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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 15:16
Élections : Voter « utile », c'est se laisser manipuler !

Voter nécessaire... c'est construire son avenir !

 

« Les gens doivent être détournés vers des buts inoffensifs. Il faut les noyer sous une masse d'informations qui ne leur laisse pas le temps de réfléchir. Il faut les persuader qu'ils sont incapables de provoquer des changements, il faut les convaincre que la révolte entraîne toujours le pire. Il faut les faire voter de temps à autre, leur donner l'illusion de décider, l'illusion nécessaire. » Walter Lippmann (penseur et commentateur politique américain)

 

Sources : Abdessata Klai | le 19 mars 2017

- A 40 jours du premier tour de la présidentielle en France, le vote utile est le refrain servi par les médias à la longueur de la journée  pour servir Emmanuel Macron !

Plusieurs ténors socialistes, ceux qu’on appelle les éléphants, ont choisi de soutenir Emmanuel Macron plutôt que le candidat désigné par leur propre parti. L’ancien maire de Paris Bertrand Delanoë s'est justifié mercredi en disant vouloir « donner le maximum de force au premier tour au candidat qui peut battre Mme Le Pen ». Le ministre Jean-Yves le Drian devrait bientôt suivre. Et le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone choisira lui aussi de voter Macron « dès le premier tour » s’il « estime que la démocratie est en danger et que c’est la seule alternative ».

 

Comme ces trois-là, d’autres socialistes qui ne se retrouvent pas dans le projet et la campagne de Benoît Hamon pourraient faire de même. Avec un argument présenté comme irréfutable : Macron serait le plus à même de se qualifier au second tour de l’élection présidentielle et d’y battre Marine le Pen - la présence de la dirigeante frontiste à ce stade étant donnée pour acquise.

 

Depuis le 21-Avril 2002 et l’élimination de Lionel Jospin dès le premier tour de la présidentielle, les socialistes ont pris l’habitude d’appeler les électeurs de gauche au « vote utile » avec ce message subliminal : « Ne gaspillez pas votre voix au premier tour pour un petit candidat. » La montée du Front national et ses scores de plus en plus élevés aux scrutins intermédiaires ont depuis changé la donne. La notion de « vote utile » a elle aussi évolué. Pour les électeurs de gauche, la question est désormais d’éviter un duel droite - extrême droite. Ce nouveau « vote utile » profite aujourd'hui à Macron.

 

C’est donc aussi la première fois que la notion jusqu’alors mortifère du « vote utile » peut se retourner contre ses utilisateurs patentés. Et si le vote utile à gauche était cette fois un vote qui permet de remettre les pendules à l’heure ? Et si remettre les pendules à l’heure revenait à stopper radicalement une logique de renoncement à gauche engagée depuis plus de trente ans ? Or aucun socialiste en place ne peut incarner ce renoncement. Mélenchon a plus d’arguments pour le faire.

 

 

- C’est quoi le vote utile ?

Dans une élection, on appelle « vote utile » un vote que l'on considère comme le plus efficace pour vaincre un candidat que l'on ne souhaite pas voir élire. Il ne tient pas nécessairement compte des convictions politiques profondes des électeurs. C'est une tendance que l'on rencontre chez une partie des électeurs dans les systèmes où règne un bipartisme de fait. Les électeurs ne votent pas pour le courant politique le plus proche de leur sensibilité, mais pour le parti dominant le plus à même de battre le parti adverse dont ils redoutent l'élection.

 

 

 

- Pourquoi l'argument du vote utile porte-t-il atteinte au principe même de la démocratie, c’est à dire à la souveraineté du peuple ?

  • Tout d’abord, si vote utile il y a, alors de fait existe un vote inutile. Or, en démocratie où le peuple est souverain, il n’existe pas de vote inutile, il n’existe que des idées exprimant une idéologie synthétisées dans un programme politique, porté par une candidate ou un candidat commun d’un appareil politique. Et au risque de choquer les esprits socialistes, une démocratie qui préconise le vote « utile », est-ce encore une « réelle démocratie maintenant » ? Et puis peut-on encore parler de parti de « gauche » pour le parti socialiste ? On peut crier, s’indigner de la misère du monde et des pouvoirs des dictatures reconnues en place, au moins elles ont « le mérite » de porter leur nom sans mauvais jeux de mots.

 

  • Un concept vicieux. Par conséquent, « l’utile » ne renvoie pas à une quelconque « utilité », mais à la peur. Le concept de vote utile est un instrument vicieux, habilement manié par un seul parti politique. Pour un citoyen, il est d’usage de dire que l’instrumentalisation de le peur à des fins politiques est un moyen de développer et de maintenir la non implication citoyenne dans les choix politiques.

 

  • Les électeurs ne doivent pas endosser cette responsabilité. Au lieu d’analyser les causes de l’échec, la peur de l’échec est maintenue en faisant peser sur les électeurs une responsabilité qu’ils ne peuvent supporter ; il s’agit en effet de faire croire à certains électeurs que, si Macron ne gagne pas les élections, ils devront en porter la responsabilité et la culpabilité associée.

 

 

Seulement, en démocratie, le peuple est souverain, c’est à dire qu’il décide son représentant par le vote ; pour cela, les partis politiques ont le devoir d’annoncer clairement leur intentions en matière de gouvernance. Si ces intentions sont jugés mauvaises et non conformes aux intérêts du plus grand nombre, le peuple a le droit de ne pas voter pour celle ou celui qui les défend.

 

  • La manipulation des instituts de sondage. Voter utile, c’est obéir aux instituts de sondages qui n’ont aucune légitimité et aucune objectivité pour nommer ceux qui sont les mieux placés pour gagner. Les instituts de sondages instaurent un cadre normatif qui empêche la démocratie de s’exprimer, qui préfère simplifier celle-ci à un bipartisme quitte à laisser bon nombre d’électeurs dans le désarroi.

 

Le vote utile est un vote instrumentalisé qui repose sur la peur et qui assomme le peuple car il l’invite à culpabiliser en cas de nouvel échec du parti manipulateur. La classe médiatique dominante ainsi que les instituts de sondages usent de ce concept de vote utile pour simplifier le débat démocratique mais aussi par refus de changement.

 

 

- Voter, ce n'est pas « donner sa voix à... », C’est choisir un candidat

La notion de « vote utile » renvoie directement aux insuffisances d'un système électoral à deux tours pour représenter les préférences des citoyens. Le vote « utile » est un obstacle au véritable changement : c'est bien pour ça qu'il est mis en avant par ceux qui ne veulent rien changer ou juste changer un peu mais pas trop (les « raisonnables » comme ils disent).

 

 

Laissons le libre choix aux électeurs en leur demandant de voter, en leur âme et conscience, au plus près de ce qu'ils pensent meilleur pour leur pays et pour les citoyens, que l'on respecte l'idéal démocratique. Voter, ce n'est pas « donner sa voix à... », C’est choisir un candidat. Le vote utile est vraiment inutile et un vrai danger pour les démocraties.

 

Si nous votons utile aujourd’hui, qu’est-ce que ce sera la prochaine fois ? Le vote « forcé », le vote « qui rend service », le vote « opportun », le vote « profitable » ?

 

Walter Lippmann écrivait : « Il faut les faire voter de temps à autre, leur donner l'illusion de décider, l'illusion nécessaire. »

« Qui peut croire que c'est le vote utile ?

Pas utile aux enseignants, pas utile à celui qui a travaillé dur, pas utile à celle qui travaille dans un hôpital… utile à qui donc ? »

 

Élections : Voter « utile », c'est se laisser manipuler !
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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 09:22
Francis Parny : ne nous laissons pas voler notre vote !

Danger FN, être au deuxième tour, vote utile … les faux prétextes ne manquent pas pour tenter de nous détourner de nos convictions. Soyons fiers de nos choix et portons-les jusqu’au bout. La démocratie en sortira victorieuse.

 

Sources : Le site du Parti de Gauche Midi-Pyrénées membre du CN du PCF | le 04 mars 2017

Dans les personnes que je rencontre et qui, il est vrai, ne se situent pas vraiment à droite, je sens une sympathie énorme et grandissante en faveur de Jean-Luc Mélenchon. Les indications de divers instituts confirment cette tendance. Il est « le plus représentatif de la gauche » le plus « honnête » etc… Son programme est jugé « le plus cohérent » et tout le monde reconnait qu’il est chiffré. Son argumentation démontrant que la retraite à 60 ans avec 40 trimestres de cotisations serait financée par les cotisations que génèreraient la seule égalité salariale, à compétence égale, entre les femmes et les hommes est jugée « imparable ».

 

Et pourtant parmi toutes ces personnes avec qui je parle et qui sont « séduites » par ce candidat, certaines ne voteront pas pour lui.

 

 

- Comment expliquer ce phénomène ?

Les petites histoires à faire peur

La politique devrait être un grand débat public, contradictoire et interactif, permettant à chacune et chacun de choisir le projet de société le plus conforme à ses souhaits et le candidat qui le porte. La suite ne serait qu’une formalité logique qui consisterait à voter pour ce choix en fonction de « ses convictions intimes ».

 

Mais de la même façon que l’on raconte aux petits enfants des histoires pour leur faire peur afin qu’ils choisissent toujours le « bien » contre le « mal », voici que de doctes conseilleurs essayent de nous entrainer vers l’abandon de notre choix.

 

 

- Le Front national monsieur !

« Le seul vrai danger – le mal – c’est le FN. Il sera au 2ème tour nous vous l’assurons ».

 

Qui l’assure ? Au nom de quel défaitisme, de quel renoncement à convaincre ? Personne ne le sait mais cette affirmation veut vous obliger à abandonner notre choix au bénéfice d’alliances sans fondement commun véritable.

 

Mais enfin, quelle est la raison de la montée du FN ?

Je ne trouve pas de meilleur jugement sur cette question que celui d’Egard Morin il y a quelques mois. Il disait que face au front national il ne sert à rien de se rassembler pour crier « No Passaran ». Ce qu’il faut, tout simplement, disait-il, c’est proposer une autre voie.

