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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 23:49
Et si on parlait du « cadre » et de la « charte » de la France insoumise

Parmi les camarades du parti (PCF) qui sont partisans d’un soutien du PCF à la candidature de J.L. Mélenchon, des doutes subsistent concernant le « cadre » de sa campagne et la « charte » de la France insoumise pour les élections législatives. A la Conférence Nationale, l’écrasante majorité des intervenants ont rejeté l’un et l’autre.

 

De la part des dirigeants du PCF, les récriminations contre le « cadre » et la « charte » de la France insoumise découlent surtout de leur volonté de garder les mains libres pour faire ce que bon leur semble avant comme après des élections. Mais du point de vue des intérêts du PCF comme organisation militante, ce cadre et cette charte ne posent pas de sérieux problèmes. Ici aussi, nous renvoyons à l'expérience des camarades des Deux-Sèvres.

 

 Source : Le pouvoir aux peuples 

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Le cadre de la campagne, c’est la France insoumise, nous dit J.L. Mélenchon.

Il explique : ce ne doit plus être un « cartel » de forces – comme l’était le Front de Gauche – dont chacune mène sa propre barque, notamment en termes d’alliances électorales. J.L. Mélenchon et ses camarades ne demandent pas au PCF de se dissoudre dans la France insoumise. Ils demandent une campagne homogène et clairement identifiable, au niveau national, pour la présidentielle comme pour les législatives. Cela ne signifie pas que les cellules et sections du parti devraient cesser toute activité et toute initiative propres. Au contraire. Le PCF ne doit pas se contenter « d’appeler à voter » pour J.L. Mélenchon, comme le propose « l’option 1 » de la consultation interne au parti. Il doit jeter toutes ses forces, comme parti, dans cette bataille. Le « cadre » de la France insoumise n’exclut pas cela. Et à la limite, même si J.L. Mélenchon s’opposait à ce que le PCF, comme parti, défende activement sa candidature, nous ne voyons pas bien comment il pourrait l’empêcher. Mais justement, J.L. Mélenchon ne dit rien de tel. Il appelle le PCF à participer à la campagne de la France insoumise.

 

J.L. Mélenchon demande à ceux qui participent à la campagne de la France insoumise de défendre son programme, qui est un prolongement de L’Humain d’abord. On s’étonnerait du contraire. Mais là aussi, personne ne demande que tous les militants et toutes les organisations engagés dans la campagne soient d’accord avec tous les points du programme. On parle ici d’un mouvement – et qui plus est d’un mouvement de masse, ce qui par définition implique des nuances et des divergences en son sein. Révolution, par exemple, participe à la campagne de la France insoumise, mais considère que son programme est incomplet, comme nous l'avons expliqué par ailleurs. Les militants communistes qui, pendant la campagne, voudraient défendre des mesures progressistes ne figurant pas dans le programme de la France insoumise, ou des idées authentiquement communistes, pourraient le faire sans qu’immédiatement le « cadre » ne leur tombe sur la tête. D’ailleurs, si les dirigeants de la France insoumise poussaient trop loin l’exigence d’une homogénéité de la campagne, ce serait contre-productif – et voué à l’échec.

 

 

-

Venons-en à la « charte » pour les législatives.

A entendre la plupart des dirigeants qui se sont exprimés sur ce thème, lors de la Conférence Nationale, cette charte serait absolument inacceptable – voire stalinienne, si l’on en croit les déclarations du député PCF André Chassaigne. Encore une fois, ces positions outrancières reflètent, non le souci des intérêts du PCF comme organisation militante, mais plutôt l’aspiration de dirigeants et élus du PCF à conserver leur indépendance à l’égard de la discipline militante la plus élémentaire. La charte propose en effet d’introduire des éléments d’une telle discipline. Par exemple, elle demande de « construire une coopération politique entre les député-es et le mouvement France insoumise (…) afin d’examiner ensemble les projets de loi les plus importants, s’accorder sur les propositions à porter aux débats de l’Assemblée nationale et le consulter pour chaque vote important et notamment celui du budget de l’Etat et de la sécurité sociale. »

 

Cité par Le Figaro, le député PCF Alain Bocquet proteste : J.L. Mélenchon « souhaite revenir à l’époque où nous étions inféodés à la discipline de parti. Mais, en démocratie, les élus ne sont mandatés que par leurs électeurs ». Ah bon ? Et comment « les électeurs » – cette catégorie sans contenu de classe – peuvent-ils contrôler les députés ? Ils ne le peuvent pas. Non, camarade Bocquet, ceci n’a rien à voir avec la conception communiste de la « démocratie ». D’un point de vue communiste, la démocratie, c’est notamment le contrôle des dirigeants des organisations ouvrières – politiques ou syndicales – par leur base. Cela vaut évidemment pour les élus du PCF. Par exemple, les militants communistes auraient bien aimé avoir leur mot à dire, en novembre 2015, lorsque les députés du PCF ont voté en faveur de l’état d’urgence – ou lorsque, quelques jours plus tard, ils se sont abstenus sur le bombardement de la Syrie.

 

On peut trouver tel ou tel défaut à la « charte » de la France insoumise. Mais d’un point de vue communiste, elle est un progrès par rapport aux principes et à la pratique régulière de nombreux élus du PCF, qui dans leur mandat se sentent libres de toute discipline de parti.

 

Pour en savoir encore plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- La présidentielle de 2017 et le programme de la « France insoumise »

- Le PCF et la France insoumise : l’exemple dans les Deux-Sèvres

- Mélenchon dernier président de la Vème République ( Illusion, ou utopie réalisable ? Lettre ouverte à mes camarades communistes )

 

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 11:13
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
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2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
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2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !

90 personnes dans une ambiance studieuse, décontractée et conviviale...

 

Il s’agissait de présenter au public “la France insoumise“, ce mouvement politique de soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour lancer une révolution citoyenne par les urnes appuyée sur un programme héritier de “l’humain d’abord“ mais rénové et peaufiné lors de sa convention d’octobre à Lille et sorti en librairie cette semaine : “l’Avenir en commun“.

 

Ce mouvement de la France insoumise, initié depuis février de cette année est déjà fort de 8 groupes d’appui répartis sur le territoire de l’agglomération rochelaise. Actifs sur les marchés de l’agglo, vous pouvez rencontrer ses membres un peu partout en ville et discuter avec eux des possibilités, enfin, de voir gagner dans les urnes, dès 2017, les idées de gauche, les vraies, dans ce pays.

 

Ce fut un incontestable succès au-delà même de nos espérances
- 90 personnes ont participé à notre première initiative (lors de la meilleure initiative publique locale de 2012, organisé dans le cadre du Front de Gauche, nous n'avions eu que 72 personnes) ;
- Plus de la moitié des personnes sont des personnes " inconnues " soit parce-qu'elles ne faisant pas de politique avant, soit parce-qu'elles militaient pour une autre organisation (PS, Vague Citoyenne,...) ;
- La moitié sont des femmes, nombre sont des jeunes ;
- Toutes les personnes présentes ont laissé leur coordonnées pour pouvoir continuer à être informées et participer à la mobilisation citoyenne.

 

La discussion a porté sur le mouvement de " La France Insoumise" mais surtout sur le programme qui au fil de ses 7 chapitres égrène les mesures qui permettront de passer à la 6ème République, de partager les richesses face au chômage et à l’urgence sociale, de mettre au pas la finance, d’assurer une planification écologique, de sortir des traités européens et s’il le faut, de l’Europe, de mettre la France au service de la paix dans le monde, de choisir l’objectif du progrès humain, etc.

 

Sources : par E. DURAND et le blog Rue du blogule rouge

-

Une introduction politique pour faire le point, dresser des perspectives

"...pour la première fois ce soir, à l’initiative de la « France Insoumise », nous nous retrouvons tous ici, forts de nos différences de parcours, de catégorie sociale, de choix politiques passés, car ce qui nous uni, nous anime :

  •  c’est l’urgente nécessité de trouver une issue à la situation environnementale, politique, sociale, démocratique, économique, que vit notre pays et sa population laborieuse, privée d’emploi, retraitée ;

  • c’est notre volonté de nous unir dans le mouvement citoyen de la « France insoumise » ;

  • c‘est notre ambition de rassembler le peuple sur le programme « l’avenir en commun » et d’œuvrer à ce qu’il le fasse majoritairement le sien ;

  • c’est enfin notre détermination, de tous ensembles, soutenir celui que sera notre principal porte drapeau, notre candidat JLM.

 

Le soutenir non pas pour lui permettre d’exercer un pouvoir personnel, de mettre en évidence un pseudo égo surdimensionné ou un quelconque besoin de pouvoir, de carrière,  mais parce qu’il est le seul aujourd’hui à incarner, à proposer une alternative politique pour qu’ils dégagent tous et que nous puissions enfin reprendre le pouvoir sur l’oligarchie ses relais et ses serviteurs grâce à une Vie République, écologique, sociale, démocratique et laïque

 

 

- Il n’y a pas que la droite dans la vie politique du pays !

Nous voulons  en définitive faire du neuf en faisant table rase du passé et je parle là aussi du passé récent car il n’y a pas que la droite dans la vie politique du pays !


Vous noterez en effet qu'il y a quelques jours encore le récit médiatique de la vie politique française ressemblait de plus en plus à un feuilleton en "50 nuances de droite." Comme si la droite revendiquée n'avait pas déjà assez d'espace, les médiacrates portent à bout de bras d'autres personnalités dont le programme cultive l'espace culturel de la droite.


Créatures politiques artificielles, Macron et Valls ne disposent d'aucune base sociale identifiée dans le pays, leur programme est dépourvu de toute originalité puisqu'ils ne font qu'assaisonner à leur manière le cocktail libéral-autoritaire de la droite.


Macron recycle même les vieilles recettes d'un droit du travail différencié pour les jeunes, déjà expérimentées par Balladur avec le SMIC jeunes puis Villepin avec le CPE.

 

Valls quant-à lui est présenté comme le recours du PS en cas de non-candidature de Hollande alors qu'il a appelé de longue date à dépasser le PS et même la gauche sur la ligne du gouvernement d'union nationale, formule politique typiquement de droite.


À voir la réalité à travers ce traitement médiatique, on pourrait croire que l'essentiel de la société est devenu de droite, et que les autres courants de pensée sont résiduels. Bien sûr la bourgeoisie, en tant que classe sociale consciente de ses intérêts, est motivée politiquement comme elle l’a rarement été depuis les années 1980, mais sa forte mobilisation pour le 1er tour de la primaire de la droite ne représente encore que 8,65% du corps électoral.


La masse du pays n'est donc pas encore directement concernée comme cela transparaît dans le détail des enquêtes d'opinion où la somme des personnes ne sachant pas pour qui elles vont voter ou pouvant changer d'avis constitue la majorité.

 

Rien ne dit que cette masse désorientée et désemparée est prête à se livrer à une droite radicalisée ou à l'extrême droite. Surtout quand la lumière sera braquée plus précisément sur le programme de démantèlement de l'État du candidat Fillon. Supprimer 500 000 postes de fonctionnaires comme il le propose conduirait dans les années à venir à ne plus recruter aucun policier, enseignant ou infirmier. Convaincre une majorité d'un tel abandon du service public n'aura rien d'évident.

 

 

- Le peuple en est donc encore à se chercher pour 2017

Sa réalité insoumise profonde couve. Le mouvement contre la loi El Khomri a donné un aperçu de cette autre réalité de la France, pas vue à la télé au quotidien, mais au moins aussi forte que la société de droite mobilisée dans la primaire. Le paysage politique dominant, et surtout sa traduction sondagière et médiatique, sont donc encore largement décrochés de la réalité matérielle du pays. Et les puissants doivent se préparer à des surprises plus fortes encore que par le passé quand le peuple refera irruption sur la scène politique.


Depuis dimanche la droite a son candidat, son projet libéral, La France Insoumise a son candidat et son projet pour le Peuple. La campagne peut commencer !


De l’autre côté, la déclaration de non candidature de François Hollande à l’élection Présidentielle marque l’ultime renoncement d’un quinquennat qui les collectionna : renoncement à combattre la finance, à renégocier les traités européens, à augmenter le SMIC, à engager les transitions énergétiques…

 

Ce quinquennat fut également celui de grandes régressions, sur l’âge de la retraite, sur la casse du code du travail, sur nos services publics, d’atteintes à nos libertés fondamentales. Ce bilan inassumable par Hollande le sera tout autant par n’importe lequel des candidats issus des primaires du PS.


