant et architecte de l’unité de la gauche".

 

Le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon avait demandé à Benoit Hamon de "choisir" entre "nous" et "eux", en visant notamment les investitures de Mme El Khomri, de M. Valls, du ministre de l’Intérieur et ex-chef du groupe socialiste Bruno Le Roux ou encore des députés PS pro-Macron.

 

Nous attendons toujours la réponse.....!

 

- Car le PS n'a pas tourné la page de l'ère Manuel Valls-El Khomri : la liste des candidats PS aux législatives de 2017 en témoigne

Est-ce que le parti socialiste a réellement tourné la page des années Hollande-Valls-El Khomry ?

 

Deux millions de français se sont déplacés à la primaire socialiste pour dire qu'ils n'étaient pas d'accord avec la politique libérale menée par celui-ci. Pourtant fort est de constater que l'appareil socialiste n'a pas écouté le message adressé par ses électeurs.

 

Je vous proposons une liste non exhaustive des candidats socialistes aux législatives qui ne sont pas prêts à voter l'abrogation de la loi El Khomri. Ce sont les candidats les plus proches de Manuel Valls ou d'Emmanuel Macron.

 

En synthétisant toutes ces données (dont le tableau est disponible ici), nous arrivons aux conclusions suivantes : sur les 398 candidats investis par le Parti Socialiste aux élections législatives au 20 janvier 2017, auxquels nous avons ajouté Manuel Valls et Florent Boudié, absent de cette liste mais investi d'après Sud-Ouest, 255 (64%) sont tenants de la ligne sociale-libérale du gouvernement (dont 22 (5% du total) le sont par ralliement), 55 (14%) sont tenants d'une ligne socialiste (dont 34 (9% du total) le sont de manière présumée). 82 (21%) n'ont pas de positionnement connu.

 

Hamon fait le choix de la continuité avec la politique de Hollande et du PS... et pendant ce temps là...

Pas moins de 16 ministres actuels sont présentés par le PS pour les législatives de juin prochain, sans compter les trois que je viens de citer à l’instant. Ce sera donc une vingtaine au total !

 

Sont par exemple déjà investis outre Mme El Khomri, le très vallsiste Jean-Marie Le Guen, le ministre des budgets d’austérité Christian Eckert, la ministre du burn-out des hôpitaux Marisol Touraine, les ministres de la reconduction de l’état d’urgence et des violences policières non sanctionnées Jean-Jacques Urvoas et Bruno Le Roux, etc.

 

 

  - La question est encore plus profonde que ça.

Le PS a investi déjà 400 candidats aux élections législatives sur les 577 circonscriptions du pays. Un citoyen a fait un décompte très précis des engagements des uns et des autres. Le résultat est sans appel.

 

Parmi les 400 candidats du PS, les deux-tiers ont été des soutiens actifs et enthousiastes de toutes les mesures des gouvernements Ayrault et Valls : traité budgétaire européen en 2012, pacte de responsabilité et crédit d’impôt compétitivité, loi Macron, loi Travail, etc. Cela représente 255 candidats.

 

A l’inverse seuls 14% des candidats, soit une cinquantaine, ont émis des critiques régulières. Les autres ont savamment évité de prendre des positions trop claires. C’est encore plus édifiant si l’on regarde uniquement les députés sortants réinvestis ! Là, ce sont 86% des députés sortants réinvestis qui ont approuvé la ligne de François Hollande depuis 2012 ! Soit 143 députés que Benoît Hamon et le PS proposent donc de reconduire !

 

Comment former une majorité gouvernementale avec un tel attelage ?

 

 

- Et pendant ce temps là....

Il y en a qui, au sein du PCF (tel le Secrétaire fédéral de Charente Maritime) qui continuent à prêcher l'union avec le PS, font pression pour que la direction nationale du PCF rompe d'avec la France insoumise sous prétexte d'un risque FN et de retour possible de la droite, comme si la politique mise en oeuvre depuis 5 ans n'était pas une politique de droite  !

Hamon fait le choix de la continuité avec la politique de Hollande et du PS... et pendant ce temps là...
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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 09:26
On ne nous refera pas le coup du Bourget

Ce n'est pas Hamon qui a gagné, c'est Valls qui a été battu !

 

Le résultat de la primaire PS a défait le bilan des gouvernements Hollande/Valls/Macron, il n’en a pas effacé pour autant ses conséquences sur le scrutin présidentiel. Autrement dit, parler de rassemblement de la « gauche » de Valls à Jean-Luc Mélenchon n’a pas de sens politique. C’est même contreproductif électoralement : les citoyen-ne-s ne suivraient pas un attelage entre des partisans de la politique passée et ceux qui s’y sont opposés.

 

Sources : Le Parti de Gauche Midi-Pyrénées par Eric Coquerel [1]

Les défaites de Clinton, Renzi, des post-blairistes du Labour, de Hollande et Valls marquent le déclin historique du social-libéralisme et c’est une excellente chose. Mais la victoire d’un candidat du camp du progrès humain et de l’émancipation, pas plus que l’indispensable recomposition politique à venir, ne passe pas par un rabibochage avec eux. Il y a dans notre pays une volonté très majoritaire de dégager ceux qui ont gouverné depuis dix ans.

 

Cela n’en fait évidemment pas une force politique homogène tirant dans le même sens mais les effets récents sont, eux, connus : les électeurs de droite ont dégagé Sarkozy tout en se portant sur une ligne bien à droite. Ceux qui se seront déplacés à la primaire PS ont fait de même avec la ligne Valls. Et ceux qui aujourd’hui, profondément désorientés, ne savent même pas s’ils voteront ne s’engageront pas en faveur des « ambigus ».

 

C’est donc moins nous qui posons la question à Benoît Hamon que ses 1 200 000 bulletins de vote : s’insoumettra-t-il avec eux ou au contraire reviendra-t-il à des arrangements typiquement solfériniens ?

 

En posant cette question nous ne voulons pas « couper des têtes » mais juste éviter qu’on se paie la nôtre. On ne nous refera pas le coup du Bourget.

 

Hamon assure pouvoir mettre en place son projet en préservant le statu quo dans les investitures socialistes ? Eh bien qu’il le prouve en leur demandant dès maintenant d’abroger la loi El Khomri. On a compris que Benoît Hamon n’envisage pas de se désister pour Jean-Luc Mélenchon. Dommage, notre programme « l’Avenir en commun », héritier de tous les travaux unitaires de la gauche antilibérale depuis 2005 et produit des milliers de contributions de la France insoumise, a toutes les qualités pour fédérer. C’est d’ailleurs autour de lui que nous entendons fédérer le peuple et gagner cette élection.

 

Il dit vouloir discuter d’une majorité gouvernementale sans limiter cela à une discussion entre « appareils » ? Pourquoi pas, cela peut être à l’occasion d’un café, a répondu mon candidat. Mais il le fait en nous proposant de rebrousser chemin pour le retrouver au milieu du gué, de partager avec lui le fardeau de l’actuel PS. Qu’il s’en dégage et on pourra alors discuter programme. Où là encore Benoît Hamon reste au milieu du gué. S’il reprend de larges pans, et c’est tant mieux, de nos principes éco-socialistes, je note qu’il se déclare pour la VIe République mais omet la constituante, qu’il part de l’idée très libérale qu’il n’y aurait plus assez de travail pour tout le monde alors que nous priorisons le partage des richesses et la baisse du temps de travail associée à une Sécurité sociale intégrale et qu’il a bien du mal avec une vision indépendantiste de la France en matière de politique internationale. Mais, surtout, il propose finalement de nous ramener à la voie sociale-démocrate en matière d’UE en ne se donnant aucun moyen réel pour la transformer.

 

À l’inverse, nous pensons que la seule chance de sortir des traités tous ensemble pour reconstruire une Europe du progrès humain implique de mettre sur la table qu’en cas d’échec nous le ferons uniquement avec les pays qui le veulent. C’est sur la souveraineté populaire qu’est née la gauche il y a plus de deux cents ans, c’est en lui redevenant fidèle qu’elle reprendra tout son sens.

 

Note :

[1] Co-coordinateur politique du Parti de Gauche

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 09:22
MACRON et France insoumise : programme contre programme

Dans un précédent billet je titrais : " FN-LR.... et France insoumise : programme contre programme "

 

Concernant Macron, j'écrivais : " Macron, ce sont des propositions "illusions" !

Prenons un seul exemple : supprimer les cotisations maladie et chômage à la charge des salariés. Elles seraient remplacées par une hausse de la CSG.

