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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 00:31

- Appel de la coordination rochelaise de la France Insoumise

Le 1er mai 2017 des insoumis rochelais ! Rassemblement et combativité !

-600, 1000 manifestants pour ce 1er mai rochelais !
" Non au Front National ", " Résistance ", " On lâche rien "....
Incontestablement, un grand mouvement politique de masse est en train de se construire pour s'opposer au FN, porter les exigences sociales avec L'AVENIR en COMMUN et partir à la conquête du pouvoir à l'occasion des législatives !

Le 1er mai 2017 des insoumis rochelais ! Rassemblement et combativité !
Le 1er mai 2017 des insoumis rochelais ! Rassemblement et combativité !
Le 1er mai 2017 des insoumis rochelais ! Rassemblement et combativité !
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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 14:12
Roger Martelli : « La Gauche est vivante – Une analyse à chaud »

Les résultats sont tombés, sans grande surprise. Marine Le Pen et Emmanuel Macron s’affronteront au second tour. Mais le résultat de Jean-Luc Mélenchon ouvre une nouvelle page dans l’histoire de la gauche : premières analyses.

 

Sources : Regards.fr par Roger Martelli, 23 avril 2017

 

Des analyses plus fines seront proposées une fois entrées les données locales du vote. Les réflexions qui suivent restent donc très générales. Elles s’appuient sur les seules estimations fournies par les instituts de sondage et les résultats partiels fournis par le ministère de l’Intérieur (à minuit).

  • 1. La gauche était annoncée en déroute et la droite piaffait, persuadée qu’elle tirerait les marrons du feu. Le résultat est plus complexe qu’elle ne l’entendait. Si l’on additionne les voix d’Arthaud, d’Hamon, de Mélenchon et de Poutou, on obtient tout juste 27,3 % contre 48,6 % pour la droite. Mais si l’on tient compte qu’une part des voix de Macron provient de la gauche [1], on se trouve plutôt dans un rapport autour de 42-58 %.

 

  • 2. Avec un score qui tourne autour de 22%, Marine Le Pen améliore son score présidentiel précédent de 4% et celui de son père (2007) de 10%. Le Front national poursuit donc sa progression continue dans l’espace électoral national. Mais son résultat apparaîtra décevant, par rapport aux sondages de début de campagne qui la situaient autour de 27% et par rapport aux consultations territoriales précédentes, théoriquement moins porteuses pour le Front : les départementales (25,2%) et surtout les régionales (27,3%).

 

La présidente du FN escomptait sur un conflit direct avec l’exécutif socialiste. Elle a dû compter avec une concurrence à droite plutôt radicalisée. Quant à son discours « social », il s’est heurté à une gauche plus nettement repositionnée à gauche qu’elle ne le pensait.

 

  • 3. Le score le plus significatif est celui de la gauche. Il marque un bouleversement historique. Comme l’annonçaient les sondages, le candidat du Parti socialiste n’a pu échapper à la tenaille qui l’enserrait entre l’approfondissement du recentrage, bien engagé par le tandem Hollande-Valls et renouvelé par Macron, et le désir de rupture porté par Mélenchon. L’électorat de Hollande 2012 s’est donc fractionné, la moitié semblant choisir Macron (par conviction ou comme moindre mal face à la droite), un quart Mélenchon et un petit cinquième à peine se reportant sur Hamon.

 

La primaire de la « Belle alliance populaire » devait sauver le PS, avec la bénédiction de la gauche tout entière. Elle n’a fait, au bout du compte, que précipiter la débâcle socialiste. Voilà le PS ramené quasiment au score désastreux de Defferre en 1969 (5% à l’époque). On se rappelle que la déroute contraignit les socialistes à une réorganisation complète, sous l’égide de Mitterrand (Épinay, 1971). Presque cinquante ans plus tard, tout est à recommencer. Le PS d’Épinay, comme cela était prévu, est mort, achevé par un quinquennat désastreux…

 

  • 4. Puisque nous en sommes aux comparaisons historiques, notons que le score de Mélenchon n’est pas si loin… de celui du communiste Duclos en 1969 (21,4%). En ce temps-là, le ton à gauche était donné par la gauche de gauche. Le PS mitterrandien avait mis fin à une longue phase concrétisée à la Libération. Jean-Luc Mélenchon, pour la première fois depuis bien longtemps pourrait avoir aidé à remettre les pendules à l’heure.

 

En 2007, la gauche de gauche avait raté l’opportunité de relance et de refondation qu’annonçait la dynamique campagne de 2005 contre le projet de traité constitutionnel européen. Le souffle de 2005 s’est à nouveau levé dans cette campagne électorale et le résultat, remarquable, s’est fait sentir.

 

  • 5. Mélenchon gagne huit points sur la précédente consultation. Il fait à lui seul mieux que toute la gauche de gauche depuis 1981. Il le doit à son engagement, à sa capacité à conjuguer l’universalité de son discours (un classique de la gauche française…) et la singularité de son souffle et de ses mots. À la limite, peu importe la manière dont il énonce sa cohérence. Il est sensible à la notion de populisme de gauche et se méfie d’une référence à la gauche que l’histoire récente a discrédité aux yeux de beaucoup. Mais dans la pratique, il redonne à la gauche son dynamisme, son souffle et l’expression ouverte de ses valeurs. Ce constat n’invalide aucune critique, fût-elle fondamentale, sur tel ou tel point, de son discours ou de ses propositions.

 

Mais il est impossible de ne pas reconnaitre qu’il a fait que ces valeurs et ce souffle ont « parlé », au sens propre du terme, à des fractions de la population qui n’y croyaient plus et à une jeunesse qui ne les avait jamais entendus à ce point. Ce tableau[2], utilisant des données de l’IFOP, montre la progression spectaculaire du leader de la France insoumise, chez les plus jeunes et dans les catégories les plus modestes.

 

  • 6. Des analyses plus fouillées doivent chercher à comprendre ce que fut le succès de cette campagne inédite, au-delà de ce que l’on connut en 2002. On retiendra ici un seul aspect : comme Macron, Mélenchon a bénéficié d’une campagne entamée et conduite en dehors du cadre partisan traditionnel. Dans une élection où la forte participation électorale n’implique pas, bien au contraire, la satisfaction sur l’état de « l’offre politique », cette dimension n’est pas sans importance. Les enquêtes citées de l’IFOP suggèrent ainsi que les trois quarts de ceux qui se disent « sans sympathie partisane » se répartissent à part égale entre Mélenchon, Macron et Le Pen.

 

  • 7. Dans deux semaines, il faudra, hélas et sans hésitation, donner un nouveau coup d’arrêt à l’expansion – ralentie mais ininterrompue – du Front national. Il eût mieux valu le faire en votant à nouveau pour Mélenchon. Mais il n’y a nulle amertume à avoir. Le score obtenu ce dimanche est remarquable. Il dit, tout simplement, qu’il n’est pas vrai que la gauche est morte. Il dit aussi que la gauche n’a de dynamisme véritable (celui de la campagne Mélenchon l’a montré par une progression fulgurante) que quand cette gauche est bien à gauche.

 

Mais si la gauche est bien là, ses formes ne sont plus à la hauteur, en tout cas celles que le XXe siècle lui a données et qui ont été dominées par le tête-à-tête du PC et du PS. Beaucoup sont à gauche, ont envie de le vivre et de le dire, mais ne trouvent pas les structures modernes et souples, les pratiques, les mots et les signes qui correspondent à la double nécessité d’être un individu autonome et solidaire de tous les autres.

 

Une fois passé la redoutable séquence électorale, il sera plus que temps de s’atteler à la refondation désormais inévitable.

 

Notes

[1] À titre d’hypothèse, on a retenu ici la ventilation des électorats de 2012 retenue par le dernier sondage de l’IFOP (21 avril).

[2] http://www.regards.fr/IMG/png/presi...

 

Pour en savoir plus :

- RECIT FRANCEINFO. Présidentielle : comment Jean-Luc Mélenchon a (presque) réussi son pari

- Mélenchon en force : La révolution démocra8que a commencé !

- Jean-Luc Mélenchon a rebattu les cartes du vote populaire
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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 07:55
France, bilan du 1er tour : place à la bataille des idées !

Un tremblement de terre politique. Après les Etats-Unis, la France, et puis ? Fin du bipartisme, émergence de nouvelles forces politiques, recomposition ? Une chose est certaine : le verrou PS a sauté. On ne peut pas impunément annoncer que son ennemi est la finance et puis servir docilement cette même finance. Trop, c’est trop ! Et maintenant, comment continuer ? Comment éviter que « tout change pour que rien ne change » ?

 

- Le PS a bien vendu son Plan B

La déconfiture de Hamon (6% !) n’a rien d'imprévu. C'est la chronique d'une mort annoncée, qui avait déjà eu lieu, en Grèce, puis en Espagne. Trois signes montraient que le PS préparait son Plan B : d'abord, l'annonce tardive et inédite du retrait de François Hollande en raison de son impopularité, puis la division irréconciliable des deux courants majoritaires dans les Primaires socialistes et enfin le soutien à Macron de l'aile droite du PS.  

 

Il serait naïf de croire qu'une force au pouvoir comme le PS aurait laissé si facilement la voie libre au FN et aux Républicains (ex-UMP) en recherche d'une stratégie de marketing capable de faire oublier les casseroles de Sarkozy.

 

Face à cette chute imminente du PS, après avoir trahi son propre électorat et ses valeurs, le mouvement En Marche, lancé par Emmanuel Macron début 2016 était la solution idéale pour amortir le coup.

 

 

- Le Sud montre le chemin

Une des leçons pour les forces progressistes européennes : abandonner tout complexe de supériorité, toute prétention à être un modèle universel. Elles ont tant à apprendre des expériences des peuples du Sud pour résister au FMI dans les années 1990 et 2000. Ces peuples se sont mis en mouvement (oserait-on dire « en marche » ?) avec une soif de justice et une urgence de vie ou mort. Parce que l'oppression du système capitaliste y est très marquée, sacrifiant l'avenir de millions d'êtres humains, détruisant l'environnement sans lequel nous ne pourrions survivre.

 

Un rappel. C’est en Espagne que, pour la première fois depuis très longtemps, la possibilité d'une alternative progressiste à l'échelle européenne s’est affirmée avec le phénomène Podemos (lancé début 2014). Podemos n'était pas, comme on l'a dit, la traduction politique du mouvement des Indignés. En fait, l’occupation des places publiques avait apporté un message de rupture : « No nos representan » (Ils ne nous représentent pas). Ce rejet de la caste politique faisait écho au « Que se vayan todos » (Qu’ils s’en aillent tous !) des Argentins dans la crise de 2000-2001. Un rejet très présent aussi dans les révoltes arabes, à Tunis, au Caire, mais aussi au Bahreïn et au Yémen : « Dégage ! ».

 

 

- Limites du « dégagisme »

Mais les années 2011-2013 ont démontré que les forces sociales de la rue avaient aussi besoin d'une expression politique concrète face à la profonde crise des institutions et des valeurs. En Espagne, on a commencé par remettre en cause le récit officiel de la transition démocratique après quarante années de dictature franquiste. Une force citoyenne nouvelle, le « Frente Civico », a commencé à critiquer ouvertement le « régime de 78 ». Créant ainsi les conditions pour un débat sans tabous qui a politisé de larges couches de la société, trop longtemps abandonnées au défaitisme.