Vous ne manquerez pas de noter qu'après l'épisode des "50 nuances de droite" nous allons maintenant avoir droit au feuilleton des "50 nuances de la gôche" au travers de "primaires qui ne sont que elles du PS le tout dans l'objectif l'espace médiatique et de façonner les consciences pour accréditer l'idée qu'il n'y a pas d'alternative hors de la pensée libérale !

 

 

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Nous avons un choix à faire

Or, rien n'est joué, et malgré le matraquage médiatique, tout indique que de plus en plus nombreux le peuple jette un regard interrogatif et intéressè du côté de notre rassemblement citoyen !

 

Chers amis, pour conclure je vous dirai que nous avons un choix à faire, soit celui du chaos au travers du danger d’un duel FN/LR soit d’ouvrir enfin un nouvel horizon avec "L’avenir en commun", le nôtre est fait, c’est celui de la France insoumise !

 

Il nous appartient de partager et de faire partager nos convictions.... et nous gagnerons !

Place à la vidéo !"

 

 

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Un débat riche, pas de questions tabou :

- les insoumis c'est quoi ?
- le programme "L'AVENIR EN COMMUN"...

- le fonctionnement de la France Insoumise...
- les finances, notre candidat aux présidentielles, les législatives....
pas de questions tabou.

Jeunesse, diversité, envie de construire du neuf, et des initiatives en préparation

 

 

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Le calendrier  :

A partir du 1er décembre, le programme L’Avenir en commun sera en vente dans toutes les librairies au prix de 3 euros.

Pour le diffuser largement, dans tout le pays des points de vente du programme seront organisés le week-end du 10 et 11 décembre. Sur les marchés, sur les places, avec du papier cadeau et du café, allons toutes et tous dans la rue pour populariser nos idées et convaincre encore de nouvelles personnes !

  • sur La Rochelle deux initiatives en gestation :

- le samedi 10 décembre place de la caille

- le dimanche 11 décembre sur le marché de la Pallice

  • A Perigny, c'est le 9 décembre que les insoumis seront au contact de la population

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Mon dossier : La Rochelle insoumise

2 décembre : gros succès pour la 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise !
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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 15:04
30 novembre : la France insoumise rochelaise prépare les législatives
30 novembre : la France insoumise rochelaise prépare les législatives
30 novembre : la France insoumise rochelaise prépare les législatives
30 novembre : la France insoumise rochelaise prépare les législatives
30 novembre : la France insoumise rochelaise prépare les législatives

L'assemblée des insoumis de la 1ère circonscription de Charente Maritime s'est tenue ce soir à La Rochelle.
Une trentaine de participants, des excusés, une ambiance chaleureuse, une ouverture d'esprit fruit de la diversité des participants qui donne ou redonne envie de faire de la politique au sens noble.
Un vivier de candidats hommes/femmes s'est constitué avec 5 volontaires dans la salle + 1 directement en ligne sur le site
Un mandataire financier et un binôme de direction de campagne choisis....
La France insoumise se met en ordre de campagne dans les territoires : deux élections (présidentielles/législatives) pour une seule campagne avec un seul programme " L'AVENIR EN COMMUN "

 

Source : le blog de J.L. Mélenchon

Cette assemblée de circonscription, comme celle qui se sont tenues le 30 novembre dans toute la France, sont les premières du genre pour le mouvement « La France insoumise ». Jusqu’ici, les insoumis se sont réunis seulement par « groupe d’appuis » à une échelle plus petite d’un village ou d’un quartier, d’une rue ou d’un groupe de copains. Ce cadre des groupes d'appuis reste le cadre de base de la campagne. C’est la condition pour pouvoir accueillir chacun dans un cadre souple et bienveillant. Chacun peut rejoindre un groupe d’appui ou en créer un autre. Donc, les réunions de circonscription visent uniquement à permettre la rencontre et la discussion sur la préparation des élections législatives. C’est la première étape avec une réunion par circonscription prévu le même jour, le 30 novembre, à la même heure, dans toute la France. Un dispositif a permis à tous les insoumis, membres ou non d’un groupe d’appui, d’être informés de la tenue de la réunion dans leur circonscription. Rien que la préparation de tout cela a demandé beaucoup d’énergie et de temps de travail, je vous le garantis.

 

Ces réunions ont discuté du profil des candidats les plus appropriés pour notre campagne locale. Elles ont proposé, ou pas, des volontaires pour se présenter en notre nom. Avec cette méthode, les réunions ont identifié donc ce que l’on appelle un « vivier de candidatures », à parité homme/femme. Les réunions ont aussi pu alerter le dispositif national si on n’a pas de candidature localement ou s’il est estimé que la circonscription mérite une candidature identifiée par une lutte en particulier ou une cause nationale. Et cela soit pour tenir compte d’enjeux locaux soit pour aider à former l’équipe nationale des élus. En parallèle, chaque insoumise et insoumis a pu proposer sa candidature par un formulaire en ligne. À ce jour, plus de 860 candidatures sont enregistrées.

 

Point positif : il y a déjà le double de candidatures masculines dont nous en avons besoin pour présenter un homme dans la moitié des circonscriptions. Je le mentionne pour ceux qui prétendaient que « Mélenchon ne trouvera jamais assez de candidats ». Point négatif : nous avons besoin de beaucoup plus de candidates. Il n’y en a que 160 actuellement. Mais la France insoumise appliquera strictement la parité dans les candidats titulaires avec autant de femmes que d’hommes. C’est une exigence politique politique, humaine et juridique. Sans compter l’absurdité qu’il y a subir des sanctions financières, comme le prévoit la loi, si on ne présente pas un ensemble paritaire au niveau national. Les candidatures seront closes le 9 décembre. Donc chacun et surtout chacune a encore le temps de se manifester. Quoi qu’il en soit, le nombre d’hommes candidats montre déjà que tous les postulants ne pourront être candidats titulaires. Mais entre les suppléants, les directeurs de campagne, les mandataires financiers et les militants de la campagne, toute l’énergie mise à disposition par ces candidatures trouvera à bien s’employer, j’en suis certain !

 

Après la tenue des assemblées de circonscription, un comité électoral national établira une proposition nationale de répartition des candidatures à partir des propositions locales. Son but est simple, même si son travail ne le sera pas : assurer notre présence partout, veiller à la parité constatée au plan national, donner à voir les insoumissions et luttes sociales, écologiques et démocratiques. Ce comité électoral national sera composé de membres de l’équipe de campagne nationale, de représentants des espaces associés à la campagne (espace politique, espace des luttes…) et de représentants tirés au sort parmi les initiateurs de groupes d’appui. En fin de processus, les insoumis valideront par un vote la proposition qui leur aura été faite. Puis nous mettrons en place toute sorte d’outils pour aider les candidats et leurs équipes à mener campagne.

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Mon dossier : La Rochelle insoumise

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 09:28
Programme de la France Insoumise 2017 " L’avenir en commun "

En vente pour 3 € dès le 1er décembre dans toutes les librairies !

 

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Voici le programme de la France Insoumise pour les présidentielles et législatives 2017 " L’avenir en commun "

Il a été adopté lors de la convention de Lille des 15 et 16 octobre.

Programme de la France Insoumise 2017 " L’avenir en commun "
  • Pour lire en ligne ou télécharger le programme " L’avenir en commun ", cliquez ICI ou ci-dessous
  • et... continuez à signer sur  jlm2017.fr, à rejoindre le groupe d’appui le plus près de chez vous.... ou en créer un sur groupe d'appui .

 

 

- Pour ceux qui veulent comparer....

L’Humain d’abord était le programme du Front de Gauche et de son candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, pour l’élection présidentielle puis les élections législatives de 2012.

Programme de la France Insoumise 2017 " L’avenir en commun "
  • Pour lire en ligne ou télécharger le programme "L’Humain d’abord", cliquez ICI ou ci-dessous

 

-PCF-FDG / France Insoumise : des convergences programmatiques réelles

 

Programme de la France Insoumise 2017 " L’avenir en commun "

Je publie ci-dessous une note réalisée par Jean-Paul Duparc, qui revient sur ce qui les convergences et divergences réelles, au-delà des postures, entre le programme de la France Insoumise, dans l’état actuel de sa rédaction, et le pacte d’engagement formulé par le PCF.

 

  • " Une réflexion d’économie politique sur les programmes mérite mieux que ça ! " (Jean-Paul Duparc)

Pour lire la suite... c'est ICI

 

Conclusions de  Jean-Paul Duparc

Si il y a bien un travail à accomplir pour décrypter les convergences et divergences entre les propositions de la France Insoumise et les 7 axes du PCF, ce travail reste à faire et la note de nos « économistes communistes » l’obscurcit plus qu’il ne le fait avancer, par son parti pris idéologique qui la sur-détermine.

 

On citera ici un travail ici, certes partiel, accomplit par Samy Johsua, qui ne tait pas le manque d’anticapitalisme du programme de la FI, mais aboutit à une toute autre conclusion que nos « économistes communistes » : « Les débats entamés ici ne doivent pas tromper. Avenir en Commun fournit une bonne base pour l’affirmation d’une perspective de rupture avec les politiques passées des gouvernements successifs. De rupture plus généralement avec le néo-libéralisme autoritaire et guerrier. Certaines questions difficiles et de la plus haute importance comme la question européenne y sont à mes yeux très correctement abordées. Et de toutes manières, trouver un texte qui satisfasse en tout point toutes les fractions de la gauche radicale n’est pas chose aisée. Raison de plus de poursuivre le débat sur ce qui mérite de l’être ».

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Programme de la France insoumise : Réponse à la Commission économique du PCF

Programme de la France Insoumise 2017 " L’avenir en commun "
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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 09:25
Les militants communistes décident de soutenir Jean-Luc Mélenchon.... une bonne nouvelle ! Mais...

ils ne renoncent pas à une alliance avec le PS !

 

Les militants du PCF ont fait à une courte majorité (53,6%) le choix d’un soutien à Jean-Luc Mélenchon. Ils ont donc infirmé la décision de la récente Conférence nationale.

Mais le vote de ce week-end ne mettra pas pour autant fin à toute incertitude. La direction communiste n’a cessé de répéter que toute décision prise, quelle qu’elle soit, pourrait être revue en janvier prochain, dans l’hypothèse d’une nouvelle distribution des forces, du côté socialiste notamment.

Cette semaine encore, une tribune publiée dans l'Humanité par la présidente du Conseil national, Isabelle d’Almeida, relativisait en ce sens le choix défendu par elle d’un soutien au leader de la France insoumise. Et la direction communiste avec Olivier Dartigolles a pris bien soin de participer à la rencontre organisée par Martine Aubry pour relancer une dynamique de rassemblement de toute la gauche.

Écartée officiellement, l’alliance avec une partie de la mouvance socialiste n’est donc pas exclue de façon absolue, d’autant que plusieurs de ceux qui plaidaient pour l’option purement communiste ne cachent pas leur attirance pour une solution évoquant plus ou moins feue la « gauche plurielle ».

 

Source : PCF Paris le 26 novembre 2016

Résultat du vote des communistes pour 2017 : 53,6 % pour l'option 1, des communistes unis pour faire grandir le rassemblement

 

Suite à la Conférence nationale du 5 novembre, les 120.000 membres du Parti communiste français étaient invités à poursuivre le débat engagé sur leur choix pour les échéances électorales de 2017. Ils l'ont fait sur la base de l'analyse des développements de la situation politique, de la résolution adoptée par la Conférence nationale et des deux options qui étaient soumis à leur vote pour l'élection présidentielle. La discussion des communistes a confirmé l'inquiétude et la lucidité partagées devant la montée des dangers de droite, d'extrême-droite et de populismes rétrogrades, et aiguisé la conscience des responsabilités qui sont les nôtres pour ouvrir un nouveau chemin d'espoir.


Des dizaines de milliers de communistes ont activement participé à cette consultation dans un état d'esprit respectueux et de grande responsabilité, faisant honneur à la vie démocratique de leur parti et de la vie politique nationale. Ils ont largement exprimé leur volonté de sortir unis et rassemblés de cette consultation pour mener les batailles cruciales qui nous attendent.


Sur les 56 365 cotisants à jour de leurs cotisations et pouvant donc participer au vote, 40.937, soit 72% des inscrits, ont voté ces 24, 25 et 26 novembre.


Plus de 92 % ont adopté la résolution stratégique « Uni-e-s pour l'humain d'abord, les communistes en campagne », qui fixe le cap général de nos batailles pour 2017 : porter un pacte d'engagements pour la France à même de sortir notre pays de la crise dans laquelle il est plongé ; construire le rassemblement de toutes les forces disponibles pour un nouveau pacte de majorité à gauche alternatif à l'austérité ; présenter dans toutes les circonscriptions de France des candidat-e-s capables de porter ce projet et cette démarche de rassemblement.