D'entrée , la proposition Macron apparaît généreuse à l'égard des actifs et beaucoup moins envers les retraités, dont la CSG augmenterait sans aucune avantage en contrepartie.

On crée de l'illusion d'augmentation du pouvoir d'achat en baissant les cotisations sociales d'un côté.... mais récupéré en augmentant l'impôt CSG de l'autre !

Dans le même temps (et c'est là l'objectif réel de la mesure) c'est le principe du salaire différé socialisé qui est remis une fois de plus remis en cause..... et là on s'attaque au fondement même du financement de la protection sociale ! L'exemple même de la fausse bonne idée !

Macron, c'est comme un nouveau masque pour le vieux monde.

 

Sources : Les coulisses de Juan

- Vous rêvez d'une autre société, vous voulez un autre système.... et si on parlait programme ?

C’est une boutade qui tourne sur les réseaux sociaux depuis quelques semaines. Quand l’équipe du candidat « ni de gauche ni de gauche » a confirmé que le programme ne serait complètement dévoilé que vers la fin avril, la boutade est devenue une farce.

 

Macron, bientot leader dans des sondages qui ne mesurent pas l’absentéisme, n’a pas de programme officiel pour gouverner la France. Il braille le mot « projeeeeeet » en permanence dans décrire par le menu l’exhaustivité de ses propositions.

 

Un exemple récent, il a lâché 3 propositions en matière de culture, dans une longue émission sur France Culture: les bibliothèques gratuites, un pass de 500€ offert à chaque jeune à sa majorité et une déclaration d’intention sur la priorité à consacrer à la culture. Bref, deux mesurettes et une formule creuse. Et il ose appeler cela, sur son site de campagne « un projet pour la culture. » On sait que Macron est cultivé. Aussi ses propositions paraissent elles incroyablement pitoyables.

 

Macron a un programme. Comme tout bon libéral, il veut en dire le moins possible. Observez ce qui est arrivé à Fillon quand on s’est tous mis à lire les mesures concrètes que sa purge libérale allait comprendre, notamment en matière de Secu.

 

En matière économique, Macron et Fillon apparaissent sur la même ligne. Seule la taille du suppositoire pour la tranche la moins aisée du pays diffère. Différence de degré, pas de nature.

 

  • Que Macron essaye au moins de prouver le contraire.
  • C’est très simple, il suffit qu’il publie enfin l’intégralité de ses propositions.
MACRON et France insoumise : programme contre programme
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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 09:04
"Benoît Hamon doit choisir son camp" !

Appel de Liêm Hoang Ngoc, Olivier Spinelle,

Roger Tropéano

 

Sources : L'OBS Présidentielle

"Anciens "frondeurs"[1] (l’un d’entre nous ayant été membre de la direction nationale du courant animé par Benoît Hamon), nous avons quitté il y a peu le PS pour faire émerger avec Jean-Luc Mélenchon un mouvement inédit, la France insoumise, qui a vocation à s’élargir. Nous nous félicitons du résultat de la primaire socialiste. Les participants à cette désignation ont clairement sanctionné les choix opérés par le gouvernement au cours de ce quinquennat.

 

Nombre des thèmes de campagne de Benoît Hamon, que nous avons inspirés, sont les bienvenus. D’autres, cédant à la "mode" ambiante, sont plus discutables. Ainsi, la proposition d’un revenu base n’est en aucun cas révolutionnaire. Elle repose sur l’hypothèse erronée de la fin du travail et se limite à revendiquer une miette universelle, inférieure au seuil de pauvreté, alors même que le coût de la revalorisation des minima sociaux au niveau du seuil de pauvreté est dix fois moindre. Elle consacre le renoncement à réorienter l’économie vers un plein-emploi assorti de droits sociaux étendus. Plus généralement, le discours du candidat du PS reste flou sur des questions essentielles.

 

Notre première interrogation porte sur l’Europe. En 2012, les plus fidèles amis de Benoît Hamon, alors fraîchement nommé au gouvernement, avaient donné les gages nécessaires en ne votant pas contre la ratification du traité budgétaire à l’Assemblée nationale. Leur champion renégociera-t-il demain les textes européens organisant l’austérité budgétaire et les "réformes structurelles" du marché du travail ? En cas d’échec, préparera-t-il un véritable plan B, tant attendu par les Français depuis la victoire du "non" en 2005, lui qui s’était gardé de participer à cette campagne référendaire ?

 

Notre deuxième interrogation porte sur le traitement de l’urgence sociale. Le PS revalorisera-t-il les minima sociaux au niveau de seuil de pauvreté (1.000 euros), bien au-delà de son revenu de base ? Portera-t-il le salaire minimum à 1.700 euros brut (1.309 euros nets) ? Mettra-t-il en chantier le retour de la retraite à 60 ans et réduira-t-il la durée de cotisation à quarante annuités ?

 

Les réponses à ces questions dépendent, à l’évidence, des forces avec lesquelles le candidat investi entend travailler. La recomposition du paysage politique a commencé. Elle bouscule d’ores et déjà les équilibres internes dans tous les partis traditionnels. B. Hamon proposera-t-il de marier la carpe et le lapin en s’appuyant sur des députés ayant fait l’apologie du virage libéral de ce quinquennat ? Ira-t-il au bout de sa "fronde" en les écartant résolument de l’attelage censé nous faire gagner ?

 

 

- Le vainqueur de la primaire socialiste doit clairement poser un acte et choisir entre eux et nous.

A défaut, l’impression prévaudrait à nouveau que le PS nous refait le "coup du Bourget", en menant avec B. Hamon une nouvelle campagne de gauche, pour appliquer ensuite une toute autre politique. La confiance en un parti d’Epinay à l’agonie serait alors définitivement consommée.

 

Benoît, la balle est dans ton camp.

C'est maintenant à toi de choisir !

 

Note :

[1] fondateurs de la Nouvelle Gauche Socialiste, membres de l’Espace politique de la France insoumise

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 09:13
L'objectif de Hamon ? Casser l'engagement du PCF avec la France insoumise !

Le risque est grand de voir le PCF abandonner le soutien " critique " et jouer la carte Hamon contre des circonscriptions  !

 

Le 28 novembre 2016 j'écrivais : " Les militants communistes décident de soutenir Jean-Luc Mélenchon.... une bonne nouvelle ! Mais... ils ne renoncent pas à une alliance avec le PS ! "

Serions nous en train de passer à la phase concrétisation ?

La phase de clarification est terminée !

B. Hamon n'est pas le candidat de la "Belle Alliance Populaire".... mais le candidat du Parti Socialiste celui de Hollande, Valls, du CICE, de la Loi travail de M. El Khomri, celui qui a bafoué la volonté du peuple en ratifiant le traité de Lisbonne....

Une bataille politique est engagée !

L'enjeu ? Donner les moyens au candidat du PS de poursuivre la même politique que Hollande saupoudrée d'aménagements à la marge pour plaire au PCF et à Jadot !

 

Sources : le blog d'El Diablo

- Le 31 janvier 2017, Pierre Laurent

Le secrétaire national du parti communiste (PCF), assurant avoir « bien noté » la proposition de Hamon d’un contrat de majorité, a déclaré lors d’une conférence de presse : « Il y a eu beaucoup d’occasions ratées pendant l’année ; une nouvelle occasion se présente. Pour la saisir, il faut débattre de la politique à mettre en œuvre ». Il a estimé possible de construire « un pacte de majorité » et s’est dit prêt à rencontrer Hamon.

 

 

- Le 30 janvier 2017 sur franceinfo, Olivier Dartigolles

Le porte-parole du Parti communiste français (PCF), s'est réjoui de la victoire de Benoît Hamon. Il estime qu'un dialogue et des échanges sont envisageables avec lui, « alors que cela aurait été impossible avec Manuel Valls ». Selon lui, cela invite « à des convergences dans les prochaines semaines ».

 

  • Franceinfo : La victoire de Benoît Hamon est-elle une bonne nouvelle, sachant qu'il y a désormais un candidat de plus très à gauche ?

Olivier Dartigolles : « La défaite de Manuel Valls est une bonne nouvelle, c'est la confirmation qu'il y a une envie de gauche dans ce pays. On assiste à un grand chamboule-tout dans la vie politique française ».

 

« Pour ce qui est du Parti communiste, ça nous invite à mettre du vent dans les voiles sur des convergences, des dialogues, des passerelles qui peuvent se construire dans les prochaines semaines. Cela permettra peut-être de trouver une solution pour la présidentielle et pour une nouvelle majorité politique de gauche aux législatives ».

 

  • Franceinfo : Est-ce que ça veut dire qu'un candidat à gauche doit se désister au profit de l'autre ?