 

Il s’agit bien de cela. Toute poursuite de la politique libérale menée depuis plus de 15 ans par la droite ou par le parti socialiste avec les conséquences désastreuses qu’elle entraine pour notre pays et pour le plus grand nombre conduit au renforcement du FN. Seule une orientation politique nouvelle, « une autre voie », proposée avec la garantie qu’elle sera enfin appliquée parce que celles et ceux qui la portent ont rompus avec ceux qui ont gouverné, peut redonner espoir en la politique et empêcher les aventures.

 

 

- Le deuxième tour monsieur !

Le nécessité d’être au second tour rendrai obligatoire l’union à « gauche ». L’alliance de deux candidats crédités chacun de 13 à 14 % des intentions de vote permettrait d’être au second tour ?

 

Mais depuis quand ces chiffres s’additionnent-t-ils ?

Souvenez-vous d’Arlette Laguillier et d’Olivier Besancenot recueillant chacun 5 % d’intention de vote et s’alliant dans la perspective d’un somptueux 10% pour faire finalement … 5 % ensemble.

 

Aux régionales, les listes FDG/EELV on fait péniblement le score du FDG tout seul cinq ans auparavant.

 

Les chiffres concernant Benoit Hamon ne cessent de descendre. Où sont les intentions de vote des écologistes après le ralliement de Yannick Jadot.

 

 

- Et Emanuel Macron direz-vous ?

Mais l’augmentation annoncée dans les sondages n’a rien à voir avec le ralliement de François Bayrou. Sa candidature est une candidature attrape tout, elle rassemble ceux et celles qui à droite ne veulent pas de Fillon et à gauche celles et ceux qui veulent éliminer Fillon et le Pen au risque de voter pour la même politique que celle de Hollande.

 

La réalité c’est que les électeurs et les électrices ne sont pas dupes des alliances. Ils savent reconnaître quand il s’agit de se fixer un objectif commun d’intérêt général et lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des partis.

 

 

- Seul le retrait de la candidature de Benoit Hamon serait utile à la gauche

Il est curieux d’ailleurs que ceux qui proposent l’union la proposent toujours en faveur du maintien de la candidature de Benoit Hamon. Après le mandat de François Hollande il est pourtant clair qu’un candidat socialiste ne peut gagner. Et quant aux intentions de vote, celle de ce candidat sont deux fois inférieures aux suffrages qui ont permis aux socialistes de gagner en 2012.

 

Benoit Hamon est ainsi un candidat de la régression à gauche et comme tout le monde le constate il n’est même pas en mesure de rassembler son parti. Pourquoi pourrait-il rassembler toute la gauche ? Et s’il s’agit de la gauche de « rupture », quel candidat mieux que Jean-Luc Mélenchon pourrait l’incarner. Vraiment si le positionnement « à gauche » de Benoit Hamon est sincère il devrait se désister pour Jean-Luc Mélenchon.

 

 

- Macron c’est Tancrède

Le plus désespérant dans cette Vème République c’est qu’elle a fait entrer le venin de sa perversité dans la réflexion même des citoyennes et des citoyens qui se déterminent souvent en fonction du pronostic qu’ils font sur la personnalité de celui qui sera le mieux à même de s’opposer victorieusement à celle ou celui dont ils ne veulent pas.

 

Ils et elles se soumettent ainsi aux faiseurs d’opinion qui sont les puissants de cette société et à la dictature des sondages qui ont pourtant montré leur nullité dans les récentes consultations internationales.

 

Beaucoup de nos concitoyen-ne-s acceptent d’abandonner ainsi leurs « convictions profondes » pour un calcul inexact et improductif. Et pourtant si dans l’isoloir ils abandonnent leurs idées ils n’ont aucune chance de les retrouver à la sortie du bureau de vote.

 

Le phénomène actuel autour de la candidature Macron est révélateur de cette perversité.

 

Je ne pense pas aux ralliements des éléphants socialistes. Ceux-ci ne font que reconnaître l’inspirateur et le continuateur de la politique libérale poursuivie par François Hollande qui, tel Tancrède dans le film de Visconti sur la fin de l’aristocratie sicilienne, affirme qu’il faut tout changer pour mieux ne rien changer.

 

Je pense en réalité aux personnes qui se laissent séduire par Emanuel Macron en tant que potentiel vainqueur et qui acceptent un programme dont certains commentateurs ont dit qu’il était celui du CAC 40.

 

 

- Retrouver le goût de la démocratie

En refusant d’affirmer notre point de vue, nous contribuons à la défaite idéologique des valeurs que nous voulons défendre. Mettre de côté notre opinion est déjà une victoire de l’extrême droite.

 

La candidature de Jean-Luc Mélenchon et la campagne menée autour fait confiance à l’intelligence de nous tous et de nous toutes. Elle invite à se prononcer pour un projet cohérent permettant de sortir de toute les crises, économique, sociale, écologique et politique.

 

Elle le fait au-delà des partis, dans le cadre de « la France insoumise » pour dépasser le monde des alliances afin de promouvoir celui du rassemblement populaire.

 

Le discours de Lyon a mis en lumière que ce projet propose une véritable révolution culturelle en s’appuyant sur les savoirs, leur partage, la création et l’innovation, le tout par l’engagement et au service du plus grand nombre.

 

L’engagement en politique n’est pas un pronostic. C’est la volonté de convaincre et de faire gagner le projet auquel on croit.

Francis Parny : ne nous laissons pas voler notre vote !
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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 20:58
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république

 

- 7 Mars : les insoumis acteurs et solidaires de la mobilisation syndicale des hospitaliers place de Verdun de La Rochelle.

Les insoumis rochelais sont sur le terrain pour la VIe république avec leurs candidats (Yhlem Dekkiche et Cédric Ruffié) pour les législatives sur la 1ère circonscription de Charente Maritime et présentent les propositions sur la santé de " L'AVENIR EN COMMUN "

Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république

- 8-9-11 et 12 Mars : la France insoumise fait son marché

8-9-11-12 mars 4 jours de mobilisation des insoumis rochelais (25 militantes et militants sur le terrain) pour la VIe république et la manifestation nationale du 18 mars ! Un bilan plus que satisfaisant : des inscrits pour Paris, 31 programmes " L'AVENIR EN COMMUN " vendus, de nouveaux insoumis, un groupe d'appui " jeunes rochelais insoumis avec JLM2017 " en cours de constitution... !

Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république

- 18 Mars... Pourquoi aller à Paris manifester pour une VIe république ?

- Pour s'inscrire à la marche, c'est ici : https://18mars2017.fr/

Sur le terrain, les insoumis rochelais préparent la marche du 18 mars pour la VIe république
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 18:43
Crise de la candidature Fillon et crise de la 5ème république

Ce que montre cette crise, c’est l’inanité d’un système où tout est suspendu au sort d’un politicien transformé par les primaires en deux ex machina. Que ce champion s’effondre, et tout est fini.

 

Sources : LeGrandSoir par Bruno Guigue

On peut comprendre la colère des électeurs de droite, frustrés d’une représentation digne de ce nom lors d’une compétition majeure. Mais ce danger systémique est la rançon d’un régime qui fait du scrutin présidentiel la clé de voûte des institutions. Si elle lâche, tout s’effondre. Depuis la fondation de la Vème République, la vie politique a été mise en orbite autour de l’élection suprême. La compétition élyséenne en constitue l’alpha et l’oméga. L’instauration du quinquennat a accentué cette tendance, en faisant dépendre l’issue des élections législatives du verdict présidentiel.

 

Ce dispositif institutionnel taillé sur mesure pour le général de Gaulle fonctionne désormais à rebours de son projet initial. Destiné à souder la nation autour d’un chef élu par le peuple, il dépossède ce dernier en dévitalisant le débat démocratique. Emmanuel Macron est à la fois le théoricien et le bénéficiaire de cette politique de la terre brûlée qui évacue scrupuleusement la politique (au sens noble du terme) du débat électoral. Complètement artificielle, calquée sur les tempos instantanés et les codes débilitants de la télévision, la personnalisation du scrutin relègue les programmes au second plan. Les candidats sont lancés sur le marché comme des savonnettes, la confrontation dégénère en coups tordus, l’obsession du « buzz » supplante le débat d’idées. Le résultat final, c’est qu’on a un cheval de cirque à la place d’un cheval de course.

 

On pointe à juste titre la vacuité de cette joute électorale, on peste contre la débilité de ce Barnum politicien, mais on oublie généralement de souligner l’américanisation qui en est la cause. Au lieu de confronter des projets incarnés par des forces sociales organisées, la compétition présidentielle met aux prises des compétiteurs sans envergure, des bateleurs rodés à la « com » qui font des moulinets avec leurs bras en débitant des banalités. Si les électeurs sont dépolitisés, inutile de se demander pourquoi ! La crise de la politique est entretenue par le débat politique lui-même, soigneusement vidé de sa substance par les professionnels du décervelage.

 

Cette dégénérescence de la démocratie en bouffonnerie est d’autant plus nocive qu’elle s’accompagne d’un autre phénomène. C’est l’emprise des milieux financiers sur les médias de masse, phénomène qui semble avoir désormais atteint son maximum historique ! Dans un pays où neuf milliardaires possèdent la quasi-totalité des organes de presse, la délibération démocratique est au mieux une illusion consolatrice, au pire une vaste fumisterie. Naïfs, nous croyons que nous choisissons nos dirigeants et que ce choix est transparent. Mais deux idées fausses ne feront jamais une idée vraie. Et ce qui est sûr, c’est que cette double illusion est indispensable à la perpétuation de l’oligarchie.

