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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 09:06
Ensemble et 2017 : 72% des adhérents ont voté pour le soutien à Jean-Luc Mélenchon

Le mouvement Ensemble !, qui a très majoritairement voté en faveur d’un soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2017, souhaite développer un cadre commun sans intégrer La France insoumise.

42% des militants d’Ensemble se sont exprimés pour un soutien à Jean-Luc Mélenchon tout en souhaitant poursuivre la construction d’un large rassemblement de la gauche de transformation sociale et écologiste. 30% ont voté pour une participation plus directe à la campagne du candidat de la France Insoumise. Enfin, 25% ont considéré que la situation n’était pas mûre pour se prononcer en faveur d’un candidat.

 

Sources : Le Parti de Gauche Midi-Pyrénées entretien à l'Humanité par Aurélien Soucheyre

- L'Huma. : Que démontre selon-vous ce vote ?

Clémentine Autain : Au total, 72%, soit plus de deux tiers de notre organisation, a voté pour soutenir Jean-Luc Mélenchon. Sur ce point essentiel, c’est un vote franc et net. La candidature de Jean-Luc Mélenchon incarne aux yeux des Français une gauche distincte du bilan de Hollande et Valls, une gauche qui est porteuse de ruptures avec le néolibéralisme, une gauche de transformation sociale et écologiste. Nous ne voulons pas d’un scénario mortifère avec plusieurs candidatures issues de la gauche d’alternative. Je pense même que nous pouvons nous fixer un objectif ambitieux avec Jean-Luc Mélenchon : celui d’être en tête de la gauche.

 

 

- L'Huma. : Comment les militants d’Ensemble souhaitent-ils mener campagne avec la France Insoumise ?

Clémentine Autain : Suite au vote, nous avons tenu à valider une motion commune à l’ensemble de notre mouvement. Celle-ci nous engage concrètement dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon que nous voulons mener dans un cadre commun, large et pluraliste, intégrant toutes les forces soutenant cette candidature : la France insoumise, Front commun, mais aussi, s’ils le décident, ce que j’espère vivement, le PCF et des courants écologistes.

Une rencontre devrait avoir lieu de façon imminente entre la France insoumise et Front commun (appel de citoyens et militants d’horizons divers qui souhaitent soutenir Jean-Luc Mélenchon sans intégrer la France insoumise-NDLR), afin que les mouvements politiques qui entendent soutenir cette candidature puissent trouver leur place dans cette campagne. Des propositions concrètes sur la Charte politique (proposée aux candidats pour les législatives- NDLR) et la place des partenaires devraient être avancées.

 

 

- L'Huma. : Ensemble souhaite-t-il travailler au programme qui sera porté par Jean-Luc Mélenchon ?

Clémentine Autain : Bien sûr ! Mais quand on compare le programme l’Humain d’abord du Front de gauche en 2012 et celui de l’Avenir en commun de la France insoumise pour 2017, ce qui frappe, c’est la grande proximité des projets. Sur l’essentiel, ce qui est défendu relève du même arsenal programmatique. Il est évident que si de nouvelles forces s’impliquent, elles doivent pouvoir l’enrichir ou discuter d’éventuels bougés. Je ne dis pas qu’Ensemble est d’accord avec tout mais honnêtement, je ne crois pas que les embûches et difficultés potentielles se nichent là...

 

 

- L'Huma. : Ensemble s’est exprimé pour la présidentielle et aussi pour les législatives ?

Clémentine Autain : Nous avons adopté une feuille de route pour les législatives. Nous nous battrons pour construire des candidatures unitaires partout où cela est possible, en rassemblant toutes les forces qui veulent une politique de gauche en opposition à l’orientation du gouvernement actuel. Nous chercherons à éviter la division de la gauche de transformation sociale et écologiste. C’est pour nous absolument déterminant.

Nous estimons que l’éclatement de nos forces serait tout à fait dramatique pour la famille politique que nous représentons ensemble. Nous entendons également poursuivre notre rôle de passerelle avec les socialistes dissidents, les écologistes, les mouvements sociaux, intellectuels, culturels critiques, les espaces citoyens... Chacun voit bien que nous allons vers de grandes recompositions politiques. Ensemble sera acteur du large rassemblement nécessaire pour affronter les droites dures et ouvrir l’espoir.

 

 

- L'Huma. : Que pensez-vous du risque d’élimination de la gauche dès le premier tour de la présidentielle ?

Clémentine Autain : Bien sûr, nous aurions voulu que notre candidature à la présidentielle rassemble plus largement encore. Mais force est de constater qu’EELV aura son propre candidat, et que les socialistes critiques jouent le jeu de la primaire avec le risque de soutenir in fine un candidat issu de la ligne gouvernementale. Notre vote reflète la prise en compte de cette réalité. L’échiquier politique comme le débat d’idées se polarisent aujourd’hui à droite toute. Nous avons besoin d’une gauche mordante, avec de l’odeur et de la saveur, pour renouer un lien de confiance avec les milieux populaires et la jeunesse. Nous n’allons quand même pas laisser le profil révolutionnaire à Emmanuel Macron et chercher notre sauveur parmi les anciens ministres de l’ère Hollande !

 

Même si nous avons des débats voir des divergences sur la méthode ou sur certains partis pris de Jean-Luc Mélenchon, il ne faut pas perdre de vue l’essentiel : l’état des rapports de force sociaux et politiques dans le pays, qui ne sera pas le même si nous faisons un bon score en 2017 ou si nous sommes dans les choux. Nous avons donc besoin d’un projet et d’un candidat qui plante le drapeau de cette gauche franche dans le pays, contestant le pouvoir du capital, le productivisme, visant l’égalité et la démocratie. C’est cette gauche-là que nous avons la responsabilité de faire grandir.

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 09:12
Mélenchon, dernière chance de battre Marine Le Pen ?

Sources : Réveil Communiste

Les Américains ont porté Donald Trump à la présidence de leur pays, malgré toutes les outrances et les provocations racistes et sexistes du personnage.

 

Il exprime l'immense colère du peuple américain contre le "système", qui n'est rien d'autre que le système capitaliste mondialisé qui tend à vider la démocratie de tout contenu (et qui sans doute parviendra aussi à vider de contenu le programme économique et diplomatique du président élu). Cette colère existe aussi dans les autres pseudo-démocraties libérales, et notamment en France. Les temps changent.

 

Lorsque les élections auront lieu en France, au mois d'avril, Trump ne sera président en exercice que depuis trois mois, et il y a tout à parier que sa popularité sera intacte. Les médias qui sont incapables de se renouveler vont annoncer la fin du monde en cas de victoire de Marine le Pen et les électeurs vont trouver qu'on a déjà chanté la même chanson pour le Brexit, et pour Trump, et qu'il ne s'est pas passé grand chose, pas la catastrophe annoncée en tous cas. Beaucoup de gens vont donc se sentir autorisés à voter Marine Le Pen avec le sentiment confortable d'exprimer leur révolte sans prendre aucun risque. Hier, les chances de victoire de Marine Le Pen  étaient quasiment nulles, au point de justifier pour elle et son parti le qualificatif " d'épouvantail " ! Elles ont considérablement augmenté avec la victoire de Donald Trump, qui après tout n'était au départ rien d'autre qu'un épouvantail destiné à assurer l'élection d'Hillary Clinton dans un fauteuil.

 

Les masses veulent le changement : elles ont fait l'expérience de plusieurs gouvernements de droite et de gauche ayant mis en pratique exactement les mêmes politiques antipopulaires. Pour empêcher le changement les médias ont tout fait pour introniser Marine Le Pen comme la candidate anti système, recommandée par le système.

 

Mais alors qu'il paraissait évident qu'elle n'avait aucune chance dans un duel face à un candidat issu de la droite soi-disant républicaine, il apparait aujourd'hui avec la même évidence qu'opposée à Juppé ou à Sarkozy, elle a toutes les chances de l'emporter, et inutile de parler d'un quelconque candidat du PS. Les temps ont changé.

 

La victoire de Donald Trump n'était pas inévitable : lors des primaires du printemps 2016 lorsque Bernie Sanders disputait l'investiture démocrate à Hillary Clinton, les sondages le donnaient gagnant face à Trump, et annonçaient déjà la défaite de "la reine de la corruption". Or si Trump est le "Marine Le Pen" américain, Mélenchon est le "Bernie Sanders" français qui s'est soustrait au piège des primaires.

 

Il faut que la colère populaire qui va s'exprimer aux élections de 2017 choisisse pour le faire le bulletin de vote Jean-Luc Mélenchon, et non Marine Le Pen. Dorénavant il n'y a plus d'autre choix.

