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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 08:08
La convention des insoumis des 15 et 16 octobre s'adresse au peuple français !

Sources : Convention de la France Insoumise

Nous sommes les membres de la première convention de la France Insoumise.


Nous nous adressons aux gens simples comme nous, qui veulent :

  • un monde où les êtres humains puissent vivre sans être déchirés par les guerres ou la misère ;
  • un monde de solidarité ;
  • un monde où l’on peut respirer l’air et boire l’eau sans danger, où la biosphère est respectée, un monde où les animaux ne sont pas traités comme des choses ;
  • un monde dans lequel une création artistique ou une découverte scientifique vaut plus qu’un cours de bourse.


Nous ne nous résignons pas à voir le productivisme détruire le seul écosystème compatible avec la vie humaine ni la cupidité répandre l’injustice et la misère.


Nous   ne   nous   soumettons   pas   à   l’ordre   du   monde   ni   à   la   domination   de l’oligarchie au détriment de l’intérêt général.

 

L’humanité et notre pays font face à 4 urgences :

  • urgence démocratique ;
  • urgence écologique ;
  • urgence sociale ;
  • urgence pour la paix.

Ce sont 4 défis. Ce sont autant opportunités pour construire un autre futur.

 

Nous ne nous résignons pas.

 

Pour cela, le peuple doit devenir acteur de son histoire et affirmer sa souveraineté.
C’est l’heure d’une France insoumise et fière de l’être.


Dans ce but, nous proposons au peuple français le programme «L’avenir en commun», son   candidat   à   l’élection   présidentielle   de   2017   Jean-Luc Mélenchon et ses candidats dans toutes les circonscriptions aux élections législatives.

 

Comme nous le faisons depuis le 10 février, nous continuerons d’aller à la rencontre de nos concitoyens et concitoyennes pour convaincre que demain peut être meilleur qu’aujourd’hui. Le progrès humain reste une idée neuve !

 

Nous faisons le serment d’agir ensemble pour porter ce programme. Jusqu’à la victoire et à sa mise en œuvre dans notre pays.

 

Vive la Révolution citoyenne !
Vive la 6e République !

 

 

 

- ...avec nous voulons rassembler le PEUPLE ! Rejoignez nous

La convention des insoumis des 15 et 16 octobre s'adresse au peuple français !
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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 08:07
C'est le peuple que nous voulons rassembler, pas les partis !

Ensemble disons STOP à la machine à perdre !

 

Sources : par E. DURAND

-

Ils veulent rassembler la "gauche"

Certes, il faut noter que la situation a légèrement évolué depuis le 2 février 2016, date à laquelle Pierre Laurent Interrogé sur une participation de François Hollande à la primaire, avait affirmé n’avoir « aucun problème » avec cela car il a « confiance dans le choix que feront les citoyens de gauche ». Mais « si la gauche va à l’élection présidentielle avec un représentant qui défend le bilan du quinquennat actuel, qui est rejeté par les électeurs de gauche, la gauche va être éliminée »[1].

 

  • La proposition de candidature déposée par Jean-Luc Mélenchon a fait bouger les lignes.... et c'est tant mieux ! Mais nous ne sommes pas encore au bout du chemin !

 

D’ailleurs ce discours de "rassemblement de la gauche" face à la droite et au FN est récurent sur les réseaux sociaux ou je suis interpellé régulièrement : "Je crois que vous n'avez pas compris la démarche de Jean-Luc Mélenchon et des insoumis ! " C'est en substance le propos que je tiens à ceux qui, dupés, croient que l'issue de notre pays passe par le "rassemblement de la seule gauche".

 

  • A souligner à cette étape de la discussion que tout le monde ne met pas le même contenu dans "la gauche", comme en atteste le tweet du jour de Jean Christophe Cambadélis
C'est le peuple que nous voulons rassembler, pas les partis !

En définitive, il y a ceux qui veulent rassembler "la gauche" (certes pour les uns sans Hollande et ses sbires),... mais avec le PS, et ceux qui comme nous veulent RASSEMBLER LE PEUPLE..... pas les états-majors politiques, pas les partis : LE PEUPLE !

 

 

-

Pourquoi cette démarche différente et que faut-il comprendre ?

  • 1 - coalition de "gauche" ?

Vous n'avez pas compris que la notion de "gauche" a tellement été dévoyé et assimilé au seul PS, au "recul social" que pour nombre de nos concitoyens cela ne veut plus rien dire : ils ne s'y retrouvent pas et ne votent donc plus !

 

Pour rassembler et gagner il faut unir au delà de la seule gauche "partisane", sortir des tambouilles d'appareils (comme par exemple celles que nous avons connu pour les régionales et municipales avec les alliances à géométrie variable, l'utilisation à des fins partisanes du logo FdG, le refus de mener une campagne nationale identifiable.....) !

 

  • 2 - la primaire ! Quelle supercherie !

Des électeurs dits de '"gauche" vont aller voter à la primaire de la droite, et des électeurs de droite vont venir voter pour celui des candidats du PS qui leur semblera le moins dangereux pour leurs intérêts 

Et vous voulez que l'on aille participer à cette carabistouille ou que nous en respections le résultat ? Mille fois NON !

 

  • 3 - Nous l'avons dit depuis le début avec des socialistes OUI, avec le PS NON !

Soyons clairs quand au pseudo rassemblement avec des socialistes opposés à Hollande : ils sont tous rentrés à la niche faire la primaire et se sont engagés à mener campagne pour le vainqueur quel qu'il soit Hollande, Valls ou un autre !

 

Aujourd'hui, Olivier Dartigolles (porte parole du PCF) a clarifié la position de la direction du PCF : la carte Montebourg sera jouée jusqu’au bout et si l’ancien ministre hollandais venait à gagner la primaire du PS, le PCF jouerait alors les rabatteurs pour que toutes les autres candidatures, et notamment celle de Jean-Luc Mélenchon, passent sous les fourches caudines de celle-ci.

 

En effet, Invité du Talk Orange Le Figaro ce lundi 24 octobre, le porte-parole du PCF a en affirmé « Si Montebourg gagne la primaire socialiste, ce sera quelque chose de nouveau dans la situation politique. Comme le dit Pierre Laurent, quand bien même on ferait un choix de candidature d’ici la fin de l’année, on maintiendra toujours ouverte la possibilité pour le Parti communiste français d’aller vers des choses qui permettraient cette candidature commune ».

 

Ainsi, en catimini, le PCF fait le choix de soutenir un socialiste donné perdant dans les sondages pour quelques circonscriptions aux législatives ! Et le peuple dans tout ça ?

 

  • Pour les insoumis, il est hors de question de faire campagne sous une forme ou une autre pour le candidat qui sortira de la primaire du PS !

Le PS avec ou sans "frondeurs" n'est pas de gauche [2] !


Loin de ces tambouilles et autres combines, OUI, c'est le peuple que nous voulons rassembler !

 

 

- On nous dit..... il faut rassembler la gauche à cause du risque qu'elle soit éliminée du second tour !

Mais qui jour après jour, avec la politique suivie par la droite sous Sarkozy et celle maintenant suivie par Hollande alimente le vote FN ? Les responsables de la montée du FN sont à l'Elysée, à Matignon et pour une part identique parmi ceux qui, au parlement, soutiennent cette politique !

 

Notons que lors des présidentielles de 2012, il y avait eu le 21 avril :  8 359 440  abstentionnistes soit 20.29% de l'électorat.

 

C'est surtout à eux (abstentionnistes, électeurs de gauche égarés au FN par dépit...) que nous voulons donner la parole, offrir une perspective, un espoir, créer une envie de s'inscrire sur les listes électorales, de s'engager dans la campagne, parce-que nous ne représentons pas d'intérêts partisans, nous n'avons de compte à rendre à personne sinon à nous même.... que notre raison d'être et d'agir, c'est l'intérêt du peuple !



En définitive, le mouvement des insoumis mené par Jean-Luc Mélenchon n'est ni de droite ni de gauche (selon la définition de la sphère partisane et des médias), mais vise à rassembler tous les CITOYENS qui veulent être associés aux décisions, respectés et entendus par les institutions (ce sera le cas avec la VIe République), plus de justice sociale, plus d'écologie, plus de travail, qui veulent aussi la paix et la coopération plutôt que la guerre,... etc... à participer au mouvement d'une France qui refuse de mourir, qui refuse de se soumettre à l'argent roi !

 

 

-

Pourquoi devrions nous changer de stratégie ?

Les chances de voir le PS au deuxième tour de la présidentielle se réduisent de semaine en semaine comme le montrent plusieurs sondages. Pendant ce temps, Jean-Luc Mélenchon, lui, progresse, dépassant de plusieurs points François Hollande  et les "frondeurs".
 
 
Dans ce cadre, l'hypothèse d'un second tour opposant Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon est crédible.
 
Elle serait la conséquence normale d'une transformation en profondeur de l'affrontement droite-gauche auquel nous assistons. On voit bien que globalement, dans la plus grande partie de la "gauche", il existe un naufrage idéologique profond qui touche à l'ensemble des questions posées à l'opinion publique. Sur l'Europe, sur la religion, sur l'éducation, sur les finances et services publiques, sur nos institutions et l'avenir de la Ve République, le nucléaire....la "gauche"  se fracasse en camps très différents et difficiles à réconcilier. La droite est en apparence moins divisée, mais la question de l'identité la travaille et le Front national constitue pour elle un puissant aimant qui la déstabilise.
 
Rien ne prouve donc que le candidat de droite qui sortira de la primaire pourra décrocher de façon sûre son accès au second tour. Dès lors, Entre un J.L. Mélenchon qui n'aura de compte à rendre à personne d'autre qu'aux insoumis et au Peuple et une Marine Le Pen, les Français peuvent préférer avec Jean-Luc Mélenchon, un second tour de rupture qui répondent enfin à leurs attentes.

 

C'est à cela que nous travaillons..... et rien ne nous fera changer de stratégie !
 

 

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 08:17
"L'avenir en commun" avec JLM2017 : un programme révolutionnaire

Entretien avec Charlotte Girard coordinatrice du programme L’Avenir en commun

 

Sources : L'Heure du Peuple par Jeanne Fidaz

- Jeanne Fidaz : Quel est le point de départ du programme L’avenir en commun ?

Charlotte Girard : Le programme repose sur l’analyse suivante : la question principale à régler est celle de la dévolution et de l’exercice du pouvoir. C’est pourquoi le programme s’ouvre sur la constituante, qui est la clé permettant de déverrouiller le système dans un premier temps. Cette constituante, c’est un signal politique : le peuple n’est pas en mesure, actuellement, d’exercer sa volonté. Il faut le réinvestir du pouvoir de se doter des règles lui permettant de prendre les décisions qui le concernent. La constituante permettra l’émergence de nouveaux droits qui convergeront vers l’idée d’une République égalitaire, sociale, laïque et solidaire. Il faut défaire le carcan économique, social et sécuritaire pour faire de nouveau des citoyens un peuple politique. Cette nouvelle République ne sera pas neutre, c’est pourquoi le programme donne évidemment des directions et dessine l’avenir ; il s’appelle ainsi « L’Avenir en commun ».

 

 

- Jeanne Fidaz : S’agit-il d’un programme révolutionnaire ?

Charlotte Girard : Oui ! Car comme je viens de l’expliquer, il repart du peuple. Y compris dans la grande tradition révolutionnaire française. Mais aussi par les contenus : il renverse l’ordre des choses actuel. Ainsi, la perspective de sortie des traités européens est révolutionnaire en ce qu’elle rebattra les cartes. Et puis le programme est aussi révolutionnaire au sens marxiste du terme, puisqu’il assume les antagonismes de classes et la lutte qui l’accompagnent. Travailleurs, salariés ou ubérisés, seraient les premiers impliqués dans le combat contre l’aliénation au travail. Enfin, il est révolutionnaire par sa dimension écologique, puisqu’il vise à renouveler radicalement les modes de production pour éviter la catastrophe écologique qui a commencé et que d’aucuns voudraient présenter comme inéluctable ou fallacieuse. C’est donc une fusée à plusieurs étages que cette révolution citoyenne mise en mouvement avec la France insoumise.

 

 

- Jeanne Fidaz : Quelles questions ont soulevé le plus de débats entre les différents contributeurs du programme ?

Charlotte Girard : L’audition de Bernard Friot nous a permis de belles réflexions. On a mieux compris ce qu’il proposait en le rencontrant, et nous avons finalement choisi d’assumer le fait que nous n’étions pas prêts à abandonner, comme il le propose, tout lien entre salaire ou revenu et travail. Ça ne remet pas en cause la dimension subversive et intéressante de ses travaux, mais nous nous sommes finalement prononcés pour une sécurité sociale intégrale, plus proche des propositions de la CGT sur la sécurité sociale professionnelle, et qui permettrait à tout un chacun de disposer d’un revenu quelle que soit sa situation.

 

La sécurité, parce qu’elle n’est pas un thème prisé à gauche et plutôt un identifiant de la droite, est un enjeu rempli de pièges pour la pensée. Soit vous êtes taxé de sécuritaire par les secteurs les plus radicaux de la pensée de gauche, soit vous êtes renvoyés à la pensée unique sur le sujet surtout en période d’état d’urgence selon laquelle il n’y a pas d’alternative à « la guerre contre le terrorisme ». L’audition de Laurent Bonelli nous a aidé en particulier sur le sujet, ainsi que le groupe de travail qui s’est constitué pour traiter cette question de manière rationnelle. Un livret thématique programmatique est en préparation.

 

 

- Jeanne Fidaz : Ce programme s’inscrit clairement dans la continuité de l’Humain d’abord. Quelles évolutions peut-on noter depuis 2012 ?

Charlotte Girard : Je dirais qu’il va plus loin, et de manière plus précise. Le programme de la France insoumise actualise, modernise et approfondit L’Humain d’abord, en tenant compte de l’aggravation de la situation depuis 2012 et de la perpétuation de la crise économique débutée en 2008. Certains points de désaccords entre les organisations membres du Front de Gauche ont été tranchés dans l’Avenir en commun. Ainsi, la décision de sortir du nucléaire est actée dans le programme. Nous sommes plus précis sur la planification écologique et l’objectif de parvenir à 100% d’énergies renouvelables. Les travaux que les organisations politiques partenaires ont mené depuis 2012 nous permettent d’être plus volontaristes sur certains sujets. On a ainsi repris et développé la notion de « nouvel indépendantisme français ». La réflexion très dense sur l’économie de la mer nous permet d’insérer ce thème dans le programme de manière très détaillée. De la même manière, les différents sommets du plan B et tout le travail accompli en partenariat avec nos camarades européens nous autorisent également à assumer une ligne plus structurée sur cette question.

 

 

- Jeanne Fidaz : Pouvez-vous nous donner quelques mesures emblématiques du programme ?