 

La promotion d’Emmanuel Macron sur les décombres d’un fillonisme faisandé illustre à merveille ce poids des structures. La candidature du père Noël des possédants ayant explosé en plein vol, la caste lui a aussitôt trouvé un substitut. L’insoutenable légèreté de ce candidat à programme variable tient lieu de boussole d’une élection dont le résultat est programmé d’avance. La mine réjouie du jeune banquier d’affaires, très fier d’avoir gagné deux millions d’euros en deux mois en montant une OPA pour Nestlé, orne les couvertures des magazines, M. Bourdin lui sert copieusement la soupe sur BFM, et « Le Monde » fait sa campagne grâce aux subventions publiques. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes de l’oligarchie. Contrôlant les médias qui formatent l’opinion, elle préside à une foire d’empoigne électorale qui distraira le bon peuple et ne lui réservera aucune mauvaise surprise.

 

 

- Raisons de plus pour participer à la marche nationale pour la 6e République samedi 18 mars prochain : 14h à Paris

 

 

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Pour :


 

Crise de la candidature Fillon et crise de la 5ème république
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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 17:05
Hamon/Mélenchon : l'accord était impossible... sauf... !

Si les électeurs ont en général la mémoire courte, nombre d'entre eux n’oublient pas qu’ Hamon est l’heureux héritier du bilan Hollande, qu'il est le complice de la Loi Travail, de la Loi Macron, auxquelles il s’est opposé bien mollement.

Mais il est surtout responsable, alors au gouvernement, du vote du traité budgétaire européen (TSCG) en 2012 et du CICE (40 milliards offerts gracieusement au MEDEF sans contrepartie).

Erreur de jeunesse diront certains ! Dont acte ! Regardons y néanmoins de plus près !

Quelle crédibilité, quels moyens possède Benoît Hamon candidat président pour mettre en œuvre, aujourd’hui, une politique de justice sociale après avoir été ministre d’un gouvernement qui l’a niée en bloc ?

 

Sources : E. DURAND  et  le blog d'Olivier Tonneau

-

L'ambition de Benoit Hamon n'est pas d'accéder au pouvoir !

La tâche que lui a confié Hollande et le PS est d'empêcher l'émergence d'une force politique à la gauche du PS en capacité de prendre le pouvoir pour remettre en cause la politique qu'il met en œuvre en France et défend à l'échelle européenne : le sociallibéralisme.

 

A cette fin, en 2017, il sert, comme c'était déjà le cas en 2012 de " protection du flanc gauche ". En effet Hamon, déclarait déjà au Figaro en 2012, parlant de Hollande : « On lui assure un flanc gauche qui évite que certains électeurs se tournent vers Mélenchon ». Ce qui était vrai hier l'est encore aujourd'hui, non pas pour protéger Hollande, mais pour protéger le PS.

  • Ainsi, soit il arrive à rassembler les écologistes (qui eux aussi ne voient pas d'un bon œil émerger une force de gauche remettant en cause, entre autre, leur approche européenne) et la France Insoumise sous la bannière d'un PS dominant et..... in fine c'est, la même politique qui continue avec au passage une France insoumise totalement discréditée  ;
  • Soit il n'y arrive pas, les présidentielles sont perdues, et le PS même en lambeau se présente comme la seule force capable de rassembler contre l'extrême droite.... et la droite extrême constituant un socle pour se reconstruire et au passage la France insoumise est mise à l'index pour responsable de la défaite  ;
  • Dans ce dernier schéma Hollande et la direction du PS sacrifient définitivement Hamon et le PS au profit du tandem Macron/Bayrou rejoint par la partie la plus à droite du PS dans la perspective d’un second tour Macron – Fillon...... et le tour est joué au service de la même politique !

Dans les deux cas, toute perspective de transformation sociale pourrait être perdue à long terme. Voilà l'enjeu de la manœuvre Hollande/Hamon/Macron leur permettant d'atteindre par une autre voie l'objectif qu'ils s'étaient fixé dans le cadre de la primaire dite "de la gauche " mais que la France Insoumise a réussi a déjouer en n'y participant pas !

 

 

-

Benoit Hamon n'a pas les moyens de mener une autre politique que celle de Hollande et de la majorité du PS

Si Benoit Hamon comptait que le PS s’épure de lui-même (vers Macron) pour pouvoir garder le logo sans les personnages, avec l'alliance Macron/Bayrou, c’est partiellement raté. Ceux-là même qui comptaient rejoindre Macron sont donc pour l'essentiel désormais assignés à résidence.

 

Enferré dans l’héritage du quinquennat et incapable de trancher et de rompre avec les politiques passée et ses dépositaires, Benoît Hamon va donc devoir gérer en plus l’effet rebond de l’ossification de l’appareil du PS autour de sa candidature. Plus que jamais le PS va être appelé à apparaître en tant que tel pour reconstituer des frontières. Et donc à s’immobiliser sur la politique passée car incapable de recréer la moindre dynamique populaire sur d'autres choix.

 

Benoit Hamon invite au rassemblement de la gauche, sous la forme d’une « majorité parlementaire » qu’il appelle Mélenchon et Jadot à constituer. Cette proposition est louche pour plusieurs raisons.

  • La première, rappelée par J.L. Mélenchon dans sa réponse, est que Hamon, candidat du PS, n’est pas pour autant secrétaire du parti. Il n’a donc pas le contrôle des investitures aux élections législatives, qui sont pour la plupart déjà décidées. Or si la primaire a confirmé que les sympathisants socialistes tendent à gauche, le parti tend à droite : ces candidats, investis sous l'oeil de Cambadélis sont majoritairement à la droite du PS et NE PERMETTRONT PAS L'ÉMERGENCE D'UNE AUTRE POLITIQUE QUE CELLE MENÉE SOUS LE QUINQUENNAT HOLLANDE. Qu’attendre de parlementaires nommés Valls, El Kohmri, Vallaud-Belkacem et consort ?
  • La seconde est que Benoit Hamon ne maitrise pas le Parti Socialiste, la motion B à laquelle il s'est rallié n'a obtenu que 29% au congrès du PS de juin 2015 à Poitiers (le courant qu'incarne Benoit Hamon est minoritaire au sein des parlementaires du PS).
  • Les pseudo " frondeurs " n'ont au maximum rassemblé autour d'eux qu'une cinquantaine de députés.... sur 577...... ça ne fait pas une majorité !

 

- Il serait par exemple incongru d’appeler à voter pour un candidat à la présidentielle dont le parti réinvesti, pour les législatives, les mêmes députés qui sont aujourd'hui majoritaires à l’Assemblée nationale, en faisant croire qu’ils voteront demain l’inverse que ce qu’ils ont voté depuis cinq ans.

- Alors que l'encre de l'accord Hamon/Jadot n'est pas encore sèche qu'il est déjà remis en cause par les pontes du PS, c’est pourtant ce que Hamon, Jadot et d'autres proposent à la France Insoumise et son candidat Jean-Luc Mélenchon au nom du " rassemblement de la gauche " sans se poser la question de " pour faire quoi et avec quelle majorité ? ".

- C'est pourtant ce que certains persistent à vouloir nous imposer à coup de pétitions et autres initiatives publiques en gestation !

 

 

Un fait mérite d’être souligné !

  • Après avoir prêché pendant des mois la loyauté et le rassemblement, le PS voit des députés, des ministres rallier ou être tentés de rallier le duo Macron/Bayrou. Or nous n'avons entendu aucun cacique appeler à ce qu’un tel ralliement soit sanctionné d’une exclusion du PS ou d’une déchéance de l’investiture. Sur la lancée d’une dynamique née d’une éventuelle victoire d’Hamon, le PS ferait donc élire des partisans de Macron aux législatives !
  • On ne saurait mieux se mettre en situation d’impuissance : être un président sans majorité. Qu’en pense Hamon ? Rien - mais son porte-parole Guillaume Balas balaie ces questions d'un revers de main avant de se faire accusateur : " se les poser, ce serait empêcher le rassemblement ".
  • Il faut pourtant être bien naïf pour ne pas s’inquiéter de l’attitude de la majorité du PS face à son candidat...... et tout observateur de la chose politique ou tout être humain échaudé par l'épisode de " mon adversaire c'est la Finance " comprendra qu'avant de s'engager il convient, comme l'a fait J.L. Mélenchon d'exiger des garanties de Benoit Hamon pour que cela ne constitue pas un nouveau coup de poignard dans le dos !
  • D'ailleurs l'accord Hamon/EELV (en vérité PS/EELV) en est le témoignage criant car typique des accords Verts-PS tels que signés depuis 1997 : des formules alambiquées qui cachent le fait que le PS ne compte pas mettre en œuvre ce qu'il signe. Il n'engage que ceux qui croient encore aux promesses en l'absence de rapport de force. Il permettra peut-être à EELV où ce qu'il en restera à la sortie de cette séquence de garder un nombre plus que réduit de députés mais sûrement pas de quoi constituer un groupe. Visiblement les leçons du passé ne sont pas tirées.

 

 

-

Ce n'est donc pas une question " d'égo, de personne " contrairement à ce que certains s'évertuent à vouloir nous faire croire, mais une question éminemment politique !

    L’appel à une majorité parlementaire de Hamon est louche pour une autre raison : si le PS était de gauche, cette majorité parlementaire serait déjà à l’œuvre !

     

    Et pourtant, a t-on entendu Benoit Hamon émettre un désaccord, protester, quand, le 11 janvier 2017 le groupe des sénateurs PS à voté la non abrogation de la Loi El Khomri !  NON ! Benoit Hamon a-t-il désavoué les 99 sénateurs/trices PS qui ont voté contre l'abrogation de la loi travail  El Khomri le 11/01/17 ? La réponse, est NON !

     

    Pendant toute la durée du quinquennat, Mélenchon n’a eu de cesse d’appeler les députés PS à faire bloc avec les écologistes et le Front de Gauche pour voter contre le gouvernement. Le président n’aurait alors eu d’autre choix que de nommer un premier ministre qui aurait eu le soutien de la majorité, ministre choisi sur sa gauche : Hamon ou Montebourg, par exemple. Jamais les députés PS n’ont rompu les rangs, se contentant d’abstentions qui ne remettaient rien en cause.