A présent, l'arrogance des dominants devenait flagrante. Le peuple allait pouvoir exprimer son ras-le-bol. Soit en adhérant à une fausse contestation du système, soit en faisant avancer les visions progressistes. La situation devenait propice au large débat des idées. Les positions sectaires apparaissaient contraires au bon sens et à l’intérêt humain général.

 

 

- Audace des Révolutions citoyennes

En Espagne, Podemos a donc été à la fois l’expression politique de luttes sectorielles pour défendre le droit à la santé, à l'éducation ou le logement et à la fois la mise en branle de larges couches de la société en recherche d'une voie radicale.

 

La France a une histoire différente et une tradition républicaine. Il y a cependant des points communs. Comme en Espagne, la fin de législature PS avait été marquée par une large prise de conscience sur les limites et les trahisons par rapport à son programme. Cela a favorisé l'apparition d'un mouvement de contestation dans les grandes villes : « Nuit Debout », aux méthodes et revendications très proches des Indignés.

 

Mais en France cette expression populaire s’est développée dans un contexte différent : d'abord, avec la force motrice du syndicalisme de combat de la CGT, le mouvement contre la loi El Khomri a relancé une forte conscience politique pour la défense des droits des travailleurs. Ensuite, contrairement à l'Espagne de 2011, la force dirigée par Jean-Luc Mélenchon a pu compter sur son expérience des élections précédentes. Elle a réussi à construire une campagne basée à la fois sur les réseaux sociaux et sur une éducation populaire sur le terrain.

 

Mélenchon est passé à deux doigts de la victoire au premier tour en présentant un programme cohérent et radical, en élevant le niveau de conscience de ses électeurs et en développant leur maturité politique. Partager et chercher ensemble les voies d’émancipation n’est pas une politique « populiste » mais une forme de démocratie participative. Rien à voir avec une démocratie formelle où l’électeur a juste le droit de noircir une case de bulletin de vote après avoir subi un médiatique lavage de cerveau.

 

 

- Les médias, barrage du système

Fallait-il encore le prouver ? Cette élection a démontré le rôle stratégique des médias dans notre société. En une année à peine, une presse aux mains des milliardaires a fabriqué de toutes pièces le candidat des milliardaires. L’homme providentiel, le sauveur de la France, la marionnette de Hollande mais surtout de la banque Rothschild et du CAC 40. L’homme qui annonce sans vergogne son vrai programme : « Mieux vaut être payé 3,5 euros de l’heure par Uber que dealer de la drogue ».

 

La même presse a, au dernier moment, saboté Mélenchon avec une campagne massive et hystérique : « : Mélenchon le délirant projet du Chavez français  », « Maximilien Ilitch Mélenchon », « Castro, Chavez... Mélenchon, l'apôtre des dictateurs révolutionnaires sud-américains », « Hollande : Mélenchon est un dictateur, pas undémocrate. Voter Mélenchon, c'est voter Chavez », « Le coup de masse fiscal sans précédent de Mélenchon », «Le programme de Mélenchon : un big bang social d'un autre temps », « Mélenchon ou la paix du... Kremlin »... Toute alternative doit être diabolisée, il faut tuer l’espoir.

 

Il n’y aura pas de Justice sociale sans véritable démocratie, mais il n’y aura pas de véritable démocratie tant que les citoyens ne seront pas correctement informés. Des sites comme Investig’Action, Le Grand Soir et d’autres se sont donné pour mission cette bataille de l’info : face aux médias de l’argent, les médias des gens. Nous nous battons pour apporter les infos cachées, pour détecter les causes des guerres et autres pillages, pour décoder les discours politiques fabriqués par des spécialistes du marketing. Ce ne sera possible qu’avec votre participation et votre soutien.

 

 

- L'heure est au débat d'idées

Face au déni de démocratie que représente le monopole des médias, si on veut vraiment lutter contre les idées d'extrême droite, il est urgent de construire un vrai débat d'idées. Pour cela, il faut combattre le sectarisme. Trop souvent en France, on débat seulement avec ceux avec qui on est plus ou moins d’accord. Trop souvent, on diabolise, par exemple, des courants radicaux qui dénoncent les guerres. Mélenchon s’est courageusement opposé aux guerres de l’Otan. Mais combien encore, dans une gauche qui le soutient et se veut radicale, refusent de questionner les médiamensonges de l’Otan ? Combien approuvent ses guerres ou, à tout le moins, ne s’y opposent pas et refusent même d’en discuter ? Combien ont refusé de défendre Chavez en prétextant qu’il valait mieux ne pas trop affronter le courant médiatique ?

 

Ce refus de solidarité avec les peuples agressés, cachés sous divers prétextes, ce refus fait le jeu des puissances qu’on prétend combattre. Comment peut-on à la fois réclamer plus d’argent pour le social et laisser filer tout cet argent dans des bombardiers, des missiles et des porte-avions ? Comment peut-on combattre ici les multinationales qui appauvrissent les travailleurs et laisser ces mêmes multinationales agresser là-bas des peuples qui leur résistent ?

 

La lutte pour la paix et pour la solidarité internationale, ce n’est pas un supplément secondaire ou trop risqué dans la lutte pour défendre le peuple français. C’est la même guerre ici et là. Ce sont les mêmes multinationales qui dressent les travailleurs et les peuples les uns contre les autres à coups de médiamensonges pour fabriquer la peur. La peur est un instrument décisif pour diviser et affaiblir ceux qui sont exploités.

 

Il ne faut pas craindre de lancer le débat sur les guerres, sur Israël, sur le terrorisme. Quand le peuple français découvrira combien il a été manipulé, comment on a utilisé ses impôts pour commettre des crimes contre l’humanité, cette colère s’ajoutera à celle qui existe et renforcera le combat du troisième tour social.

 

Car ce faux choix entre un banquier et une raciste n’est pas la fin de l’Histoire, c’est seulement un épisode de plus pour égarer les révoltes. Le débat des idées, sans tabou, sans peur et sans sectarisme, est une arme décisive pour préparer la bataille qui vient.

 

Pour en savoir plus :

- Il ne suffit pas de « faire barrage » au FN, il faut lutter contre l’origine du mal. Par Jacques-Marie Bourget, Gérard Mordillat, Bertrand Rothé et Kevin Victoire

- Face au Front National: réponse aux pompiers pyromanes qui ont voté Macron

- Ne simplifions pas le dilemme.

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Published by La Rochelle à gauche par les actes - dans Politique Elections présidentielles - primaires 2017 Analyse
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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 17:33
SO du 26-04-2017 (édition Abonnée) téléchargeable en bas de cet article

SO du 26-04-2017 (édition Abonnée) téléchargeable en bas de cet article

Source : par Patrice Leroux Insoumis de Nieul-sur-Mer

Passons sur l’interdit de changer d’opinion au fil du temps et de l’expérience

(« On l’avait connu plus…) et le retournement des « pudeurs de gazelle ».

Passons sur le déni de démocratie imputé à Jean-Luc Mélenchon lorsqu’il en appelle au soutien d’un programme élaboré collectivement, et non au soutien de sa personne, par une mobilisation citoyenne raisonnée.

 

 

- Ce sont là des facilités d’écriture.

Mais que la démocratie ne soit qu’une « prétendue » démocratie lorsque les citoyens sont appelés à se prononcer (il s’agit de la consultation des Insoumis après le 1er tour) , c’est, certainement, ce que les initiateurs et fossoyeurs du référendum de 2005 sur le Traité Constitutionnel Européen  avaient en tête… une prétendue démocratie : « Laissons les se prononcer, nous ferons bien ensuite ce qui nous convient ».

 

Que ce soit « à lui (JLM) en l’occurrence de montrer le chemin » selon monsieur Dive, nous remet en mémoire bien des « guides » qui en appelaient à être suivi sur leur seule autorité, à s’en remettre à eux seuls.

 

Voilà la démocratie que l’on voudrait nous laisser. Eux, de leur autorité de sachants  décidant pour nous. Est-ce cela la démocratie républicaine ?

 

Et voilà enfin qu’il est prêté à Jean-Luc Mélenchon « la dédiabolisation déjà largement entamée du Front National ».

 

Mais sur quelles politiques libérales anti-sociales, sur quel terreau anti-démocratique, sous quelle oligarchie politique et financière, a bien pu prospérer l’idéologie de rejet et de haine de l’extrême droite française de triste mémoire.

 

 

- Qui a accompagné, les doigts sur la couture du pantalon, les politiques de renoncements aux valeurs de la République ?

Bien qu’il en déplaise à certains, il est fini le temps de l’alignement derrière un chef, un guide, advienne le temps de la conscience citoyenne et solidaire en action.

 

Que s’achève le temps de la parole citoyenne muselée par l’oligarchie élective de la Vème République, que s’ouvre le temps de la parole citoyenne reconquise, dans la confrontation des projets, des différences qui n’interdit pas les solidarités.

 

Que soir caduque le temps de la parole citoyenne confisquée et éteinte dans la fermeture idéologique, toujours totalisante, pour ne pas dire totalitaire, des partis.

 

Que vienne l’ère de la raison, de la conscience, de la parole citoyenne retrouvée,

« l’ère du peuple ».

 

-------------------------

 

 

  - Éditorial de Bruno DIVE du 26 avril 2017 dans S.O.

 

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 21:03
100 ans de trahisons socialiste (des origines à nos jours)

Nombre d'entre vous l'ont compris le 24 avril en se réveillant avec la gueule de bois.... trop tard !

L'objectif de tout ce petit monde était de faire gagner Macron, la vraie ligne libérale du PS, Hamon était là pour pomper les voix de Melenchon et l'empêcher d'accéder au 2eme tour.

 

Sources : Le blog de Frico racing par frico-racing le 03 mars 2017

Comme tous les PS d'Europe pour la plupart moribonds, le parti Socialiste Français est en crise, le rejet des peuples de "gauche" pour ces partis est historique. En France la candidature Hamon exacerbe un peu plus leurs contradictions. Ne nous y trompons pas, leur objectif est de sauvegarder, dans ce naufrage, la survie de l'appareil et leurs sièges d’élus, mais aussi leurs revenus en empêchant une poussée de la gauche dite radicale incarnée par Mélenchon et les communistes notamment. A l'image de la droite, certains parlent même de changer le nom de leur parti : En fait "Changer pour que rien ne change"...Sauver les apparences mais conserver sur le fond l’essentiel de leur raison d’être...Ne pas remettre en cause le système en empêchant tout changement de société.

 

La trahison est une constante de la sociale-démocratie et des partis socialiste partout dans le monde...

100 ans de trahisons socialiste (des origines à nos jours)

Liste non exhaustive des trahisons socialistes :

 

- 1914-1918 où, Jaurès à peine enterré, quand, dans tous les pays concernés, ils ont voté les crédits de guerre alors qu’ils avaient dits le contraire...Et ont en plus saboté la grève internationale (contre la guerre)... C’est une des raisons de la scission entre Communistes, (troisième internationale) et Socialistes (deuxième internationale). En France, cette scission après la grande "boucherie" eu lieu au congrès de Tour en 1920, avec la naissance du PCF (majoritaire) et maintien de la SFIO (socialiste minoritaire).