Charlotte Girard : De manière subjective et dans une sorte d’inventaire à la Prévert: l’assemblée constituante, dans la mesure où nous sommes les seuls à la proposer – même si d’autres se réclament de la Sixième République ; parler de planification écologique, et non de transition écologique ; imaginer un plan B avec des coopérations alternatives en cas d’échec du plan A s’agissant du rapport à l’Union européenne ; le chapitre sur les nouvelles frontières que sont la mer, l’espace et le virtuel, pour lesquelles il faut faire attention à ce qu’elles ne soient pas gadgétisées ; enfin, l’abrogation de la loi El Khomri, que nous sommes les seuls à annoncer !

 

 

- Jeanne Fidaz : L’actualité et l’ambiance dans le pays sont pourries par les attentats et les délires publics sur ce qui devrait être une question privée : le fait religieux. Quelles solutions à ces questions qui saturent la sphère médiatique et le débat public ?

Charlotte Girard : Le premier réflexe face à la manière dont ces questions sont amenées dans le débat public : ne pas se laisser enfermer dans la question ethnique qui est un corollaire de la question religieuse en l’espèce. D’abord donc rappeler que l’on ne répondra pas à l’agression qui est réelle et épouvantable sur le terrain où elle se situe en apparence : une guerre de civilisations. Ce n’est pas le cas. Sans négliger la nécessité immédiate de démanteler les réseaux terroristes et de lutter contre l’embrigadement des jeunes gens sur des lignes meurtrières et fanatiques, on devra proposer des solutions qui traitent les causes et s’envisagent sur le long terme. Ces solutions sont faites d’un plan de négociations avec les acteurs directement impliqués que sont la Syrie et les dirigeants des zones frontalières engagées dans le conflit armé, mais aussi la Russie et pas seulement la Turquie, les Etats-Unis et les monarchies du Golfe. Du point de vue national, la question sociale et culturelle doit être remise au cœur de notre stratégie. Autrement dit, la laïcité doit être remobilisée comme mode social de règlement des conflits, ce qu’elle est depuis 1905. La sécurité doit être repensée de manière républicaine, c’est-à-dire dans les termes de la sûreté publique, avec la refonte du renseignement et de la police qui doit redevenir un moyen de protéger les libertés individuelles et la République.

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Les 15 (10 + 5) mesures programmatiques "phares" des Insoumis pour 2017

- Charlotte Girard « Notre convention est un pas décisif pour la France insoumise »

- Jean-Luc Mélenchon : Le programme : ça c’est fait !

 

"L'avenir en commun" avec JLM2017 : un programme révolutionnaire
"L'avenir en commun" avec JLM2017 : un programme révolutionnaire
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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 08:04
Les 15 (10+5) mesures programmatiques "phares" des Insoumis pour 2017

Sources : par E. DURAND

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Les "insoumis" en ordre de marche

La première convention nationale de la France insoumise s'est déroulée à Lille les 15 et 16 octobre 2016.

 

Elle a réuni plus d’un millier de personnes, représentatives du mouvement La France insoumise, qui s’est constitué depuis la proposition de candidature de Jean-Luc Mélenchon, le 10 février dernier.

  • 650 insoumis tirés au sort parmi les plus de 130 000 signataires de la plateforme jlm2017.fr
  • 250 acteurs des insoumissions sociales, écologiques ou démocratiques, des intellectuels et des représentants des groupes politiques qui soutiennent le mouvement.

L’ensemble des insoumis sera également invités à participer grâce à des méthodes interactives (réseaux sociaux, sms, vote en ligne).

 

Dans le prolongement du « Défilé des insoumis » du 5 juin 2016 à Paris, elle a permis de faire entendre celles et ceux qui incarnent la France insoumise : des syndicalistes, des lanceurs d’alerte, des militants pour la défense de l’environnement, des universitaires, des philosophes, des personnalités du monde de l’art et de la culture et des insoumis(es) qui témoigneront de leurs expériences du quotidien.

 

Elle a constitué également une étape dans la construction du projet « l’Avenir en commun », titre du programme en cours adopté par les 130 000 insoumis. La convention a aussi permis d’identifier les priorités programmatiques de la campagne et d'enclencher une phase de construction de livrets thématiques et d’ateliers législatifs qui préciseront nos propositions sur près de 40 sujets.

 

Enfin, elle a été l’occasion pour les insoumis de toute la France de réfléchir collectivement aux méthodes et outils nécessaires pour faire progresser la France insoumise : élargissement du mouvement, collecte des 500 parrainages, financement de la campagne, premières réflexions sur la campagne des 577 candidats qui porteront les couleurs du mouvement aux élections législatives.

 

Plus de 200 bénévoles se sont mobilisés pour organiser, mettre en place cette première convention, événement inédit qui s'est conclue le dimanche 16 octobre à 11h30 par Jean-Luc Mélenchon.

 

 

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Priorités programmatiques de la campagne

Les 10 mesures emblématiques programmatiques "phares" + 5 (parmi 357 mesures du programme), adoptées par vote en ligne des insoumis à l'occasion de la convention (11 362 personnes ont voté jusqu'à dimanche matin [en moins de 10 heures] à cette deuxième phase de la consultation programme), serviront de support à la campagne, à partir desquelles du matériel électoral va être fabriqué. Ça donne une idée de l'orientation générale du mouvement". Elles seront des axes de la campagne !

 

Le programme "L'Avenir en commun", élaboré avec la contribution de quelque 3.000 "insoumis", et sur la base d'une quinzaine d'auditions d'experts, sera finalisé et édité en décembre. Parallèlement, seront produits des "livrets thématiques" pour approfondir certains sujets et des "ateliers législatifs" pour préparer projets de loi et textes juridiques.

 

PRÉCISION :

il y avait 357 mesures mises sur la table qui se retrouveront toutes dans le programme. Sur ces 357 mesures il fallait en extraire 10, ou 15 qui seraient "mises en avant". C'est donc le résultat reçu par les mesures les plus plébiscitées.

L'ordre de présentation n'est qu'indicatif en fonction des résultats des votes, mais la VIe République est bien la première mesure des insoumis, celle sans laquelle on ne pourra pas mettre en œuvre notre programme !

 

Les 15 (10+5) mesures programmatiques "phares" des Insoumis pour 2017
Les 15 (10+5) mesures programmatiques "phares" des Insoumis pour 2017

 

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Voici les 5 mesures emblématiques "complémentaires" de notre programme !

Les 15 (10+5) mesures programmatiques "phares" des Insoumis pour 2017

 

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Discours de Jean-Luc Mélenchon à Lille en clôture de la convention de la France insoumise prononcé le 16 octobre 2016.

Pour en savoir plus :

- Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Ce que signifie le nouveau logo de Jean-Luc Mélenchon

("Cette France insoumise, FI, nous la disons en grec, Phi, par affection pour ceux qui nous ont appris la démocratie" et enseigné "ce miracle de l'explosion de la philosophie", a plaidé le candidat à l'élection présidentielle.

Citant Victor Hugo, Jean-Luc Mélenchon a rappelé que Phi désignait aussi le nombre d'or, érigé en symbole d'harmonie entre les hommes et les femmes, entre les être humains "comme on le dit d'une musique".

Appuyant sa démonstration, l'eurodéputé a estimé que dans la proportion parfaite du nombre d'or, "le plus grand est dans le même rapport au plus petit qu'au tout. Comme l'est chaque être humain par rapport à son voisin, et notamment le plus démuni au reste de l'univers".

Et de conclure: "Phi, c'est la philosophie, c'est l'amour de la sagesse. Ça va comme programme!")

- VIe République, écologie, social... Le programme de Jean-Luc Mélenchon pour 2017

- Les 10 premières mesures du programme de Mélenchon

- "L'avenir en commun" avec JLM2017 : un programme révolutionnaire

-- Jean-Luc Mélenchon : Le programme : ça c’est fait !

 

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 08:28
Syrie, ALEP, Russie, France... J.L. Mélenchon... enfumage et réalités !

Oui, l’urgence est de sauver les populations civiles d’Alep.
Mais il n'y a pas de "bonnes victimes" que l'on médiatise parce qu’elles sont placées du côté de la ligne de front qui servent les intérêts de l'occident... et de mauvaises !

Qui osera aussi nous faire croire que l'offensive en cours à Mossoul (à laquelle les forces américaines et françaises participent sur le terrain et dans les airs) n'aura pas de conséquences désastreuses pour les populations civiles ?

Toutes les victimes qu'elle soient à ALEP OUEST ou à ALEP EST, à MOSSOUL en Irak, à SANAA au Yémen ou en Afghanistan doivent soulever la communauté internationale pour exiger des solutions politiques aux conflits vers la paix et la démocratie.

 

Sources :  L'indignation à géométrie variable : L'Heure du Peuple

- L'indignation à géométrie variable

La guerre en Syrie donne lieu à propos d’Alep à une campagne d’enfumage médiatique digne des plus grandes manipulations orchestrées par l’OTAN depuis la chute du mur de Berlin, de la guerre en Yougolsavie aux armes de destruction massive imaginaires de Sadam Hussein. La nouveauté est que la France est désormais en première ligne de cette guerre de l’information, en rupture avec toute son histoire d’indépendance par rapport aux logiques de guerre entre blocs. Les victimes civiles d’Alep servent ainsi de prétexte à nous faire prendre partie dans un conflit armé dont la ligne de front passe actuellement à travers cette ville. Or il n’y a pas des civils victimes qu’à Alep Est. Ceux d’Alep Ouest, sous administration syrienne, subissent depuis des mois le feu djihadiste depuis Alep Est, notamment nourri d’armes lourdes américaines livrées en masse à la « rébellion » syrienne depuis 2013. Le contexte syrien et régional plus large est tout autant occulté. La Turquie a envahi le nord de la Syrie, et les USA y construisent un aéroport militaire, avec comme unique boussole le tracé des oléoducs et gazoducs, dans l’illégalité internationale la plus totale. Quant à la France, elle bombarde la banlieue de Mossoul, ville irakienne de 1,2 millions d’habitants, et y déploie de l’artillerie au sol en vue d’une offensive de tous les dangers pour les civils. Américains et russes se livrent donc à une course de vitesse sur les fronts syriens et irakiens dont les civils sont partout les victimes innocentes.


Les campagnes occidentales pour les civils d’Alep sont d’autant plus hypocrites que les pourfendeurs des crimes de guerre en Syrie sont aussi ceux qui les pourvoient dans d’autres pays de la même région au même moment. France et États-Unis cautionnent ainsi depuis deux ans la guerre des monarchies du golfe contre la rébellion yéménite. Le bilan s’élève à 10 000 morts selon l’ONU, dont 3 900 civils tués, notamment par des Mirage 2000 et des chars Leclerc livrés aux pays du golfe par la France. Le week-end où Hollande dénonçait des crimes de guerre à Alep, 150 civils étaient tués par un missile tiré sur un mariage au Yemen.


Aucun défenseur de la paix ne doit donc être dupe de ces dénonciations à géométrie variable. Aucune solution de paix ne pourra être construite sans regard indépendant de celui des belligérants. Les civils syriens, irakiens et yéménites auraient tous à gagner à ce que s’affirme le nouvel indépendantisme français défendu par Jean-Luc Mélenchon. La France arrêterait ainsi d’attiser des guerres (Libye, Syrie, Mali, etc.) qui lui échappent et lui coûtent cher financièrement et humainement jusque sur son propre territoire. Cet effort d’indépendance n’est pas que l’affaire de l’État et de ses dirigeants mais commence aussi pour chaque citoyen dans son nécessaire rapport critique à l’information.

 

Crimes de guerre en Syrie qualifiés de «bavardages» : Mélenchon rectifie l'AFP [1]

Crimes de guerre en Syrie qualifiés de «bavardages» : Mélenchon rectifie l'AFP [1]

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Syrie - Daesh - Révélations incroyables sur France Inter !

Il y a quelques semaines, nous aurions du aller chercher de telles informations sur les chaînes russes, pour se faire alors dénigrer. Et pourtant, après une catastrophe parfois tout change! Du moins c'est l'impression qu'on peut avoir aujourd'hui...

 

- Guerre de Syrie, les intérêts cachés

Geopolitis explique les intérêts cachés de la guerre en Syrie. Ce documentaire date d'octobre 2013, date à laquelle on comptait déjà plus de 100 000 morts. Aujourd'hui le bilan s'élèverait à 250 ou 300 000 morts.

 

 

- Alep - L'intox monstrueuse dénoncée par Vanessa Beeley[1]

Le fait que Vanessa Beeley reprenne le mot "terroriste" pour qualifier les rebelles qui sévissent à Alep-Est vous semble peut-être surfait et propagandiste... Pourtant elle est bien allée sur le terrain et explique en détails pourquoi elle les appelle ainsi.

 

Note :

[1] Vanessa Beeley est un journaliste d' investigation britannique axée sur le Moyen - Orient

 

 

- Jean-Luc Mélenchon était l'invité de Michel Grossiord et Perrine Tarneaud sur « Public Sénat » le 20 octobre 2015.
La dernière partie de l'émission abordait la guerre en Syrie et la question des réfugiés.

 

 

- Sur le bras de fer diplomatique mené par François Hollande avec la Russie

Invité de Public Sénat le mardi 11 octobre 2016, Jean-Luc Mélenchon a répondu aux questions des journalistes concernant la situation en Syrie. Il a plaidé pour une coalition universelle pour la paix.

 

Jean-Luc Mélenchon a vivement condamné le bras de fer diplomatique mené par François Hollande avec la Russie, déclarant : « Je désapprouve absolument ce qu'il est en train de faire, qui est totalement contraire aux intérêts de la France ».

 

 

- Vladimir Poutine explique ce qui s’est réellement passé entre la France et la Russie

Au lendemain de l'annulation par Moscou d'une rencontre prévue à Paris entre François Hollande et Vladimir Poutine, le président russe a expliqué chronologiquement ce qui n’avait pas fonctionné dans les relations diplomatique entre les deux pays.
 

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 08:12
et le temps passait....

Le PCF est l’inaction même au risque de désespérer les siens et les siennes. Mais les logiques à gauche se développent dans un écart de plus en plus grand complètement délétère. Construire la victoire est pourtant le seul objectif sensé. Par le rassemblement. Sans constructions illusoires, sans amour propre déplacé, sans conditions préalables. Par respect de l’intérêt général.

 

Sources : Le Blog de Francis Parnny par Francis Parny (membre du Conseil national du PCF)

- Ainsi donc dans une interview à l’humanité, publiée le 4 octobre, Pierre Laurent a réaffirmé les objectifs du parti communiste français pour 2017.

« Rassembler les forces de progrès autour d’un projet commun », « un projet de gauche en rupture avec le libéralisme ».

