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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 09:10
Faut-il vraiment une candidature EELV aux présidentielles ?

A la veille de la réunion du Front commun à Montreuil, la Coopérative écologie sociale (dont sont notamment membres Francine Bavay, conseillère fédérale EELV, Sergio Coronado, député EELV des Français de l'étranger, Patrick Farbiaz, conseiller fédéral EELV, Bénédicte Monville-De Cecco, conseillère régionale d’Île de France EELV), profite de l’occasion pour «reposer au sein d’EELV, la question de l’opportunité d’une candidature écologiste à la présidentielle».

 

Sources : Le blog Médiapart le 2 décembre 2016

La situation nouvelle dans laquelle nous nous trouvons depuis l’élection de Donald Trump et la désignation de François Fillon comme candidat de la droite et du centre nous oblige à réaffirmer les choix, finalement minoritaires, que nous avions portés lors du dernier Congrès d’EELV et alors même que les primaires de l’écologie viennent de s’achever. La victoire sans appel de deux réactionnaires sur les bases d’une révolution ultralibérale, conservatrice, et souverainiste dans deux des six plus grandes puissances du monde conjuguée avec le poutinisme et le renforcement de la prédominance de Xi Jinping en Chine, ou encore d’Erdogan en Turquie change la donne. Le monde dans lequel nous entrons rompt non seulement avec les Trente glorieuses mais aussi, en Occident, avec la promesse de progrès social et démocratique. Le chaos géopolitique se double maintenant d’une hypothèse autoritaire. Le capitalisme n’a plus besoin de la démocratie, nulle part.

 

 

-

Dès lors, l’enjeu de l’élection présidentielle se modifie.

Ce n’est plus seulement la défaite de la gauche qui se profile mais la nécessité d’entamer une recomposition politique pour organiser la résistance de celles et ceux qui veulent s’opposer au tsunami réactionnaire et ordo-libéral qui vient. Nous savions déjà, avant la victoire de François Fillon, que le vote à gauche se départagera entre celles et ceux qui, dans la peur d’un 21 avril annoncé, vont nous expliquer que le danger immédiat est celui de la droite et de l’extrême droite et celles et ceux qui estiment, comme en 1969, que l’enjeu est de montrer qu’il est possible d’en finir avec l’hégémonie d’une gauche néoconservatrice sur la gauche sociale, écologique et morale qui se bat depuis quatre ans contre ce gouvernement qui dévoie toutes nos valeurs. Mais si la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis démontre, s’il le fallait encore, que la première réponse est parfaitement inutile à long terme, celle de François Fillon renforce l’idée que la politique de la gauche de gouvernement depuis 2011 dans tous les domaines a encouragé cette révolution conservatrice. Il faut tout faire pour mettre en minorité le Parti Socialiste, responsable au premier chef de cette situation.

 

  • Vouloir porter un discours de changement positif est dans ce cadre une illusion et ne débouchera que sur une nouvelle déception. Faire 2, 3 voire 4 % reviendra à enfoncer un clou supplémentaire sur le cercueil de l’écologie politique alors qu’elle est la seule idée propulsive de l’avenir. Dans ces conditions, une candidature EELV que notre candidat a qualifiée lui-même de " candidature de témoignage " à l’élection présidentielle n’est pas souhaitable.
  • Yannick Jadot a assurément des qualités pour être le candidat d’EELV mais à quoi sert un candidat de témoignage dans la période inédite que nous traversons ?
  • Pourquoi prétendre que l’enjeu se situe encore dans la diffusion des idées écologistes alors qu’il s’agit de manière urgente de se demander comment créer les conditions qui permette de sortir l’écologie politique de la situation de marginalité où depuis la fin du XIXème siècle les forces conservatrices travaillent à la maintenir ? Yannick Jadot ne répond pas à ces questions.
  • A quoi sert dans une période d’exaspération des national-populismes, de mensonges et de négation du dérèglement climatique et de ses conséquences de continuer à prétendre qu’il existe un peuple de l’écologie ?
  • Quelle est la pertinence d’une candidature qui veut faire la synthèse entre une écologie bourgeoise, soucieuse de santé et de préservation de la nature, mais qui pourtant refuse de poser la question des rapports de production et de la prédominance du capital, et une écologie politique, au sens plein du terme, qui affronte la relation fondamentale entre capitalisme et destruction de la nature ?
  • Avons-nous besoin d’une énième candidature de témoignage ? Sans un processus de rassemblement des forces du champ de l’émancipation sociale et écologiste quel sens cette candidature peut avoir ?

 

Ces dernières années, l’écologie politique a encore souffert du louvoiement, du renoncement, de l’accaparement par une « firme » d’un espace qui pourtant avait réuni plus de 16 % de l’électorat aux élections européennes de 2009. Ce formidable élan a été détruit par les petits marquis qui sont allés sans vergogne rejoindre la cohorte des soldats perdus du gouvernement Hollande-Valls. Notre parti a choisi d’y mettre un terme et c’est tant mieux mais pour quoi faire ?

 

 

-

L’élection présidentielle n’a jamais été le tremplin des candidat-es écologistes aux élections législatives.

Ils ont toujours réalisé de meilleurs scores que le candidat parce que les électeurs votent utile en mai et reviennent en partie à un vote de conviction en juin. Cette fois-ci pourtant la revendication d’autonomie intransigeante dont se revendique le candidat EELV à la présidentielle comme d’ailleurs la majorité issue du Congrès de Pantin obère cette possibilité. Sur le terrain, les militant-es écologistes savent bien que l’heure est au désarroi et qu’il s’agit d’abord de regrouper des forces citoyennes en rupture avec le hollandisme pour rebâtir à partir du bas sur une plate forme partagée par l’ensemble des forces de la gauche de transformation sociale et écologique. Crier autonomie, autonomie, autonomie, n’a donc aucun sens sinon conforter celles et ceux qui se fourvoient et travaillent en réalité au maintien de la marginalité écologique. C’est-à-dire les tenants d’une écologie qui doute d’elle-même et de son potentiel de transformation radicale de nos sociétés. SI nous voulons comme certains le prétendent « déminoriser » l’écologie, il faut maintenant prendre nos responsabilités en devenant une des forces motrices d’une recomposition qui commencera sur le terrain dès les prochaines législatives.

 

La prochaine élection présidentielle consacrera la défaite de la gauche sociale libérale qui durant cinq ans aura trahi toutes nos aspirations, tous les engagements signés, toutes les promesses faites à des partenaires vassalisés et réduits à jouer les utilités. Et ce ne sont pas les dernières gesticulations d’une aile « gauche » du PS étrangement silencieuse en dehors des périodes électorales qui y changeront quoique ce soit, même si elles pourront duper certain-es électeurs/électrices. De ce fait, les électrices et électeurs de gauche n’auront que le choix entre des solutions par défaut : soit s’abstenir, soit témoigner, soit désobéir. Comme nous estimons que le vote est un acte politique de citoyenneté minimum, nous ne nous abstiendrons pas. Comme nous considérons que les candidatures de témoignage sont inutiles dans une période où l’écologie politique est dévoyée par le capitalisme vert, nous choisirons la désobéissance, car l’insoumission est le seul vote utile dans une période où le chaos est la règle et la cohérence dans la conviction, l’exception.

  • Désobéir à la Vème République et à son système présidentialiste qui, avec les primaires, a transformé notre pays en hippodrome de courses de chevaux entrainés par des écuries où suiveurs, courtisans et sponsors cherchent à miser sur le meilleur canasson pour l’emporter tous les cinq ans.
  • Désobéir à un système partidaire qui s’est coupé du peuple en choisissant la voie de l’oligarchie, de la soumission au gouvernement invisible des lobbies et des multinationales.
  • Désobéir à son parti politique, défait et laminé par les petites ambitions d’une partie de ses cadres et inviter ses militant-es à considérer avec nous la gravité de la situation et à en tirer toutes les conséquences.

 

 

-C’est pourquoi nous faisons le choix de participer au front commun qui se dessine.

Nous ne ne le faisons ni en fan, ni en groupie, ni en supporter de Jean-Luc Mélenchon. Nous avons des désaccords avec lui : son tropisme jacobin et centralisateur, sa vision géopolitique «campiste » datant de l’affrontement Est/Ouest, ses déclarations à l’emporte pièce, notamment sur l’immigration ou le « récit national » qu’il faudrait adopter « à partir du moment où on est français » … et nous comptons bien le dire haut et fort. Mais il a au moins trois qualités essentielles à nos yeux :

1) Il a réconcilié une partie de la gauche profonde avec l’écologie en faisant la jonction entre justice sociale et justice écologique. En prônant l’éco socialisme, la règle verte, la lutte déterminée contre les Grands projets inutiles et Imposés, la sortie claire et sans ambigüité du nucléaire, il permet à une partie des syndicalistes, de la gauche sociale, de converger avec l’écologie politique. En rompant notamment sur le nucléaire avec l’immobilisme du PCF et du PS, il écologise en profondeur la gauche et prépare l’étape suivante, celle où l’écologie politique sera le moteur de la gauche.

 

2) Il a le rôle de voiture bélier dans cette présidentielle où il s’agit  enfin de rompre avec une sociale-démocratie qui a rejoint le camp de la droite avec sa politique économique et sociale de régression (CICE, politique de l’offre, lois Macron, loi travail, répression antisyndicale, anti-jeunes, en particulier quand ils ou elles sont issu-es des milieux populaires, anti-militant-es, en particulier quand ils ou elles sont écologistes … ), sa politique  productiviste anti écologiste (Notre Dame des Landes, Sivens, Fessenheim, boues rouges, algues vertes, diésel, …) sa politique sociétale (déchéance de nationalité, expulsions des Rom, enterrement du droit de vote des étrangers et du contrôle au faciès, Etat d’urgence permanent, méga fichage TES, …), sa politique étrangère (logique de guerre en Afrique et au Moyen Orient, soutien aux dictatures, …). Il faut «hacker» cette présidentielle pour en finir avec le cycle d’Epinay sur lequel a prospéré un PS qui a renié un par un tous ses engagements de départ. Jean-Luc Mélenchon, parce qu’il a toujours dénoncé depuis le début du quinquennat, la présidence et la majorité autour de François Hollande a pour des millions de français cette crédibilité là. Nous devons empêcher non seulement le face-à-face entre les deux derniers présidents complices de la même politique d’austérité mais plus largement faire exploser définitivement le champ politique français constitué depuis des décennies et oeuvrer à sa recomposition. Comme en Espagne, au Portugal, aux Etats Unis avec Bernie Sanders et Jill Stein, il faut pirater le système électoral en vigueur.

 

3) Jean-Luc Mélenchon par son combat permanent pour la VIème République, pour des mandats révocables, pour la proportionnelle, pour une Constituante, pour une majorité rose rouge verte peut enfin être l’occasion de la recomposition du paysage politique à gauche et au delà des partis constitués. Nuit Debout et le mouvement contre la loi Travail, les zadistes, les initiatives citoyennes et écologistes montrent que la recomposition se fera par le bas, qu’elle s’ancrera localement comme à Barcelone et à Madrid dans le communalisme libertaire. Mais l’implosion de ce système doit aussi venir par en haut. Le PS comme le PC (qui vient d’ailleurs de faire le choix de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon) et à certains égards ce qui reste d’EELV sont des freins qui bloquent cette recomposition par le bas. Si Jean-Luc Mélenchon dépasse ne serait-ce que d’une voix François Hollande ou n’importe quel représentant du social libéralisme, la crise sera telle au PS que nous pourrons nous engager enfin dans une autre voie, celle de la construction d’un mouvement de type nouveau, un bloc social et écologiste où pourront s’agréger les forces motrices du changement issues des mouvements de la protestation sociale, de l’écologie, du féminisme, de l’antiracisme, du pacifisme. La recomposition est à ce prix. Elle ne dépendra pas du Parti de Gauche ou de la France Insoumise car il ne peut y avoir de recomposition par le haut, par le fait du prince. Un présidentiable ne peut jouer le rôle fédérateur d’une force politique au XXIème siècle et c’est une bonne chose. Et ce même si « La France Insoumise » en expérimentant des moyens d’organisation horizontaux où la liberté de chacun de faire campagne, est un mode d’organisation qui pourrait être utile comme on l’a vu avec Momentum, le mouvement pro Corbyn ou avec la campagne de Bernie Sanders.

 

 

-Nous espérons que notre choix sera l’occasion de reposer au sein d’EELV, la question de l’opportunité d’une candidature écologiste à la présidentielle dans les conditions que nous avons à nouveau spécifiées ici.

Si tel n’était pas le cas, celles et ceux qui parmi nous sont à EELV, utiliseront leur droit de retrait durant la campagne des présidentielles en même temps que nous nous battrons pour des candidatures les plus unitaires sur la base de plate–formes citoyennes, de gauche et écologistes aux élections législatives. Nous avons toujours décidé de notre orientation, sans a priori et en fonction de l’analyse d’une situation donnée. Aujourd’hui, au moment où les périls se rapprochent, si nous voulons une recomposition dont l’axe soit la convergence entre le social et l’écologie, il faut savoir rompre avec les attitudes boutiquières et faire le choix d’un front commun.

