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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 09:27
21ème rapport du mal–logement en France : la dégradation se poursuit

Une forme de violence économique, sociale et psychologique.

 

Sources : Parti de Gauche Midi-Pyrénées

"Comme chaque année, ce rapport dresse le tableau de bord du mal-logement à partir de chiffres actualisés, notamment grâce à une exploitation inédite de l’enquête Logement 2013 de l’Insee fortement attendue, et du suivi des politiques du logement de l’année écoulée. Il montre la dégradation alarmante de nombreux indicateurs, qu’il s’agisse du nombre de personnes sans domicile, en précarité énergétique, en effort financier excessif ou en hébergement contraint chez des tiers."

Vous pouvez accéder à tous les éléments du rapport en cliquant ici

 

 

-  Quelques chiffres essentiels

  • Près de 900 000 personnes sont privées de logement personnel, selon la Fondation. Parmi elles, 141 500 sont sans domicile et 85 000 vivent dans des habitations de fortune.
  • Près de 2,9 millions de personnes vivent dans des conditions de logement « très difficiles » (privation de confort, surpeuplement « accentué »).1 % des logements sans eau courante, douche ni WC
  • En 2013, 204 000 logements en France ne disposaient pas d’eau courante, d’une installation sanitaire – baignoire ou douche – ou de WC intérieurs.
  • Plus d’1,9 million de logements « étaient dépourvus de chauffage central en 2013.
  • Les ménages les plus pauvres (1er décile de la population) consacrent plus de la moitié de leur revenu à leur logement, contre 17,4 % en moyenne chez les Français, et 12,5 % pour les plus aisés.
  • Les 10 % les plus pauvres (1er décile) ayant un revenu mensuel moyen de 678 euros selon l’Insee, le logement leur coûte ainsi 379 euros en moyenne par mois, ne laissant que 299 euros pour tout le reste.582 bidonvilles
  • Fin 2015, 17 929 personnes vivaient dans l’un des 582 bidonvilles référencés en France par la Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal). 37 % de ces personnes « très marginalisées » habitent dans un campement illicite situé en Ile-de-France, et 21 % sont regroupés en Nord-Pas-de-Calais.

« À lui seul, le département de Seine-Saint-Denis abrite 12 % des personnes recensées et 7 % des bidonvilles à l’échelle nationale », souligne le rapport de la fondation Abbé Pierre.Un sur trois

  • Près d’un tiers des enfants vivant dans des logements précaires présentent des sifflements respiratoires, contre 7,1 % en moyenne dans les autres foyers. Près de la moitié des adultes dans des logements précaires souffrent de migraines (47,7 % contre 31,6 % des autres ménages) et de dépression ou d’anxiété (40,8 % contre 28,7 %).450 000 personnes contraintes à revenir vivre chez leurs parents
  • Près de 450 000 personnes sont revenues au domicile parental en 2013 en raison d’une situation personnelle difficile (perte d’emploi, problèmes financiers, mauvaise santé ou problèmes de logement). Chez les plus de 25 ans (hors étudiants), le nombre est en augmentation de 20 % entre 2002 et 2013, passant de 282 000 à 338 000 en 11 ans. Plus impressionnante, l’augmentation est de 66 % entre ces deux années pour les personnes âgées de plus de 60 ans contraintes d’habiter chez un tiers avec lequel elles n’ont pas de lien de parenté direct (de 50 000 à 83 000).

 

Résumé réalisé par "Les décodeurs" Blog journal Le Monde accessible en en cliquant ici

 

 

-  La crise du logement expliquée en quatre minutes

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Published by La Rochelle à gauche par les actes - dans Si on parlait de LOGEMENT Analyse Politique vidéos
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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 08:45
Noéés force de propositions pour juguler le prix du foncier à la Rochelle

Fabriquer une ville apaisée avec le droit à

l’urbanité pour tous.


Telle est l’ambition sur laquelle Noéés[1] – La Rochelle Perspectives entend être une force de propositions face à l’urbanisation anarchique et à l’exclusion des familles modestes du droit de vivre dans la « Cité ».

Partons d'un constat : tout le monde se plaint de la cherté de l'immobilier, y compris la la Fédération des promoteurs immobiliers, pour qui les prix des logements neufs ont bondi de 17% depuis 2008, pénalisant les classes modestes, moyennes et les jeunes.

Ainsi le 25 mars 2015 Noéés créait l'événement en présentant aux associations et comités de quartier de La Rochelle son projet de "charte des promoteurs" pour faire baisser le prix du foncier sur La Rochelle et la CDA.

Ce projet est Inspiré de la "Charte promoteurs" élaborée en 2006 sur la CDA de Plaine Commune en Ile de France dont le succès n'est plus a démontré (renouvelée en 2011).
Le projet de charte a été rendu public lors d'une conférence de presse le 30 septembre 2015 à l'issu du processus de concertation citoyen.

 

Sources :  Association Noéés mis à jour le 21 janvier 2016

 

Pour Noéés, le FONCIER est au coeur de la

problématique LOGEMENT sur La Rochelle.

 

- 1. Point de situation[2]

La Rochelle est une ville qui compte plus de 1.500 logements vacants avec davantage de volets clos en son centre.
On y observe un vieillissement du parc et une dégradation de l’habitat. Située en zone tendue, La Rochelle voit les jeunes familles partir de plus en plus loin pour faire face au coût de l'immobilier inaccessible.


Les chiffres alarmants en attestent sur La Rochelle :

  • l'indice des loyers de marché a progressé de 46,5% entre 2000 et 2014 [3]
  • Avec 13,6€ le m² La Rochelle est en tête de 201 villes du Sud-Ouest en mai 2014 [3]

 

A - Un espace doublement attractif : quand le « résidentiel » s’ajoute au « balnéaire »
La Rochelle compte à elle seule environ 80 000 habitants. En ajoutant les 27 autres communes composant le périmètre de l’agglomération, elle totalise approximativement 160.000 habitants.

 

Le centre ancien de La Rochelle s’articule autour du Vieux Port. La mise en valeur du centre-ville intervientdès 1971 où son architecture est protégée par un périmètre sauvegardé. Des secteurs piétonniers sont mis en place et les déplacements en vélo encouragés.

 
Les différents quartiers sont plus ou moins marqués socialement : au profil « aisé » des habitants de La Genette s’oppose celui plus « populaire » des habitants des immeubles collectifs de Mireuil, Villeneuve les Salines ou cité de maisons ouvrières de Bongraine.


Une partie des ménages à revenus modestes et moyens, les jeunes couples candidats à la propriété ont été contraints de s'installer dans les communes périphériques de La Rochelle à partir des années 1980, en raison des niveaux de prix atteints à La Rochelle. Ainsi, jusqu’à la fin des années 1990, des communes comme Périgny, Nieul-sur-Mer, Dompierre ou Angoulins ont accueilli la majeure partie de la croissance démographique rochelaise. À une première zone d’extension urbaine constituée dès la fin du XIXe siècle par les quartiers de Saint Maurice ou Tasdon, voire quelques communes voisines à l’image d’Aytré, s’ajoute alors une couronne plus récente, constituée quasi-exclusivement de maisons individuelles en lotissements.


Cette vaste zone d’habitat pavillonnaire se déplace aujourd’hui progressivement vers l’est et le sud : les ménages désirant accéder à la propriété se tournent depuis le début des années 2000 vers les communes extérieures à l'agglomération, jusqu’à 50 kms vers l’intérieur des terres. La provenance des actifs travaillant dans l’agglomération illustre d’ailleurs bien le poids des migrations alternantes avec l’est de la Rochelle (Pays d’Aunis, axe La Rochelle-Niort) et le sud vers Rochefort.

 

B - Un renforcement de l’embourgeoisement depuis une décennie ?
Le poids des résidences secondaires a progressé d’ouest en est au cours des années 1990 et la destination des constructions neuves depuis 10 ans confirme bien une scission entre les communes rétaises, fortement tournées vers la résidence secondaire, et celles du continent, où plus de 8 nouveaux logements sur 10 sont des résidences principales.


Cette scission se confirme dans les profils sociodémographiques des nouveaux propriétaires sur les quatre communes. En effet, aux Portes, 75 % d’entre eux sont des résidents secondaires, domiciliés principalement en Île-de-France ou à l’étranger, contre à peine un quart dans les trois autres communes. Une grande part des nouveaux propriétaires nieulais, saint-xandrais et solinois sont des actifs anciennement domiciliés à La Rochelle ou dans les communes voisines dans un rayon de moins de 30 kms. De plus, ce sont principalement des ménages d’âge médian qui s’installent, plutôt que de jeunes couples avec enfants comme c’était le cas dans les années 1980 et 1990 (les effectifs scolaires, alors en hausse, chutent actuellement).


Les résidents secondaires qui achètent une maison sont légèrement plus âgés, souvent la cinquantaine. À Nieul et Saint-Xandre, les retraités constituent un bon tiers d’entre eux. L’âge peut être complété par le statut matrimonial des nouveaux propriétaires. Ainsi, si dans toutes les communes les résidents secondairesachètent très majoritairement en couple (ils sont mariés à 70 à 80 %), les résidents principaux, plus jeunes, sont aussi plus fréquemment des célibataires (jusqu’à 50 % des cas).

 

Le profil socioprofessionnel des acquéreurs permet quant à lui une distinction plus fine. En fait, si les actifs sont majoritaires, les profils socioprofessionnels des nouveaux propriétaires varient grandement en fonction des communes. Les professions « intermédiaires » arrivent en tête chez les résidents principaux nouvellement propriétaires à Nieul, Saint-Xandre et Sainte-Soulle. Si la Profession et Catégorie Socioprofessionnelle des cadres supérieurs, enseignants et professions libérales (PCS 3) arrive en seconde position à Nieul, les employés et ouvriers constituent chacun plus d’1/5 des nouveaux propriétaires à Sainte- Soulle (Saint-Xandre étant en position intermédiaire avec une proportion significative d’artisans, commerçants, PCS 2, et d’employés, PCS 5). Du littoral vers l’intérieur du continent, on constate des différences : d’un profil plus aisé à Nieul à un autre plus populaire à Sainte-Soulle.


Inversement, les retraités occupent une place prépondérante chez les résidents secondaires qui viennent d’acquérir un pied-à-terre à Nieul et Saint-Xandre. Ce phénomène renvoie à l’installation des retraités sur les communes littorales atlantiques. De son côté, Sainte-Soulle présente – étrangement – une situation comparable, même si les effectifs solinois sont faibles : les résidents secondaires sont plutôt des actifs, majoritairement des cadres supérieurs. En fait, il peut s’agir de personnes investissant dans un pied-à-terre solinois pour leurs vacances ou retraites à venir (vu que ce sont majoritairement des quinquagénaires), ou des actifs qui viennent s’installer définitivement sur La Rochelle. Dans les deux cas, les mobiles d’installation à Sainte-Soulle mériteraient un approfondissement et, pour être validées et approfondies, ces hypothèses ne pourront faire l’économie d’enquêtes longitudinales. Elles permettraient de savoir plus précisément si le choix de Sainte-Soulle pour les actifs comme pour les résidents secondaires n’est pas un choix par défaut ; autrement dit, il illustrerait une incapacité financière pour les actifs à se loger sur La Rochelle comme pour les résidents secondaires à s’installer plus près du littoral.

 

C – Une place prépondérante vers l’habitation à loyer modéré :
La Rochelle a mené une politique volontariste en matière de logement social depuis très longtemps. Le premier office public d’habitation (OPH) a fêté son centenaire en 2013. C’est le premier organisme créé de ce type, au niveau national. Le résultat, c’est qu’en 2014, il y a environ un tiers d’habitation à loyer modéré (dit social ou HLM) dans la ville. Avant même les obligations légales, la commune était largement au – dessus de ce qui est aujourd’hui imposé (25%). Néanmoins, cette politique généreuse a deux effets négatifs.


Le premier touche le prix du parc privé qui voit son prix de vente augmenter par un effet mécanique. Le second relève de l’origine du peuplement. Le nombre de demandes d’HLM ne baisse jamais, les jeunes actifs rochelais et les jeunes familles rentrent en concurrence directe avec la demande nationale sur notre
territoire.