 

Constatons au plan anecdotique que cette prise de position invite les communistes dans la consultation organisée pour novembre à attendre encore pour désigner un candidat pour 2017.  Les communistes vont donc rester en « chômage présidentiel » en attendant le bon vouloir de leurs dirigeants.

 

Sur le fond des propositions il serait difficile à toute personne qui a été de gauche de ne pas être d’accord pour un rassemblement à vocation majoritaire en rupture avec le libéralisme.

 

Mais un tel objectif évolue dans le temps en fonction des rapports de force, des expériences de gouvernement, de celle du mouvement populaire et des choix effectués par telle ou tel « politique » à gauche.

 

 

- Aujourd’hui l’objectif de rassemblement majoritaire s’il vise à se tourner vers les frondeurs et autres écologistes non-gouvernementaux devient pour le moins un objectif à moyen terme.

Ils sont nombreux en effet les Montebourg ou autres Cosse qui ont renoncé depuis longtemps à mettre en cause le libéralisme.

 

 

Et puis aucun candidat élu à la présidentielle toutes ces dernières années a été majoritaire dans l’opinion publique Nous vivons le temps des présidents relatifs. Celui de 2017 pourrait peut-être avoir réalisé moins de 20 % au premier tour.

 

 

- Quant au rassemblement antilibéral nous connaissons son périmètre.

Il est celui des formations du Front de gauche et aussi des formations « d’extrême gauche » dont la stratégie cependant, est différente. Au fil des années au cours desquelles la gauche de renoncement est devenue prépondérante, la critique du libéralisme est devenue une admonestation et non une condamnation. Le libéralisme est adoubé par tous les partis du système.

 

La campagne de Macron illustre à la perfection cet « état de fait » puisqu’il fait le choix de ne pas traiter des questions économiques et disserte sur d’autres questions sociétales ou plus directement politiques comme la démocratie.   

 

Il faut construire un mouvement à vocation majoritaire mais en appelant celles et ceux qui rejettent clairement le système à en construire, ensemble, un autre, alternatif.  

  • Jusqu’à la victoire.

 

- Aucun autre objectif pour 2017 ne peut être avancé sous peine d’être entaché d’intérêts partisans qui n’ont rien à voir avec l’intérêt général.

Pierre Laurent insiste sur la perspective épouvantable d’une victoire de la droite. Il martèle que 2017 ne ressemblerait pas à 2007.

 

Mais comme 2007 n’a pas ressemblé non plus à 2002. Tout au cours de ce mandat la situation s’est aggravé et la situation est pire aujourd’hui qu’à la fin du mandat Sarkozy. Le libéralisme détruit pas à pas toute protection publique, marchandise toute notre vie et cela de plus en plus, systématiquement, pourvu qu’on lui prête vie. Demain les exigences de rentabilité financière à court terme seront sans doute encore plus forte qu’aujourd’hui.  

 

Ce n’est pas la nature de tel ou tel président qui fait la différence mais les choix politiques qui en l’occurrence sont les mêmes.  

 

Quant à la lutte des classes elle sera peut-être plus facile à pratiquer contre un président de droite que contre un président pour lequel on a voté parfois à l’appel de sa centrale syndicale.

 

 

- Pour 2017 nous sommes donc toujours dans la même situation.

Jean-Luc Mélenchon est la seule candidature qui porte l’alternative au système actuel. Plus le PCF met de temps pour le rejoindre, ce dont on peut douter aujourd’hui, plus la rencontre entre une campagne organisée et en route depuis des mois et l’inorganisation « organisée » du PCF en la matière, sera difficile.

 

  • Des communistes se désespèrent et abandonnent.

 

D’autres s’engagent plus résolument dès maintenant, conscients qu’ils doivent être présents dans cette campagne sous peine qu’un courant d’opinion indispensable à la transformation sociale soit absent de cette élection.

 

 

- Il faut construire les conditions de la victoire.

Encore une fois tout autre objectif donnerait le sentiment de combats entre partis pour se positionner dans l’après 2017.

 

Cela suppose un très large rassemblement. Il existe déjà au travers de « la France insoumise ». Mais je pense comme beaucoup d’autres qu’il faut construire une place co-active à celles et ceux qui veulent contribuer à la victoire sans passer par la case de « la France insoumise ».  Jean-Luc Mélenchon entend cette exigence d’efficacité. Mais personne ne peut lui demander de préalable à l’engagement alternatif que représente l’adhésion à sa candidature.

 

Le seul un acte qui permette de modifier les formes de la campagne sans remettre en cause celles qui existent et se développent, ce serait la décision claire et simple du PCF de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Sans préalable. Car ce choix témoignerait de la reconnaissance que c’est la seule candidature aujourd’hui qui porte espérance de changement dans notre pays. 

 

Sur la base de cette reconnaissance peut se construire les voies collectives du succès.   

 

Francis Parny

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Le PCF et la présidentielle de 2017

- Pierre Laurent (PCF) : "Nous pouvons sauver la gauche" (mais sans François Hollande)

-

 

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 08:39
PCF, Ensemble! : Zapper les présidentielles ?

Sources : ENSEMBLE! par Christian Causse

- La tentation chemine de faire « saute-mouton » en 2017 avec la présidentielle.

Chez nos amis communistes mais aussi chez nous.

 

S’agissant des communistes ils sont focalisés sur les législatives, chacun en comprend aisément la raison. Et si Mélenchon veut vraiment s’attirer le PCF, il connaît la recette : un nombre conséquent d’investitures aux législatives. Il ne le leur propose pas et il a raison. Pour l’instant.

 

Mais, Ensemble !, courant de pensée, considère, à juste titre, que l’important est dans l’après 2017 pour reconstruire une gauche dont la première qualité serait d’être « de gauche » ( démocratique, solidaire et écologique) ;

 

  • La première condition si on veut réussir l’après 2017 est de ne pas rater l’avant 2017.
  • Mieux, c’est en réussissant 2017 que nous préparerons correctement l’avenir.
  • Ensuite, marcher les yeux fixés sur l’horizon est le plus sûr moyen de trébucher et de ne jamais atteindre l’horizon.

 

Dans l’objectif de reconstruire après 2017, Ensemble ! doit, sans tarder, s’impliquer franchement et sérieusement dans la campagne de 2017, présidentielle et législatives saisies comme une seule et unique séquence politique.

 

 

- Aujourd’hui, qu’on le déplore ou s’en réjouisse, la seule candidature qui nous soit compatible est celle de JL Mélenchon.

D’autres ? Quels autres ? Les anti-austérité de la 11ème heure, englué(e)s dans leurs primaires respectives ?

 

Certes évidemment, la méthode de rassemblement « France insoumise » peut heurter. Chacun veut conserver son identité d’appartenance politique, personne ne veut avoir le doigt sur la couture, personne ne veut se fondre dans quelque chose d’inabouti. Tout cela est légitime.

 

  • Mais toutes ces susceptibilités, cet amour-propre, cette fierté militante, un certain patriotisme de structure aussi honorables soient-elles ne sont que des coquetteries négligeables par rapport à la catastrophe écologique, à la misère sociale et au danger fasciste. C’en est même indécent.

 

Faire l’impasse sur les présidentielles révèle en creux un certain défaitisme : nous aurions déjà perdu quoi qu’il arrive ? Je m’inscris et m’insurge contre une telle idée et je serais très attristé de la trouver dans Ensemble !

 

Contrairement à une idée reçue, on n’est pas élu parce que les gens votent pour vous, les gens votent pour vous parce qu’ils croient que vous serez élu. Y croire n’est pas une condition suffisante mais absolument nécessaire.

 

 

- Ceux qui sont déjà perdants dans leur tête ne sont donc pas très attractifs.

Si JL Melenchon les snobe il n’a peut-être pas complètement tort.

 

Les partis politiques sont les bienvenus dans la campagne de JL Mélenchon mais le fait d’être adhérent d’un parti politique ne saurait garantir une rente de situation. Seul compte l’investissement militant. Nous constatons, et sans amertume SVP, que 130 000 personnes pèsent plus que 100 personnalités. Les structures doivent se mettre au service du projet politique, pas l’inverse. Et si d’aventure c’était cela, in fine, qui défrise certains partis politiques, ça donne une raison supplémentaire à la stratégie de JL Mélenchon. Nous touchons ici à la cause profonde du discrédit des partis politiques.

 

Depuis la victoire de 2005 l’union des forces antilibérales est une donnée structurante à gauche. L’union antilibérale est et sera irrésistible. Elle exerce toujours une grande force d’attraction qui déclenche de terribles forces de marées dans les corps qui résistent. Le NPA a refusé le Front de gauche, il est parti en lambeaux successifs, littéralement aspiré par l’attraction de la dynamique unitaire.

 

Cette union antilibérale peut prendre des formes diverses : les CUALs en 2006, le front de gauche de 2009 à 2012, ou parfois déroutantes comme aujourd’hui avec la candidature de JL Mélenchon. Et, comme d’habitude, la force d’attraction unitaire suscite des forces de marées dans les partis qui rechignent, hésitent ou tergiversent : le PCF, EELV et, je le déplore, Ensemble !

 

 

- La France insoumise présente de nombreux défauts et insuffisances ?

Ayons l’immodestie de prétendre l’améliorer en la rejoignant que ce soit en s’y fondant, en s’y associant, ou selon la forme de son choix. Qu’importe l’union pourvu qu’on ait l’ivresse de la victoire ! Comme en 2005.

 

Ne rejetons pas la « France insoumise » parce que ….., rejoignons-la pour que …...

Yassine Belattar dirait « Ne regardons pas passer les trains, construisons la gare ».

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Aubagne : les élus communistes avec Mélenchon

PCF, Ensemble! : Zapper les présidentielles ?
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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 08:26
François Hollande veut une élection 2017 en catimini

Pour dire STOP aux mesures réduisant l'assise

populaire des élections et favorisant l'abstention massive.... SIGNEZ ICI LA PETITION !

 

Sources : L'ERE DU PEUPLE par J.L. Mélenchon

François Hollande veut supprimer l’envoi papier de la propagande électorale aux prochaines élections. Pour lui, la démocratie coûte trop cher. C’est incroyable mais vrai ! Le projet de budget de l’État pour 2017 prévoit de supprimer l’envoi par la poste des professions de foi et bulletins de vote au domicile de chacun. Vous recevriez juste et seulement un courrier d’information et vous serez priés d’aller consulter les documents sur internet. François Hollande avait déjà essayé d’imposer cette mesure pour les élections européennes de 2014 mais il avait dû reculer. Il revient à la charge. La mesure s’appliquerait dès les élections présidentielle et législatives de l’an prochain. C’est ce qu’affirmait le journal Les Échos la semaine dernière sans être démenti.

 

La raison invoquée par le gouvernement ? Les coupes budgétaires ! Et, comble de malhonnêteté, le gouvernement se cache aussi derrière un argument écologique : réduire la consommation de papier. La démocratie coûterait donc trop cher. Pourquoi ne pas aussi éteindre la lumière dans les bureaux de vote ? Ou supprimer les enveloppes et mettre directement son bulletin dans l’urne ? Ou même supprimer les élections ? On économiserait encore plus d’un coup et ce serait meilleur pour la planète non ?

 

C’est intolérable. Cela privera tout le monde d’une information loyale et égale pour tous les électeurs, y compris ceux qui vivent dans des zones avec une mauvaise connexion internet ou qui ne sont pas familier de ce genre d’outil. C’est aussi, sans crier gare, la fin d’un rite familial courant dans de nombreuses maisonnées où l’on étalait les professions de foi sur la table et où on en parlait avec les enfants pour les informer et les éduquer.

 

Le PS cherche-t-il à transformer les élections de 2017 en réduisant leur assise populaire ? Car qui serait poussé à s’écarter du vote ? Le PS espère-t-il une abstention massive ? Il a déjà durci comme jamais les conditions de parrainages par les élus pour pouvoir être candidat à la présidentielle. Il a refusé d’allonger le délai d’inscription sur les listes électorales pour les élections de l’an prochain. Il a réduit le temps d’égalité dans les médias audiovisuel entre les candidats. Ça suffit ! La démocratie est trop malmenée dans les mains de ces partisans de l’état d’urgence permanent et du peuple relégué.

 

- Une pétition contre cette mesure est lancée par mon amie Martine Billard, signons-la pour ne pas rester inertes devant cette situation.

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Pour ne pas se réveiller trop tard lorsque ce gouvernement aura supprimé l'envoi de la propagande électorale

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 08:32
Lettres aux français qui croient que 5 ans d'extrême droite remettraient la France debout !

Chercheur au C.N.R.S., spécialiste des droites extrêmes, Nicolas Lebourg s’adresse à ceux qui bientôt, pour la première fois, voteront F.N. Il leur démontre avec beaucoup de rigueur, d’intelligence et de données statistiques en quoi ils se trompent.

Derrière ce titre racoleur (LETTRES AUX FRANÇAIS QUI CROIENT QUE CINQ ANS D’EXTRÊME DROITE REMETTRAIENT LA FRANCE DEBOUT) qui annonce le pamphlet, se cache une véritable analyse sociologique du vote frontiste appuyée sur de nombreuses études dont celles du C.E.V.I.P.O.F., ventilant sur plusieurs profils les différentes motivations des électeurs, parfois très contradictoires. Chercheur au C.N.R.S., spécialistes des droites extrêmes, Nicolas Lebourg s’adresse à ceux qui bientôt, pour la première fois, voteront F.N.

 

 

- À chacun de ses destinataires, il explique les raisons de leur décision, commentant leur parcours et l’évolution de leur pensée.

Il leur démontre avec beaucoup de rigueur, d’intelligence et de données statistiques en quoi ils se trompent.