 

Pour en savoir plus :
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Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Lettre ouverte à Yannick Jadot et EELV

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 09:25
Le champ politique, de Jacques Rancière à la France insoumise.

De la subjectivation politique

 

France insoumise n’est pas un simple mouvement de soutien de la candidature Mélenchon, c’est un processus politique beaucoup plus profond. Un citoyen sujet politique ne saurait se réduire à un simple supporter.

 

Nous présentons ici un extrait d’un séminaire où il est notamment question de la définition du politique et de la démocratie par Jacques Rancière. Après avoir lu ce texte, le lecteur découvrira en quoi la démarche "France insoumise" constitue un processus profondément politique (et démocratique) et en quoi Jean-Luc Mélenchon, en multipliant les "scènes polémiques" et en remettant en cause sans cesse le "partage du sensible" est le seul homme véritablement "Politique" existant sur la scène politique française. Les expressions utilisées ici entre guillemets qui peuvent paraître obscures vont s’éclairer avec le texte suivant.

 

Sources :  Jacques Rancière : subjectivation politique et critique de la démocratie consensuelle Chaire de Recherche du Canada en Mondialisation, Citoyenneté et Démocratie (UQAM) 

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Quelques concepts clés de la pensée de Jacques Rancière

"Extrait

Or, cette référence à un « partage du sensible » me permet de présenter quelques concepts clés de la pensée de Rancière. C’est précisément suite à ce long travail sur le mouvement ouvrier que Rancière va élaborer une véritable théorie du politique qui intègre, de manière originale, aussi bien la pensée classique que l’expérience du mouvement ouvrier. Elle intègre donc la théorie et la pratique. Sans prétendre à l’exhaustivité, je voudrais présenter quatre concepts qui sont, me semble-t-il, structurants pour sa pensée : le « partage du sensible » ; la « police » ; la « politique » ; le « tort ». Pour Rancière, le politique renvoie invariablement à un « partage du sensible ».

 

Par « partage du sensible », il entend le « système d’évidences sensibles qui donne à voir en même temps l’existence d’un commun et les découpages qui y définissent les places et les parts respectives. Un partage du sensible fixe donc en même temps un commun partagé et des part exclusives [8]».

 

Autrement dit, Rancière soutient que le politique ne peut se passer d’un partage entre ceux qui ont droit de cité et ceux qui ne peuvent prendre part à la vie de la cité. Dans la polis athénienne par exemple, seuls les citoyens pouvaient participer à l’espace politique : les esclaves, métèques, femmes et enfants y étaient exclus. Ce qu’il importe de comprendre ici, c’est que cette inclusion-exclusion qui caractérise le « partage du sensible » renvoie à la présence ou non de compétences ou de « titres » à gouverner. À Athènes, on peut dire que les exclus de la cité le sont parce qu’ils ne sont pas doués de logos (Aristote).

 

Généralement parlant,trois « titres » à gouverner se retrouvent dans l’ensemble des communautés politiques, ce sont des titres liés à : la naissance ; la richesse ; la science, chacun renvoyant à un type d’oligarque cherchant à prendre et à conserver le pouvoir politique. Pour la naissance, c’est l’aristocrate ; la richesse, le bourgeois ; et la science, le savant (technocrate). La question pour Rancière est donc de savoir qui peut déterminer ce critère d’inclusion-exclusion. Dans l’antiquité, ce sont les philosophes. Au XIXe siècle, c’est la bourgeoisie qui refuse à la « masse » ouvrière une quelconque participation politique sous prétexte qu’elle est irrationnelle et, de toute façon, trop occupée à travailler.

 

 

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C’est à partir de cette idée d’un « partage du sensible » que Rancière va distinguer entre deux processus constitutifs du politique : la « police » et « la politique ».

La « police », c’est l’organisation du « rassemblement des hommes en communauté [qui] repose sur la distribution hiérarchique des places et des fonctions [9] ». La « police » assure la légitimité de la mise à l’écart effectué par le « partage du sensible »[10]. La police assure donc le partage inclusif/exclusif dans la cité.

 

À ce premier processus constitutif du politique s’oppose un second, « la politique ». Ici, ce n’est pas la distribution des places et des fonctions qui importe mais bien la vérification de l’égalité de tous avec tous. C’est pourquoi Rancière le nomme également « émancipation ».

 

Il y a de la « politique » lorsque des catégories exclues du « partage du sensible » décident de remettre en cause la distribution hiérarchique des places et des fonctions. Et cette remise en cause se fait toujours au nom d’un universel, le seul qui soit pour Rancière, à savoir l’égalité [11].

 

Le politique prend donc forme à la rencontre entre ces deux processus constitutifs et antagonistes : celui de la police et celui de l’égalité. Or, la rencontre de l’ordre policier et de l’émancipation dévoile le « tort » que fait la distribution hiérarchique des places et des fonctions à l’égalité de tous avec tous.

 

Par « tort », Rancière désigne le conflit fondamental de la politique qui porte sur « le rapport entre la capacité de l’être parlant [...] et la capacité politique [12] ». En raison du partage inéluctable du sensible, toute communauté politique est marquée par un « tort » : il y a toujours des composantes du social qui se voient écarter de l’arène politique. Il ne peut donc y avoir de distribution parfaitement égalitaire des fonctions.

 

Pour que le « tort » puisse apparaître au grand jour, il faut donc que la politique s’insurge contre la police ; il faut y ait une vérification de l’égalité de tous avec tous qui se heurte forcément à la distribution hiérarchique des titres et des fonctions.

 

Pour Rancière, le « tort est simplement le mode de sujectivation dans lequel la vérification de l’égalité prend figure politique [13] ». Cette « subjectivation politique » implique la création de « scènes polémiques », c’est-àdire de scènes sur lesquelles les exclus peuvent témoigner de leur égale participation à la condition politique humaine et dévoiler ainsi la contradiction entre la logique de la police et celle de l’égalité [14]. Et c’est sur cette scène que les exclus vont montrer qu’ils ne sont pas dépourvus de logos, que lorsqu’ils parlent,c’est pour être compris et non pas pour simplement gémir, pour exprimer la douleur.

 

Mais voilà que ce passage par l’abstraction de la théorie politique nous ramène à la pratique ouvrière. Car Rancière ne veut surtout pas reproduire l’erreur d’Althusser en se logeant uniquement dans le monde éthéré de la théorie.

 

En postulant la nécessité de « scènes polémiques », la théorie politique de Rancière réussit à accorder aux ouvriers (trop rapidement oubliés) leur juste place dans l’histoire politique. La contribution prolétarienne tient justement à l’élaboration d’une multitude de scènes polémiques qui contestent l’hégémonie de la distribution policière des places et des fonctions dans la France du XIXe siècle. Ainsi réussissent-ils à brouiller le « partage du sensible » et à dévoiler le « tort » de l’ordre de la police, ce qui permet une réactivation de la politique comme conflit,litige et mésentente.

 

 

-

C’est précisément en ce sens que Rancière définit la démocratie comme « l’action qui sans cesse arrache aux gouvernements oligarchiques le monopole de la vie publique et à la richesse la toute-puissance sur les vies [15] ».

D’où le caractère proprement « scandaleux » de la démocratie qui exprime l’action de ceux qui n’ont pas de titre à gouverner, ceux qui n’ont de légitimité que parce qu’il y a égalité (d’entendement et de capacité) entre les hommes. La démocratie n’est donc pas un « régime » au sens étroit du terme. C’est bien plutôt un ethos, un mode de vie fondé sur la reconnaissance du caractère nécessairement contingent des titres à gouverner.

 

Notes :

De Jacques Rancière, lire : La nuit des prolétaires, Paris, Fayard, 1981

|8] Jacques Rancière, Le partage du sensible. Esthétique et politique, Paris, La Fabrique, 2000, p. 12.

[9] Jacques Rancière, Aux bords du politique, Paris, La Fabrique, 1998, p. 83.

[10] Jacques Rancière, La mésentente, Paris, Galilée, 1995, pp. 51-52.

[11] Ibid., p. 53. Rancière, op. cit., 1998, pp. 85-8

[12] Rancière, op. cit., 1995, p. 44.

[13] Ibid., p. 63.

|14] Ibid., p. 66.

[15] Jacques Rancière, La haine de la démocratie, Paris, La Fabrique, 2005, p. 105

Fin de l’extrait"

 

Commentaire  :

Les participants du mouvement France insoumise

- en agissant pour révéler les inégalités de partage tant des richesses sur le plan économique, que des responsabilités sur le plan politique, en proposant un autre "partage du sensible" avec leur programme "L’avenir en commun" à l’ensemble de la population,

- se constituent en sujets politiques  : France insoumise est donc un moyen de subjectivation politique des individus en citoyens.

Si ce mouvement prend une ampleur suffisante, l’instauration d’une sixième république avec une assemblée constituante permet de faire aboutir ce "partage du sensible" et de transformer notre population hétérogène (nous évitons ici le terme multitude commode mais ambigu) en peuple. La subjectivation politique individuelle devient alors subjectivation politique collective avec le sentiment d’appartenir au même peuple souverain.

Les ateliers législatifs permettent aux citoyens de dire la loi, l’assemblée constituante permet au peuple de dire la Loi.

 

Pour en savoir plus :
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Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 09:23
Jacques Généreux : stop à l’ânerie économique Illustration B. Jaubert. Plainpicture

Jacques Généreux : stop à l’ânerie économique Illustration B. Jaubert. Plainpicture

Pour neutraliser et dépasser la déconomie, "L'avenir en commun " !

 

Le carcan d’une pensée orthodoxe empêche de reconnaître ses erreurs passées. Dans « la Déconnomie », Jacques Généreux tente de remettre à l’endroit une discipline dévoyée par des choix insensés.

Jacques Généreux enseigne l’économie à Sciences-Po depuis trente-cinq ans. Membre des Economistes atterrés, co-animateur du programme de la France insoumise et de son candidat, Jean-Luc Mélenchon, il signe un ouvrage la Déconnomie, qui vient de paraître [1].

 

Sources : Libération interview par Vittorio De Filippis

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Libé. : Qu’entendez-vous par « déconnomie » ?

Jacques Généreux : Notre système économique, c’est-à-dire le capitalisme actionnarial, n’est pas simplement inefficace. Il est criminel, il tue des gens au travail, détruit la planète, infeste l’air et l’alimentation avec des produits cancérigènes. Nos politiques économiques ne sont pas seulement impuissantes à nous sortir de la crise… elles nous y enfoncent ! Quant à la théorie économique dominante, elle « démontre » que la grande récession déclenchée en 2008 était impossible ! Tout cela est, à proprement parler, « déconnant », c’est-à-dire insensé, imbécile et catastrophique. Rien n’est plus troublant que l’aisance avec laquelle une large fraction de nos élites adhère aveuglément au même fatras d’âneries. La « déconnomie » est le nom de cette épidémie de bêtises.

 

 

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Libé. : Comment ce système a-t-il pu se mettre en place ?

Jacques Généreux : il trouve ses racines dans la dérégulation financière et dans la mise en compétition mondiale des territoires qui a donné les pleins pouvoirs aux détenteurs de l’argent. La libre circulation des capitaux permet à leurs gestionnaires d’exercer un chantage permanent à la délocalisation. Voilà comment le capitalisme impose un management exclusivement tendu vers le rendement financier et obtient une politique fiscale et sociale qui sert ses intérêts. Ce n’est pas une fatalité naturelle. C’est l’effet d’une contre-révolution conservatrice initiée dans les années 80 aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Une victoire des riches dans la lutte des classes, comme disait Warren Buffett. Mais cela n’explique pas tout. Toute la gauche a œuvré autant que la droite à la dérégulation financière et au libre-échange. Et je ne pense pas que tous les élus de gauche, pas plus que tous les économistes et les journalistes, qui ont soutenu cette grande libéralisation, soient devenus des valets du capital, décidés à faire exploser les inégalités et à épuiser les travailleurs au nom du profit ! Il faut prendre au sérieux le fait que la plupart d’entre eux ont vraiment cru à la bêtise du siècle, à savoir qu’il n’y avait pas d’alternative. Ils ont raisonné comme si la politique se limitait désormais à ce que la guerre économique mondiale autorisait. C’est la pensée d’un poisson rouge qui ne se demande pas ce qu’il pourrait faire s’il sortait du bocal.

 

 

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Libé. : Un bocal que les politiques ont eux-mêmes construit

Jacques Généreux : La prétendue disparition des marges de manœuvres politiques, « liée à la mondialisation », n’est qu’une automutilation décidée par les gouvernements, et elle est aggravée en Europe, où les dirigeants ont signé des accords leur interdisant un usage efficace de l’outil budgétaire. Une gauche progressiste raisonnant à l’endroit pourrait restaurer la régulation financière et recouvrer l’usage de la politique budgétaire. Mais, depuis les années 90, la majorité des sociaux-démocrates ont raisonné à l’envers. Au lieu de se demander « quel est notre objectif social et quels instruments mobiliser pour l’atteindre ? », ils se disent « avant d’envisager quelque objectif que ce soit, nous devons être compétitifs, c’est le prix à payer pour qu’un jour nous puissions mener une politique de gauche ».

 

 

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Libé. : C’est la fameuse troisième voie ?