Olivier Dartigolles : « Il ne faut pas commencer par la question de la candidature à la présidentielle. Je constate que Jean-Luc Mélenchon mais aussi Yannick Jadot et Benoît Hamon sont tous pour l'abrogation de la loi El Khomri ».

 

« On peut pousser les feux pour dire tous ensemble ce qui serait pour nous une vraie loi travail. On peut commencer par regarder si dans ce périmètre qui va de Jean-Luc Mélenchon, des communistes, à Yannick Jadot et Benoît Hamon, nous sommes d'accord pour dire des choses ensemble ».

 

  • Franceinfo : Que faire des socialistes qui ne se reconnaissent pas chez Benoît Hamon ?

Olivier Dartigolles : « Il faudra attendre que la poussière retombe, voir dans quelques semaines s'il y a vraiment une hémorragie vers Emmanuel Macron. Mais on peut ouvrir un dialogue et des échanges avec Benoît Hamon alors que cela aurait été impossible avec Manuel Valls ».

 

L'objectif de Hamon ? Casser l'engagement du PCF avec la France insoumise !
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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 09:33
Tomber dans le piège HAMON ou s’engager dans la révolution MÉLENCHON ? C’est vous qui voyez…

Vous qui envisagez de voter pour Hamon, prenez garde : si vous faites les moutons, vous serez tondus !

 

Sources : le blog de Vincent Christophe LEROUX

-

La candidature de Benoît Hamon est une véritable arnaque ! Du même type que celle de Hollande en 2012 !

Vous êtes nombreux à avoir cru à la bonhomie et à la sincérité de François Hollande, n’est-ce pas ? Du coup, vous portez une part de la responsabilité de ce pouvoir car c’est grâce à vous qu’il a pu être en situation de gouverner. C’est sans doute un peu abrupt de vous le dire mais c’est la vérité. Votre ignorance ou votre naïveté d’alors nous a coûté très cher à tous ! Or il était assez facile de cerner le loustic pour peu qu’on se soit intéressé à lui, à son passé, à ses “oeuvres” !

 

Chacun a le droit, bien sûr, de se tromper, de s’égarer, de se faire avoir, hélas ! Mais comme le dit un proverbe berbère que J.L. Mélenchon aime citer : “ La seconde fois où tu te fais avoir, c’est de ta faute !

 

Donc, sauf si vous avez été plongé, depuis cinq ans, dans un état d’hibernation bien plus long que celui prévu par la nature pour certains mammifères, vous avez pu constater, depuis ce jour glorieux de 2012 où le candidat qui avait décrit la finance comme son “ennemi” [ "adversaire". N du GS] a été élu, combien ce combattant s’est opposé à cette finance, et comment il s’y est pris pour la domestiquer !

 

 

-

Et vous souhaitez pourtant, aujourd’hui, voter pour Hamon ?

Vous envisagez donc de réitérer la même bévue que celle qui nous a fait avoir tant de cendres dans la bouche depuis cinq ans ?

 

  • Tout ça pour quoi ?

- Parce que, pour certains d’entre-vous, B. Hamon, lui, est vraiment de gauche ? Vous y croyez vraiment ? Vous avez perdu la raison ?

- Ou bien croyez-vous, tel des enfants immatures ou des ados pré-pubères un peu attardés, que ses promesses l’engagent aussi peu que ce soit ?

- Croyez-vous que ses nouvelles propositions les plus à gauche viennent de sa propre volonté ?

- Croyez-vos que son désir ardent de rester dans l’UE actuelle soit cohérent avec un projet de gauche ?

- Croyez-vous vraiment que sa proposition de revenu universel soit un mieux alors que c’est une réforme suggérée depuis bien longtemps par le patronat qui se réjouirait de la mise en application d’une telle mesure puisque ce serait faire payer par l’État, et donc par nous tous, ce qui devrait être payé par les entreprises en salaire ?

- En outre, avez-vous entendu le montant qu’il propose ? On serait très loin du “minimum syndical” d’autant plus que ce revenu universel remplacerait toutes les autres allocations... Et, cerise sur le gâteau, comme il serait universel, les plus aisés le percevraient aussi ! Chapeau bas M’sieur Hamon. Le capital et le MEDEF vont vous adorer vous aussi, même s’ils ne le diront pas publiquement pour ne pas rendre jaloux leur poulain E. Macron et son rival F. Fillon !

 

  • Parmi vous, il y en a d’autres pour qui voter Hamon se justifierait parce que cela nous éviterait Le Pen ou Fillon ou Macron ?

C’est une blague ! Voilà encore une preuve que vous êtes victime du syndrome de Stockholm, vous savez ce mal qui fait que les victimes finissent par rechercher l’affection ou la reconnaissance de leurs bourreaux... Et encore, je n’ai pas dit le syndrome du larbin bien qu’à étudier certains, ce soit davantage ce mal-là qui les ronge...

 

 

-

Pensez enfin par vous-mêmes

Ne vous laissez plus affoler par les faux bergers qui crient au loup pour que vous mainteniez au pouvoir les bons pasteurs. N’oubliez pas toutes leurs turpitudes et toutes les violences qu’ils ont causées eux-mêmes ou cautionnées en ne se levant pas contre elles et contre ceux qui les organisaient. Ne forgez plus vos opinions en écoutant les marchands du Temple. Heu, je voulais dire les MeRdias !

 

Comme le dit encore J.L. Mélenchon : “ Si vous abandonnez vos convictions dans le bureau de vote, ne vous étonnez pas ensuite de ne plus les retrouver à la sortie ! ” On vote pour ses convictions, pas pour le moindre mal.

 

Aux naïfs de gauche qui donneraient la moindre sincérité à B. Hamon dans son discours de "gôche", je suggère ceci : si vous souffrez des mêmes handicaps que les poissons rouges, si vous avez une tendance à oublier ce qui a été dit – et fait – hier et avant-hier, vous pouvez vous rafraîchir la mémoire en étudiant, non pas seulement ses paroles, mais ses actes depuis des années. Étudiez par exemple ses votes à l’Assemblée Nationale depuis cinq ans, notamment ceux sur les textes les plus odieux, les plus régressifs... Voyez qui il a soutenu dans les choix qui ont sali notre pays et dévasté nos acquis sociaux. Observez son courage politique quand il a préféré si souvent s’abstenir ou jouer les “frondeurs” de pacotille. Réalisez que lorsqu’on entre dans un gouvernement comme il l’a fait, c’est qu’on en cautionne la politique, toute la politique et pas seulement celle que le Président et le Premier ministre vous laissent mener vous-même dans votre ministère... C’est un bloc. On ne trie pas et on ne peut dire ensuite : ça j’approuve et ça je rejette. S’il avait été sincère, il aurait démissionné bien avant le jour où il a quitté le gouvernement [ Il a été viré, en fait. N. du GS]. Car bien des horreurs avaient déjà étaient accomplies par les gouvernements auxquels il a appartenu. Prenez conscience que quelques miettes de mieux qu’il a pu obtenir dans son secteur ministériel (par exemple la loi sur l’économie sociale et solidaire) ne sauraient compenser les immenses régressions menées par ses collègues du gouvernement et de l’Exécutif !

 

  • Sachez que cela aussi est une stratégie des dominants, et pas qu’en France.

Pour faire passer une loi inacceptable, nos maîtres se résolvent assez souvent à insérer, dans le texte scélérat, quelques menus progrès. Et vous demandent ensuite de vous prononcer en bloc sur le texte en vous faisant miroiter les miettes d’améliorations et en occultant tout le reste. Et si vous rejetez le texte comme violemment régressif, ils vous reprochent de refuser les quelques améliorations qu’ils vous ont concédées. Ou pour de nombreux textes régressifs adoptés, ils vous concéderont un texte qui l’est moins... C’est ce qu’on peut dire de la “loi Hamon” sur l’économie sociale et solidaire. Qu’a-t-il dû accepter pour pouvoir la faire passer ? Eh bien tout le reste... Tout ce qui a été fait depuis 2012... Quand vous en arrivez au bilan, vous ressentez de fortes douleurs au bas du dos !

 

Et puis, constatez que B. Hamon affiche le même européisme habituel de ces "élites” qui disent travailler pour notre bien, fut-ce contre notre gré, en voulant l’Europe sociale, ce mantra étant sans cesse repris depuis la première élection du parlement européen en 1979 et qui, jamais, n’eut le moindre début de commencement en pratique ! En fait d’Europe sociale, ces “élites” nous ont ramené au XIXe siècle, elles ont réduit à presque néant et notre souveraineté populaire et notre indépendance géopolitique. Et maintenant, elles semblent clairement vouloir franchir une étape supplémentaire : une nouvelle guerre avec la Russie ! Nous n’en voulons pas ! Ceci ne se fera pas en notre nom ! Et tous ceux qui ne s’élèveront pas on ne peut plus clairement contre ce risque-là seront violemment rejetés par le peuple français !