  • Le professeur d’histoire-géographie justifie son vote par son soutien à la laïcité et à la République qu’aurait trahies la gauche. La fin de la transmission du patrimoine historique et identitaire du pays par l’Éducation Nationale expliquerait sa vision mélancolique et décliniste de l’histoire de France. L’imaginaire droitier du déclin est nourri par cette dislocation des représentations qui alimenteraient les communautarismes. Nicolas Lebourg lui répond que le viatique moraliste se trompe de cible car notre système éducatif est le plus inégalitaire des 37 pays de l’O.C.D.E. Restaurer l’autorité et la chronologie ne suffira pas. Encenser « l’école du mérite » contre « la fabrique du crétin » est le bavardage d’une société ankylosée, non une démonstration de raison.
  • À l’attention d’une retraitée de droite, il revient sur l’histoire des relations ambigües entre sa famille politique et l’extrême droite. Aujourd’hui, à force de lisser son discours, la droite n’a plus de colonne vertébrale idéologique. Elle légitime le transfert des voies vers le parti lepéniste lorsqu’elle cherche à lui ressembler.
  • Aux agriculteurs, il explique plutôt comment Marine Le Pen a su si bien s’adresser à « la France des oubliés » que la corrélation entre la disparition des services publics et des commerces de proximité, l’isolement et le vote frontiste peut être constatée. Pourtant ses propositions anti-réglementations sont avant tout démagogiques et n’envisagent pas de réappropriation réelle des territoires.
  • À propos d’une caissière de Perpignan, il reproche aux politiques en faveur des femmes de s’attaquer plus aux violences symboliques (parité, féminisation des mots,… ) qu’aux violences sociales. Par ailleurs, les interprétations nationalistes font écho au sentiment de déclassement social réduit aux seules tensions interethniques. Prime est accordée à ceux qui donnent du sens aux expériences quotidiennes. L’interprétation ne devrait pourtant pas suffire car elle n’annonce pas nécessairement de changement.
  • Rassuré par la volonté affirmée du Front National de défendre la « civilisation judéo-chrétienne », c’est-à-dire finalement le marché, l’Occident et l’ordre, l’électorat de confession juive est passé de 4,5% en 2007 à 13,5% en 2012. Ce résultat des efforts de dédiabolisation est en même temps son plus fort symbole. Mais la vie en société n’est pas un choc permanent des civilisations, un projet vraiment collectif ne peut souscrire à un système multicommunautaire.
  • Le gendarme de Nantes est bien évidemment légaliste et républicain mais il réclame une politique autoritaire face à ce qu’il considère comme une désintégration de la société en communautés antagonistes dans laquelle les « autres » seraient organisés et la gauche au pouvoir à leur service.
  • Même l’étudiant gay est devenu l’image d’Épinal du nouveau F.N. depuis l’éthnicisation des questions sociales.

 

Le F.N. réussi un grand écart entre les groupes sociaux, s’adressant autant au médecin d’Aix-en-Provence craignant le déclassement et qui a quitté Marseille parce qu’il ne s’y sentait plus « chez nous », qu’au précaire d’Hénin-Beaumont convaincu que la « préférence nationale » sera un instrument de redistribution sociale. La demande autoritaire et de respect de la hiérarchie méritocratique libérale du premier, n’est plus suffisamment prise en compte par la droite. La réponse du FN n’est cependant « apaisée » que sur le papier. L’identité éthno-nationale a remplacé la conscience de classe du second et son souhait de justice passe par des valeurs profondément discriminatoires. Pourtant les gestions municipales du F.N. montrent qu’il n’est pas si simple d’aller au-delà de l’agitation islamophobe.

 

Cette approche par segments sociaux professionnels, confessionnels, géographiques permet une lecture critique du programme du F.N., un décryptage de sa stratégie de communication. Les analyses chiffrées et documentées de Nicolas Lebourg sont riches d’enseignements, très utiles pour comprendre le phénomène dans toute sa complexité et dépasser les commentaires habituels trop souvent réducteurs.

 

- Par : Nicolas Lebourg

Éditions : Les Échappés

ISBN : 978-2-35766-124-0

Parution : août 2016

Disponibilité : chez l'éditeur Les Échappés

Pages : 136
Prix papier TTC : 13,9 €

 

 

- Le programme du Front national par le petit bout de la lorgnette.

Mesure par mesure, Médiapart présente la vraie nature du projet de Marine Le Pen. Ce décryptage doit permettre de se mobiliser et de combattre ce que prépare le FN.
Et la meilleure façon c'est d'expliquer et de rassembler le peuple autour de L'AVENIR EN COMMUN

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 08:26
Le programme des Insoumis « l’avenir en commun » avance

Sources : L'Ere du Peuple par Jean-Luc Mélenchon

La préparation du programme qui fera suite à « L'Humain d'abord » entre dans une phase aigüe. Après la première rédaction d’étape faite à la suite des 3000 contributions individuelles reçues, une série de seize auditions d'experts avaient conduit à un remaniement du document. Puis s’est engagée la série des auditions des personnalités, mouvements et partis qui se sont impliqués dans le mouvement des insoumis. Le document a donné lieu à un ultime échange de vue avant transmission aux 130 000 personnes ayant donné leur appui à ma candidature. Leurs retours vont permettre de constater si le résultat leur convient (en général) et quelles priorités ils sélectionnent comme programme d’urgence, en quelque sorte. La Convention sera alors habilitée à décider de « transmettre le texte au peuple français ».

 

 

- Une nouvelle phase commencera alors qui verra :

  • le texte va être décliné en 40 livrets en forme de programme sectoriel ou thématique ;
  • lesquels seront présentés et travaillés en ateliers législatifs avec les personnes qui voudront s’y associer sur le terrain.
  • Cette procédure est, au total, sans précédent dans cette forme.

Le programme « L’Humain d’abord » avait été bouclé en un mois et demi, de fin juin à mi-août, par une équipe de négociateurs issus des partis membres du Front de gauche. Du coup le document avait pu être présenté à la Fête de L’Huma, tout frais sorti de l’imprimerie. Certes c’était très loin d’être aussi collectif que cette fois-ci. Mais nous n’avions pas été handicapés par cette façon de faire que personne n’avait critiquée.

 

On a vendu 500 000 exemplaires du programme au fil de la campagne. J’avais été déçu que le principe des ateliers législatifs, une proposition venue de l’ancienne équipe qui militait autour de François Delapierre et moi au Sénat, ait été abandonnée en route sans aucun résultat ni réelle activité. J’espère qu’on fasse mieux cette fois ci car il s’agit de la forme la plus aboutie d’implication populaire dans un processus électoral du type de celui que nous voulons amorcer.

 

Notre campagne, partie de loin, a pour objectif la construction au fil des jours d’une fédération de raisons de s’engager dans le vote et pour le programme que le bulletin de vote à mon nom représentera. Nous autres, dans la théorie de la révolution citoyenne, nous empruntons aux théoriciens Ernesto Laclau et Chantal Mouffe l’idée que le peuple se constitue comme acteur politique en construisant une représentation du monde où « nous » et « eux » se font face. Mais là où d’autres en Europe ne donnent pas de contenu précis à cette construction, nous, en France, nous avançons avec une méthode où le contenu de ce qui fédère le peuple est à la fois produit par lui et appliqué par lui-même. La préparation du programme est le moment initial de cette auto-construction politique. La Constituante est la suivante. C’est pourquoi le programme ne peut sortir d’un chapeau ou d’une équipe d’experts.

 

 

- Je ne dis pas que nous soyons au mieux et pour le mieux en tout et pour tout.

Mais le chemin tracé comporte son calendrier et ses modes opérationnels. C’est le plus dur à comprendre dans les cercles de l’ancienne pratique politique. Tout l’effort se concentre pour ne pas désorienter de trop cette partie des nôtres, appareils petits et grands, structures plus ou moins rigides, que toute cette démarche perturbe trop. Car, s’ils ne peuvent avoir la haute main, on ne peut non plus les laisser se marginaliser et manquer au combat. C’est toute la difficulté de notre période d’entre deux âges de la politique. Les difficultés de Syriza à se constituer, après celles de die Linke, celles de Podemos pour se pérenniser, les fluctuations du mouvement Cinq Étoiles en Italie après l’explosion en vol de toutes les tentatives pour reconstituer un mouvement progressiste à partir des vieux rameaux de la gauche, sont autant de jalons sur un même chemin dans lequel se joue l’existence même du courant progressiste dans les principales économies du vieux continent.

 

Je ne vous dis tout cela que pour vous faire sentir comme il y a loin des gesticulations communicationnelles des uns et des ratiocinations psalmodiantes des autres jusqu’à cette mise en œuvre d’une doctrine d’action méthodiquement mise en œuvre. C’est notre défi de savoir et de pouvoir parler a des millions de gens pour leur offrir une occasion d’agir plutôt qu’a des cercles étroits de récitants de mantras.

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Le projet

- « L’avenir en commun » : l’élaboration collective du programme de la France insoumise

- JLM2017 : Mais comment est rédigé le programme ?

- Présentation des rapporteurs du projet de la France insoumise

- Synthèse des 1 600 premières contributions programmatiques

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 08:24
"Je ne vois pas, à ce jour, de meilleure candidature que celle de J-L Mélenchon" : Patrice Leclerc Maire PCF de Gennevilliers

Contribution au débat dans le Front de gauche sur la candidature à la présidentielle

 

Sources : Parti de Gauche Midi-Pyrénées par Patrice Leclerc, maire PCF de Gennevilliers [1]

- La situation est grave.

Certes tout est possible dans ce monde en décomposition, le meilleur comme le pire. Mais le pire semble pour l’instant avoir plus de raison de gagner. La politique du gouvernement désespère le peuple, droitise le débat public, faisant perdre tous les repères à la gauche mais à aussi à une droite qui fait la course avec l’extrême droite. Il n’y a plus d’aventure humaine vers un monde meilleur. C’est le retour des boucs émissaires, des haines et des peurs qui justifient tous les abandons, tous les reculs, toutes les haines de l’autre qui se transforment en haine de soi. Le ventre est fécond de la bête immonde. L’heure est au combat politique pour éviter l’inhumanité. mais tout est possible, même le meilleur aussi ! Il faut aider le peuple a prendre conscience qu’il est peuple et puissant. Il peut renverser la table.

 

Ainsi se présentent les prochaines élections présidentielles. Avant de donner ma signature pour une candidature, je respecterai, même si je les trouve tardifs, les délais décidés par la direction du PCF pour le mois de novembre pour s’engager autour d’une candidature.

 

Mais face aux enjeux, le débat doit se développer car nous ne pouvons pas participer du mouvement social sans parler des débouchés politiques, ni jouer à saute mouton sur la présidentielle pour préparer les législatives. Nous ne pouvons laisser l’inhumanité marquer des points. Je me permets donc de donner mon avis à ce jour en espérant contribuer aux réflexions.

 

 

- Je crains que nous, nous communistes et membres du Front de gauche, rendions inévitable l’évitable si nous ne mesurons pas la hauteur des enjeux politiques auxquels nous sommes confrontés.

La digue républicaine ne pourra pas durablement être rehaussée après chaque élection, chaque déception, pour éviter le fascisme. Nous ne pouvons pas contourner le problème une énième fois : soit nous devenons une alternative politique, soit nous aurons à affronter le fascisme au pouvoir à court ou moyen terme ! Il n’y a plus la place à de demies mesures.

 

Notre engagement doit faire gagner des idées et le peuple ou au pire donner le maximum de force au peuple et à des idées plaçant l’être humain d’abord. Nous avons pour mission de refaire briller l’idée, l’espoir, la dynamique d’une alternative politique au capitalisme destructeur d’humanité et de la nature. Si les élections ne sont pas le seul moment pour ce combat, elles en sont un moment important à ne pas rater. Elles peuvent bouleverser des donnes ou les conforter.

 

 

- Pour cela, je dégage trois enjeux pour la campagne des élections présidentielles :

  • rassembler au maximum les forces anticapitalistes, les forces pour une alternative sociale et écologique pour créer un rapport de force à gauche favorable aux forces de transformations sociales pour sortir du tripartisme mortifère droite/PS/FN. Créons ainsi les conditions pour gagner !
  • rassembler le peuple en lui donnant conscience de soi, en lui permettant d’exprimer sa dignité, sa fierté, face à un système et des forces politiques qui l’humilient en permanence. Il s’agit pour cela de refuser toute notion de gouvernance. Faisons une politique qui expose les différences d’intérêts dans notre société et notre monde, celle qui permet de dire et trancher les conflits, celle qui met le peuple en mouvement et en action pour définir et construire les biens communs.
  • rassembler autour de propositions de rupture avec le système capitaliste. Des propositions qui refassent rêver, qui enthousiasment, qui parlent avenir pour nos enfants et nos petits enfants. Un mode de développement humain, respectueux des êtres humains et de la nature, qui partage les richesses, redonne le temps de vivre et respecte notre environnement, réinvente la fraternité universelle et la production de communs.

 

- Pour porter ce combat avec nous, je pense que le meilleur des candidats est Jean-Luc Mélenchon.

Je ne suis pas d’accord avec lui sur tout (mais avec qui serai-je d’accord sur tout ?). Je suis même en désaccord avec son recentrage sur sa personne par la création de son mouvement « insoumis 2017 ». Il faut aussi qu’il corrige ses interventions sur les manœuvres en cours autour de la religion mulsulmane. Mais je refuse de prendre le risque de diviser « la gauche de la gauche », la « vraie gauche » en rajoutant un ou une candidate. Je refuse de faire passer en pertes et profits l’expérience du Front de gauche. Je refuse cette idée absurde de primaire de la gauche avec ou sans les libéraux du gouvernement. Je suis pour faire de la politique dans la situation telle qu’elle est et non pas telle que je la rêverai.

 

Des camarades craignent que Jean-Luc Mélenchon « nous fasse un petit dans le dos ». En effet, comme nous, il peut être imprégné de l’esprit de boutique et préparer l’après présidentielle. Raison de plus pour être offensif en affrontant la situation telle qu’elle est. Avec les autres composantes du Front de Gauche, nous devons porter sa candidature à la présidentielle, la faire notre, celle du Front de Gauche, celle de nos organisations, celle de citoyen-nes engagé-es. Cela n’étonnera personne car pour la majorité de nos concitoyens, Jean-Luc Mélenchon est repéré comme un leader du Front de Gauche, avant même d’être repéré « Parti de Gauche » ou « Insoumis ». Il a été notre candidat en 2012. Faire campagne autour de Jean-Luc Mélenchon avec nos logos associés à celui du Front de Gauche, c’est le meilleur moyen de mettre en échec sa volonté de torpiller l’expérience Front de gauche au profit de sa nouvelle boutique « Insoumis2017 ». Nous continuerons ainsi à capitaliser ce que nous avons commencé à construire avec difficulté, et qui commence à être repéré : le Front de Gauche. Que chaucune et chacun portent ses propositions pour le changement. Nous aborderons cette campagne en positif, en construction d’une alternative sociale et écologique. Les communistes et les autres composantes du Front de Gauche, notamment mes amis d’Ensemble, gagneront en écoute par leur capacité à rassembler, unir, construire dans la durée, un mouvement, une force politique alternative au libéralisme, au social libéralisme et au risque fasciste.

 

Jean-Luc Mélenchon a des qualités qu’il a déjà su mettre au service de l’alternative politique. Rappelons-nous des dernières élections présidentielles. Il a été bon, très bon. Il a su nous faire vibrer, donner du sens, remettre l’humain et l’enjeu écologique dans le débat politique. Il a le sens de la formule, pas toujours appréciée certes, mais qui fait exister tout en faisant réfléchir. Il m’a rendu fier de mon camp, le temps d’une élection. Fier de cette capacité à parler du peuple avec dignité, à mettre de l’intelligence dans la révolte, de la passion dans le propos. Les salariés, la jeunesse, les « sans », ont besoins de ces qualités pour se retrouver, se ressembler, reprendre confiance en eux-mêmes, en leur capacité à peser, à faire de la politique et gagner.