Sur le choix présidentiel, 53, 60 % des exprimés ont voté pour l'option 1, qui devient de ce fait la décision du Parti communiste Français, et 46,40 % ont voté pour l'option 2. Le comité exécutif national appelle donc l'ensemble des communistes à se rassembler autour du choix majoritairement validé.


Les votes et les débats sur ces deux options ont été partagés. Quels qu'aient été leurs choix, l'unité des communistes est désormais indispensable. Elle est nécessaire pour permettre une mise en œuvre efficace de nos combats. Pour être forte, cette unité doit se faire dans le respect du choix majoritaire, de tous les communistes, du débat qui a lieu, des convictions et des questionnements qu'il a exprimés.


C'est dans cet état d'esprit que le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, et l'ensemble du comité exécutif national, s'engageront au service du choix démocratiquement effectué.


Le choix 1 retenu par la majorité des votants est celui d'une campagne communiste autonome appelant à voter Jean-Luc Mélenchon, « considérant qu'un rassemblement peut s'opérer avec cette candidature et qu'elle porte une grande partie des propositions de la gauche alternative à l'austérité ». Ce choix indique également que « les communistes poursuivront leurs efforts pour une candidature commune, porteront cet appel en conservant leur autonomie, critique et constructive, travailleront à un cadre collectif de campagne élargi afin d'oeuvrer à la construction d'un rassemblement le plus large possible ».


Le Conseil national du PCF se réunira le jeudi 1er décembre pour prendre toutes les décisions nécessaires à la mise en œuvre offensive de ce choix : porter sans attendre nos propositions dans le débat national, prendre de nouvelles initiatives de rassemblement en mettant notre choix de candidature au service de cette démarche, impulser notre campagne et la désignation de nos candidat-e-s pour les législatives.


Le Comité exécutif national invite dès à présent tous les communistes à amplifier le travail sur les élections législatives, la désignation des candidat-e-s - ainsi que la désignation des chefs de file pour les élections sénatoriales - et la construction des rassemblements nécessaires. Le 14 janvier 2017, le Conseil national validera les candidatures présentées ou soutenues par le PCF à ces élections.


Le Comité exécutif national remercie tous les secrétaires départementaux, tous les conseils départementaux, les secrétaires de sections pour l'organisation du vote qui s'est déroulé dans de très bonnes conditions. Il félicite tous les communistes pour la qualité du débat mené. Aujourd'hui, le choix des communistes nous engage. Soyons ensemble pour le mettre en œuvre.

 

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Pour en savoir plus : PCF, radiographie d’un vote militant

Les militants communistes ont voté. À une majorité modeste, ils ont choisi le soutien à Jean-Luc Mélenchon, mais le résultat global dissimule d’importantes inégalités. Comment comprendre les évolutions internes du monde militant ? Regard sur un vote éclaté… ICI

 

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La réaction de Jean Luc Mélenchon à ce vote

Source : facebook le 28 novembre 2016

Je remercie les adhérents du Parti Communiste français pour leur vote franc et clair en faveur de ma candidature à l’élection présidentielle de 2017. Je suis heureux de retrouver dans le combat commun tant de ces femmes et ces hommes qui sont au cœur de toutes les luttes sociales de notre pays. Je ressens comme un honneur le soin qu’ils me confient de nouveau de marcher en tête de cordée.


Je sais de quel intense débat ce vote est le résultat. Je sais que les points de vue en présence jouissaient d’une égale cohérence et dignité. Je veux donc féliciter les communistes pour leur capacité à l’avoir mené et conclu franchement.


J’ai compris que le PCF souhaitait mener une campagne autonome et que son adhésion à ma candidature ne signifiais pas une demande d’’intégration au cadre large de « La France insoumise ». J’en donne acte aux communistes. Cela me convient parfaitement. Je me mets à leur disposition ainsi que toute notre équipe de campagne pour entendre les propositions de partage du travail à accomplir dans la rude campagne qui nous attend.


Ensemble nous aurons, chacun par nos moyens, la tache de convaincre le grand nombre de se rassembler. Nous lui proposons le bulletin de vote pour ouvrir un chemin nouveau. Je veux dire à tous que je crois la victoire possible. Je sais que nous sommes capables de fédérer les aspirations de notre peuple. Autour du programme « L’avenir en commun », nous pouvons libérer les réserves inouïes de l’implication populaire. Et toute la force de notre volonté de mettre un terme aux prédations sur l’être humain et la nature que contient la finance de notre temps.

 

Pour en savoir encore plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- le Parti de Gauche : une bonne nouvelle

- Le PCF derrière Mélenchon : un scrutin serré pour un choix décisif

- Les militants communistes décident de soutenir Jean-Luc Mélenchon (contre l'avis des cadres du parti)

- le parti de Gauche : Jean-Luc Mélenchon plus que jamais la seule alternative aux libéraux

- André Chassaigne tout en lucidité et honnêteté...

- Quelle place pour les partenaires de la France insoumise ?

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 09:34
"la France insoumise" vue de la Rochelle !

Sources : par E. DURAND

-

Petite présentation sympa de notre mouvement, "la France insoumise" vue de la Rochelle !
Avec :

- Yhlem Dekkiche (Groupe d'appui de Lagord) ;

- Patrick Job (Groupe d'appui de Perigny) ;

- Eric Durand (Groupe d'appui de La Rochelle)

en direct sur Web-Tv-Info.

 

-Tout y passe :

- les insoumis c'est quoi ?
- le programme "L'AVENIR EN COMMUN"...

- le fonctionnement de la France Insoumise...
- les finances, notre candidat aux présidentielles, les législatives....
pas de questions tabou

 

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 09:20
Pierre Laurent (PCF) confirme son "choix présidentiel" en faveur de J.L. Mélenchon.... MAIS, au PCF le débat dérape contre Mélenchon... !

Rien ne nous sera épargné par François Cocq !

 

- Alors que les militants communistes sont appelés à se prononcer cette semaine sur la candidature soutenue par leur parti à l’élection présidentielle ;

- Alors que près de 8 000 communistes sont signataires de leur appel pour un Front commun en 2017 dans un cadre unitaire et pluraliste de campagne, avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon et le mouvement France insoumise ;

- Au moment ou partout en France se tiennent des assemblées des signataires qui permettent, en acte, la convergence sur le terrain pour les présidentielles et les législatives ;

- Au moment ou Pierre Laurent (PCF) confirme son "choix présidentiel" en faveur de J.L. Mélenchon (voir ci dessous extrait du blog de Pierre Laurent) [1] ;

voilà qu’un organe du PCF (et pas des moindre), sa commission économique, excusez du peu, met en circulation un document à charge à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon et du programme de la France Insoumise intitulé : « Le programme de la France Insoumise : des choixcontraires à ce pourquoi nous combattons ».

 

A charge donc car le document en question ne constitue pas un cadre d’analyse pour la discussion mais rien moins qu’un pugilat à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon présenté comme l’adversaire de classe à abattre.

  • Que cherche le PCF en créant de tels amalgames ? N’a-t-il pas lui-même été victime de ce procédé grossier quand des médias ou la fine fleur du PS assimilaient encore récemment ses positions à celles de l’extrême-droite ? N’avons-nous pas eu de cesse, les uns et les autres, de nous élever contre ces façons de faire pour se les voir aujourd’hui infligées par des personnages de notre propre camp ? Les coupables de ces propos se frappent eux-mêmes d’ignominie et doivent savoir que celle-ci ne leur sera pas pardonnée.
  • Pourquoi d’ailleurs ce document est-il mis en circulation aujourd’hui ?
  • Que les auteurs ne l’ont-ils pas fait avant, dans la phase de construction publique du projet l’Avenir en commun, s’ils avaient effectivement des choses à dire ?
  • L’objectif était-il de nuire ou de co-construire ? La réponse est dans la question.

 

A ce stade, on en est conduit à s’interroger sur qui tire dans le dos de qui quand toutes les dernières enquêtes d’opinion et plus encore les retours de nos compatriotes confirment que Jean-Luc Mélenchon est le candidat de notre camp le mieux placé pour atteindre le second tour. Si l’objectif réaffirmé en boucle par les communistes était réellement de battre la droite et l’extrême-droite, ils se saisiraient du levier incomparable que constituent Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise et leur ancrage dans le mouvement populaire, et apporteraient leur contribution qui serait non négligeable à cette dynamique. A tout le moins pourrait-on espérer qu’ils ne cherchent pas à la briser. Tandis que nous ferraillons de notre côté contre la droite, le texte émis par le PCF à travers sa commission économie constitue pourtant une agression incompréhensible et injustifiée.

 

Pierre Laurent (PCF) confirme son "choix présidentiel" en faveur de J.L. Mélenchon.... MAIS, au PCF le débat dérape contre Mélenchon... !

-

Et pendant ce temps là, Pierre Laurent (PCF) confirme son "choix présidentiel" en faveur de J.L. Mélenchon....[1]

Sources : Le blog de Pierre Laurent par Pierre Laurent

..." Comme chacun d’entre nous, après la conférence nationale, j’ai continué à peser le pour ou le contre de telle ou telle option. Je confirme aujourd’hui le choix que j’ai exprimé lors de notre conférence dans une intervention que chacun peut d’ailleurs consulter ou réécouter. Et cela pour quatre raisons :

  • La première tient à la nature de l’option n°1 soumise au choix des communistes. Pour moi, le sens de cette option est de plus en plus clair : non pas se rallier mais lancer sans tarder une grande campagne communiste autonome, porteuse de nos propositions et de notre ambition de rassemblement, appelant à voter Jean-Luc Mélenchon au nom de ces objectifs. Cette option est celle, dans le moment présent, la mieux à même de nous mettre en position de jouer notre rôle : être un maillon fort au service du rassemblement, une force visible, utile pour gagner les constructions majoritaires indispensables. Face au paysage plein de dangers qui se met en place, je conçois l’appel à voter Jean-Luc Mélenchon non pas comme un aboutissement de nos efforts, mais comme un levier, un appel pour pousser plus loin le travail de rassemblement vers un front social, politique et citoyen.

 

  • La seconde tient aux évolutions de la situation. L’élection de Donald Trump aux Etats-Unis, comme la déclaration de candidature d’Emmanuel Macron, dans des registres pourtant apparemment totalement opposés, montrent la capacité des forces néo-libérales à canaliser l’offre électorale en leur faveur, en captant à leur profit la critique et même le rejet du système. La colère populaire est détournée pour tromper les électeurs sur les causes réelles de la faillite du système. La finance et la mondialisation capitaliste sont exonérées alors qu’elles sont le coeur et l’organisation du système.

 

Pour permettre aux Français d’échapper à ce piège, nous devons construire la possibilité d’un véritable choix pour les électeurs, c’est à dire une candidature tout à la fois porteuse de résistance et d’un projet répondant à leurs attentes, et porté par un arc de rassemblement suffisamment crédible à leurs yeux. C’est ainsi que nous serons alors le vote utile pour le peuple. C’est sur cette seconde dimension essentielle que risque de buter, à notre corps défendant, une candidature communiste. Je crois donc plus fécond de conjuguer dans un même mouvement un appel à voter Jean-Luc Mélenchon, et notre potentiel d’idées et d’initiatives propres pour pousser notre projet alternatif au libéralisme et notre démarche démocratique.

 

  • En troisième lieu, des camarades estiment que l’on peut régler cette contradiction, en accompagnant la candidature communiste de la possibilité de son retrait. Mais le retrait s’effectuerait au profit de qui ? Jean-Luc Mélenchon ou une candidature encore improbable à cette heure issue d’une primaire socialiste que François Hollande est pour le moment en train d’entraîner par le fond ? Là encore, je pense qu’il y a mieux à faire en engageant tout de suite nos forces dans une nouvelle étape, qui identifie les obstacles rencontrés mais pour continuer autrement à les dépasser.

 

  • Enfin, me questionne-t-on : comment faire puisqu’il n’y aurait pas de contrepartie à notre appel à voter Jean-Luc Mélenchon ? Si toute avancée est évidemment souhaitable, notamment pour débattre du projet commun, acter la pluralité de cette campagne et non le seul cadre trop étroit et rigide de la France insoumise, alors quelles meilleures garanties pouvons nous nous donner ? Justement celle de notre totale liberté de campagne et notre engagement immédiat dans les constructions les plus rassembleuses possibles dans chaque circonscription législative. Ces garanties ne dépendent que de nous. Et j’ai la conviction que, mises en œuvre, elles rencontreront l’envie de constructions partagées de très nombreux citoyens et forces aujourd’hui l’arme au pied. Ce choix serait sans nul doute mis à notre crédit pour le rassemblement dans les élections législatives.