    • Leur complaisance a été particulièrement évidente lorsque le gouvernement usa du 49.3. Les prétendus frondeurs n’ont jamais envisagé de voter une motion de censure, et se sont justifiés de leur dérobade par un seul argument : faire tomber le gouvernement, c’était remettre la droite au pouvoir.
    • Bien que tous les journaux aient entériné cet argument, il est totalement faux.
    • L’argument suppose que la censure du gouvernement entraînerait mécaniquement la dissolution de l’Assemblée Nationale et donc des élections législatives que la droite aurait gagnées.
    • Or ce n’est pas ce que prescrit l’article 50 de la Constitution : en cas de motion de censure, le premier ministre démissionne et le président doit en nommer un autre, qui forme un nouveau gouvernement.
    • Si les frondeurs avaient censuré le gouvernement, ils auraient tout simplement contraint Hollande à nommer l’un d’eux premier ministre, pour qu’il forme un gouvernement auquel la majorité parlementaire aurait accordé sa confiance.

     

    D'ailleurs les vents contraires ont commencé a souffler sur les promesses d'Hamon qui s'il n'y prend garde pourraient rapidement ressembler à un certain discours du Bourget :

    • Hamon veut " relancer l'Europe " alors que la France doit s'extraire des traités européens & adopter la stratégie prédéfinie planA/ planB ;
    • Hamon veut sortir à terme du nucléaire et atteindre 100% d'énergie renouvelable à l'horizon 2050..... et pour ça continue la construction de l’epr de Flamanville
    • Hamon annonçait vouloir abroger la Loi travail..... On oublie vite que Myriam El Khomri dans le 18ème et Manuel Valls à Evry  sont candidats aux législatives. Cela signifie que la ministre de la Loi Travail, et le 1er ministre du 49-3 se présentent en promettant – via Hamon – d’abroger la Loi Travail et le 49-3, ce qui se traduit aujourd'hui, résultat de cette situation par la promesse d'une "nouvelle loi travail " !
    Hamon/Mélenchon : l'accord était impossible... sauf... !

    -

    Dans ce contexte, l'issue ne pouvait pas être autre !

    COMMUNIQUE de Jean-Luc Mélenchon : "J’ai rencontré Benoît Hamon vendredi soir. Longuement et sereinement nous avons fait l’examen de la situation. Nous avons fait le tour de nos convergences et de nos divergences.... À cinquante jours du premier tour, il n’est pas possible de régler la différence qui par exemple nous sépare sur la question essentielle de l’Europe...."...

     

     

    -

    Conclusion : la mobilisation populaire est la seule issue pour écrire un autre scénario

    Cela fait quatre ans que Benoit Hamon pouvait s’atteler à « tourner la page » et réorienter le gouvernement vers la gauche. Il n’en a jamais rien fait ; il ne s’est livré qu’à quelques déclarations médiatiques, assorties d’abstentions sans conséquence, pour construire une crédibilité de gauche dont il recueille aujourd’hui les fruits. C’est bien joué - un beau bluff. Mais nous aurions bien tort de tomber dans le panneau.

     

    Bien sûr, un gentil Benoit Hamon qui propose de raser gratis avec le revenu universel, promet de renverser la forteresse néolibérale qu’est l’Union Européenne sans douleur ni violence ni éclats de voix, c’est plus agréable qu’un Jean-Luc Mélenchon qui appelle à la révolution citoyenne. Mais il faut voir les choses en face : nous ne vivons pas une époque agréable et les épreuves qui nous attendent ne seront pas une partie de campagne. Il n’y a pas de solution de facilité.

     

    En ces temps extrêmes, c’est la radicalité, et même la promesse de lendemains difficiles (qui imagine que nos adversaires de classe nous laisseraient faire sans réactions politiques, économiques...), qui devraient être les marques de la crédibilité.

     

    • Hamon minoritaire dans son parti n'a pas de majorité pour mettre en œuvre une autre politique que celle mise en pratique par le PS depuis 5 ans !
    • Hamon/Mélenchon : l'accord était impossible... sauf si B. Hamon avait voulu s'affranchir du PS et travailler à rassembler le peuple !
    • En restant dans le giron du PS..... il ne rassemblera rien ! Ni le PS, ni le peuple !
    • Ce n'est pas nouveau :  " Avec des socialistes peut-être... avec le PS non ! "

     

     

    En définitive, notre responsabilité est donc (comme nous y appelle Jean-Luc Mélenchon : de convaincre cette moitié des Français qui n’a pas encore fait de choix de vote. Dans les cités et les entreprises, à la ville et dans le monde rural, par le débat et la formation mutuelle, faisons de cette élection un moment victorieux de mobilisation et d’adhésion à un projet construit..... c’est ce peuple que nous voulons fédérer contre l’oligarchie qui tient tous les pouvoirs. 

     

    Pour en savoir plus :
    -
    Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

    - Congrès du PS : les motions A, B, C et D par le menu

    - Congrès du PS : "majorité absolue" pour la motion de Jean-Christophe Cambadélis, les frondeurs devront s'en contenter

    - Benoit Hamon: chronique d’un renoncement annoncé

    - Chronique d’un rendez-vous manqué !

    - Hamon : Bas les masques !

    - Accord Hamon-Jadot : un accord de dupes

    - Présidentielle: des députés de l'aile droite du PS rejettent l'accord Hamon-Jadot

    - Alliance Bayrou-Macron : à qui gagne perd

    - Tribune : L’unité de la gauche est-elle un mirage ? Par Philippe Légé

    - Le PS à la manœuvre : le vote futile des idiots utiles

    Hamon/Mélenchon : l'accord était impossible... sauf... !
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    26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 22:27
    Montage AFP

    Montage AFP

    Maintenant place au programme !

     

    COMMUNIQUÉ de Jean-Luc Mélenchon

     

     

    J’ai rencontré Benoît Hamon vendredi soir. Longuement et sereinement nous avons fait l’examen de la situation. Nous avons fait le tour de nos convergences et de nos divergences.

     

    À cinquante jours du premier tour, il n’est pas possible de régler la différence qui par exemple nous sépare sur la question essentielle de l’Europe.

     

    Je n’ai pas été surpris qu’il me confirme sa candidature et il ne l’a pas été que je lui confirme la mienne. Nous sommes convenus d’un code de respect mutuel dans la campagne.

     

    Plus que jamais, la tâche de la "France insoumise " et de ses alliés est de convaincre cette moitié des Français qui n’a pas encore fait de choix de vote. Dans les cités et les entreprises, à la ville et dans le monde rural, par le débat et la formation mutuelle, faisons de cette élection un moment victorieux de mobilisation et d’adhésion à un projet construit : « L'Avenir en commun ».

     

    Paris le 26 février 2016 à 21h30

     

    Pour en savoir plus :
    -
    Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

    - le Parti de Gauche : Le PEN/Fillon/Macron : Le « bon », la brute et le « truand »

    Jean-Luc Mélenchon communique.... La tâche de la France insoumise est de convaincre
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    25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 09:15
    Liste des garanties que Benoit Hamon refuse de donner à Jean-Luc Mélenchon

    Sources : Pour tout vous dire

    En meeting à Blois, le 21 février 2017, Benoit Hamon a justifié son refus de toute négociation avec jean-Luc Mélenchon au prétexte que ce dernier avait fait des « propositions rendues publiques dont on sait que l'autre ne peut pas les accepter. »

     

    Outre le fait que Benoit Hamon semble reprocher la publicité, la transparence vis à vis des électeurs, de la démarche de Jean-Luc Mélenchon,  Benoit Hamon s’est bien gardé d’énoncer ces propositions et d’expliquer au public POURQUOI il ne pouvait accepter les garanties que Jean-Luc Mélenchon, dans sa lettre du 17 février, lui demande pour engager une démarche de rassemblement.

     

    Voilà la liste des " exigences " posées par Jean-Luc Mélenchon, que Benoît Hamon dit qu’il « ne peut pas accepter » sans jamais les énoncer clairement … et donc qu’il REFUSE (Refuser [définition Larousse] ne pas accepter ce qui est offert, proposé par quelqu'un) catégoriquement.

     

     

    -

    A vous de juger !

    • Hamon refuse qu’il n’y ait  « aucun accord ni à la présidentielle ni aux législatives avec Emmanuel Macron et son mouvement.  » (Que Benoit Hamon refuse cette exigence s’explique car il a annoncé qu’il « discutera avec E. Macron " s'il est de gauche » )
    • Hamon refuse la mise à l’écart lors des prochaines élections notamment des ministres du Gouvernement qui a imposé cette «loi-travail» à coup de 49/3. (Que Benoit Hamon refuse cette exigence s’explique par le Fait que le PS a déjà décidé et imposé à son candidat une liste des candidats aux législatives 2017 comprenant une large majorité des députés godillots qui ont voté toutes les lois scélérates du quinquennat Hollande)
    • Hamon refuse la convocation d’une assemblée constituante dans les trois premiers mois de la nouvelle mandature
    • Hamon refuse l’augmentation du SMIC, des minima sociaux. l’échelle des salaires limitée de un à vingt, d'abroger le CICE et la loi travail.
    • Hamon refuse l’instauration de la sécurité sociale intégrale, le retour aux 35 heures réelle comme à la retraite à 60 ans avec 40 annuités.
    • Hamon refuse la sortie du nucléaire et le passage au cent pour cent d’énergies renouvelables.
    • Hamon refuse la récupération de l’autonomie économique de notre pays avec l’annonce du retrait de la signature de la France de l’accord CETA
    • Hamon refuse la consultation du peuple sur le CETA,
    • Hamon refuse l’arrêt immédiat de l’application des directives européennes mettant en cause les services publics de notre pays
    • Hamon refuse le passage au plan B SI échec des discussions avec nos partenaires UE pour mettre fin à la politique des traités budgétaires
    • Hamon refuse l’indépendance de notre pays vis-à-vis de l’OTAN et le retour à une politique pour la paix et de désarmement dans le monde.