 

Les conditions politiques ne seront pas les mêmes pour le deuxième tour, comme après les élections si notre camp est devant les sociaux libéraux, si nous avons un résultat à deux chiffres, si … nous rendons envisageable de gagner !

 

Forts de l’expérience des dernières législatives, nous saurons aussi peut-être tirer les leçons de nos échecs pour cette fois ci savoir capitaliser les résultats des présidentielles. Je ne vois pas, à ce jour, de meilleure candidature que celle de Jean-Luc Mélenchon, portée par le Front de gauche pour ouvrir une perspective révolutionnaire dans notre pays. Je perçois aussi l’urgence de s’engager dans le débat, dans le combat politique des présidentielles.

 

Note :

[1] Biographie de Patrice Leclerc

 

Pour en savoir plus :

- Un élu PS de Grigny s’engage pour Mélenchon à la Fête de l’Huma

- Au PCF l’idée que « La convergence avec Jean-Luc Mélenchon est incontournable » prend corps !

- Par Robert Injey. Membre du Conseil national du PCF. Responsable de la communication. Conseiller municipal de Nice 2017: Sortir du marasme à gauche...

- Éric Coquerel : « Il n’y a pas de troisième voie sérieuse entre le PS et Mélenchon »

- Les primaires : la loi du mensonge et de la triche

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 08:23
6 (très) bonnes raisons pour les femmes de fuir le FN

Elles ont été nombreuses, au vu des résultats du scrutin des régionales du 6 novembre 2015, à glisser dans l'urne un bulletin du Front National et nombre d'entre elles s'apprètent (beaucoup trop) à le faire à l'occasion des présidentielles de 2017. Et pourtant, si le parti fondé par Jean-Marie Le Pen est certes incarné aujourd'hui par deux femmes, cette égérisation tout en marketing trompeur cache une forêt bien obscure pour la gent féminine. Faisons bref et simple : femmes, faites barrage à ce Front qui ne vous veut pas du bien. La preuve par 6.

 

Sources : TERRAFEMINA par Adèle Bréau

- 1. On vous veut au foyer

Les femmes au foyer pour libérer des emplois ? C'est la proposition faite par Dominique Martin, eurodéputé FN, au Parlement européen en mars dernier. L'égalité des hommes et des femmes face à l'emploi ? Le charmant monsieur a balayé d'un revers de la main ces préoccupations accessoires pour prôner, au contraire, le retour des femmes à la maison pour régler à la fois le problème du chômage mais aussi de... la sécurité. Ben oui, "ça aurait l'avantage de donner une meilleure éducation à nos enfants, ça aurait l'avantage de sécuriser nos rues parce qu'ils ne traîneraient pas dans nos rues et ne seraient pas soumis à la drogue", a ainsi argumenté l'éminent économiste et sociologue, pas peu fier de sa trouvaille, avant de conclure, fort d'une solide base culturelle : "Je voudrais rappeler que les femmes viennent de Vénus et que les hommes viennent de Mars"...

 

Opposé à la parité, le FN affirme par ailleurs dans son programme, disponible sur Internet, qu'elle est "une idéologie différentialiste et multiculturelle, qui n'est qu'une forme de racisme inversé [dont] les premières victimes (...) sont les hommes blancs hétérosexuels .

"Tu as bien travaillé, mon chéri ?"

"Tu as bien travaillé, mon chéri ?"

 

 

- 2. On vous soupçonne d'avorter comme on va chez le coiffeur

"Je considère qu'aujourd'hui, ce sont des associations politisées qui véhiculent une banalisation de l'avortement." Pour Marion Marechal-Le Pen, c'est bien simple, les plannings familiaux sont des facilitateurs d'IVG destinés à des femmes aujourd'hui habituées à aller se faire avorter aux frais de la princesse comme on va se faire faire un balayage. Du coup, couic, elle a décidé de couper les subventions. Les jeunes filles en difficulté, les contraceptifs délivrés aux plus précaires, fragiles, isolées, l'écoute de femmes souvent victimes de violences, de discriminations dans leur accès à la santé ? Hop, au panier, dépensières ! Si elle a feint de prendre ses distances avec cette décision toute personnelle, n'oublions pas que Tata Marine est l'auteure, en 2012, de la célèbre notion d'"avortement de confort". Quant au parti lui-même, il parlait il y a quelques années de l'avortement en évoquant un... "génocide anti-Français".

 

 

- 3. On vous utilise

Radicalement contre le port du voile, le FN ferait-il montre d'un combat pour la libération des femmes, dont il ne supporterait pas qu'on les contraigne de la sorte ? Non. En revanche, utiliser cet argument pour stigmatiser et rejeter une partie d'entre elles semble avoir de longue date séduit les membres du parti, qui utilisent même ces arguments délirants pour menacer les électeurs des pires sanctions divines s'ils reculaient devant les urnes. "Si nous perdons, le voile sera imposé à toutes les femmes, la charia remplacera notre constitution, la barbarie s'installera", a récemment tweeté Marine Le Pen. Oui, et des licornes maléfiques tomberont du ciel, des sorcières brûleront les ongles de pieds des enfants et transformeront les résistants en statues de pâte à sel. Brrr.

6 (très) bonnes raisons pour les femmes de fuir le FN

 

- 4. On veut vous punir comme des enfants

Histoire d'appâter le chaland, le FN propose plein de petits trucs sympas pour la famille, et notamment pour les mamans. Abaissement de l'âge de la retraite pour les courageuses qui auront eu trois enfants, aide à la garde (laquelle ? mystère), fameux salaire parental pour celles et ceux qui souhaiteraient rester au foyer (mis en place "dès que les finances le permettront" précise toutefois le texte)... Mais ATTENTION, avertit le projet, gare à celles qui sortiraient du droit chemin, car "si une telle politique crée des droits, elle implique aussi des devoirs. Les facilités qu'elle procure supposent que les parents assument leurs responsabilités vis-à-vis de leurs enfants. En cas de manquement, ils devraient en être partiellement ou même totalement privés, sur décision de justice." Bim. Quant à savoir quels sont ces fameux "manquements" à ces responsabilités de parents, on n'en sait guère davantage...

 

 

- 5. Les mères célibataires clouées au pilori

Si elles sont brossées dans le sens du poil, Marine Le Pen ne manquant jamais une occasion de rappeler qu'elle est elle-même une mère de trois enfants divorcée, les mères seules sont cependant accusées de bien des maux qui les dépassent. Abordant le suicide des enfants, le parti tente d'analyser ce mal-être juvénile bien français : "Cet état dépressif et cette grave détresse des jeunes et des enfants sont le résultat de la destruction de la cellule familiale, ayant perdu ses repères, sa valeur d'exemple, d'absences de limites clairement définies (autorité, respect mérite), de la situation économique précaire particulièrement des mères seules pour élever leurs enfants, de l'isolement moral et psychique créé par internet, face book et autres jeux vidéo sans surveillance", mettant dans un même sac un peu foutraque "face book" donc (oui, en deux mots), la diabolique Toile et les mères seules manifestement incapables d'autorité sans expliquer par ailleurs le rôle du fameux papa hétérosexuel blanc parti on ne sait où...

6 (très) bonnes raisons pour les femmes de fuir le FN

 

- 6. La régression du droit des femmes

Systématiquement, les deux députés FN siégeant à l'Assemblée nationale (à commencer par la benjamine du parti Marion Maréchal-Le Pen) votent "NON" à l'avancée du droit des femmes. Loi pour l'abolition du système prostitutionnel ? Contre. Loi pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes ? Contre. Loi sur le harcèlement sexuel ? Contre encore.

 

Alors à moins que vous ne souffriez d'un sérieux syndrome de Stockholm qu'il serait bon de rapidement soigner, vous l'aurez compris, chères détentrices de cette précieuse carte d'électeur/trice que nombre de femmes opprimées nous envient, ne vous y trompez pas.

 

Pour faire valoir ces droits si chèrement acquis par nos mères et grand-mères afin de nous offrir une vie plus belle, libre et juste, faites le bon choix.

 

 

6 (très) bonnes raisons pour les femmes de fuir le FN
6 (très) bonnes raisons pour les femmes de fuir le FN
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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 20:41
Astérix - Le Domaine des Dieux © SND

Astérix - Le Domaine des Dieux © SND

L'origine gauloise de la France est un thème récent, mais la mythologie gallo-romaine un outil d'instrumentalisation politique bien ancré.

Nicolas Sarkozy a un don certain pour lancer en quelques mots une polémique. Ce fut le cas hier avec son envolée selon laquelle : « Si l'on veut devenir Français, on parle français, on vit comme un Français. Nous ne nous contenterons plus d'une intégration qui ne marche plus, nous exigerons l'assimilation. Dès que vous devenez français, vos ancêtres sont gaulois. » Certes, le propos est quelque peu confus. Il mérite un décryptage quant à deux niveaux : l'usage du mythe gaulois, le sens de ces déclarations pour le prétendant à la présidence de la République.

 

Sources :  Slate.fr par Nicolas Lebourg [1]

- Depuis quand nos ancêtres sont-ils gaulois ?

L'origine gauloise de la France est un thème récent. A l'époque médiévale, il n'est pas question de se penser descendants de telles peuplades, ni même de mettre en avant l'héritage gallo-romain. Pour se démarquer, il s'agit de remonter au plus haut dans la mythologie païenne.

 

C'est au XIIIè siècle que le « roi des Francs» devient « le roi de France » et qu'apparaît le mot « nation», tandis que celui de « patrie » change de sens, passant du lieu de la naissance individuelle au royaume. Les historiens du monarque mettent alors en place un récit selon lequel les Francs auraient pour ancêtre «Francus» qui eût été le fils d’Hector ayant accompagné Énée après la chute de Troie, voire descendraient directement d'un Enée qui se serait réfugié sur la rive droite du Rhin, sur les futures terres de Clovis.

 

Comme Lutèce eût été fondée par un duc troyen au Xè siècle avant notre ère, il ressort que les Francs et les Gaulois seraient une seule famille remontant à la plus haute antiquité. Les récits d'origine connaissent des variations. Au XVIè siècle, on affirma que les premiers habitants de la Gaule descendaient d’un des petit-fils de Noé après qu'eût lieu le Déluge, que certains Gaulois avaient migré en Orient fonder Troie, et de là on reprenait l’histoire avec Énée et Francus.

 

Mais le système féodal se transforme sous l'action de la monarchie. Celle-ci travaille ardemment à concentrer et rationaliser les pouvoirs en sa faveur grâce à la mise en place de son administration, et sans hésiter à anoblir les bourgeois qui servent ses desseins. Les mythes historiques lui sont utiles: le sempiternel retour à l’origine, la volonté de faire accroire que la monarchie absolue serait déjà présente dès l’avènement de Clovis, est une négation du temps, une sortie de l’histoire qui vise à la permanence de l’ordre politique du souverain.

 

 

- Une bipartition politico-raciale

C'est donc l'édification de la monarchie absolue qui, en réaction, va mettre à jour la matrice du récit gaulois dans les écrits d’Henri de Boulainvilliers (1658-1722).

 

De 1700 à sa mort, celui-ci publie une suite de textes venant refaçonner l’histoire nationale. Il est le chef de file intellectuel de l’opposition aristocratique à l’absolutisme, se refusant à ce que le monarque et son administration centralisent le pouvoir. Pour lui, Clovis ne fonde pas le royaume de France en étant soutenu par la providence mais par son glaive. C’est le droit de conquête des Francs qui leur a donné des droits sur ces terres. D’où il ressort que les Francs auraient donné jour à la noblesse tandis que les Gallo-romains vaincus formaient la paysannerie. Descendants de vaincus soumis au droit de conquête, les membres du Tiers-État ne sauraient être élevés aux privilèges de la noblesse d’épée. Qui plus est, si les Francs eussent donné l’État noble, ils fonctionnaient sur un modèle égalitaire guerrier où leur chef n’était pas le lieutenant de Dieu mais un simple « premier parmi ses pairs ».

 

Cette vision raciale revient bien à affirmer une égalité au sein de la noblesse, légitimant un retour à une société de type féodale, tout en refusant le processus d’anoblissement des bourgeois utilisé par la monarchie et le principe même de l’absolutisme. Cette histoire mythologique s’impose jusqu’au XIXe siècle et inspire le fameux « nos ancêtres les Gaulois » des manuels d’histoire de la IIIe République par le processus classique de rétorsion de la péjoration.

 

 

- Des Gaulois au marxisme

Les républicains avaient en ce récit un propos exposant comment ils avaient brisé une oppression multiséculaire venue de l'extérieur. Grâce à Boulainvilliers, ils peuvent déconstruire la légitimité de l’Ancien régime mais également celle de la féodalité. La Révolution française devient l'achèvement d'une guerre civile des races, avec le triomphe d'un peuple mis en servitude par l'élément germanique. Ce récit correspond enfin aux nouvelles façons de se représenter le monde : il ne s’agit plus de se revendiquer d’une haute antiquité mais bien du mouvement de l’histoire. À une légitimité statique, liée à un ordre initial, originel, déclaré naturel, se substitue une légitimité fondée sur le mouvement.

 

Non seulement de Boulainvilliers inspirait le camp républicain, mais sa postérité fut multiple. En inventant un conflit perpétuel entre vaincus sans droits autre que de travailler la terre des vainqueurs, cette thèse fournit ensuite à Karl Marx le principe même de la lutte des classes construisant toute l’Histoire –tant il est vrai que la mythologie des deux races ainsi faite est, certes, un instrument donnant sa cohérence à l’inégalité sociale, mais ne peut en aucun cas permettre une unité de type nationale. La structure d'une Histoire dont le moteur serait l'affrontement entre deux races de qualité inégale n'allait cesser de se redéployer, en particulier dans les mythologies racistes de l'aryanisme.

 

 

- Usage présent

De quoi les Gaulois sarkozystes sont-ils le nom ? Bien sûr, on peut s'attendre à ce que les soutiens de l'ex-président s'insurgent contre le « politiquement correct », les «cris des belles âmes de gauche», et exposent que leur champion présente une version républicaine de la nation, puisque quelque soit notre couleur ou notre confession son propos feraient de nous tous des gaulois. C'est là l'art de la controverse tel qu'ils peuvent l'espérer: polémique / victimisation / affirmation de courage et de lucidité / rassemblement autour du ténor.

 

Au jeu de billard des primaires, le journaliste Bruno Larebière suggérait fort justement récemment que le durcissement sans fin des sarkozystes avait pour fonction de rétrécir le cors électoral de la primaire: ancrer l'idée que c'était là un enjeu seulement de la droite, pour que les électeurs centristes effarés ne viennent pas y participer. Au vu des dérives, cela paraît pertinent -chez Laurent Wauquiez ce n'est même plus une dérive, mais une cavale.