 

 

- 2. Prix immobilier au m² La Rochelle en décembre 2014[5]

  • Dans La Rochelle, les appartements et maisons se négocient entre 1 811 € / m2 et 4 389 € / m2.
  • Le prix immobilier moyen d'un bien pour La Rochelle est de 415 527 €.. Sur 12 mois, le prix au m2 de La Rochelle a évolué de 4.6 %.
  • Selon l'INSEE, le marché immobilier de La Rochelle comprend 65 % d'appartements et 35 % de maisons.

 

ÉVOLUTION DU PRIX M² (maisons + appartements) La rochelle - Août 2007 à Août 2015

 http://www.lesclesdumidi.com

 

 

Les prix de l'immobilier au m2 à La rochelle, 17000 sont actuellement les suivants au 1er Septembre 2015.
 

 Prix du m² min.Prix du m² moyenPrix du m² max.Évolution
Prix du m² appartement2 350 €3 590 €5 263 € +7.68%
Prix du m² maison2 014 €2 443 €2 988 € +13.52%

 

Source : lesclésdumidi.com (http://www.lesclesdumidi.com/prix/m2-la_rochelle-17)

 

 

D’autre part, selon des estimations fournies par le site « www.meilleursagents.com »[6] au 1er février 2015, l’évolution des tendances de la population, des revenus et du marché immobilier de La Rochelle par rapport à la moyenne des villes comme Nantes, Bordeaux, Bayonne ou Dunkerque sont les suivantes :

 

  • A La Rochelle, les mouvements sont à la baisse pour les jeunes enfants, les étudiants et les actifs de - 3 % ainsi que dans le nombre de résidences principales de - 7 %. Le prix moyen au m2 des maisons sur La Rochelle (2.568 €/m2) est à peu près équivalent que la moyenne des villes (2.535 €/m2), mais nettement plus bas qu’à Bordeaux (3.021 €/m2) ou qu’à Nantes (2.715 €/m2), soit environ 300 €/m2 de moins (12 %).
  • En revanche, les positions sont à la hausse pour le nombre de retraités et de résidences secondaires d’environ + 6 %. Contrairement aux maisons, le prix moyen au m2 des appartements sur La Rochelle (3.195 €/m2) est plus haut que la moyenne des villes étudiées (2.839 €/m2), soit environ une hausse de 356 €/m2 et qui représente aussi 13 %.
  • Le revenu mensuel moyen d’un rochelais flirte avec les 1.574 € tandis que la moyenne des villes prises en compte se situe autour de 2.145 €. Par conséquent, le différentiel de revenus rochelais reste d’environ moins de 570 € par mois, ce qui représente un quart du revenu moyen des habitants des villes citées mais environ un tiers du salaire du bordelais ou du nantais.

 

 

- 3. Conclusion :

Tout d'abord il convient de noter que :

  • L’amélioration de la desserte routière (notamment avec le projet de A831) impliquera une augmentation des prix des logements et des terrains ainsi qu’une modification de la composition socio-spatiale de la population sur certaines communes ;
  • Les politiques d’habitation à loyer modéré (PLH) sont à même, en pesant sur le prix du foncier, de perturber fortement la logique de gentrification[7] existante sur La Rochelle ;

Parmi les outils à disposition :
- rendre La Rochelle éligible au droit à l'encadrement des loyers[
8] ;

- mettre en oeuvre une surtaxe de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires[9] ;
- le programme local de l’habitat, actuellement en révision, devra d’une part intégrer du PLS, ce qui permettra à des personnes éligibles aux HLM mais non prioritaires (PLAI) d’accéder à un logement et d’autre part, d’imposer de l’accession abordable à la propriété (moins 30% du prix du marché avec des critères d’anti spéculation) ;
- le programme d’intérêt général (PIG), destiné aux logements vacants ou insalubres, doit voir son nombre de logements rénovés augmenter.


permettraient de remettre dans le circuit locatif des logements inoccupés et de desserrer la pression existante sur le foncier ;

  • En 2005, le Poitou-Charentes comptait 1 700 000 habitants. En 2030, il y en aurait 10 % de plus selon le scénario de projection dit «central» établi par l'INSEE à partir d’indicateurs de fécondité, de mortalité et de migrations prenant en compte les tendances observées entre 1990 et 2005, ce qui mécaniquement engendrera une augmentation du prix du foncier, du logement[10] ;
  • Les objectifs ambitieux du plan de rénovation énergétique[11] du parc résidentiel présenté par le Président de la république le 21 mars 2013 va, se heurter au coût très élevé ce cette opération (entre 10 000 et 50 000 € selon l’état énergétique du logement, les matériaux choisis et les coûts de main-d’oeuvre) auquel va s'ajouter les coûts cachés, et « externalités », qui peuvent en annuler totalement l’intérêt[12] si rien n'est fait sur le prixdu foncier ;
  • Le droit de préemption renforcé aux immeubles en copropriété[13] permettrait non seulement d'instaurer une mixité sociale très fine, à l'échelle d'une résidence, de revitaliser le caractère populaire du centre-ville, de réduire la pression foncière, et d’éviter que des familles soient chassées de leur appartement quand celui-ci est mis en vente ;
  • La question récurrente mais cruciale de l’anticipation foncière et de ses liens avec des politiques d’aménagement du territoire, déjà formulée par Comby et Renard (1996)[14], est ainsi directement posée, car c'est un outil à disposition pour contribuer à la baisse du prix du foncier.


En conséquence, nous partageons donc l'analyse selon laquelle :

  • Il n'y aura pas de réappropriation de la ville par les jeunes couples en ménages et budgets modestes ;
  • Il n'y aura pas de « ville lente et apaisée » sans rapprochement des lieux de vie, de décisions, de distractions, de travail ;
  • Il n'y aura pas de transition énergétique ;

            sans une révolution de la politique foncière.

 

 

C'est pour l’ensemble de ces raisons, Noéés met en débat sa proposition de « charte promoteur » de modération du prix du foncier dont vous trouverez le lien pour son téléchargement ci-dessous.


 

 

 

 

 

 

- Présentation de la charte des promoteurs aux associations et comités de quartier le 25 mars 2015

 

- La conférence de presse du 30 septembre 2015

Parmi les présents :

- Roger GERVAIS : maire de Saint Médard d'Aunis et vice-président en charge du foncier à la CDA de La Rochelle ;

-  Guy DENIER : maire de Périgny ;

- Jean-Pierre DOARE et Yves RONTEAU élus de Dompierre-sur-Mer

- de représentants de la  Ville de La Rochelle

Noéés force de propositions pour juguler le prix du foncier à la Rochelle
Noéés force de propositions pour juguler le prix du foncier à la Rochelle

Note :

[1] Noéés

[2] Sources et carthographie
[3] Clameur
[4] Sud Ouest :

[5] Sources : efficity.com
[6] Sources : http://www.meilleursagents.com/prix-immobilier/

[7] Gentrification

[8] Source : http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/la-rochelle-reclame-l-encadrement-des-loyers-7774337974

[9] Source : http://www.sudouest.fr/2014/11/04/la-taxe-d-habitation-pourrait-etre-alourdie-de-20-pour-certaines-residencessecondaires-1725577-705.php

[10] Source : http://insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=12&ref_id=11660

[11] Source : http://www.territoires.gouv.fr/le-plan-de-renovation-energetique-de-l-habitat
[12] Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/frederic-denhez/120914/il-ny-aura-pas-de-transition-energetique-sans-unerevolution-du-foncier

[13] Source : http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/paris-des-logements-sociaux-bientot-crees-au-sein-d-immeubles-en-copropriete-05-12-2014-4350617.php

[14] Les politiques foncières - Joseph Comby (Auteur) -  Vincent Renard (Auteur) : http://livre.fnac.com/a139980/Joseph-Comby-Les-politiques-foncieres

 

Pour en savoir plus :

- 1er novembre : Noées - La Rochelle Perspective est né

- Charte promoteurs de Saint Ouen

- voir rapport du Sénat : Les facteurs fonciers et immobiliers de la crise du logement

- Logement : la flambée des prix du foncier dénoncée par une association de consommateurs

- L’association Noéés propose une charte pour doper le logement « abordable ». Le point

- L'obligation de 30% de logements abordables vous semble-t-elle suffisante ?

- Les locations sur Airbnb : Un système qui inquiète à La Rochelle

- La Rochelle : les riverains ont gagné… un étage en moins

- La Rochelle : le boom du marché immobilier

- Des "chartes promoteurs" pour défendre le droit à la ville

- Comment la France a tué ses villes

- Didier Robineau promoteur à La Rochelle (Eurotim), vice-président de la Fédération régionale des promoteurs immobiliers : Agglo rochelaise : "Décidons d’un moratoire sur le logement social !"

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 09:00
(Crédit photo : Petras Gagilas - Flickr)

(Crédit photo : Petras Gagilas - Flickr)

Interview - Du béton, des rues, des transports, mais aussi des passants qui portent leurs effets personnels et leurs courses. Pour que la ville durable voie le jour, il faut bien connaître la « logistique piétonne », assure Franck Cochoy, sociologue.

 
Source : terraeco.net

Dans les rues des villes, les citoyens se promènent ou vaquent à leurs occupations, souvent encombrés de cabas, de sacs à dos ou de poches plastique. Car la charge portée par les urbains a largement augmenté depuis un siècle. C’est la conclusion d’une étude franco-suédoise qui s’est penchée sur les photographies de deux rues, l’une à Toulouse, l’autre à Göteborg, en Suède, à quatre périodes différentes : avant la Première Guerre mondiale, dans l’entre-deux-guerres, dans les années 1950 et 1960 et enfin, aujourd’hui. Or, soulignent les chercheurs, si l’on veut pousser les gens vers les transports doux ou publics, la « logistique du piéton » doit être prise en compte. Elle est pourtant largement ignorée par les concepteurs de la ville durable, souligne Franck Cochoy, sociologue et coauteur de l'étude franco-suédoise et d’une autre plus ancienne « Places et déplacements : une archéologie statistique de la logistique piétonneouce  » résumée dans la revue Mondes sociaux.



- Terra eco : Qu’est ce qui a motivé votre recherche ?

Franck Cochoy : Elle avait pour ambition d’examiner des comportements quotidiens très banals, comme le fait de transporter ses courses, et de montrer leur impact sur la vie de la cité. Dans une ville que l’on veut durable, on fait en sorte que les gens utilisent des transports doux, qu’ils aient moins recours à la voiture, qu’ils consomment près de chez eux. Mais cela a des effets sur l’encombrement des personnes, cela peut entraîner de la peine, de la fatigue, de l’embarras. Si l’on se focalise sur l’urbanisme ou l’installation des bus électriques en oubliant de considérer la logistique du déplacement piéton, les politiques d’encouragement à la ville durable risquent de rester un vœu pieux.

Or, c’est déjà le cas. Dans les vidéos, les dessins d’architectes, les maquettes en 3D qui dessinent la ville de demain, les piétons représentés ne portent très souvent rien. La ville est pensée comme un ensemble de béton, d’aménagements, de transports avec des gens presque tout nus. D’ailleurs, quand on a présenté notre étude, on n’a pas bénéficié de beaucoup d’attention de la part des élus. Notre enquête leur a paru un peu farfelue. Les gens aiment bien qu’on leur parle politique, mais peu de choses pratiques.

 

 

- Terra eco : Quelles sont les conclusions de votre étude ?
Franck Cochoy : Dans ces deux rues photographiées à travers le temps, on a regardé si les gens portaient des chapeaux ou non, quel était leur sexe, s’ils s’agissait d’adultes ou d’enfants. Et puis, on a pensé aux mains. Est-ce qu’ils ont les mains libres ? Est-ce qu’ils ont les mains dans les poches ? Qu’est-ce qu’ils portent et à quel endroit de leur corps ? Sur un siècle, on s’est rendu compte que la quantité d’objet transporté par personne s’est accrue.

On peut expliquer ce phénomène par l’accroissement du pouvoir d’achat, par la progression de la société de consommation, mais aussi par le recul de la domesticité. Il n’y a pas beaucoup de gens aujourd’hui qui paient pour qu’on leur porte leurs colis ou leurs bagages, à part peut-être dans les hôtels de luxe. Certains pourront interpréter cette progression de la charge par personne comme quelque chose de positif – l’évolution vers une société plus égalitaire, une capacité d’achat étendue. D’autres le verront sous un jour négatif : la progression d’une société de consommation dans laquelle on acquiert et transporte des choses superflues.