     

    Si par le plus grand des hasards, dans les médias ou en meeting, Benoit Hamon affirmait qu’il soutient une de ces propositions, nous serions alors en droit :

    • de lui demander pourquoi il a refusé ces propositions lorsque c’était Jean-Luc Mélenchon qui les faisait.
    • de lui demander par quel miracle soudain, il soutient ces propositions qu’il ne pouvait accepter le 21 février 2017 ?
    •  de considérer qu’il ment volontairement aux électeurs, depuis le 18 février, en prétendant que c’est Jean-Luc Mélenchon qui va faire perdre « la Gauche »

     

    Pour en savoir plus :
    -
    Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

    - Hamon pour le PS, Mélenchon pour le pays !

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    22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 08:25
    Marche nationale pour la 6e République samedi 18 mars prochain : 14h à Paris

    Lettre de Jean-Luc Mélenchon à chaque insoumis, insoumise...

     

    Chère insoumise, cher insoumis

     

    Notre campagne confirme sa dynamique. J’en suis heureux pour nous tous qui la faisons vivre par nos efforts personnels. Le succès de notre double meeting de Lyon et Paris le 5 février a été une étape remarquablement franchie grâce au dévouement de tous. Depuis, les signatures d’appuis se comptent par milliers sur le site jlm2017.fr. Nous franchirons sous peu le seuil des 250 000 insoumis fédérés en un an de campagne !

     

    Notre campagne ne vaut que par les idées qu’elle porte et qu’elle fait vivre aux yeux de tous ! Chaque étape de notre action doit permettre de mettre en valeur un des thèmes essentiels de notre programme. Notre plan de marche prévoit que la prochaine étape soit une démonstration de masse ! C’est le sens de l’appel à une marche nationale pour la 6e République. Elle aura lieu le samedi 18 mars prochain à 14h à Paris, de la Place de la Bastille à la Place de la République. Je la conclurai par un discours place de la République ! L’idée est de mettre en scène la nécessité d’une refondation de notre République et notre volonté d’y parvenir par nos votes à l’élection présidentielle.

     

    L’issue de cette élection présidentielle est plus imprévisible que jamais. Qui pensait que ni M. Hollande, ni M. Valls, ni M. Juppé, ni M. Sarkozy ne parviendraient à y être candidats ? Ils ont été emportés par la puissante vague « dégagiste » qui traverse notre pays. On nous annonce un deuxième tour écrit d’avance entre Mme Le Pen et M. Fillon. Ou d’autres combinaisons hasardeuses. Tout cela me parait tout aussi illusoire. La colère populaire et la justice pourrait bien encore tout balayer devant elles. Notre responsabilité est donc bien engagée. Le deuxième tour de l’élection présidentielle n’est pas hors de notre portée. Il faut être prêt. Et d’abord prêts à gouverner notre pays. Pour cela, continuons d’ouvrir notre chemin. La clef c’est notre programme qui propose à tous les Français un Avenir en commun plutôt que le chacun pour soi, l’indifférence sociale et écologique, la guerre ethnique ou sociale. Le 19 février nous en avons donné le chiffrage au cours de cinq heures d’émission en direct sur ma chaine YouTube en interaction avec qui le voudra par le biais des réseaux sociaux. Toute notre équipe a été sur le pont pour répondre aux questions des internautes et des journalistes.

     

    • Puis la semaine suivante je serai accueilli par « l’émission politique » sur France 2…
    • Vous êtes ainsi appelés à prendre la part que vous choisirez dans ces épisodes.

     

    Mais le 18 mars, je veux vous convaincre de donner tout votre appui à l’effort prévu. Soyons des dizaines de milliers dans la rue pour dire notre volonté d’une assemblée constituante pour construire la 6e République démocratique, sociale, écologique dont la France a besoin. Soyons le plus nombreux possible pour rendre incontournable l’exigence du coup de balai démocratique dans la campagne présidentielle. Montrons que nous ne voulons plus que la politique économique et sociale soit décidée par le MEDEF, les actionnaires ou les diktats de la Commission européenne, que la politique écologique soit soumise au bon vouloir des lobbies. L’exigence de démocratie réelle peut fédérer largement ! Proposons autour de nous un changement pacifique et déterminé.

     

    La réussite du 18 mars dépend donc très directement de chacun et chacune d’entre nous. Vous trouverez sur le site jlm2017.fr tous les éléments nécessaires pour mobiliser autour de vous : tracts, affiches, visuels pour les réseaux sociaux etc.

     

    Un système de transports collectifs est mis en place nationalement. Il permettra à tous ceux qui le souhaitent de converger vers Paris. Inscrivez-vous, invitez vos amis, vérifiez que vos proches qui veulent venir ont pensé à s’inscrire.

     

    Le 18 mars peut marquer l’histoire politique du pays. C’est la condition de notre succès en avril et mai prochains. Je vous donne rendez-vous à la Bastille !

     

    Fidèlement insoumis,

     

    Jean-Luc Mélenchon

     

     

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    20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 09:27

    Hausse des salaires, relance par l'investissement, création de plus de 3 millions d'emplois en un quinquennat... Jean-Luc Mélenchon entouré de l'équipe économique en charge du programme a consacré plusieurs heures à détailler le financement de notre programme "L'Avenir en commun" à l'occasion d'une émission spéciale diffusée sur notre chaine YouTube.

     

     

    - Extraits de l'émission spéciale chiffrage du programme " L'Avenir en commun "

    La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
    La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
    La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
    La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
    La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
    La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
    La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
    La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
    La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
    La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
    La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »

     

    - Pour visionner l'intégralité de l'émission spéciale chiffrage du programme

     

    -

    Synthèse du chiffrage du programme de la France Insoumise

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    18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 19:10

    -Préparation active de jour sur les marchés et lieux de vie.... comme de nuit vers les salariés du grand port !

    17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
    17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
    17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
    17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
    17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
    17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
    17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
    17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
    17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
    17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
    17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
    17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise

     

    -

    Le succès de la participation

    Le 2 décembre 2016 pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise ce sont 90 rochelais qui avaient fait le déplacement.

     

    Aujourd'hui, ce sont prés de 300 personnes en provenance de toute la Charente Maritime (dont 250 originaire du grand La Rochelle). Ils viennent, pour nombre d'entre eux, pour la première fois rencontrer la France Insoumise, ce mouvement citoyen, outil politique au service du rassemblement du peuple. (Pour mémoire, lors de la campagne des présidentielles de 2012, la meilleure initiative publique organisée dans le cadre du Front de Gauche à la Salle de Rompsay le 13 mars 2012 n'avait rassemblé que 76 personnes).

     

    Ils se retrouvent dans cette initiative hors des démarches d'intérêts partisans, autour d'un programme " L'AVENIR EN COMMUN " en soutien à celui qui le porte aux présidentielles, J.L. Mélenchon, et, aux législatives avec les candidats de la France Insoumise pour les 5 circonscriptions de Charente Maritime.

     

    -

    Présentation des candidat(e)s à la députation pour les cinq circonscriptions de Charente Maritime

    • Nombre d'entre eux n'ont jamais fait de politique, n'ont jamais été encartés ;
    • Certains d'entre eux ne votaient pas ou n'étaient pas inscrits sur les listes électorales ;
    • Ils et elles sont majoritairement jeunes ;
    • Ils, elles sont précaires, enseignants, prof de danse, infirmier, retraité, aidant familial, salariés du public et du privé..... ;
    • Ils, elles vivent comme vous et moi ;
    • Ils, elles représentent la France qui n'est plus représentée dans les institutions alors que majoritaire.... elle est le peuple...
    17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
    • Nos candidats de gauche à droite au 1er rang :

    Yhlem Dekkiche (S) : 1ére circonscription ; Maud Assila (T) : 2éme circonscription

    • Nos candidats de gauche à droite au 2éme rang :

    Tony Launay (S) : 4éme circonscription ; Lucie Kirchner (T) : 4éme circonscription ; Cédric Ruffié (T) : 1ére circonscription ; Christophe Geffré (S) : 2éme circonscription ; Geoffrey Lebreton Perez (T) : 5iéme circonscription

    17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
    • Nos candidats de gauche à droite :

    Cédric Ruffié (T) : 1ére circonscriptionGeoffrey Lebreton Perez (T) : 5iéme circonscription ; Maud Assila (T) : 2éme circonscription ; Maryvonne Filipovitch (S) : 3iéme circonscription ; Lucie Kirchner (T) : 4éme circonscription

     

    - Le succès du débat citoyen

    C'est dans une assemblées studieuse que nos concitoyens sont venus pour prendre la parole, débattre, mais aussi écouter, comprendre et pouvoir ensuite partager, populariser nos propositions.... être acteurs de la construction de leur avenir.

     

    Rien n'est laissé de côté sous l'impulsion, la coordination, mais aussi les explications et la pédagogie de Charlotte Girard  coordinatrice (avec Jacques Généreux) de la rédaction du programme de la France insoumise " L'AVENIR EN COMMUN ".

     

    Pas de politique politicienne !

    • Ici on ne parle pas des déboires de F. Fillon avec  ses emplois fictifs, ni ceux de M. Le Pen sur le même sujet !
    • Ici on ne parle pas des gesticulations de E. Macron, ni des problèmes de B. Hamon pour tenter de " rassembler la gauche " !
    • On ne parle pas non plus du PCF, la journaliste de Sud-Ouest[1] s'en chargeant dans le compte rendu d'un entretien donné le jour même complétement déconnecté de la discussion qu'elle eut avec les candidats de la France Insoumise et Charlotte Girard

     

    Ici on parle des enjeux de sociétés, de la vie de nos concitoyens !

    Les citoyens prennent la parole quand on leur en donne les moyens... la preuve !

    C'est sous forme d'ateliers thématiques autour des 4 urgences (climatique, démocratique, sociale, pour la paix) et des rapports de ces ateliers que le débat s'est engagé.

     

    La question de la VIe République et de la constituante furent aussi au cœur du débat qui s'est poursuivi tard dans la soirée se terminant dans la convivialité autour d"un buffet.