 

B. Hamon n’a qu’un objectif : mystifier une fois de plus un nombre suffisant d’électeurs de "gauche", faire en sorte que ceux-ci ne votent pas cette fois pour Mélenchon. Hamon a exprimé en 2012 son rôle : constituer un pilier gauche pour le PS en vue d’éviter une fuite des électeurs vers Mélenchon. “On assure à Hollande le flanc gauche qui évite que certains électeurs se tournent vers Mélenchon” a-t-il dit au Figaro (voir cet article).

 

 

-

Vous avez pigé ou ce n’est pas assez clair ?

Et ne venez pas me dire que ça c’était avant ! Rien n’indique qu’il ait changé ! B. Hamon s‘est vu confier une mission qu’il a acceptée : tout faire pour que Mélenchon n’atteigne pas le second tour. B. Hamon sait très bien que lui perdra. Car il ne peut ignorer le désaveu massif que le PS, et le pouvoir actuel, inspirent dans les têtes de tous les Français, quels qu’ils soient, de droite, de gauche, du centre, ou de nulle part ! Le peuple français réserve un châtiment impitoyable à ceux qui se sont joués de lui ! Le PS va connaître l’épuration !

 

  • In fine, c’est l’élection d'E. Macron ou de F. Fillon que prépare B. Hamon !

Peut-être se voit-il comme le principal opposant d’un Président qui serait E. Macron ou F. Fillon pour la période 2017-2022. Ainsi, avec B. Hamon principal opposant au nouveau pouvoir, on aurait le candidat “naturel” pour l’élection de 2022.

 

En votant B. Hamon au premier tour de cette élection, vous remettriez une pièce de plus dans la machine de la 5e République. Pour faire tourner le manège encore une fois... Sauf qu’avec cinq ans d'E. Macron ou de F. Fillon, où en serons-nous en 2022 ? Que restera-t-il au peuple français ? Dans quel état serons-nous plongés ? J’ai froid dans le dos à y penser. Pas vous ?

 

 

- Le moment que nous vivons est historique, sachons en mesurer l'importance

 

Plus qu’aucune élection ne l’a jamais été depuis l’avènement du Conseil National de la Résistance. Si on ne saisit pas cette occasion de commencer à sortir maintenant, tout de suite, sans attendre cinq ans de plus, du système et de la société capitalistes, si on ne commence pas dès le 8 mai prochain (lendemain du second tour de la présidentielle) à mettre en oeuvre la libération de notre pays de l’oligarchie qui le dirige depuis trente ans, si on ne met pas en oeuvre, dès le 8 mai prochain (date symbolique s’il en est !) les mesures pour reprendre notre pleine et entière souveraineté - à la fois populaire et nationale -, si on ne rend pas très vite le pouvoir – tout le pouvoir – au peuple souverain, alors nous vivrons collectivement de biens cruels moments ; car tous, autant que nous sommes, et quelles que soient nos vies, nous allons subir le pire. En tant qu’individus, en tant que peuple, en tant que nation !


Fillon ou Macron, ce sera l’accomplissement du grand projet des oligarchies mondiales : la France sera transformée en vulgaire "région" d’une superstructure européenne qui aura encore affermi sa puissance et son autoritarisme, aux ordres et pour le seul intérêt des multinationales ; et à l’intérieur du "pays", le peuple français redeviendra ce Tiers-Etat qui souffrait tant des caprices des "Grands" et des “Princes”avant la Révolution, sans avoir son mot à dire sur quoi que ce soit, et ce peuple sera toujours plus contraint de se tuer au "travail" pour le plaisir de quelques-uns et pour n’avoir pas le temps ni la force de se rebeller.

 

- Non ! Hamon n’est pas un "gentil" de l’aile gauche du PS.

Il est un outil du système destiné à tromper et à empêcher le basculement de la France dans une forme de résistance mondiale à l’ordre capitaliste. B. Hamon a été choisi pour jouer le même rôle qu’Obama en 2008, quand le peuple des États-Unis menaçait d’entrer en révolution après les deux mandats calamiteux de Bush le petit.

 

  • Imaginez une seconde ce que serait la force de frappe de la République française (je ne parle pas ici de la force de dissuasion nucléaire...) si son prochain Président de la République était Jean-Luc Mélenchon !
  • Imaginez le message que le peuple français, en l’élisant lui, enverrait au monde ! Nous deviendrions un pôle de résistance à l’ordre capitaliste mondial et à son vecteur impérialiste.

 

John Fitzgerald Kennedy, dans son discours inaugural prononcé le 20 janvier 1961, a dit ces mots : “L’énergie, la confiance, le dévouement que nous allons offrir pour rendre possible cet avenir éclaireront notre pays et tous ceux qui le servent et l’éclat de ce feu est de nature à illuminer le monde.

 

Ces paroles lyriques, Jean-Luc Mélenchon, j’en suis certain, pourrait les faire siennes. Il les a d’ailleurs déjà dites - autrement - à de multiples reprises ces derniers mois. Et, comme lui, je ne doute pas que son élection réveillerait des millions de gens en France, des millions de gens qui seraient prêts à prendre leur part du combat à mener et des changements à mettre en oeuvre. Je dis cela sans ignorer ou négliger que cette élection éveillerait aussi des sentiments bien peu amicaux à notre encontre, et déclencherait contre lui, contre ses ministres, contre nos ambassadeurs, contre les nouveaux responsables supérieurs des administrations de l’État et contre nous tous, des réactions très violentes de la part du système et de ceux qui le servent. Car les “collabos” ne se déclareront pas vaincus sans avoir lutté pied à pied contre nous. Qui sait ce qui peut nous arriver ! La stratégie du choc est leur stratégie de lutte contre les peuples qui ont des volontés rebelles ! Tenez-vous le pour dit et préparez-vous-y !

 

 

- Cela ne doit pas vous faire mettre un genou à terre pour autant.

Car je crois aussi qu’aucun pouvoir, aussi despotique soit-il, ne peut rien contre un peuple qui a décidé de prendre - ou de reprendre - son destin en mains ! “Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux” disait La Boétie qui ajoutait : “ Un tyran n’a de pouvoir de nuire qu’autant que les hommes veulent bien l’endurer”. “La plus grande force des tyrans est l’inertie des peuples” disait pour sa part Nicolas Machiavel tandis que Dimitris Papachristos a écrit très justement que “Celui qui attend qu’on le libère restera un esclave toute sa vie”. Louise Michel avait fait sienne cette maxime : “Le peuple n’obtient que ce qu’il prend” et dans le même esprit : “Les libertés ne se donnent pas, elles se prennent” avait reconnu Pierre Kropotkine.

 

Un autre extrait, célébrissime, du discours inaugural de JFK disait : “Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous mais ce que vous pouvez faire pour votre pays !”

 

Ce que vous pouvez faire pour votre pays - et donc pour notre peuple - c’est déjà de ne pas vous tromper le 23 avril et, si J.L. Mélenchon parvient au second tour, le 7 mai !

 

 

- Ensuite, quoi qu’il arrive, c’est de rester mobilisé et éveillé.

Même si J.L. Mélenchon est élu Président de la République, vous devez tous rester sur le pont car il ne fera pas tout, tout seul. Son gouvernement ne pourra tout faire de ce que nous envisageons de faire si le peuple tout entier n’exerce pas une pression très forte pour, d’une part, pousser au cul les “timides”, et, d’autre part et en même temps, jouer le rôle de “garde prétorienne” du nouveau pouvoir sur lequel les coups ne cesseront de pleuvoir, à verse !

 

Il ne s’agit pas – ou il ne s’agit plus – en 2017 de simplement voter pour un Président et lui donner carte blanche. Il faut passer à une autre ère de la démocratie, et cela sans même attendre le temps où sera rédigée collectivement puis mise en oeuvre une nouvelle constitution. Dans notre façon d’appréhender le pouvoir, le principe représentatif et la délégation, nous devons devenir des adultes et donc être instruits de ce qui se fait pour bien “conseiller” et orienter celles et ceux qui décideront pour nous, en notre nom. Nous devons exiger une pratique constante de la démocratie participative en attendant que la future constitution de la 6e République nous rende tout “le” pouvoir, tous “les” pouvoirs !