 

Toutefois, Nicolas Sarkozy dit aussi des choses qui ont peut être à voir avec ce qu'il pense de la France. A l'extrême droite, le référent celtique a beaucoup servi à dire que si la République pouvait accepter chacun comme Français, la nationalité avait un lien avec le sol et le sang. C'était ce que disait abruptement un autocollant d'Unité Radicale : « si Mouloud est Français, moi je suis Breton ! ».

 

Le recours à l'amour de l'histoire de France qu'a fait Nicolas Sarkozy est lui-même dans cette optique. Car nos ancêtres ne sont pas (que) des Gaulois. Être français c'est certes avoir une somme de références partagées (les capétiens, Henri IV, Louis XIV, la Révolution française, l'Empire, Verdun, etc.), qui, par définition, s'enrichit de génération en génération. Ce sont aussi des références plus personnelles: dans « l'idée de la France » que je me fais il y a les Communards, le capitaine Dreyfus, Missac Manouchian, dont Eric Zemmour doit trouver le prénom bien difficile à prononcer, Boris Vian et sa trompette, etc. C'est là un panthéon qui sera différent de celui de mon lecteur, tout aussi français et patriote que moi. Et, n'en déplaise, nombre d'entre nous ont des aïeux qui furent des indigènes algériens, des esclaves noirs, ou des travailleurs indochinois. C'est cet ensemble qui est et fait la France –le lecteur curieux pourra d'ailleurs se reporter au tout récent « Atlas des immigrations en France » afin d'avoir une perspective historique et géographique.

 

S'il s'agit d'assimiler, comme le dit Nicolas Sarkozy, cela ne devrait-il pas signifier non seulement que l'étranger devenu français adopte les références communes, mais également qu'il fait profiter les autres de cet apport en les plaçant dans le patrimoine culturel national ? On connaît l'affiche de Vichy présentant le maréchal Pétain avec ce slogan « êtes-vous plus français que lui ? » : il n'est pas interdit de penser que Missak Manouchian eût pu répondre « oui ».

 

L'identité dont parle tant Nicolas Sarkozy n'est pourtant pas cet objet qui s'enrichit ainsi perpétuellement. C'est une stase. Il n'y a plus mouvement, mais injonction du retour à l'origine drechef. Sa cohérence, malgré ce qu'il en dit, n'est pas historique. Dans son discours d'hier, celui qui par ailleurs loue, fort à raison, le génie des cathédrales, lançait ainsi : « Je n'accepterai pas les comportements moyenâgeux qui veulent qu'un homme se baigne en maillot de bain, quand les femmes sont enfermées ». Le Moyen Âge reprend ainsi l'image aussi courante qu'effarante d'une époque d'obscurantisme, afin de pouvoir faire vivre encore un peu plus longtemps la polémique estivale du burkini. Ce n'est pas un appel à vivre avec des références partagées forgées par l'histoire et par la culture, mais un appel à la confrontation entre stases identitaires ethno-culturelles. Alors même que le débat public est empli de références à la nation, à la République et à l'usage de l'enseignement de l'Histoire pour renouer du lien, force est de constater que, pour l'instant, ces thèmes ne servent qu'à diviser. Soit l'inverse même du nationalisme républicain, qui repose sur le principe du contrat social avant toute chose.

 

Note :

[1] Chercheur associé au Centre d’études politiques de l’Europe latine (Cepel, université de Montpellier)

 

Pour en savoir plus :

- Eric Le Boucher: je déteste Astérix et suis pour César

- Utile, violent, désiré, repoussé... Depuis le Moyen Âge, l'étranger n'est jamais tranquille

- En République, nos ancêtres sont les révolutionnaires de 1789 !

- Les progressistes doivent-ils avoir peur de l’histoire de France ?

 

Alexis Corbière porte parole de Jean-Luc Mélenchon : "Avant la droite française se réclamait de De Gaulle, maintenant c'est uniquement de la Gaule.... Avec sa gauloiserie caricaturale, Sarkozix croit qu'en buvant la potion marine il sera plus fort dans le Combat des chefs des primaires"

Alexis Corbière porte parole de Jean-Luc Mélenchon : "Avant la droite française se réclamait de De Gaulle, maintenant c'est uniquement de la Gaule.... Avec sa gauloiserie caricaturale, Sarkozix croit qu'en buvant la potion marine il sera plus fort dans le Combat des chefs des primaires"

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Published by La Rochelle à gauche par les actes - dans Pages d'Histoire Politique Droits & libertés
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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 08:22
Jean-Luc Mélenchon et les Communistes

Entretien avec Jean-Luc Mélenchon réalisé à la Fête de l’Humanité, à la Courneuve le 10 septembre 2016 par Christian Audouin, directeur de l’Echo du Centre (quotidien communiste du Limousin) et Manuel Meïer, rédacteur en chef du Patriote de l’Ariège (hebdomadaire communiste du département).

La Fête de l’Humanité nous a donné l’occasion de mener à bien un projet que nous portions depuis plusieurs mois : donner la parole à Jean-Luc Mélenchon dans un organe de presse communiste. Le but affiché était qu’il puisse s’adresser aux électeurs communistes et du Front de gauche qui, en grand nombre, ont été froissés par la méthode choisie pour démarrer sa campagne. L’attente était grande. Cet entretien, réalisé conjointement avec l’Echo du centre, quotidien communiste du Limousin, s’est déroulé dans un espace à part de la Fête, le samedi à midi. Il a d’ores et déjà eu des répercussions bien au-delà de nos frontières politiques et départementales.

 

Sources :  Le blog du Parti de Gauche Midi-Pyrénées

- Le Patriote : La manière dont tu as démarré la campagne a heurté un certain nombre de communistes, car ce n’est pas dans notre culture de nous y prendre de cette manière-là. Est-ce que tu peux revenir sur cette première période ?

Jean-Luc Mélenchon : Oui, volontiers. D’abord je souhaiterais que l’on dépersonnalise la discussion. Parce-que je trouve que depuis sept mois, on a excessivement personnalisé la critique de ma campagne, en la concentrant sur moi comme individu. C’est très mauvais, ça crée une ambiance trop tendue et au fond qui n’a pas de solution, car comme individu je ne changerai pas.

 

Le fond de l’affaire est politique depuis le début : Nous avons eu un entretien, Pierre Laurent et moi, au mois de décembre de l’année 2015, et je lui ai dit : « Pierre, je pense que nous avons le besoin d’une campagne de longue durée pour ancrer, car la situation va être très volatile ». Je le pressentais. Je savais qu’il y aurait une extraordinaire agitation, à la limite de la dislocation au sein du Parti socialiste. Nous savions tous qu’il y aurait une primaire à droite. Donc on pouvait assez facilement comprendre que la scène politique serait tellement agitée qu’elle pourrait être très rapidement illisible. Pas illisible par nous, militants, nous y voyons toujours clair. Mais illisible pour la masse des Français, c’est à eux qu’il faut penser, qui sont déjà dans un état de désorientation extrême. C’est-à-dire que des gens de gauche ne reconnaissent plus la gauche dans l’étiquette du gouvernement, ça ne veut plus rien dire pour eux. Si François Hollande c’est la gauche, si la loi El Khomri c’est la gauche, bon alors, qu’est-ce que la droite ? Et des gens de droite qui disent : « Mais nous, ce n’est pas ça notre vision de la Patrie, de la République de se brouiller en permanence avec l’autre partie de la population, celle qui est musulmane, ou que sais-je encore, les pauvres qui sont des profiteurs, d’après les gens de droite ». Beaucoup de gens de droite ne se reconnaissent pas là-dedans.

 

Donc il y a en profondeur une désorientation du peuple français. C’est la raison pour laquelle il faut être clair dès le début, en disant d’abord « on va parler à tout le monde et pas seulement à ceux de gauche ». Bref, je vais être aussi synthétique que possible, Pierre m’a dit : « ça ne peut pas fonctionner s’il n’y a pas un rassemblement de la gauche ». Je ne crois pas du tout à cette thèse. Je le lui ai dit. Je ne crois pas que ce soit en rassemblant des étiquettes, des partis et des états-majors, qu’on va créer un enthousiasme populaire suffisant pour passer la barre. Je crois même le contraire. Si on donne l’impression qu’on est retournés dans les magouilles et les ententes en demi-teinte, on va encore aggraver la désorientation. Donc nous avons besoin de partir de loin. Nous nous sommes quittés sur un constat de désaccord de stratégie politique. Pierre a établi son calendrier pour le mouvement communiste, et j’ai établi le mien pour ce que j’allais entreprendre.

 

Et c’est comme ça que j’ai décidé de démarrer le 11 février. Pourquoi cette date-là, je peux le dire maintenant, parce que nous étions dans un moment où apparaissait en même temps la candidature de Marine le Pen et où Sarkozy, s’exprimant quelques jours auparavant, avait clairement fait comprendre qu’il était candidat. Donc la scène était entièrement occupée par la droite. Et nous, notre famille politique, on serait là en train, de se disputer les uns avec les autres, parce que une primaire c’est fondamentalement un exercice mortel de surenchères les uns sur les autres. J’ajoute donc à cette occasion, que le système des primaires n’est qu’apparemment démocratique. Il ne l’est pas en réalité. C’est un tamis social. Seuls les centre-ville urbains et aisés participent dans la plus grande partie des cas à des élections primaires. Et une infime partie de l’électorat. Par exemple les primaires américaines… Tout le monde a dit « ah, c’est formidable, c’est une culture… ». 9% des électeurs ont voté dans toutes les primaires, c’est-à-dire démocrates et républicaines. C’est rien du tout. Et chez nous où il n’y a pas cette tradition, c’est encore moins. Par conséquent, je ne prends que cet aspect des primaires, je ne crois pas à cette méthode. Et d’ailleurs, ceux qui ont lancé l’idée d’une primaire de toute la gauche, Cohn-Bendit et le journal Libération, ne sont pas des références pour nous, en tout cas. Et d’entrée de jeu, Cohn-Bendit a dit : « Une primaire, c’est parfait parce que c’est le seul mode de désignation où Mélenchon et Pierre Laurent n’ont aucune chance ». Comme ça c’est clair. Et à peine n’avait-on même pas commencé, que déjà Julien Bayou disait « Ah oui, mais attention, si le candidat qui l’emporte est contre l’Europe, alors ça posera un problème », parce que pour lui être critique à l’égard de l’Union européenne, c’est être contre l’Europe. Ce n’est pas sérieux.

 

Donc j’ai démarré le 11 février. Mais je demande aux communistes de faire appel à leur mémoire : c’est exactement la même méthode qu’en 2011, exactement la même, avec un mois de retard. Le 21 janvier 2011, j’ai proposé ma candidature. Tout seul. En tout cas en apparence. Comme cette fois-ci, je la propose tout seul et hors-cadre de partis. Pas « contre » les partis, « hors-cadre » de partis. Moi-même je suis membre d’un parti politique. Je l’ai été toute ma vie. J’ai été membre du Parti socialiste puis membre du Parti de gauche. Je n’ai pas cessé d’être membre de mon parti, je cotise. Donc je ne suis pas contre les partis, je n’ai pas cette sottise… Je suis « hors-cadre ». Pourquoi hors-cadre ? Parce qu’il faut que tout le monde puisse investir la campagne. Je ne peux pas me présenter en disant que je suis l’homme de quatre, cinq, six, sept partis. Non. Voilà pourquoi, à la fois je propose ma candidature, et je crée le mouvement d’appui à ma candidature, la France insoumise. Vient qui veut : membres de partis, pas membres de partis, des gens qui ont voté autrement, des gens qui n’ont pas voté dans les précédentes élections…

 

Il faut faire cette ouverture grand-angle. Et nous, qui sommes des militants, engagés politiquement toute notre vie, nous devons apprendre à traiter avec l’informel, avec l’état du pays tel qu’il est. Ce n’est pas à nous de n’accepter que le peuple qui nous convient, celui qui a l’habitude de se référer aux partis politiques. Non, il y a plein de gens qui ne sont adhérents à rien. Et alors on leur dit « non, vous ne comptez pas ». Bien sûr que non. Donc c’est exactement le même calendrier, sauf que j’ai un mois de retard. J’ai proposé ma candidature le 21 janvier 2011, tout seul, je ne l’ai pas fait au nom du Parti de gauche, je ne l’ai pas fait au nom du Parti communiste. Le Parti communiste a engagé une procédure interne, mais bien plus tôt que cette fois-ci. Et les communistes ont tranché et ils ont voté à la date du 18 juin. Le 18 juin de l’année 2011, les communistes avaient pris leur décision, et le 18 juin, le soir, j’étais sur TF1 pour annoncer que dorénavant j’étais candidat investi par, à l’époque, le Parti de gauche, le Parti communiste et la Gauche unitaire. C’est ça le cadre de l’union.

 

Ce n’est pas la même chose aujourd’hui : nous savons que les cartels de partis sont condamnés. Parce que nous avons fait fonctionner le Front de gauche comme un cartel de partis. C’est l’expérience concrète qui nous montre que ce n’est pas la bonne méthode. Ça ne veut pas dire qu’on renie ce qui a été fait par le Front de gauche. Mais nous devons porter plus loin l’expérience acquise. L’expérience acquise, c’est que non seulement il faut intégrer tous ceux qui ne veulent pas prendre la carte d’un parti mais qui veulent participer aux campagne, mais aussi tous ceux qui n’avaient jamais pensé faire de la politique. Voici le cran supérieur. Ensuite, les communistes ont leur calendrier. Je m’incline. Je l’accepte. M’avez-vous entendu une seule fois dire « ce n’est pas bien, je ne suis pas d’accord ». J’ai pu exprimer des regrets, dire « moi j’aimerais avoir l’aide des communistes aujourd’hui, des militants communistes », mais je vais vous dire les choses comme elles sont : il y a déjà des milliers de communistes engagés dans la France insoumise, qui créent des groupes d’appui, qui collent des affiches et qui discutent surtout, qui discutent avec leurs voisins, leurs collègues de travail, parce que c’est comme ça qu’on va gagner. Et je le dis parce que je viens de dire « coller les affiches », mais ce n’est pas le plus important. Le plus important, c’est le contact personnel. Chaque personne doit se faire une liste de dix autres personnes à convaincre et à accompagner jusqu’au jour du vote.

 

Donc nous sommes dans le même calendrier, avec la même forme, avec les mêmes mots, croyez-moi, je les ai pesés et c’était les mêmes que la fois précédente : « Je propose ma candidature ». Et puis au moment où on est arrivés à plus de cent mille appuis, il ne faut pas non plus prendre les gens pour des imbéciles, ils ont bien compris que j’étais candidat.