    17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
    17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
    17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
    17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
    17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise

    -Interview de Charlotte Girard par WEBTVINFO en présence des candidats aux législatives sur les 5 circonscriptions de Charente Maritime

     

    -

    Des dates à retenir :

    17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise
    17 février : grand succès de la 2éme rencontre rochelaise avec la France insoumise

    Note :

    [1] Marie-Claude ARISTÉGUI : " Nous ne sommes pas mélenchonistes " Sud-Ouest 18 février 2017

     

    Pour en savoir plus :
    -
    Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

    - Mon dossier : La Rochelle insoumise

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    18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 09:04
    Montage AFP

    Montage AFP

    À Strasbourg (voir vidéo du discours : https://youtu.be/_9Grnn1f24k) j'ai proposé à Benoît Hamon un rendez-vous la semaine prochaine. Mon intention est de faire cesser la partie de cache-cache qui dure depuis son investiture. Dès le lendemain il a pris contact, enfin. Je lui parlerai aujourd'hui. Pour faciliter la conversation et lui donner un cadre clair, j'ai résumé ma position dans une lettre. Dans la mesure où a immédiatement commencé une communication qui n'est pas de mon fait, je la publie ici pour que nul ne l'ignore.
    Je ne pratiquerai aucune diplomatie secrète. Je n'ai rien à marchander.
    Mon souhait est que Hamon continue a se rapprocher de nos positions et qu'il rompe pour de bon avec le système du PS et du gouvernement. Pour discuter, je demande des garanties. Sinon mieux vaut en rester là. Car à 70 jours du premier tour, ma priorité est à la diffusion discussion du programme «L'Avenir en commun» pour convaincre et entraîner. Ce dimanche, soyez au rendez vous du chiffrage du programme sur ma chaîne YouTube ( https://youtu.be/T7b67QCjibc).
     

    Sources : page Facebook de J.L. Mélenchon le 17 février 217

     

    Bonjour Benoît,

     

    Lors de mon meeting à Strasbourg, j’ai pris l’initiative de te proposer publiquement une rencontre. J’ai proposé la fin de la semaine prochaine compte tenu des rudes obligations de mon calendrier. Tu avais dit que tu me contacterais dès ton investiture. Mais tu n’en as pas eu le temps. Il en résultait un harcèlement de questions exclusivement sur ce thème de la part des médias et il devenait difficile de s’épargner le ridicule d’une situation qui semblait bloquée. Or, elle ne l’est pas de mon fait. J’ai rencontré avec grand plaisir Yannick Jadot à Strasbourg et je te verrai de même. Demain nous allons échanger une première fois, de vive voix.

     

    Pour faciliter notre échange, je voudrai résumer ici ce que j’ai dit sur le sujet à Strasbourg et au cours de divers entretiens.

     

    Ton investiture a exprimé un net désaveu de la politique du quinquennat. Non seulement du point de vue de ton programme mais aussi du fait de la rude sanction qu’a subie le Premier ministre emblématique de cette période qu’est Manuel Valls. À présent tu proposes une convergence de nos forces dans les élections présidentielles et législatives. Je ne crois pas un instant qu’elles puissent s’ajouter sans que de très sérieuses garanties ait été données. Au contraire, des accords d’appareils pourraient bien, hélas, démoraliser et désorganiser ce qui a été rassemblé de part et d’autre.

     

    Voyons ce que nous pouvons faire d’utile. Nous sommes bien d’accord que la présidentielle et les législatives sont étroitement liées. Dans ces conditions parlons-nous avec sérieux, sincérité et loyauté à l’égard de notre peuple pour éclairer la décision et le choix qu’il va faire.

     

    Tu as dit que tu ne faisais aucun préalable même de ta propre candidature. C’est une attitude positive. Mais tu as aussi déclaré qu’en toute hypothèse il y aura un bulletin de vote à ton nom le 23 avril 2017. Que devons-nous retenir ? Nous proposes-tu une candidature unique à l’élection présidentielle ?

     

    En toute hypothèse, il s’agit d’être prêt à convaincre à entraîner et à gouverner. Cela nécessite confiance et cohérence. Sans que cela soit attaché à ta personne ni à ton talent il est évident que dans les sondages ta candidature reste à un niveau extrêmement bas par rapport aux scores traditionnels du PS. C’est cela le bilan de ce quinquennat. Le PS dont tu es le candidat n’est plus en mesure de fédérer les français. Tout est à reconstruire dans notre pays. Veux-tu t’atteler à cette tâche ? Un accord à l’ancienne ne le pourra jamais. D’autant que le quinquennat de François Hollande a montré quel usage un candidat du PS pouvait faire de ses engagements les plus solennels. Je te fais de bon cœur crédit de ta bonne foi. Mais nous ne pouvons avoir la naïveté de te croire sur parole alors même que tu es et reste le candidat d’un parti et d’élus majoritairement hostiles à l’orientation que tu défends. Il est donc légitime et honnête que nous te demandions des garanties politiques précises sur ton engagement à rompre avec le quinquennat et son bilan. Comment sans cela parler de quoi que ce soit avec confiance ?

     

    La première garantie concerne le périmètre de la convergence. Nous ne voulons aucun accord ni à la présidentielle ni aux législatives avec Emmanuel Macron et son mouvement. Pour nous, ce que l’on connait du programme d’Emmanuel Macron est purement et simplement la poursuite ou le durcissement de la politique mise en œuvre par François Hollande

     

    La seconde garantie concerne ta propre volonté d’assumer la rupture avec la politique du quinquennat et donc l’engagement clair à en abolir les mesures emblématique c’est-à-dire essentiellement la loi El Khomri, le CICE et l’état d’urgence permanent. Cela se traduira par la mise à l’écart des prochaines élections notamment des ministres du gouvernement qui a imposé cette « loi-travail » à coup de 49/3.

     

    Mais nous croyons qu’à la rupture doit s’ajouter une volonté positive d’ouvrir un nouveau chapitre de l’histoire de notre pays. Notre programme comporte 357 mesures. Nous le mettons à la disposition de la discussion. Mais nous croyons que l’essentiel de l’esprit qu’il incarne, en lien avec les enseignements de l’altermondialisme, est à la base du contrat à nouer avec notre peuple. Compte tenu de ce que nous t’avons entendu dire nous croyons qu’il t’est possible de t’avancer largement vers ces positions quitte à ce que ceux qui te combattront de toute façon dans ton parti prennent leur distance !

     

    Garantie de tourner la page de la monarchie présidentielle avec la convocation d’une assemblée constituante dans les trois premiers mois de la nouvelle mandature.

     

    Garantie d’ouvrir le chapitre d’un cycle vertueux du partage de la richesse. Je suppose que nous sommes d’accord sur l’augmentation du SMIC et des minima sociaux. Mais il faut ouvrir de nouveaux horizons de progrès social avec l’échelle des salaires et limitée de un à vingt et l’instauration de la sécurité sociale intégrale, et au minimum le retour aux 35 heures réelle comme à la retraite à 60 ans avec 40 annuités.

     

    Garantie du changement de la matrice productive du pays avec la sortie du nucléaire et le passage au cent pour cent d’énergies renouvelables.

     

    Garantie de récupération de l’autonomie économique de notre pays avec l’annonce du retrait de la signature de la France de l’accord CETA et organisation de la consultation du peuple sur cet accord. Arrêt immédiat de l’application des directives européennes mettant en cause les services publics de notre pays et passage au plan B en cas d’échec des discussions avec nos partenaires européens pour mettre fin à la politique des traités budgétaires et des semestres européens.

     

    Garantie de l’indépendance de notre pays vis-à-vis de l’OTAN avec la sortie de cette alliance militaire et le retour à une politique pour la paix et de désarmement dans le monde.

     

    En t’adressant ces lignes, j’ai le sentiment de répondre à une exigence de sérieux et de sincérité dans les relations politiques. Comme la majorité de notre peuple, je n’ai plus aucune confiance dans les accords d’appareils entre partis politiques. Le mouvement « la France insoumise » s’est constitué sur un programme et une candidature qui le porte. Rien d’autre. Cela nous suffit amplement pour vouloir en convaincre le grand nombre. Mais s’il existe une possibilité que la trame essentielle de ce qui nous a regroupé puisse aussi fédérer des partis politiques de la gauche traditionnelle, je suis prêt à consulter les 250 000 personnes qui se sont personnellement engagées à mes côtés sur la proposition qui leur serait faite.

     

    Mais je veux dire directement et franchement que je ne saurai composer avec les engagements que j’ai pris, ni faire confiance à la parole du candidat du PS sans garantie ferme et solide de sa part.

     

    Avec l’espoir de t’en convaincre,

     

    bien amicalement,
    Jean luc Mélenchon

     

    Pour en savoir plus :
    -
    Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

    - Chronique d’un rendez-vous manqué !

    - Hamon semble vraiment avoir fermé la porte. Bas les masques !

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    16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 09:38
    Législatives : STOP à la tambouille du PCF avec le PS

    - Tiens, B. Hamon n'appelle pas J.L. Mélenchon... mais n'a pas perdu le n° de P. Laurent du PCF.

    - Négo législatives, encore et toujours magouille !

    - Mais pendant ce temps là... les communistes qui soutiennent J.L. Mélenchon se mobilisent[3] !

     

    Sources : le blog de François Cocq

    - Les révélations du jour du Canard Enchaîné[2] ne s'arrêtent décidément pas à l'affaire Solère.

    On y apprend ainsi que la direction du PCF tient un double discours et tandis qu’elle discute d’un côté avec la France Insoumise, elle s’apprêterait en douce à passer sous pavillon PS.

     

    L’hebdomadaire rapporte ainsi une rencontre « discrète » entre Pierre Laurent et Benoît Hamon en début de la semaine dernière. « Au centre de leurs discussions : un accord législatif entre le PS et le PC » nous livre le Canard. Et Pierre Laurent de se justifier : « Nous sommes libres de discuter avec vous de ce sujet, puisque Mélenchon a décidé unilatéralement de présenter des candidats contre des députés communistes sortants. »

     

     

    -

    Le coup porté par cette information est d'autant plus violent que des rencontres sont engagées depuis plusieurs semaines entre la France Insoumise et le PCF.