- Après la défaite de l’Allemagne en 1918, la dynastie impériale des Hohenzollern a été démmissionnée et remplacée par la République de Weimar. Les socialistes, une fois au pouvoir en Allemagne en profitèrent pour laisser assassiner Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg qui à limage de l'URSS prônaient une vraie révolution, en cela ils contribuèrent à l'accession du nazisme en Allemagne et ce qu'il s'en suivi. 

 

  • 1936 : c'est l’abandon par le gouvernement de Léon Blum, de l'Espagne républicaine à Franco, soutenu par Hitler et Mussolini, (la non intervention)... ;
  • 1938 : c'est la signature de Munich, puis Pétain, à qui ils accordent, pour une partie d'entre eux les pleins pouvoirs, en votant la déchéance des députés communistes, ce qui conduira à leur emprisonnement puis à leur "livraison" aux nazis ;
  • 1946/47 : les grèves et le mécontentement se développent, c'est le socialiste Jules Moch, qui fait tirer à balles réelles sur les grévistes...A la même époque, les socialistes européens "travaillent" parallèlement avec le patronat et la CIA à organiser des scissions dans les syndicats dits "révolutionnaires" (CGT en tête), ce qui donnera la création de FO en France...Dans le même sens ils cautionnent le limogeage des ministres communistes,  (Belgique, France, Italie, etc...) ;
  • 1956 : François Mitterrand (pas encore "socialiste) mène une belle carrière ministérielle, il sera 8 fois ministre...Au moment de la guerre d'Algérie, ministre de l'intérieur sous la présidence de Pierre Mendès-France, puis ministre Garde des Sceaux ministre d'État sous Guy Mollet ou il fut solidaire de l'envoi du contingent en Algérie le 23 mai 1956 ;
  • 1958 : Suite au coup d'état de De Gaulle et sa 5ém République, les communistes vote contre, la moitié des socialistes votent pour, avec la droite ;
  • 1964 : Comme Mitterand allait le faire avec la SFIO, Eugène Déchamps transforme la CFTC vieillissante en CFDT (future courroie de transmission du PS) ;
  • 1965/1968/1969 :  A l'issue de la présidentielle de 1965, François Mitterrand apparaîssait comme le leader possible de la gauche...Mais les socialistes sont très divisés : il y a la SFIO de Guy Mollet et de Gaston Deferre, le PSU plutôt gauchiste de Rocard, la Convention des Institutions Républicaines de Mitterrand, ainsi qu'une multitude de clubs. Mitterrand était arrivé second de l'élection présidentielle de 1965. Mais son attitude après 1968 l'avait empêché de se présenter aux élections présidentielles de 1969. A cette élection, la gauche avait présenté plusieurs candidats dont Gastion Deferre, socialiste de la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière, c'est-à-dire les socialistes) qui a réalisé un score catastrophique de 5%. Seul le candidat communiste Jacques Duclos s'en sortait avec les honneurs en obtenant 21% des voix ;
  • En juillet 1969 : un premier regroupement s'opère entre différents clubs et la SFIO qui change de nom et devient le parti socialiste avec à sa tête Alain Savary en remplacement de Guy Mollet. Mais le processus final de regroupement a lieu à Epinay en 1971, quand  François Mitterrand se rend au congrès du parti socialiste, (il n'en est pas membre) mais il y fait une OPA... C'est dans ces conditions que le 16 juin 1971, François Mitterrand prend la direction du Parti Socialiste avec 43 926 voix contre 41 757 pour Alain Savary. Les socialistes sont désormais unis autour d'un dirigeant "charismatique" prêt à prendre le pouvoir. Reste, pour y parvenir, à conclure une alliance avec les communistes ;
  • En 1970/1971 : Georges Marchais accède au poste de secrétaire général du parti communiste. L'année suivante, les communistes publient un programme de gouvernement qui doit servir de base de travail pour établir un programme commun avec les socialistes ;
  • 1972 : La naissance de l'Union de la gauche, le 27 juin 1972, est un épisode important de l'histoire des gauches et de la vie politique. Le parti socialiste et le parti communiste (majoritaire) adoptent alors un "programme commun de gouvernement". Les radicaux de gauche (MRG à partir de 1973) contresignent le 12 juillet...A la "finance" et aux américains qui s'inquiètent de cette alliance avec les communistes, F Mitterand les rassure en leur disant que c'est pour ramener le PC à 15%...(objectif plus qu'atteint depuis !)  ;
  • 1977 : les reculs socialistes quant aux projets d'application du programme amènent le PCF à conditionner le maintien de sa participation à une application effective des engagements communs. Les négociations s'engagent après les municipales ou la gauche a progressé. Le Parti communiste demande les nationalisations prévues et une augmentation du pouvoir des syndicats dans les entreprises nationalisées. Le PS refuse...C'est la rupture des négociations dans la nuit du 22 au 23 septembre 1977 entrainant celle du programme commun, qui explique la constitution de listes séparées au premier tour des élections de 1978. Malgré un "rabibochage" des trois partis entre les deux tours des législatives de 1978, la droite garde la majorité à l'Assemblée nationale. Pour la première fois le Parti socialiste obtient un score supérieur à celui du Parti communiste, ce qui a pu être interprété comme une validation à moyen terme de la "stratégie" de François Mitterrand ;
  • 1981 : avec la victoire de l'union de la gauche et l'arrivée au Pouvoir François Mitterrand certaines des grandes réformes promises furent mises en oeuvre...(l’augmentation du smic de 10 %, des allocations familiales et logement de 25 %, handicapés de 20 %, la retraite à 60 ans, la cinquième semaine de congés payés, les lois Auroux sur le droit du travail, loi Roudy sur l’égalité salariale entre les hommes et les femmes, l’abrogation de la peine de mort, etc...Sur le plan économique, l’ensemble du secteur bancaire fut nationalisé ce qui devait logiquement permettre au Pouvoir de réorienter sa politique au service du Pays et de ses concitoyens ;
  • 1982 ; l'embellie n'aura durée qu'un an, en juin 1982, au congrès de la CGT qui se réuni à Lille (dont il est Maire), le premier ministre Pierre Mauroy, à la stupéfaction générale et sous les sifflets annonce "un plan de rigueur"...Ce tournant de la "rigueur" fut le signal du renoncement socialiste à poursuivre une véritable politique de Gauche et le signe annonciateur d’un changement de cap profond par l’alignement de la social-démocratie sur l'Europe et  l'économie de marché, non plus administrée, mais totalement livrée à la finance internationale (le libéralisme)... ;
  • 1984 : départ des ministres communistes...Ces derniers quittent le gouvernement pour n'avoir pu infléchir la politique d'austérité adoptée par le gouvernement Mauroy (voir ci dessus)...Dans la foulée craignant que la droite reprenne quelque vigueur, François Mitterrand voit la mise en avant du Front National comme un "grain de sable" à exploiter contre le RPR et l’UDF. « Pousser le Front National sur le devant de la scène pour rendre la droite inéligible, c’est une chance historique pour les socialistes ! ». Mais le grain de sable s’est aussi glissé dans les machiavéliques rouages mitterrandistes qui dérangeaient tant Roland Dumas, (vidéo ci dessous)...C’est la chance historique des socialistes ». Apparemment l'argument tient toujours l Le monstre façonné patiemment par le "stratège" PS, n’est pas retourné à la poussière sa mission terminée, il s’est fortifié, structuré et s’est émancipé sur le terreau des difficultés quotidiennes des Français ballottés de gauche à droite depuis plus de 35 ans, au gré des promesses non tenues, des désillusions et du désespoir ambiant...En cela le PS ne peut être "un barrage contre le FN, puisqu'il en est "le promoteur" historique !
     

 

  • 1986 : le gouvernement socialiste signait l’acte unique européen, qui allait être l’acte définitif de la construction d’une Europe libérale, qui préfigurait le traité de L’Union Européenne signé à  Maastricht le 7 février 1992 et pour lequel François Mitterrand s’était profondément investi... En définitive François Mitterrand avait choisi son camp, au nom du pragmatisme et du réalisme économique une France acquise au libre échange et à la finance qui allait devenir quelques années plus tard une économie mondialisée, sans garde fou et livrant notre Pays à la libre concurrence quel qu’en soit le prix à payer ;
  • 1992 : avec le soutien socialiste, le traité de Maastricht a été adopté de justesse avec 51% des votes pour. Depuis, on nous a demandé notre avis sur un autre traité européen : le traité établissant une Constitution pour l'Europe (TECE), en 2005. À l'époque, nous avions dit non à 55% par référendum mais le traité a finalement été ratifié par le Congrès en 2008 : il est devenu le traité de Lisbonne (également soutenu par le PS) ;
  • 2002 : avec un programme de droite, (Il avait notamment déclaré, "mon  programme n'est pas socialiste !")...Lionel Jospin candidat du PS est "sorti" dès le 1er tour de l'élection présidentielle, laissant Le Pen Chirac face à face !... ;
  • 2012/2016 : Cinq ans après le discours du Bourget, ("mon ennemi c'est la finance"), les électeurs proches du Parti socialiste ont présenté l’addition à Manuel Valls. Les guerres, Afrique, Libye, Syrie, La loi travail, le 49-3, (à 6 reprises), la déchéance de nationalité, les cadeaux mirifiques au patronat (sans contre partie)…François Hollande avait de bonnes raisons de fuir un vote sanction. L’ex-premier ministre espérait pourtant faire disparaître le passif du quinquennat derrière les masques de son expérience et de son autorité. Échec et un mat...

 

 

- Ne faisons pas table rase du passé :

  • 2017 : La candidature de Benoît HAMON est une véritable ARNAQUE ! Du même type que celle de HOLLANDE en 2012 !... Aux naïfs de gauche qui donneraient la moindre sincérité à HAMON dans son discours de « gôche », je suggère ceci : si vous souffrez des mêmes handicaps que les poissons rouges, si vous avez une tendance à oublier ce qui a été dit et fait hier et avant-hier, vous pouvez vous rafraîchir la mémoire en étudiant, non pas seulement ses paroles, mais ses actes depuis des années. Étudiez par exemple ses votes à l’Assemblée Nationale depuis cinq ans, notamment ceux sur les textes les plus odieux, les plus régressif… Voyez qui il a soutenu dans les choix qui ont sali notre pays et dévasté nos acquis sociaux. Observez son courage politique quand il a préféré si souvent s’abstenir ou jouer les “frondeurs” de pacotille... En cela croire qu'on "pourrait ramener le PS à gauche", comme le défend le PCF depuis 35 ans est une tromperie, qui conduit d'ailleurs celui ci à sa perte et à la déshérence de ses militants et de son électorat !

 

- HAMON n’a qu’un objectif : mystifier une fois de plus un nombre suffisant d’électeurs de « gauche », faire en sorte que ceux-ci ne votent pas cette fois pour MÉLENCHON...

- HAMON a exprimé en 2012 son rôle : constituer un pilier gauche pour le PS en vue d’éviter une fuite des électeurs vers MÉLENCHON. “On assure à Hollande le flanc gauche qui évite que certains électeurs se tournent vers Mélenchon” a-t-il dit au Figaro dès 2012 !

 

"Le moindre mal c’est le mal en sursis"...En effet, voter pour le moindre mal, c'est aussi voter pour le mal. Plus jamais le PS, non je ne voterai pas Hamon, (et ses alliés), j’ai la conviction profonde que rien de nouveau ne repoussera sur les résidus d’une pseudo gauche dévoyée et corrompue...Terminé le coup de nous faire avaler n’importe quel glissement vers le pire pour éviter le pire. Car à ce petit jeu de dérive permanente, on finira par vous expliquer un jour qu’il vaut mieux la blonde que le père ! ...