 

Voilà mon sentiment, renforcé aujourd’hui par la teneur de nos débats, par les échanges d’arguments et par les évolutions déjà intervenues. Les communistes vont choisir, librement. Et leur choix majoritaire sera dès lors notre choix commun. J’aurai, loyalement et sincèrement, donné mon point de vue dans un débat démocratique que certains média jugent incongru alors qu’il est pour nous une liberté et une fierté. Quel que soit le résultat, notre route restera commune sur le chemin du rassemblement. En votant à plus de 90 % la résolution de notre conférence nationale, c’est ce qu’ont voulu signifier les délégués à cette conférence. Je serai demain au service de notre unité, sans laquelle rien ne sera possible, pour poursuivre dans cette voie. Tous les communistes, avec l’opinion qu’ils auront exprimée dans cette consultation, devront être pour cela respectés et rassemblés à l’issue de ce débat et de ce vote ".

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- le pouvoir aux Peuples ! 8 000 Communistes avec J.L. Mélenchon

- Quand le débat au PCF dérape contre J.L. Mélenchon

- Dans « peuple communiste » il y a peuple par Raquel Garrido

- Il est temps de faire campagne !

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 09:06
Ensemble et 2017 : 72% des adhérents ont voté pour le soutien à Jean-Luc Mélenchon

Le mouvement Ensemble !, qui a très majoritairement voté en faveur d’un soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2017, souhaite développer un cadre commun sans intégrer La France insoumise.

42% des militants d’Ensemble se sont exprimés pour un soutien à Jean-Luc Mélenchon tout en souhaitant poursuivre la construction d’un large rassemblement de la gauche de transformation sociale et écologiste. 30% ont voté pour une participation plus directe à la campagne du candidat de la France Insoumise. Enfin, 25% ont considéré que la situation n’était pas mûre pour se prononcer en faveur d’un candidat.

 

Sources : Le Parti de Gauche Midi-Pyrénées entretien à l'Humanité par Aurélien Soucheyre

- L'Huma. : Que démontre selon-vous ce vote ?

Clémentine Autain : Au total, 72%, soit plus de deux tiers de notre organisation, a voté pour soutenir Jean-Luc Mélenchon. Sur ce point essentiel, c’est un vote franc et net. La candidature de Jean-Luc Mélenchon incarne aux yeux des Français une gauche distincte du bilan de Hollande et Valls, une gauche qui est porteuse de ruptures avec le néolibéralisme, une gauche de transformation sociale et écologiste. Nous ne voulons pas d’un scénario mortifère avec plusieurs candidatures issues de la gauche d’alternative. Je pense même que nous pouvons nous fixer un objectif ambitieux avec Jean-Luc Mélenchon : celui d’être en tête de la gauche.

 

 

- L'Huma. : Comment les militants d’Ensemble souhaitent-ils mener campagne avec la France Insoumise ?

Clémentine Autain : Suite au vote, nous avons tenu à valider une motion commune à l’ensemble de notre mouvement. Celle-ci nous engage concrètement dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon que nous voulons mener dans un cadre commun, large et pluraliste, intégrant toutes les forces soutenant cette candidature : la France insoumise, Front commun, mais aussi, s’ils le décident, ce que j’espère vivement, le PCF et des courants écologistes.

Une rencontre devrait avoir lieu de façon imminente entre la France insoumise et Front commun (appel de citoyens et militants d’horizons divers qui souhaitent soutenir Jean-Luc Mélenchon sans intégrer la France insoumise-NDLR), afin que les mouvements politiques qui entendent soutenir cette candidature puissent trouver leur place dans cette campagne. Des propositions concrètes sur la Charte politique (proposée aux candidats pour les législatives- NDLR) et la place des partenaires devraient être avancées.

 

 

- L'Huma. : Ensemble souhaite-t-il travailler au programme qui sera porté par Jean-Luc Mélenchon ?

Clémentine Autain : Bien sûr ! Mais quand on compare le programme l’Humain d’abord du Front de gauche en 2012 et celui de l’Avenir en commun de la France insoumise pour 2017, ce qui frappe, c’est la grande proximité des projets. Sur l’essentiel, ce qui est défendu relève du même arsenal programmatique. Il est évident que si de nouvelles forces s’impliquent, elles doivent pouvoir l’enrichir ou discuter d’éventuels bougés. Je ne dis pas qu’Ensemble est d’accord avec tout mais honnêtement, je ne crois pas que les embûches et difficultés potentielles se nichent là...

 

 

- L'Huma. : Ensemble s’est exprimé pour la présidentielle et aussi pour les législatives ?

Clémentine Autain : Nous avons adopté une feuille de route pour les législatives. Nous nous battrons pour construire des candidatures unitaires partout où cela est possible, en rassemblant toutes les forces qui veulent une politique de gauche en opposition à l’orientation du gouvernement actuel. Nous chercherons à éviter la division de la gauche de transformation sociale et écologiste. C’est pour nous absolument déterminant.

Nous estimons que l’éclatement de nos forces serait tout à fait dramatique pour la famille politique que nous représentons ensemble. Nous entendons également poursuivre notre rôle de passerelle avec les socialistes dissidents, les écologistes, les mouvements sociaux, intellectuels, culturels critiques, les espaces citoyens... Chacun voit bien que nous allons vers de grandes recompositions politiques. Ensemble sera acteur du large rassemblement nécessaire pour affronter les droites dures et ouvrir l’espoir.

 

 

- L'Huma. : Que pensez-vous du risque d’élimination de la gauche dès le premier tour de la présidentielle ?

Clémentine Autain : Bien sûr, nous aurions voulu que notre candidature à la présidentielle rassemble plus largement encore. Mais force est de constater qu’EELV aura son propre candidat, et que les socialistes critiques jouent le jeu de la primaire avec le risque de soutenir in fine un candidat issu de la ligne gouvernementale. Notre vote reflète la prise en compte de cette réalité. L’échiquier politique comme le débat d’idées se polarisent aujourd’hui à droite toute. Nous avons besoin d’une gauche mordante, avec de l’odeur et de la saveur, pour renouer un lien de confiance avec les milieux populaires et la jeunesse. Nous n’allons quand même pas laisser le profil révolutionnaire à Emmanuel Macron et chercher notre sauveur parmi les anciens ministres de l’ère Hollande !

 

Même si nous avons des débats voir des divergences sur la méthode ou sur certains partis pris de Jean-Luc Mélenchon, il ne faut pas perdre de vue l’essentiel : l’état des rapports de force sociaux et politiques dans le pays, qui ne sera pas le même si nous faisons un bon score en 2017 ou si nous sommes dans les choux. Nous avons donc besoin d’un projet et d’un candidat qui plante le drapeau de cette gauche franche dans le pays, contestant le pouvoir du capital, le productivisme, visant l’égalité et la démocratie. C’est cette gauche-là que nous avons la responsabilité de faire grandir.

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 09:12
Mélenchon, dernière chance de battre Marine Le Pen ?

Sources : Réveil Communiste

Les Américains ont porté Donald Trump à la présidence de leur pays, malgré toutes les outrances et les provocations racistes et sexistes du personnage.

 

Il exprime l'immense colère du peuple américain contre le "système", qui n'est rien d'autre que le système capitaliste mondialisé qui tend à vider la démocratie de tout contenu (et qui sans doute parviendra aussi à vider de contenu le programme économique et diplomatique du président élu). Cette colère existe aussi dans les autres pseudo-démocraties libérales, et notamment en France. Les temps changent.

 

Lorsque les élections auront lieu en France, au mois d'avril, Trump ne sera président en exercice que depuis trois mois, et il y a tout à parier que sa popularité sera intacte. Les médias qui sont incapables de se renouveler vont annoncer la fin du monde en cas de victoire de Marine le Pen et les électeurs vont trouver qu'on a déjà chanté la même chanson pour le Brexit, et pour Trump, et qu'il ne s'est pas passé grand chose, pas la catastrophe annoncée en tous cas. Beaucoup de gens vont donc se sentir autorisés à voter Marine Le Pen avec le sentiment confortable d'exprimer leur révolte sans prendre aucun risque. Hier, les chances de victoire de Marine Le Pen  étaient quasiment nulles, au point de justifier pour elle et son parti le qualificatif " d'épouvantail " ! Elles ont considérablement augmenté avec la victoire de Donald Trump, qui après tout n'était au départ rien d'autre qu'un épouvantail destiné à assurer l'élection d'Hillary Clinton dans un fauteuil.

 

Les masses veulent le changement : elles ont fait l'expérience de plusieurs gouvernements de droite et de gauche ayant mis en pratique exactement les mêmes politiques antipopulaires. Pour empêcher le changement les médias ont tout fait pour introniser Marine Le Pen comme la candidate anti système, recommandée par le système.

 

Mais alors qu'il paraissait évident qu'elle n'avait aucune chance dans un duel face à un candidat issu de la droite soi-disant républicaine, il apparait aujourd'hui avec la même évidence qu'opposée à Juppé ou à Sarkozy, elle a toutes les chances de l'emporter, et inutile de parler d'un quelconque candidat du PS. Les temps ont changé.

 

La victoire de Donald Trump n'était pas inévitable : lors des primaires du printemps 2016 lorsque Bernie Sanders disputait l'investiture démocrate à Hillary Clinton, les sondages le donnaient gagnant face à Trump, et annonçaient déjà la défaite de "la reine de la corruption". Or si Trump est le "Marine Le Pen" américain, Mélenchon est le "Bernie Sanders" français qui s'est soustrait au piège des primaires.

 

Il faut que la colère populaire qui va s'exprimer aux élections de 2017 choisisse pour le faire le bulletin de vote Jean-Luc Mélenchon, et non Marine Le Pen. Dorénavant il n'y a plus d'autre choix.

 

Ce n'est pas un candidat communiste issu d'un PCF en perte d'influence à la suite de ses compromissions avec la gauche de gouvernement, qui a toujours un métro de retard, et dont les membres sont incapables de s'entendre entre eux sur ce qu'ils appellent un "communiste" qui va faire le poids, même si André Chassaigne aurait été un bon candidat ... en 2007 !

 

Un seul candidat à gauche peut dans l'état actuel de rejet du politique incarner la colère populaire, un seul peut être crédible. Mais pour qu'il batte au deuxième tour une candidate qui a une longueur d'avance sur lui dans ce domaine, il faudrait qu'il soit meilleur qu'il n'a été face à elle dans le débat en 2012. Et qu'il n'hésite pas à assumer à bras le corps le "populisme" qui lui est tant reproché par les médias (mais aussi par les hypocrites qui font campagne contre lui à gauche).

 

Mélenchon veut que la France quitte l'OTAN (que soit dit en passant Trump dit vouloir supprimer), c'est juste mais ce n’est pas une question assez popularisée, pour toucher les masses il faudrait qu'il cesse de tourner autour du pot sur l'Europe, et qu'il mette sur la table la proposition de la quitter purement et simplement, ce qui couperait ses dernières attaches à la culture politique PS. Il devrait aussi prôner très clairement une politique commerciale protectionniste pour la réindustrialisation, ce discours qui a obtenu la victoire pour Donald Trump, mais contrairement à lui en l'associant  au retour de l'État dans l'économie. Il faudrait encore qu’il aborde la question de l’immigration, et qu'il se prononce pour son arrêt dans l’attente du retour au plein emploi, dans l'intérêt de l'intégration économique sociale et culturelle de ceux qui sont déjà là, y compris les immigrés. Enfin il devrait proposer un renversement d’alliance en Syrie, et le rétablissement des relations avec Damas pour lutter effectivement contre le terrorisme.

 

Plus généralement il devrait mettre plus de rouge et moins de vert dans son programme, plus de social et d'économique, plus de lutte des classes et moins de "règles vertes", ou de discussions constitutionnelles qui n'intéressent guère les foules.

 

S'il infléchit son discours et son programme dans ce sens, il se trouvera en condition de l’emporter dans un duel au second tour contre la candidate fascisante, dont le programme exploite tous ces thèmes légitimes pour amorcer un autre agenda xénophobe et raciste.