La deuxième chose que l’on a observée, c’est le taux d’occupation des mains. Alors que le nombre de choses portées augmente, le pourcentage de mains libres sur les photos reste étonnamment le même. Ce paradoxe s’explique par l’évolution des technologies de portage. On utilise de plus en plus les dos et les épaules – grâce à la multiplication des sacs en bandoulière et des sacs à dos – pour porter nos affaires. Mais si cette évolution concerne la manière dont on transporte les effets personnels, ce n’est pas vrai des sacs de caisse qui sont toujours portés exclusivement à la main. C’est comme si les commerces avaient un siècle de retard sur l’évolution des pratiques.



- Terra eco : Vous dites dans votre étude que, pour encourager la fréquentation des transports en commun et éviter que les gens ne se tournent vers la voiture pour des questions d’encombrement, il faut organiser le portage. Est-ce à dire qu’il faut encourager la distribution de sacs jetables en bandoulière ? Ce n’est pas très durable…
Franck Cochoy : Notre rôle s’arrête aux observations. Nous ne sommes pas là pour faire du design industriel. D’ailleurs, notre étude peut poser de vraies questions en terme de durabilité. Des militants pourraient aussi se demander : « Faut-il rendre la vie des consommateurs plus aisée alors que la consommation entraîne le gaspillage ? » Mais ce qui nous intéresse avant tout, c’est de montrer que des choses qui paraissent aller de soi affectent la manière dont on vit, la préférence accordée à tel ou tel mode de transport. Celui qui circule en vélo a une empathie par rapport au sac à dos. Un piéton qui entre dans un bus est confronté à une nouvelle problématique.

Si vous interrogez les gens en leur demandant comment ils vivent avec leurs sacs, ils vous rient au nez. Ils n’ont rien à dire. Et pourtant, leur propre corps réagit à la charge. Et s’ils sont trop encombrés, ils prennent la voiture sans vraiment réfléchir consciemment à ce choix. Si on pense bien les objets, les aménagements, on peut agir sur les mouvements. Au caractère un peu trop provocant de l’image près, c’est un peu comme du bétail que l’on canaliserait avec des barrières. La ville, c’est un flux, on peut fluidifier les choses sans forcément que les usagers s’en aperçoivent.

Notre étude, puisqu’elle est internationale, permet aussi de combattre la représentation culturelle. Les gens adorent expliquer les différences de comportements par la culture. Quand on compare l’usage du vélo à Amsterdam ou à Copenhague – où environ un tiers des déplacements se font à vélo – à celui en France – qui tourne autour des 4% –, on explique souvent la différence par une culture plus accentuée du vélo dans les deux premières villes. Mais c’est avant tout une affaire d’infrastructures et de décisions politiques ! A Copenhague, quand il y a des chutes de neige, la voirie déneige en premier lieu les pistes cyclables. Pour la logistique piétonne, c’est pareil. Ça ne veut pas dire que les gens doivent forcément se saisir de cette question d’encombrement. Ça signifie en revanche que les gens qui aménagent l’espace doivent y réfléchir.

 

Pour en savoir plus :

- Voyez le déclin des centres commerciaux américain

- Ringards mais toujours conquérants, les centres (...)

- Le temps des renaissances ?

- Comment la France a tué ses villes

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 09:00
Des carottes dans le ciment : l’agriculture urbaine.

Sources : Le 4eme singe - posté dans  Agriculture, Alimentation, Alternatives [1]

Alors que les architectes et autres aménageurs du territoire préparent les nouveaux plans de développements, ils pensent très certainement aux routes, aux parkings, mais pensent-ils aux plantations productives, aux rôles des toits végétalisés et à la biodiversité ? Certainement pas. Ayant visité d’excellentes initiatives d’agriculture urbaine ces dernières années, cela me semble honteux pour deux raisons. Premièrement parce que l’agriculture urbaine est un domaine en expansion très rapide, et en le laissant donc de côté, ils prennent du retard, et deuxièmement parce qu’ils dessinent un futur qui en aura certainement grandement besoin. L’agriculture urbaine est un concept avant-gardiste. C’est ce dont nous avons besoin maintenant.

 

Afin d’amener l’agriculture urbaine et son potentiel dans nos discussions de ce mois-ci sur le sujet de la « Réimagination de l’urbanisme », qui de mieux pour en parler qu’André Viljoen et Katrin Bohn, architectes, universitaires et auteurs du livre récemment publié « Une seconde nature, l’agriculture urbaine : dessinez des villes productives ? ». Leur premier livre « Paysages Urbaines de productions continues », publié en 2004, insérait l’idée d’agriculture urbaine dans la profession d’architecte. Beaucoup de choses ont changé depuis. Je les ai contactés via Skype il y a de ça quelques semaines. Comme m’avait dit André, lorsqu’ils ont proposé il y a 10 ans à des éditeurs un livre sur l’agriculture urbaine la réaction avait été « L’agriculture ? On fait l’architecture ! ».

 

book

Le changement depuis leur premier livre a été remarquable. Par exemple, la ville de Berlin a adopté une stratégie urbaine de production, et de nombreuses histoires sur la façon dont cela se propage dans le monde sont présentées dans ce livre (quelques initiatives de villes en transition et leur travail sur la production urbaine de nourriture s’y trouvent aussi). Le livre se présente comme un recensement des plus récentes recherches et projets en la matière ainsi qu’un outil pour mettre en place de l’agriculture urbaine. Et c’est un succès dans les deux cas.

 

 

- L’agriculture urbaine et la nouvelle économie

Une des premières choses qui ressors du livre c’est combien les initiatives d’agriculture urbaine, à l’instar des groupes de transition, essayent d’inclure le concept de viabilité économique.

 

  • J’ai questionné Katrin sur cette tendance :

« Certains des exemples du livre fonctionnent et sont rentables. C’est LA condition pour que l’agriculture urbaine ait un véritable avenir. Mais cela ne signifie pas que ces schémas économiquement viables doivent être orientés vers la recherche du profit. Ils peuvent être des entreprises sociales. Mais ce que l’on a remarqué ces 10 dernières années, ce qui est crucial, c’est que si l’on veut maintenir cette affirmation de faisabilité pour l’agriculture urbaine, afin de changer les apparences des villes, on doit proposer des concepts dans lesquels l’agriculture est aussi un facteur économique. Cela ne peut pas rester sous forme de jardins communautaires. »

 

Pour Katrin, l’émergence de ces initiatives d’agriculture urbaine économiquement viables, un peu partout dans le monde, lui permet d’affirmer « Oui, l’agriculture urbaine est une bonne idée. Parce que l’on peut voir ces modèles qui fonctionnent ».

 

hackney

 

 

 

 

 

 

 

 

L’un des jardins du marché communautaire de Hackney.

 

L’un des meilleurs exemples de cela, qu’André tenait à souligner, ce sont les « Growing Communities de Hackney » à Londres. Ils ont construit une entreprise en expansion, qui inclus des formations, des potagers destinés aux marchés urbains, et un modèle en permanente évolution sur comment Londres pourrait mieux se nourrir.

 

  • Cependant, André reconnait que :

« Bien que l’on puisse constater l’émergence de ces projets qui commencent à être rentables économiquement, il y a toujours beaucoup de travail et les gérants doivent fournir un travail considérable. La plupart d’entre eux ont plusieurs sources de revenus. »

 

Comme exemple, il a cité ce qui est certainement la ferme sur toit d’immeuble la plus connu du monde, la Brooklyn Grange Farm à New York. Leur rentabilité économique ne provient pas simplement de la production de nourriture, mais d’une approche entrepreneuriale plus globale, m’a-t-il expliqué.

 

  • Ainsi :

« Ils opèrent économiquement en fonction de la quantité de nourriture qu’ils produisent, et celle-ci est importante, mais ils louent aussi l’espace pour des festivités, des mariages, des fêtes et d’autres évènements. C’est une partie importante de leur revenu à ce stade. Ceux qui fonctionnent uniquement grâce à la production ont tendance à utiliser l’hydroponie sur les toits. Ils sont légers, ils produisent intensivement et de manière conventionnelle, et je pense que ce qui peut être intéressant, c’est de se demander si l’hydroponie pourrait être converti en aquaponie ce qui se rapprocherait plus de systèmes fermées. »

 

brookBrooklyn Grange Farm, New York.

 

- Le défi de changer d’échelle

Un autre point clé pour rendre l’agriculture urbaine économiquement viable, selon André, c’est de la considérer comme partie intégrale d’un système circulaire fermé utilisant les déchets urbains pour le compost et l’alimentation.

 

  • Il le formule ainsi :

« Si ce point est compris alors il devient plus probable de la rendre économiquement viable en la pensant en relation avec le flux de déchets. »

 

Mais comment changer d’échelle ? Je suis intrigué par comment ils pensent possible l’adoption de l’agriculture urbaine par les architectes et autres aménageurs du territoire comme une donnée classique de leurs planifications.

 

  • Katrin m’a dit :

« A Brighton, où nous sommes basés, le conseil a inscrit dans son planning de renseignements un petit changement sur le site web, et lorsque vous soumettez une demande d’aménagement, ils vérifient l’espace de parking, la surface de fenêtres, la surface des balcons, mais aussi si vous réservez un espace pour faire pousser de la nourriture ».

 

Pour elle, cela pourrait être à travers ce genre de législation, qui est actuellement testée à Brighton et ailleurs, que l’agriculture urbaine pourrait se voir accepter, et inscrite. « La meilleure façon pourrait être via ces législations afin que les gens comprennent que leur conseil exige quelque chose et qu’ils bénéficieront donc d’aide pour cela », m’a-t-elle confié.

 

Ceci est possible à Brighton grâce aux Food Growing and Development, et à la note de suggestion que le conseil a mis en place en partenariat avec le département de Brighton and Hove Food. Bien que cela ne soit pas une condition pour obtenir un permis de construire, cela signifie que vous si vous suivez leurs recommandations vous bénéficierez d’un regard favorable sur votre demande. À Brighton, m’a confié André, « cela a eu un impact très important sur les demandes incluant des espaces de maraichage. »

 

  • Une nouvelle question vient alors se poser, comme André l’explique :

« Le challenge qui se profile alors est le suivant, si vous introduisez des espaces de maraichage, nous savons comment les mettre en place, mais reste la question de qui va s’en occuper et les faire évoluer. »

 

 

- Recenser les bénéfices de l’agriculture urbaine

Un des points clé pour étendre l’agriculture urbaine c’est de montrer les preuves indéniables des nombreux bénéfices qu’elle procure.

 

  • Comme André me l’a dit :

« Il y a de nombreuses études qui documentent les bienfaits pour le mental d’avoir accès à un espace ouvert, la cohésion sociale est améliorée grâce au maraichage en communauté. Le programme « Pouce Vert » à New York qui soutient les jardins communautaires a amassé bien des preuves des bénéfices sociaux et sanitaires, physiques et mentaux, de ces espaces. »

 

Mais il y a d’autres intérêts. André a pris l’exemple du High Line in New York, et bien que cette initiative soit principalement un jardin de plantes ornementales plutôt que comestibles, cela reste très attractif pour les gens, et cela a augmenté les prix du quartier. Prinzessinnengarten in Berlin nous montre bien que l’agriculture urbaine est un concept esthétique que les touristes apprécient, et un autre potager urbain, Marzahn, toujours à Berlin, témoigne de l’augmentation de l’attractivité d’un « quartier défavorisé » grâce à l’agriculture urbaine.

 

ruchesRûches au Prinzessinnengarten, Berlin.

 

 

- L’agriculture urbaine et la profession d’architecte

L’architecture est, comme le monde de la mode, soumis à des tendances. Ce qui est cool une année ne l’est plus l’année d’après, et la super idée de cette année pourrait se retrouver démoder dans 4 ans. Comment éviter cela ? Comment être sûr que l’agriculture urbaine soit durablement intégrée ?

 

  • Katrin admis que c’était effectivement un risque.