 

Ce n'est pas un candidat communiste issu d'un PCF en perte d'influence à la suite de ses compromissions avec la gauche de gouvernement, qui a toujours un métro de retard, et dont les membres sont incapables de s'entendre entre eux sur ce qu'ils appellent un "communiste" qui va faire le poids, même si André Chassaigne aurait été un bon candidat ... en 2007 !

 

Un seul candidat à gauche peut dans l'état actuel de rejet du politique incarner la colère populaire, un seul peut être crédible. Mais pour qu'il batte au deuxième tour une candidate qui a une longueur d'avance sur lui dans ce domaine, il faudrait qu'il soit meilleur qu'il n'a été face à elle dans le débat en 2012. Et qu'il n'hésite pas à assumer à bras le corps le "populisme" qui lui est tant reproché par les médias (mais aussi par les hypocrites qui font campagne contre lui à gauche).

 

Mélenchon veut que la France quitte l'OTAN (que soit dit en passant Trump dit vouloir supprimer), c'est juste mais ce n’est pas une question assez popularisée, pour toucher les masses il faudrait qu'il cesse de tourner autour du pot sur l'Europe, et qu'il mette sur la table la proposition de la quitter purement et simplement, ce qui couperait ses dernières attaches à la culture politique PS. Il devrait aussi prôner très clairement une politique commerciale protectionniste pour la réindustrialisation, ce discours qui a obtenu la victoire pour Donald Trump, mais contrairement à lui en l'associant  au retour de l'État dans l'économie. Il faudrait encore qu’il aborde la question de l’immigration, et qu'il se prononce pour son arrêt dans l’attente du retour au plein emploi, dans l'intérêt de l'intégration économique sociale et culturelle de ceux qui sont déjà là, y compris les immigrés. Enfin il devrait proposer un renversement d’alliance en Syrie, et le rétablissement des relations avec Damas pour lutter effectivement contre le terrorisme.

 

Plus généralement il devrait mettre plus de rouge et moins de vert dans son programme, plus de social et d'économique, plus de lutte des classes et moins de "règles vertes", ou de discussions constitutionnelles qui n'intéressent guère les foules.

 

S'il infléchit son discours et son programme dans ce sens, il se trouvera en condition de l’emporter dans un duel au second tour contre la candidate fascisante, dont le programme exploite tous ces thèmes légitimes pour amorcer un autre agenda xénophobe et raciste.

 

En 2012, Jean-Luc Mélenchon avait fait un bon résultat national (11%) et un bon résultat local à Hénin Beaumont (21%) mais encore insuffisants pour gagner, il doit faire un saut qualitatif et adopter une position plus révolutionnaire que celle qu'il a assumée à la télévision devant Karine Le Marchand ! Ce n'est plus le moment de chercher à rassurer quand les masses veulent donner le coup de pied dans le nid à frelons !

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- "L’Avenir en commun", radioscopie d’un programme

- Mon ami Azzedine TAIBI Maire de Stains, apporte son soutien à Jean Luc Mélenchon

- Présidentielle 2017 : notre position sur la consultation interne au PCF

Mélenchon, dernière chance de battre Marine Le Pen ?
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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 09:38
J.L. Mélenchon et Chantal Mouffe débattent sur le populisme : Peuple et mouvement

"Fédérer le peuple", une démarche populiste ?

 

Sources : le Parti de Gauche Midi-Pyrénées mis à jour le 26-11-2016

Chantal Mouffe[1] et moi tenions débat public à l’invitation de « Mémoire des luttes » à la maison de l’Amérique latine il y a une quinzaine. Le sujet, « l’heure du peuple », c’était le peuple et son intervention politique à l’époque que Chantal Mouffe nomme « le moment populiste ». Comme le thème du « populisme » à définir, à combattre ou à revendiquer était évidemment très présent dans les conclusions, je vous propose un article d’Éric Dupin qui me semble bien résumer le moment du « débat » public sur le sujet.

 

Mais, bien sûr, notre dialogue n’avait d’académique que l’immense savoir de Chantal Mouffe sur l’histoire des idées dont elle rend compte à l’occasion avec brio. Pour le reste Mouffe et moi nous nous faisons producteurs d’une doctrine globale destinée à l’action davantage qu’à la spéculation pure. Je ne crois pas qu’un autre débat de ce type existe ailleurs que dans notre espace. J’ai rendu compte du moment auquel il a commencé, entre Chantal Mouffe et Roger Martelli à Toulouse à l’université d’été du Parti de Gauche. Martelli a donné dans la revue « Regards » une approche marxiste que je juge traditionnelle mais qui est ouverte et dialogante. Cette soirée à la Maison de l’Amérique latine en était le prolongement d’une certaine façon même si l’invitant était « Mémoire des luttes ». Il me parait important dans cette phase de l’élection présidentielle de rappeler que c’est dans cet énoncé doctrinal que se trouvent formulées la méthode et la stratégie qui inspirent, expliquent et animent la création et le développement de la « France Insoumise »

 

Note :

[1] Chantal Mouffe : née en 1943 à Charleroi, en Belgique, est une philosophe politique, professeur au département de sciences politiques et des relations internationales à l'université de Westminster, à Londres. Elle s'inscrit dans le courant de pensée du post-marxisme, et est surtout connue pour l'essai Hégémonie et stratégie socialiste, écrit avec Ernesto Laclau. Sa réflexion s'articule principalement autour de l'idée de démocratie radicale, et des concepts de démocratie plurielle et de pluralisme agonistique.

 

 

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Populiste, populiste, populiste....

C'est le seule argument qui reste à ceux qui, parmi nos "amis" tentent de justifier leur refus d'engager le combat commun. Mais en fait, c'est quoi le populisme ? Petit vidéo illustrant là encore la falsification des mots...

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 09:10
Pas Trump ni Clinton mais... SANDERS et MELENCHON

Les medias font leur une sur ce non-événement qu’est la victoire, qu’ils n’avaient pas plus prévue que les sondages, de Trump sur Clinton.

 

Sources : Le blog de Michel par Michel

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USA-France comparons ce qui est comparable et regardons peut être plutôt les phénomènes Sanders et Mélenchon.

Le peuple américain a montré son ras le bol des oligarchies et s’est reporté sur un ersatz de candidat du peuple qui s’opposait à un candidat de la même oligarchie. La vulgarité, les propos outranciers ont vaincu l’hypocrisie et les faux semblants…. La comparaison avec une situation possible identique ici s’arrête là. Le système électoral US n’a rien à voir avec le système français, les primaires ne font pas partie du système français. Trump n’est ni Sarkozy ni Le Pen, sans doute une combinaison complexe des deux, Clinton n’est ni Hollande ni Macron, sans doute un savant et mystérieux dosage de chacun.

 

 

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Pour le reste, cette situation qui n’est pas la nôtre est cependant source de réflexions utiles pour notre propre réalité.

Elle illustre de façon lumineuse cette réalité des primaires que le PG et Mélenchon ont eu 1 000 fois raison de refuser. Piège si bien dénoncé dans l’excellent livre d’Alexis Corbière, il a conduit à coup de réflexes, de possibles tricheries, de coups médiatiques et d’influence de sondages qui là-bas comme ici n’ont que la valeur de l’instant T et de l’orientation de vote qu’ils donnent, à éliminer de la course celui qui peut-être, aurait été le vainqueur de ce scrutin : Bernie Sanders.

 

Ces primaires que PS comme « Républicains » veulent à tout crin instaurer dans notre paysage politique et qui ont contaminé jusque chez les Verts et une grande partie du PCF, comportent le même risque de perversité, celui d’écarter toute voix discordante de la majorité de soutien des oligarchies auxquelles la 5ème République a donné la place centrale.

 

Sanders a été éliminé du jeu par cette logique, Mélenchon a eu la clairvoyance de ne pas y entrer et de mener campagne avec le seul acteur réel de la vie démocratique: le peuple.

Mais nous aimerions tant que la comparaison là aussi s’arrête ici.

Sanders a été victime de la logique des primaires, celle qui l’a conduit au choix du réalisme sur celui de renverser la table et à se rallier, sans doute trop vite, au vainqueur de la primaire démocrate au lieu de continuer le combat, seul s’il le fallait.

 

 

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La situation de Jean-Luc Mélenchon n’est pas du tout identique.

Même s’il bénéficie de notre choix de ne pas jouer ce jeu des primaires et que la situation de confusion de tous ceux qui à gauche se sont enlisés dans cette affaire  lui profite de manière spectaculaire, soyons vigilants sur divers aspects qui ne sont ni en aucun une remise en cause de mon soutien total mais qui se veulent une contribution à un débat positif et souhaitable.