 

En 2012, Jean-Luc Mélenchon avait fait un bon résultat national (11%) et un bon résultat local à Hénin Beaumont (21%) mais encore insuffisants pour gagner, il doit faire un saut qualitatif et adopter une position plus révolutionnaire que celle qu'il a assumée à la télévision devant Karine Le Marchand ! Ce n'est plus le moment de chercher à rassurer quand les masses veulent donner le coup de pied dans le nid à frelons !

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- "L’Avenir en commun", radioscopie d’un programme

- Mon ami Azzedine TAIBI Maire de Stains, apporte son soutien à Jean Luc Mélenchon

- Présidentielle 2017 : notre position sur la consultation interne au PCF

Mélenchon, dernière chance de battre Marine Le Pen ?
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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 09:38
J.L. Mélenchon et Chantal Mouffe débattent sur le populisme : Peuple et mouvement

"Fédérer le peuple", une démarche populiste ?

 

Sources : le Parti de Gauche Midi-Pyrénées mis à jour le 26-11-2016

Chantal Mouffe[1] et moi tenions débat public à l’invitation de « Mémoire des luttes » à la maison de l’Amérique latine il y a une quinzaine. Le sujet, « l’heure du peuple », c’était le peuple et son intervention politique à l’époque que Chantal Mouffe nomme « le moment populiste ». Comme le thème du « populisme » à définir, à combattre ou à revendiquer était évidemment très présent dans les conclusions, je vous propose un article d’Éric Dupin qui me semble bien résumer le moment du « débat » public sur le sujet.

 

Mais, bien sûr, notre dialogue n’avait d’académique que l’immense savoir de Chantal Mouffe sur l’histoire des idées dont elle rend compte à l’occasion avec brio. Pour le reste Mouffe et moi nous nous faisons producteurs d’une doctrine globale destinée à l’action davantage qu’à la spéculation pure. Je ne crois pas qu’un autre débat de ce type existe ailleurs que dans notre espace. J’ai rendu compte du moment auquel il a commencé, entre Chantal Mouffe et Roger Martelli à Toulouse à l’université d’été du Parti de Gauche. Martelli a donné dans la revue « Regards » une approche marxiste que je juge traditionnelle mais qui est ouverte et dialogante. Cette soirée à la Maison de l’Amérique latine en était le prolongement d’une certaine façon même si l’invitant était « Mémoire des luttes ». Il me parait important dans cette phase de l’élection présidentielle de rappeler que c’est dans cet énoncé doctrinal que se trouvent formulées la méthode et la stratégie qui inspirent, expliquent et animent la création et le développement de la « France Insoumise »

 

Note :

[1] Chantal Mouffe : née en 1943 à Charleroi, en Belgique, est une philosophe politique, professeur au département de sciences politiques et des relations internationales à l'université de Westminster, à Londres. Elle s'inscrit dans le courant de pensée du post-marxisme, et est surtout connue pour l'essai Hégémonie et stratégie socialiste, écrit avec Ernesto Laclau. Sa réflexion s'articule principalement autour de l'idée de démocratie radicale, et des concepts de démocratie plurielle et de pluralisme agonistique.

 

 

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Populiste, populiste, populiste....

C'est le seule argument qui reste à ceux qui, parmi nos "amis" tentent de justifier leur refus d'engager le combat commun. Mais en fait, c'est quoi le populisme ? Petit vidéo illustrant là encore la falsification des mots...

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 09:10
Pas Trump ni Clinton mais... SANDERS et MELENCHON

Les medias font leur une sur ce non-événement qu’est la victoire, qu’ils n’avaient pas plus prévue que les sondages, de Trump sur Clinton.

 

Sources : Le blog de Michel par Michel

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USA-France comparons ce qui est comparable et regardons peut être plutôt les phénomènes Sanders et Mélenchon.

Le peuple américain a montré son ras le bol des oligarchies et s’est reporté sur un ersatz de candidat du peuple qui s’opposait à un candidat de la même oligarchie. La vulgarité, les propos outranciers ont vaincu l’hypocrisie et les faux semblants…. La comparaison avec une situation possible identique ici s’arrête là. Le système électoral US n’a rien à voir avec le système français, les primaires ne font pas partie du système français. Trump n’est ni Sarkozy ni Le Pen, sans doute une combinaison complexe des deux, Clinton n’est ni Hollande ni Macron, sans doute un savant et mystérieux dosage de chacun.

 

 

-

Pour le reste, cette situation qui n’est pas la nôtre est cependant source de réflexions utiles pour notre propre réalité.

Elle illustre de façon lumineuse cette réalité des primaires que le PG et Mélenchon ont eu 1 000 fois raison de refuser. Piège si bien dénoncé dans l’excellent livre d’Alexis Corbière, il a conduit à coup de réflexes, de possibles tricheries, de coups médiatiques et d’influence de sondages qui là-bas comme ici n’ont que la valeur de l’instant T et de l’orientation de vote qu’ils donnent, à éliminer de la course celui qui peut-être, aurait été le vainqueur de ce scrutin : Bernie Sanders.

 

Ces primaires que PS comme « Républicains » veulent à tout crin instaurer dans notre paysage politique et qui ont contaminé jusque chez les Verts et une grande partie du PCF, comportent le même risque de perversité, celui d’écarter toute voix discordante de la majorité de soutien des oligarchies auxquelles la 5ème République a donné la place centrale.

 

Sanders a été éliminé du jeu par cette logique, Mélenchon a eu la clairvoyance de ne pas y entrer et de mener campagne avec le seul acteur réel de la vie démocratique: le peuple.

Mais nous aimerions tant que la comparaison là aussi s’arrête ici.

Sanders a été victime de la logique des primaires, celle qui l’a conduit au choix du réalisme sur celui de renverser la table et à se rallier, sans doute trop vite, au vainqueur de la primaire démocrate au lieu de continuer le combat, seul s’il le fallait.

 

 

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La situation de Jean-Luc Mélenchon n’est pas du tout identique.

Même s’il bénéficie de notre choix de ne pas jouer ce jeu des primaires et que la situation de confusion de tous ceux qui à gauche se sont enlisés dans cette affaire  lui profite de manière spectaculaire, soyons vigilants sur divers aspects qui ne sont ni en aucun une remise en cause de mon soutien total mais qui se veulent une contribution à un débat positif et souhaitable.

 

  • Nous devons mesurer les écueils comme celui des blocages de parrainages soit par intimidation des maires comme le fait le PS soit par attente de la décision du PCF dans une arlésienne qui a aussi ce but et continuer sans relâche notre investissement personnel mairie par mairie..

 

  • Nous devons nous méfier de nos propres démons,

- celui de calculer les éléments de la victoire en cherchant les soutiens politiques comme ce déchaînement à vouloir absolument ramener le PCF à un soutien alors que les divergences notamment sur le terrain écologiste et sur les institutions sont connues et, pour le moment, non conciliables.

- celui de vouloir coller au réalisme économique en laissant une porte de négociation à la sortie des traités européens ou en ne prenant pas la seule logique d’augmentation du SMIC qui est la revendication compréhensible et porteuse de la CGT à savoir : 1 800 € bruts.

- celui de vouloir apparaître hyper légaliste en voulant absolument passer par un article de la Constitution de la 5ème pour décider de l’axe fondamental du programme à savoir la convocation de la Constituante, point qui devrait être le symbole du "je ne céderai pas" et êtres convoquée comme prévu le lendemain de l'investiture, mettant ainsi le système devant ses propres contradictions.

- celui de s’inscrire dans un sentiment du peuple, plutôt que dans une analyse rigoureuse, qui consiste à consacrer comme idée neuve celle des tenants de l’anti vocable de gauche, de l’anti parti ou les adeptes d’un tirage au sort dangereux pour la démocratie elle-même.

 

Non, les USA ne sont pas la France et oui nous avons avec la France Insoumise et Jean-Luc Mélenchon une chance, sans doute unique, de renverser la table comme aurait dû pouvoir le faire Sanders. Ne la gâchons pas en négligeant de nous poser sans cesse les questions sur les quelques écueils qui peuvent faire la différence…

 

 

Leçon 1 : les primaires sont une machine à museler l’énergie populaire !

Leçon 2 : la droitisation de la droite est une pente sans limite.

Leçon 3 : la droitisation de la « gôche » est un désarmement unilatéral.

Leçon 4 : les « démocrates » sont le problème, pas la solution, pour qui veut barrer la route à ce qui monte de partout en Europe et en France.

Leçon 5 : il faut descendre d’urgence du train fou atlantiste.

  • Vite, montrer au monde qu’on peut faire autre chose, autrement.
  • Nous le pouvons en 2017.
  • Avec la France Insoumise, rejetez les Clinton français : vous vous éviterez la honte d’être les fourriers des Trump locaux !

(J.L. Mélenchon)

 

 

 

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Mercredi 9 novembre 2016, Jean-Luc Mélenchon participait à une édition spéciale sur les élections américaines après la victoire de Donald Trump.

Il a dénoncé ceux qui ignorent les aspirations du peuple et a affirmé qu'Hilary Clinton ne représentait pas les progressistes.

 

 

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Vous voulez une preuve de plus pour voir que le seul rempart contre le FN est Jean-Luc Mélenchon comme Sanders l'aurait été face à Trump !!

Pas Trump ni Clinton mais... SANDERS et MELENCHON
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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 09:30

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Près de 500 personnes,.....

Gros succès ce lundi au magasin Cultura de la Rochelle/Puilboreau pour notre candidat à l'élection présidentielle 2017.

 

Avant les assises de la mer qui se déroulent cette année à La Rochelle où Jean Luc Mélenchon va se rendre, il se livre à une séance de dédicaces de son dernier livre "Le choix de l'Insoumission" puis d'une séance de dédicace.

 

Auparavant, Jean-Luc Mélenchon reviendra sur son parcours, sa construction humaine et politique...

 

Moment d'éducation politique, de sensibilité, d'humanité, de compréhension d'un parcours de vie qui façonne le "Mélenchon" politique, aide à comprendre la démarche qui à "La France Insoumise" et donne envie de construire ensemble "L'AVENIR EN COMMUN"

Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !

 

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La vidéo : JEAN LUC MELENCHON chez CULTURA La ROCHELLE

La live vidéo suivi par plus de 2000 internautes en direct, + 46 000 internautes qui l'ont visionnée en tout ou partie. Plus de 700 partages....
Un meeting grandeur nature !

 

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Rencontre conviviale et studieuse

A l'issue de l'initiative Cultura Jean-Luc Mélenchon était invité à rencontrer :

- les responsables des groupes d'appui de la Charente Maritime ;

- le milieu associatif avec CEP17, Asso Respire, BEAUREGARD Demain.......

 

Moment d'échange, d'enrichissement collectif partagé qui a permis aux associations présentes d'exposer leur combat et de faire le lien avec le "politique" et la nécessité de l'engagement citoyen.

Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 09:07
Présidentielles : les cadres du Parti communiste choisissent le repli identitaire en attendant..... En qu'en disent.... ?

Le PCF dans un cul de sac !

 

Les cadres du Parti communiste réunis le 5 novembre ont tranché ont tranché. Ils ne suivront pas l'avis de leur secrétaire général qui proposait un ralliement à la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour les présidentielles de 2017. André Chassaigne, le chef de file des députés communistes à l'Assemblée nationale a pesé de tout son poids pour que cela n'en soit pas ainsi.

 

Mais chacun sait que la question principale pour les cadres du Parti communiste n'est pas la présidentielle. D'ailleurs, Beaucoup d'entre eux ne croient pas dans une possibilité de victoire de ce côté-là. Pour eux, la bataille des batailles concerne les élections législatives qui suivront dans la foulée celle de la présidentielle. Et là, les cadres du Parti communiste veulent obtenir des garantis pour qu'un certain nombre de circonscriptions leur soient réservées en échange du soutien qu'ils apporteront au candidat unique de la gauche quel qu'il soit. C'est cela que les insoumis appellent "de la tambouille électorale" dont ils ne veulent plus. Ceux-ci militent pour un processus de désignation réellement démocratique qui n'exclut aucune possibilité de candidature, fut-elle issue du monde syndical ou associatif ou plus généralement de la société civile.

 

Les insoumis, avec jean-Luc Mélenchon sont d'autant plus à l'aise avec cette proposition, qu'ils affirment que les militants du Parti communiste ont toute leur place dans les assemblées de citoyens, sans rien avoir à renier de leur appartenance à leur Parti.

 

Le dernier mot reviendra aux 500 000 adhérents du PCF qui voteront dans leurs sections ou fédérations entre le 24 et le 26 novembre, et ce vote sera le plus important car c'est celui qui tranchera sur la décision finale.