Jacques Généreux : Oui, et c’est aussi une ânerie monumentale. Si le préalable à tout progrès social, c’est de s’aligner sur les pratiques qui permettent d’affronter la guerre économique mondiale, alors, on transforme le pays en champ de bataille et de régression sociale. Il est absurde de présenter la compétition sans frein comme la voie qui va restaurer la solidarité sociale ! Ce sophisme a pourtant largement gangrené la pensée politique et les milieux intellectuels. On comprend bien l’intérêt qu’une classe de riches peut trouver à promouvoir cette pensée imbécile. Mais, encore une fois, on ne peut pas faire l’hypothèse saugrenue qu’en une génération la majorité des élus de droite comme de gauche, des économistes et des journalistes se soient convertis aux âneries, dans le but de mieux servir les intérêts du capital.

 

 

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Libé. : La faute à quoi, à qui ?

Jacques Généreux : A une bêtise hallucinante. Prenons un seul exemple. N’importe quel béotien en économie peut comprendre que la réduction des dépenses publiques en pleine récession aggrave la crise. Cela revient à faire une saignée sur un patient hémorragique. Eh bien, nous avons dix-huit gouvernements de la zone euro et leurs milliers d’experts qui ne l’ont toujours pas compris, qui n’ont quasiment jamais été contestés par la presse économique et ont le soutien de la majorité des professeurs des universités.

 

 

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Libé. : Mais vous ne pouvez pas faire comme s’il n’y avait pas de problème de dette publique ?

Jacques Généreux : Attention aux contre-vérités ! La grande crise ouverte en 2008 est celle de la finance privée, provoquée par un excès de crédits finançant une croissance artificielle et des bulles spéculatives. Et cet excès manifeste l’impasse du capitalisme actionnarial. La création de valeur pour l’actionnaire siphonne les deux moteurs essentiels de la croissance : la rémunération du travail et les investissements productifs. Il ne reste alors que la fuite en avant par le crédit et la spéculation pour soutenir l’activité. Mais, bien sûr, quand la catastrophe financière est là et qu’elle dégénère en crise économique, les déficits publics explosent à cause de la récession et des plans de sauvetage des banques. Nos dirigeants ont instrumentalisé la peur d’une faillite financière de l’Etat pour justifier des politiques de rigueur stupides, puisqu’elles ont aggravé l’endettement des Etats les plus endettés ! Mais les causes véritables de la crise demeurent, à savoir le pouvoir exorbitant laissé aux détenteurs des capitaux dans la gestion des entreprises et la dérégulation de la finance spéculative. Or, nos dirigeants n’ont rien fait pour empêcher que ces mêmes causes ne produisent bientôt une nouvelle catastrophe financière.

 

 

- Libé. : Les Banques centrales ont fourni les liquidités pour sauver le système financier. Les taux sont à zéro aujourd’hui…

Jacques Généreux : Le résultat est nul. Il y a une surliquidité monétaire dont les banques ne savent que faire et qui vient nourrir de nouvelles bulles spéculatives. Le crédit gratuit est impuissant à relancer l’économie tant que les investisseurs s’attendent à une croissance faible et à des politiques de rigueur budgétaire. Seuls des plans d’investissements publics et massifs peuvent à la fois relancer l’activité, restaurer la confiance des investisseurs et réarticuler un avenir soutenable autour de la transition écologique. Au lieu de cela, nos gouvernements et leurs experts ressassent les âneries des années 20 sur les vertus de l’austérité.

 

 

- Libé. : Pour comprendre la bêtise des politiques, vous invoquez des biais cognitifs, des erreurs de raisonnement auxquelles notre cerveau serait enclin. Peut-on illustrer cela par un cas concret ?

 Jacques Généreux : Reprenons justement la fascination irrationnelle pour les politiques d’austérité budgétaire en temps de crise. Le raisonnement qui sous-tend cette stratégie repose le plus souvent sur une confusion entre ce qui est pertinent au niveau individuel (ou « microéconomique » dans notre jargon d’économistes) avec ce qui se passe au niveau du pays (ou « macroéconomique »). Face à une récession, il est raisonnable qu’un entrepreneur cherche à réduire ses coûts de production. Mais si on extrapole ce raisonnement individuel pour estimer que la politique nationale doit aider tous les agents économiques à réduire leurs dépenses, c’est le suicide de l’économie nationale ! Le pays ne doit donc surtout pas être géré comme une entreprise, mais tous ceux qui utilisent cet argument idiot emportent souvent la conviction. Pourquoi ? Parce que notre cerveau est spontanément enclin à interpréter les phénomènes complexes comme l’effet d’intentions individuelles et de calculs rationnels de quelque acteur individuel. Il est très tentant d’interpréter le monde à partir de son expérience personnelle.

 

 

- Libé. : Mais comment des intellectuels, des experts, peuvent-ils être le jouet de tels biais cognitifs ?

Jacques Généreux : Le fait est qu’une large partie de nos élites intellectuelles soutient des raisonnements économiques parfaitement absurdes. A partir de là, soit vous supposez qu’ils sont tous des hypocrites qui soutiennent à dessein de faux raisonnements pour manipuler l’opinion, soit, comme je le fais, vous prenez plus au sérieux l’hypothèse qu’ils croient vraiment aux bêtises qu’ils racontent. Même des prix Nobel peuvent s’entêter dans l’erreur. Par conséquent, il nous faut comprendre la bêtise des intelligents.

 

 

-Libé. : En vous appuyant sur les sciences cognitives ?

Jacques Généreux : Plus précisément sur la psychologie appliquée à l’économie, la psychologie cognitive et la biologie évolutionniste. Ces disciplines nous apprennent que la pensée rationnelle bien pesée n’a rien de spontané. Notre cerveau a toutes les capacités cognitives pour la plus grande intelligence mais « il n’est pas fait pour penser », comme le dit le biologiste Thomas Durand[2]. Il est le résultat d’une longue évolution qui a sélectionné les dispositifs cognitifs présentant un avantage pour la survie, la reproduction ou la compétition sociale. Or, de ce point de vue, la recherche patiente d’une connaissance rationnelle des phénomènes ne présente aucun avantage. Pour reprendre la distinction de Kahneman (Nobel d’économie 2002), nous avons donc un système de pensée à deux vitesses. Sans effort délibéré pour actionner la pensée lente de la raison, nous sommes guidés par une pensée réflexe instantanée qui se fiche pas mal de la vérité et ne vise qu’à nous protéger, à séduire ou à combattre nos rivaux.

 

-Libé. : Et en quoi cela contribue-t-il à « la déconnomie » ?

Jacques Généreux : Notre pensée réflexe est truffée de biais cognitifs qui sont utiles pour notre sécurité physique et psychique ou pour la compétition sociale, mais nous induisent en erreur lorsque nous devons résoudre des problèmes logiques ou penser des phénomènes complexes. L’économie comportementale a ainsi pu démontrer que nos choix économiques sont souvent irrationnels. Cela n’empêche pas le courant dominant de la science économique de prétendre expliquer tous les phénomènes macroéconomiques à partir du calcul prétendument rationnel des individus. Et ce travers des économistes reflète lui-même les biais cognitifs qui nous poussent à voir derrière tout événement l’action intentionnelle d’un agent responsable, alors que nous devrions chercher à comprendre les interactions sociales complexes dont le résultat échappe aux volontés individuelles. Et pour couronner le tout, la pensée réflexe prédispose tous les esprits, même les plus brillants, à dénier leurs propres erreurs et à ne reconnaître que celles des autres. Car l’important, pour la survie et le succès en société, c’est d’être persuasif et non pas de trouver la vérité.

 

 

-Libé. : Nos dirigeants ne sont-ils pas contraints de réfléchir sérieusement ?

Jacques Généreux : Rien n’oblige personne à l’intelligence. Ce n’est pas un réflexe, c’est un vrai travail, un effort constant de la volonté pour déjouer les pièges de la pensée automatique. Donc, si l’on n’est pas prévenu de ces pièges et si l’on n’a pas le goût profond de la vérité, le temps et la tranquillité nécessaires à la réflexion, alors on risque fort de penser de travers. C’est bien l’expérience que semblent vivre nos dirigeants pour ce qui est de l’économie. Même lorsqu’ils trouvent le temps de réfléchir, l’intensité et les conditions de la compétition politique sont telles qu’ils cherchent d’abord des arguments pour gagner, ce qui n’a souvent rien à voir avec la recherche rationnelle de la vérité ou de la justice. Et les faits sont là. Même au bout de huit ans de crise, ils n’ont toujours pas reconnu leurs erreurs grossières. Comme dans les années 30, ils semblent attendre un grand désastre mondial pour envisager de penser et d’agir autrement.

 

 

-Libé. : Mais pourquoi le débat public ne permet-il pas à l’intelligence collective de surmonter la bêtise ?

Jacques Généreux : La faute à la compétition généralisée et excessive qui détruit les conditions nécessaires au déploiement de l’intelligence. La pensée lente a besoin de temps et de sérénité. Or, notre « modèle » économique sature le temps disponible pour la réflexion et généralise le stress au travail, la rivalité, la peur du chômage ou du déclassement. La concurrence à outrance met aux premières loges la pensée réflexe, celle de l’animal qui lutte pour la survie et la préséance dans la meute. La compétition solitaire, ça rend « bête » au sens littéral du terme. C’est la délibération collective et coopérative qui rend intelligent. Puisque nous sommes plus doués pour déceler les erreurs des autres que les nôtres, nous avons besoin de la discussion argumentée avec les autres pour comprendre nos erreurs.

 

 

-Libé. : Mais la politique n’est-elle pas justement le support du débat argumenté ?

Jacques Généreux : Elle devrait l’être. Mais la façon dont fonctionne notre pseudo-démocratie tend à abrutir le débat public au lieu de l’éclairer. Parce que c’est un système de compétition généralisée pour les postes, qui s’est trouvé particulièrement exacerbé par le développement des techniques de communication, d’abord par la télévision, ensuite par Internet et les réseaux sociaux. Nous sommes dans une démocratie de l’opinion instantanée, dans laquelle il faut avoir tout de suite une opinion sur tous les sujets. Pour exister dans le débat public, pas besoin de l’éclairer, il suffit d’y croiser le fer au quotidien, pour tenir sa place.

 

 

-Libé. : C’est « une lutte des places » qui s’est substituée à « la lutte des classes » ?

Jacques Généreux : Oui, c’est ce que je pense. La compétition pour les bulletins de vote fonctionne désormais comme un marché aux voix qui sélectionne les plus doués pour la lutte des places et non pas les plus compétents et les plus motivés pour la quête du bien commun.

 

 

-Libé. : Où est donc l’alternative politique à « la déconnomie » ?

Jacques Généreux : Il reste un discours progressiste incarné par Mélenchon et qui fait appel à l’intelligence des gens, en leur expliquant ce que j’ai nommé la « grande régression » et en proposant des issues raisonnées. C’est aussi le seul discours qui entend remobiliser l’intelligence collective des citoyens en refondant nos institutions. Mais, il y a fort à faire pour combattre le discours de la réaction nationaliste ou xénophobe qui fait appel à la bêtise en se contentant de stimuler les réflexes inspirés par la peur.

 

 

- Libé. : Comment mettre de l’intelligence dans tout ça  ?

Jacques Généreux : C’est tout un programme ! Mais il faudrait déjà prendre conscience que notre bêtise est une partie du problème…

 

Note :

Voir notre article précédent : La déconnomie de Jacques Généreux http://www.gauchemip.org/spip.php?a...

[1] La Déconnomie, Jacques Généreux, aux éditions le Seuil.

[2]  Thomas Durand, l’Ironie de l’évolution, à paraître au Seuil. Vittorio De Filippis JACQUES GÉNÉREUX LA DÉCONNOMIE Le Seuil 416 pp., 19,50 €.

 

 

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Voir notre article précédent : La déconnomie de Jacques Généreux http://www.gauchemip.org/spip.php?a...

1) Sur la chaîne tv5 Monde, dans l’émission Grand Angle Xavier Lambrechts a invité Jacques Généreux pour parler de son dernier livre "La déconnomie" publié aux éditions du seuil.

On peut revoir l’interview en cliquant sur le lien suivant : https://www.youtube.com/watch?v=DVt...

2) Jacques Généreux a été interviewé dans le journal Libération pour parler de son dernier livre "La déconnomie"

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 09:21
Le Parti socialiste a-t-il un avenir  ?

ma réponse personnelle est : NON !

 

Pris en étau entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, le parti socialiste, issu du congrès d'Epinay en 1971, a perdu son hégémonie à gauche, usé par le pouvoir et incapable de clarifier une ligne politique.

Aujourd'hui, il tente, à l'occasion des présidentielles une ultime manœuvre : se présenter comme une ultime alternative à lui-même ! Elle est vouée à l'échec !

 

Sources : la Tribune par

-

Le parti socialiste français va-t-il connaître un destin analogue à celui du Pasok grec ou encore du PSOE espagnol, à savoir perdre son hégémonie à gauche ?

Usé par quatre années et demi de présidence de François Hollande - qui a atteint des records d'impopularité pour un président de la Ve république -, tiraillé en interne par la bataille entre les tenants de la ligne "réaliste" suivie par Manuel Valls et les élus "frondeurs" protestant contre les abandons des fondamentaux du parti, le PS est en train de vivre la fin du cycle qui s'était ouvert en 1971 avec le congrès d'Epinay, qui lui aura permis de gouverner la France.