 

  • Nous devons mesurer les écueils comme celui des blocages de parrainages soit par intimidation des maires comme le fait le PS soit par attente de la décision du PCF dans une arlésienne qui a aussi ce but et continuer sans relâche notre investissement personnel mairie par mairie..

 

  • Nous devons nous méfier de nos propres démons,

- celui de calculer les éléments de la victoire en cherchant les soutiens politiques comme ce déchaînement à vouloir absolument ramener le PCF à un soutien alors que les divergences notamment sur le terrain écologiste et sur les institutions sont connues et, pour le moment, non conciliables.

- celui de vouloir coller au réalisme économique en laissant une porte de négociation à la sortie des traités européens ou en ne prenant pas la seule logique d’augmentation du SMIC qui est la revendication compréhensible et porteuse de la CGT à savoir : 1 800 € bruts.

- celui de vouloir apparaître hyper légaliste en voulant absolument passer par un article de la Constitution de la 5ème pour décider de l’axe fondamental du programme à savoir la convocation de la Constituante, point qui devrait être le symbole du "je ne céderai pas" et êtres convoquée comme prévu le lendemain de l'investiture, mettant ainsi le système devant ses propres contradictions.

- celui de s’inscrire dans un sentiment du peuple, plutôt que dans une analyse rigoureuse, qui consiste à consacrer comme idée neuve celle des tenants de l’anti vocable de gauche, de l’anti parti ou les adeptes d’un tirage au sort dangereux pour la démocratie elle-même.

 

Non, les USA ne sont pas la France et oui nous avons avec la France Insoumise et Jean-Luc Mélenchon une chance, sans doute unique, de renverser la table comme aurait dû pouvoir le faire Sanders. Ne la gâchons pas en négligeant de nous poser sans cesse les questions sur les quelques écueils qui peuvent faire la différence…

 

 

Leçon 1 : les primaires sont une machine à museler l’énergie populaire !

Leçon 2 : la droitisation de la droite est une pente sans limite.

Leçon 3 : la droitisation de la « gôche » est un désarmement unilatéral.

Leçon 4 : les « démocrates » sont le problème, pas la solution, pour qui veut barrer la route à ce qui monte de partout en Europe et en France.

Leçon 5 : il faut descendre d’urgence du train fou atlantiste.

  • Vite, montrer au monde qu’on peut faire autre chose, autrement.
  • Nous le pouvons en 2017.
  • Avec la France Insoumise, rejetez les Clinton français : vous vous éviterez la honte d’être les fourriers des Trump locaux !

(J.L. Mélenchon)

 

 

 

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Mercredi 9 novembre 2016, Jean-Luc Mélenchon participait à une édition spéciale sur les élections américaines après la victoire de Donald Trump.

Il a dénoncé ceux qui ignorent les aspirations du peuple et a affirmé qu'Hilary Clinton ne représentait pas les progressistes.

 

 

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Vous voulez une preuve de plus pour voir que le seul rempart contre le FN est Jean-Luc Mélenchon comme Sanders l'aurait été face à Trump !!

Pas Trump ni Clinton mais... SANDERS et MELENCHON
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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 09:30

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Près de 500 personnes,.....

Gros succès ce lundi au magasin Cultura de la Rochelle/Puilboreau pour notre candidat à l'élection présidentielle 2017.

 

Avant les assises de la mer qui se déroulent cette année à La Rochelle où Jean Luc Mélenchon va se rendre, il se livre à une séance de dédicaces de son dernier livre "Le choix de l'Insoumission" puis d'une séance de dédicace.

 

Auparavant, Jean-Luc Mélenchon reviendra sur son parcours, sa construction humaine et politique...

 

Moment d'éducation politique, de sensibilité, d'humanité, de compréhension d'un parcours de vie qui façonne le "Mélenchon" politique, aide à comprendre la démarche qui à "La France Insoumise" et donne envie de construire ensemble "L'AVENIR EN COMMUN"

Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !

 

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La vidéo : JEAN LUC MELENCHON chez CULTURA La ROCHELLE

La live vidéo suivi par plus de 2000 internautes en direct, + 46 000 internautes qui l'ont visionnée en tout ou partie. Plus de 700 partages....
Un meeting grandeur nature !

 

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Rencontre conviviale et studieuse

A l'issue de l'initiative Cultura Jean-Luc Mélenchon était invité à rencontrer :

- les responsables des groupes d'appui de la Charente Maritime ;

- le milieu associatif avec CEP17, Asso Respire, BEAUREGARD Demain.......

 

Moment d'échange, d'enrichissement collectif partagé qui a permis aux associations présentes d'exposer leur combat et de faire le lien avec le "politique" et la nécessité de l'engagement citoyen.

Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
Lundi 7 novembre, à La Rochelle, carton plein pour Jean-Luc Mélenchon !
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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 09:07
Présidentielles : les cadres du Parti communiste choisissent le repli identitaire en attendant..... En qu'en disent.... ?

Le PCF dans un cul de sac !

 

Les cadres du Parti communiste réunis le 5 novembre ont tranché ont tranché. Ils ne suivront pas l'avis de leur secrétaire général qui proposait un ralliement à la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour les présidentielles de 2017. André Chassaigne, le chef de file des députés communistes à l'Assemblée nationale a pesé de tout son poids pour que cela n'en soit pas ainsi.

 

Mais chacun sait que la question principale pour les cadres du Parti communiste n'est pas la présidentielle. D'ailleurs, Beaucoup d'entre eux ne croient pas dans une possibilité de victoire de ce côté-là. Pour eux, la bataille des batailles concerne les élections législatives qui suivront dans la foulée celle de la présidentielle. Et là, les cadres du Parti communiste veulent obtenir des garantis pour qu'un certain nombre de circonscriptions leur soient réservées en échange du soutien qu'ils apporteront au candidat unique de la gauche quel qu'il soit. C'est cela que les insoumis appellent "de la tambouille électorale" dont ils ne veulent plus. Ceux-ci militent pour un processus de désignation réellement démocratique qui n'exclut aucune possibilité de candidature, fut-elle issue du monde syndical ou associatif ou plus généralement de la société civile.

 

Les insoumis, avec jean-Luc Mélenchon sont d'autant plus à l'aise avec cette proposition, qu'ils affirment que les militants du Parti communiste ont toute leur place dans les assemblées de citoyens, sans rien avoir à renier de leur appartenance à leur Parti.

 

Le dernier mot reviendra aux 500 000 adhérents du PCF qui voteront dans leurs sections ou fédérations entre le 24 et le 26 novembre, et ce vote sera le plus important car c'est celui qui tranchera sur la décision finale.

 

Présidentielles : les cadres du Parti communiste choisissent le repli identitaire en attendant..... En qu'en disent.... ?

- Et qu'en dit Marie-George Buffet ?

Sources : Le Page facebook de Marie-George Buffet samedi 5 novembre à 20:54

"Ami-es et camarade, pour quoi je me bat depuis des années, tout simplement pour que des jours meilleurs s'ouvrent aux hommes et aux femmes qui vivent de leur travail, pour que des solidarités naissent, pour que les libertés gagnent du terrain de par le monde, oui, c'est notre combat de communiste et ce combat est supérieur à tout repli partisan.

 

En résistance, les communistes ont su se rassembler avec d'autres et aujourd'hui, la question pour battre la droite et l'extrême droite, c'est de créer une alternative à gauche,une dynamique, un espoir, depuis des mois, nous portons ce message de rassemblement de la gauche pour un vrai changement et ce soir, le message donné par la conférence nationale casse tout ce combat en privilégiant une candidature communiste, reste pour que l'espoir ne soit définitivement éteint, pour que notre combat est encore une actualité, le vote des adhérents et adhérentes, ami-es et camarades pensons au sens de notre engagement et pas à nous même".

 

- Et qu'en dit Jean-Luc Mélenchon ?

Présidentielles : les cadres du Parti communiste choisissent le repli identitaire en attendant..... En qu'en disent.... ?

PCF et 2017 : Bienvenue de grand coeur à tous ceux qui veulent rejoindre cette belle bataille !

 

Sources : L'Ere du Peuple dimanche 6 novembre

..."...J’ai déploré ces sept mois de paroles très dures à mon égard dans un registre très personnel qui était devenu le ton ordinaire de la direction du PCF. Et je me réjouissais donc d’apprendre dans la presse que le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, proposait désormais de soutenir ma candidature. C’était une bonne nouvelle. De plus, cette prise de position après tant de critiques, était considérée par les commentateurs comme un atout pour notre campagne. Mais j’ai bien fait de refuser de la commenter ausitôt comme on me le demandait avec insistance. Car quelques heures plus tard, le tableau changeait totalement. La Convention du PCF, désavouant le secrétaire national du parti, se prononçait en faveur de la présentation d’un candidat communiste.