 

Et le peuple français, s’il se comporte ainsi chez lui, redeviendrait un exemple pour le monde. Bien plus encore : si ce nouveau pouvoir, exercé au sommet par Jean-Luc Mélenchon, son gouvernement, l’administration, nos ambassadeurs et leurs services, accomplissaient l’oeuvre que nous aurions légitimée par l’élection de ce candidat-là, donc si le Président Mélenchon et les pouvoirs publics français entamaient, dès le 8 mai, un dialogue nouveau avec ces États européens, africains, asiatiques, sud-américains qui sont nos alliés naturels, bien plus que d’autres avec qui nous sommes actuellement liés, et si la France commençait à parler au monde au nom des peuples insoumis, des peuples opprimés et des nations dont le vocable officiel dit qu’elles n’ont pas encore “émergé”, peut-être même que la France ne serait plus seulement un “exemple” comme je l’ai dit ci-dessus, mais un véritable “phare”, dans l’esprit kennedyen du premier extrait que j’ai cité plus haut !

 

 

- D’autres pays dans le monde ont amorcé cette résistance et cette reconquête.

Et même si nous ne nous retrouvons pas entièrement en eux, il serait utile et profitable à tous que nous travaillions de concert avec eux pour vaincre ces oligarchies capitalistes qui ont repris le contrôle du monde, alors qu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les peuples étaient entrés, pour certains d’entre-eux, notamment en Europe, dans une ère de progrès, progrès qui a été interrompu dans les années 70 et qui n’a cessé d’être déconstruit, pierre après pierre, les pouvoirs politiques de nos pays se dessaisissant de leurs prérogatives au profit soit des entreprises, soit de structures politiques et juridiques illégitimes, tout ceci bien sûr en violation constante des volontés populaires si souvent exprimées.

 

 

- Mélenchon n’est pas le candidat idéal ? Faudrait-il qu’il le soit pour que nous le soutenions ?

Alors, il est vrai que certains d’entre vous pensez que J.L. Mélenchon n’est pas le candidat idéal. Sans doute n’est-il pas parfait. Sans doute défend-il parfois des positions qui ne sont pas les vôtres. Nous sommes un peuple divers et il est donc logique que nous ne pensions pas tous la même chose sur tous les sujets. Moi-même, je ne suis pas le doigt sur la couture du pantalon vis-à-vis de J.L. Mélenchon quand je le trouve trop timide sur la question européenne ou sur certains thèmes économiques et sociaux.

 

Pour autant, et j’insiste sur ce point, quelle alternative avons-nous ? Je n’en vois aucune. tous les autres candidats en situation de parvenir au second tour sont détestables, soit par leur projet, soit par leur passif.

 

Alors, certains me disent que ce genre de discours, c’est finalement appeler à soutenir "le moindre mal". Je ne suis pas d’accord ! J.L. Mélenchon, ce n’est pas le moindre mal ! C’est un bien ! Ce n’est peut-être pas "le" bien, mais c’est un plus grand bien, comparé à ce que nous vivons depuis le début de la mise en oeuvre de la stratégie du choc.

 

  • J.L. Mélenchon – ce n’est pas rien, d’autant qu’il est le seul à le proposer parmi les "grands" candidats – s’engage à organiser une Constituante, c’est-à-dire à rendre au peuple son pouvoir constituant. Via des représentants élus et tirés au sort (selon des conditions et modalités à définir), nous, le peuple français, réécrirons notre constitution et ainsi nous déciderons du type de régime que nous voulons, des droits nouveaux que nous nous reconnaissons, des obligations que nous acceptons, et de celles que nous imposerons à tous nos représentants et à tous les détenteurs d’une parcelle de pouvoir dans l’État, les collectivités locales, les entreprises...

 

  • J.L. Mélenchon est le seul à s’engager à cela et c’est ce qui est le plus fondamental pour moi, au-delà de l’accord que je peux avoir avec lui sur une très large partie de son projet. Aussi longtemps qu’une révolution au sens traditionnel n’éclate pas pour que le peuple reprenne par la force le pouvoir qui lui a été enlevé par la loi, il n’y a que la loi pour défaire la loi et la refaire, à commencer par la loi fondamentale, la constitution ! Et donc les urnes ! Pour que celui qui présidera le régime, et celles et ceux qui seront envoyés dans nos institutions pour faire la loi, soient les bonnes personnes... Au-delà de la question du projet, d’autres paramètres seront à prendre en compte, avec la plus grande attention. Car si, dans les prochaines semaines, se confirme la montée en puissance et en crédibilité du candidat Mélenchon, ne doutez pas que se rallieront à lui les amis du dernier jour, ceux qui n’en sont pas, et qui se rapprochent seulement d’une force de nature à sauvegarder leurs propres intérêts ! Ceux-là, nous les repérerons aisément. D’ailleurs, ici ou là, il y en a déjà qui se font remarquer... Il est si facile de les reconnaître...

 

Cet engagement de faire la Constituante et tout ce qui a été dit par J.L Mélenchon à ce sujet, de même que certaines déclarations, plusieurs fois répétées, quant à ce qu’il envisage de faire lui-même, indiquent - sauf à l’accuser de mensonge - qu’il sera fidèle à l’esprit nouveau qu’il essaie, depuis deux ans au moins, de faire souffler sur le pays. Ce nouvel esprit non pas tant des lois que du pouvoir, est en phase avec son temps. J.L. Mélenchon, sur ce sujet comme sur bien d’autres, a saisi ce qui fait notre temps et essaie d’y adapter la manière de gouverner et de traiter avec le peuple. Qui d’autre que lui, aujourd’hui, parmi les “grands” candidats susceptibles de parvenir au second tour dans notre inique système électoral de monarchie présidentielle, a choisi d’adopter la même ligne de conduite ? Cherchez bien, vous ne trouverez personne !

 

Le système politique que propose J.L. Mélenchon et la France insoumise dans le projet L’Avenir en commun, c’est notamment que chaque citoyen, quelles que soient ses opinions, ses préférences, ses affinités, ou à l’inverse ses aversions... pourra prendre sa part dans le débat politique de la nation ou de son territoire, et participer à la prise de décision juridique. Et sur cette base, les politiques menées seront alors de nouveau le reflet de la volonté populaire et nos lois (comme les délibérations de nos assemblées locales) deviendront vraiment l’expression de la volonté générale dans l’esprit de Jean-Jacques Rousseau.

 

En conséquence, sauf si vous êtes partisans du système actuel de confiscation du pouvoir par quelques-uns, je pense que vous devriez appuyer Jean-Luc Mélenchon, quel que soit votre sentiment à son sujet, car il vous donnera, à vous aussi, la possibilité concrète de vous exprimer et de prendre votre part, quand bien même vos opinions politiques ne seraient pas les siennes. Vous pourrez, grâce à lui, peser sur la décision après que de larges débats aient été organisés et souvent des votes directs car, il l’a souvent répété, “Nous voterons beaucoup désormais”. Réfléchissez à cela.

 

Enfin, pour conclure, je dirais que ses opinions à lui, comme les miennes, et comme celles de toute la France insoumise, opinions qui sont aussi partagées très au-delà de ce mouvement citoyen qu’est la France insoumise, c’est de rendre le peuple français libre, indépendant, souverain, à l’intérieur du pays, comme à l’égard des autres pays du monde. Or redevenir ainsi, libres, indépendants et souverains, nécessite des ruptures géopolitiques et géostratégiques majeures (telles que sortir de l’OTAN et de l’UE mais aussi de la Banque Mondiale, de l’OMC et du FMI par exemple, tout en renforçant l’ONU, contrairement aux velléités du nouveau Président et du Congrès des États-Unis dont il est fait mention dans la presse depuis quelques jours) et aussi des ruptures avec la trame économique, politique et culturelle qui guide notre pays depuis trois décennies, ce qui nous impose de restaurer le plein pouvoir économique et monétaire de nos institutions nationales et le plein pouvoir du peuple dans tous les domaines de la vie publique, sans oublier le plein pouvoir des travailleurs dans l’entreprise, afin que nous puissions mettre en oeuvre notre projet de progrès pour tous, cet “Avenir en commun” que nous proposons comme ferment national et républicain pour les 5 ans à venir.

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Laurent Binet : « Une vraie gauche pourrait accéder au pouvoir »

Tomber dans le piège HAMON ou s’engager dans la révolution MÉLENCHON ? C’est vous qui voyez…
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 09:04
Gauche : et maintenant ?

Sources : Front commun

- Benoît Hamon a réussi son coup

Il a terrassé Manuel Valls et créé sur son nom une dynamique incontestable. Peut-il dès lors rassembler toute la gauche ? À ce jour, il en est loin.