 

Contrairement à celle de la droite, la primaire de la gauche, dénommée la « Belle alliance populaire » - slogan plus que concept qui prend un sens ironique au regard de la situation présente -, va voir se déchirer divers candidats dont le seul but n'est pas de gagner la présidentielle - le parti socialiste a peu de chances aujourd'hui d'être au second tour - mais de s'imposer à la tête du parti pour mener la recomposition qui s'annonce après les élections législatives. Il n'est même pas sûr que cela suffise à sauver ce parti.

 

 

-

Valls, comptable du bilan du gouvernement

Quant à l'opération de Manuel Valls, elle risque de tourner court. L'objectif de rassemblement, qu'il ambitionnait légitimement d'atteindre tant qu'il était Premier ministre, va s'avérer bien plus difficile à réaliser au fur et à mesure que le simple candidat qu'il est devenu va rentrer dans le dur de la campagne face à des adversaires qui ne lui feront aucun cadeau, notamment sur son bilan de Matignon, dont il est comptable. En outre, l'entrée en lice de Vincent Peillon, pur produit du parti socialiste, fervent laïc, est en train de lui enlever toute prétention à la victoire, et pourrait même lui valoir un sort à la Nicolas Sarkozy, arrivé troisième lors de la primaire de droite.

 

Plus inquiétant, surtout, pour le Parti socialiste, c'est qu'à la différence de l'électeur de droite, l'électeur de gauche se voir proposer une offre variée avec, à la droite du PS, Emmanuel Macron, qui, en attirant plus de 10.000 personnes à son meeting parisien samedi, est en train de faire sa "révolution", titre de son livre prouvant que son progressisme libéral-socialiste répond à une réelle attente.

 

Quant à la gauche du PS, Jean-Luc Mélenchon, qui a déjà l'expérience de la campagne précédente, s'est préparé en tissant sa toile, notamment en utilisant les réseaux sociaux, avec une campagne de proximité, s'attirant de nombreux soutiens. Dans son cas également, le discours qu'il tient, par exemple sur l'Europe - il se dit prêt à sortir de l'Union européenne si l'orientation suivie à Bruxelles et imposée par l'Allemagne n'est pas changée - a l'avantage d'être clair.

 

 

-

Les appels désespérés de Jean-Christophe Cambadélis

Dans ces conditions, on comprend mieux pourquoi les appels désespérés du premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, aux deux challengers de venir participer à la fête de la "Belle alliance populaire" n'ont reçu que des réponses négatives.

 

L'étau qui se referme sur le PS - il faudrait également ajouter Yannick Jadot, gagnant surprise de la primaire chez les écologistes - montre qu'il existe deux courants clairement différents à gauche, que le Parti socialiste aura passé son temps à vouloir réconcilier en évitant les sujets de fond qui fâchent - la bataille des idées qui est la mère des batailles pour un parti - lui préférant une logique purement électorale et un réseau d'élus, qui se réduit comme peau de chagrin au fil des consultations électorales depuis l'arrivée au pouvoir de François Hollande.

 

Surtout, le PS paie aujourd'hui de n'avoir pas fait la clarification exigée par Michel Rocard au lendemain du "non" au référendum sur la constitution européenne de 2005, qui avait déchiré à l'époque le parti. Refus qui avait été le fait du premier secrétaire de l'époque, un certain François Hollande.

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 11:10
Révolution citoyenne ?
"La révolution citoyenne, c'est une révolution dans les têtes et dans les coeurs et pas seulement dans le quotidien de la lutte sociale et politique."
Jean-Luc Mélenchon - 18 octobre 2010
"Pour notre part, parti de gauche, nous rejetons tout autre moyen que celui de la démocratie. S'il faut une révolution, cela doit être une révolution par les urnes. C'est une leçon du siècle passé. Et même du siècle qui commence, comme le montre la révolution démocratique qui traverse l'Amérique latine. Alors inspirons-nous de la stratégie d'Evo Morales, qui demande à son peuple de voter, voter et voter encore, pas des foyers de guérilla de Che Guevara !"
François Delapierre LE MONDE | 06.02.2009

 

 

Sources : La Toupie par Jérôme Duval

-

Définition de révolution citoyenne
La "révolution citoyenne" est un slogan de campagne utilisé par des mouvements politiques de gauche pour désigner un objectif de transformation sociale en profondeur conduit par les citoyens. Il s'agit, pour les êtres humains de reconquérir la citoyenneté et d'oeuvrer à redonner tout son sens au politique.

L'expression "Révolution citoyenne" a notamment été employée par :

  • Rafael Correa, président de l'équateur qui, durant sa campagne électorale en 2006 a promis une "Révolution citoyenne" pour permettre un "changement radical" du système politique, économique et social.
     
  • Le FFS (Front des Forces Socialistes) lors des élections législatives algériennes de 2012.
     
  • Le Front de gauche qui prône une insurrection civique et une VIe République lors de la campagne présidentielle (avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon) et des élections législatives de 2012.

Elle a aussi été utilisée pour qualifier les révoltes du "printemps arabe" en 2011.

 

 

-

En l'absence de définition unanimement reconnue, on peut essayer d'énoncer les principales caractéristiques d'une révolution citoyenne :

  • Elle doit entraîner l'adhésion du plus grand nombre par la mobilisation, l'écoute, le débat et la diffusion des idées.
  • Elle est accomplie en dehors des partis politiques, qui ont tendance à cliver les citoyens, et nécessite l'unification des forces progressistes.
  • Elle veut faire des êtres humains des citoyens avant d'en faire des consommateurs.
  • Elle redonne toute sa place aux citoyens et cherche à les responsabiliser dans leurs décisions d'électeurs, en luttant notamment contre l'abstention.
  • Elle veut que le politique, issu du suffrage universel, reprenne le pouvoir sur les banques et la finance.
  • Elle renforce la démocratie par la multiplication des consultations des citoyens, y compris dans les entreprises en développant le système des coopératives.
  • Elle repose sur l'éducation qui devient une priorité afin d'ouvrir le peuple à l'esprit critique et à la compréhension des enjeux de la société dans laquelle il vit.
  • Elle rend aux services publics la place qui leur revient.

 

 

-

La révolution citoyenne au coeur de la démarche politique de la France insoumise

Le 25 juin 2015, Jean-Luc Mélenchon tenait une conférence sur le thème : « Révolution citoyenne et mouvements citoyens – De Podemos aux assemblées citoyennes ». Il a expliqué comment la théorie de la Révolution citoyenne partait de l'augmentation du nombre d'être humains sur la planète pour définir un intérêt général humain, et comment découlait de cette analyse la nécessité de sortir du système capitaliste productiviste. Jean-Luc Mélenchon a réaffirmé que la 6e République n'était pas un slogan mais une stratégie révolutionnaire pour que le peuple retrouve sa souveraineté en refondant ses institutions.

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 09:34
Pour un meilleur avenir, La France doit être insoumise !

Les dés sont jetés, le candidat de la droite sera de la droite dure et extrême.

 

Sources : Les chroniques d'un militant par Kevin KIJKO

- Son projet ?

Suppression massive de fonctionnaires, retraite à 65 ans, fin du droit du travail, destruction de la sécurité sociale, un projet de recul social et sociétal... Un retour avant le programme du CNR, vieux rêve du MEDEF. Et pourtant, l’oligarchie médiatico-financière veut le placer en grand favori de la présidentielle à grand coup de sondages. Elle fait fi de la volonté d’émancipation du Peuple. Quelle réponse est proposée à cela ? Les socio-libéraux solfériniens s’entêtent dans une primaire montée de bric et de broc, où même le premier ministre veut affronter Hollande, mais où tous sont prêts à faire allégeance au plus libéral qui en sortira. De toute façon, ils ont tous poussé la barrière du libéralisme en acceptant cette primaire. Macron, droitier décomplexé, s’enfonce dans sa pseudo révolution qui n’a rien à envier à tous ses concurrents de droite. Et ne parlons pas du F-Haine qui avance masqué en voulant faire croire que son fondement conservateur, réactionnaire et xénophobe n’est plus... La réalité est tout autre... Bref, qu’y a-t-il pour s’opposer à ce grand jeu de dupes ? Une seule et vraie alternative, un vrai mouvement citoyen.

 

 

- Et cette alternative a un nom, la France Insoumise

Elle a un candidat, Jean-Luc Mélenchon et elle porte un programme « l’Avenir en Commun ». Oui, c’est la seule force populaire et citoyenne qui porte réellement un programme de progrès social, écologique. Qui d’autre porte la constituante pour la 6ème République, l’abrogation pure et simple de la loi dite « Travail », la planification écologique, la révocabilité des élus et tant d’autres choses ? Personne. Oui depuis ce week-end, le PCF lui apporte son soutien pour les présidentielles. Cela est d’une très grande importance... Il est quand même bon de rappeler que ce mouvement prend ses racines dans les luttes, qu’elles soient sociales, écologiques ou citoyennes.

 

C’est pour cela que face au choix de la droite, il faut que la France Insoumise montre une image forte et son ancrage. Pour porter cette campagne présidentielle, il faut mettre en avant, aux côtés de Jean-Luc Mélenchon, des syndicalistes, des lanceurs d’alerte, des associatifs qui portent au quotidien cette démarche par leurs luttes. Oui, il ne faut pas rougir et porter haut et fort toutes ces luttes. Montrons-les publiquement aux cotés de Jean-Luc. Là, sera la réponse forte à toute cette oligarchie qui veut mettre en place un rouleau compresseur contre le peuple. Donnons-nous les moyens d’émettre un signe fort pour fédérer le monde ouvrier, le salariat et la France entière. Je ne suis qu’un militant syndical et politique parmi tant d’autres mais en signant publiquement l’Appel de la France Insoumise, j’ai foi en notre projet commun ! J’ai confiance en Jean-Luc, et Philippe Juraver nous a montré que Jean-Luc a confiance en nous, en nous proposant de porter ce bel avenir ! Alors, j’assume et j’assumerai ma responsabilité, comme Catherine, Karine, Mehdi, Lionel, Laurent et tant d’autres le font et le feront ! Il est temps que le Peuple reprenne son bien le plus précieux, son destin.

 

  • Ils ont les milliards, nous serons des millions.
  • Tous unis, tous ensemble !
  • La route est longue mais notre projet en vaut la peine. Mobilisons-nous tous !
  • Pour qu’en 2017, nous ayons notre Avenir en Commun, l’Ere du Peuple !

 

Pour en savoir encore plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

Pour un meilleur avenir, La France doit être insoumise !
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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 09:13
États-Unis - Pourquoi la classe ouvrière blanche se révolte : le néolibéralisme est en train de la tuer… littéralement (Truth Dig)

Depuis huit ans c’est le Parti Démocrate qui incarne l’Establishment, et on peut dire que les Clinton l’incarnent depuis 24 ans. Depuis la fin des années 1990, les membres de la classe ouvrière blanche titulaires au mieux d’un diplôme d’études secondaires ont vu leur espérance de vie chuter considérablement, au point qu’ils sont en train de mourir à un rythme bien plus rapide que les statistiques ne le prévoient.

 

Source : Le Grand Soir par Juan COLE[1]

Voici un an, Anna Case et Angus Deaton, économistes à l’Université de Princeton, ont publié une étude aux résultats saisissants ; depuis 1999, le taux de mortalité chez les Étasuniens blancs âgés de 45 à 54 ans est en augmentation constante.

 

 

-

Le constat est pire encore quand on sait que dans le même temps le taux de mortalité était en diminution pour la population dans son ensemble.

L’une des raisons principales à cette augmentation est la forte consommation d’opioïdes et autres drogues pouvant conduire à l’overdose, mais également les maladies hépatiques causées par une consommation excessive d’alcool et un taux de suicide relativement élevé. Ces problèmes étaient particulièrement graves parmi la classe ouvrière et les Blancs vivant en milieu rural de niveau d’études secondaire ou inférieur. De récentes études ont montré que ce phénomène touchait également les plus jeunes dans cette classe sociale, jusqu’aux trentenaires. Manifestement, c’est la perte des emplois manufacturiers bien rémunérés qui était la raison essentielle de ce désespoir.

 

Si l’on prend 1999 comme année de référence, selon une autre étude récente de la Commonwealth Foundation, les travailleurs blancs « ont des revenus inférieurs, moins d’entre eux ont un emploi, moins d’entre eux sont mariés ». Dans cette étude, d’autres causes aux taux de mortalité que celles citées plus haut sont mises en avant, mais sans contredire les résultats de l’équipe de Princeton. On trouvera ci-après le graphique :

 

États-Unis - Pourquoi la classe ouvrière blanche se révolte : le néolibéralisme est en train de la tuer… littéralement (Truth Dig)

La seule comparaison qui me vienne à l’esprit est celle de la Russie des années 1990, après l’effondrement de l’Union Soviétique. La Fédération de Russie, qui comptait 150 millions d’habitants en 1990, a vu ce chiffre chuter à 144 millions. Avec la fin de l’Union Soviétique, c’est la confiance en l’avenir qui s’est écroulée ; avec la fin de l’ancien système économique, c’est le chômage de masse qui est apparu. Dès lors les Russes ont cessé de faire des enfants et se sont noyés dans l’alcool.