« Nous en sommes au stade où il nous faut faire comprendre aux gens l’importance de ces espaces en termes de parties essentielles des infrastructures écologiques d’une ville, de l’infrastructure de base d’une ville. Si ce pont mental est franchi, et si nous apportons suffisamment de preuves que c’est bel et bien le cas, alors ces espaces serons définitivement incorporées dans nos villes.»

 

En partant de ça, pour André et Katrin, il est aussi essentiel pour le développement de l’agriculture urbaine qu’il y ait beaucoup de recherches. Ils font partie d’un projet de recherche appelé « Transformations Urbaines, de la pratique à la règlementation ». En termes de recherche, André souligne le travail de Debra Solomon aux Pays-Bas, qu’elle a appelé « Urbaniahoeve ». Ils introduisent des paysages comestibles dans nombres de villes là-bas. Leur préoccupation majeure, en attendant la conférence de septembre 2015, est de développer des outils afin d’orienter et de faire émerger des changements dans les règlementations, en terme d’agriculture urbaine.

 

 

- Pour finir

« Seconde Nature Agriculture Urbaine » est assez extraordinaire. Si nous voulons créer un environnement qui s’inscrive dans ce futur à faible cout carbone que nous souhaitons tous, nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas y inclure d’agriculture urbaine. Celle-ci doit être partout, et ce n’est clairement pas le cas pour l’instant, ça ne se propage pas assez vite. Je vous recommande fortement la lecture de ce livre.

Rob Hopkins.

 

Note :

[1] Traduction d’un article du blog de Rob Hopkins (co-fondateur du mouvement des villes en Transition)

 

Pour en savoir plus :

Une vidéo extraite du documentaire « Sacrée Croissance! » de Marie-Monique Robin :

Amy : L'agriculture urbaine transforme les villes - Sacrée croissance - ARTE

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 16:06
Il n'y aura pas de transition énergétique sans une révolution du foncier

Transition énergétique ? Occupez-vous d’abord du foncier !

 

Ministres et spécialistes n’ont que ce mot en bouche : il faut ré-no-ver les logements de façon à ce qu’ils consomment moins d’énergie. C’est bon pour le porte-monnaie, la balance commerciale de la France, l’emploi, l’atmosphère, la Planète.

Sans cela, nous n’atteindrons jamais les objectifs de réduction de nos gaz à effet de serre retenus par l’Europe. La maison (et le bureau), c’est il est vrai autour de 40 % de notre consommation énergétique. Un poste important !

Pour chacun de nous, c’est la facture la plus lourde, surtout en hiver. Alors, i-so-lons ! Changeons la chaudière ! Installons un compteur in-te-lli-gent ! on ne peut pas faire autrement. L’avenir est à ce prix.

 

Source : Médiapart par Frédéric Denhez mis à jour le 22 novembre 2015

- Très cher, la rénovation énergétique…

Très élevé, ce prix. Entre 10 000 et 50 000 € selon l’état énergétique du logement, les matériaux choisis et les coûts de main-d’œuvre. Une facture importante que la baisse de la consommation induite ne permet pas de compenser, car celle-ci ne résiste pas longtemps à la hausse constante du prix du kWh. En cinq ans environ le bénéfice est annulé. D’autant que s’ajoute à la bête mais tenace hausse du coût de l’énergie, l’effet de notre psychologie : j’en ai souvent parlé, l’effet rebond rogne de 30 à 50 % les économies réalisées en raison du fait que nous profitons de celles-ci pour, par exemple, monter légèrement la température de consigne de la chaudière toute neuve.

 

La rénovation énergétique des logements comprend aussi des coûts cachés, des « externalités », qui peuvent en annuler totalement l’intérêt. Car c’est une affaire très technique que d’envelopper un bâtiment dans une peau censée réguler ses échanges avec l’extérieur, installer des panneaux photovoltaïques, une vanne trois voies ou une VMC double flux. Il faut des compétences que tous les artisans n’ont pas, d’autant que les matériels et matériaux évoluent vite tout en se complexifiant. Rénover, ce n’est pas coller du BA-13 derrière un parpaing. Surtout, il faut aux professionnels penser le bâtiment dans son ensemble, en modélisant bien la circulation de l’air, l’humidité, les inévitables ponts thermiques (voyez cette thermométrie édifiante de FLIR Systems en photo de haut de page), l’inertie thermique des murs.

 

Dans les faits, une bonne rénovation nécessite souvent un maître d’œuvre. Sinon, on doit se préparer à des malfaçons et, à tout le moins, des désillusions. Une isolation de murs en pierre par l’intérieur conduit souvent à pourrir ceux-ci par l’humidité qu’auparavant ils pouvaient évacuer. Mais une isolation par l’extérieur qui a mal traité les ponts thermiques que sont les appuis de fenêtre peut aussi conduire à une accumulation d’humidité (et donc, une perte de chaleur), à ce niveau. Rénover une maison tout en laissant la cheminée ouverte et les fenêtres sans volets n’a pas non plus beaucoup de sens.

 

 

- … parce que trop cher, le mètre carré !

Il ne faut donc pas attendre de la rénovation thermique des bâtiments les bénéfices mirifiques qui sont affichés. Il y aura des pertes. Mieux vaudrait, si l’on était cohérent, casser les passoires (disons que c’est la moitié du bâti actuel) pour construire à la place des bâtiments réellement « passifs ». Mais là encore, attention ! Ils sont chers, beaucoup plus que ce que l’on dit : pas 3 ou 4 % en plus, mais 20 à 30 %, à moins qu’on ne les bâtisse soi-même, ce qui est parfaitement possible (en kit, par exemple), moyennant beaucoup de temps. Faire construire est coûteux parce qu’encore une fois les matériaux et les matériels performants sont chers et complexes, et les bons artisans se font désirer.

C’est le prix à payer pour moins consommer qui in fine empêchera la transition énergétique d’atteindre ses nobles objectifs. Prix d’autant plus élevé que… le prix du logement, avant même d’en changer les fenêtres, est, en France, exorbitant. Comment voulez-vous inciter les Français à ré-no-ver alors qu’ils ont au cou la corde bancaire pour une génération ? Qu’ils vont claquer le tiers au moins de leurs revenus durant la période où ils seront le plus productifs pour simplement faire partie de la caste enviée des propriétaires ? Tant que les prix ne chuteront pas, que le système de Ponzi du marché immobilier ne se sera pas effondré, il ne pourra y avoir de transition énergétique.

 

Vu comme ça, la question trouve une réponse dans la polémique stérile et pathétique sur la loi Alur. C’est elle qui aurait gelé toute construction en France, alors qu’elle n’est même pas entrée en action, faute de décrets d’application ! Cette tentative d’encadrer les loyers, certes très mal vulgarisée, a été vidée de son sens par le lobby immobilier qui n’a pas intérêt à ce que l’offre rejoigne enfin la demande. La société non plus d’ailleurs : si le marché de l’immobilier - et de la terre agricole - est délirant en France, c’est parce que les propriétaires et ceux qui espèrent l’être y ont tout intérêt. Pour compenser le coût du crédit, rien de tel en effet que l’espoir d’une forte plus-value à la revente. Or, celle-ci naît de la faiblesse de l’offre par rapport à la demande. Et puisque tout le monde veut être propriétaire, il faut que les prix montent en permanence, c’est-à-dire qu’il y ait toujours moins de logements pour toujours plus de gens prêts à payer toujours plus chers. Ce dont ensuite tout le monde se plaint, y compris la Fédération des promoteurs immobiliers après s’être félicité du doublement de la valeur de la maison en dix ans. C’est bien cela, un système de Ponzi (excellente infographie de Idé, pour la Dépêche).

 

 

- Que faire ? Précipiter l’éclatement de la bulle…

Vous en doutez ? La hausse va continuer ? La bulle est un fantasme ? C’est toujours « le moment d’acheter », comme disent les magazines ? 

 

Regardez ces graphes :

  • le premier (que j’ai réalisé à partir de données d’Empruntis.com et du Huffington Post) montre ce que l’on peut acheter à Paris, en remboursant 1 500 €/ mois durant 20 ans : trois fois moins de surface qu’il y a 17 ans, alors que les taux de crédit ont été divisés par 2 ! Et dire que le lobby immobilier continue d’affirmer que seule la baisse des taux relancera le secteur… Si l’on prolonge la tendance, la capacité d’achat sera de 0 m2 aux alentours de 2030. Absurde !

 

 

  • Le second graphique, issu de l’incontournable équipe de Jacques Friggit, au CGEDD, montre la même chose d’une façon différente : combien de temps faut-il pour s’acheter le même bien moyen, en France ? 27 ans, contre 13 ans en 1997 ! Regardez bien l’année 1991 : ça grimpe, et ça chute sévère pour près de dix ans. À bon entendeur…

 

 

  •  Le troisième graphique, lui aussi sorti des cerveaux de l’équipe de Friggit, montre à quel point le marché est déconnecté de l’économie réelle : la courbe de l’indice prix/revenus (en noir), qui monte lorsque les prix augmentent plus vite que les revenus, ou quand ils baissent moins vite que les revenus, se situe aujourd'hui à un gouffre béant d’écart de celle indiquant le nombre de ventes (en rouge). Autrement dit, nous sommes dans une bulle. Pour savoir ce que ça fait, une bulle, quand elle éclate, je vous renvoie au graphique précédent.

 

Conclusions :

1) tout est en place pour que la pyramide de Ponzi s’écroule,

2) l’histoire montre que les taux bas sont une incitation à acheter qui entretient la hausse des prix. Et inversement. Le prix d’achat est définitif alors qu’un emprunt peut se renégocier. Mieux vaut donc préférer acheter avec des prix bas et des taux élevés que l’inverse, les deux étant toujours liés. L’éclatement de la bulle viendra donc sans doute de la hausse des taux. Ça tombe bien, le taux directeur de la BCE, qui vient d’être abaissé, ne pourra plus aller plus bas…

 

 

- … et abolir la propriété, telle qu’elle existe en France

Comme les taux bas, aider une fois encore les aspirants propriétaires à grands coups d’argent du contribuable ne fera que maintenir les prix à un niveau trop élevé. Les subventions ont toujours créé un effet d’aubaine pour les vendeurs, elles n’ont jamais fait baisser les prix ni incité à construire. Sinon, on l’aurait remarqué. La France est droguée aux aides publiques. Parce que chez elle la propriété est une pathologie. Une dictature mentale qui la rend dingue, immobilise un argent considérable qui ne circule pas dans l’économie (celle de la rénovation énergétique !) et réduit le niveau de vie des Français.

 

Il faut nous soigner.

En rendant la propriété pas plus attractive que la location ou qu’un placement financier. Encadrer le marché serait un minimum. Fixer des prix maximums, appliquer des impôts confiscatoires au-delà. C’est le cas dans la plupart des pays d’Europe du Nord y compris en Allemagne que l’on aime tant à copier. Allez voir un peu de l’autre côté du Rhin comment les loyers et les bails sont encadrés ! Une sorte de fermage urbain. On ne peut pas dire pour autant qu’Angela Merkel est à la tête d’un bastion communiste.... Non plus du Danemark, des Pays-Bas ou de la Suède !

 

Or, dans ces pays, la propriété n’est qu’un ensemble de droits et devoirs réglementant l’usage du foncier… qui n’appartient à personne, si ce n’est à tout le monde. Bien public, le foncier n’est pas aliénable. Attribuable pour x années, il n’est pas achetable, mais à louer. Quand vous achetez un appartement à Rotterdam, vous ne payez que les murs, pas le sol. Un loyer trimestriel est réclamé par la collectivité pour l’utilisation de celui-ci. Ces pays construisent beaucoup parce que la propriété n’est pas une fin en soi, et aussi parce que les promoteurs et les acheteurs n’ont pas le foncier à acquérir avant même d’avoir coulé la dale de béton ! Qui plus est, dans le neuf, les coopératives d’acheteurs, maîtres d’œuvre, font bâtir sans passer par un promoteur. Encore cela de gagné.

 

Imaginez cela en France…

 

Foncier = bien public pour que l’énergie n’aggrave plus les inégalités sociales

 

 

...oui mais cela reviendrait à abolir la propriété telle qu’elle existe en France depuis la Révolution.