 

Si on fait abstraction de la "nazillonne" : Méfiez vous et prévenez vos amis...Parmi les 4 autres candidats dont le nom se termine par "ON", il y a 3 pièges à CONS...

 

Melenchon sinon rien et aux 2 tours et aucune alliance avec le PS (et ses alliés) aux législative !

 

PS : Comme le dit JL MÉLENCHON : “Si vous abandonnez vos convictions dans le bureau de vote, ne vous étonnez pas ensuite de ne plus les retrouver à la sortie !” On vote pour ses convictions, pas pour le moindre mal.


 

 

- La trahison de trop ? Dans le livre " un Président ne devrait pas dire ça ", F. Hollande annonce clairement qu'il a fondé "en Marche", le mouvement d'E. Macron. Édifiant !

 

100 ans de trahisons socialiste (des origines à nos jours)
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Published by La Rochelle à gauche par les actes - dans Politique Elections présidentielles - primaires 2017 PS
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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 20:26
L'avenir en commun - France Insoumise : un espoir à ancrer dans les législatives !
L'avenir en commun - France Insoumise : un espoir à ancrer dans les législatives !

Source : Blog  FranceInsoumise · Yhlem Dekkiche · Cédric Ruffié Législatives2017

 

Communiqué de la coordination des groupes d'appui des insoumis de la 1ére circonscription de Charente maritime

 

L'avenir en commun - France Insoumise : un espoir à ancrer dans les législatives !

 

Les insoumis rochelais  tiennent à remercier toutes les citoyennes et citoyens qui ont choisi L’AVENIR EN COMMUN en votant pour Jean-Luc Mélenchon. Ils ont montré ainsi leur attachement à la devise « Liberté, égalité, fraternité » et démontré l'urgence qu'il y aurait à passer à la 6ème République, à faire la planification écologique et à distribuer plus justement les richesses.

 

C’est à l’échelle nationale un score historique. Le candidat de la France insoumise a obtenu 8 points de plus qu’en 2012.  C’est le meilleur score d’un candidat de la gauche de transformation sociale et écologiste depuis 1969.

 

Après une campagne délétère, ajoutée à l’insuffisance de confrontation médiatique de fond sur les programmes, plus de 7 millions de citoyens se sont donc prononcés pour une alternative de transformation sociale, écologique et démocratique.

 

Même si cela n’a pas été suffisant pour mener  J.L. Mélenchon au second tour et ouvrir la porte d'un projet de société  en rupture totale avec les politiques menées dans la décennie Sarkozy et Hollande, nous pouvons être fiers de la campagne menée  également dans la 1ére circonscription de Charente-Maritime. 24,33% à La Rochelle ! Dans une vingtaine de communes  de la circonscription, les  électeurs ont placé Jean-Luc Mélenchon, en seconde position, tandis que les quartiers populaires de Bongraine, Tasdon, Port-Neuf, La Pallice, Mireuil ou Villeneuve-les-Salines l’ont propulsé en tête des candidats.

 

Aujourd’hui, la France insoumise, devenue la 1ére force politique de transformation sociale et écologique constitue un pôle de résistance et d'espoir sur lequel vous pourrez vous appuyer pour combattre la politique capitaliste qui va sortir des urnes au soir du second tour des présidentielles !

RÉSISTANCE !

 

Au deuxième tour, chaque insoumis se déterminera en conscience. Une consultation est d’ores et déjà engagée sur le site jlm2017. Une chose est sûre, aucune voix insoumise n’ira au Front national !

 

Ce pôle de résistance et de transformation sociale et écologique doit aussi exister au parlement avec un maximum de députés insoumis aptes à porter les valeurs de L’AVENIR EN COMMUN : paix, liberté, laïcité, progrès social, Vie République, planification écologique...

 

C’est pourquoi dès les jours à venir, sur la 1ère circonscription de Charente-Maritime, nous proposerons d'autres rencontres citoyennes publiques.

 

Portons tous ensemble L’AVENIR EN COMMUN des urnes des présidentielles aux sièges de l’Assemblée Nationale avec nos candidats :

. CÉDRIC RUFFIÉ, titulaire

. YHLEM DEKKICHE, suppléante

 

La Rochelle le 26 avril 2016

 

Pour en savoir plus :

- Le PS place la gauche de la gauche sous surveillance

- Présidentielle. Hollande craint un second tour Mélenchon-Le Pen

- «Dictateur»? Hollande attaque mais oublie ses actes – #JLMDésintox

- Face au Front National: réponse aux pompiers pyromanes qui ont voté Macron

 

L'avenir en commun - France Insoumise : un espoir à ancrer dans les législatives !
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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 20:48
Sud-Ouest du 24 avril 2017

Sud-Ouest du 24 avril 2017

24,33% à La Rochelle ; 22,16% à Nieul-sur-Mer ; 20,91% à Perigny ; 22,81% à Puilboreau ; 20,65% à Saint-Xandre ; 22,73% à Esnandes...

 

Sources : Rue du Blogule rouge insoumis par Patrick Job

- Au vu des résultats électoraux nationaux, la déception était grande hier soir parmi les 444 000 insoumis français.

Car malheureusement, il a manqué des voix pour que Jean-Luc Mélenchon parvienne au second tour, soit élu président et que les mesures indispensables pour atteindre ses objectifs puissent être mises en chantier dès maintenant. Ne doutons pas que leur nécessité s’impose un jour, mais espérons seulement qu’il ne sera pas trop tard.

 

Faut-il parler de colère ?

À l’évocation des politiques proposées par les deux vainqueurs du 1er tour, à celle des turpitudes semble-t-il dédouanées par de nombreux électeurs de Fillon et Le Pen, sûrement !

 

 

- La question urgente qui se pose maintenant aux insoumis appelle une réponse  difficile : c’est celle du deuxième tour.

Pas question évidemment de parler en leur nom. C’est là le rôle de Jean-Luc Mélenchon. Il a d’ores et déjà proposé qu’une consultation des insoumis se tienne sur la plateforme jlm2017 pour décider de l’attitude à adopter pour le deuxième tour.

 

Tordons tout de suite le cou à l’indécente accusation aussitôt proférée par certains, comme Valls. Non, ce n’est pas la critique émanant des frondeurs du PS ni celle venue de la France insoumise qui ont propulsé l’extrême droite lepéniste à la deuxième place du scrutin et provoqué l’éclatement et la quasi disparition du PS, mais bel et bien les politiques de plus en plus droitières menées tant par Fillon sous Sarkozy que par Hollande et ses ministres PS et les trahisons successives de ses dirigeants eux mêmes.

 

Lorsqu’on banalise les mesures prônées par le FN, lorsqu’on enchérit même parfois sur elles, on accrédite l’idée qu’il pourrait avoir raison. Il est trop facile ensuite de le proposer comme l’épouvantail que tous devraient combattre.

 

Lorsqu’on défend le libre échange, les traités commerciaux signés contre l’accord du peuple, lorsqu’on les justifie par une soit disant politique de l’offre, on ouvre la porte à des personnages gonflés à l’hélium des médias mainstream, comme Macron. Il est trop facile ensuite de le présenter comme un vote utile pour éviter l’arrivée au pouvoir de l’extrémiste de droite.

 

 

- Et pourtant, malgré cet échec pour accéder au deuxième tour, les insoumis auraient bien des raisons de se réjouir.

C’est la première fois depuis très longtemps que leur courant de pensée atteint de tels scores. Rappelons que le dernier en date était celui réalisé par Georges Marchais pour le PCF et qu’il dépassait de peu les 15% (15,35% en 1981). Il faut remonter à Georges Duclos (21,27% en 1969) pour trouver mieux ! Et faut-il rappeler les 1,93% obtenus par Marie-Georges Buffet en 2007 ?

 

De presque 4 millions de voix en 2012 et 11% pour le Front de Gauche, la France insoumise est passée à presque 7 millions de voix  (6 792 000) et presque 20% (19, 64%) !

 

Alors, même si ce résultat n’est évidemment pas celui que tous attendaient,  il est loin d’être négatif. Quoi qu’on en ait, un poids électoral proche de 20%, n’est évidemment pas quelque chose de négligeable. Au contraire, quel encouragement pour la suite des combats politiques ! Avec un tel résultat, les insoumis  doivent rester déterminés à ne plus jamais abandonner la lutte idéologique et au contraire appeler tous ceux qui, par leur vote, ont montré leur attachement  aux idées de résistance à l’exploitation, aux perspectives de la paix et à une politique responsable dans l’intérêt du bien commun, à les rejoindre à leur tour dans le mouvement.

 

Ils pourront désormais s’appuyer sur lui pour résister au pouvoir oppressif et destructeur de l’oligarchie des Riches et défendre au contraire les idées de solidarité, de justice sociale, de rationalité écologique, de liberté, d’égalité, de fraternité et de démocratie qui ont constitué les fondations de l’Avenir en commun, le programme de la France insoumise proposé par Jean-Luc Mélenchon.

 

 

- Ce constat s’avère d’autant plus exact dans la région de La Rochelle

En effet, même si, comme souvent, la droite macroniste ou filloniste l’a emporté dans l’Île de Ré, à La Rochelle et dans sa région, les résultats apparaissent nettement meilleurs pour la FI.

 

Les quartiers populaires de Laleu, La Pallice, Port-Neuf et Mireuil ou Tasdon (33.89% et 26,62%), Bongraine (33.53%) et Villeneuve-les-Salines ont propulsé JLM en tête des candidats et une vingtaine de communes de la CDA l’ont placé en seconde position, avec de 20 à 25% des voix, ce qui constitue un événement politique local de première grandeur. Il totalise 9149 voix et 24,3% dans la commune de La Rochelle toute entière, en deuxième position, à 1789 voix et moins de 5% de Macron.

 

Les insoumis des groupes d’appui rochelais peuvent donc remercier toutes les électrices et les électeurs qui ont voté pour JLM lors de ce premier tour. Ce faisant, ils ont indiqué leur volonté de parvenir à une société nouvelle dans un cadre nouveau, celui d’une 6ème République, débarrassée des puissances de l’argent-roi et apte à relever les défis qui s’annoncent, tant dans les domaines de la justice sociale ou de la paix dans le monde que dans celui de la nécessaire mutation du système productiviste et d’une transition énergétique pour la sauvegarde de notre unique écosystème planétaire.

 

 

- De cette campagne électorale, ils peuvent donc, malgré tout, être fiers, même si le résultat n’est pas complètement à la hauteur de celui escompté.

Elle a été menée avec constance, passion et méthode et elle a permis aux idées progressistes de retrouver des couleurs ; une dynamique militante démocratique et solidaire s’est créée qu’il ne faudrait pas laisser retomber.

 

Pour la suite, s’ils devront réfléchir ensemble aux formes organisationnelles à donner à leur mouvement, les insoumis ont d’ores et déjà un objectif électoral qui s’annonce dans l’avenir immédiat : les élections législatives arrivent très vite et ils ont des candidats à proposer prêts à répandre, défendre et promouvoir encore les thèses de l’Avenir en commun.