 

Le pilonnage dans un registre purement personnel a aussitôt recommencé. Je refuse pourtant encore de commenter. Car dans trois semaines, les adhérents communistes vont eux même trancher entre les deux options mises en débat : soit le soutien à ma candidature soit la présentation d’un candidat communiste. J’aurais aimé être invité à m’exprimer devant les communistes et a répondre aux questions qu’ils se posent à mon sujet. Cela n’a jamais été envisagé. Tout est passé par des répliques et des commentaires de commentaires, transitant par une presse souvent prompte à inventer pour envenimer. Dès lors, je n’ai pas l’intention de m’ingérer dans la discussion en cours dans les sections communistes. J’attendrai donc de savoir quelle est la décision définitive pour la commenter, si besoin est.

 

Je m’en tiens à démentir deux inventions :

  • « La France insoumise » n’a demandé à aucun parti de se dissoudre en son sein. La preuve : ceux qui participent à « l’espace politique » n’ont renoncé ni à leur existence ni à leur action spécifique.
  • La France insoumise investira des candidatures dans les 577 circonscriptions et la discussion pour savoir lesquels reste ouverte avec tous ceux qui veulent participer à ce processus et demander cette investiture. Mais ces discussions un peu boutiquières ne doivent pas absorber notre temps. Car nous sommes en campagne. Il ne faudrait pas l’oublier. Notre vocation est de ramener au vote ceux qui s’en sont écartés. Et les tractations des États-majors de parti auraient plutôt tendance à les faire fuir davantage !

 

La « France Insoumise » est en campagne depuis tantôt sept mois sous le feu roulant de bien des critiques, venant de tous côtés. Rien n’a changé ce weekend pour nous. Dommage ! On attendait du renfort. Mais chacun voit mieux que nous avons bien fait de nous en tenir de longue date à notre propre calendrier public. Il nous a permis de franchir toutes les étapes nécessaires, tranquillement et sûrement. Sans dépendre de palabres dont on vérifie à présent combien elles auraient été vaines, nous avons pu avancer en puissance. Nos résultats semblent bons. Ce succès aigrit ici ou là dans le contexte d’affolement au PS. Je lis que « ma candidature occupe la place du vide »… Drôle de constat. Car le vide occupe la place de qui, s’il vous plaît ? Je crois que ma candidature a fait la preuve qu’elle est en elle-même un bon outil pour qui aspire a une vraie rupture avec les politiques mises en œuvre depuis les trois derniers présidents. On commence à voir dans quelles conditions elle peut atteindre le deuxième tour. Pourquoi devrais-je dissocier ce résultat de la méthode et du type d’action qui l’ont rendu possible ? Nous continuerons donc du même pas stable et sûr. Et bienvenue de grand cœur à tous ceux qui veulent rejoindre cette belle bataille et y prendre sa part d’efforts."...

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Communistes français : face à leur destin

- C'est le PCF qui est en danger par Françis PARNY

- Le PCF dans un cul de sac par Jean ORTIZ universitaire communiste

- Val-de-Marne : le président PC du Département favorable à Mélenchon

- Marie-George Buffet : « Le choix d’une candidature communiste nous isolerait »

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 09:14
Candidature à la présidentielle : les trois options du PCF

Candidat anti-Hollande, candidat maison ou… Jean-Luc Mélenchon ? Le Parti communiste doit choisir entre ces trois hypothèses pour la présidentielle 2017. Passage en revue.

Qui le PCF va-t-il soutenir à l’élection présidentielle ? La décision sera prise début novembre et elle reviendra aux militants, qui seront tous consultés. À ce jour, le débat se conduit entre une fiction et deux options : un candidat de rassemblement de toute la gauche anti-austérité, un candidat communiste, Jean-Luc Mélenchon. Tour d’horizon des hypothèses et de leurs chances d’aboutir.

 

Sources : Regards.fr par Catherine Tricot

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Une alternative au futur candidat social-libéral… et à Mélenchon

Le discours, c’est celui de la direction du PCF : la gauche ne peut gagner que rassemblée. Mais la gauche ne peut gagner sur la base sociale-libérale. Il faut donc un candidat unique de la gauche qui ne soit pas Hollande ou un de ses affidés. Problème : il y aura un candidat social-libéral. Certainement Hollande. Macron peut-être. Donc il n’y aura pas de candidat unique de la gauche. Problème supplémentaire : Pierre Laurent se dit prêt à soutenir un candidat socialiste, ancien ministre sûrement, face à Jean-Luc Melenchon. Oups !

 

Tous les candidats critiques du hollandisme – présents, putatifs ou futurs – étaient donc les bienvenus à la fête. Hamon, Lienemann, Montebourg, Mélenchon, Filoche, Taubira, Duflot… tous été invités et tous sont venus. Montebourg est venu chercher un soutien communiste qui lesterait à gauche sa candidature et lui apporterait une crédibilité politique et institutionnelle lui faisant encore défaut. Même si l’hypothèse a séduit dans l’appareil communiste, l’affaire s’annonce difficile. Son appel à réconcilier le travail et le capital n’augmente pas sa cote de popularité parmi les militants déjà circonspects.

 

Christiane Taubira, qui vient de refaire surface à la une de Libé, a également des appuis au sein d’un encadrement communiste soucieux de faire émerger une candidature alternative à Mélenchon et susceptible de faire un beau score. Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, confiait au quotidien que Christiane Taubira « permet de lier beaucoup de personnalités à gauche ». Pas sûr, là encore, que le corps militant suive. Taubira appelle à l’union de toute la gauche tout en renouvelant son soutien à Hollande qui « a eu de très beaux mots » lors de son discours de jeudi. Elle valorise « la politique budgétaire, la lutte contre la pauvreté, la relation avec la société »…

 

 

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La ligne "identitaire" d’une candidature communiste

Trouver un candidat socialiste ou radical de gauche qui tient un discours susceptible d’emporter le cœur des militants communiste n’est pas chose aisée ! Cette idée d’une candidature unique à gauche a déjà peu de chance d’aboutir dans l’espace politique… elle en a encore moins dans le champ communiste. C’est dire.

 

La première véritable option est celle d’une candidature communiste. Elle fut défendue lors du dernier conseil national du PCF par la carpe et le lapin, à savoir Frédéric Boccara – chef de file des économistes orthodoxes du PCF – et Christian Picquet – ex de la LCR désormais membre du PCF et de sa direction. Tous deux ont promu cette position identitaire. Ils ont été rappelés au réalisme par Pierre Laurent qui leur demande de s’interroger sur le résultat d’une telle candidature.

 

Le secrétaire national s’inquiète des effets immédiats d’un tel repli : les législatives s’annoncent difficiles. Ont-elles besoin d’être plombées par une candidature au score liliputien ? Les tenants de cette ligne ont néanmoins quelques chances de l’imposer tant l’acrimonie est forte à l’égard des socialistes et de Mélenchon. Rappelons qu’en 2011, dans un contexte moins tendu entre partenaires du Front de gauche, alors que la direction était unie et sans ambiguïté autour de la candidature Mélenchon, ce choix n’avait obtenu que 59% des votants à l’intérieur du PCF ; 41% s’étant prononcé pour une candidature communiste. Les tenants d’une ligne identitaire espèrent emporter cette fois la majorité en tirant bénéfice d’une direction communiste empêtrée dans une proposition éthérée.

 

 

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Vers un soutien à Jean-Luc Mélenchon ?

L’autre option est celle d’un soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Dans les travées de la fête de L’Humanité et dans les stands, cette option tenait la corde. Nombreux regrettaient que cela ne soit pas déjà chose faite et que, du coup, la force communiste, évidente ce week-end, se trouvait réduite à l’expectative.

 

Un appel sorti la veille de la Fête, "En 2017, faisons Front commun", défend un soutien à celui qui fut le candidat commun en 2012. Le texte parle aux communistes. Les griefs faits à Mélenchon n’y sont pas édulcorés. Notamment concernant ce qui est ressenti comme une tentative d’hégémonie sur l’espace d’alternative avec le mouvement France Insoumise : « Jean-Luc Mélenchon entend que La France insoumise qu’il a créée soit le cadre unique d’organisation des campagnes électorales de l’an prochain. Tout cela ne pourrait aboutir qu’à des candidatures fratricides, y compris aux législatives, et à un désastre complet ». En conclusion, les signataires attendent que Jean-Luc Mélenchon lève les points bloquants. L’appel réunit plus de deux mille signatures, essentiellement issues des rangs communistes. Mais on relève aussi les signatures d’artistes et d’intellectuels de renom comme Annie Ernaux, Patrick Chamoiseau, les Pinçon-Charlot, Christophe Aguiton…

 

Jean-Luc Mélenchon peut-il prendre les initiatives qui permettent de faire baisser la tension en s’expliquant notamment sur deux sujets qui fâchent : son mouvement France Insoumise a-t-il vocation à s’imposer à tous, parti communiste compris ? Comment seront décidées les candidatures à l’élection législative ? Les communistes sont dans le désarroi et rarement d’accord entre eux, sauf sur l’idée de continuer le PCF. Faut-il en faire l’enjeu de l’élection présidentielle ? Pour une fois, la balle est dans les deux camps.