  • Parce qu’il faudrait considérer que le foncier urbain est un bien public géré par les collectivités, et que le foncier agricole, de par son importance fondamentale pour notre alimentation, est un bien commun sous la responsabilité de la Nation.
  • Parce qu’il faudrait planifier sur le long terme l’allocation du foncier pour tel ou tel usage, à l’échelle de chaque bassin de vie, c’est-à-dire le nombre et l’emplacement des logements, le nombre de logements à rénover, année après année, sur au moins une génération.
  • Parce que le permis de construire ne serait plus dans les mains des maires, mais d'un petit millier d’agglomérations.

 

Certes, une telle transition foncière serait douloureuse pour les propriétaires actuels à qui la folie du marché a injecté l’espoir de caresser un jour l’état de rentier. Mais en laissant faire, la dictature du foncier privera nos enfants et petits-enfants de tout espoir de se loger décemment, près de leur travail, et leur interdira de vivre en consommant peu d’énergie. Des logements énergivores situés loin des villes : la dictature du foncier enchaînera les générations de demain à la dictature de la voiture, laquelle compte dans le budget énergie des ménages autant que le chauffage de la maison… En tout, 10 % du budget mensuel familial (limite théorique de la précarité énergétique, 16% pour les familles les moins aisées ou habitant le plus loin de leurs lieux de travail, ou les plus âgées - dont les logements sont trop grands, mal isolés, chauffés au fioul), en ne comptant que le gaz, l’électricité, le bois, l’essence. Avec le budget total de l’auto, on arrive à 16-17% (25-30% pour les familles citées). Immobilier, énergie, voiture, le triple étranglement pour une part croisante de la population chaque jour plus fragilisée par la crise.

 

La transition énergétique est une question foncière parce qu’elle est une question sociale. Tant que la classe moyenne peinera à se loger, elle consommera toujours trop d’énergie.

 

Vous l’avez compris, il n’y aura pas de transition énergétique avec un marché immobilier en roue libre. La transition est en fait une révolution foncière. Y compris pour la terre agricole, mais de cela je vous causerai plus tard.

 

 

 

 

 

Note :

- (billet repris samedi 13 septembre dans CO2, mon amour, sur Inter : http://www.franceinter.fr/emission-co2-mon-amour-avec-jean-louis-fournier-ecrivain-facetieux)

- docs : ponts thermiques © FLIR systems, Ponzi © idé/La Dépêche, mètre carré © Empruntis/Huffington Post/FD, durée d’emprunt et prix/CGEDD.

 

Pour en savoir plus :

- Pour l'historien Pierre Vermeren, une des solutions pour atténuer les fractures relevées par Christophe Guilluy dans son livre La France périphérique pourrait être de réaménager nos centres-villes.

- Les facteurs fonciers et immobiliers de la crise du logement

- L’association Noéés propose une charte pour doper le logement « abordable ». Le point

- La Rochelle : l'obligation de 30% de logements abordables vous semble-t-elle suffisante ?

- Réglementation thermique : la RT 2012 contre-productive ?

- Selon la Fédération des promoteurs immobiliers, les prix des logements neufs ont bondi de 17% depuis 2008, pénalisant les classes modestes, moyennes et les jeunes

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 14:03
Avec Duflot, c’est la hausse des loyers, à toute Alur !

Mardi 4 Mars 2014
Source : le Parti de Gauche Jeanne Bouyat et Mathilde Panot

La loi Duflot pour l’Accès au Logement et un Urbanisme Rénové (Alur), adoptée ce 20 février 2014, est vendue par le gouvernement comme une loi équilibrée et répondant avant tout à un « impératif de justice sociale ». Or cette loi adopte un parti pris très clair pour les propriétaires au détriment des locataires et des plus précaires déjà fortement touchés par la crise du logement.

 

-La situation insupportable du logement en France

10 millions de personnes subissent aujourd’hui la crise du logement en France selon la Fondation Abbé Pierre. Parmi elles, on compte 3,5 millions de mal-logés, 3,8 millions qui souffrent de précarité énergétique et environ 141 500 qui dorment dans la rue. Ce nombre a augmenté de moitié en 10 ans. La spéculation foncière, elle, bat son plein : les loyers des HLM et du parc locatif privé ont respectivement augmenté de 29% et 44,2% des dix dernières années, et les prix à l’achat ont plus que doublé ! De plus les expulsions locatives ne donnent pas lieu à des relogements dans presque deux tiers des cas (70% en île de France par exemple !) tandis que le nombre de logements vacants a doublé en 35 ans (7% du parc de logements ordinaires). La course effrénée aux profits, a ainsi permis aux sociétés immobilières d’engranger 340 milliards ces trente dernières années !

 

Pourtant la loi Alur, malgré l’objectif affiché de « réguler les dysfonctionnements du marché », ne permettra pas d’encadrer ce marché immobilier ni de garantir un accès au logement digne pour tous.

 

La mesure phare de la loi est la mise en place d’un système d’encadrement des loyers, une promesse de campagne du président Hollande. Des observatoires des loyers fixeront un loyer médian de référence spécifique à l’aire géographique. Les loyers devront alors être compris dans une fourchette allant de - 30% du loyer de référence à une majoration de + 20% de celui-ci.

 

Ce système ne permet pas de faire baisser les loyers ni de lutter efficacement contre leur hausse. En effet, le système ne joue pas sur les niveaux des loyers mais sur les écarts : il se contente d’interdire les trop grandes différences de loyers : si le niveau est très élevé partout, comme c’est le cas en région parisienne ou dans certaines grandes villes, son effet est nul !

 

De plus, la loi permet aux bailleurs de faire sauter ce maigre verrou avec « un complément de loyer exceptionnel » à la suite de travaux d’aménagement ou si le logement présente des «caractéristiques, notamment de localisation ou de confort» particulières. Cette terminologie floue permet une grande latitude pour les bailleurs et vide donc de son contenu cette mesure déjà faible.

 

Mais la réalité est pire ! Comme le dénonce la plate-forme des mouvements sociaux et la Fondation Abbé Pierre : le système impose une spirale inflationniste par le bas, en encadrant à la hausse les loyers les moins chers d’une zone donnée, touchant donc les plus précaires tandis que seuls les loyers les plus chers donnée seront eux limités. Un effet d’aubaine pour ceux qui avaient déjà les moyens de payer un loyer cher.

 

De plus aucun critère écologique (qualité du bâti, performance énergétique) n’est inscrit dans le processus d’évaluation des loyers prévu par la loi. Or poser des critères écologiques pour évaluer des loyers est une mesure sociale et écologique : ils inciteraient les propriétaires à rénover les passoires énergétiques, qui généralement concernant les ménages les plus précaires, et les charges énergétiques pour les locataires seraient ainsi moins élevées.

 

-La garantie universelle du logement (GUL) : encore une manipulation

La loi crée également une garantie universelle des loyers, initialement obligatoire et qui, sous l’action de lobbying des propriétaires est à présent facultative.

 

Elle permet d’indemniser pendant 18 mois les bailleurs en cas d’impayés de loyers sans qu’ils n’aient à exiger de caution des locataires. D’après le gouvernement, elle est censée favoriser la mise en location de logements vacants, donner accès au logement à des personnes aux revenus modestes, et empêcher les expulsions locatives. En pratique, cette fausse sécurité sociale du logement va à l’encontre totale de ces objectifs. Elle ne permettra pas l’accès aux logements des étudiants et des précaires puisque la GUL n’est accordée que si le locataire dispose de revenu au moins égal au double du montant du loyer !

 

De plus, alors qu’elle pourra indemniser les propriétaires à hauteur du loyer médian de référence dans le cas général, elle est censée couvrir jusqu’au loyer majoré pour les étudiants et précaires pour faciliter leur accès au parc locatif. Mais en créant une situation particulière pour les plus défavorisés, cette mesure aboutit seulement à ce que ces étudiants et précaires paient des loyers plus chers (et les étudiants doivent en plus avancer une caution !). En outre, les expulsions sont toujours possibles à l’issue de la période de garantie…

 

Enfin, en devenant facultative, la mutualisation des risques est abandonnée puisque seuls les propriétaires anticipant un risque important d’impayés, choisiront d’y adhérer. Financée par l’impôt et les fonds d’Action logement, le dispositif sécurise ainsi la rente du capital immobilier des propriétaires en les couvrant par les ressources des collectivités publiques.

 

- Sans volonté politique, le gouvernement préfère la communication

Si la loi contient marginalement quelques mesures positives (encadrement des honoraires des agences immobilières, plafonnement des tarifs des syndics, réforme du système d’attribution pour simplifier les demandes de logements sociaux), elles ne sont clairement pas à la hauteur des enjeux et manquent de volonté politique. D’autant que pour lutter efficacement contre les logements vides, le gouvernement aurait dû exiger leur réquisition. Cécile Duflot avait annoncé en novembre 2012 devant l’Assemblée nationale prendre des mesures dans ce sens. Il n’en est rien: 7% du parc locatif ordinaire est vacant, et sur les 100 000 logements repérés en Ile-de-France, aucun ont été réquisitionnés. Les dispositions actuelles incitent même à la spéculation : moitié moins des logements seront concernés par la taxe sur les logements vacants et la hausse des loyers sera facilitée si le logement n’est pas occupé les 24 derniers mois. Laisser vide son bien immobilier pour en augmenter le prix, il fallait l’inventer !

 

- La loi Alur est donc une vaste fumisterie, du sparadrap contre le mal logement !

Plutôt qu’un encadrement des loyers, le Parti de Gauche propose un système de blocage par une loi qui impose la baisse immédiate et générale de l’ensemble des loyers, et notamment un gel des loyers HLM. La question du logement est un axe prioritaire du programme l’ « Humain d’abord ». L’urgence actuelle ne peut se contenter de mesures anecdotiques voire contreproductives. Osons la réquisition, la préemption locative et la taxation de logements vides, pour lutter contre la spéculation immobilière. Il faut mettre un terme à cette marchandisation, l’accès au logement pour toutes et tous est un droit ! C’est aussi un devoir d’un gouvernement responsable.

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-   Le point de vue du DAL

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 21:51
La Rochelle "VERTE et OUVERTE : Logement et Urbanisme

Source : La Rochelle 2014 VERTE et OUVERTE

Préambule

La Rochelle, ville des vitrines et des volets clos, est la proie des promoteurs immobiliers, à qui la municipalité a donné carte blanche, avec un PLU peu contraignant autorisant des R+4 sur les « boulevards », mais aussi dans des zones excentrées comme le Lieu-Dit Besselue, la rue des peupliers à Tasdon, en dépit des particularités patrimoniales et environnementales des sites…

 

Le programme d’urbanisation intensive n’est pas terminé puisque de nombreux projets sur Rompsay, Beauregard, Zac de la gare émergent, au détriment des riverains, de l’environnement et font concurrence à la restauration coûteuse de nombreux logements, pourtant à proximité des zones de service. Nous notons la conversion de grands logements en petits studios pour loger les étudiants, dans des conditions parfois précaires. Par ailleurs, l’attractivité de la ville valorise la location saisonnière plus rentable pour les propriétaires et responsable de la désertification de certains secteurs (Les Minimes) ou pire à l’intérieur des quartiers, brisant ainsi le lien social entre voisins.

 

Le logement social de la ville pourrait apporter un contrepoids à cette spéculation mais le vieillissement du parc HLM, l’opacité des conditions d’attribution et la multiplication des situations de précarité ne font qu’aggraver le problème du logement à La Rochelle

 

Les conséquences : vieillissement du parc, défiguration de certains quartiers, menace sur les zones humides et zones littorales, très convoitées par les promoteurs, exil des jeunes familles qui ne peuvent plus faire face au coût de la spéculation immobilière.