 

C’est pourquoi ils souhaitent s’adresser à leurs électeurs rochelais :

Rochelais, faites connaître la candidature de Cédric Ruffié dans la 1ère circonscription, associée à sa suppléante, Yhlem Dekkiche et celle de Maud Assila dans la 2ème circonscription associée à son suppléant, Loïc Geffré.

Faites voter pour eux. Ils ont signé la charte du mouvement de la France insoumise. Ce ne sont pas des professionnels de la politique. Ils sont déterminés à vous représenter. Ils vont continuer à considérablement amplifier l’adhésion à vos idées.

Votez et faites voter pour eux !

 

Pour en savoir plus :

- Présidentielle. Hollande craint un second tour Mélenchon-Le Pen

- Insoumis en colère

Déception en France insoumise malgré un score historique
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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 10:06
J.L. Mélenchon : « vous êtes un matin tout neuf qui commence à percer » - Intervention au soir du 1er tour

- La révolution démocratique a commencé !

- Score historique pour l'Insoumission : le candidat de la France Insoumise obtient 8 points de plus qu'en 2012 et le meilleur score d'un candidat de gauche de transformation sociale et écologiste depuis 1969. 
- Après une campagne délétère, marquée par les affaires du candidat de la droite, et malgré une pression médiatique considérable en faveur d'Emmanuel Macron et de François Fillon, plus de 7 millions de citoyens se sont prononcés pour une alternative de transformation sociale, écologique et démocratique.

 

Dimanche 23 avril 2017, Jean-Luc Mélenchon s’exprimait au soir du premier tour. Il n’a donné aucune consigne de vote pour le second tour et a expliqué que les 450 000 insoumis voteraient sur ce point. Jean-Luc Mélenchon a salué la force que nous avons construit et a appelé les insoumis à être unis pour la suite.

 

Voici la retranscription de son intervention :

« Le résultat annoncé depuis le début de la soirée n’est pas celui que nous espérions. En toute hypothèse, ce ne sera pas celui qui a été annoncé qui sera le bon. En effet, le ministère de l’intérieur a réservé sa déclaration jusqu’à ce soir minuit.

 

Bien sûr, d’ici là, médiacrates et oligarques jubilent. Rien n’est si beau pour eux qu’un second tour entre deux candidats qui approuvent et veulent prolonger, les deux, les institutions actuelles, qui n’expriment aucune prise de conscience écologique ni sur le péril qui pèse sur la civilisation humaine, et qui les deux comptent s’en prendre une fois de plus aux acquis sociaux les plus élémentaires du pays.

 

Quoi qu’il en soit, et quels qu’ils soient, lorsque les résultats officiels seront connus, nous les respecterons.

 

Je ne saurai dire ni faire davantage à cette heure. Chacun, chacune, d’entre vous sait en conscience quel est son devoir. Dès lors, je m’y range. Je n’ai reçu aucun mandat des 450 000 personnes qui ont décidé de présenter ma candidature pour m’exprimer à leur place sur la suite. Elles seront donc appelées à se prononcer sur la plateforme et le résultat de leur expression sera rendu public.

 

Mon beau pays, ma belle patrie, et vous tous les gens, nous pouvons être fiers de ce que nous avons entrepris et réalisé. Nous sommes une force consciente et enthousiaste. Je vous appelle à rester groupés, à rester en mouvement, et à être un mouvement, car les défis que nous avons nommés, sans en cacher aucun ni aucune des difficultés qu’il soulève pour les régler, ces défis restent à relever. Et ceux qui prétendent aujourd’hui à l’honneur de nous représenter tous ont déjà fait la démonstration qu’ils étaient incapables eux mêmes, de les penser.

 

L’heure à venir et les jours qui viennent restent ceux des caractères et de la conscience. Vous tous les gens, patrie bien aimée, vous êtes un matin tout neuf qui commence à percer.

 

Fidélité à la devise de la République : Liberté, Égalité, Fraternité.

 

Vive la République, et vive la France. »

 

- Après le 1er tour des élections présidentielles

J.L. Mélenchon : « vous êtes un matin tout neuf qui commence à percer » - Intervention au soir du 1er tour
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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 20:05
Guyane : quand la colonialité dépolitise la contestation

Sources : le blog de Joelle Palmieri le 30 mars 2017

La misère guyanaise est inconnue, enfouie, balayée sous le tapis de l’histoire coloniale du département français. Selon l’Office de l’eau en Guyane[1], 46 000 personnes n’ont pas accès à l’eau potable. Le taux de chômage est de 22,3 % (25% pour les femmes et 21% pour les hommes, deux fois plus élevé que celui de la métropole), et de 44 % pour les 15-24 ans. Seuls 50% de ces jeunes sont scolarisés (60 % en métropole). Le revenu annuel moyen est inférieur de plus de 44 % à celui de l’hexagone et les bénéficiaires des minima sociaux sont trois fois plus importants. Les prix à la consommation y sont supérieurs de près de 12 %[2], et cet écart augmente pour les produits alimentaires (45 %) et pour les logements (20 %). Le taux de criminalité[3] est deux fois supérieur (109,33 %)[4]. En 2008, le nombre d’homicides a atteint le chiffre de 31,1 pour 100 000 habitants (12 fois celui de la métropole), les coups et blessures volontaires 380 pour 100 000 habitants (2 fois celui de la métropole) et les vols à main armée 96,7 pour 100 000 (plus de 20 fois celui de la métropole). Ces niveaux de violence sont notamment les conséquences d’une délinquance particulière liée à la richesse du sous-sol guyanais : l’orpaillage. La Guyane abrite en effet près de 350 sites d’orpaillage illégal, employant entre 5 000 et 10 000 personnes, alors que seules 900 personnes travaillent sur des sites d’orpaillage légaux. L’orpaillage clandestin conduit, selon les estimations de la gendarmerie nationale, à l’extraction et l’exportation illégales de 10 tonnes d’or par an.

 

Encore moins connu, plus enterré, la Guyane détient le record national du taux de viol sur mineures (départements d’outre-mer compris)[5] : 37 cas pour 100 000 habitants, contre un cas dans l’hexagone. Ce phénomène se double d’un nombre très élevé de grossesses précoces : 80 fois supérieur à la moyenne européenne, soixante fois le taux de la métropole. En 2014, 34 jeunes filles de moins de 15 ans et 376 âgées de 15 à 18 ans ont accouché en maternité[6]. Une des raisons de ce phénomène est la prostitution occasionnelle. De très nombreuses jeunes filles en échec scolaire ou ayant des problèmes économiques y ont recours[7]. Par ailleurs, ces chiffres sont le résultat des agressions sexuelles, de la quasi-inexistence des informations concernant le planning familial et du faible nombre de personnel judiciaire et médical sur le territoire.

 

Afin de dénoncer et combattre cette situation désastreuse – tout du moins la partie générique, hors violences sexuelles –, plusieurs mouvements sociaux battent le pavé, érigent des barrages dans les villes, perturbent des liaisons aériennes, ferment des écoles, en vain. Ils fustigent l’impérialisme spatial français, le pillage du sol, revendiquent des emplois, de meilleures conditions de travail, des formations, des garanties pour la santé et l’avenir énergétique du pays.

 

De l’ensemble de cette misère spécifique à ce territoire grand comme la région Aquitaine et des luttes qui y sont liées, il en est très peu question sur les ondes et sur les manchettes des journaux hexagonaux. Même attitude au niveau institutionnel. Les informations, les négociations transitent désormais et ostensiblement par des hérauts modernes, au nom et au look marketing. Les 500 frères. Né après le meurtre d’un habitant d’un quartier populaire de Cayenne en février 2017, ce « collectif contre l’insécurité » dit s’emparer des questions économiques et sociales, le chômage, la déscolarisation, etc., et tient ses distances avec les 37 syndicats composant l’Union des travailleurs guyanais (UTG), jugée pas assez dure. Ses actions se veulent musclées et ses revendications visent davantage à renforcer les moyens policiers et judiciaires : éradication des squats, construction d’une deuxième prison, maintien d’un escadron de gendarmes mobiles affecté en renfort, renvoi dans leur pays d’origine des détenus étrangers pour y purger leur peine, soit plus de 50 % des détenus. Les 500 frères dénoncent une immigration non contrôlée[8]. Mickaël Mancée, un des porte-parole, assume la radicalité du collectif en la matière : « Un voleur mort, c’est un voleur qui ne vole plus », en sous-entendant que la majorité des voleurs sont des étrangers. Il se dit prêt à mobiliser ses « frères » s’il n’aboutit pas : « Aujourd’hui, on dialogue. On fait tout pour empêcher une guerre civile. On est tous pères de famille, on n’en a pas envie… Mais si les voyous veulent la guerre, on la fera. »

 

Cagoulés et vêtus de noir des pieds à la tête, ces hommes – il n’y a pas de femmes – aujourd’hui soutenus par la population, disent remettre en cause l’abandon des pouvoirs publics. Parmi eux, on compte des artisans, pêcheurs, ouvriers, chefs d’entreprise, d’anciens militaires… âgés de 25 à 55 ans[9]. Leur nom viendrait du film « 300 », un péplum américain sorti en 2007 qui sublime la vaillance et la beauté de 300 soldats spartiates face à l’armée perse, représentée comme barbare et décadente. Même si 100 serait le nombre des membres du collectif, soit un Guyanais sur 3 000, le lien entre le groupuscule et la fiction ainsi que la bande dessinée dont elle est issue, est certainement incarnée par l’idéologie véhiculée : un penchant pour l’ordre et la lutte contre la barbarie, personnifiée par l’Autre. Enfin, « Frères, parce que la Guyane est notre mère », explique Mancée.

 

« Pères de famille », « frères », fils de la « mère » génitrice, êtres de sexe masculin, virils assumés en somme, ces hommes en uniforme revendiquent leurs xénophobie, classisme, paternalisme et sexisme. Ils sont prêts à en découdre, à tuer, à faire la « guerre » aux étrangers, aux pauvres (les squatteurs par exemple) et à protéger « leurs » femmes, sœurs, mères. L’émergence récente de ce groupe fait écho à l’Afrique du Sud, où les manifestations xénophobes et la violence vont croissant, et, en raison des cagoules et du besoin de dissimuler les visages, aux actions des groupes fascistes et des commandos militaires ou policiers.

 

Car enfin, cette situation critique et la mise en exergue de ce groupuscule manifestement peu progressiste posent question. Elles révèlent un détournement des luttes anticapitalistes, anticolonialistes, anti-impérialistes, une forme d’instrumentalisation des mouvements et par là même la dépolitisation de leurs actions et revendications. On assiste à une mystification viriliste et militariste de la contestation. Ce tour de passe-passe s’inscrit dans une histoire et un contexte anciens. La Guyane connaît une violence extrême et des modes de socialisation qui y sont liés : les relations interpersonnelles ne peuvent se faire que sur le terrain de la violence et ceci relève de l’histoire coloniale post-esclavagiste du département français. L’héritage des relations sociales hiérarchisées imposées par l’esclavage, inhumain, institutionnalisé par l’État et central à l’organisation des territoires dits d’« outre-mer » pendant plus de trois siècles, se traduit aujourd’hui dans les rues de Cayenne, Kourou, Remire-Montjoly, Matoury, etc. La violence entre sexes, classes, races et « autochtones »/migrants traduit une colonialité en marche, où les rapports de domination entre État et territoire, État et populations, populations entre elles, s’imbriquent, se reproduisent, s’étendent, se renforcent, pour parachever des hégémonies profitables à l’expansion du capitalisme.