 

Et bien, je l’ai dit. Quand ? Le 5 juin. Où ? Place Stalingrad où avait commencé la campagne la fois d’avant. On a appelé le rassemblement après la fin du congrès communiste. Le congrès communiste s’achève vers 13h, 13h30, le rassemblement commence à 15h. Il n’y a jamais eu de chevauchement. Je n’ai pas compris pourquoi on me faisait ce mauvais procès. J’observe d’ailleurs qu’on ne fait pas le même aux frondeurs qui se réunissent à la Rochelle pendant que nous sommes tous ici à la Fête de l’Huma qui est l’endroit où toute la gauche a l’habitude de se retrouver. Donc, pourquoi l’ai-je mis à cette date-là ? Parce qu’il y avait le congrès communistes et que je pouvais penser que dans le congrès communiste, comme la fois d’avant, une décision serait prise qui permettrait de converger. Elle ne l’a pas été.

 

Mais qui peut penser que je vais mener un calendrier de campagne en expliquant aux gens « écoutez, rien n’est sûr, attendez que, je ne sais pas quand, le 5 novembre, les communistes commencent leur procédure interne… ». Car que je connais les statuts du Parti communiste. Le 5 novembre, ce n’est pas la prise de décision. Le 5 novembre, ça va être la décision qui va déclencher la procédure interne. Nous allons donc attendre le mois de décembre pour entrer en campagne, au milieu de la confusion des primaires socialistes ? Il n’en est pas question !

 

Par conséquent mon calendrier suit son cours. Et en cours de route bienvenu à tout le monde. Regardez la démarche du programme. Le programme, je ne pars pas de rien. Je suis stupéfait de voir que l’on puisse agir comme s’il n’y avait pas eu de programme la dernière fois. Il y a un programme : l’Humain d’abord. Il a recueilli quatre millions de voix. Il faut l’actualiser depuis 2012. C’est un mot qui dans le passé nous a amenés à quelques déboires. Qui va actualiser ? Et bien d’abord nos électeurs puisque ce sont eux qui l’ont voté la dernière fois, ceux qui veulent s’engager dans la campagne, tous ceux qui veulent s’engager. Il y a eu plus de trois milles contributions. Je ne dis pas que ce soit un chiffre extraordinaire, mais trois milles contributions. On a fait deux synthèses en cours de route, pour montrer aux gens où on en était, et rebondir. Nous avons fait des auditions de spécialistes. Et là nous sommes entrés dans un dialogue avec les groupements politiques qui décident de participer à la France insoumise.

 

Le groupe des socialistes dissidents, de la Nouvelle gauche socialiste, a déposé un document de 75 pages de propositions. Le Parti de gauche a amené ses 1000 fiches. Des communistes qui participent à la campagne amènent leurs contributions. On discute. Mais ce n’est pas une discussion de parti à parti, d’organisation à organisation. On essaie de voir comment tout ça, par rapport à la formule actualisée du programme l’Humain d’abord, ça colle ou pas. On ne peut pas coller bout à bout ce que tout le monde veut, ce n’est pas possible. Il faut qu’il y ait une cohérence. Moi je suis très attaché à la cohérence économique, à la cohérence écologique du programme et à la cohérence républicaine.

 

Donc tout ça compte beaucoup. Cette méthode va s’achever à l’occasion de la convention du mois d’octobre, qui se tient les 15 et 16 octobre. Pourquoi se tient-elle à ce moment-là ? Mais parce que j’ai des délais pour imprimer le livre pour qu’il soit prêt pour les cadeaux de Noël. Nous à Noël, on va offrir le programme de la campagne. Alors je vous dis un scoop, j’ai quand même quelques petits privilèges comme candidat, au moins celui de choisir quelques-uns des slogans… C’est moi qui ai choisi la France insoumise. Je cherchais une expression qui soit dans l’esprit de celle de 2012. Vous vous rappelez, on avait fait « la France, la belle, la rebelle », c’était pris dans la chanson de Jean Ferrat. Et on cherchait un mot qui corresponde au moment dans lequel on est. C’est l’insoumission qui brise l’ordre établi, le consentement à l’ordre, la résignation. Et la dernière période a été remplie d’insoumis, lanceurs d’alerte, ouvriers et ouvrières qui résistent dans leur entreprise. Bref, j’ai choisi « la France insoumise » parce que je trouvais que ça parlait à tout le monde à la fois : aux syndicalistes, mais aussi à l’homme ou à la femme qui se lève chaque matin pour maintenir la cohésion de la famille, pour aller au boulot ou pour amener les gosses à l’école alors qu’il n’y a plus de boulot, parce qu’il faut tenir bon. Voilà, j’aimais ça.

 

Le programme, on ne va pas le rappeler l’Humain d’abord, quoique c’était magnifique, mais, par respect pour ceux qui auraient voté l’Humain d’abord ou les organisations qui auraient adopté l’Humain d’abord et qui ne se retrouveraient pas dans ma campagne, je le comprends, je n’ai pas envie d’avoir des polémiques avec les uns et les autres, on va donc changer le titre. Je vais proposer que ça s’appelle « L’Avenir en commun ». « L’Avenir en commun » parce que c’est quelque chose que je partage avec les communistes et notamment les réflexions de leur dernier congrès. Nous autres, le grand courant collectiviste et progressiste, nous devons de nouveau et mieux motivé que jamais, faire partager l’idée que l’Humanité doit d’abord se préoccuper de ce qu’elle a en commun, à commencer par l’écosystème, le seul qui permette sa survie. Car l’écosystème est mis en danger par le productivisme. Et le productivisme est, lui, animé par la politique de l’offre du capitalisme financier. La planète va mourir, la civilisation humaine va mourir sous les coups du capitalisme financier et du productivisme. C’est pourquoi il s’agit d’appeler chaque personne à réfléchir, quoiqu’elle ait voté dans le passé, l’appeler à réfléchir en tant qu’être humain. Réfléchissez : notre avenir, nous l’avons en commun. Que vous soyez riche ou pauvre.

 

Et vous autres, les riches, vous feriez bien de vous poser des questions. Vous ne le resterez pas longtemps, riches, à ce tariflà, avec des événements climatiques extrêmes. Et à quoi bon être riches, à quoi bon ? Pourquoi avoir pour rêve d’être milliardaire, comme propose Macron ? En quoi est-ce un rêve honnête ? Vous savez bien que celui qui a un milliard, il n’a qu’un rêve : en avoir un deuxième. A quoi ça sert ? Et celui qui est millionnaire ne peut avoir qu’un rêve : avoir un deuxième million. Pour quoi faire ? Pour quoi faire ? Quel est le sens de cette accumulation ? Est-ce que vous êtes plus heureux quand vous passez d’un million à deux millions ? Est-ce que vous aimez d’avantage ? Est-ce que vous êtes aimé d’avantage ? Et puis pour quoi faire ? Pour acheter quoi ? Pour vivre comment ? Je pense que la richesse doit être interpelée aussi dans son immoralité fondamentale. Eux, ils pensent que la cupidité est un aiguillon de l’activité humaine. Reconnaissons que l’intérêt est un aiguillon, mais pas la cupidité, pas l’accumulation. Nous devons interpeler le sens moral de la richesse.

 

Voilà pourquoi je pense qu’il faut appeler notre programme « l’Avenir en commun » : dans chaque personne, ne voyons d’abord que l’être humain. Au fond, c’est aller au bout de la logique de l’Humain d’abord. L’Humain d’abord dit « bon, on commence par ça ». Justement commençons par ça. Nous avons l’avenir en commun. Je vais essayer d’expliquer ça, je le fais à la Fête de l’Huma. C’est à la Fête de l’Huma que je l’annonce.

 

Alors on me dit : « c’est toujours toi qui décides ». Il en faut bien un. Comment vous croyez que ça se passe d’habitude ? Il y a des gens qui parlent. Et à la fin les autres qu’est-ce qu’ils prennent ? Un communiquant pour décider. Pas moi. Je suis un militant politique, c’est moi qui fixe tous les mots d’ordre. En 2012, on discute, et puis à la fin on tranche.

 

Je ne dis pas que c’est génial. Je ne vous dis pas que tout le monde est d’accord et dit « ah c’est formidable », la France insoumise, il n’y a rien au-dessus. On aurait pu appeler ça autrement. Mais maintenant c’est parti. Il faut arrêter l’ergotage permanent, couper les cheveux en quatre tout le temps. Les gens ont besoin de comprendre. Ils ne comprennent rien si nous mêmes on est les premiers à dire « ah ce qu’on a trouvé ça ne vaut rien. Finalement il y avait mieux que ça ». Alors on me propose des titres à rallonge. Je vous donne cet exemple parce que je sais que je m’adresse à des militants. L’enjeu du militantisme, c’est l’engagement des autres, leur conscience, l’éducation collective. Si les partis ont une fonction, c’est bien celle-là, d’être la mémoire des luttes, d’être les porteurs de l’expérience et d’être des éclaireurs, pas une avant-garde. A mon avis. Il y a des camarades qui sont avant-gardistes, je le comprends. Eclairer, ça veut dire : vous mettez la lumière qui permet de se repérer à chacun individuellement. Pas le guide suprême qui dit « allez on va tous par là ». Non regardez bien, les gens, observez ce que nous vous disons, et ensuite tirez vos conclusions. Mais écoutez ce qu’on vous dit. Ne vous laissez pas bourrer le crâne par la télé et par les grands médias. Ecoutez. Vous choisirez à la fin. Mais entendez ce que nous avons à dire.

 

Et vous voyez bien comment l’ennemi concentre ses coups : son premier objectif c’est d’empêcher qu’on entende, c’est de vous mettre une mauvaise étiquette. Ils décident qu’ils me mettent à l’extrême gauche, mais je ne suis par d’extrême gauche. Ce n’est pas que je méprise l’extrême gauche. C’est que je ne suis pas d’extrême gauche. Il y a une extrême gauche. Ce n’est pas juste de faire croire que l’extrême gauche c’est moi. Non, l’extrême gauche c’est Nathalie Arthaud, c’est Philippe Poutou, c’est aussi le Parti communiste par certains aspects. Mais moi je ne suis pas membre du NPA, de Lutte ouvrière, et mon programme ce n’est pas ça. Donc ce n’est pas juste déjà de leur enlever le droit à l’existence, on les invisibilise si on fait comme ça. Et puis après on m’invisibilise en me classant dans une catégorie qui n’est pas la mienne, je nai rien à faire là-dedans.

 

Vendredi 9 septembre, je suis allé à un truc qui s’appelle Produire en France. Vous savez ce que retient le Figaro ? Que, soi-disant, on aurait dit qu’on était tous les meilleurs pour produire en France. Mais pas du tout, c’était pas ça la compétition. Et que moi j’aurais proposé surtout des nationalisations. Ils m’ont mal écouté. Ils m’ont très mal écouté. On va remettre les choses au point. Moi j’ai dit aux patrons qui étaient là : je ne viens pas pour vous dire ce qui va vous faire plaisir, je perdrais mon temps. Je viens vous dire ce qu’il va falloir que vous fassiez pour vous rendre utiles à la Patrie. Il n’y en a pas un qui a sifflé. Personne n’a dit « mais qu’est-ce que c’est que cette manière de nous parler ? ». Je dis « pour tenir les comptes de vos entreprises, vous êtes assez grands, sinon, ce n’est pas la peine de faire patron. Mais moi je vais vous dire ce dont le pays a besoin. Est-ce que vous êtes capables de prendre votre place là-dedans ? Nous avons besoin de 400 000 personnes pour faire de l’agriculture paysanne relocalisée, 300 000 pour l’économie de la mer, 900 000 pour sortir du nucléaire. Alors ? Où je les trouve ? Ils n’y sont pas aujourd’hui, il faut les former. Et vous, vous êtes prêts à être les entreprises qui vont suivre ? Moi je vous donne de la visibilité, je vous donne de la stabilité et de la sécurité. Et vous vous n’allez pas faire que pleurer, pleurnicher que vous avez trop de charges, trop de ceci, trop de cela. C’est bon, quoi. En tout cas si vous voulez faire ça, allez en voir un autre. Mais si vous voulez entendre ce qu’on vous dit, vous verrez que votre avenir y a son intérêt, parce que nous allons faire une société d’économie mixte, on ne va pas faire le socialisme en cinq ans ». Qui est-ce qui propose de le faire en cinq ans ? Qu’il vienne, qu’on m’explique quelle est la stratégie pour faire ça ! Moi j’en ai une : l’Assemblée constituante, pour faire la transition.

 

Bon voilà, alors merci si ce message arrive aux communistes, je serais enchanté, je sais qu’il n’est pas loin de leurs propres convictions, et pour le reste, ils vont décider. Et leur décision s’imposera à qui ? Aux communistes, pas à moi.

 

 

- Le Patriote : A la manière dont, à Toulouse il y a quinze jours, tu as dit que tu avais deux cents signatures de parrainage, et qu’il t’en manquait qui auraient dû t’arriver de partenaires, j’ai compris que le Parti communiste n’avait pas encore ouvert les vannes…

Jean-Luc Mélenchon : Non. En effet, c’est une bataille. Je la mène. Je trouve qu’elle est intéressante en tant que combat, et j’appelle les militants à réfléchir à ça : sans cesse de nos faiblesses faisons une force. Je préfèrerais avoir mille signatures tranquille. Je ne les ai pas. Qu’est-ce que je fais alors ? Je me prends la tête dans les mains ? Je me mets à pleurer ? Et je gémis et me lamente ? Non, j’affronte ! C’est extrêmement pédagogique.