 

Le néolibéralisme (à savoir : politiques sociales abandonnées aux forces du marché et entreprises explicitement encouragées à délocaliser, avec pour conséquence augmentation des bénéfices mais chute des emplois industriels sur place) a eu à peu près les mêmes effets sur le classe ouvrière blanche que la chute du système soviétique sur la classe ouvrière russe. Détaillons le sort qu’a connu le secteur industriel étasunien dès lors que les politiques néolibérales ont gagné la partie :

États-Unis - Pourquoi la classe ouvrière blanche se révolte : le néolibéralisme est en train de la tuer… littéralement (Truth Dig)

Les gens qui nous expliquent que la classe ouvrière aux EU est privilégiée, avec trop d’avantages sociaux et des salaires trop élevés, ceux-là me mettent en rage. Les travailleurs allemands sont bien payés et bénéficient d’avantages sociaux substantiels, et pourtant l’industrie allemande est bien plus prospère que la nôtre.

 

 

- Le problème, c’est bel et bien la politique globale mise en œuvre par notre gouvernement.
Mark Levinson, du Congressional Research Service, explique pour sa part que :

  • La part des EU dans l’activité industrielle mondiale s’est effondrée, passant de 28% en 2002, après la récession américaine de 2001, à 16,5% en 2011. Depuis cette date, elle est remontée un peu pour atteindre 17,2%. Ces estimations sont calculées sur le volume industriel de chaque pays exprimé en dollars ; la baisse s’explique en partie par la chute de 23% du dollar entre 2002 et 2011, et la hausse d’après 2011 en partie par la remontée du même dollar.
  • La Chine a pris aux EU la première place au tableau des plus grandes nations industrielles en 2010. Là encore, la progression de la Chine s’explique en partie par la hausse du yuan par rapport au dollar.
  • La production industrielle, mesurée en monnaies locales et corrigées de l’inflation, a progressé au cours de la dernière décennie plus lentement aux Etats-Unis qu’en Chine, au Japon, en Allemagne ou au Mexique.

 

 

-

Et au premier rang des promoteurs du système néolibéral figure le couple Clinton.
Ici, un intermède ironique : s’il y a une chose qui a pu aider les Blancs de la classe ouvrière face à la multiplication de leurs problèmes de santé, c’est bien l’Obamacare. Mais les congrès des Etats à majorité républicaine ont tout fait pour l’empêcher, se rendant objectivement complices de leur colère, le parti Républicain n’ayant jamais accepté que cette population puisse même avoir une protection sociale. (Ce parti, au fond, ne représente que le grand patronat, qui ne voulait pas mettre la main à la poche pour cela).

 

C’est bien la colère de ces travailleurs qui explique le côté imprévisible de l’élection de 2016, puisqu’ils ont très majoritairement voté Donald Trump. (Bien d’autres groupes sociologiques ont voté pour ce dernier, mais beaucoup étaient des électeurs républicains traditionnels ; la classe ouvrière blanche, en revanche, votait massivement Démocrate.)

 

 

-

Ce qui les a séduits dans le message de Trump ?

  1. Le protectionnisme et la critique violente de partenaires commerciaux tels la Chine et le Japon, que Trump et ses partisans accusent d’avoir accumulé des avantages commerciaux déloyaux.
  2. Les attaques sur l’ALENA et le Traité Transpacifique, et l’accent mis sur les parts de marché et les emplois perdus au bénéfice du Mexique ou de le Chine.
  3. Les attaques contre Hillary Clinton au sujet de ses discours fort bien payés pour le compte des grandes banques de Wall Street, les mêmes dont les magouilles ont valu à beaucoup de travailleurs blancs de perdre leur maison.
  4. Le racisme anti-immigrant, le sentiment de perdre emplois et suprématie culturelle au bénéfice des nouveaux arrivants.

 

Le refus du Parti Démocrate de bouger ne serait-ce que le petit doigt contre Wall Street après les méga-scandales financiers à partir de 2009 lui est revenu comme un boomerang. En d’autres termes, les Clinton se sont trouvés étroitement mêlés aux politiques mêmes dont les travailleurs blancs considéraient qu’elles avaient détruit leur vie. Et en toute objectivité, ce sentiment n’était pas faux.

 

Et la classe ouvrière blanche a donc puni le Parti Démocrate pour n’être pas un parti de gauche.

 

Note :

[1] Traduit de l’anglais (EU) par Coraline BONNET et Théo FASILLEAU, sous la supervision de Jean-Charles KHALIFA

 

Pour en savoir plus :

- Les inégalités entre Noirs et Blancs aux Etats-Unis restent très élevées

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 09:28

Sources : Le blogule rouge

- Vous rêvez d'une autre société, vous voulez un autre système.... et si on parlait programme ?

FN-LR.... et France insoumise : programme contre programme

- A moins que vous préfériez jeter un oeil là !

Un petit visuel pour ceux prétendent que la France insoumise a le même programme que la Le Pen.

FN-LR.... et France insoumise : programme contre programme

-

Evidemment, aux élections présidentielles, il y aura bien d'autres candidats. Prenons en quelques uns et survolons leur programme...

- Nicolas Dupont-Aignant

FN-LR.... et France insoumise : programme contre programme

C'est la copie conforme des idées du Font National  : racistes, xénophobes et pétainistes ; moi, j'étais plutôt gaulliste, chabaniste, chiraquien, mais aussi villiériste, souverainiste...

En définitive, Debout la France et Nicolas Dupont-Aignan, ne sont qu'un réservoir de voix à droite et  surtout au FN.

 

 

- Emmanuel Macron

FN-LR.... et France insoumise : programme contre programme

Moi, j'ai un programme : Votez pour moi, mettez vous en marche, je suis le plus moderne et le plusse beau... parce-que le plus jeune....

Son programme ? Des mesures déjà usées jusqu’à la corde avant lui par la ribambelle des gouvernements libéraux « de droite comme de gôche ».

 

Macron, ce sont des propositions "illusions" !

Prenons un seul exemple : supprimer les cotisations maladie et chômage à la charge des salariés. Elles seraient remplacées par une hausse de la CSG.

D'entrée , la proposition Macron apparaît généreuse à l'égard des actifs et beaucoup moins envers les retraités, dont la CSG augmenterait sans aucune avantage en contrepartie.

On crée de l'illusion d'augmentation du pouvoir d'achat en baissant les cotisations sociales d'un côté.... mais récupéré en augmentant l'impôt CSG de l'autre !

Dans le même temps (et c'est là l'objectif réel de la mesure) c'est le principe du salaire différé socialisé qui est remis une fois de plus remis en cause..... et là on s'attaque au fondement même du financement de la protection sociale ! L'exemple même de la fausse bonne idée !

 

Macron, c'est comme un nouveau masque pour le vieux monde.

 

En définitive : Pour les patrons, tout est bon dans le macron...

 

 

- Ah Manuel Valls qui se découvre de gauche ! Il fallait oser le faire !

FN-LR.... et France insoumise : programme contre programme

Moi, Je, Valls, Calife à la place du Président, ...

Avec Valls, vous allez voir ce que vous allez voir ! La gôche va se trouver un nouveau défenseur !

 

Son programme, c'est d'abord d'assumer et de défendre le bilan d'Hollande (Ben oui, c'est normal, son bilan, c'est le sien) et de l'aggraver si possible..... en essayant de nous faire croire le contraire !

Que le MEDEF se rassure, il aime toujours autant l'entreprise !

 

 

- Reste Yannick Jadot d'EELV

FN-LR.... et France insoumise : programme contre programme

C'est pas moi le plusse pire ?

Peut-être pas, mais je trouvais Eva Joly beaucoup trop à gauche quand elle critiquait le PS... Un programme ? Je n'ai pas encore eu vraiment le temps, mais ça vient. On en a déjà un (en anglais) pour l'Europe...

 

Moi je suis juste là pour témoigner..... et prendre des voies au porteur d'un projet écosocialiste... Jean-Luc Mélenchon !

C'est tout dire, je n'ai même pas le soutien de Nicolas Hullot !

 

Mais c'est loin de faire l'unanimité chez EELV ! Ainsi la Coopérative écologie sociale (dont sont notamment membres Francine Bavay, conseillère fédérale EELV, Sergio Coronado, député EELV des Français de l'étranger, Patrick Farbiaz, conseiller fédéral EELV, Bénédicte Monville-De Cecco, conseillère régionale d’Île de France EELV), profite de l’occasion pour «reposer au sein d’EELV, la question de l’opportunité d’une candidature écologiste à la présidentielle».

 

Je ne joue pas pour gagner, mais peut-être pour me placer. D'autres l'ont fait avant moi avec succès. Mais ça leur a permis plein de choses. Voyez comme les dossiers écologiques ont bien avancé depuis qu'il y a des ministres écolos !

 

En définitive.....

  • Il faut vous y faire, le seul programme digne de ce nom qui tienne la route et fasse rêver, c'est “ L'Avenir en commun “ !
  • C'est le programme de la France insoumise le mouvement qui soutient Jean-Luc Mélenchon.
  • C'est ce programme qui serait mis en oeuvre après son élection comme Président de la République et soutenu par les candidats de la France insoumise aux élections législatives de juin.

 

FN-LR.... et France insoumise : programme contre programme
FN-LR.... et France insoumise : programme contre programme
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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 09:14

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Demandez le programme !

  • Dés le Vendredi 9 décembre.... en périphérie de La Rochelle les insoumis se mobilisent

Vendredi après-midi au marché de la Place de la Pommeraie à Périgny.

9 programmes vendus. Tracts distribués.

10-11 décembre 2016 : La Rochelle insoumise en campagne pour le programme " L'avenir en commun "
  • Samedi 10 décembre

7 militants de la France Insoumise place de la Caille à La Rochelle :
. 300 tracts présentant le programme " L'AVENIR EN COMMUN "
. 15 programmes vendus...
. 9 personnes rejoignent la France insoumise

10-11 décembre 2016 : La Rochelle insoumise en campagne pour le programme " L'avenir en commun "
10-11 décembre 2016 : La Rochelle insoumise en campagne pour le programme " L'avenir en commun "
10-11 décembre 2016 : La Rochelle insoumise en campagne pour le programme " L'avenir en commun "
10-11 décembre 2016 : La Rochelle insoumise en campagne pour le programme " L'avenir en commun "
10-11 décembre 2016 : La Rochelle insoumise en campagne pour le programme " L'avenir en commun "
10-11 décembre 2016 : La Rochelle insoumise en campagne pour le programme " L'avenir en commun "
  • Dimanche 11 décembre

Ce matin11 décembre, une nouvelle équipe des groupes d'appui de La Rochelle insoumise forte de 10 militants s'installe au marché de La Pallice :
. 500 tracts : "je vote... ils dégagent " et présentant le programme " L'AVENIR EN COMMUN " sont distribués
Discussion difficile avec nombre de retraités (majoritaires ce matin) écœurés des politiques menées ces dernières années et tentés, pour beaucoup d'entre eux, de rester chez eux en 2017 !
Le " tous pourris " et " tous les mêmes " à été le discours dominant.

Une camarade témoigne de ce qu'elle a vécu ce matin :

" J'ai passé une superbe matinée à distribuer mes tracts au marché de La Pallice, en discutant avec ceux qui voulaient bien et avec qui le courant est très bien passé, d'autres très septiques car pour beaucoup tous les politiciens sont véreux et ne tiennent pas leurs promesses mais à force de leur expliquer le programme de l'Avenir en Commun, ils ont fini par prendre le tract et en me disant qu'ils iraient voir sur internet.

J'ai pu parler avec quelques personnes de droites dont un monsieur a bien voulu prendre le tract car il a admis que l'avenir de ses petits-enfants risquaient d'être très difficile.

J'ai parlé aussi avec des étrangers qui ne peuvent pas voter mais qui ont pris le tract pour le donner à leur femme, amis, enfants qui peuvent voter et qui aiment déjà JLM.

Également avec 2 " macroniens " !! Cela n'a pas été facile, mais bon très bonne expérience et tout ça dans le calme, le respect, la gentillesse et politesse.

J'ai parlé avec beaucoup de commerçants concernant le RSI et que s'il était élu, ils donnerait la liberté aux artisans, commerçants, indépendants, chef d'entreprise et auto-entrepreneurs de s'affilier au régime Général de la Sécurité Sociale plutôt qu'au Régime social des indépendants (RSI) issu du programme l'Avenir en Commun chapitre 26 p54-55.

Vivement la prochaine fois mais avec mes programmes à vendre car toujours pas reçus à ce jour!!! Cette campagne est très motivante également pour le moral croyez-moi !! "


Et.....
. 16 programmes vendus...
. 5 personnes rejoignent la France insoumise

10-11 décembre 2016 : La Rochelle insoumise en campagne pour le programme " L'avenir en commun "
10-11 décembre 2016 : La Rochelle insoumise en campagne pour le programme " L'avenir en commun "
10-11 décembre 2016 : La Rochelle insoumise en campagne pour le programme " L'avenir en commun "
10-11 décembre 2016 : La Rochelle insoumise en campagne pour le programme " L'avenir en commun "
10-11 décembre 2016 : La Rochelle insoumise en campagne pour le programme " L'avenir en commun "

 

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Pour tout savoir sur le programme de la France Insoumise des présidentielles et législatives 2017 " L’avenir en commun " cliquez ICI

 

 

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Au fil de la France : 1000 point de diffusion du programme ! Merci !
Les 10 et 11 décembre 2016, les insoumis organisaient 1000 points de diffusion du programme partout en France. Le 10 décembre, Jean-Luc Mélenchon visitait l'un des points de diffusion. Retour sur cette journée.