    Car le PCF a, en dépit de la décision de sa direction, a fait le choix majoritaire de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle. Ainsi, après une rencontre d’ordre général le 23 janvier en présence de Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent, un groupe de travail sur les élections législatives, qui s’est encore réuni jeudi 7 février, s’est constitué et a entamé des échanges sur l’ensemble des sujets, question des « députés communistes sortants » également bien entendu. Tout cela ne valait donc rien et les paroles étaient des mots jetés en l’air puisque pendant que le PCF faisait mine de discuter au grand jour avec la France Insoumise il menait en parallèle des tractations secrètes avec le PS. Chacun comprendra que la méthode n’est pas admissible et fait note d’un profond mépris affiché par la direction communiste.

     

    Sur le fond, on décèle désormais plus clairement la contrepartie que réclamerait le PCF, derrière son tarte à la crème « contrat de majorité », à ceux qui n’ont pourtant pas posé le moindre geste de rupture avec le quinquennat qui s’achève lorsque l’occasion leur en été donnée depuis le 29 janvier : un troc de circonscriptions. Ainsi, Benoît Hamon a beau avoir investi aux législatives les ministres responsables de la politique subie depuis 5 ans, les Valls, El Khomri, Touraine, Le Guen et consorts…, il a beau s’être auto-corseté dans son équipe de campagne avec des garde-fous valsistes comme Luc Carvounas ou les toujours secrétaires d’Etat Fekl et Lemaire, il a beau s’être de manière incompréhensible abstenu, lui (!) et son groupe, le 2 février sur la proposition de résolution des députés communistes à l’Assemblée nationale pour imposer un référendum sur le CETA, [1] peu importe donc pour la direction du PCF cette fuite en avant perpétuelle : Benoît Hamon et le PS peuvent continuer à ne faire qu’un pourvu que le PCF soit payé en circonscriptions sonnantes et trébuchantes. On repense alors à André Chassaigne qui le 23 novembre 2016 déclarait sur LCI : « Moi je n’ai pas l’habitude de vendre mon âme pour un plat de lentilles »

     

    En tout cas, preuve est faite que le « contrat de majorité » dont parle le PCF ne relève pas d’une politique de législature qu’il faudrait mener mais d’un accord entre groupes, fossilisant le PCF comme supplétif d’un PS qui aurait les mains libres.

     

    C’est en évacuant de la sorte le fond politique que le PCF pense pouvoir mener campagne sur le terrain pour les législatives en utilisant d’un côté l’image de Jean-Luc Mélenchon tandis qu’il discute de l’autre en coulisses avec le PS d’un accord électoral. Bref en mangeant à tous les râteliers, quitte à perdre dans cette confusion ses propres militants…

     

     

    - Cette façon de faire est surtout novice par rapport à la clarté réclamée par le pays.

    Alors que les enjeux de l’élection présidentielle sont si décisifs, un tel double-jeu de la part du PCF ne saurait venir entacher la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon qui s’appuie au contraire sur une cohérence de pensée et une résolution dans l’action.

     

    Notons que Pierre Laurent a par ailleurs réclamé « un accord viable qui ne soit pas remis en question par la direction du PS après la présidentielle ». Certes, c’est faire là preuve de beaucoup de naïveté car qui peut envisager que les équilibres au sein du PS ne seront pas rebattus par le score de la présidentielle, ce sur quoi comptent justement les vallsistes ? A moins que Pierre Laurent ne mise désormais sur Benoît Hamon plutôt que sur Jean-Luc Mélenchon pour cette élection ? Cela expliquerait mieux un tel tir dans le dos dont Benoît Hamon se gausse encore : « Le simple fait d’annoncer un accord avec le PC affaiblira Mélenchon s’amuse par avance Hamon. Cela permettra de récolter quelques points de plus dans les sondages donc de dépasser Fillon et de rattraper Macron ». C’est du moins ce qu’il croit en réfléchissant selon les vieux critères de la politique à l’ancienne faite de répartition de parts de marché électorales en considérant que les électeurs sont des citoyens captifs. Rira bien qui rira le dernier.

     

    La tambouille dans laquelle semble s’embourber le PCF est un mauvais coup inexplicablement porté à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. En se ré-enfermant dans les logiques d’appareil avec le PS pour un accord politicien, la direction du PCF tournerait le dos aux aspirations et à la dynamique populaires. Elle ne semble pas avoir compris que ce n’est plus sur ce terrain que se construit la construction de majorité sociales et populaires et la victoire à venir du mois d’avril. Après les révélations du Canard, le PCF pourrait bien d’une façon ou d’une autre se retrouver le dindon de la farce.

     

    Note :

    [1] ajouter l'opposition des sénateurs socialistes au projet de loi l'abrogation de la Loi El Khomri le 21 janvier 2017 présenté par les sénateurs communistes

    [2] 15 février 2017

    [3] TRIBUNE. Les communistes qui soutiennent Mélenchon se mobilisent

     

    Législatives : STOP à la tambouille du PCF avec le PS

    -

    Démenti de Pierre Laurent

    Démenti 15 février 2017 16:45 : "Le Canard enchaîné de ce jour prétend relater, dans une brève information, une conversation qui aurait eu lieu entre Benoît Hamon et moi-même à propos d'un "accord législatif PC-PS".
    Dommage, le tuyau du Canard était cette fois percé. L'intégralité des propos qui me sont attribués ont été inventés. Jamais je n'ai prononcé un seul des mots qui me sont prêtés.

     

    Législatives : STOP à la tambouille du PCF avec le PS

    -

    Le PS via M. Cherki confirme les rencontres

    Le PS, via M. Cherki confirme que ça discute entre le PCF et Hamon " a précisé que le candidat socialiste continuait de discuter avec le candidat écologiste Yannick Jadot, le Parti Radical de Gauche, le mouvement républicain et citoyen et le Parti communiste dont certaines voix plaident pour un rapprochement avec M. Hamon ".

     

    • Alors de quoi parlent-ils ? De la pluie et du beau temps ?
    • Et si ce qui concerne les citoyens se faisait dans la transparence ?
    Législatives : STOP à la tambouille du PCF avec le PS
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    15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 09:25
    LE PIÈGE DU PS : Il soutenait HAMON...Et rejoint finalement MÉLENCHON [vidéo]

    Salut ! Dans cette vidéo j'explique pourquoi j'ai finalement décidé de ne pas soutenir le parti socialiste, son candidat B. Hamon et de me joindre à Jean-Luc Mélenchon et à la véritable gauche, celle du vivre ensemble, du progrès, de la solidarité et du partage.

    LE PIÈGE DU PS : Il soutenait HAMON...Et rejoint finalement MÉLENCHON [vidéo]
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    13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 09:38
    Hamon fait le choix de la continuité avec la politique de Hollande et du PS... et pendant ce temps là...

    Et elle a raison !

     

    Après " Mon adversaire c'est la finance " de Hollande, on a maintenant " Mon adversaire c'est la Loi travail " de Hamon !

    Najat Vallaud-Belkacem a malheureusement raison puisque le PS vient d’investir, pour les législatives les mêmes que ceux qui ont voté le texte en y ajoutant des ministres à Hollande sortant comme Valls, Marisol Touraine....

    B. Hamon n'aura pas le soutien du PS pour faire une autre politique que celle mise en oeuvre depuis 2012..... car il n'a pas été investi pour le faire !

    Et il y en a qui continuent à prêcher l'union avec le PS, font pression pour que le PCF rompe d'avec la France insoumise sous prétexte d'un risque FN et de retour possible de la droite, comme si la politique mise en oeuvre depuis 5 ans n'était pas une politique de droite  !

    En fait ça pue les combines de répartition de circonscriptions pour les législatives !
    On ne va pas nous refaire le coup de 2012 !

    Le seul rassemblement qui puisse permettre la victoire, c'est le rassemblement du peuple avec la France insoumise et son programme..... et c'est pour cette raison que le téléphone rose ne sonnera pas !

     

    Sources : AGORAVOX Le média citoyenLes RICHES.INFO,  le Blog de J.L. Mélenchon,  BellaCiao

    Hamon fait le choix de la continuité avec la politique de Hollande et du PS... et pendant ce temps là...

    - Pourquoi B. Hamon ne s'oppose t-il pas à la candidature de M. El Khomri dans le 18ème arrondissement de paris ?

    Le candidat du parti "socialiste" à la présidentielle Benoit Hamon a en effet affirmé le 2 février ne pas vouloir "offrir des têtes".

     

    A un internaute qui lui demandait s’il était toujours favorable à la candidature de la ministre du Travail aux législatives, Benoît Hamon, qui se livrait à un direct sur Facebook, s’est refusé à la remettre en cause, en tant que "garant et architecte de l’unité de la gauche".

     

    Le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon avait demandé à Benoit Hamon de "choisir" entre "nous" et "eux", en visant notamment les investitures de Mme El Khomri, de M. Valls, du ministre de l’Intérieur et ex-chef du groupe socialiste Bruno Le Roux ou encore des députés PS pro-Macron.

     

    Nous attendons toujours la réponse.....!

     

    - Car le PS n'a pas tourné la page de l'ère Manuel Valls-El Khomri : la liste des candidats PS aux législatives de 2017 en témoigne

    Est-ce que le parti socialiste a réellement tourné la page des années Hollande-Valls-El Khomry ?

     

    Deux millions de français se sont déplacés à la primaire socialiste pour dire qu'ils n'étaient pas d'accord avec la politique libérale menée par celui-ci. Pourtant fort est de constater que l'appareil socialiste n'a pas écouté le message adressé par ses électeurs.

     

    Je vous proposons une liste non exhaustive des candidats socialistes aux législatives qui ne sont pas prêts à voter l'abrogation de la loi El Khomri. Ce sont les candidats les plus proches de Manuel Valls ou d'Emmanuel Macron.