 

Qui ne rêverait pas aujourd’hui d’une gauche rassemblée et conquérante, capable d’écarter l’extrême droite menaçante, de battre la droite radicalisée et de réussir, au pouvoir, la politique pour laquelle on lui demande de gouverner ? Ce rêve est nécessaire. Encore faut-il comprendre ce qui, jusqu’à ce jour et depuis bien longtemps, l’a rendu inaccessible.

 

Que la politique suivie par le couple Hollande-Valls porte une écrasante responsabilité dans le désastre de la gauche française est une évidence. Les deux têtes de l’exécutif ont payé leur choix de leur effacement. La situation créée ainsi est inédite : tant pis pour eux, tant mieux pour nous. Mais le mal n’a pas saisi la gauche avec l’arrivée de Manuel Valls à Matignon. En fait, la méthode gouvernementale engagée en 2014 n’est que le parachèvement d’une longue évolution remontant au début des années 1980, quand François Mitterrand s’engagea dans la « rigueur ».

 

Le fond du problème réside dans une logique globale, forgée dans un cadre européen, et qui consiste à intérioriser les présumées contraintes de la mondialisation : compétitivité (donc réduction du coût du travail), flexibilité (donc fin du salariat protégé), monétarisme et réduction de la dépense publique (donc fin de l’État providence). C’est à cette logique-là qu’il faut s’attaquer, et pas seulement à la dernière vague, « vallsienne », de ses manifestations.

 

 

- De ce point de vue, la construction de Benoît Hamon n’est pas sans ambiguïtés et fragilités.

Après avoir contribué à l’intronisation de Valls en 2014, il a pris ses distances avec lui : on ne peut que lui en savoir gré. Mais la question désormais n’est pas de revenir à la situation d’avant 2014. Il ne suffit pas de reprendre le fil de l’histoire au moment où le candidat Hollande de 2012 prononça son fameux discours du Bourget. Il ne s’agit même pas de revenir à Lionel Jospin, quand il s’écartait de Tony Blair en récusant une « société de marché ». La rupture avec « l’ordo-libéralisme » doit être bien plus ambitieuse. Elle doit toucher à la racine de nos maux, et pas seulement en corriger les excès.

 

  • Pour l’instant, Benoît Hamon n’en ouvre pas la perspective.

 

Il proclame la fermeture de la période Valls : c’est bien ; ce n’est pas assez. Sans compter qu’il s’y attelle avec un PS déchiré comme jamais, dont une part non négligeable est d’ores et déjà tenté par la solution Macron. Hamon a gagné à gauche, mais la machine est engagée qui laisse entendre que, pour que la gauche soit au second tour, l’hypothèse Macron est la plus solide face à une droite gouvernementale en difficulté.

 

 

- En revanche, Jean-Luc Mélenchon présente sur tous ces points des avantages majeurs.

Tandis que Valls a cautionné les reculs successifs du PS depuis 2002, celui qui porta les couleurs du Front de gauche s’en est distancé de plus en plus. Depuis une quinzaine d’années, il est de tous les combats majeurs visant à redonner au peuple sa souveraineté et à la gauche son dynamisme. Son programme, dans la continuité de celui de 2012, reprend la logique « antilibérale » et démocratique qui s’est déployée après le choc de la présidentielle de 2002. Pour l’opinion, son image reste raccordée à ces combats et à l’expérience prometteuse du Front de gauche, hélas bien durement ébréchée depuis de nombreux mois.

 

  • Au fond, Benoît Hamon incarne la continuité d’un Parti socialiste qui a accompagné les reculs successifs d’un socialisme devenu hégémonique au début des années 1980.

 

- Jean-Luc Mélenchon ouvre la voie d’une rupture dont toute la gauche pourrait bénéficier.

Mais pour aller au bout de cette possibilité, des ajustements doivent s’opérer, sur le fond comme dans la forme. Nous n’en sommes plus au temps où l’on pensait que un responsable de l’exécutif, Hollande ou Valls, défendrait globalement son bilan. Désormais, le combat n’est pas d’abord contre un exécutif et ses choix politiques, mais contre une droite radicalisée, vampirisée par le Front national, et pour une rupture à gauche d’une ampleur sans précédent.

 

Manifestement, J.-L. Mélenchon ne retrouve pas la totalité de son électorat de 2012. Tant que sa candidature actuelle se déployait contre le couple de l’Élysée et de Matignon, cela pouvait être compensé par des apports nouveaux. L’émergence d’une ligne socialiste officielle plus à gauche redistribue la donne. Le candidat à la candidature Benoît Hamon ne mordait pas sur l’électorat possible de Mélenchon. Le candidat officiel a plus d’atouts pour y parvenir. Dès lors, le manque-à-gagner sur 2012 risque de peser lourd à la gauche de la gauche.

 

Retrouver le plus loin possible l’élan de 2012 devient ainsi une obligation. À la base de cet élan, se trouvait la synergie exceptionnelle – et jamais reproduite – d’un candidat et de l’arc des forces qu’il rassemblait. Cette synergie peut être retrouvée. Pour cela des gestes devraient être faits, en direction des partenaires de l’époque. France insoumise est une réalité ; réduire à ce seul instrument la dynamique rassembleuse risque de laisser des forces sur le bord du chemin. À l’arrivée, le risque est que nul n’en tire bénéfice.

 

 

- Par ailleurs, le recentrage de l’exécutif brouillait les repères de la droite et de la gauche.

Le retrait de François Hollande et la défaite de Manuel Valls revalorisent l’enjeu de la gauche.

 

  • Rassembler le peuple et non la gauche ?

 

Redonner unité et dynamisme aux catégories populaires dispersées, atomisées, ulcérées par les choix libéraux est certes une nécessité. Mais cette reconquête n’est possible qu’autour des valeurs d’égalité, de citoyenneté et de solidarité qui ont fait la force et l’attraction de la gauche historique. C’est donc une majorité populaire à gauche qu’il convient de rebâtir. Cet objectif ne peut être laissé au seul candidat officiel du Parti socialiste.

 

Or, pour y parvenir, encore faut-il dire quel modèle gauche doit aujourd’hui donner le ton. Depuis près de quatre décennies, c’est la gauche socialiste qui le fait. Au nom du « réalisme » et de la menace de la droite, elle a prôné les accommodements successifs avec la logique capitaliste financière dominante. Nous en mesurons les effets. Qu’un socialisme réorienté à gauche soit un partenaire futur de majorités propulsives est une perspective souhaitable. Qu’il soit hégémonique, l’expérience le montre, n’est pas une chance pour la gauche et pour la société tout entière.

 

Enfin, l’une des clés du succès et que la gauche la plus à gauche montre qu’elle est capable de traiter sur le fond les problèmes de la modernité. Celle de la République sociale en fait partie, comme celle de l’écologie. Il importe d’y ajouter celle du travail, celle de la révolution numérique, celle des enjeux urbains, celle d’une mondialité qui ne peut plus s’épanouir dans le cadre de la mondialisation.

 

 

- C’est donc bien l’avenir entremêlé du mouvement populaire et de la gauche qui se joue en 2017.

Si se maintiennent les équilibres de quelques décennies, les mêmes causes produiront les mêmes effets. Benoît Hamon, au-delà des mots de la novation, incarne plutôt un maintien de la disposition actuelle de la gauche. Or, pour que du neuf s’enclenche, de la rupture est nécessaire, portée par des forces et des individus qui l’incarnent sans ambiguïté aucune. L’équilibre des forces, que fixeront la présidentielle et les élections législatives dans sa foulée, dira dans quelle direction ira la gauche française.

 

À ce jour, Jean-Luc Mélenchon et tous ceux qui le soutiennent, sont les meilleurs garants d’un sursaut porteur de ruptures durables. C’est leur chance, dans un moment où l’on a besoin de repères solides. Mais c’est une responsabilité majeure que de montrer que, de cette rupture et de cette disposition nouvelle des forces, la gauche tout entière bénéficiera. Et que les catégories populaires pourront alors troquer le ressentiment contre une nouvelle espérance

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Pour en savoir plus :
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Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- le Parti de Gauche : L’heure du choix

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 09:25
Même avec Benoit Hamon.... le Parti "socialiste" ? Non merci !

Sources : Le blog du Parti de Gauche Midi-Pyrénées par Paul Ariès[1]

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Faire de la politique impose d'avoir une bonne mémoire !