 

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L'hymne de la campagne
Parodie de "Tryo" pour la France insoumise.

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 23:49
Et si on parlait du « cadre » et de la « charte » de la France insoumise

Parmi les camarades du parti (PCF) qui sont partisans d’un soutien du PCF à la candidature de J.L. Mélenchon, des doutes subsistent concernant le « cadre » de sa campagne et la « charte » de la France insoumise pour les élections législatives. A la Conférence Nationale, l’écrasante majorité des intervenants ont rejeté l’un et l’autre.

 

De la part des dirigeants du PCF, les récriminations contre le « cadre » et la « charte » de la France insoumise découlent surtout de leur volonté de garder les mains libres pour faire ce que bon leur semble avant comme après des élections. Mais du point de vue des intérêts du PCF comme organisation militante, ce cadre et cette charte ne posent pas de sérieux problèmes. Ici aussi, nous renvoyons à l'expérience des camarades des Deux-Sèvres.

 

 Source : Le pouvoir aux peuples 

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Le cadre de la campagne, c’est la France insoumise, nous dit J.L. Mélenchon.

Il explique : ce ne doit plus être un « cartel » de forces – comme l’était le Front de Gauche – dont chacune mène sa propre barque, notamment en termes d’alliances électorales. J.L. Mélenchon et ses camarades ne demandent pas au PCF de se dissoudre dans la France insoumise. Ils demandent une campagne homogène et clairement identifiable, au niveau national, pour la présidentielle comme pour les législatives. Cela ne signifie pas que les cellules et sections du parti devraient cesser toute activité et toute initiative propres. Au contraire. Le PCF ne doit pas se contenter « d’appeler à voter » pour J.L. Mélenchon, comme le propose « l’option 1 » de la consultation interne au parti. Il doit jeter toutes ses forces, comme parti, dans cette bataille. Le « cadre » de la France insoumise n’exclut pas cela. Et à la limite, même si J.L. Mélenchon s’opposait à ce que le PCF, comme parti, défende activement sa candidature, nous ne voyons pas bien comment il pourrait l’empêcher. Mais justement, J.L. Mélenchon ne dit rien de tel. Il appelle le PCF à participer à la campagne de la France insoumise.

 

J.L. Mélenchon demande à ceux qui participent à la campagne de la France insoumise de défendre son programme, qui est un prolongement de L’Humain d’abord. On s’étonnerait du contraire. Mais là aussi, personne ne demande que tous les militants et toutes les organisations engagés dans la campagne soient d’accord avec tous les points du programme. On parle ici d’un mouvement – et qui plus est d’un mouvement de masse, ce qui par définition implique des nuances et des divergences en son sein. Révolution, par exemple, participe à la campagne de la France insoumise, mais considère que son programme est incomplet, comme nous l'avons expliqué par ailleurs. Les militants communistes qui, pendant la campagne, voudraient défendre des mesures progressistes ne figurant pas dans le programme de la France insoumise, ou des idées authentiquement communistes, pourraient le faire sans qu’immédiatement le « cadre » ne leur tombe sur la tête. D’ailleurs, si les dirigeants de la France insoumise poussaient trop loin l’exigence d’une homogénéité de la campagne, ce serait contre-productif – et voué à l’échec.

 

 

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Venons-en à la « charte » pour les législatives.

A entendre la plupart des dirigeants qui se sont exprimés sur ce thème, lors de la Conférence Nationale, cette charte serait absolument inacceptable – voire stalinienne, si l’on en croit les déclarations du député PCF André Chassaigne. Encore une fois, ces positions outrancières reflètent, non le souci des intérêts du PCF comme organisation militante, mais plutôt l’aspiration de dirigeants et élus du PCF à conserver leur indépendance à l’égard de la discipline militante la plus élémentaire. La charte propose en effet d’introduire des éléments d’une telle discipline. Par exemple, elle demande de « construire une coopération politique entre les député-es et le mouvement France insoumise (…) afin d’examiner ensemble les projets de loi les plus importants, s’accorder sur les propositions à porter aux débats de l’Assemblée nationale et le consulter pour chaque vote important et notamment celui du budget de l’Etat et de la sécurité sociale. »

 

Cité par Le Figaro, le député PCF Alain Bocquet proteste : J.L. Mélenchon « souhaite revenir à l’époque où nous étions inféodés à la discipline de parti. Mais, en démocratie, les élus ne sont mandatés que par leurs électeurs ». Ah bon ? Et comment « les électeurs » – cette catégorie sans contenu de classe – peuvent-ils contrôler les députés ? Ils ne le peuvent pas. Non, camarade Bocquet, ceci n’a rien à voir avec la conception communiste de la « démocratie ». D’un point de vue communiste, la démocratie, c’est notamment le contrôle des dirigeants des organisations ouvrières – politiques ou syndicales – par leur base. Cela vaut évidemment pour les élus du PCF. Par exemple, les militants communistes auraient bien aimé avoir leur mot à dire, en novembre 2015, lorsque les députés du PCF ont voté en faveur de l’état d’urgence – ou lorsque, quelques jours plus tard, ils se sont abstenus sur le bombardement de la Syrie.

 

On peut trouver tel ou tel défaut à la « charte » de la France insoumise. Mais d’un point de vue communiste, elle est un progrès par rapport aux principes et à la pratique régulière de nombreux élus du PCF, qui dans leur mandat se sentent libres de toute discipline de parti.

 

Pour en savoir encore plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- La présidentielle de 2017 et le programme de la « France insoumise »

- Le PCF et la France insoumise : l’exemple dans les Deux-Sèvres

- Mélenchon dernier président de la Vème République ( Illusion, ou utopie réalisable ? Lettre ouverte à mes camarades communistes )

 

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Published by La Rochelle à gauche par les actes - dans Elections présidentielles - primaires 2017 Politique Analyse PCF
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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 11:13
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
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2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !

90 personnes dans une ambiance studieuse, décontractée et conviviale...

 

Il s’agissait de présenter au public “la France insoumise“, ce mouvement politique de soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour lancer une révolution citoyenne par les urnes appuyée sur un programme héritier de “l’humain d’abord“ mais rénové et peaufiné lors de sa convention d’octobre à Lille et sorti en librairie cette semaine : “l’Avenir en commun“.

 

Ce mouvement de la France insoumise, initié depuis février de cette année est déjà fort de 8 groupes d’appui répartis sur le territoire de l’agglomération rochelaise. Actifs sur les marchés de l’agglo, vous pouvez rencontrer ses membres un peu partout en ville et discuter avec eux des possibilités, enfin, de voir gagner dans les urnes, dès 2017, les idées de gauche, les vraies, dans ce pays.

 

Ce fut un incontestable succès au-delà même de nos espérances
- 90 personnes ont participé à notre première initiative (lors de la meilleure initiative publique locale de 2012, organisé dans le cadre du Front de Gauche, nous n'avions eu que 72 personnes) ;
- Plus de la moitié des personnes sont des personnes " inconnues " soit parce-qu'elles ne faisant pas de politique avant, soit parce-qu'elles militaient pour une autre organisation (PS, Vague Citoyenne,...) ;
- La moitié sont des femmes, nombre sont des jeunes ;
- Toutes les personnes présentes ont laissé leur coordonnées pour pouvoir continuer à être informées et participer à la mobilisation citoyenne.

 

La discussion a porté sur le mouvement de " La France Insoumise" mais surtout sur le programme qui au fil de ses 7 chapitres égrène les mesures qui permettront de passer à la 6ème République, de partager les richesses face au chômage et à l’urgence sociale, de mettre au pas la finance, d’assurer une planification écologique, de sortir des traités européens et s’il le faut, de l’Europe, de mettre la France au service de la paix dans le monde, de choisir l’objectif du progrès humain, etc.

 

Sources : par E. DURAND et le blog Rue du blogule rouge

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Une introduction politique pour faire le point, dresser des perspectives

"...pour la première fois ce soir, à l’initiative de la « France Insoumise », nous nous retrouvons tous ici, forts de nos différences de parcours, de catégorie sociale, de choix politiques passés, car ce qui nous uni, nous anime :

  •  c’est l’urgente nécessité de trouver une issue à la situation environnementale, politique, sociale, démocratique, économique, que vit notre pays et sa population laborieuse, privée d’emploi, retraitée ;

  • c’est notre volonté de nous unir dans le mouvement citoyen de la « France insoumise » ;

  • c‘est notre ambition de rassembler le peuple sur le programme « l’avenir en commun » et d’œuvrer à ce qu’il le fasse majoritairement le sien ;

  • c’est enfin notre détermination, de tous ensembles, soutenir celui que sera notre principal porte drapeau, notre candidat JLM.

 

Le soutenir non pas pour lui permettre d’exercer un pouvoir personnel, de mettre en évidence un pseudo égo surdimensionné ou un quelconque besoin de pouvoir, de carrière,  mais parce qu’il est le seul aujourd’hui à incarner, à proposer une alternative politique pour qu’ils dégagent tous et que nous puissions enfin reprendre le pouvoir sur l’oligarchie ses relais et ses serviteurs grâce à une Vie République, écologique, sociale, démocratique et laïque

 

 

- Il n’y a pas que la droite dans la vie politique du pays !

Nous voulons  en définitive faire du neuf en faisant table rase du passé et je parle là aussi du passé récent car il n’y a pas que la droite dans la vie politique du pays !


Vous noterez en effet qu'il y a quelques jours encore le récit médiatique de la vie politique française ressemblait de plus en plus à un feuilleton en "50 nuances de droite." Comme si la droite revendiquée n'avait pas déjà assez d'espace, les médiacrates portent à bout de bras d'autres personnalités dont le programme cultive l'espace culturel de la droite.


Créatures politiques artificielles, Macron et Valls ne disposent d'aucune base sociale identifiée dans le pays, leur programme est dépourvu de toute originalité puisqu'ils ne font qu'assaisonner à leur manière le cocktail libéral-autoritaire de la droite.


Macron recycle même les vieilles recettes d'un droit du travail différencié pour les jeunes, déjà expérimentées par Balladur avec le SMIC jeunes puis Villepin avec le CPE.

 

Valls quant-à lui est présenté comme le recours du PS en cas de non-candidature de Hollande alors qu'il a appelé de longue date à dépasser le PS et même la gauche sur la ligne du gouvernement d'union nationale, formule politique typiquement de droite.


À voir la réalité à travers ce traitement médiatique, on pourrait croire que l'essentiel de la société est devenu de droite, et que les autres courants de pensée sont résiduels. Bien sûr la bourgeoisie, en tant que classe sociale consciente de ses intérêts, est motivée politiquement comme elle l’a rarement été depuis les années 1980, mais sa forte mobilisation pour le 1er tour de la primaire de la droite ne représente encore que 8,65% du corps électoral.


La masse du pays n'est donc pas encore directement concernée comme cela transparaît dans le détail des enquêtes d'opinion où la somme des personnes ne sachant pas pour qui elles vont voter ou pouvant changer d'avis constitue la majorité.

 

Rien ne dit que cette masse désorientée et désemparée est prête à se livrer à une droite radicalisée ou à l'extrême droite. Surtout quand la lumière sera braquée plus précisément sur le programme de démantèlement de l'État du candidat Fillon. Supprimer 500 000 postes de fonctionnaires comme il le propose conduirait dans les années à venir à ne plus recruter aucun policier, enseignant ou infirmier. Convaincre une majorité d'un tel abandon du service public n'aura rien d'évident.

 

 

- Le peuple en est donc encore à se chercher pour 2017

Sa réalité insoumise profonde couve. Le mouvement contre la loi El Khomri a donné un aperçu de cette autre réalité de la France, pas vue à la télé au quotidien, mais au moins aussi forte que la société de droite mobilisée dans la primaire. Le paysage politique dominant, et surtout sa traduction sondagière et médiatique, sont donc encore largement décrochés de la réalité matérielle du pays. Et les puissants doivent se préparer à des surprises plus fortes encore que par le passé quand le peuple refera irruption sur la scène politique.


Depuis dimanche la droite a son candidat, son projet libéral, La France Insoumise a son candidat et son projet pour le Peuple. La campagne peut commencer !


De l’autre côté, la déclaration de non candidature de François Hollande à l’élection Présidentielle marque l’ultime renoncement d’un quinquennat qui les collectionna : renoncement à combattre la finance, à renégocier les traités européens, à augmenter le SMIC, à engager les transitions énergétiques…

 

Ce quinquennat fut également celui de grandes régressions, sur l’âge de la retraite, sur la casse du code du travail, sur nos services publics, d’atteintes à nos libertés fondamentales. Ce bilan inassumable par Hollande le sera tout autant par n’importe lequel des candidats issus des primaires du PS.