     

    En synthétisant toutes ces données (dont le tableau est disponible ici), nous arrivons aux conclusions suivantes : sur les 398 candidats investis par le Parti Socialiste aux élections législatives au 20 janvier 2017, auxquels nous avons ajouté Manuel Valls et Florent Boudié, absent de cette liste mais investi d'après Sud-Ouest, 255 (64%) sont tenants de la ligne sociale-libérale du gouvernement (dont 22 (5% du total) le sont par ralliement), 55 (14%) sont tenants d'une ligne socialiste (dont 34 (9% du total) le sont de manière présumée). 82 (21%) n'ont pas de positionnement connu.

     

    Hamon fait le choix de la continuité avec la politique de Hollande et du PS... et pendant ce temps là...

    Pas moins de 16 ministres actuels sont présentés par le PS pour les législatives de juin prochain, sans compter les trois que je viens de citer à l’instant. Ce sera donc une vingtaine au total !

     

    Sont par exemple déjà investis outre Mme El Khomri, le très vallsiste Jean-Marie Le Guen, le ministre des budgets d’austérité Christian Eckert, la ministre du burn-out des hôpitaux Marisol Touraine, les ministres de la reconduction de l’état d’urgence et des violences policières non sanctionnées Jean-Jacques Urvoas et Bruno Le Roux, etc.

     

     

      - La question est encore plus profonde que ça.

    Le PS a investi déjà 400 candidats aux élections législatives sur les 577 circonscriptions du pays. Un citoyen a fait un décompte très précis des engagements des uns et des autres. Le résultat est sans appel.

     

    Parmi les 400 candidats du PS, les deux-tiers ont été des soutiens actifs et enthousiastes de toutes les mesures des gouvernements Ayrault et Valls : traité budgétaire européen en 2012, pacte de responsabilité et crédit d’impôt compétitivité, loi Macron, loi Travail, etc. Cela représente 255 candidats.

     

    A l’inverse seuls 14% des candidats, soit une cinquantaine, ont émis des critiques régulières. Les autres ont savamment évité de prendre des positions trop claires. C’est encore plus édifiant si l’on regarde uniquement les députés sortants réinvestis ! Là, ce sont 86% des députés sortants réinvestis qui ont approuvé la ligne de François Hollande depuis 2012 ! Soit 143 députés que Benoît Hamon et le PS proposent donc de reconduire !

     

    Comment former une majorité gouvernementale avec un tel attelage ?

     

     

    - Et pendant ce temps là....

    Il y en a qui, au sein du PCF (tel le Secrétaire fédéral de Charente Maritime) qui continuent à prêcher l'union avec le PS, font pression pour que la direction nationale du PCF rompe d'avec la France insoumise sous prétexte d'un risque FN et de retour possible de la droite, comme si la politique mise en oeuvre depuis 5 ans n'était pas une politique de droite  !

    Hamon fait le choix de la continuité avec la politique de Hollande et du PS... et pendant ce temps là...
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    10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 09:26
    On ne nous refera pas le coup du Bourget

    Ce n'est pas Hamon qui a gagné, c'est Valls qui a été battu !

     

    Le résultat de la primaire PS a défait le bilan des gouvernements Hollande/Valls/Macron, il n’en a pas effacé pour autant ses conséquences sur le scrutin présidentiel. Autrement dit, parler de rassemblement de la « gauche » de Valls à Jean-Luc Mélenchon n’a pas de sens politique. C’est même contreproductif électoralement : les citoyen-ne-s ne suivraient pas un attelage entre des partisans de la politique passée et ceux qui s’y sont opposés.

     

    Sources : Le Parti de Gauche Midi-Pyrénées par Eric Coquerel [1]

    Les défaites de Clinton, Renzi, des post-blairistes du Labour, de Hollande et Valls marquent le déclin historique du social-libéralisme et c’est une excellente chose. Mais la victoire d’un candidat du camp du progrès humain et de l’émancipation, pas plus que l’indispensable recomposition politique à venir, ne passe pas par un rabibochage avec eux. Il y a dans notre pays une volonté très majoritaire de dégager ceux qui ont gouverné depuis dix ans.

     

    Cela n’en fait évidemment pas une force politique homogène tirant dans le même sens mais les effets récents sont, eux, connus : les électeurs de droite ont dégagé Sarkozy tout en se portant sur une ligne bien à droite. Ceux qui se seront déplacés à la primaire PS ont fait de même avec la ligne Valls. Et ceux qui aujourd’hui, profondément désorientés, ne savent même pas s’ils voteront ne s’engageront pas en faveur des « ambigus ».

     

    C’est donc moins nous qui posons la question à Benoît Hamon que ses 1 200 000 bulletins de vote : s’insoumettra-t-il avec eux ou au contraire reviendra-t-il à des arrangements typiquement solfériniens ?

     

    En posant cette question nous ne voulons pas « couper des têtes » mais juste éviter qu’on se paie la nôtre. On ne nous refera pas le coup du Bourget.

     

    Hamon assure pouvoir mettre en place son projet en préservant le statu quo dans les investitures socialistes ? Eh bien qu’il le prouve en leur demandant dès maintenant d’abroger la loi El Khomri. On a compris que Benoît Hamon n’envisage pas de se désister pour Jean-Luc Mélenchon. Dommage, notre programme « l’Avenir en commun », héritier de tous les travaux unitaires de la gauche antilibérale depuis 2005 et produit des milliers de contributions de la France insoumise, a toutes les qualités pour fédérer. C’est d’ailleurs autour de lui que nous entendons fédérer le peuple et gagner cette élection.

     

    Il dit vouloir discuter d’une majorité gouvernementale sans limiter cela à une discussion entre « appareils » ? Pourquoi pas, cela peut être à l’occasion d’un café, a répondu mon candidat. Mais il le fait en nous proposant de rebrousser chemin pour le retrouver au milieu du gué, de partager avec lui le fardeau de l’actuel PS. Qu’il s’en dégage et on pourra alors discuter programme. Où là encore Benoît Hamon reste au milieu du gué. S’il reprend de larges pans, et c’est tant mieux, de nos principes éco-socialistes, je note qu’il se déclare pour la VIe République mais omet la constituante, qu’il part de l’idée très libérale qu’il n’y aurait plus assez de travail pour tout le monde alors que nous priorisons le partage des richesses et la baisse du temps de travail associée à une Sécurité sociale intégrale et qu’il a bien du mal avec une vision indépendantiste de la France en matière de politique internationale. Mais, surtout, il propose finalement de nous ramener à la voie sociale-démocrate en matière d’UE en ne se donnant aucun moyen réel pour la transformer.

     

    À l’inverse, nous pensons que la seule chance de sortir des traités tous ensemble pour reconstruire une Europe du progrès humain implique de mettre sur la table qu’en cas d’échec nous le ferons uniquement avec les pays qui le veulent. C’est sur la souveraineté populaire qu’est née la gauche il y a plus de deux cents ans, c’est en lui redevenant fidèle qu’elle reprendra tout son sens.

     

    Note :

    [1] Co-coordinateur politique du Parti de Gauche

     

    Pour en savoir plus :
    -
    Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

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    9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 09:22
    MACRON et France insoumise : programme contre programme

    Dans un précédent billet je titrais : " FN-LR.... et France insoumise : programme contre programme "

     

    Concernant Macron, j'écrivais : " Macron, ce sont des propositions "illusions" !

    Prenons un seul exemple : supprimer les cotisations maladie et chômage à la charge des salariés. Elles seraient remplacées par une hausse de la CSG.

    D'entrée , la proposition Macron apparaît généreuse à l'égard des actifs et beaucoup moins envers les retraités, dont la CSG augmenterait sans aucune avantage en contrepartie.

    On crée de l'illusion d'augmentation du pouvoir d'achat en baissant les cotisations sociales d'un côté.... mais récupéré en augmentant l'impôt CSG de l'autre !

    Dans le même temps (et c'est là l'objectif réel de la mesure) c'est le principe du salaire différé socialisé qui est remis une fois de plus remis en cause..... et là on s'attaque au fondement même du financement de la protection sociale ! L'exemple même de la fausse bonne idée !

    Macron, c'est comme un nouveau masque pour le vieux monde.

     

    Sources : Les coulisses de Juan

    - Vous rêvez d'une autre société, vous voulez un autre système.... et si on parlait programme ?

    C’est une boutade qui tourne sur les réseaux sociaux depuis quelques semaines. Quand l’équipe du candidat « ni de gauche ni de gauche » a confirmé que le programme ne serait complètement dévoilé que vers la fin avril, la boutade est devenue une farce.

     

    Macron, bientot leader dans des sondages qui ne mesurent pas l’absentéisme, n’a pas de programme officiel pour gouverner la France. Il braille le mot « projeeeeeet » en permanence dans décrire par le menu l’exhaustivité de ses propositions.

     

    Un exemple récent, il a lâché 3 propositions en matière de culture, dans une longue émission sur France Culture: les bibliothèques gratuites, un pass de 500€ offert à chaque jeune à sa majorité et une déclaration d’intention sur la priorité à consacrer à la culture. Bref, deux mesurettes et une formule creuse. Et il ose appeler cela, sur son site de campagne « un projet pour la culture. » On sait que Macron est cultivé. Aussi ses propositions paraissent elles incroyablement pitoyables.

     

    Macron a un programme. Comme tout bon libéral, il veut en dire le moins possible. Observez ce qui est arrivé à Fillon quand on s’est tous mis à lire les mesures concrètes que sa purge libérale allait comprendre, notamment en matière de Secu.

     

    En matière économique, Macron et Fillon apparaissent sur la même ligne. Seule la taille du suppositoire pour la tranche la moins aisée du pays diffère. Différence de degré, pas de nature.

     

    • Que Macron essaye au moins de prouver le contraire.
    • C’est très simple, il suffit qu’il publie enfin l’intégralité de ses propositions.
    MACRON et France insoumise : programme contre programme
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