 

- Un SCOT caduc et incomplet

Au titre de sa compétence urbanisme et planification urbaine, l'agglomération a mis en place un SCOT (schéma de cohérence territoriale) à l'échelle de ses 18 communes. Ce schéma approuvé en 2011 est déjà caduc, du fait de l'arrivée de 10 communes en janvier 2014, mais aussi parce qu'il n'a pas été conçu avec les normes des lois Grenelle. Ces lois exigent la prise en compte de critères de développement durable : efficacité énergétique, nouvelles techniques de construction, économie des terres agricoles, accessibilité aux transports collectifs en alternative au « tout voiture », protection de la biodiversité, gestion des risques, accès au logement pour tous …

 

Dans ce SCOT, le développement économique et commercial, ainsi que la question des risques (naturels et industriels) ont été survolés voire ignorés. Les déplacements ont été pensés en dehors de la réflexion sur le SCOT et le plan de déplacements urbains, approuvé récemment, n'est pas connecté aux évolutions démographiques constatées dans le SCOT.

 

- L'étalement infini des zones commerciales et l'asphyxie des commerces de proximité : inéluctables ?

Le SCOT actuel ne prévoit aucune planification commerciale, et le projet de schéma d'aménagement commercial peine à sortir. En attendant, toutes les mauvaises idées d'extension de zones commerciales ont libre cours : alors que l'agglomération de La Rochelle est sur-dotée en m² de surface commerciale par rapport à d'autres villes moyennes de littoral ou touristiques, l'étalement des zones de périphéries, comme Beaulieu ou Angoulins, s'exprime à l'infini avec la bénédiction des élus locaux, grignotant les terres agricoles, des coupures vertes et surtout fragilisant le commerce de centre-ville, déjà mal en point.

 

Il faudra donc faire des choix. Nous préconisons l'arrêt de l'extension des zones commerciales au profit du soutien au commerce de proximité (centre-ville et quartiers). L'effort nécessaire de rénovation des zones commerciales existantes et de leurs accès (circulation, transports publics) devra passer après des dépenses plus urgentes (rénovation des façades en centre-ville, accès piéton, navettes de proximité ...).

 

- Le littoral et la biodiversité : une priorité

Enfin, du côté de l'Environnement, alors que le SCOT avait omis les risques submersion, Xynthia est arrivé. Depuis des décisions ont été prises par l'Etat pour tenter de prévenir le pire (Plan de prévention des risques inondation et submersion, plan d'intervention (PPR, PAPI) et les municipalités ont établi des plans de secours, plans de sauvegarde). Nous ne devons pas en rester là et réfléchir sérieusement sur l'après Xynthia, qui selon les experts pourrait être plus grave en terme de risques. Des décisions doivent être prises sur la protection des zones littorales, des zones d'expansion, et des zones humides qui retiennent, absorbent et ralentissent les colères du climat. L'espoir de fin des risques par des linéaires de digues est un leurre, et trop coûteux pour espérer satisfaire tout le monde.

 

Enfin, l'inventaire des richesses biologiques et de la biodiversité à travers le dispositif « trames vertes et bleues », doit se traduire concrètement dans les documents d'urbanisme communaux, prévoyant leur protection, leur valorisation, et leur connexion avec les communes voisines, parce que la Nature ignore les frontières communales !

 

Il faudra donc en premier lieu réviser le SCOT, et introduire les points cruciaux des choix économiques (voir notre programme économique), adosser la politique des déplacements à notre schéma d'urbanisme (voir notre programme de transports) et enfin, nous proposons de réfléchir sur tous ces points, à l'échelle du bassin de vie et d'emploi des habitants, avec les territoires voisins à l'échelle inter Scot (Aunis, Rochefort, Niort, Vendée).

 

Au delà de ces approches, nos deux priorités : mieux agir sur l'urbanisation pour offrir un logement à tous, notamment les jeunes et les ménages modestes, et préserver les terres agricoles et naturelles.

 

 

1 - Un toit, un droit

- Constat : Les jeunes vont se loger ailleurs...

Du côté du logement, le constat est clair : la ville de La Rochelle perd des habitants et les jeunes (couples, familles ou jeunes professionnels) sont chassés à 20 voire 40 km pour se loger à des prix décents. Ils doivent le plus souvent s'engager très tôt dans l'endettement pour l'achat de leur logement, parce que l'offre locative est insuffisante ou trop chère. La programmation de logements sociaux n'est pas toujours adaptée à ces ménages et d'autres formes d'habitat sont à privilégier pour garder ces générations éduquées à La Rochelle.

 

Il y a quelques explications à cela : La Rochelle, comme d'autres villes littorales de la façade Atlantique est attractive, et son marché locatif est répertorié dans les marchés tendus.

 

Malgré les efforts de renouvellement du parc locatif social, la liste d’attente reste importante, alors que l'offre privée est insuffisante et présente des loyers très élevés pour une ville moyenne. On constate une multiplication des impayés qui peuvent être liés à la situation précaire des locataires mais aussi au poids excessif du loyer dans le budget des ménages.

 

L'accession à la propriété devient alors inéluctable pour les ménages modestes mais à distance de leur lieu de travail (la démographie autour de la Rochelle a explosé alors que la ville historique voit ses écoles se vider).

 

Les récentes études de l'INSEE et l'inventaire suscité par les membres du Conseil de développement de l'agglomération de La Rochelle, ont révélé un nombre important de logements vacants, dont de nombreux appartements insalubres et énergivores. La conversion de certains logements de centre ville en résidences secondaires ou locatif saisonnier est alarmant, alors que des zones de relégation se profilent dans certains quartiers autrefois paisibles et connus pour leur mixité sociale.

 

L'occupation des logements sur le long terme n'est plus adaptée aux besoins des locataires qui évoluent avec le parcours de vie (composition familiale, séparations, vieillissement/accessibilité, premier logement/premier travail, stage/apprentissage...).

 

La forte augmentation du nombre de SDF, en particulier des jeunes, sur notre territoire ne doit pas être seulement attribuée à notre situation littorale : ce sont des jeunes comme nos enfants qui peuvent se trouver un jour dans cette impasse. Nous devons agir en leur offrant une perspective de logement source de stabilisation et de reconquête d'une vie sociale.

Quelques chiffres INSEE à l’appui

  • Augmentation de la part des logements vacants (de 6,9% en 1999 à 8,4% en 2009 environ 4000 logements)
  • Augmentation de la part des résidences secondaires. (de 5,9% en 1999 à 7,4% en 2009)

 

 

2 - Propositions : Agir - Prévenir - Garantir

- Agir

  • Mobiliser les logements vides dans le parc privé comme dans le parc social public : établir un état des lieux – Créer les conditions de remise sur le marché.

  • Baisser de 15% le montant des loyers dans le parc social de plus de 25 ans.
  • Mettre en place des parcours résidentiels (en fonction des parcours de vie et de santé) facilités par une bourse d’échanges d’appartements.

  • Soutenir les associations qui mettent en place des projets d’insertion par le logement.
  • Favoriser les formes d’habitat partagé et la remise sur le marché de la location à l’année, d’appartements loués à la semaine, en agissant sur la fiscalité locale.

  • Appliquer la taxe sur les logements vacants (TLV 2013).
  • Favoriser la construction de nouveaux logements dans le cadre d’une densification maîtrisée à l’échelle de la CDA (densification des lotissements existants, augmentation du parc social dans les communes où il demeure insuffisant, éco-quartiers avec mixité sociale et générationnelle, ZAC).

 

- Prévenir 

  • Faire diminuer les factures énergétiques par l’isolation thermique des logements.

  • Faire diminuer les factures d’eau en instaurant, les 3 premiers mètres cubes et l’abonnement gratuits, puis une tarification progressive et individuelle sur la consommation.

  • Anticiper les difficultés financières : structure de veille et d’information « lancement d’alerte et sensibilisation à la consommation ».

 

- Garantir

  • Pas d’expulsion sans solution de relogement. Notons que l’expulsion a un coût très élevé pour la collectivité en particulier quand des enfants doivent alors être placés en famille d’accueil.

  • Anonymat des dossiers présentés en commission d’attribution des logements sociaux.
  • Etablir une Charte des promoteurs et une charte des propriétaires pour modérer les prix.

 

 

3 - Une plus grande maîtrise par la collectivité de l'urbanisation

- La collectivité doit reprendre en main l’urbanisation de son territoire dans le but de :

  • Permettre aux ménages aux revenus modestes et notamment aux jeunes couples et aux familles, de vivre à La Rochelle.

  • Densifier les zones déjà urbanisées (lotissements peu denses, favoriser le partage des logements existants...) de façon respectueuse des riverains et de l’environnement.

 

- Pour cela, nous aurons une politique volontariste mobilisant les outils dont disposent les collectivités et qui sont insuffisamment utilisés aujourd’hui :

  • La maîtrise foncière communale
  • Le droit de préemption urbain
  • Les Orientation d’Aménagement et de Programmation du PLU (OAP)

Les OAP permettent aux collectivités de traduire en grands principes d'aménagement la politique de la Ville. Pour anticiper et apporter une réelle réflexion sur la façon de construire la Ville et notamment sur la manière d’opérer la densification. Cet outil peu utilisé aujourd’hui, doit être développé par la commune en concertation avec la population. Ainsi nous pourrons véritablement imposer les objectifs de la collectivité et de la population aux opérateurs privés.

  • La maîtrise d’ouvrage communale des projets urbains avec l’outil ZAC

Pour les zones à urbaniser à forts enjeux (superficie importante, localisation stratégique...), la Ville de La Rochelle doit assurer la maîtrise foncière des terrains et la maîtrise d'ouvrage de l'opération avec la mise en place de Zone d’Aménagement Concertée (ZAC). Cela lui permettra d’assurer un contrôle complet de l’opération, en concertation approfondie avec les habitants.

 

- Ces outils nous permettront de :

  • Lutter contre la spéculation foncière,
  • Maîtriser les prix des logements,
  • Diversifier les programmes en réservant une place de choix à l’habitat coopératif et social,
  • Diversifier les types de logements (habitat individuel dense, habitat intermédiaire…),
  • Mutualiser les espaces de services (jardins partagés, laverie, ateliers vélos….),
  • Maîtriser les consommations d'énergie (orientation des bâtiments, bâtiments à énergie positive...),
  • Limiter les consommations d'eau,
  • Mixer équipements publics, activités et logements dans les quartiers,
  • Connecter les nouveaux quartiers avec le tissu urbain existant,
  • Prévoir des espaces publics à forte utilité sociale (superficie, confort, type : Jeux d'enfants, espaces de rencontre, de détente pour les adolescents, les familles, les personnes âgées...),

  • Préserver des espaces naturels et la biodiversité,
  • Donner une place réelle aux piétons, cyclistes, et hiérarchiser la voirie (cheminements piétons / cyclables, voie de transit, voie de desserte...),

  • Aboutir enfin à une réelle accessibilité à tous de la ville et de ses équipements publics et privés (personnes handicapées physiques, handicapées mentaux, personnes âgées, parents avec poussette...),

  • Mutualiser le stationnement,
  • Favoriser une diversité commerciale,
  • Prévoir la gestion des déchets (tri, compostage collectif ...).

 

- ZAC du Parc des expositions

Dans ce sens, nous proposons la création d’une ZAC au niveau du parc d’exposition. Cet emplacement est une réserve foncière en plein centre-ville, lieu idéal pour créer un éco-quartier qui mixera logements, équipements publics et commerces de proximité. Les logements ou parcelles à construire seront à des prix abordables et proposés aux jeunes couples et familles modestes. Les piétons et les cyclistes y seront prioritaires. Une étude de faisabilité pourra être lancée pour la réalisation d’une piscine communale chauffée par géothermie, ressource naturelle offerte par le marais de Tasdon. En parallèle, le parc des expositions sera déplacé en périphérie de la Rochelle. Déplacement qui sera l’occasion de le moderniser, de repenser son utilisation (ex : mutualiser ses besoins de stationnement avec d’autres équipements) et de le faire devenir un équipement communautaire.

 

 

4 - Une densification respectueuse des riverains et de l'environnement des zones déjà urbanisées

Le principe de densification doit garantir la qualité de vie des riverains en respectant des règles d’urbanisme (hauteur, volume, espaces verts, espace, qualité architecturale, cadre de vie, existant et histoire du quartier, paysages), en associant les populations concernées et les riverains à la définition des projets.

 

- Une étude sera menée quartier par quartier et les divisions immobilières encadrées par des règles urbaines.