 

Présidentielles : les cadres du Parti communiste choisissent le repli identitaire en attendant..... En qu'en disent.... ?

- Et qu'en dit Marie-George Buffet ?

Sources : Le Page facebook de Marie-George Buffet samedi 5 novembre à 20:54

"Ami-es et camarade, pour quoi je me bat depuis des années, tout simplement pour que des jours meilleurs s'ouvrent aux hommes et aux femmes qui vivent de leur travail, pour que des solidarités naissent, pour que les libertés gagnent du terrain de par le monde, oui, c'est notre combat de communiste et ce combat est supérieur à tout repli partisan.

 

En résistance, les communistes ont su se rassembler avec d'autres et aujourd'hui, la question pour battre la droite et l'extrême droite, c'est de créer une alternative à gauche,une dynamique, un espoir, depuis des mois, nous portons ce message de rassemblement de la gauche pour un vrai changement et ce soir, le message donné par la conférence nationale casse tout ce combat en privilégiant une candidature communiste, reste pour que l'espoir ne soit définitivement éteint, pour que notre combat est encore une actualité, le vote des adhérents et adhérentes, ami-es et camarades pensons au sens de notre engagement et pas à nous même".

 

- Et qu'en dit Jean-Luc Mélenchon ?

Présidentielles : les cadres du Parti communiste choisissent le repli identitaire en attendant..... En qu'en disent.... ?

PCF et 2017 : Bienvenue de grand coeur à tous ceux qui veulent rejoindre cette belle bataille !

 

Sources : L'Ere du Peuple dimanche 6 novembre

..."...J’ai déploré ces sept mois de paroles très dures à mon égard dans un registre très personnel qui était devenu le ton ordinaire de la direction du PCF. Et je me réjouissais donc d’apprendre dans la presse que le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, proposait désormais de soutenir ma candidature. C’était une bonne nouvelle. De plus, cette prise de position après tant de critiques, était considérée par les commentateurs comme un atout pour notre campagne. Mais j’ai bien fait de refuser de la commenter ausitôt comme on me le demandait avec insistance. Car quelques heures plus tard, le tableau changeait totalement. La Convention du PCF, désavouant le secrétaire national du parti, se prononçait en faveur de la présentation d’un candidat communiste.

 

Le pilonnage dans un registre purement personnel a aussitôt recommencé. Je refuse pourtant encore de commenter. Car dans trois semaines, les adhérents communistes vont eux même trancher entre les deux options mises en débat : soit le soutien à ma candidature soit la présentation d’un candidat communiste. J’aurais aimé être invité à m’exprimer devant les communistes et a répondre aux questions qu’ils se posent à mon sujet. Cela n’a jamais été envisagé. Tout est passé par des répliques et des commentaires de commentaires, transitant par une presse souvent prompte à inventer pour envenimer. Dès lors, je n’ai pas l’intention de m’ingérer dans la discussion en cours dans les sections communistes. J’attendrai donc de savoir quelle est la décision définitive pour la commenter, si besoin est.

 

Je m’en tiens à démentir deux inventions :

  • « La France insoumise » n’a demandé à aucun parti de se dissoudre en son sein. La preuve : ceux qui participent à « l’espace politique » n’ont renoncé ni à leur existence ni à leur action spécifique.
  • La France insoumise investira des candidatures dans les 577 circonscriptions et la discussion pour savoir lesquels reste ouverte avec tous ceux qui veulent participer à ce processus et demander cette investiture. Mais ces discussions un peu boutiquières ne doivent pas absorber notre temps. Car nous sommes en campagne. Il ne faudrait pas l’oublier. Notre vocation est de ramener au vote ceux qui s’en sont écartés. Et les tractations des États-majors de parti auraient plutôt tendance à les faire fuir davantage !

 

La « France Insoumise » est en campagne depuis tantôt sept mois sous le feu roulant de bien des critiques, venant de tous côtés. Rien n’a changé ce weekend pour nous. Dommage ! On attendait du renfort. Mais chacun voit mieux que nous avons bien fait de nous en tenir de longue date à notre propre calendrier public. Il nous a permis de franchir toutes les étapes nécessaires, tranquillement et sûrement. Sans dépendre de palabres dont on vérifie à présent combien elles auraient été vaines, nous avons pu avancer en puissance. Nos résultats semblent bons. Ce succès aigrit ici ou là dans le contexte d’affolement au PS. Je lis que « ma candidature occupe la place du vide »… Drôle de constat. Car le vide occupe la place de qui, s’il vous plaît ? Je crois que ma candidature a fait la preuve qu’elle est en elle-même un bon outil pour qui aspire a une vraie rupture avec les politiques mises en œuvre depuis les trois derniers présidents. On commence à voir dans quelles conditions elle peut atteindre le deuxième tour. Pourquoi devrais-je dissocier ce résultat de la méthode et du type d’action qui l’ont rendu possible ? Nous continuerons donc du même pas stable et sûr. Et bienvenue de grand cœur à tous ceux qui veulent rejoindre cette belle bataille et y prendre sa part d’efforts."...

 

Pour en savoir plus :
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Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Communistes français : face à leur destin

- C'est le PCF qui est en danger par Françis PARNY

- Le PCF dans un cul de sac par Jean ORTIZ universitaire communiste

- Val-de-Marne : le président PC du Département favorable à Mélenchon

- Marie-George Buffet : « Le choix d’une candidature communiste nous isolerait »

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 09:14
Candidature à la présidentielle : les trois options du PCF

Candidat anti-Hollande, candidat maison ou… Jean-Luc Mélenchon ? Le Parti communiste doit choisir entre ces trois hypothèses pour la présidentielle 2017. Passage en revue.

Qui le PCF va-t-il soutenir à l’élection présidentielle ? La décision sera prise début novembre et elle reviendra aux militants, qui seront tous consultés. À ce jour, le débat se conduit entre une fiction et deux options : un candidat de rassemblement de toute la gauche anti-austérité, un candidat communiste, Jean-Luc Mélenchon. Tour d’horizon des hypothèses et de leurs chances d’aboutir.

 

Sources : Regards.fr par Catherine Tricot

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Une alternative au futur candidat social-libéral… et à Mélenchon

Le discours, c’est celui de la direction du PCF : la gauche ne peut gagner que rassemblée. Mais la gauche ne peut gagner sur la base sociale-libérale. Il faut donc un candidat unique de la gauche qui ne soit pas Hollande ou un de ses affidés. Problème : il y aura un candidat social-libéral. Certainement Hollande. Macron peut-être. Donc il n’y aura pas de candidat unique de la gauche. Problème supplémentaire : Pierre Laurent se dit prêt à soutenir un candidat socialiste, ancien ministre sûrement, face à Jean-Luc Melenchon. Oups !

 

Tous les candidats critiques du hollandisme – présents, putatifs ou futurs – étaient donc les bienvenus à la fête. Hamon, Lienemann, Montebourg, Mélenchon, Filoche, Taubira, Duflot… tous été invités et tous sont venus. Montebourg est venu chercher un soutien communiste qui lesterait à gauche sa candidature et lui apporterait une crédibilité politique et institutionnelle lui faisant encore défaut. Même si l’hypothèse a séduit dans l’appareil communiste, l’affaire s’annonce difficile. Son appel à réconcilier le travail et le capital n’augmente pas sa cote de popularité parmi les militants déjà circonspects.

 

Christiane Taubira, qui vient de refaire surface à la une de Libé, a également des appuis au sein d’un encadrement communiste soucieux de faire émerger une candidature alternative à Mélenchon et susceptible de faire un beau score. Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, confiait au quotidien que Christiane Taubira « permet de lier beaucoup de personnalités à gauche ». Pas sûr, là encore, que le corps militant suive. Taubira appelle à l’union de toute la gauche tout en renouvelant son soutien à Hollande qui « a eu de très beaux mots » lors de son discours de jeudi. Elle valorise « la politique budgétaire, la lutte contre la pauvreté, la relation avec la société »…

 

 

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La ligne "identitaire" d’une candidature communiste

Trouver un candidat socialiste ou radical de gauche qui tient un discours susceptible d’emporter le cœur des militants communiste n’est pas chose aisée ! Cette idée d’une candidature unique à gauche a déjà peu de chance d’aboutir dans l’espace politique… elle en a encore moins dans le champ communiste. C’est dire.

 

La première véritable option est celle d’une candidature communiste. Elle fut défendue lors du dernier conseil national du PCF par la carpe et le lapin, à savoir Frédéric Boccara – chef de file des économistes orthodoxes du PCF – et Christian Picquet – ex de la LCR désormais membre du PCF et de sa direction. Tous deux ont promu cette position identitaire. Ils ont été rappelés au réalisme par Pierre Laurent qui leur demande de s’interroger sur le résultat d’une telle candidature.

 

Le secrétaire national s’inquiète des effets immédiats d’un tel repli : les législatives s’annoncent difficiles. Ont-elles besoin d’être plombées par une candidature au score liliputien ? Les tenants de cette ligne ont néanmoins quelques chances de l’imposer tant l’acrimonie est forte à l’égard des socialistes et de Mélenchon. Rappelons qu’en 2011, dans un contexte moins tendu entre partenaires du Front de gauche, alors que la direction était unie et sans ambiguïté autour de la candidature Mélenchon, ce choix n’avait obtenu que 59% des votants à l’intérieur du PCF ; 41% s’étant prononcé pour une candidature communiste. Les tenants d’une ligne identitaire espèrent emporter cette fois la majorité en tirant bénéfice d’une direction communiste empêtrée dans une proposition éthérée.

 

 

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Vers un soutien à Jean-Luc Mélenchon ?

L’autre option est celle d’un soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Dans les travées de la fête de L’Humanité et dans les stands, cette option tenait la corde. Nombreux regrettaient que cela ne soit pas déjà chose faite et que, du coup, la force communiste, évidente ce week-end, se trouvait réduite à l’expectative.

 

Un appel sorti la veille de la Fête, "En 2017, faisons Front commun", défend un soutien à celui qui fut le candidat commun en 2012. Le texte parle aux communistes. Les griefs faits à Mélenchon n’y sont pas édulcorés. Notamment concernant ce qui est ressenti comme une tentative d’hégémonie sur l’espace d’alternative avec le mouvement France Insoumise : « Jean-Luc Mélenchon entend que La France insoumise qu’il a créée soit le cadre unique d’organisation des campagnes électorales de l’an prochain. Tout cela ne pourrait aboutir qu’à des candidatures fratricides, y compris aux législatives, et à un désastre complet ». En conclusion, les signataires attendent que Jean-Luc Mélenchon lève les points bloquants. L’appel réunit plus de deux mille signatures, essentiellement issues des rangs communistes. Mais on relève aussi les signatures d’artistes et d’intellectuels de renom comme Annie Ernaux, Patrick Chamoiseau, les Pinçon-Charlot, Christophe Aguiton…

 

Jean-Luc Mélenchon peut-il prendre les initiatives qui permettent de faire baisser la tension en s’expliquant notamment sur deux sujets qui fâchent : son mouvement France Insoumise a-t-il vocation à s’imposer à tous, parti communiste compris ? Comment seront décidées les candidatures à l’élection législative ? Les communistes sont dans le désarroi et rarement d’accord entre eux, sauf sur l’idée de continuer le PCF. Faut-il en faire l’enjeu de l’élection présidentielle ? Pour une fois, la balle est dans les deux camps.

 

Pour en savoir plus :
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Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- PRESIDENTIELLE : Sébastien JUMEL Maire PCF-Front de Gauche de DIEPPE apporte son soutien à Jean Luc Mélenchon…dans tribune à apparaitre dans l’Humanité

- Lettre ouverte aux communistes sur la nécessité de la candidature Jean Luc Mélenchon

- Montebourg prêt à l'union avec le PCF

- Le PCF cherche à s'allier au PS pour la présidentielle

- Tribune de Stéphane Peu – Election présidentielle 2017 (Maire-adjoint de la ville de Saint-Denis – Président de Plaine Commune Habitat – Vice-Président de la CA Plaine Commune – Militant PCF)

- Présidentielle. Le PCF n'intègre pas la France insoumise de Mélenchon

- Le PCF va-t-il vraiment soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon ?

- Jean-Luc Mélenchon, l’option « privilégiée » de Pierre Laurent

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 09:22
Pour la direction du Parti communiste français, les présidentielles sont perdues. Restent les législatives

A ce jour, j’ai publié quelques dizaines d’articles sur ce site. On y cherchera vainement la moindre pique contre le Parti communiste français. Et cela n’est pas un hasard. J’ai toujours considéré un effet que, chaque fois qu’on s’attaquait aux communistes, on retrouvait dans les entreprises des salariés de toutes obédiences avec les yeux au beurre noir.