Vous ne manquerez pas de noter qu'après l'épisode des "50 nuances de droite" nous allons maintenant avoir droit au feuilleton des "50 nuances de la gôche" au travers de "primaires qui ne sont que elles du PS le tout dans l'objectif l'espace médiatique et de façonner les consciences pour accréditer l'idée qu'il n'y a pas d'alternative hors de la pensée libérale !

 

 

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Nous avons un choix à faire

Or, rien n'est joué, et malgré le matraquage médiatique, tout indique que de plus en plus nombreux le peuple jette un regard interrogatif et intéressè du côté de notre rassemblement citoyen !

 

Chers amis, pour conclure je vous dirai que nous avons un choix à faire, soit celui du chaos au travers du danger d’un duel FN/LR soit d’ouvrir enfin un nouvel horizon avec "L’avenir en commun", le nôtre est fait, c’est celui de la France insoumise !

 

Il nous appartient de partager et de faire partager nos convictions.... et nous gagnerons !

Place à la vidéo !"

 

 

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Un débat riche, pas de questions tabou :

- les insoumis c'est quoi ?
- le programme "L'AVENIR EN COMMUN"...

- le fonctionnement de la France Insoumise...
- les finances, notre candidat aux présidentielles, les législatives....
pas de questions tabou.

Jeunesse, diversité, envie de construire du neuf, et des initiatives en préparation

 

 

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Le calendrier  :

A partir du 1er décembre, le programme L’Avenir en commun sera en vente dans toutes les librairies au prix de 3 euros.

Pour le diffuser largement, dans tout le pays des points de vente du programme seront organisés le week-end du 10 et 11 décembre. Sur les marchés, sur les places, avec du papier cadeau et du café, allons toutes et tous dans la rue pour populariser nos idées et convaincre encore de nouvelles personnes !

  • sur La Rochelle deux initiatives en gestation :

- le samedi 10 décembre place de la caille

- le dimanche 11 décembre sur le marché de la Pallice

  • A Perigny, c'est le 9 décembre que les insoumis seront au contact de la population

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Mon dossier : La Rochelle insoumise

2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 15:04
30 novembre : la France insoumise rochelaise prépare les législatives
30 novembre : la France insoumise rochelaise prépare les législatives
30 novembre : la France insoumise rochelaise prépare les législatives
30 novembre : la France insoumise rochelaise prépare les législatives
30 novembre : la France insoumise rochelaise prépare les législatives

L'assemblée des insoumis de la 1ère circonscription de Charente Maritime s'est tenue ce soir à La Rochelle.
Une trentaine de participants, des excusés, une ambiance chaleureuse, une ouverture d'esprit fruit de la diversité des participants qui donne ou redonne envie de faire de la politique au sens noble.
Un vivier de candidats hommes/femmes s'est constitué avec 5 volontaires dans la salle + 1 directement en ligne sur le site
Un mandataire financier et un binôme de direction de campagne choisis....
La France insoumise se met en ordre de campagne dans les territoires : deux élections (présidentielles/législatives) pour une seule campagne avec un seul programme " L'AVENIR EN COMMUN "

 

Source : le blog de J.L. Mélenchon

Cette assemblée de circonscription, comme celle qui se sont tenues le 30 novembre dans toute la France, sont les premières du genre pour le mouvement « La France insoumise ». Jusqu’ici, les insoumis se sont réunis seulement par « groupe d’appuis » à une échelle plus petite d’un village ou d’un quartier, d’une rue ou d’un groupe de copains. Ce cadre des groupes d'appuis reste le cadre de base de la campagne. C’est la condition pour pouvoir accueillir chacun dans un cadre souple et bienveillant. Chacun peut rejoindre un groupe d’appui ou en créer un autre. Donc, les réunions de circonscription visent uniquement à permettre la rencontre et la discussion sur la préparation des élections législatives. C’est la première étape avec une réunion par circonscription prévu le même jour, le 30 novembre, à la même heure, dans toute la France. Un dispositif a permis à tous les insoumis, membres ou non d’un groupe d’appui, d’être informés de la tenue de la réunion dans leur circonscription. Rien que la préparation de tout cela a demandé beaucoup d’énergie et de temps de travail, je vous le garantis.

 

Ces réunions ont discuté du profil des candidats les plus appropriés pour notre campagne locale. Elles ont proposé, ou pas, des volontaires pour se présenter en notre nom. Avec cette méthode, les réunions ont identifié donc ce que l’on appelle un « vivier de candidatures », à parité homme/femme. Les réunions ont aussi pu alerter le dispositif national si on n’a pas de candidature localement ou s’il est estimé que la circonscription mérite une candidature identifiée par une lutte en particulier ou une cause nationale. Et cela soit pour tenir compte d’enjeux locaux soit pour aider à former l’équipe nationale des élus. En parallèle, chaque insoumise et insoumis a pu proposer sa candidature par un formulaire en ligne. À ce jour, plus de 860 candidatures sont enregistrées.

 

Point positif : il y a déjà le double de candidatures masculines dont nous en avons besoin pour présenter un homme dans la moitié des circonscriptions. Je le mentionne pour ceux qui prétendaient que « Mélenchon ne trouvera jamais assez de candidats ». Point négatif : nous avons besoin de beaucoup plus de candidates. Il n’y en a que 160 actuellement. Mais la France insoumise appliquera strictement la parité dans les candidats titulaires avec autant de femmes que d’hommes. C’est une exigence politique politique, humaine et juridique. Sans compter l’absurdité qu’il y a subir des sanctions financières, comme le prévoit la loi, si on ne présente pas un ensemble paritaire au niveau national. Les candidatures seront closes le 9 décembre. Donc chacun et surtout chacune a encore le temps de se manifester. Quoi qu’il en soit, le nombre d’hommes candidats montre déjà que tous les postulants ne pourront être candidats titulaires. Mais entre les suppléants, les directeurs de campagne, les mandataires financiers et les militants de la campagne, toute l’énergie mise à disposition par ces candidatures trouvera à bien s’employer, j’en suis certain !

 

Après la tenue des assemblées de circonscription, un comité électoral national établira une proposition nationale de répartition des candidatures à partir des propositions locales. Son but est simple, même si son travail ne le sera pas : assurer notre présence partout, veiller à la parité constatée au plan national, donner à voir les insoumissions et luttes sociales, écologiques et démocratiques. Ce comité électoral national sera composé de membres de l’équipe de campagne nationale, de représentants des espaces associés à la campagne (espace politique, espace des luttes…) et de représentants tirés au sort parmi les initiateurs de groupes d’appui. En fin de processus, les insoumis valideront par un vote la proposition qui leur aura été faite. Puis nous mettrons en place toute sorte d’outils pour aider les candidats et leurs équipes à mener campagne.

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Mon dossier : La Rochelle insoumise

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 09:28
Programme de la France Insoumise 2017 " L’avenir en commun "

En vente pour 3 € dès le 1er décembre dans toutes les librairies !

 

-

Voici le programme de la France Insoumise pour les présidentielles et législatives 2017 " L’avenir en commun "

Il a été adopté lors de la convention de Lille des 15 et 16 octobre.

Programme de la France Insoumise 2017 " L’avenir en commun "
  • Pour lire en ligne ou télécharger le programme " L’avenir en commun ", cliquez ICI ou ci-dessous
  • et... continuez à signer sur  jlm2017.fr, à rejoindre le groupe d’appui le plus près de chez vous.... ou en créer un sur groupe d'appui .

 

 

- Pour ceux qui veulent comparer....

L’Humain d’abord était le programme du Front de Gauche et de son candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, pour l’élection présidentielle puis les élections législatives de 2012.

Programme de la France Insoumise 2017 " L’avenir en commun "
  • Pour lire en ligne ou télécharger le programme "L’Humain d’abord", cliquez ICI ou ci-dessous

 

-PCF-FDG / France Insoumise : des convergences programmatiques réelles

 

Programme de la France Insoumise 2017 " L’avenir en commun "

Je publie ci-dessous une note réalisée par Jean-Paul Duparc, qui revient sur ce qui les convergences et divergences réelles, au-delà des postures, entre le programme de la France Insoumise, dans l’état actuel de sa rédaction, et le pacte d’engagement formulé par le PCF.

 

  • " Une réflexion d’économie politique sur les programmes mérite mieux que ça ! " (Jean-Paul Duparc)

Pour lire la suite... c'est ICI

 

Conclusions de  Jean-Paul Duparc

Si il y a bien un travail à accomplir pour décrypter les convergences et divergences entre les propositions de la France Insoumise et les 7 axes du PCF, ce travail reste à faire et la note de nos « économistes communistes » l’obscurcit plus qu’il ne le fait avancer, par son parti pris idéologique qui la sur-détermine.

 

On citera ici un travail ici, certes partiel, accomplit par Samy Johsua, qui ne tait pas le manque d’anticapitalisme du programme de la FI, mais aboutit à une toute autre conclusion que nos « économistes communistes » : « Les débats entamés ici ne doivent pas tromper. Avenir en Commun fournit une bonne base pour l’affirmation d’une perspective de rupture avec les politiques passées des gouvernements successifs. De rupture plus généralement avec le néo-libéralisme autoritaire et guerrier. Certaines questions difficiles et de la plus haute importance comme la question européenne y sont à mes yeux très correctement abordées. Et de toutes manières, trouver un texte qui satisfasse en tout point toutes les fractions de la gauche radicale n’est pas chose aisée. Raison de plus de poursuivre le débat sur ce qui mérite de l’être ».

 

Pour en savoir plus :
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Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Programme de la France insoumise : Réponse à la Commission économique du PCF

Programme de la France Insoumise 2017 " L’avenir en commun "
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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 09:25
Les militants communistes décident de soutenir Jean-Luc Mélenchon.... une bonne nouvelle ! Mais...

ils ne renoncent pas à une alliance avec le PS !

 

Les militants du PCF ont fait à une courte majorité (53,6%) le choix d’un soutien à Jean-Luc Mélenchon. Ils ont donc infirmé la décision de la récente Conférence nationale.

Mais le vote de ce week-end ne mettra pas pour autant fin à toute incertitude. La direction communiste n’a cessé de répéter que toute décision prise, quelle qu’elle soit, pourrait être revue en janvier prochain, dans l’hypothèse d’une nouvelle distribution des forces, du côté socialiste notamment.

Cette semaine encore, une tribune publiée dans l'Humanité par la présidente du Conseil national, Isabelle d’Almeida, relativisait en ce sens le choix défendu par elle d’un soutien au leader de la France insoumise. Et la direction communiste avec Olivier Dartigolles a pris bien soin de participer à la rencontre organisée par Martine Aubry pour relancer une dynamique de rassemblement de toute la gauche.

Écartée officiellement, l’alliance avec une partie de la mouvance socialiste n’est donc pas exclue de façon absolue, d’autant que plusieurs de ceux qui plaidaient pour l’option purement communiste ne cachent pas leur attirance pour une solution évoquant plus ou moins feue la « gauche plurielle ».

 

Source : PCF Paris le 26 novembre 2016

Résultat du vote des communistes pour 2017 : 53,6 % pour l'option 1, des communistes unis pour faire grandir le rassemblement

 

Suite à la Conférence nationale du 5 novembre, les 120.000 membres du Parti communiste français étaient invités à poursuivre le débat engagé sur leur choix pour les échéances électorales de 2017. Ils l'ont fait sur la base de l'analyse des développements de la situation politique, de la résolution adoptée par la Conférence nationale et des deux options qui étaient soumis à leur vote pour l'élection présidentielle. La discussion des communistes a confirmé l'inquiétude et la lucidité partagées devant la montée des dangers de droite, d'extrême-droite et de populismes rétrogrades, et aiguisé la conscience des responsabilités qui sont les nôtres pour ouvrir un nouveau chemin d'espoir.


Des dizaines de milliers de communistes ont activement participé à cette consultation dans un état d'esprit respectueux et de grande responsabilité, faisant honneur à la vie démocratique de leur parti et de la vie politique nationale. Ils ont largement exprimé leur volonté de sortir unis et rassemblés de cette consultation pour mener les batailles cruciales qui nous attendent.


Sur les 56 365 cotisants à jour de leurs cotisations et pouvant donc participer au vote, 40.937, soit 72% des inscrits, ont voté ces 24, 25 et 26 novembre.


Plus de 92 % ont adopté la résolution stratégique « Uni-e-s pour l'humain d'abord, les communistes en campagne », qui fixe le cap général de nos batailles pour 2017 : porter un pacte d'engagements pour la France à même de sortir notre pays de la crise dans laquelle il est plongé ; construire le rassemblement de toutes les forces disponibles pour un nouveau pacte de majorité à gauche alternatif à l'austérité ; présenter dans toutes les circonscriptions de France des candidat-e-s capables de porter ce projet et cette démarche de rassemblement.


Sur le choix présidentiel, 53, 60 % des exprimés ont voté pour l'option 1, qui devient de ce fait la décision du Parti communiste Français, et 46,40 % ont voté pour l'option 2. Le comité exécutif national appelle donc l'ensemble des communistes à se rassembler autour du choix majoritairement validé.


Les votes et les débats sur ces deux options ont été partagés. Quels qu'aient été leurs choix, l'unité des communistes est désormais indispensable. Elle est nécessaire pour permettre une mise en œuvre efficace de nos combats. Pour être forte, cette unité doit se faire dans le respect du choix majoritaire, de tous les communistes, du débat qui a lieu, des convictions et des questionnements qu'il a exprimés.