La victoire de Benoit Hamon est certes préférable à celle de Manuel Valls mais elle ne doit nullement servir le temps d’une élection présidentielle à rosir ou à verdir un parti "socialiste" devenu un obstacle au changement.

 

La victoire de Benoit Hamon prouve simplement que nous avons eu raison depuis 2012 de dénoncer ce parti faussement "socialiste" mais vrai fossoyeur de la gauche et de l’écologie.

 

Méfions-nous des illusions qui consisteraient à croire qu’une union sacrée serait possible avec ce parti qui a trahi pendant 5 ans ses engagements pris devant le peuple. Méfions-nous des illusions qui consisteraient à chercher un accord de papier qui ferait oublier les trahisons du PS.

 

  • Ce Parti de Benoit Hamon reste un obstacle au changement.
  • Ce n’est pas un problème de personne mais d’idéologie.
  • La victoire de Benoit Hamon ne nous rendra pas amnésique.
  • La victoire de Benoit Hamon ne recycle pas le PS à gauche et ne le rend pas davantage soluble dans une véritable écologie.

 

 

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Benoit Hamon a toujours été un dirigeant socialiste à la mémoire sélective.

Auteur en 2011 d’un excellent ouvrage intitulé " Tourner la page " dans lequel il avait des mots très durs pour la social-démocratie accusée de mettre en oeuvre des politiques plus libérales que sociales, cela ne l’a pas empêché d’être porte-parole du PS de 2008 à 2012 puis membre du gouvernement social-libéral de 2012 à 2014..

 

Hamon écrivait que cette pseudo-gauche était un "pis aller de la droite", il parlait même à propos du parti "socialiste" de "gauche placebo" et ajoutait que les sociaux démocrates étaient devenus un obstacle à l’émancipation.

 

 

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Ce qu’écrivait Hamon au sujet du PS en 2011 est encore plus vrai en 2017.

Le Parti de Hamon n’est pas du côté de la solution mais du problème. Aucun rabibochage électoraliste ne serait en mesure d’effacer la trahison des engagements qu’avait pris le Parti de Hollande en 2012.

 

  • Ne comptez pas sur nous pour légitimer avec Benoit l’illégitime Parti socialiste.
  • Ne comptez pas sur nous pour mentir au peuple et laisser croire que le PS serait de gauche.

 

J’appelle les Insoumis à ne pas se laisser soumettre.

 

 

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Monsieur Hamon, choisissez entre eux et nous !

Message de Jean-Luc Mélenchon à Benoît Hamon.

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 09:09
Le 17 février à La Rochelle soirée rencontre, débat spéciale : “L’Avenir en commun“
Le 17 février à La Rochelle soirée rencontre, débat spéciale : “L’Avenir en commun“

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Amplifier le rassemblement citoyen

Le 2 décembre dernier les groupes d'appui de la France insoumise de la Rochelle et ses environs tenaient la " 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise ".
 

Avec 90 participants, ce fut   un vrai succès  


L'élection présidentielle, les élections législatives ne se gagneront pas sur " le ou les candidats " même si cela à de l'importance, mais sur les questions programmatiques.

 

Quelles propositions sont formulées, quels engagement sont pris pour remettre les citoyens au coeur des choix politiques, répondre aux exigences démocratiques, environnementales, sociales, économiques....

 

La victoire dépendra de la capacité de la France insoumise et de ses candidats à rassembler le Peuple sur le programme   !


C'est la raison pour laquelle les insoumis rochelais ont l'ambition de franchir une nouvelle étape et de rassembler plus de 200 rochelais en présence de Charlotte GIRARD  (coresponsable de la rédaction du programme " L'AVENIR EN COMMUN) " à l'occasion d'une rencontre-débat citoyenne autour du programme de la France insoumise.

 

Cette initiative sera aussi l'occasion d'un événement politique d'ampleur  avec la présentation des candidats insoumis aux élections législatives de Charente Maritime.
 

 

-Les Insoumis rochelais vous invitent :

Le 17 février à La Rochelle soirée rencontre, débat spéciale : “L’Avenir en commun“

- Pour informer les insoumis rochelais de votre participation :

 

 

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Plan pour accéder au lieu de la rencontre

42 Bd. Delmas à La Pallice

Le 17 février à La Rochelle soirée rencontre, débat spéciale : “L’Avenir en commun“

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Présentation programme l'Avenir en Commun Démystifié

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 09:06
Présidentielles, législatives : PCF mode d’emploi ?

Le secrétaire national du parti communiste français Pierre Laurent et son porte-parole Olivier Dartigolles avaient appelé ce lundi 16 janvier une conférence de presse dans les sous-sols de la place du Colonel Fabien pour parler des législatives.

Plus que la mise en scène publique de désaccords qui nuisent à la dynamique de campagne, les observateurs attentifs attendaient des éléments nouveaux de discussion sur le sujet.

Autant pour eux. L’absence d’avancées et de prise en compte de l’existant les laisse dans la perplexité.

 

Sources : Le blog de François Cocq

- Force est tout d’abord de constater que des appréciations différentes subsistent (entre la France insoumise et le PCF) sur l’analyse de la situation et la capacité à y faire face.

Ainsi quand Pierre Laurent affirme : « Nous croyons aux coalitions qui nous rendent plus fort », il y a là manifestement une analyse différente sur les méthodes pour mettre en mouvement le peuple dans la période, la juxtaposition des sigles n’apparaissant pas du côté de la France Insoumise comme le préalable nécessaire à la construction de majorités sociales et politiques.

 

Il y a de la même manière une appréciation très différente de la jonction entre l’élection présidentielle et l’élection législative. Pour la France Insoumise, ces deux élections relèvent d’une même démarche et d’une même cohérence quand Pierre Laurent est au contraire venu présenter le « programme de gouvernement et de mandature du Parti Communiste Français » intitulé «  La France en commun ». Ce programme, qui vaut engagement pour les candidat-e-s estampillés PCF lors des législatives, est une surprise pour la France Insoumise. Celle-ci n’a en effet eu de cesse de proposer jusqu’au mois d’octobre au PCF de participer à l’écriture collaborative du programme L’avenir en commun. Ce programme est, depuis la convention de Lille au cours de laquelle il fut adopté, celui de la France Insoumise, de ses candidat-e-s aux législatives et de son candidat à l’élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon. Quelle surprise donc de voir fleurir en ce début d’année un opuscule différent, tiré si l’on a bien compris des questionnaires que le PCF a fait circuler.

 

Or ce n’est pas tant l’objet que la nature de ce document qui pose un problème politique : les candidats du PCF sont en effet appelés à se revendiquer pour leur action future de La France en commun et c’est tout à leur honneur que de s’engager sur des éléments concrets et factuels. Mais il est tout aussi évident que ce programme diffère de « L’avenir en commun » qui lui engage la France Insoumise, ses candidat-e-s aux législatives et son candidat à l’élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon. Là où les candidat-e-s de la France Insoumise auront pour eux la cohérence de la démarche entre l’élection présidentielle et l’élection législative, articulées autour d’un même programme, les candidats communistes, comptables eux-aussi devant les électrices et les électeurs, porteront un engagement différent de celui qui aura suscité une dynamique populaire lors de l’élection présidentielle dans laquelle ils prétendent pourtant s’inscrire en soutenant la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

 

 

- Dès lors, Pierre Laurent se trompe lorsqu’il déclare que « les candidatures peuvent être soutenues, par le PCF, par FI et par d’autres…

Pourquoi faire de la signature de la charte un préalable ? ». Et bien justement parce que c’est cette charte qui est le garant de cette cohérence politique, c’est elle qui engage celles et ceux qui la signent à « faire campagne sur le même programme national : « L’avenir en commun ».  C’est la signature de cette charte qui garantit pareillement le lien entre le dialogue populaire de la campagne et les actions à engager après l’élection. Refuser le principe de la charte, c’est nier la démarche de la France Insoumise et lui refuser le droit de porter une construction démocratique originale qui cherche à résoudre ce hiatus entre le rejet de la politique et la nécessité de réhabiliter la souveraineté populaire.

 

Le refus de principe de la charte ne tient donc pas face aux arguments politiques.

 

 

- C’est donc qu’autre chose bloque sur la charte elle-même pour la direction communiste. Mais quoi ?

Si l’on peut regretter que le PCF n’ait pas souhaité s’inscrire dans le cadre de l’espace politique de la France politique où s’est notamment discutée cette charte il y a trois mois, il faut également convenir que la conférence de presse de ce lundi n’a pas fourni plus d’explications ce qui ne facilite pas la discussion.

  • Le problème est-il financier ?