 

Sources : Le Grand Soir par Vladimir MARCIAC

Le fait que l’idéal communiste ait été bafoué, caricaturé, bureaucratisé, stalinisé dans les pays qui étaient en mesure d’en être les tremplins mondiaux ne permet pas de jeter le PCF (qui n’y est pour rien) comme on jetterait le bébé avec l’eau du bain.

 

 

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Les communistes ont beaucoup donné à la France

En France, quoi qu’en disent ses détracteurs, le Parti communiste a un passé glorieux : il a beaucoup apporté en matière de lutte contre l’ennemi nazi, pour des conquêtes sociales, l’élargissement de la démocratie, le développement des valeurs humaines. C’est un constat banal de dire que ses militants sont animés par un moteur qui est celui de l’amour de leur prochain, de la justice, de l’égalité de la fraternité, de la paix. Naguère, ils ont subi la prison, la torture, ils ont versé leur sang par dizaines de milliers pour libérer leur pays de l’occupant et toujours, depuis sa création en 1920, ils ont subi la répression patronale en raison de leur engagement altruiste au service des travailleurs.

 

 

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Un certain Karl Marx

Quelles que soient les dérives du PCF ces dernières années, ces compromis hasardeux avec le parti socialiste, voire ses compromissions, on doit bien admettre que la présence à tous les niveaux (municipaux, départementaux, régionaux et au Parlement) d’élus communistes est une garantie pour le monde du travail qui trouve en eux des défenseurs parmi les plus ardents et les plus fidèles. Et parmi les plus conscients parce que Karl Marx est passé par là et a laissé trainer sa boussole qui marque toujours aussi précisément la direction de l’ennemi dans le faisceau des leurres et le brouillard des médias.

 

 

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Un raidissement rétrograde

Débarrassé depuis longtemps du stalinisme, le Parti communiste français s’était ouvert à des compagnons de route, des électrons libres, des sortes de « communistes de l’extérieur » qui le voyaient porteur de la plupart de leurs aspirations, qui mettaient fidèlement dans l’urne un bulletin au nom d’un candidat communiste, sans se sentir obligés de prendre (ou reprendre) une carte du parti. Et qui étaient traités en amis.

 

Hélas, il semblerait que ce temps n’est plus, que l’approche des élections présidentielles d’avril 2017 ait fait naître un raidissement qui va crescendo et qui frôle aujourd’hui le paroxysme de la violence dans les propos. Cette violence peut, ici et là, se manifester en son sein entre ceux qui sont fidèles au candidat et au programme soutenus par le Parti communiste lors des élections présidentielles de 2012 et ceux qui pensent que l’objectif premier est à présent d’écarter Jean-Luc Mélenchon, seul candidat de gauche en mesure de figurer au second tour des élections présidentielles.

 

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Il va falloir calmer le jeu

A Toulouse, lors du Remue-méninges organisé en août 2016 par le PG à l’université Jean Jaurès, des jeunes communistes arrachent la signalétique mise en place pour guider les participants. Le PCF était invité, ainsi que d’autres organisations de gauche, mais n’est pas venu.

 

A la fête de l’Huma, le stand du PG est vandalisé et nuitamment sali par des excréments. Jean-Luc Mélenchon, pour rejoindre l’Agora de la fête où il va parler devant une foule considérable, devra emprunter un itinéraire qui ne l’expose pas à un risque d’altercation qui aurait fait les délices des médias et leur sujet prioritaire. Pour la même raison, il devra aussi renoncer à dormir dans le camping-car loué pour s’éviter les fatigues des trajets.

 

Bref, comme le gouvernement, le climat politique est pourri à gauche, les sales coups, en catimini, font l’économie des discussions entre gens qui s’aimaient bien et qui vont se détester. Il est à craindre que le pire soit en gestation derrière le paravent de la diction apaisante de Pierre Laurent. Et je vais vous dire pourquoi ici-même.

 

 

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Injures et diversions

Revenons à Paris, au royaume des tergiversations, de l’approche grotesque d’Arnaud Montebourg (prêt à voter Hollande si celui-ci gagne les primaires) comme candidat possible pour le Parti communiste, puis de l’hypothèse d’une candidature de Pierre Laurent ou d’André Chassaigne dont chacun sait, quelle que soit leur valeur, qu’ils n’atteindront pas un score à deux chiffres, mais que la conséquence sera l’élimination à coup sûr de la gauche pour le second tour.

 

Les sondages montrent la progression de Jean-Luc Mélenchon dans un contexte où il se heurte à l’hostilité déclarée du PCF. En vue de lui barrer la route, la direction du PCF fait flèche de tout bois, n’hésitant pas à le qualifier de national-populiste tandis que, dans les réseaux sociaux, les invectives pleuvent, parfois au niveau de l’ordure. Encouragés, des Internautes multiplient sous pseudos les mensonges et inventions (les revenus de Jean-Luc Mélenchon, sa Rolex, son manoir…). Jean-Luc Mélenchon est (en 2016, pas en 2012 où il était par-fait) « populiste », nationaliste », « germanophobe », « individualiste », affecté d’un « ego demesuré ». On imagine a contrario que de tels contempteurs s’extasient sur la modestie, la timidité, des autres candidats depuis la première élection, en 1958, du président de la République au suffrage universel.

 

Un argument massue (et tellement dérisoire ! ) tourne en boucle : Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature « en solo ». La vérité est qu’il s’est déclaré après des discussions avec le PCF et seulement quand celui-ci a annoncé sa volonté (d’alors) de participer aux primaires solfériniennes.

 

Les attaques ad hominem dispensent de parler du programme de Jean-Luc Mélenchon (programme que tout communiste pourrait approuver), de son énergie pour aller au-devant du peuple qui le reçoit comme un des siens, des débats auxquels il participe dans les médias (sans être épargné par les journalistes) et qui font progresser les idées que tout homme, toute femme souhaitant que les citoyens soient placés avant les chiffres de la finance peut soutenir.

 

 

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Ces hommes que l'Histoire a fabriqués

J’ai eu l’occasion de rencontrer Jean-Luc Mélenchon. Je crois à sa sincérité et j’ai la certitude que cet homme-là a un rendez-vous avec l’Histoire, comme naguère le général De Gaulle chez nous, comme cet étudiant cubain, Fidel Castro, dont le combat était dénoncé par le Parti communiste de Cuba, ou ce militaire vénézuélien, Hugo Chavez, qui n’était pas membre du parti communiste de son pays[1].

 

Enfin, qui ne voit que Jean-Luc Mélenchon est transcendé par le rôle où les circonstances l’ont placé. Il peut, en 2017, être le Président qui changera la Constitution, renoncera dès que possible à son mandat, rendra enfin la parole aux petits, aux obscurs, aux sans-grades. Que les sceptiques ne ricanent pas trop fort : l’Histoire a parfois des accélérations fulgurantes et le peuple est imprévisible.

 

 

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Pour la direction du PCF, les présidentielles sont perdues. Il faut miser sur les législatives

Hélas, pour le PCF, à ce jour, les jeux sont faits, la défaite est inéluctable avant même d’avoir mené le (bon) combat.

 

Nous subirons 5 ans de plus, voire 10 ans, un président semblable aux deux derniers, ou l’un des deux. Mais il convient de sauver l’appareil par des alliances électorales à venir avec le PS, alliances qui assureront la réélection des 9 députés communistes sortants et, si possible, de ceux qui furent battus en 2012, noyés dans la vague rose de « mon adversaire c’est la finance ».

 

 

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Le nerf de la guerre

Le Parti de Gauche a eu un député, Marc Dolez, ensuite démissionnaire du PG. Jean Luc Mélenchon a l’impression (justifiée) que sa campagne de 2012 a surtout été bénéfique pour les candidats communistes dans les élections qui ont suivi. Il n’a plus l’intention de tirer les marrons du feu dans un remake de la fable.

 

Les 9 députés du PCF ont profité pour leur élection des retombées de la campagne des présidentielles, menée par Jean-Luc Mélenchon. Les élus communistes rapportent à leur parti plusieurs millions d’euros par an. Ne négligeons pas la peur de l’appareil communiste de voir les législatives de 2017 se conclure par la défaite de tous ses candidats, sa disparition de l’Assemblée nationale et la survenance d’une pénurie du « nerf de la guerre ». Le risque existe, comme le risque existait, parfois plus graves, dans d’autres combats menés par le PCF dans le passé.

 

Pourtant, le danger le plus grand pour le PCF aujourd’hui est dû à son absence de lisibilité, ses zigzags, sa navigation à la godille, son j’y-va-t’y, j’y-va-t’y-pas, ses alliances à géométrie variable, sa dénonciation de la politique soutenue par le PS en concomitance avec ses négociations d’arrière-cuisine pour de futures alliances avec le parti de la bande des quatre : Hollande, Valls, Macron, El Khomri (Passez-moi la rhubarbe, je vous passerai le séné).

 

 

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Le PCF ménage le PS

Ce souci du PCF de laisser grande ouverte la porte des ententes électorales avec le PS est démontré par sa propension à désigner nommément dans ses critiques les solfériniens cités plus haut en lieu et place de l’appareil du PS dont il est dépendant.

 

Ce n’est pas le programme (lisez-le donc) de Jean-Luc Mélenchon, ni les modalités de l’annonce de sa candidature, ni son national-populisme, ni (comme le disent les médias) sa propension à grogner et à « éructer » qui chagrinent les dirigeants communistes, c’est la crainte, en soutenant celui qui est le plus proche de leurs thèses, de se priver du report des voix solfériniennes au second tour des élections post-présidentielles. Des voix dont il n’est pourtant pas sûr qu’elles soient encore prisonnières des éléphants d’un parti « socialiste » qui, dans sa pratique, a cessé d’être de gauche.

 

 

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On peut dire de la division de la gauche ce qui a été dit des guerres : « La première victime est toujours la vérité »

Dès lors, et comme le choix secret d’œuvrer d’ores et déjà pour les législatives en shuntant les présidentielles est insoutenable devant l’électorat communiste ou l’électorat de gauche en général, il convient de s’attaquer à l’homme et de multiplier des diversions qui vont permettre de gagner (de perdre !) du temps alors qu’il est urgent de se lancer dans la bataille contre la droite et contre ceux qui l’ont si bien servie après avoir été élus pour la combattre.

 

 

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Les carabiniers d'Offenbach dirigent le PCF

Quel candidat pour 2017 ? Les dirigeants du PCF jouent aux carabiniers d’Offenbach qui martèlent la scène de leurs bottes en faisant du surplace et en chantant « Marchons, marchons ! » (et qui, dans l’opérette, arrivent trop tard).

 

On croit rêver en voyant les dirigeants communistes lancer en octobre 2016 une pétition intitulée « 2017, vivement la gauche ! » Oui vivement, ça urge !

 

Et on les regarde proposer (à six mois des élections !) de se rencontrer, de réfléchir, d’élaborer, de construire, de voir avec les autres, d’entendre, d’écouter, de discuter, de rassembler, de mettre les choses sur la table, de proposer une alternative et, en quelque sorte, d’inventer de à A à Z un programme dont l’essentiel, le noyau dur, se trouve depuis des décennies dans son idéologie ; il suffit de l’adapter au contexte actuel. Au demeurant, qu’ils relisent le programme que le Parti communiste a soutenu lors des élections présidentielles de 2012. Serait-il impossible d’en dépoussiérer ce qui a vieilli, d’y ajouter ce qui manque ? Et point n’est besoin de se perdre en d’interminables palabres, parlottes, pinaillages, de s’enliser dans une réunionnite de diversion. Et pourquoi pas, tant qu’à faire, ne pas créer une commission à la Clemenceau ?

 

La maison brûle, les incendiaires sont à l’oeuvre de tous les côtés et il faudrait discuter sur la personnalité du chauffeur du camion des pompiers, de la forme des tuyaux, de la couleur des pneus, de la brillance des casques, faire le procès de celui qui a actionné (en « solo ») la sirène sans organiser dix brainstormings décisionnels ?

 

La conférence nationale du PCF (5 novembre 2016) ne tranchera pas davantage, mais fera des propositions entre lesquelles les militants auront à choisir dans les semaines (les mois ?) qui suivent.

 

Nous sommes en octobre, les élections ont lieu en avril 2017 et tout se passe, selon un dirigeant frondeur du PCF comme si l’on voulait attendre le résultat des primaires du PS (en janvier 2017). Olivier Dartigolles, porte-paroles du PCF, lâche que si Arnaud Montebourg gagnait ces primaires, tout serait à reconsidérer (je cite ici de mémoire, mais j’en retiens l’esprit).