 

Pour en savoir plus :
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Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- PRESIDENTIELLE : Sébastien JUMEL Maire PCF-Front de Gauche de DIEPPE apporte son soutien à Jean Luc Mélenchon…dans tribune à apparaitre dans l’Humanité

- Lettre ouverte aux communistes sur la nécessité de la candidature Jean Luc Mélenchon

- Montebourg prêt à l'union avec le PCF

- Le PCF cherche à s'allier au PS pour la présidentielle

- Tribune de Stéphane Peu – Election présidentielle 2017 (Maire-adjoint de la ville de Saint-Denis – Président de Plaine Commune Habitat – Vice-Président de la CA Plaine Commune – Militant PCF)

- Présidentielle. Le PCF n'intègre pas la France insoumise de Mélenchon

- Le PCF va-t-il vraiment soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon ?

- Jean-Luc Mélenchon, l’option « privilégiée » de Pierre Laurent

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 09:22
Pour la direction du Parti communiste français, les présidentielles sont perdues. Restent les législatives

A ce jour, j’ai publié quelques dizaines d’articles sur ce site. On y cherchera vainement la moindre pique contre le Parti communiste français. Et cela n’est pas un hasard. J’ai toujours considéré un effet que, chaque fois qu’on s’attaquait aux communistes, on retrouvait dans les entreprises des salariés de toutes obédiences avec les yeux au beurre noir.

 

Sources : Le Grand Soir par Vladimir MARCIAC

Le fait que l’idéal communiste ait été bafoué, caricaturé, bureaucratisé, stalinisé dans les pays qui étaient en mesure d’en être les tremplins mondiaux ne permet pas de jeter le PCF (qui n’y est pour rien) comme on jetterait le bébé avec l’eau du bain.

 

 

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Les communistes ont beaucoup donné à la France

En France, quoi qu’en disent ses détracteurs, le Parti communiste a un passé glorieux : il a beaucoup apporté en matière de lutte contre l’ennemi nazi, pour des conquêtes sociales, l’élargissement de la démocratie, le développement des valeurs humaines. C’est un constat banal de dire que ses militants sont animés par un moteur qui est celui de l’amour de leur prochain, de la justice, de l’égalité de la fraternité, de la paix. Naguère, ils ont subi la prison, la torture, ils ont versé leur sang par dizaines de milliers pour libérer leur pays de l’occupant et toujours, depuis sa création en 1920, ils ont subi la répression patronale en raison de leur engagement altruiste au service des travailleurs.

 

 

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Un certain Karl Marx

Quelles que soient les dérives du PCF ces dernières années, ces compromis hasardeux avec le parti socialiste, voire ses compromissions, on doit bien admettre que la présence à tous les niveaux (municipaux, départementaux, régionaux et au Parlement) d’élus communistes est une garantie pour le monde du travail qui trouve en eux des défenseurs parmi les plus ardents et les plus fidèles. Et parmi les plus conscients parce que Karl Marx est passé par là et a laissé trainer sa boussole qui marque toujours aussi précisément la direction de l’ennemi dans le faisceau des leurres et le brouillard des médias.

 

 

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Un raidissement rétrograde

Débarrassé depuis longtemps du stalinisme, le Parti communiste français s’était ouvert à des compagnons de route, des électrons libres, des sortes de « communistes de l’extérieur » qui le voyaient porteur de la plupart de leurs aspirations, qui mettaient fidèlement dans l’urne un bulletin au nom d’un candidat communiste, sans se sentir obligés de prendre (ou reprendre) une carte du parti. Et qui étaient traités en amis.

 

Hélas, il semblerait que ce temps n’est plus, que l’approche des élections présidentielles d’avril 2017 ait fait naître un raidissement qui va crescendo et qui frôle aujourd’hui le paroxysme de la violence dans les propos. Cette violence peut, ici et là, se manifester en son sein entre ceux qui sont fidèles au candidat et au programme soutenus par le Parti communiste lors des élections présidentielles de 2012 et ceux qui pensent que l’objectif premier est à présent d’écarter Jean-Luc Mélenchon, seul candidat de gauche en mesure de figurer au second tour des élections présidentielles.

 

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Il va falloir calmer le jeu

A Toulouse, lors du Remue-méninges organisé en août 2016 par le PG à l’université Jean Jaurès, des jeunes communistes arrachent la signalétique mise en place pour guider les participants. Le PCF était invité, ainsi que d’autres organisations de gauche, mais n’est pas venu.

 

A la fête de l’Huma, le stand du PG est vandalisé et nuitamment sali par des excréments. Jean-Luc Mélenchon, pour rejoindre l’Agora de la fête où il va parler devant une foule considérable, devra emprunter un itinéraire qui ne l’expose pas à un risque d’altercation qui aurait fait les délices des médias et leur sujet prioritaire. Pour la même raison, il devra aussi renoncer à dormir dans le camping-car loué pour s’éviter les fatigues des trajets.

 

Bref, comme le gouvernement, le climat politique est pourri à gauche, les sales coups, en catimini, font l’économie des discussions entre gens qui s’aimaient bien et qui vont se détester. Il est à craindre que le pire soit en gestation derrière le paravent de la diction apaisante de Pierre Laurent. Et je vais vous dire pourquoi ici-même.

 

 

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Injures et diversions

Revenons à Paris, au royaume des tergiversations, de l’approche grotesque d’Arnaud Montebourg (prêt à voter Hollande si celui-ci gagne les primaires) comme candidat possible pour le Parti communiste, puis de l’hypothèse d’une candidature de Pierre Laurent ou d’André Chassaigne dont chacun sait, quelle que soit leur valeur, qu’ils n’atteindront pas un score à deux chiffres, mais que la conséquence sera l’élimination à coup sûr de la gauche pour le second tour.

 

Les sondages montrent la progression de Jean-Luc Mélenchon dans un contexte où il se heurte à l’hostilité déclarée du PCF. En vue de lui barrer la route, la direction du PCF fait flèche de tout bois, n’hésitant pas à le qualifier de national-populiste tandis que, dans les réseaux sociaux, les invectives pleuvent, parfois au niveau de l’ordure. Encouragés, des Internautes multiplient sous pseudos les mensonges et inventions (les revenus de Jean-Luc Mélenchon, sa Rolex, son manoir…). Jean-Luc Mélenchon est (en 2016, pas en 2012 où il était par-fait) « populiste », nationaliste », « germanophobe », « individualiste », affecté d’un « ego demesuré ». On imagine a contrario que de tels contempteurs s’extasient sur la modestie, la timidité, des autres candidats depuis la première élection, en 1958, du président de la République au suffrage universel.

 

Un argument massue (et tellement dérisoire ! ) tourne en boucle : Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature « en solo ». La vérité est qu’il s’est déclaré après des discussions avec le PCF et seulement quand celui-ci a annoncé sa volonté (d’alors) de participer aux primaires solfériniennes.

 

Les attaques ad hominem dispensent de parler du programme de Jean-Luc Mélenchon (programme que tout communiste pourrait approuver), de son énergie pour aller au-devant du peuple qui le reçoit comme un des siens, des débats auxquels il participe dans les médias (sans être épargné par les journalistes) et qui font progresser les idées que tout homme, toute femme souhaitant que les citoyens soient placés avant les chiffres de la finance peut soutenir.

 

 

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Ces hommes que l'Histoire a fabriqués

J’ai eu l’occasion de rencontrer Jean-Luc Mélenchon. Je crois à sa sincérité et j’ai la certitude que cet homme-là a un rendez-vous avec l’Histoire, comme naguère le général De Gaulle chez nous, comme cet étudiant cubain, Fidel Castro, dont le combat était dénoncé par le Parti communiste de Cuba, ou ce militaire vénézuélien, Hugo Chavez, qui n’était pas membre du parti communiste de son pays[1].

 

Enfin, qui ne voit que Jean-Luc Mélenchon est transcendé par le rôle où les circonstances l’ont placé. Il peut, en 2017, être le Président qui changera la Constitution, renoncera dès que possible à son mandat, rendra enfin la parole aux petits, aux obscurs, aux sans-grades. Que les sceptiques ne ricanent pas trop fort : l’Histoire a parfois des accélérations fulgurantes et le peuple est imprévisible.