 

La double approche des médias classiques et responsables politiques hexagonaux qui consiste d’une part à mépriser la population guyanaise, son quotidien, ses pensées et expressions, et d’autre part à accorder une place de choix à un groupuscule aux pratiques militarisées, xénophobes, sexistes, caractérise leur volonté politique majeure d’exclure le débat, la contestation, l’exercice de la citoyenneté et la démocratie de la scène publique, à la périphérie (outre-mer) comme au centre (hexagone). Prétendre le contraire serait sinon naïf au moins contreproductif.

 

Notes :

[1] http://eauguyane.fr/l-eau-en-guyane/eau-potable-et-assainissement/l-eau-potable-en-guyane

[2] Rapport de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publié en 2015, https://www.insee.fr/fr/statistiques/1908163

[3] C’est-à-dire le rapport entre le nombre d’infractions constatées et la population.

[4] Source : Direction centrale de la police judiciaire – Délégation générale à l’outre-mer, 2008.

[5] 82 victimes déclarées pour 224 469 habitants recensés en 2011 (57 en Martinique et 64 en Guadeloupe pour le double d’habitants, et 126 à La Réunion pour quatre fois plus d’habitants). Source : Combattre toutes les violences faites aux femmes, des plus visibles aux plus insidieuses. Pascale Vion. CESE. 2014

[6] Source : Observatoire régional de la protection de l’enfance, 2015.

[7] Rapport d’activité du service de gynécologie-obstétrique du CHOG 2011.

[8] Les migrants viennent essentiellement de Haïti, du Brésil et du Surinam, voisins, et représentent 35 % de la population totale.

[9] Source : Vice, https://news.vice.com/fr/article/en-guyane-500-freres-contre-linsecurite.

 

Pour en savoir plus :

- Guyane : les demandes oubliées des peuples amérindiens

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 13:03
6 avril : débat public studieux sur l'éducation avec la France insoumise rochelaise

C'est devant 80 personnes que Cédric RUFFIÉ (candidat aux législatives pour la France insoumise sur le 1ére circonscription de Charente Maritime) et Aurélien Saintoul co-rédacteur et rapporteur du livret thématique[1} " l'école de l'égalité et de l'émancipation " sous la coordination de Marianne Nedyj, juriste, Paul Vannier, enseignant ont débattu de l'école.

  • Notre constat : une école appauvrie, des inégalités qui s’aggravent ;
  • Notre projet : instruire et qualifier tous les enfants de la République ;
  • Nous voulons le meilleur pour tous les élèves : réussite scolaire et professionnelle, plaisir à apprendre, joie à fréquenter l’école, accomplissement individuel.
  • Nos propositions : une école commune de la 6ème République
    • Une école où il fait bon apprendre
    • Instruire dans l’école commune
    • Une école creuset pour combattre les inégalités
    • L’école de la citoyenneté
    • Une école laïque et libérée des influences

 

Dans le cadre de la soirée 11 citoyens rejoignent la France insoumise pour appuyer la campagne de Jean-Luc Mélenchon.

 

 

- Lettre de jean-Luc Mélenchon aux enseignants

Madame, Monsieur,

 

Dans quelques semaines, comme toutes les Françaises et tous les Français, vous serez appelé·e·s à élire le prochain Président de la République. Vous le ferez en conscience et avec le même souci de l’intérêt général que celui qui vous anime lorsque vous enseignez. Vous le ferez, instruits de l’expérience accumulée ces dix dernières années. Celle du quinquennat noir de Nicolas Sarkozy. Celle de l’amertume suscitée par les reniements et renoncements de François Hollande.

 

Vous constatez chaque jour l’insuffisance des recrutements annoncés. Vous connaissez les classes surchargées, les locaux dégradés, les écoles qui ferment. La précarité est plus grande parmi vos collègues et peut-être la vivez-vous directement en votre qualité de professeurs contractuels. Votre feuille de paye, bien inférieure à celle de vos collègues européens, traduit très directement les effets des réductions budgétaires.

 

C'est aux fondements même de votre métier que les politiques menées ont porté atteinte. Le lien aux savoirs se défait à mesure que l’emporte l’idéologie du « socle commun » introduite par François Fillon, promue par le MEDEF et prolongée par Najat Vallaud-Belkacem. La généralisation du management et des contrôles hiérarchiques, la multiplication des tâches bureaucratiques, les mises en cause de la liberté pédagogique sont à l’origine d’un sentiment de dépossession aggravé par l’absence de reconnaissance.

 

À rebours de l’héritage partagé de la droite et du Parti socialiste, mon projet éducatif renoue avec une perspective émancipatrice. L’école doit former l’esprit critique et créatif et non formater des individus aux attentes du marché. Tous les élèves sont capables. Je veux leur apporter le savoir et la culture, les instruire et les qualifier.

 

Je porterai ainsi de 3 à 18 ans l’instruction obligatoire, rétablirai le baccalauréat professionnel en quatre ans et les heures d’enseignements disciplinaires perdues. Je stopperai immédiatement les fermetures de lycées profession nels et reconstruirai un maillage de lycées polytechniques du CAP au BTS sur tout le territoire. Je veux l’école de l'égalité. Je restaurerai le cadre républicain, garant du caractère national des diplômes, des programmes et de vos statuts en abrogeant les contre-réformes du lycée et du collège mais aussi le décret Peillon sur les rythmes scolaires tout en engageant une politique résolue en faveur de la mixité sociale à l’école.

 

J’ai été ministre délégué à l’enseignement professionnel. L’école occupe une place centrale dans le projet politique décrit dans mon programme, l’Avenir en commun. Alors que les inégalités n’ont jamais été aussi fortes et que notre société est traversée par de multiples tensions, l'école doit s’affirmer comme un espace de coopération et d’échanges et non de concurrence et de compétition. Creuset du peuple en formation, laïque, elle doit devenir le lieu de l’éducation à l’intérêt général où l’individu se prépare à l’exercice d’une citoyenneté enrichie de nouveaux droits. À l’heure du défi climatique, l’école doit jouer un rôle décisif dans la préparation de la transition écologique. Aussi, si je suis élu à la Présidence de la République, je m'appuierai sur votre professionnalisme.

 

Je veux d'abord reconnaître votre haute qualification, fondée sur une double maîtrise scientifique et pédagogique. Le rattrapage du point d’indice apportera immédiatement une hausse de 7% de votre traitement et je demanderai à mon gouvernement d’engager avec les représentant·e·s de vos organisations syndicales une négociation salariale. Je mettrai également en place un plan de titularisation de tous les précaires de l’Éducation nationale.

 

Je veux vous rendre les moyens d’exercer votre métier. En recrutant 60 000 enseignant·e·s supplémentaires, dont une part à travers un dispositif de pré-recrutement, nous diminuerons le nombre d’élèves par classes, en particulier dans l’éducation prioritaire. Nous reconstituerons les RASED et ferons advenir la règle d’un·e ATSEM par classe de maternelles. Nous généraliserons le dispositif « plus de maîtres que de classes » en CP et CE1. Je veux enfin assurer la gratuité des sorties scolaires afin de vous permettre de conduire avec tous vos élèves vos projets éducatifs.

 

Au-delà du rétablissement des moyens indispensables, nous garantirons le principe de liberté pédagogique. Dans le premier degré, pour alléger votre charge de travail, nous mettrons fin aux activités pédagogiques complémentaires (APC) et à l’évaluation par compétences. Dans le second degré, nous tournerons la page des dispositifs de mise en concurrence des enseignant·e·s en abrogeant le décret Hamon d’août 2014. Nous déconnecterons l’avancée de votre carrière de l’inspection qui doit devenir un temps de conseil et de formation. Nous aiderons au développement de la recherche en éducation et nouerons des partenariats entre l’Éducation nationale et des mouvements pédagogiques agréés afin d’enrichir votre formation continue. Nous créerons une médecine du travail pour les personnels de l’Éducation nationale.

 

Je veux également vous proposer de nouvelles perspectives de carrière en vous permettant de vous engager dans l’animation d’associations culturelles dans vos établissements, en libérant dans le premier degré un temps auto géré pour un travail collaboratif avec vos collègues, en doublant les postes ouverts à l’agrégation interne. Nous inciterons, par des bonifications nouvelles et la réduction drastique des effectifs par classe, les enseignant·e·s à prolonger leur présence dans les établissements de l’éducation prioritaire. Je veux enfin proposer à celles et ceux d’entre vous qui parviennent au terme de leur carrière de pouvoir, sur une base volontaire, se consacrer au suivi des élèves en difficulté, à la coordination des projets de l’établissement et à la formation des enseignant·e·s stagiaires.

 

Il y a tant de chantiers, tant d’énergie à mobiliser pour que l’école soit toujours le lieu ouvert où chacun·e cultive le bonheur d’apprendre. Pour plus de précisions, je vous renvoie sur le site internet dédié à mon programme : avenirencommun.fr

 

Pour ma part, je m'engage devant vous à mettre toujours autant de soin à défendre l’école publique que vous en mettez chaque jour à éduquer nos enfants.

 

Vous souhaitant bonne réception de ce courrier,

Jean-Luc Mélenchon

 

 

- Le livret thématique éducation à votre disposition :

6 avril : débat public studieux sur l'éducation avec la France insoumise rochelaise
6 avril : débat public studieux sur l'éducation avec la France insoumise rochelaise
6 avril : débat public studieux sur l'éducation avec la France insoumise rochelaise
6 avril : débat public studieux sur l'éducation avec la France insoumise rochelaise
6 avril : débat public studieux sur l'éducation avec la France insoumise rochelaise
6 avril : débat public studieux sur l'éducation avec la France insoumise rochelaise

 

Note !

[1] Il complète L’Avenir en commun, le programme de la France insoumise et de son candidat Jean-Luc Mélenchon.

6 avril : débat public studieux sur l'éducation avec la France insoumise rochelaise
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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 20:13
De la vertu : livre de Jean-Luc Mélenchon avec Cécile Amar

De la vertu, de Jean-Luc Mélenchon avec Cécile Amar. Face à la défiance ambiante, le candidat décline dans son nouvel ouvrage un «  principe d’action   » guidé par l’intérêt général.

 

Sources : L'Humanitè par Julia Hamlaoui

Au cœur d’une campagne marquée par les affaires impliquant les candidats de droite et d’extrême droite, celui de la France insoumise soutenu par le PCF publie un nouvel ouvrage : De la vertu. Une référence au « grand mot de la Ire République  » revendiquée par Jean-Luc Mélenchon qui explique, de nouveau, en vouloir une VIe pour « réécrire la règle du jeu » mise à mal par « l’argent roi » qui « travaille de fond en comble tous les rouages de la décision dans le pays ».

 

 

- Agir en conformité avec ce qui est «  bon pour tous  »

Après un volume biographique avec Marc Endeweld, le Choix de l’insoumission, centré sur son parcours politique, en septembre dernier, c’est à quelques semaines du premier tour que Jean-Luc Mélenchon a choisi de sortir ce nouvel entretien réalisé, cette fois-ci, avec le concours de Cécile Amar. Une collaboration pour laquelle cette journaliste de l’Obs, auteure notamment avec Cécile Duflot de De l’intérieur : voyage au pays de la désillusion, en 2014, se serait vu sanctionnée par le magazine, rapporte Mediapart.