C'est dans cet état d'esprit que le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, et l'ensemble du comité exécutif national, s'engageront au service du choix démocratiquement effectué.


Le choix 1 retenu par la majorité des votants est celui d'une campagne communiste autonome appelant à voter Jean-Luc Mélenchon, « considérant qu'un rassemblement peut s'opérer avec cette candidature et qu'elle porte une grande partie des propositions de la gauche alternative à l'austérité ». Ce choix indique également que « les communistes poursuivront leurs efforts pour une candidature commune, porteront cet appel en conservant leur autonomie, critique et constructive, travailleront à un cadre collectif de campagne élargi afin d'oeuvrer à la construction d'un rassemblement le plus large possible ».


Le Conseil national du PCF se réunira le jeudi 1er décembre pour prendre toutes les décisions nécessaires à la mise en œuvre offensive de ce choix : porter sans attendre nos propositions dans le débat national, prendre de nouvelles initiatives de rassemblement en mettant notre choix de candidature au service de cette démarche, impulser notre campagne et la désignation de nos candidat-e-s pour les législatives.


Le Comité exécutif national invite dès à présent tous les communistes à amplifier le travail sur les élections législatives, la désignation des candidat-e-s - ainsi que la désignation des chefs de file pour les élections sénatoriales - et la construction des rassemblements nécessaires. Le 14 janvier 2017, le Conseil national validera les candidatures présentées ou soutenues par le PCF à ces élections.


Le Comité exécutif national remercie tous les secrétaires départementaux, tous les conseils départementaux, les secrétaires de sections pour l'organisation du vote qui s'est déroulé dans de très bonnes conditions. Il félicite tous les communistes pour la qualité du débat mené. Aujourd'hui, le choix des communistes nous engage. Soyons ensemble pour le mettre en œuvre.

 

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Pour en savoir plus : PCF, radiographie d’un vote militant

Les militants communistes ont voté. À une majorité modeste, ils ont choisi le soutien à Jean-Luc Mélenchon, mais le résultat global dissimule d’importantes inégalités. Comment comprendre les évolutions internes du monde militant ? Regard sur un vote éclaté… ICI

 

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La réaction de Jean Luc Mélenchon à ce vote

Source : facebook le 28 novembre 2016

Je remercie les adhérents du Parti Communiste français pour leur vote franc et clair en faveur de ma candidature à l’élection présidentielle de 2017. Je suis heureux de retrouver dans le combat commun tant de ces femmes et ces hommes qui sont au cœur de toutes les luttes sociales de notre pays. Je ressens comme un honneur le soin qu’ils me confient de nouveau de marcher en tête de cordée.


Je sais de quel intense débat ce vote est le résultat. Je sais que les points de vue en présence jouissaient d’une égale cohérence et dignité. Je veux donc féliciter les communistes pour leur capacité à l’avoir mené et conclu franchement.


J’ai compris que le PCF souhaitait mener une campagne autonome et que son adhésion à ma candidature ne signifiais pas une demande d’’intégration au cadre large de « La France insoumise ». J’en donne acte aux communistes. Cela me convient parfaitement. Je me mets à leur disposition ainsi que toute notre équipe de campagne pour entendre les propositions de partage du travail à accomplir dans la rude campagne qui nous attend.


Ensemble nous aurons, chacun par nos moyens, la tache de convaincre le grand nombre de se rassembler. Nous lui proposons le bulletin de vote pour ouvrir un chemin nouveau. Je veux dire à tous que je crois la victoire possible. Je sais que nous sommes capables de fédérer les aspirations de notre peuple. Autour du programme « L’avenir en commun », nous pouvons libérer les réserves inouïes de l’implication populaire. Et toute la force de notre volonté de mettre un terme aux prédations sur l’être humain et la nature que contient la finance de notre temps.

 

Pour en savoir encore plus :
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Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- le Parti de Gauche : une bonne nouvelle

- Le PCF derrière Mélenchon : un scrutin serré pour un choix décisif

- Les militants communistes décident de soutenir Jean-Luc Mélenchon (contre l'avis des cadres du parti)

- le parti de Gauche : Jean-Luc Mélenchon plus que jamais la seule alternative aux libéraux

- André Chassaigne tout en lucidité et honnêteté...

- Quelle place pour les partenaires de la France insoumise ?

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 09:34
"la France insoumise" vue de la Rochelle !

Sources : par E. DURAND

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Petite présentation sympa de notre mouvement, "la France insoumise" vue de la Rochelle !
Avec :

- Yhlem Dekkiche (Groupe d'appui de Lagord) ;

- Patrick Job (Groupe d'appui de Perigny) ;

- , Eric Durand (Groupe d'appui de La Rochelle)

en direct sur Web-Tv-Info.

 

-Tout y passe :

- les insoumis c'est quoi ?
- le programme "L'AVENIR EN COMMUN"...

- le fonctionnement de la France Insoumise...
- les finances, notre candidat aux présidentielles, les législatives....
pas de questions tabou

 

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 09:20
Pierre Laurent (PCF) confirme son "choix présidentiel" en faveur de J.L. Mélenchon.... MAIS, au PCF le débat dérape contre Mélenchon... !

Rien ne nous sera épargné par François Cocq !

 

- Alors que les militants communistes sont appelés à se prononcer cette semaine sur la candidature soutenue par leur parti à l’élection présidentielle ;

- Alors que près de 8 000 communistes sont signataires de leur appel pour un Front commun en 2017 dans un cadre unitaire et pluraliste de campagne, avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon et le mouvement France insoumise ;

- Au moment ou partout en France se tiennent des assemblées des signataires qui permettent, en acte, la convergence sur le terrain pour les présidentielles et les législatives ;

- Au moment ou Pierre Laurent (PCF) confirme son "choix présidentiel" en faveur de J.L. Mélenchon (voir ci dessous extrait du blog de Pierre Laurent) [1] ;

voilà qu’un organe du PCF (et pas des moindre), sa commission économique, excusez du peu, met en circulation un document à charge à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon et du programme de la France Insoumise intitulé : « Le programme de la France Insoumise : des choixcontraires à ce pourquoi nous combattons ».

 

A charge donc car le document en question ne constitue pas un cadre d’analyse pour la discussion mais rien moins qu’un pugilat à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon présenté comme l’adversaire de classe à abattre.

  • Que cherche le PCF en créant de tels amalgames ? N’a-t-il pas lui-même été victime de ce procédé grossier quand des médias ou la fine fleur du PS assimilaient encore récemment ses positions à celles de l’extrême-droite ? N’avons-nous pas eu de cesse, les uns et les autres, de nous élever contre ces façons de faire pour se les voir aujourd’hui infligées par des personnages de notre propre camp ? Les coupables de ces propos se frappent eux-mêmes d’ignominie et doivent savoir que celle-ci ne leur sera pas pardonnée.
  • Pourquoi d’ailleurs ce document est-il mis en circulation aujourd’hui ?
  • Que les auteurs ne l’ont-ils pas fait avant, dans la phase de construction publique du projet l’Avenir en commun, s’ils avaient effectivement des choses à dire ?
  • L’objectif était-il de nuire ou de co-construire ? La réponse est dans la question.

 

A ce stade, on en est conduit à s’interroger sur qui tire dans le dos de qui quand toutes les dernières enquêtes d’opinion et plus encore les retours de nos compatriotes confirment que Jean-Luc Mélenchon est le candidat de notre camp le mieux placé pour atteindre le second tour. Si l’objectif réaffirmé en boucle par les communistes était réellement de battre la droite et l’extrême-droite, ils se saisiraient du levier incomparable que constituent Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise et leur ancrage dans le mouvement populaire, et apporteraient leur contribution qui serait non négligeable à cette dynamique. A tout le moins pourrait-on espérer qu’ils ne cherchent pas à la briser. Tandis que nous ferraillons de notre côté contre la droite, le texte émis par le PCF à travers sa commission économie constitue pourtant une agression incompréhensible et injustifiée.

 

Pierre Laurent (PCF) confirme son "choix présidentiel" en faveur de J.L. Mélenchon.... MAIS, au PCF le débat dérape contre Mélenchon... !

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Et pendant ce temps là, Pierre Laurent (PCF) confirme son "choix présidentiel" en faveur de J.L. Mélenchon....[1]

Sources : Le blog de Pierre Laurent par Pierre Laurent

..." Comme chacun d’entre nous, après la conférence nationale, j’ai continué à peser le pour ou le contre de telle ou telle option. Je confirme aujourd’hui le choix que j’ai exprimé lors de notre conférence dans une intervention que chacun peut d’ailleurs consulter ou réécouter. Et cela pour quatre raisons :

  • La première tient à la nature de l’option n°1 soumise au choix des communistes. Pour moi, le sens de cette option est de plus en plus clair : non pas se rallier mais lancer sans tarder une grande campagne communiste autonome, porteuse de nos propositions et de notre ambition de rassemblement, appelant à voter Jean-Luc Mélenchon au nom de ces objectifs. Cette option est celle, dans le moment présent, la mieux à même de nous mettre en position de jouer notre rôle : être un maillon fort au service du rassemblement, une force visible, utile pour gagner les constructions majoritaires indispensables. Face au paysage plein de dangers qui se met en place, je conçois l’appel à voter Jean-Luc Mélenchon non pas comme un aboutissement de nos efforts, mais comme un levier, un appel pour pousser plus loin le travail de rassemblement vers un front social, politique et citoyen.

 

  • La seconde tient aux évolutions de la situation. L’élection de Donald Trump aux Etats-Unis, comme la déclaration de candidature d’Emmanuel Macron, dans des registres pourtant apparemment totalement opposés, montrent la capacité des forces néo-libérales à canaliser l’offre électorale en leur faveur, en captant à leur profit la critique et même le rejet du système. La colère populaire est détournée pour tromper les électeurs sur les causes réelles de la faillite du système. La finance et la mondialisation capitaliste sont exonérées alors qu’elles sont le coeur et l’organisation du système.

 

Pour permettre aux Français d’échapper à ce piège, nous devons construire la possibilité d’un véritable choix pour les électeurs, c’est à dire une candidature tout à la fois porteuse de résistance et d’un projet répondant à leurs attentes, et porté par un arc de rassemblement suffisamment crédible à leurs yeux. C’est ainsi que nous serons alors le vote utile pour le peuple. C’est sur cette seconde dimension essentielle que risque de buter, à notre corps défendant, une candidature communiste. Je crois donc plus fécond de conjuguer dans un même mouvement un appel à voter Jean-Luc Mélenchon, et notre potentiel d’idées et d’initiatives propres pour pousser notre projet alternatif au libéralisme et notre démarche démocratique.

 

  • En troisième lieu, des camarades estiment que l’on peut régler cette contradiction, en accompagnant la candidature communiste de la possibilité de son retrait. Mais le retrait s’effectuerait au profit de qui ? Jean-Luc Mélenchon ou une candidature encore improbable à cette heure issue d’une primaire socialiste que François Hollande est pour le moment en train d’entraîner par le fond ? Là encore, je pense qu’il y a mieux à faire en engageant tout de suite nos forces dans une nouvelle étape, qui identifie les obstacles rencontrés mais pour continuer autrement à les dépasser.

 

  • Enfin, me questionne-t-on : comment faire puisqu’il n’y aurait pas de contrepartie à notre appel à voter Jean-Luc Mélenchon ? Si toute avancée est évidemment souhaitable, notamment pour débattre du projet commun, acter la pluralité de cette campagne et non le seul cadre trop étroit et rigide de la France insoumise, alors quelles meilleures garanties pouvons nous nous donner ? Justement celle de notre totale liberté de campagne et notre engagement immédiat dans les constructions les plus rassembleuses possibles dans chaque circonscription législative. Ces garanties ne dépendent que de nous. Et j’ai la conviction que, mises en œuvre, elles rencontreront l’envie de constructions partagées de très nombreux citoyens et forces aujourd’hui l’arme au pied. Ce choix serait sans nul doute mis à notre crédit pour le rassemblement dans les élections législatives.

 

Voilà mon sentiment, renforcé aujourd’hui par la teneur de nos débats, par les échanges d’arguments et par les évolutions déjà intervenues. Les communistes vont choisir, librement. Et leur choix majoritaire sera dès lors notre choix commun. J’aurai, loyalement et sincèrement, donné mon point de vue dans un débat démocratique que certains média jugent incongru alors qu’il est pour nous une liberté et une fierté. Quel que soit le résultat, notre route restera commune sur le chemin du rassemblement. En votant à plus de 90 % la résolution de notre conférence nationale, c’est ce qu’ont voulu signifier les délégués à cette conférence. Je serai demain au service de notre unité, sans laquelle rien ne sera possible, pour poursuivre dans cette voie. Tous les communistes, avec l’opinion qu’ils auront exprimée dans cette consultation, devront être pour cela respectés et rassemblés à l’issue de ce débat et de ce vote ".

 

Pour en savoir plus :
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Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- le pouvoir aux Peuples ! 8 000 Communistes avec J.L. Mélenchon

- Quand le débat au PCF dérape contre J.L. Mélenchon

- Dans « peuple communiste » il y a peuple par Raquel Garrido

- Il est temps de faire campagne !

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