 

Le principe de densification doit garantir la qualité de vie des riverains en respectant des règles d’urbanisme (hauteur, volume, espaces verts, espace, qualité architecturale, cadre de vie, existant et histoire du quartier, paysages), en associant les populations concernées et les riverains à la définition des projets.

Une étude sera menée quartier par quartier et les divisions immobilières encadrées par des règles urbaines.

 

- Ce principe de densification maîtrisée devra tenir compte :

  • des possibilités au niveau des voiries, des stationnements internes et externes, densité de circulation ;
  • des pollutions sonores, des contraintes de voisinage et du comportement civique des citoyens ;
  • des possibilités pour le voisinage en termes d’ensoleillement et de respect des règles potentielles de l’habitat BBC pour chaque maison existante (capteurs solaires, vérandas…) ;
  • de la gestion des eaux pluviales (qualité et quantité) ;

 

- Quelques contre exemples d'aménagements que nous ne voulons plus voir :

  • la destruction des maisons individuelles (avec un certain style) dans les vieux quartiers et la destruction des jardins potagers porteurs de biodiversité et de cadre de vie.
  • le bétonnage des rues et avenues (rétrécissement des distances, des vis-à-vis, avec sentiment de confinement accéléré : on revient aux années 60..).
  • l’uniformisation architecturale (mêmes promoteurs et architectes)
  • l'urbanisation de secteurs très contraints, qui entraine des surcoûts à la construction (la proximité des zones humides telles que le marais de Tasdon exige des fondations profondes et la réalisation de parkings souterrains dans les nappes phréatiques).

 

- Redynamiser les cœurs de chaque quartier Rochelais

La plupart des « grands ensembles » des quartiers de La Rochelle, disposent d'espaces verts vastes mais peu animés car mal conçus. Simples pelouses sans jeux d'enfants, ni bancs pour s'asseoir, bavarder, voire jardiner collectivement. Il faudra donc aménager en concertation avec les habitants, ces espaces pour qu'ils vivent et retrouvent de la convivialité dans chaque quartier pour recréer du lien (aires de jeux, jardins partagés, composteur collectif, terrains de boules, skate parc, commerces et services de proximité…).

 

- Aménagement et sobriété

Compte tenu de la raréfaction des finances publiques et de notre souhait de limiter la pression fiscale, il faut repenser les aménagements publics et leurs contraintes d'entretien. Pour l'existant : créer un pôle de petit entretien en partenariat avec les bailleurs sociaux et les régies de quartier. Pour les futurs aménagements, penser la dépense dans le cycle de vie d’un bâtiment  (ex : piscine, gymnases, écoles communales, bâtiments administratifs).

 

Intégrer dans les projets :

  • le budget investissement
  • Le budget petit entretien
  • Le budget gros entretien

Réfléchir à long terme sur des projets cohérents même si les travaux doivent se dérouler par phases. Par exemple, prévoir l'insertion de voies cyclables lors de création de routes ou la rénovation lourde de voies existantes (c'est obligatoire mais trop souvent négligé). La création de passerelles vélo coûte plus cher après coup que si on les prévoit à la construction. L'incapacité des villes à mettre en œuvre d'ici 2015, la loi sur le handicap de 2005, avec l'accessibilité des équipements publics et privés, et les voies, aux personnes handicapées est une illustration malheureuse de ces coûts reportés.

 

De même, prévoir l'emprise d'un futur tramway ou de la fibre optique sur les futurs réaménagements des rues et avenues comme le Bd Sautel ou la Rue Normandin, aménagements qui seront une source de dépenses immédiates mais d'économie pour les générations futures. Ce sont des dépenses d'avenir pour lesquelles l'emprunt se justifie.

 

Enfin, limiter les emprises excessives pour des usages limités qui demandent trop d'entretien pour une utilité sociale nulle (ex : stationnements, squares trop petits pour être utilisés, plantations de fleurs annuelles…).

 

 

5 - Protéger et restaurer les zones naturelles du littoral et les zones humides

- Protéger et ouvrir au public les espaces naturels littoraux

Protéger définitivement les espaces naturels littoraux de La Rochelle (marais de Tasdon, littoral de la pointe de Roux à la pointe du Chay …), en développant un partenariat avec le Conservatoire du littoral et le Département de la Charente-Maritime.

 

Mettre en œuvre avec ces partenaires des programmes de maîtrise foncière, de restauration, de renaturation et d'ouverture au public ambitieux de ces espaces aujourd'hui niés et fortement dégradés qui constitueront des sites majeurs de promenade et de découverte du patrimoine naturel, historique et culturel (anciens marais salants) au cœur de l'agglomération rochelaise.

 

Ces espaces naturels préservés et restaurés renforceront l’identité littorale et écologique de La Rochelle et bénéficieront aux Rochelais et aux touristes. Pour cela il faut aussi relancer la dynamique de l'aire marine protégée (label parc marin) à laquelle ne manque plus qu'un décret ministériel. La proximité du Parc naturel du marais poitevin est également un atout aux portes de la Rochelle.

 

Pour les marais de Tasdon, nous proposons notamment :

  • d'enrayer la politique d’urbanisation programmée de cette zone naturelle en refusant le boulevard côte-mailles (une emprise de 17 hectares pour une avenue de 2,2 km entre le rond-point des Cottes-Mailles et le pont Jean-Moulin avec deux voies pour les voitures, deux voies pour les bus et une piste cyclable.) et en revenant sur le classement en zone à urbaniser de la partie ouest des marais ;

  • de les restaurer et de les conserver définitivement en transférant leur propriété au Conservatoire du littoral qui sera garant de leur protection définitive et de la pérennité de l'esprit des lieux ;

  • de valoriser les 1200 ans d'histoire qui les ont façonnés et leur patrimoine naturel par des cheminements d'interprétation ;
  • de protéger les zones agricoles tampon à proximité de la zone et seront reconverties vers le bio afin de ne pas nuire à la qualité des eaux du marais (partenariat avec la chambre d’agriculture), avec un classement administratif fiable et durable pour la Réserve Naturelle (Périmètre Natura 2000 et transfert de propriété au Conservatoire du littoral)

  • de créer un pôle nature, permettant l’accueil du public et l'initiation à l'environnement, en complément du relais-nature de la Moulinette.

  • d'instituer un comité de suivi et de gestion de la zone réunissant le Conservatoire du littoral, la Ville (élus et techniciens), la Ville d’Aytré, la CDA (élus et techniciens), la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement), l’EID (démoustication), les propriétaires de terrains, les associations environnementales (Nature environnement 17…), les « comités de quartiers », les associations de loisirs (centres sociaux, associations pêcheurs, caboteurs, jardiniers…,), les agriculteurs et éleveurs, et tous les représentants des usagers du site.

 

Une démarche similaire sera développée pour le littoral allant de la pointe de Roux à la Pointe du Chay.

 

Par ailleurs, la construction des digues prévues dans les PAPI d'Esnandes et d'Yves devra être l'occasion de créer de nouvelles zones humides à fort intérêt écologique en requalifiant les zones d'emprunts des matériaux nécessaires à leur construction (sur les zones drainées dédiées à l'agriculture intensive) par des travaux de génie écologique et la mise en œuvre de mesures compensatoire et d'accompagnement ambitieux (renaturation de l'anse de Fouras en particulier) à l'image de ce qui a été fait sur la Prée Mizottière en Vendée et sur Charron par le Conservatoire du littoral.

 

 

6 - Préserver les espaces agricoles

L'agriculture littorale et péri-urbaine est soumise à des pressions foncières considérables. Les surfaces agricoles diminuent fortement alors qu'elles jouent un rôle essentiel de production et de maintien des équilibres dans l'aménagement des territoires. L'instauration d'une Zone de Protection Agricole (Z.A.P.) et d'un Périmètre de Protection des Espaces Agricoles et Naturels Péri-urbains (P.E.A.N.) à l'échelle de l'agglomération permettra une protection forte de ces espaces agricoles et une maîtrise foncière. Périmètre de protection où pourra se développer une agriculture paysanne biologique de proximité (filières courtes), respectueuse des paysages, de la qualité des eaux et de la santé des habitants. Elle contribuera à la création d'emplois pérennes non délocalisables.

 

Pour en savoir plus :

- Mainmise sur les villes

- En Suède, une ville écologique du futur sort de terre

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 15:09
La Rochelle "VERTE et OUVERTE : Pour chaque Rochelais, un toit c’est un droit

Source : La Rochelle 2014 VERTE et OUVERTE

1 - Constat :

  • Tension sur le marché locatif (ville étudiante, ville touristique, ville attractive/retraités) ;
  • Liste d’attente importante pour le logement social ;
  • Montant élevé des loyers ;
  • Difficile accession à la propriété des ménages modestes ;
  • Nombreux logements vides insalubres, énergivores (parc ancien important) ;
  • Augmentation des résidences secondaires + locatif saisonnier qui rapporte plus ;
  • Inadéquation entre taille des logements et besoin des locataires / parcours de vie ;
  • Très forte inégale répartition spatiale du logement social = ghettos sociaux ;
  • Forte précarité de nombreux locataires et difficultés à payer les loyers ;
  • Forte augmentation du nombre de SDF en particulier des jeunes.

 

2 - Propositions

- Agir :

  • Mobiliser les logements vides dans le parc privé comme dans le parc social public : établir un état des lieux – Créer les conditions de la remise sur le marché ;
  • Baisser de 15% le montant des loyers dans le parc social de plus de 25 ans ;
  • Mettre en place des parcours résidentiels (en fonction des parcours de vie et de santé) facilités par une bourse d’échanges d’appartements ;
  • Soutenir les associations qui mettent en place des projets d’insertion par le logement ;
  • Favoriser en agissant sur la fiscalité locale les formes d’habitat partagé et la remise sur le marché de la location à l’année d’appartements loués à la semaine ;
  • Appliquer la taxe sur les logements vacants (TLV 2013) ;
  • Favoriser la construction de nouveaux logements dans le cadre d’une densification maitrisée à l’échelle de la CDA (densification des lotissements existants, augmentation du parc social dans les communes où il demeure insuffisant, éco-quartiers avec mixité sociale et générationnelle, ZAC), habitat participatif et habitat coopératif.

- Prévenir :

  • Faire diminuer les factures énergétiques par l’isolation thermique des logements ;
  • Faire diminuer les factures d’eau en instaurant..... pour en savoir plus... ICI.... ;
  • Anticiper les difficultés financières : structure de veille et d’information « lancement d’alerte et sensibilisation à la consommation ».

- Garantir :

  • Pas d’expulsion sans solution de relogement. Notons que l’expulsion a un coût très élevé pour la collectivité en particulier quand des enfants doivent alors être placés en famille d’accueil ;
  • Anonymat des dossiers présentés en commission d’attribution des logements sociaux ;
  • Etablir une Charte des promoteurs et une charte des propriétaires pour modérer les prix.
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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 21:55
Logement : reconquérir La Rochelle pour les familles et jeunes couples

Le 22 février 2014 - mis à jour le 02 juillet 2017

Partons du constat partagé, y compris par la Fédération des promoteurs immobiliers, les prix des logements neufs ont bondi de 17% depuis 2008, pénalisant les classes modestes, moyennes et les jeunes[13].

 

Dans ce contexte, La Rochelle arrive en première position en termes de prix du mètre carré loué sur un ensemble de 200 villes du Sud-Ouest, avant même la capitale régionale Bordeaux et la station balnéaire Biarritz (Pyrénées-Atlantiques). En moyenne, un bien y est loué entre 13,60€ et 15€ le mètre carré[5].

 

Ainsi, sur La Rochelle la question du logement est au cœur des problématiques de « la vie en communauté», et si, nombre d'idées sont mises en débat, il y a urgence à passer aux actes.

 

J'affirme d'entrée que le logement ne saurait être une marchandise dopée par les dispositifs de défiscalisation, mais une condition indispensable à la dignité de l’Homme tel que reconnu par l’article 25 de la Déclaration des droits de l’Homme qui doit relever de l’action publique et des citoyens.

 

On ne change pas la société sans changer la ville, mais cela ne se fera pas sans la prise en main par les habitants de l’avenir de leur quartier et l’exercice d’une vraie citoyenneté urbaine qui nécessite la concertation avec les populations concernées, en amont des projets d’urbanisme, leur association à toutes les étapes de la conception à la réalisation avec pouvoir de décision réel.