 

Fil conducteur de l’ouvrage, la vertu est, pour Jean-Luc Mélenchon, « un principe d’action gouvernant la vie en société ». Il s’agit, alors que « le grand nombre n’a plus confiance en rien ni en personne », d’agir en conformité avec ce qui est « bon pour tous », déroule le député européen. Un principe à rebours de la « compétition de chacun contre tous » qu’organise le « capitalisme financiarisé » fustigé par le candidat. Cette éthique politique, fondée à la fois sur le fait que nous sommes tous semblables (une vérité à ses yeux devenue d’autant plus incontestable avec la crise écologique) et sur la réciprocité, ne se confond pas avec la morale mais s’y articule. « De la même manière que l’État n’a pas à s’en occuper, ceux qui mettent en œuvre une morale personnelle n’ont pas à chercher à l’imposer aux autres », estime-t-il. C’est aussi une série de mesures, contenues dans son programme « l’Avenir en commun », que le candidat donne à voir comme autant de possibilités de faire des trois mots de notre devise républicaine, dont « notre société s’éloigne toujours », une réalité. Ils forment autant de chapitres de l’ouvrage : Liberté, Égalité, Fraternité.

 

- Par : Jean-Luc Mélenchon

Éditions : Editions de l'Observatoire

ISBN :  979-10-329-0059-8

Parution : 22 mars 2017

Disponibilité : chez l'éditeur Editions de l'Observatoire ou sur JLM2017

Prix papier TTC : 5 €

 

Pour en savoir plus :

- La Croix du 22/03/2017 http://www.la-croix.com/France/Poli...

- Approche philosophique. Site philolog.fr http://www.philolog.fr/notion-de-vertu/

- Définition. Site Trésor de la langue française informatisée http://stella.atilf.fr/Dendien/scri... ;

- Définition . Site Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Vertu

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 00:21

- Soirée studieuse le 30 mars pour une partie des insoumis rochelais et leurs amis.
C'est à partir d'une soirée d'étude en atelier sur le programme qu'un groupe d'insoumis rochelais a, en présence de Cédric RUFFIÉ (candidat aux législatives sur la 1ére circonscription de Charente Maritime) fait le bilan des 7 mois de campagne (pour certains d'entre eux), débattu des enjeux de cette élection, tracé les perspectives d'élargissement de la mobilisation autour du programme " L'AVENIR EN COMMUM " et son candidat.


C'est convaincus que Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France insoumise, peut être au second tour, qu'ils ont décidé de faire du temps restant avant le 1er tour une période de mobilisation de tous les insoumis avec un seul objectif : convaincre les abstentionnistes que le vote nécessaire c'est Jean Luc Melenchon !

 

 

- Être au second tour.... utopistes ?

Il n'est pas inutile de rappeler que lors du 1er tour des élections présidentielles de 2012 :

  • Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche a recueilli : 11% des exprimés avec  4 millions de voies ;
  • dans le même temps on comptait : 9 millions d’abstentionnistes + 1 million de blancs et nuls.

On voit  bien là l'enjeu de convaincre les abstentionnistes de voter nécessaire... c'est à dire Jean Luc Melenchon !

 

Un point sur le vécu militant sur le terrain

L’Ambiance est totalement nouvelle, un changement de dynamique a lieu au bénéfice de JLM2017 depuis 8 jours, les gens nous interpellent pour avoir des infos, discuter….

Même constat lors de la rencontre avec les étudiants « Tout le monde discute, beaucoup de personnes intéressées et notamment pour la réunion publique… C’est bon pour le moral » !

 

Dans ce contexte TOUT EST POSSIBLE, on ne lâche rien !

En avant pour la dernière étape... objectif : être au second tour !
En avant pour la dernière étape... objectif : être au second tour !
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En avant pour la dernière étape... objectif : être au second tour !
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- 100 fois sur le métier les insoumis remettent leur ouvrage

Une équipe des insoumis rochelais place de la caille à La Rochelle le 1er avril, collage, puis une autre sur le marché de La Pallice le 2 avril. La conquête des abstentionnistes est en marche !


Et toujours des programmes vendus et de nouveaux contacts dans les listings.

En avant pour la dernière étape... objectif : être au second tour !
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 20:21
Demandez le kit Macron. The man of capitalist financial space

Tout savoir sur l’Homme de Croc-Macron (traduction up–date anglo-américaine : The man of capitalist financial space) paraît actuellement nécessaire pour un candidat aussi pixelisé qui veut accéder au sommet de l’Élysée.

 

Sources : Le Parti de Gauche Midi Pyrénées par Hervé Debonrivage

1 ) Le Monde diplomatique de ce mois de mars 2017 consacre une page à Emmanuel Macron (page Le début de l’article est disponible en ligne ici " Emmanuel Macron, la finance et le pouvoir "

 

2 ) Il y a plusieurs mois, la sociologue Monique Pinçon Charlot directrice de recherche au CNRS (maintenant retraitée) célèbre par ses nombreux ouvrages écrits avec son mari aussi sociologue, sur la grande bourgeoisie française était interviewée sur LCP et était intervenu sur le cas Macron. Lien pour revoir la vidéo : (3 minutes)

 

 

3 ) Le projet Macron = aimer le capitalisme, analyse politique de la candidature Macron, ici : " le projet Hamon = aimer le capitalisme "

 

4 ) Émission de France Inter : qui est vraiment Emmanuel Macron ? Très éclairant pour appréhender la personnalité de l’homme de Croc-Macron, ici : " Qui est vraiment Emmanuel Macron ? "

 

5 ) Comment pouvez-vous titrer ça alors que c’est Hamon qui a gagné la primaire socialiste ? N’avez vous pas entendu Macron lui-même affirmer qu’il n’était ni de droite ni de gauche ? La preuve, il a même le soutien de Bayrou“…   " Macron : le vrai (et vilain) visage du PS ? "

 

6 ) Le clip d’Emmanuel Macron épinglé par "Le Petit Journal".

 

 

7 ) Article de Marianne : Sous-estimation de son patrimoine : Macron rattrapé par le fisc et l’ISF (31/05/2016) ici : " Macron rattrapé par le fisc et l'Isf "

 

8 ) Un article du site "Les Crises" généralement très documenté

Partie 1 ici : " Macron a bien claqué un Smic par jour pendant 3 ans ! "

Partie 2 ici : " la couverture médiatique du patrimoine Macron : la fabrication d'une "No News" ! "

La série n’est pas terminée ! L’auteur du site est actuaire de formation et n’a rien d’un gauchiste ou d’un plaisantin.

Information sur cet auteur Olivier Berruyer : " Olivier Berruyer "

 

9 ) Humour  : mieux vaut en rire que d’en pleurer

Le moment Meurice sur France Inter (16/11/2016).

Humour Humour L’annonce de la candidature Macron

 

 

10 ) Macronique : En marche vers l’enfer : " Macronique : En marche vers l'enfer "

 

 

- MACRON le candidat ni de gauche.... ni de gauche !

 

- Mais au fait... Qui est vraiment Emmanuel Macron ?

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 22:24

- 24 mars : Une cinquantaine de personnes réunies par le Groupe d'Appui de Nieul S/Mer

Qui l'aurait parié il y a quelques mois !

 

C'est en présence de Cédric RUFFIÉ (candidat de la France Insoumise pour les législatives sur la 1ére circonscription de Charente Maritime) et autour de la projection du film de François Ruffin " Merci patron " que les citoyens invités, leurs amis, débattent sur la démarche de la France insoumise, son programme L'AVENIR EN COMMUN, les enjeux sociaux et sociétaux, politiques géostratégiques sur la question de la paix, de l'indépendance... 

 

Le débat n'écarte rien ! Ni sur les moyens de rassembler le peuple, ni sur les difficultés liées à la présence de B. Hamon et de son programme largement inspiré du nôtre, mais qui n'a pas de soutien politique dans sa famille politique pour le mettre en œuvre !

 

Vente de programme, renfort de nouveaux insoumis, souscription pour financer la campagne... une belle soirée !

La Rochelle insoumise : débattre pour rassembler.... et gagner !
La Rochelle insoumise : débattre pour rassembler.... et gagner !
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La Rochelle insoumise : débattre pour rassembler.... et gagner !
La Rochelle insoumise : débattre pour rassembler.... et gagner !
La Rochelle insoumise : débattre pour rassembler.... et gagner !

 

- Et on ne lâche rien sur les lieux de vie : grandes surfaces, marchés....

La Rochelle insoumise : débattre pour rassembler.... et gagner !
La Rochelle insoumise : débattre pour rassembler.... et gagner !
La Rochelle insoumise : débattre pour rassembler.... et gagner !

 

- Notre prochaine initiative publique

La France Insoumise rochelaise vous invite à une réunion publique "parlons éducation avec la France Insoumise" animée par Aurélien Saintoul, rapporteur du livret "L'école de l'égalité et de l'émancipation" du programme l'Avenir en commun.

Cette initiative organisée par La Rochelle Insoumise et sera présentée par Cédric Ruffié, candidat titulaire aux législatives de la 1ère circonscription de Charente-Maritime.
 

Date et lieu : jeudi 6 avril à 20:30 - 23:00 salle des fêtes de La Pallice 42 Boulevard Émile Delmas, 17000 La Rochelle

 
  • Pour vous inscrire sur cette initiative : ICI
La Rochelle insoumise : débattre pour rassembler.... et gagner !

 

- Pour rejoindre l'un des groupes d'appui rochelais de la France insoumise.... ou en créer un...

La 1ére circonscription de Charente Maritime compte 14 groupes d'appui.

 

Certains, juste créés sont en attente de développement, d'autres se sont dédoublés déjà plusieurs fois....

  • Vous y trouverez certainement votre place : ICI
La Rochelle insoumise : débattre pour rassembler.... et gagner !
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 01:45
Présidentielle : se sortir de la crise politique – La dispute nécessaire à gauche

À force de scruter le moindre frémissement des sondages, on en finirait par oublier l’essentiel : nous vivons à la fois une crise de régime et une crise exceptionnelle de la politique. Et ce n’est pas avec de l’arithmétique politique que l’on s’en sortira.

 

Sources : Le Parti de Gauche Midi-Pyrénées par Roger Martelli

N’utilisons pas ici les sondages comme des prédictions de vote : ils font sans cesse la preuve de leur fragilité. Lisons-les au second degré, sur ce qu’ils peuvent nous dire des soubassements contemporains de la politique [1].

 

 

- Symptômes de crise

Le paradoxe fondamental s’énonce dès le début. En mars, quatre personnes interrogées sur cinq disent qu’elles sont intéressées par l’élection présidentielle, mais le même pourcentage à peu près considère que le débat politique s’appauvrit (78%) et près de neuf sur dix estiment que les hommes politiques parlent plus qu’ils n’agissent (86%).

 

Résultat : deux personnes sur trois seulement se disent certaines d’aller voter. Les plus décidés sont les retraités (75%), les plus incertains sont les ouvriers (62%). Si nous ajoutons à ces chiffres les 7 à 8,5 millions de personnes qui ne sont pas inscrites ou qui sont mal-inscrites sur les listes électorales, nous avons une petite idée de la crise démocratique que nous vivons. La majorité de la population en âge d’aller voter est en marge de la décision électorale.