 

 

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Qui a peur de jean-Luc Mélenchon ?

Si la direction du PCF craint, aujourd’hui, ce qu’elle ne craignait pas hier, c’est-à-dire d’être phagocytée par Jean-Luc Mélenchon et occise par un baiser qui tue, quelle erreur de ne pas avoir discuté d’emblée avec lui des conditions dans lesquelles il aurait pu être le porte-parole commun des idées communes dans un intérêt commun face à trois ennemis communs du peuple : FN, LR, solfériniens !

 

Certes, Jean-Luc Mélenchon développe une campagne hors partis, ce qui n’est pas malhabile pour une telle élection et ce qui a été rendu pratiquement inévitable par le discrédit qui s’est abattu sur le Front de gauche qui l’avait soutenu pendant la campagne présidentielle de 2012, mais qui a été ensuite marqué par des magouilles lors des élections suivantes où l’on a vu certaines de ses composantes tantôt faire alliance avec le Parti de gauche, les Verts ou le NPA, tantôt avec des Solfériniens. L’opinion des Français, exprimée dans des sondages, et plus encore dans les abstentions, a permis de mesurer l’ampleur des dégâts. D’où la nécessité d’opter pour une solution originale et novatrice pour que les citoyens se réconcilient avec les urnes, puisque, de plus en plus, ce ne sont pas les votants qui font les élus (et souvent les pires) mais les abstentionnistes.

 

 

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Ce qui va finir de tuer le PCF

Ce qui va tuer le PCF, ce qui le blesse déjà et lui ouvre les veines, ce n’est pas Jean-Luc Mélenchon : c’est le renoncement de fait de ce parti à ce qu’il fut et qui était enthousiasmant, c’est l’obsession de sauver la carrière, l’emploi, les postes, les revenus d’une partie de l’appareil, des apparatchiks dont le calcul (pertinent) est que le PCF durera plus que leur propre vie.

 

Après eux le déluge. Ils perdront des voix à chaque élection, se sépareront de quelques permanents en région, vendront quelques biens du parti, des locaux un peu partout en France, et, s’il le faut, un jour, le siège du PCF marqué par la patte d’Oscar Niemeyer, comme naguère Robert Hue fit entrer Arnaud Lagardère dans le capital de l’Humanité de Jean Jaurès.

 

La liquidation totale de la boutique, le vidage de son rouge sang par hémorragie des troupes seront assez lents pour que le sommet du PCF et quelques hobereaux de province aillent au bout de leur carrière dans le confort douillet de qui fuit le moindre danger, de qui vit grâce aux militants et aux électeurs et non pour eux. La direction du PCF, aujourd’hui, ressemble au parti de la trouille.

 

On pourrait presque compatir : le parti communiste compte des élus et des permanents qui ne peuvent plus « retourner à la production » parce que des années de travail dans le Parti les a rendus inaptes à leur métier d’origine et parce que, surtout, le patronat n’embauche pas de tels trublions.

 

Mais le Parti communiste doit-il mourir sans gloire pour les sauver ? Il les sauvera en redevenant ce qu’il fut. Pas en s’acoquinant avec l’horrible troupeau d’éléphants de la rue de Solférino qui s’abreuvent à la mare du MEDEF, lèchent la mangeoire de l’OTAN dans la recherche frénétique d’ennemis à bombarder, de Russie et de Chine à défier pour le compte des USA.

 

 

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Cessez le feu, vite !

A l’heure où j’écris ces lignes, Jean-Luc Mélenchon a révélé les noms de ses 20 premiers candidats aux législatives. Il veut en avoir 577. Autant dire que les élections post-présidentielles verront s’affronter dans tout le pays des candidats de la France Insoumise et du PCF. Qui, à gauche, ne s’en attristerait pas ?

 

Les optimistes diront que la partie de bras de fer entre Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon cessera là où commence la certitude que Billancourt se désespère et qu’un accord interviendra enfin, mutuellement avantageux et conforme aux intérêts, au désir ardent du peuple.

 

Les pessimistes retiendront que, si un accord tarde trop, les invectives auront commis des dégâts qui ne pourront être réparés dans le peu de temps qui reste. Le fait qu’Olivier Dartigolles attise le foyer avec des mots terribles est mauvais signe. On le voit pourfendre Jean-Luc Mélenchon bien plus que son programme. Et pour cause !

 

Or, la politique exige d’avancer en tenant compte de la réalité qui résiste aux desiderata. Jean-Luc Mélenchon, caricaturé par les médias qui le situent résolument à l’extrême gauche (ça fait peur aux électeurs), peint comme un méchant colérique, présenté depuis des années par des photos extraites de l’album « L’homme que vous ne prendriez pas en stop »), Jean-Luc Mélenchon, intègre le top 5 des personnalités préférées des Français. 100 000 signatures affluent pour le soutenir, 1400 groupes d’appui ont vu le jour, plus d’un millier de communistes le rejoignent, dont Marie-Georges Buffet, qui fut secrétaire du PCF, ministre et candidate à l’élection présidentielle de 2007, Roland Leroy ex-directeur de l’Humanité, Roger Martelli, qui fut membre de la direction du PCF et qui est co-directeur du magazine communiste Regards (avec Clémentine Autain, qui appelle à voter Mélenchon), Patrice Cohen-Seat membre du Conseil national du PCF.

 

Dans les sondages (à prendre avec précaution, mais à savoir lire aussi quand ils ne se démentent pas pendant des mois), la cote de Jean-Luc Mélenchon est sur une courbe ascendante, plus proche déjà des 20 % d’intention de vote que des 10% du début de sa campagne. On imagine quels dégâts affecteraient les candidats de droite et d’extrême droite avec l’entrée dans la lutte de dizaines de milliers de militants communistes. On imagine le désarroi de ces militants s’il ne leur est laissé que le choix de refuser Jean-Luc Mélenchon au premier tour (eux à qui le parti a si souvent demandé de voter « socialiste ») et de voter à droite au second pour barrer la route au fascisme.

 

Plus le temps passe, moins les dirigeants communistes seront en bonne position pour négocier sur des points du programme à porter ensemble en avril 2017 et sur une équitable répartition des circonscriptions, donc des élus à l’Assemblée nationale.

 

L’état-major communiste va se réunir, en plein désarroi, le 5 novembre. De haut en bas, les communistes sont incertains, partagés. Appuyer le candidat de la France Insoumise et permettre que la gauche ne soit pas éliminée au premier tour en avril 2017 ou consacrer la division en soutenant un autre candidat dont la campagne aplanira le chemin pour les candidats du PCF à la députation ?

 

Allez savoir à ce jour (20 octobre 2016). Mais ce qui est sûr, c’est que la mayonnaise France Insoumise prend (on le voit aussi par le changement de ton et d’arguments des journalistes quand ils parlent à (ou de) Jean-Luc Mélenchon). Plus l’appareil communiste tergiverse, plus il aura à concéder au porteur d’un espoir raisonnable et fou : celui de l’humain d’abord, de la parole rendue au peuple, du changement de la Constitution, de la résistance à l’UE, de la paix, de la réduction des inégalités, de la protection des syndicalistes, etc.

 

J'écris tout ce qui précède parce qu’il me déplaît qu’on fasse des yeux au beurre noir à des salariés de toutes obédiences.

 

Souhaitons longue vie au PCF et rien de mal à ses dirigeants, pour peu qu’ils veuillent se souvenir de ce qui a fait que le communisme est en soi une idée qui enflamma les peuples à travers le monde.

 

Et c’est ainsi que Pierre Laurent sera grand.

 

Note :

[1] Pendant la lutte contre Batista, le Parti communiste cubain désapprouvait Fidel Castro et ses « méthodes terroristes et putschistes […] inefficaces, nuisibles et contraires à l’intérêt du peuple. » Le Parti communiste vénézuélien n’a pas présenté de candidat contre Hugo Chavez lors des élections présidentielles de 1998 et il a été élu. Comme on le sait, la victoire de ces deux hommes n’a pas fait disparaître (loin de là) les partis communistes de ces deux pays.

- Sur le même sujet, lire sur Le Grand Soir  : « Choisir la France insoumise ou continuer à subir. En 2017, comme je l’ai fait en 2012, je voterai pour Jean-Luc Mélenchon » (Maxime Vivas, 19 février 2016). http://www.legrandsoir.info/en-2017-comme-je-l-ai-fait-en-2012-je-vote...

 

Pour en savoir plus :
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Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

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- Mélenchon est-il parti tout seul à la présidentielle ? Ou de l'amnésie collective.

- Respect ! Mélenchon n'est pas assez bien pour eux !

- La direction du PCF parie sur Montebourg

- Le PCF de Charybde en Scylla par Francois Cocq

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 08:43
Toute candidature socialiste est promise aux snipers postés aux quatre coins

Ce que nous voyions venir est arrivé : le parti socialiste est en phase d’implosion. La débandade sévit dans ses rangs et le sauve-qui-peut gagne du terrain dans sa sphère de direction. François Hollande ne recueille plus que 14 % d’opinions favorables.

Il est en passe d’être lâché par Cambadélis et Valls qui cherchent à détecter une issue de survie (et non de victoire) pour 2017.

Ségolène Royale ne vient-elle pas d’être jetée à la mer houleuse des incertitudes, comme une éventuelle bouée de sauvetage, selon le JDD ? L’ancienne compagne au secours de son ex en perdition ?

C’est dire l’ampleur de la désespérance dans les bureaux de Solférino et les allées du pouvoir...

 

Sources : L-ECHO.info par Christian Audouin

Quant à l’hôte de Matignon, il tente ses offres de services alors que le cadavre politique de François Hollande est encore chaud. L’adepte du 49.3, comme Macron, brûle de fouler l’arène de la présidentielle. Il agite un petit drapeau de gauche opportuniste pour mieux accéder à la possibilité de poursuivre les frasques du hollandisme ! Que les socialistes de « base » trouvent ici l’expression de notre sincère compassion...

 

A quoi le PS a-t-il affaire, sinon à un discrédit populaire sans précédent sous la Ve République, à une droite requinquée par les œuvres libérales du chef de l’état et de sa majorité, à une extrême-droite vitaminée par le vent mauvais des promesses non tenues. Mais il est aussi confronté à la cristallisation dynamique de l’envie de gauche réelle et de rupture avec les politiques d’austérité, portée par Jean-Luc Mélenchon et le mouvement « La France Insoumise ». Tous les sondages situent le candidat de 2012 en pole position des intentions de vote à gauche, loin devant Hollande, bien sûr, mais aussi des hypothèses Montebourg, Hamon et Macron. C’est exercer sa fonction journalistique de constater ici tout cela, quoiqu’on puisse en penser par ailleurs.

 

La primaire socialiste aura-t-elle lieu en... février prochain ?

Il est permis d’en douter, vu l’entrée en décomposition de la formation politique concernée. Pour sauver quelques meubles, une désignation pourrait lui être substituée.

 

D’ailleurs, primaire ou pas, le casse-tête sera absolu pour Cambadélis. Qu’elle soit de « centre gauche » ou issue des « frondeurs », toute candidature socialiste éventuelle sera désormais promise aux tirs croisés des snipers postés aux quatre coins des territoires socialistes. Elle sera aussi immanquablement lestée par le boulet du bilan de François Hollande dont, de Montebourg à Macron, personne ne parviendra à se libérer. Ce qui a été mal fait est fait, depuis le début jusqu’à la fin du quinquennat.

 

Le sociologue et sondeur Jérôme Sainte-Marie a écrit dans un retentissant article publié par notre confrère « Le Figaro » : « Ce qui se joue actuellement à gauche est inédit. Les conséquences sur le parti socialiste seraient bien plus importantes qu’une simple défaite de son candidat, comme en 1995 ou en 2007, si celui-ci devait être, non seulement éliminé à l’issue du premier tour, mais en outre devancé par un autre candidat issu de son camp.

 

Toute l’organisation de la vie politique pourrait être transformée comme jamais depuis l’effondrement électoral du parti communiste au début des années 1980. Sans que cela soit largement perçu, tel est pourtant ce qui se joue avec la dynamique actuelle de la campagne de Jean-Luc Mélenchon. »

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Jean-Luc Mélenchon précipite la recomposition à gauche

- Adresse à nos amis du PCF : Présidentielle : attendre février serait irresponsable

- Montebourg prêt à l'union avec le PCF

- Les Primaires : une supercherie antidémocratique ?

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