 

La crise du logement est réelle, même si La Rochelle est déjà très dotée en la matière, comptant 34 % de logements sociaux (66 % des logements sociaux de Charente-Maritime sont sur La Rochelle alors que la population rochelaise ne représente que 12,6 % du département) l’objectif de 5000 logements sociaux à construire en 12 ans est à atteindre tout en poursuivant la rénovation des quartiers.

 

 

-  Loger c’est impulser une nouvelle politique

Parce que le la politique du logement doit en priorité répondre aux problémes posés à France appauvrie n’est pas périurbaine. La France qui subit le plus lourdement les effets de la crise est bien loin d’être la France pavillonnaire du périurbain. La pauvreté et les inégalités se concentrent dans les grandes villes. Le taux de pauvreté [1] atteint son maximum – 18% - dans les villes de 100 000 à 200 000 habitants. Dans les communes des banlieues défavorisées ou les quartiers populaires des grandes villes, le taux de pauvreté dépasse souvent les 40 %. Les quartiers les plus en difficulté – parfois présentés comme bénéficiaires du dynamisme des métropoles – ne sont pas des ghettos à l’abandon, mais paient un tribut beaucoup plus lourd à la crise que la campagne ou la France pavillonnaire. Le taux de pauvreté y atteint 36 %, trois fois plus que le reste du territoire urbain. Entre 2006 et 2011, ce taux a augmenté de 6 points, contre 0,8 hors des zones urbaines sensibles[2].

- Dans le me même temps, le poids du logement dans les revenus est incontestablement un problème : 30% en France..... contre 18% en Allemagne[6].

 

Cette politique doit se traduire par :

  • l’interdiction des expulsions sans solution de relogement préalable ;
  • la réoccupation des logements vides et la mise en place de « parcours résidentiels » .
  • notamment, la rénovation concertée des quartiers délaissés (ex : Bongraine qui n’a que peu évolué depuis sa création dans les années 1920) ;
  • une action pour une juste répartition de l’effort de logement social sur toutes les communes de la CDA dans le respect de la Loi SRU (Nieul-sur-Mer, Lagord, Puilboreau, Périgny, Aytré, Angoulins, Châtelaillon-Plage) ;
  • le développement d’un habitat de type nouveau dans les projets de construction ou de réhabilitation «  l’habitat coopératif » qui peut être sous forme de «  village vertical » où les résidents de ce type de « village » :

- disposeront chacun d’un logement dans un même immeuble ;
- pourront mutualiser certains espaces et moyens ;
- pourront créer de véritables solidarités de voisinage, dans un projet à taille humaine alliant convivialité, responsabilité, économies, entraide
, écologie et démocratie.
- Les « villageois verticaux » ou autre forme d’habitat coopératif, seront collectivement propriétaires de leur immeuble, et locataires de leurs logements, dans le cadre d’une gestion démocratique interdisant toute spéculation.

 

 

-  Pas de politique du logement sans maîtrise du foncier, c’est une exigence fondamentale !
Alors que La Rochelle se vide de ses populations jeunes et laborieuses, la lutte contre la spéculation foncière est un enjeu prioritaire, pour maîtriser les prix de logements accessibles à tous, mais aussi pour favoriser le développement économique de proximité, facteur d’emploi local.

- La maîtrise du foncier répond à ce double enjeu, car il empêche les promoteurs immobiliers de faire la pluie et le beau temps en matière de prix des surfaces.

- Le sol est un bien commun, et sa maîtrise publique est un enjeu en termes économiques et sociaux, ne serait-ce que pour garantir des coûts accessibles pour les logements, mais aussi en termes écologiques (lutte contre l’étalement urbain…).

 

C'est d'autant plus vrai avec la politique de Transition énergétique impulsée par le gouvernement qui risque de faire un "flop" car Il n'y aura pas de transition énergétique sans une révolution du foncier[3]. Prix du foncier et transitions ne doivent pas se traduire par une augmentation des inégalités sociales, … et nous amener à une reflexion sur la notion de propriété, telle qu’elle existe en France et son abolition éventuelle[4].

 

Le Sénat pour sa part a formulé un certain nombre de propositions discutables visant à favoriser la libération de terrains, à des prix compatibles avec des opérations de logement. Le mécanisme proposé repose sur une cohérence d'ensemble, visant à taxer davantage la détention et, au contraire, à alléger la fiscalité pesant sur les mutations à destination du logement.

 

 

-  Dans ce cadre, la puissance publique doit assumer ses responsabilités par :

  • la constitution de réserves foncières sur ce qui reste disponible, voire en libérant de nouvelles surfaces (ex : parc des expositions) ;
  • parmi les outils à disposition, rendre La Rochelle éligible au droit à l'encadrement des loyers[7], mettre en oeuvre une surtaxe de la taxe d'habitation pour les résidences secondaires[8] permettraient de remettre dans le circuit locatif des logements inoccupés et de desserrer la pression existante sur le foncier ;
  • la mise en oeuvre du droit de préemption urbain, notamment renforcé aux immeubles en copriopriété[9] permettrait non seulement d'instaurer une mixité sociale très fine, à l'échelle d'une résidence, de revitaliser le caractère populaire du centre ville, de réduire la pression foncière et d'éviter que les familles soient chassées de leur appartement quand celui-ci est mis en vente ;
  • la création, comme proposé par l'association Noéés[10] d’une « charte des promoteurs » qui engagerait ces derniers à modérer leurs prix de vente (voir la charte de Saint-Ouen qui donne d’excellent résultats) ;
  • une action pour maîtriser le développement anarchique de nombreuses offres d’hébergement touristique entre particuliers échappant à toutes fiscalité (taxes de séjours, etc...), via l’économie "collaborative" et internet, en plein développement[11] par la mise en place d'une réglementation locale sur la location entre particulier, et d'outils de dissuasion forts en cas de non respect de ces règles[12] ;
  • la maîtrise de l’espace urbain et péri-urbain, (contrairement à la politique actuelle), dans le cadre du PLU et du SCOT pour s’opposer à toute extension des zones commerciales périphériques et agir pour le développement du commerce et de l’activité de proximité ;

qui sont autant de leviers pour une politiques foncière conforme à l’intérêt général.

 

 

-  Loger, c’est aussi protéger de l’urbanisation, le choix est fait :

  • de protéger et restaurer les zones naturelles du littoral et les zones humides (marais de Tasdon, ...).
  • d’instaurer un périmètre de protection des espaces agricoles et naturels péri-urbains à l’échelle de l’agglomération.
  • de refuser une densification anarchique et irrespectueuses des résidents, par exemple en mettant en œuvre le concept BIMBY.

 

 

-  Loger c'est prendre en compte les « usages » dans la conception des espaces publics urbains

Si l’attention aux usages – notamment piétonniers – dans les aménagements contemporains n’est pas exempte d’idéologie, elle peut être un gage de qualité des projets. Morgane Delarc montre, à travers l’exemple du réaménagement de la place de la République à Paris, que la notion « d’usages [14]» peut constituer un analyseur des formes de coopération entre les différents professionnels mobilisés dans les projets urbains. Loger c'est aussi penser à ce que transportent les gens[15].

Comment l'ensemble de ces questions sont-elles prises localement en compte ?

 

 

-  Loger, c’est enfin la transparence dans les choix d'attribution des logements sociaux

A tord ou à raison, le système d'attribution des logements est trop souvent jugé opaque.

La ville "nouvelle" qui entend remettre le citoyen au centre de ces décisions doit être exemplaire y compris en ce domaine.

 

Quelle solution ? Regarder ce qui se fait ailleurs.

Ainsi après Rennes (Un guichet unique et un système clairement affiché) et d'autres agglomérations, le 1er octobre, Paris adopte, en Commission de désignation des logements sociaux, le système de "scoring" ou "cotation" qui attribue à chaque demande des points en fonction d'une grille de critères préétablis. Fini donc le complexe et fastidieux système obscur.


Ce nouveau système repose sur un barème de points attribués suivant une grille de cotation qui s'intéresse au logement, ses conditions d'occupation ainsi que qu'à des critères familiaux. Le nombre de personnes vivant par pièces, le statut du locataire (concubinage, PACS), la situation personnelle et familiale (violences familiales, handicap, assistante familiale), mais aussi l'état du logement, décent ou non, permettent l'attribution de points. En tout, 25 critères consultables sur le site de la Ville de Paris sont pris en compte dans le nouveau système afin de hiérarchiser les dossiers en fonction des points recueillis par chaque demande. Les cinq dossiers recueillant le score le plus élevé sont alors soumis à la commission de la mairie, qui sélectionne à son tour trois dossiers pour les soumettre au bailleur à qui revient le choix final du locataire.

 

Un nouvel outil à suivre quand à sa mise en oeuvre possible sur l'agglomération rochelaise !

 

En définitive, LE LOGEMENT nécessite une MOBILISATION LOCALE pour UN ENJEU NATIONAL  .

 

 

 

 

 

Note :

[1Mesuré ici à 60 % du niveau de vie médian.

[2] Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Auteur de « Déchiffrer la société », éditions La découverte, 2009.

[3] Très cher, la rénovation énergétique… Entre 10 000 et 50 000 € selon l’état énergétique du logement, les matériaux choisis et les coûts de main-d’œuvre. Une facture importante que la baisse de la consommation induite ne permet pas de compenser, car celle-ci ne résiste pas longtemps à la hausse constante du prix du kWh. En cinq ans environ le bénéfice est annulé. D’autant que s’ajoute à la bête mais tenace hausse du coût de l’énergie, l’effet de notre psychologie : j’en ai souvent parlé, l’effet rebond rogne de 30 à 50 % les économies réalisées en raison du fait que nous profitons de celles-ci pour, par exemple, monter légèrement la température de consigne de la chaudière toute neuve.

[4] Il n'y aura pas de transition énergétique sans une révolution du foncier

[5] étude menée par l'Observatoire des loyers "Clameur"

[6] Léon Gendre maire de La Flotte et conseiller général

[7] http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/la-rochelle-reclame-l-encadrement-des-loyers-7774337974

[8] http://www.sudouest.fr/2014/11/04/la-taxe-d-habitation-pourrait-etre-alourdie-de-20-pour-certaines-residences-secondaires-1725577-705.php

[9] http://www.liberation.fr/politiques/2014/12/05/paris-des-logements-sociaux-bientot-crees-au-sein-d-immeubles-en-copropriete_1157520

|10] L’association Noéés propose une charte pour doper le logement « abordable ». Le point

[11] Les locations sur Airbnb : Un système qui inquiète à La Rochelle

[12] voeux de l'opposition adoptée en conseil municipal le 28 septembre 2015

[13] Selon la Fédération des promoteurs immobiliers, les prix des logements neufs ont bondi de 17% depuis 2008, pénalisant les classes modestes, moyennes et les jeunes

[14] Quelle prise en compte des « usages » dans la conception des espaces publics urbains ?

[15] Pour construire la ville durable, il faut penser à ce que transportent les gens

 

Pour en savoir plus :

- Rénover les centres-villes pour réparer les fractures sociales

- Il n'y aura pas de transition énergétique sans une révolution du foncier

- La Rochelle : l'obligation de 30% de logements abordables vous semble-t-elle suffisante ?

- La Rochelle : quelle stratégie commerciale pour l'Agglo ?

- La Rochelle : Beauregard, un quartier en ébullition

- Didier Robineau promoteur à La Rochelle (Eurotim), vice-président de la Fédération régionale des promoteurs immobiliers : Agglo rochelaise : "Décidons d’un moratoire sur le logement social !"

- Comment la France a tué ses villes ?

- Noéés force de propositions pour juguler le prix du foncier à la Rochelle

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 11:17

Le Village Vertical.... connaissez vous ?


Au coeur du programme de "La Rochelle VERTE et OUVERTE" http://larochelle.ecologie2014.fr/

http://cdurable.info/IMG/jpg/village-vertical.jpg

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 11:11

L’habitat coopératif.... connaissez vous ?
Au coeur du programme de "La Rochelle VERTE et OUVERTE" http://larochelle.ecologie2014.fr/

 

http://www.habicoop.fr/squelettes/images/bando1_1.jpg

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