 

 

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Pour la direction du PCF, les présidentielles sont perdues. Il faut miser sur les législatives

Hélas, pour le PCF, à ce jour, les jeux sont faits, la défaite est inéluctable avant même d’avoir mené le (bon) combat.

 

Nous subirons 5 ans de plus, voire 10 ans, un président semblable aux deux derniers, ou l’un des deux. Mais il convient de sauver l’appareil par des alliances électorales à venir avec le PS, alliances qui assureront la réélection des 9 députés communistes sortants et, si possible, de ceux qui furent battus en 2012, noyés dans la vague rose de « mon adversaire c’est la finance ».

 

 

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Le nerf de la guerre

Le Parti de Gauche a eu un député, Marc Dolez, ensuite démissionnaire du PG. Jean Luc Mélenchon a l’impression (justifiée) que sa campagne de 2012 a surtout été bénéfique pour les candidats communistes dans les élections qui ont suivi. Il n’a plus l’intention de tirer les marrons du feu dans un remake de la fable.

 

Les 9 députés du PCF ont profité pour leur élection des retombées de la campagne des présidentielles, menée par Jean-Luc Mélenchon. Les élus communistes rapportent à leur parti plusieurs millions d’euros par an. Ne négligeons pas la peur de l’appareil communiste de voir les législatives de 2017 se conclure par la défaite de tous ses candidats, sa disparition de l’Assemblée nationale et la survenance d’une pénurie du « nerf de la guerre ». Le risque existe, comme le risque existait, parfois plus graves, dans d’autres combats menés par le PCF dans le passé.

 

Pourtant, le danger le plus grand pour le PCF aujourd’hui est dû à son absence de lisibilité, ses zigzags, sa navigation à la godille, son j’y-va-t’y, j’y-va-t’y-pas, ses alliances à géométrie variable, sa dénonciation de la politique soutenue par le PS en concomitance avec ses négociations d’arrière-cuisine pour de futures alliances avec le parti de la bande des quatre : Hollande, Valls, Macron, El Khomri (Passez-moi la rhubarbe, je vous passerai le séné).

 

 

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Le PCF ménage le PS

Ce souci du PCF de laisser grande ouverte la porte des ententes électorales avec le PS est démontré par sa propension à désigner nommément dans ses critiques les solfériniens cités plus haut en lieu et place de l’appareil du PS dont il est dépendant.

 

Ce n’est pas le programme (lisez-le donc) de Jean-Luc Mélenchon, ni les modalités de l’annonce de sa candidature, ni son national-populisme, ni (comme le disent les médias) sa propension à grogner et à « éructer » qui chagrinent les dirigeants communistes, c’est la crainte, en soutenant celui qui est le plus proche de leurs thèses, de se priver du report des voix solfériniennes au second tour des élections post-présidentielles. Des voix dont il n’est pourtant pas sûr qu’elles soient encore prisonnières des éléphants d’un parti « socialiste » qui, dans sa pratique, a cessé d’être de gauche.

 

 

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On peut dire de la division de la gauche ce qui a été dit des guerres : « La première victime est toujours la vérité »

Dès lors, et comme le choix secret d’œuvrer d’ores et déjà pour les législatives en shuntant les présidentielles est insoutenable devant l’électorat communiste ou l’électorat de gauche en général, il convient de s’attaquer à l’homme et de multiplier des diversions qui vont permettre de gagner (de perdre !) du temps alors qu’il est urgent de se lancer dans la bataille contre la droite et contre ceux qui l’ont si bien servie après avoir été élus pour la combattre.

 

 

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Les carabiniers d'Offenbach dirigent le PCF

Quel candidat pour 2017 ? Les dirigeants du PCF jouent aux carabiniers d’Offenbach qui martèlent la scène de leurs bottes en faisant du surplace et en chantant « Marchons, marchons ! » (et qui, dans l’opérette, arrivent trop tard).

 

On croit rêver en voyant les dirigeants communistes lancer en octobre 2016 une pétition intitulée « 2017, vivement la gauche ! » Oui vivement, ça urge !

 

Et on les regarde proposer (à six mois des élections !) de se rencontrer, de réfléchir, d’élaborer, de construire, de voir avec les autres, d’entendre, d’écouter, de discuter, de rassembler, de mettre les choses sur la table, de proposer une alternative et, en quelque sorte, d’inventer de à A à Z un programme dont l’essentiel, le noyau dur, se trouve depuis des décennies dans son idéologie ; il suffit de l’adapter au contexte actuel. Au demeurant, qu’ils relisent le programme que le Parti communiste a soutenu lors des élections présidentielles de 2012. Serait-il impossible d’en dépoussiérer ce qui a vieilli, d’y ajouter ce qui manque ? Et point n’est besoin de se perdre en d’interminables palabres, parlottes, pinaillages, de s’enliser dans une réunionnite de diversion. Et pourquoi pas, tant qu’à faire, ne pas créer une commission à la Clemenceau ?

 

La maison brûle, les incendiaires sont à l’oeuvre de tous les côtés et il faudrait discuter sur la personnalité du chauffeur du camion des pompiers, de la forme des tuyaux, de la couleur des pneus, de la brillance des casques, faire le procès de celui qui a actionné (en « solo ») la sirène sans organiser dix brainstormings décisionnels ?

 

La conférence nationale du PCF (5 novembre 2016) ne tranchera pas davantage, mais fera des propositions entre lesquelles les militants auront à choisir dans les semaines (les mois ?) qui suivent.

 

Nous sommes en octobre, les élections ont lieu en avril 2017 et tout se passe, selon un dirigeant frondeur du PCF comme si l’on voulait attendre le résultat des primaires du PS (en janvier 2017). Olivier Dartigolles, porte-paroles du PCF, lâche que si Arnaud Montebourg gagnait ces primaires, tout serait à reconsidérer (je cite ici de mémoire, mais j’en retiens l’esprit).

 

 

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Qui a peur de jean-Luc Mélenchon ?

Si la direction du PCF craint, aujourd’hui, ce qu’elle ne craignait pas hier, c’est-à-dire d’être phagocytée par Jean-Luc Mélenchon et occise par un baiser qui tue, quelle erreur de ne pas avoir discuté d’emblée avec lui des conditions dans lesquelles il aurait pu être le porte-parole commun des idées communes dans un intérêt commun face à trois ennemis communs du peuple : FN, LR, solfériniens !

 

Certes, Jean-Luc Mélenchon développe une campagne hors partis, ce qui n’est pas malhabile pour une telle élection et ce qui a été rendu pratiquement inévitable par le discrédit qui s’est abattu sur le Front de gauche qui l’avait soutenu pendant la campagne présidentielle de 2012, mais qui a été ensuite marqué par des magouilles lors des élections suivantes où l’on a vu certaines de ses composantes tantôt faire alliance avec le Parti de gauche, les Verts ou le NPA, tantôt avec des Solfériniens. L’opinion des Français, exprimée dans des sondages, et plus encore dans les abstentions, a permis de mesurer l’ampleur des dégâts. D’où la nécessité d’opter pour une solution originale et novatrice pour que les citoyens se réconcilient avec les urnes, puisque, de plus en plus, ce ne sont pas les votants qui font les élus (et souvent les pires) mais les abstentionnistes.

 

 

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Ce qui va finir de tuer le PCF

Ce qui va tuer le PCF, ce qui le blesse déjà et lui ouvre les veines, ce n’est pas Jean-Luc Mélenchon : c’est le renoncement de fait de ce parti à ce qu’il fut et qui était enthousiasmant, c’est l’obsession de sauver la carrière, l’emploi, les postes, les revenus d’une partie de l’appareil, des apparatchiks dont le calcul (pertinent) est que le PCF durera plus que leur propre vie.

 

Après eux le déluge. Ils perdront des voix à chaque élection, se sépareront de quelques permanents en région, vendront quelques biens du parti, des locaux un peu partout en France, et, s’il le faut, un jour, le siège du PCF marqué par la patte d’Oscar Niemeyer, comme naguère Robert Hue fit entrer Arnaud Lagardère dans le capital de l’Humanité de Jean Jaurès.

 

La liquidation totale de la boutique, le vidage de son rouge sang par hémorragie des troupes seront assez lents pour que le sommet du PCF et quelques hobereaux de province aillent au bout de leur carrière dans le confort douillet de qui fuit le moindre danger, de qui vit grâce aux militants et aux électeurs et non pour eux. La direction du PCF, aujourd’hui, ressemble au parti de la trouille.

 

On pourrait presque compatir : le parti communiste compte des élus et des permanents qui ne peuvent plus « retourner à la production » parce que des années de travail dans le Parti les a rendus inaptes à leur métier d’origine et parce que, surtout, le patronat n’embauche pas de tels trublions.