 

Ça permet aux gens de comprendre que dans ce pays pour pouvoir être candidat, il faut d’abord avoir l’autorisation de notables qui n’ont rien demandé. Donc ça aide à la construction d’une conscience politique plus affinée. Maintenant, bon, on a dépassé les deux cents. Dans ces plus de deux cents, il y a un peu plus de 33, 34 élus communistes. D’ailleurs cette nuit il y en eu d’autres. Et aujourd’hui dans la journée certains vont venir me voir…

 

Mais oui, il y a eu de la rétention de signatures. Et puis il y a beaucoup d’élus communistes qui disent : « Bon ben, moi j’attends la décision du Parti ». Je le comprends. Ca me coûte, parce que si je les avais, on serait plus tranquilles. Et surtout, la banque prêterait des sous. Parce que la campagne sera remboursée : je pense évidemment faire beaucoup plus de 5%. Donc à partir de là, j’ai besoin. Je ne peux pas faire une campagne qu’avec des bénévoles et des retraités, ce qui est le cas aujourd’hui. Attention, les bénévoles ne sont pas des amateurs. Mais il y a quand même quelques permanents qui doivent être dans la campagne, il y a du matériel à gérer…

 

Donc, qu’est-ce qu’on fait ? On lance la campagne de parrainages et on lance la campagne pour les dons. Et on va gagner comme ça. Il n’y a pas de martingale, il n’y a pas de solution raccourcie, miraculeuse. Les communistes, ils viendront et il n’y aura pas qu’eux. Je pense que d’ici au 5 novembre on sera très avancés vers les cinq cents signatures. Et alors après encore plus, à mesure qu’on va avancer dans la campagne. Puis, je vais aller voir le Président de l’Union des maires, monsieur Baroin, et je vais lui dire : « mais monsieur, vous êtes de droite, vous, sauf erreur, vous êtes le Président de l’Union des maires. Alors qu’est-ce que passez votre temps à parler de démocratie et de tout ça, et vous faites de la rétention. Je vous demande en tant que Président de l’Union des maires d’appeler les maires à une réflexion, parce qu’ils ne sont pas là pour empêcher les gens d’être candidats, mais pour empêcher qu’à l’élection des candidatures folkloriques apparaissent. C’est ça leur mission ». J’ai fait quatre millions de voix la dernière fois, je ne suis pas une candidature folklorique. Je représente un courant d’opinion dans le pays. Vous pouvez signer pour moi, que vous soyez sans étiquette, que vous soyez communistes, socialistes. Les socialistes, ils vissent à double tour, ils menacent leurs élus, leur font peur. Vous verrez, à la fin c’est nous qui aurons le dernier mot, parce que contre des militants et des gens engagés, il est rare qu’il y ait une force suffisante pour nous empêcher de passer. Ça se fera.

 

Je préfèrerais que ça se fasse avec les élus communistes, c’est évidemment mon souhait. Vous imaginez bien que je préfère être parrainé par une majorité de communistes que par une majorité de droite, mais je prendrai les signatures de là où elles viennent. Et ça m’ennuierait que les communistes arrivent les derniers, ça ne le ferait pas.

 

Pour en savoir plus :

- Mélenchon considéré par les sympathisants de gauche comme le meilleur candidat pour 2017

- Jean-Luc Mélenchon : « Le rassemblement de la “gauche” empêcherait le peuple de se fédérer »

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 08:13
Clémentine AUTAIN apporte un soutien exigeant à la candidature de Jean Luc Mélenchon…

Pour Clémentine Autain, pas d’autre solution que Jean-Luc Mélenchon

 

Après la communiste Marie-George Buffet, c’est au tour de Clémentine Autain, porte-parole d’Ensemble, d’appeler à soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Dans un mail à ses troupes, envoyé le 14 septembre et que Le Monde a pu consulter, l’élue de Sevran (Seine-Saint-Denis) appelle à « ne pas attendre Godot, prendre parti et agir ». Pour elle, « un seul candidat s’est déclaré pour porter le projet de notre gauche de rupture » : « C’est Jean-Luc Mélenchon, qui fut notre candidat en 2012. »

 

Sources : Bally' Bagayoko | le 15 septembre 2016

- Dans un mail à vocation interne mais qui a circulé sur les réseaux sociaux, Clémentine Autain soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon en 2017 tout en estimant nécessaire « un cadre commun de campagne ».

« Ne pas attendre Godot, prendre parti et agir.» La séquence de la présidentielle et des législatives de 2017 est désormais ouverte. Nous devons prendre nos responsabilités. La bataille idéologique et politique va être difficile pour notre gauche : comment être absent ou rester l’arme au pied face au bateau ivre gouvernemental et aux droites dures qui menacent les esprits et les urnes ? La situation peut toujours être modifiée par des événements exceptionnels mais, en cette rentrée, les données de l’équation sont sur la table. Et nous sommes loin du tableau de recomposition que nous avions appelé de nos vœux en lançant les Chantiers d’espoir. Les « frondeurs » s’entêtent dans une primaire de toute la gauche, comme si les défenseurs du gouvernement et ses opposants pouvaient se retrouver derrière un même candidat en 2017. Ils prennent le risque de légitimer une candidature de François Hollande ou d’Emmanuel Macron. EELV a choisi de faire cavalier seul en organisant sa propre primaire : ses militants défendront donc leurs couleurs de façon autonome à la présidentielle. La gauche d’alternative ne saurait attendre indéfiniment d’éventuels partenaires pour agir. Or, à neuf mois de la présidentielle, un seul candidat s’est déclaré pour porter le projet de notre gauche de rupture avec le néolibéralisme, le consumérisme, la Ve République, l’austérité… C’est Jean-Luc Mélenchon, qui fut notre candidat en 2012.

 

Nos désaccords avec la démarche et certains partis pris de Jean-Luc Mélenchon sont connus – sur la Syrie, les réfugiés, le Brexit, François Mitterrand, la conception du rassemblement, etc. Son projet n’est pas un copié-collé du nôtre, sinon nous serions dans la même organisation. Je ne propose donc pas de nous rallier aux « Insoumis » mais de contribuer à faire entendre la voix d’une gauche de transformation sociale et écologiste dans cette campagne. Pour cela, comme nous ne proposons pas nous-même de candidat-e, nous devons en soutenir un. Or, quelle personnalité déclarée volontaire pour 2017 représenterait mieux nos idées que Jean-Luc Mélenchon ? Je n’en vois pas. De nombreux ex ministres du gouvernement Hollande/Valls sont aujourd’hui candidats, déclarés ou putatifs. Mais comment pourraient-ils mieux nous représenter ? Il eut fallu qu’ils produisent des actes de rupture et qu’un rassemblement inédit émerge : rien de tout cela ne se produit. Nous devons donc regarder en face la réalité de cette présidentielle qui s’annonce. Peut-être aurions-nous pu faire émerger une autre candidature de rassemblement mais nous ne l’avons pas fait. Il nous faut maintenant éviter une situation d’éclatement : Mélenchon, fort aujourd’hui de plus de 10% des intentions de vote, ne se retirera pas et il serait catastrophique que notre espace politique, celui du Front de Gauche, compte plusieurs candidats – nous avons vu le résultat calamiteux en 2007 de ce type d’atomisation.

 

A l’oral ou par des contributions, j’entends défendue ici et là l’idée selon laquelle nous aurions le temps, que nous finirons bien par soutenir Mélenchon mais qu’il ne sert à rien de nous presser. Cette hypothèse pose au moins deux graves problèmes. En attendant, nous défendons une ligne politique qui n’a aucune réalité pratique. Défendre une orientation qui est dans les faits inapplicables conduit à la langue de bois. Cela nous fragilise, nous délégitime tant nous apparaissons hors sol. Je partage l’idée qu’il faut continuer à défendre notre propre ligne. Mais soutenir Jean-Luc Mélenchon pour 2017 n’empêche en rien de continuer à dire notre horizon et à défendre nos partis pris en termes de méthodes et de contenus. Par ailleurs, face à nos adversaires de droite et au regard du brouillage infernal des lignes de fractures politiques à gauche, nous devons répondre présent vis-à-vis du grand nombre. La candidature de Jean-Luc Mélenchon a des inconvénients politiques mais un atout majeur : il trace le sillon d’une gauche en rupture avec trente ans de politiques néolibérales et productivistes. Pour ma part, je veux clairement m’arrimer à ce fil politique. Il n’est pas question de tripatouiller des alliances de courte vue pour en revenir aux promesses de François Hollande ou à la gauche plurielle mais de rester fidèle au projet de construction d’une alternative ancrée dans la gauche critique, porteuse d’une nouvelle espérance sociale et écologiste.

 

 

- "Ne pas choisir aujourd’hui, c’est prendre le risque de la confusion et de l’inutilité"

C’est aussi laisser Jean-Luc Mélenchon tracer sa route sur les seules intuitions et convictions de sa mouvance politique. Nous devons faire irruption, sur nos propres bases politiques, en bataillant pour la construction d’un cadre commun de campagne. L’appel « front commun » montre que nous ne serions pas les seuls à viser cette démarche. Notre tache est dans le même temps de préparer sérieusement les élections législatives, décisives pour affronter la séquence qui s’ouvrira après les échéances électorales de 2017. Si nous voulons peser sur la recomposition politique, nous devons être dans la vie politique. C’est pourquoi nous ne devons pas attendre Godot mais prendre parti et agir, au service d’une gauche franche.

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 08:40
11 septembre 73 : Salvador Allende était renversé par un coup d'Etat avec l'aide des Etats-Unis...

En une journée, les forces armées chiliennes balaient l'Unité populaire et s'emparent du pouvoir. Le "golpe" (coup d'État) est lancé dans le port de Valparaiso par le soulèvement de la marine ; il aboutit, à Santiago, au bombardement du palais présidentiel de La Modena et à la mort d'Allende. Extrait du hors-série de l'Humanité : Chili, l'espoir assassiné.

 

Source : Le blog de Pierre Faucon par Pierre Faucon; L'Humanité

- Le fil d'une journée tragique

  • 6h20 : Allende est informé que l'infanterie de marine s'est soulevée à Valparaiso. Il quitte sa résidence et file à vive allure vers La Moneda entouré de sa garde rapprochée.
  • 7h30 : Allende arrive à la Moneda armé d'un fusil AK-47. Casque sur la tête, il organise la résistance et distribue des armes à ses collaborateurs.
  • 7h40 : La hiérarchie militaire ne répond pas aux appels de la présidence de la République. Salvador Allende nprononce sa première allocution radiophonique.
  • 8h30 : Pinochet, nommé un mois auparavant chef nde l’armée de terre, a trahi. Dans la nuit, une dernière réunion de « coordination » a eu lieu à l’ambassade des États-Unis, à Santiago, en liaison radio avec le bureau du secrétaire d’État Henry Kissinger. C’est lui, après un échange avec Richard Nixon, qui donne le feu vert. La junte militaire exige une première fois la reddition d'Allende.
  • 9h00 : Des avions de chasse passent au-dessus de La Moneda. Distribution d’armes légères aux collaborateurs de Salvador Allende. Il prononce plusieurs brèves allocutions sur les ondes de deux radios non occupées par les militaires. La troupe massée à proximité de La Moneda tire sur la présidence.
  • 9h15 : Attaque contre la Moneda. La junte demande au président de se rendre et d'abandonner le pays. "Le Président ne se rend pas ! ", rétorque Allende.
  • 11h50 : début du bombardement contre la Moneda. Un peloton de soldat entre dans la cour centrale. Encerclés, les derniers combattants descendent par le grand escalier pour se rendre. A cet instant, un coup de feu retentit. Le président s'est suicidé d'un coup de fusil.
  • 13h50 : Allende demande à ses gardes du corps et à ses collaborateurs de quitter La Moneda. Quelques instants avant sa mort, il adresse un dernier message transmis par Radio Magallanes : « Ils vont sûrement faire taire Radio Magallanes et vous ne pourrez plus entendre le son de ma voix. Peu importe, vous continuerez à m’écouter, je serai toujours près de vous, vous aurez au moins le souvenir d’un homme digne qui fut loyal avec la patrie. Le peuple doit se défendre et non pas se sacrifier, il ne doit pas se laisser exterminer et humilier. Allez de l’avant, sachant que bientôt s’ouvriront de grandes avenues où passera l’homme libre pour construire une société meilleure. Vive le Chili ! Vive le peuple ! Vive les travailleurs ! Ce sont mes dernières paroles, j’ai la certitude que le sacrifice ne sera pas vain et qu’au moins ce sera une punition morale pour la lâcheté et la trahison. »
  • 14h : Allende refuse la proposition de partir en exil à bord d’un avion militaire. La présidence est en feu. Il refuse d’être pris vivant et se suicide dans son bureau d’une rafale de mitraillette. Plus tard, dans l’après-midi, les militaires investissent le palais présidentiel. Le général Palacios fait transporter le corps d’Allende à l’hôpital militaire. Le lendemain, le cercueil du président est transporté à Vina del Mar. L’enterrement au cimetière de Santa Inès quadrillé par la troupe est expéditif. Au moment de descendre le cercueil, Hortensia Bussi, la veuve d’Allende, s’empare de quelques fleurs des tombes voisines et, les jetant en offrande, prononce d’une voix forte : « Que l’on sache qu’ici repose le président constitutionnel du Chili. »

 

Enregistrement du dernier discours du président Salvador Allende sur Radio Magallanes, le 11 septembre 1973, à partir de 9h10. Sous-titres français.

 

- L'ombre des États-Unis.

Des conversations enregistrées à la Maison-Blanche, entre le président Richard Nixon et son conseiller Henri Kissinger, révèlent le rôle joué par Washington dans le coup d'état.

  • 1970 : Kissinger : « Nous ne laisserons pas le Chili partir à l'égout » (après l'élection de Salvador Allende).
  • 1971 : Nixon : « j'ai décidé que nous allions sortir Allende. C'est un ennemi. Tout est permis au Chili. Foutez lui un coup de pieds au cul, OK ».
  • Juillet 1973 : Nixon : je crois que ce chilien pourrait avoir quelques problèmes.
  • 16 septembre 1973 : Kissinger : « l'affaire au Chili se concrétise et bien sûr la presse se lamente parce qu'un gouvernement pro-communiste a été renversé (…) C'est-à-dire, au lieu de se féliciter… Sous le gouvernement de Eisenhower,nous serions des héros »/ Nixon : «Bon,nous ne l'avons pas fait.ou plutôt, nous avons aidé (…) Nous avons créé les meilleures conditions possibles »/Nixon : « voilà, et c'est comme cela que nous allons le présenter ».
  • Octobre 1973 : Kissinger : « le gouvernement (de Pinochet) est meilleur pour nous que ne l'était Allende ».

 

Le coup d'état le 11 septembre 1973 fomenté par la CIA , Kissinger et Nixxon .

11 septembre 73 : Salvador Allende était renversé par un coup d'Etat avec l'aide des Etats-Unis...
11 septembre 73 : Salvador Allende était renversé par un coup d'Etat avec l'aide des Etats-Unis...
11 septembre 73 : Salvador Allende était renversé par un coup d'Etat avec l'aide des Etats-Unis...

Pour en savoir plus :

- Chili : pour une assemblée constituante pour en finir avec les restes de la dictature de Pinochet

- “La gauche chilienne ne s’est jamais remise du coup d’Etat de Pinochet”

- Pinochet : les pourritures fascistes meurent aussi

- 11 septembre : En finir (vraiment) avec l’ère Pinochet

- Le message de Salvador Allende, 40 ans après

- Amaya Fernandez Allende. «Salvador Allende est toujours présent dans le peuple»

- Zebda chante le mythe populaire Victor Jara

11 septembre : En finir (vraiment) avec l’ère Pinochet

- See more at: http://www.investigaction.net/En-finir-vraiment-avec-l-ere/#sthash.jTOMyiO5.dpuf

11 septembre : En finir (vraiment) avec l’ère Pinochet

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