La charte a pourtant était construite de manière à ce que cette question ne puisse gêner personne. Elle demande en effet de « se rattacher à l’association de financement « La France insoumise » lors du dépôt de candidature, ce qui inclut la possibilité d’accords de reversement entre cette association de financement et les candidats ou le groupement politique particulier qu’ils désigneront pour la première comme pour la seconde fraction du financement public ». Autrement dit chaque candidat-e sera libre de désigner à qui il souhaite reverser l’ensemble du financement public qui sera lié à son élection. Pas un centime ne manquera à l’appel. Cet argument tient d’autant moins que le système a été éprouvé : c’est en effet ce qui a été mis en place en 2012 entre diverses organisations du Front de Gauche sans bien évidemment qu’il y ait le moindre problème.

 

  • De la même manière, est-ce la discipline de groupe ponctuelle qui est demandée aux futurs parlementaires qui pose problème ?

La formule de la charte qui demande à « respecter la discipline de vote du groupe lorsqu’une décision collective a été prise conformément au programme l’Avenir en commun » semble bien le moins qui puisse être fait. Chacun sait que la loi protège les parlementaires et nul ne peut leur imposer des choix contraints. Il leur est demandé ici de s’engager devant les électeurs à porter et défendre les éléments programmatiques structurants de L’Avenir en commun. Mais bien sûr de fait si les élu-e-s se référent à un autre programme…

 

Ce contre quoi la charte lutte par contre, c’est l’invisibilisation du mouvement populaire qui se construit autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. En 2012, les candidats PCF représentaient 80% des candidats du Front de Gauche aux législatives qui ont suivi la présidentielle. La valse des étiquettes a fait que ceux-ci prenaient alors l’étiquette PCF, tandis que le reste du Front de Gauche prenait des étiquettes différentes. Au final, tout le monde était perdant. Le Front de gauche qui ne pouvait pas comptabiliser l’ensemble des siens et apparaître comme un acteur de la séquence électorale qui s’ouvrait ; les membres du Front de gauche non-issus du PCF qui voyaient le total de leurs voix (acquises donc sur 20 % des circonscriptions) être ramenées à l’ensemble du corps électoral national et donc réduites à la portion congrue ; et même le PCF qui souffrait dans une moindre mesure (du fait des 80% des candidat-e-s qu’il avait imposé alors) de ce biais dans le calcul. La charte anticipe cet écueil dont joue le système d’élection en élection pour effacer ce que nous sommes du paysage politique en demandant de « se rattacher à l’étiquette politique « La France insoumise » lors du dépôt de candidature afin de participer à la totalisation des voix au niveau national ». Rien de plus simple.

 

La charte est un marqueur politique qui a déjà été largement accepté. Non seulement les candidat-e-s investis pour l’heure par la France Insoumise dans les quelques 300 circonscriptions l’ont signée. Mais toutes celles et ceux qui les ont désignés se sont aussi liés à eux par cet engagement en paraphant le document lors des plus de 700 réunions qui ont eu lieu le 10 décembre et le 10 janvier. Ceux-là, pas plus que les candidat-e-s communistes investis par la France Insoumise en ayant signé la charte, ne peuvent se voir demandé de modifier les règles qui fondent le projet de révolution citoyenne qui est à l’oeuvre.

 

 

- Après avoir initié son processus d’investitures dès la rentrée de septembre, le conseil national du week-end dernier du PCF a donc désigné 253 candidat-e-s sur des bases différentes.

La France Insoumise avait bien dû prendre acte dès la rentrée de septembre du lancement de ce processus au sein du PCF. Et à moins de changer la nature du projet qui la fonde, FI avait donc initié elle-même à partir du mois de novembre ses propres investitures. Celles-ci, issues des remontées et propositions des assemblées de circonscription et soumises au travail d’un comité national législatif qui veille à assurer la parité et une cohérence et une diversité des candidatures, sont ouvertes à toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans la charte et qui l’approuvent. La convergence, on l’a vu, ne peut être le fruit d’un échange d’étiquettes car celles-ci recouvrent des spectres politiques non superposables. Pas plus qu’elle ne peut s’effectuer sur la base d’héritages politiques considérés comme un privilège léonin. Le PCF est soucieux des circonscriptions où il a des sortants ? Cela s’entend. Mais les situations ne peuvent se résoudre par la mise au pied du mur et le fait du prince déconnecté de toute considération politique. Encore moins par la menace comme lorsqu’André Chassaigne avait lancé en fin de semaine dernière : « Tout cela crée un trouble terrible. Ça pourrait avoir énormément de retombées pour la campagne de Mélenchon, dont les conséquences sont, selon moi, sous-estimées par son équipe ».

 

 

- L’objet de la discussion est du début à la fin politique.

Il est dommage qu’il demeure évanescent et soit travesti derrière des attaques ad hominem comme ce lundi où Pierre Laurent et Olivier Dartigolles ont préféré charger Jean-Luc Mélenchon pour mieux essayer d’agréger autour d’eux et face à lui leurs militants : « Nous ne croyons plus à la centralité politique », « nous voulons une campagne de propositions et non hyper-présidentialisée », « la politique ce n’est pas une affaire de supporters, c’est une affaire de citoyens » ou même un mesquin « Avec quelle majorité le Président Jean-Luc Mélenchon pourrait-il gouverner ? ». Pour le plaisir d’une bonne phrase, ces méthodes affaiblissent le projet que nous portons. Sans compter les atermoiements d’un Olivier Dartigolles venu une fois encore affirmer aux côtés de Pierre Laurent  que le PCF « serait très attentif au résultat de la primaire ». Le même de venir ensuite comme toujours faire le service après-vente du PS et nous expliquer qu’il s’agit d’un évènement politique dont il faut tenir compte et auquel il faut même apparemment rendre une centralité … alors même que l’inutilité de cette primaire et d’une candidature issue du PS est en train d’infuser dans l’opinion. Merci pour le coup de main. Sauf à ce qu’Olivier Dartigolles entretienne volontairement le doute pour préparer une échappatoire socialiste pour le PCF ? C’est naturellement ce que les journalistes en ont déduit puisque c’était fait pour, comme Sophie Delpont de France Culture qui a bien compris le message et qui s’est empressée de twitter : « Potentiel ralliement ? Abandon de JLM ? ». La volonté d’affaiblir la candidature de Jean-Luc Mélenchon n’a décidément d’égal chez Olivier Dartigolles que son aspiration profonde à être la bouée de sauvetage du PS…

 

 

- Sur le fond, il n’y avait donc rien qui n’ait été dit au préalable dans cette conférence de presse.

Le PCF annonce qu’il refuse la charte ? Les choses avaient été déjà été dites dans les médias. Sans doute la France Insoumise serait-elle instruite de savoir pourquoi si les choses lui étaient dites de vive voix mais au moins avait-elle déjà dû en prendre acte. Le PCF annonce 253 investitures aux législatives et souhaite présenter des candidatures issues du PCF dans toutes les circonscriptions ? Effectivement, Pierre Laurent s’en est ouvert toute la semaine passée. Le PCF a son programme pour les législatives ? Oui, c’était l’objet des vœux de son secrétaire général lundi dernier. Pierre Laurent confirme ce lundi que « les candidatures ne passent pas par des accords mais par un travail de terrain fait par les femmes et les hommes de gauche » ? Il répète depuis octobre son refus d’un accord national.… Aucun élément nouveau de discussion qui puisse permettre d’avancer n’a été mis sur la table lors de cette conférence de presse. Voilà qui à défaut de mode d’emploi plonge pour le moins dans la perplexité…

 

Note :

- Dans le supplément CommunisteS, (page III article signé G.S) encarté dans l'Humanité du 11 janvier mais édité par le PCF (consultable ICI), le journaliste et historien Gérard Streiff rapporte ainsi les propos du numéro un du PCF lors d’une rencontre des secrétaires fédéraux du parti, le 4 janvier, place du Colonel-Fabien : «  Pierre Laurent [a rappelé] qu’il n’a jamais été question d’accord pour les législatives avec France insoumise, et il n’y en aura pas. Ce qui est primordial aujourd’hui pour les communistes, c’est d’apparaître nationalement dans toutes les circonscriptions. […] Il faut aller à la bataille dans un esprit constructif, en appelant à voter Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, et pour les candidats soutenus par les communistes aux législatives.» 

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- le programme du PCF : la France en commun

http://www.politis.fr/articles/2017/01/legislatives-pierre-laurent-pcf-enterre-tout-accord-avec-melenchon-36106/

http://www.politis.fr/articles/2017/01/legislatives-pierre-laurent-pcf-enterre-tout-accord-avec-melenchon-36106/

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