 

Mais le Parti communiste doit-il mourir sans gloire pour les sauver ? Il les sauvera en redevenant ce qu’il fut. Pas en s’acoquinant avec l’horrible troupeau d’éléphants de la rue de Solférino qui s’abreuvent à la mare du MEDEF, lèchent la mangeoire de l’OTAN dans la recherche frénétique d’ennemis à bombarder, de Russie et de Chine à défier pour le compte des USA.

 

 

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Cessez le feu, vite !

A l’heure où j’écris ces lignes, Jean-Luc Mélenchon a révélé les noms de ses 20 premiers candidats aux législatives. Il veut en avoir 577. Autant dire que les élections post-présidentielles verront s’affronter dans tout le pays des candidats de la France Insoumise et du PCF. Qui, à gauche, ne s’en attristerait pas ?

 

Les optimistes diront que la partie de bras de fer entre Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon cessera là où commence la certitude que Billancourt se désespère et qu’un accord interviendra enfin, mutuellement avantageux et conforme aux intérêts, au désir ardent du peuple.

 

Les pessimistes retiendront que, si un accord tarde trop, les invectives auront commis des dégâts qui ne pourront être réparés dans le peu de temps qui reste. Le fait qu’Olivier Dartigolles attise le foyer avec des mots terribles est mauvais signe. On le voit pourfendre Jean-Luc Mélenchon bien plus que son programme. Et pour cause !

 

Or, la politique exige d’avancer en tenant compte de la réalité qui résiste aux desiderata. Jean-Luc Mélenchon, caricaturé par les médias qui le situent résolument à l’extrême gauche (ça fait peur aux électeurs), peint comme un méchant colérique, présenté depuis des années par des photos extraites de l’album « L’homme que vous ne prendriez pas en stop »), Jean-Luc Mélenchon, intègre le top 5 des personnalités préférées des Français. 100 000 signatures affluent pour le soutenir, 1400 groupes d’appui ont vu le jour, plus d’un millier de communistes le rejoignent, dont Marie-Georges Buffet, qui fut secrétaire du PCF, ministre et candidate à l’élection présidentielle de 2007, Roland Leroy ex-directeur de l’Humanité, Roger Martelli, qui fut membre de la direction du PCF et qui est co-directeur du magazine communiste Regards (avec Clémentine Autain, qui appelle à voter Mélenchon), Patrice Cohen-Seat membre du Conseil national du PCF.

 

Dans les sondages (à prendre avec précaution, mais à savoir lire aussi quand ils ne se démentent pas pendant des mois), la cote de Jean-Luc Mélenchon est sur une courbe ascendante, plus proche déjà des 20 % d’intention de vote que des 10% du début de sa campagne. On imagine quels dégâts affecteraient les candidats de droite et d’extrême droite avec l’entrée dans la lutte de dizaines de milliers de militants communistes. On imagine le désarroi de ces militants s’il ne leur est laissé que le choix de refuser Jean-Luc Mélenchon au premier tour (eux à qui le parti a si souvent demandé de voter « socialiste ») et de voter à droite au second pour barrer la route au fascisme.

 

Plus le temps passe, moins les dirigeants communistes seront en bonne position pour négocier sur des points du programme à porter ensemble en avril 2017 et sur une équitable répartition des circonscriptions, donc des élus à l’Assemblée nationale.

 

L’état-major communiste va se réunir, en plein désarroi, le 5 novembre. De haut en bas, les communistes sont incertains, partagés. Appuyer le candidat de la France Insoumise et permettre que la gauche ne soit pas éliminée au premier tour en avril 2017 ou consacrer la division en soutenant un autre candidat dont la campagne aplanira le chemin pour les candidats du PCF à la députation ?

 

Allez savoir à ce jour (20 octobre 2016). Mais ce qui est sûr, c’est que la mayonnaise France Insoumise prend (on le voit aussi par le changement de ton et d’arguments des journalistes quand ils parlent à (ou de) Jean-Luc Mélenchon). Plus l’appareil communiste tergiverse, plus il aura à concéder au porteur d’un espoir raisonnable et fou : celui de l’humain d’abord, de la parole rendue au peuple, du changement de la Constitution, de la résistance à l’UE, de la paix, de la réduction des inégalités, de la protection des syndicalistes, etc.

 

J'écris tout ce qui précède parce qu’il me déplaît qu’on fasse des yeux au beurre noir à des salariés de toutes obédiences.

 

Souhaitons longue vie au PCF et rien de mal à ses dirigeants, pour peu qu’ils veuillent se souvenir de ce qui a fait que le communisme est en soi une idée qui enflamma les peuples à travers le monde.

 

Et c’est ainsi que Pierre Laurent sera grand.

 

Note :

[1] Pendant la lutte contre Batista, le Parti communiste cubain désapprouvait Fidel Castro et ses « méthodes terroristes et putschistes […] inefficaces, nuisibles et contraires à l’intérêt du peuple. » Le Parti communiste vénézuélien n’a pas présenté de candidat contre Hugo Chavez lors des élections présidentielles de 1998 et il a été élu. Comme on le sait, la victoire de ces deux hommes n’a pas fait disparaître (loin de là) les partis communistes de ces deux pays.

- Sur le même sujet, lire sur Le Grand Soir  : « Choisir la France insoumise ou continuer à subir. En 2017, comme je l’ai fait en 2012, je voterai pour Jean-Luc Mélenchon » (Maxime Vivas, 19 février 2016). http://www.legrandsoir.info/en-2017-comme-je-l-ai-fait-en-2012-je-vote...

 

Pour en savoir plus :
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Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

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- Mélenchon est-il parti tout seul à la présidentielle ? Ou de l'amnésie collective.

- Respect ! Mélenchon n'est pas assez bien pour eux !

- La direction du PCF parie sur Montebourg

- Le PCF de Charybde en Scylla par Francois Cocq

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 08:43
Toute candidature socialiste est promise aux snipers postés aux quatre coins

Ce que nous voyions venir est arrivé : le parti socialiste est en phase d’implosion. La débandade sévit dans ses rangs et le sauve-qui-peut gagne du terrain dans sa sphère de direction. François Hollande ne recueille plus que 14 % d’opinions favorables.

Il est en passe d’être lâché par Cambadélis et Valls qui cherchent à détecter une issue de survie (et non de victoire) pour 2017.

Ségolène Royale ne vient-elle pas d’être jetée à la mer houleuse des incertitudes, comme une éventuelle bouée de sauvetage, selon le JDD ? L’ancienne compagne au secours de son ex en perdition ?

C’est dire l’ampleur de la désespérance dans les bureaux de Solférino et les allées du pouvoir...

 

Sources : L-ECHO.info par Christian Audouin

Quant à l’hôte de Matignon, il tente ses offres de services alors que le cadavre politique de François Hollande est encore chaud. L’adepte du 49.3, comme Macron, brûle de fouler l’arène de la présidentielle. Il agite un petit drapeau de gauche opportuniste pour mieux accéder à la possibilité de poursuivre les frasques du hollandisme ! Que les socialistes de « base » trouvent ici l’expression de notre sincère compassion...

 

A quoi le PS a-t-il affaire, sinon à un discrédit populaire sans précédent sous la Ve République, à une droite requinquée par les œuvres libérales du chef de l’état et de sa majorité, à une extrême-droite vitaminée par le vent mauvais des promesses non tenues. Mais il est aussi confronté à la cristallisation dynamique de l’envie de gauche réelle et de rupture avec les politiques d’austérité, portée par Jean-Luc Mélenchon et le mouvement « La France Insoumise ». Tous les sondages situent le candidat de 2012 en pole position des intentions de vote à gauche, loin devant Hollande, bien sûr, mais aussi des hypothèses Montebourg, Hamon et Macron. C’est exercer sa fonction journalistique de constater ici tout cela, quoiqu’on puisse en penser par ailleurs.

 

La primaire socialiste aura-t-elle lieu en... février prochain ?

Il est permis d’en douter, vu l’entrée en décomposition de la formation politique concernée. Pour sauver quelques meubles, une désignation pourrait lui être substituée.

 

D’ailleurs, primaire ou pas, le casse-tête sera absolu pour Cambadélis. Qu’elle soit de « centre gauche » ou issue des « frondeurs », toute candidature socialiste éventuelle sera désormais promise aux tirs croisés des snipers postés aux quatre coins des territoires socialistes. Elle sera aussi immanquablement lestée par le boulet du bilan de François Hollande dont, de Montebourg à Macron, personne ne parviendra à se libérer. Ce qui a été mal fait est fait, depuis le début jusqu’à la fin du quinquennat.