 

Le résultat le plus significatif est dans l’incertitude profonde des intentions de vote elles-mêmes. 80% des interrogés disent qu’ils vont voter, mais 59% affirment qu’ils peuvent encore changer leur vote ! Si l’on projette ces chiffres sur le corps électoral français, nous en tirons une conclusion toute simple : un gros tiers (36%) à peine des électeurs se pense certain de son vote. L’incertitude du vote et le niveau moyen d’abstention des derrières années se conjuguent. Nous sommes constitutionnellement dans un système politique majoritaire, centré sur une élection présidentielle à deux tours. Mais la seule majorité avérée est celle de ceux qui se sentent extérieurs au système. Nous voilà donc avec une majorité… minoritaire.

 

La conséquence coule de source : l’élection présidentielle ne reposera sur aucune majorité, sinon fictive. Jamais, de fait, le paysage politique officiel n’aura été si éclaté, sauf au temps de la IVe République et de la guerre froide qui perturbait le libre jeu de la droite et de la gauche (il était obscurci par le clivage de « l’Est » et de « l’Ouest »).

 

 

- Éparpillement

Grosso modo, les électeurs sont dispersés en quatre grands groupes, eux-mêmes faiblement homogènes : extrême droite, droite gouvernementale, centre gauche et gauche, si l’on s’en tient aux étiquetages courants. Nul ne peut parler de « son » électorat, comme les communistes et les gaullistes pouvaient le faire, il y a quelques décennies. À proprement parler, il y a des électeurs, pas d’électorat. Dès lors, la situation se fait inextricable.

 

Comme sous la IVe République, l’éparpillement nourrit la tentation du centre : pour gagner, il faut isoler les « extrêmes » et donc agglomérer une partie de la droite et une partie de la gauche. C’était le rêve de François Mitterrand lors de la présidentielle de 1988. C’était le pari d’Alain Juppé au départ de la primaire de droite à l’automne 2016. Les électeurs de droite en ont décidé autrement, mais leur candidat est pour l’instant en panne. Le centre de gravité est donc passé du centre-droit désigné (Juppé) à un présumé centre-gauche (Macron).

 

Admettons provisoirement que la logique centriste fonctionne électoralement à l’occasion de la présidentielle. Le problème vient immédiatement après : pour gouverner, il faut une majorité stable de gouvernement, appuyée sur une majorité parlementaire durable. Or la IVe République a plutôt montré que, même si on le fait sortir par la porte, le clivage de la droite et de la gauche revient toujours par la fenêtre, à un moment ou à un autre. On peut, à la rigueur et par défaut, gagner au centre : on ne peut durablement gouverner qu’à droite ou à gauche. Ce n’est pas un hasard si, à peu près partout en Europe, les coalitions de type centriste finissent toujours par échouer. Le processus est plus ou moins rapide ; il n’en est pas moins inéluctable. De cet ensemble de constats, je tire pour ma part quatre conclusions provisoires.

 

 

- Débats de société

La première est la suivante : si le sentiment grandit que le débat politique s’appauvrit, c’est que ce débat s’est éloigné des débats sur les projets de société. Un projet de société, ce n’est pas une question technique ; ce n’est pas d’abord un programme, même si la dimension programmatique n’est pas absente. Un projet, c’est une manière de « faire société » : des valeurs, une visée, des critères d’évaluation, une méthode. Que veut-on ? L’accumulation continue et prédatrice des biens, des marchandises et des profits ? Ou le développement économe des capacités humaines ? Le jeu de la concurrence, de la gouvernance et du choc des identités ? Ou l’équilibre de la mise en commun, de la démocratie d’implication et de la solidarité ? Un projet, c’est du concret et de la cohérence. Force est de constater que les préoccupations apparentes de la scène politique, obsédée par les « affaires » et les « petites phrases », ne vont guère dans ce sens.

 

La seconde conclusion coule de source : le déclin du clivage droite-gauche n’est pas une bonne nouvelle. Il a perdu de son sens, pour des millions de gens. À force de faire en gros la même chose une fois au pouvoir, la gauche et la droite ont érodé ce qui faisait leur force : la dispute sur l’égalité et la liberté. Les grands stratèges de la droite et de la gauche ont pensé que les batailles se gagnaient en divisant l’adversaire et en grappillant des voix à la marge.

 

Ils ont oublié que la lutte politique se joue dans la capacité à mobiliser les familles politique en leur noyau, et pas sur leur marge. Dans les années 1960 et 1970, le regain de participation électorale (notamment dans les catégories populaires) et la poussée de la gauche allaient dans la même direction, quand la gauche tout entière croyait à la transformation sociale. Depuis la fin des années 1970, la participation électorale recule continûment ; du coup, la force qui gagne (droite ou gauche) n’est plus celle qui gagne le plus, mais celle qui perd le moins. La politique perd de son sens social ; elle devient un jeu de stratèges.

 

 

- Fragilité démocratique…

De ce fait, la question des questions n’est pas de savoir qui peut le mieux parvenir au second tour. À gauche comme à droite, elle est plutôt de trouver ce qui peut le plus sûrement réactiver une logique à long terme de mobilisation des électeurs populaires. La droite, avec le Front national, a hélas un train d’avance. Si la gauche veut la rattraper, elle n’a qu’une solution : se demander ce qui peut, enfin, relancer le triptyque fondamental qui est sa raison d’être, celui de l’égalité, de la citoyenneté et de la solidarité.

 

 

- La rupture, enfin

La troisième conclusion revient au point de départ : nous vivons ce qui est à la fois une crise politique et une crise de régime. La crise politique se surmonte par un travail obstiné sur les « fondamentaux », pour redonner du sens à ce qui l’a perdu. Il ne réussira pas sans un effort pour remettre à l’heure les pendules institutionnelles. La Ve République pensait avoir enfin trouvé l’eldorado constitutionnel. Elle voulait des majorités de mille ans ; elle est revenue à l’éparpillement de la IVe qu’elle vomissait.

 

En fait, il n’y a pas de mécano majoritaire institutionnel. Les majorités sont affaire de dynamique. Si l’on veut construire dans la durée, il n’y a pas de raccourci : il faut en passer par l’extension sans précédent de l’implication et de la souveraineté populaires. Une République d’un nouveau type est nécessaire, Sixième de nom, mais première par sa méthode : pas seulement la représentation, mais l’implication, pas seulement la sphère politique, mais l’ensemble du champ social. Sixième, première ? Dans tous les cas, la République sociale, enfin !

 

La quatrième conclusion concerne la gauche. Il ne sert à rien de faire comme si le constat le plus évident n’était pas d’une simplicité biblique et redoutable : la gauche française est affaiblie. Elle l’est, parce que depuis plus de trois décennies elle est dominée par les tentations d’un « réalisme » qui la pousse à composer avec la compétitivité, la flexibilité, la gouvernance et « l’ordre juste ». Elle l’est, parce que, depuis plus de trois décennies, la place qu’occupait naguère le PCF à la gauche de la gauche s’est résorbée, sans que nulle autre ne s’impose à la place. Il faut donc toujours rêver d’une gauche rassemblée et populaire. Mais cela n’est possible que s’il s’agit d’une gauche qui fait reposer son esprit de responsabilité sur l’esprit de rupture. Ce n’est plus le cas depuis trop longtemps : cela doit le redevenir.

 

On peut donc toujours regretter que, face à la droite radicalisée, ne s’impose pas dès aujourd’hui une gauche ainsi rassemblée. Mais on ne surmonte pas l’état existant d’un coup de baguette magique. Un long processus de recomposition s’impose. Il devra se mener sans tarder, sans étroitesse, en usant de tout ce qui, dans la conjoncture, indique une possible marche en avant (par exemple la défaite de François Hollande et de Manuel Valls).

 

Dans l’immédiat, toutefois, la reconstruction passe, comme cela a été écrit dans ces colonnes [Voir cet article], par un choix entre deux méthodes, incarnées par deux hommes, Hamon et Mélenchon. Il faut choisir, non pas pour éradiquer l’option que l’on ne retient pas, mais pour dire qui doit donner le ton, des tentations de l’adaptation ou de la volonté de rupture.

 

Après tant d’années de marasme, il n’est plus temps de tergiverser.

 

Notes

[1À cet effet, l’enquête de référence sera celle d’Ipsos-Cevipof, qui a l’avantage d’être conduite en continu, par échantillons conséquents (12.000 personnes, dont plus de 8000 se déclarant « certaines d’aller voter »).

 

Pour en savoir plus :

- L’abstention : « Il va falloir que je pense à gouverner, un de ces jours »

- "Gauche : choisir entre deux méthodes"

- "Les faux-semblants de l’union"

- Gauche : choisir entre deux méthodes

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Published by La Rochelle à gauche par les actes - dans Politique Elections présidentielles - primaires 2017 Hamon
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:05

- Quel succès ! Avec 130 000 personnes, notre marche pour la 6e République a rassemblé plus et mieux qu'en 2012

Le samedi 18 mars 2017, (en compagnie de Cédric Ruffié leur candidat pour les législatives de la 1ère circonscription) les rochelais insoumis ont marchè à Paris, avec 130 000 autres insoumis.es rassemblé.e.s pour demander la convocation d'une Assemblée constituante. pour la 6e République, de la place de la Bastille à la place de la République.

 

Cette initiative nationale avait pour objectif d'être "le plus grand rassemblement populaire de la campagne, tous candidats confondus"..... l'objectif est atteint !

 

A l'issue de cette marche, au cours de son discours, Jean-Luc Mélenchon est revenu sur l'importance de cette Constituante pour que le peuple retrouve sa souveraineté et a aussi détaillé nos propositions pour constitutionnaliser la règle verte ainsi que de nouveaux droits démocratiques avec la possibilité de révoquer des élus en cours de mandat.

 

Jean-Luc Mélenchon a plaidé pour l'émancipation humaine en proposant l'inscription dans la Constitution du droit à l'IVG et au suicide assisté et a défendu la laïcité avec une séparation stricte des Églises et de l'État.

 

Il a appelé à ce que la France retrouve son indépendance au service de la paix en désobéissant aux traités européens et en sortant de l'OTAN. Enfin, il a conclu son discours sur la nécessité d'une Révolution citoyenne pour dégager l'oligarchie avec nos bulletins de vote.

18 mars : la Bastille des insoumis rochelais !
18 mars : la Bastille des insoumis rochelais !
18 mars : la Bastille des insoumis rochelais !
18 mars : la Bastille des insoumis rochelais !
18 mars : la Bastille des insoumis rochelais !
18 mars : la Bastille des insoumis rochelais !
18 mars : la Bastille des insoumis rochelais !
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18 mars : la Bastille des insoumis rochelais !
18 mars : la Bastille des insoumis rochelais !
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18 mars : la Bastille des insoumis rochelais !
18 mars : la Bastille des insoumis rochelais !
18 mars : la Bastille des insoumis rochelais !
18 mars : la Bastille des insoumis rochelais !
18 mars : la Bastille des insoumis rochelais !

 

- A la Bastille, Jean-Luc Mélenchon fixe le cadre des exigences à porter durant la campagne officielle qui commence

 

- Prise de vue unique de la marche pour la 6eme République.

Par un insoumis d'Oléron (Guy Dupuy) : le cortège arrive à République alors que la place est presque pleine.

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