 

Le sociologue et sondeur Jérôme Sainte-Marie a écrit dans un retentissant article publié par notre confrère « Le Figaro » : « Ce qui se joue actuellement à gauche est inédit. Les conséquences sur le parti socialiste seraient bien plus importantes qu’une simple défaite de son candidat, comme en 1995 ou en 2007, si celui-ci devait être, non seulement éliminé à l’issue du premier tour, mais en outre devancé par un autre candidat issu de son camp.

 

Toute l’organisation de la vie politique pourrait être transformée comme jamais depuis l’effondrement électoral du parti communiste au début des années 1980. Sans que cela soit largement perçu, tel est pourtant ce qui se joue avec la dynamique actuelle de la campagne de Jean-Luc Mélenchon. »

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Jean-Luc Mélenchon précipite la recomposition à gauche

- Adresse à nos amis du PCF : Présidentielle : attendre février serait irresponsable

- Montebourg prêt à l'union avec le PCF

- Les Primaires : une supercherie antidémocratique ?

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 08:08
La convention des insoumis des 15 et 16 octobre s'adresse au peuple français !

Sources : Convention de la France Insoumise

Nous sommes les membres de la première convention de la France Insoumise.


Nous nous adressons aux gens simples comme nous, qui veulent :

  • un monde où les êtres humains puissent vivre sans être déchirés par les guerres ou la misère ;
  • un monde de solidarité ;
  • un monde où l’on peut respirer l’air et boire l’eau sans danger, où la biosphère est respectée, un monde où les animaux ne sont pas traités comme des choses ;
  • un monde dans lequel une création artistique ou une découverte scientifique vaut plus qu’un cours de bourse.


Nous ne nous résignons pas à voir le productivisme détruire le seul écosystème compatible avec la vie humaine ni la cupidité répandre l’injustice et la misère.


Nous   ne   nous   soumettons   pas   à   l’ordre   du   monde   ni   à   la   domination   de l’oligarchie au détriment de l’intérêt général.

 

L’humanité et notre pays font face à 4 urgences :

  • urgence démocratique ;
  • urgence écologique ;
  • urgence sociale ;
  • urgence pour la paix.

Ce sont 4 défis. Ce sont autant opportunités pour construire un autre futur.

 

Nous ne nous résignons pas.

 

Pour cela, le peuple doit devenir acteur de son histoire et affirmer sa souveraineté.
C’est l’heure d’une France insoumise et fière de l’être.


Dans ce but, nous proposons au peuple français le programme «L’avenir en commun», son   candidat   à   l’élection   présidentielle   de   2017   Jean-Luc Mélenchon et ses candidats dans toutes les circonscriptions aux élections législatives.

 

Comme nous le faisons depuis le 10 février, nous continuerons d’aller à la rencontre de nos concitoyens et concitoyennes pour convaincre que demain peut être meilleur qu’aujourd’hui. Le progrès humain reste une idée neuve !

 

Nous faisons le serment d’agir ensemble pour porter ce programme. Jusqu’à la victoire et à sa mise en œuvre dans notre pays.

 

Vive la Révolution citoyenne !
Vive la 6e République !

 

 

 

- ...avec nous voulons rassembler le PEUPLE ! Rejoignez nous

La convention des insoumis des 15 et 16 octobre s'adresse au peuple français !
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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 08:07
C'est le peuple que nous voulons rassembler, pas les partis !

Ensemble disons STOP à la machine à perdre !

 

Sources : par E. DURAND

-

Ils veulent rassembler la "gauche"

Certes, il faut noter que la situation a légèrement évolué depuis le 2 février 2016, date à laquelle Pierre Laurent Interrogé sur une participation de François Hollande à la primaire, avait affirmé n’avoir « aucun problème » avec cela car il a « confiance dans le choix que feront les citoyens de gauche ». Mais « si la gauche va à l’élection présidentielle avec un représentant qui défend le bilan du quinquennat actuel, qui est rejeté par les électeurs de gauche, la gauche va être éliminée »[1].

 

  • La proposition de candidature déposée par Jean-Luc Mélenchon a fait bouger les lignes.... et c'est tant mieux ! Mais nous ne sommes pas encore au bout du chemin !

 

D’ailleurs ce discours de "rassemblement de la gauche" face à la droite et au FN est récurent sur les réseaux sociaux ou je suis interpellé régulièrement : "Je crois que vous n'avez pas compris la démarche de Jean-Luc Mélenchon et des insoumis ! " C'est en substance le propos que je tiens à ceux qui, dupés, croient que l'issue de notre pays passe par le "rassemblement de la seule gauche".

 

  • A souligner à cette étape de la discussion que tout le monde ne met pas le même contenu dans "la gauche", comme en atteste le tweet du jour de Jean Christophe Cambadélis
C'est le peuple que nous voulons rassembler, pas les partis !

En définitive, il y a ceux qui veulent rassembler "la gauche" (certes pour les uns sans Hollande et ses sbires),... mais avec le PS, et ceux qui comme nous veulent RASSEMBLER LE PEUPLE..... pas les états-majors politiques, pas les partis : LE PEUPLE !

 

 

-

Pourquoi cette démarche différente et que faut-il comprendre ?

  • 1 - coalition de "gauche" ?

Vous n'avez pas compris que la notion de "gauche" a tellement été dévoyé et assimilé au seul PS, au "recul social" que pour nombre de nos concitoyens cela ne veut plus rien dire : ils ne s'y retrouvent pas et ne votent donc plus !

 

Pour rassembler et gagner il faut unir au delà de la seule gauche "partisane", sortir des tambouilles d'appareils (comme par exemple celles que nous avons connu pour les régionales et municipales avec les alliances à géométrie variable, l'utilisation à des fins partisanes du logo FdG, le refus de mener une campagne nationale identifiable.....) !

 

  • 2 - la primaire ! Quelle supercherie !

Des électeurs dits de '"gauche" vont aller voter à la primaire de la droite, et des électeurs de droite vont venir voter pour celui des candidats du PS qui leur semblera le moins dangereux pour leurs intérêts 

Et vous voulez que l'on aille participer à cette carabistouille ou que nous en respections le résultat ? Mille fois NON !

 

  • 3 - Nous l'avons dit depuis le début avec des socialistes OUI, avec le PS NON !

Soyons clairs quand au pseudo rassemblement avec des socialistes opposés à Hollande : ils sont tous rentrés à la niche faire la primaire et se sont engagés à mener campagne pour le vainqueur quel qu'il soit Hollande, Valls ou un autre !

 

Aujourd'hui, Olivier Dartigolles (porte parole du PCF) a clarifié la position de la direction du PCF : la carte Montebourg sera jouée jusqu’au bout et si l’ancien ministre hollandais venait à gagner la primaire du PS, le PCF jouerait alors les rabatteurs pour que toutes les autres candidatures, et notamment celle de Jean-Luc Mélenchon, passent sous les fourches caudines de celle-ci.

 

En effet, Invité du Talk Orange Le Figaro ce lundi 24 octobre, le porte-parole du PCF a en affirmé « Si Montebourg gagne la primaire socialiste, ce sera quelque chose de nouveau dans la situation politique. Comme le dit Pierre Laurent, quand bien même on ferait un choix de candidature d’ici la fin de l’année, on maintiendra toujours ouverte la possibilité pour le Parti communiste français d’aller vers des choses qui permettraient cette candidature commune ».

 

Ainsi, en catimini, le PCF fait le choix de soutenir un socialiste donné perdant dans les sondages pour quelques circonscriptions aux législatives ! Et le peuple dans tout ça ?

 

  • Pour les insoumis, il est hors de question de faire campagne sous une forme ou une autre pour le candidat qui sortira de la primaire du PS !

Le PS avec ou sans "frondeurs" n'est pas de gauche [2] !


Loin de ces tambouilles et autres combines, OUI, c'est le peuple que nous voulons rassembler !

 

 

- On nous dit..... il faut rassembler la gauche à cause du risque qu'elle soit éliminée du second tour !

Mais qui jour après jour, avec la politique suivie par la droite sous Sarkozy et celle maintenant suivie par Hollande alimente le vote FN ? Les responsables de la montée du FN sont à l'Elysée, à Matignon et pour une part identique parmi ceux qui, au parlement, soutiennent cette politique !

 

Notons que lors des présidentielles de 2012, il y avait eu le 21 avril :  8 359 440  abstentionnistes soit 20.29% de l'électorat.

 

C'est surtout à eux (abstentionnistes, électeurs de gauche égarés au FN par dépit...) que nous voulons donner la parole, offrir une perspective, un espoir, créer une envie de s'inscrire sur les listes électorales, de s'engager dans la campagne, parce-que nous ne représentons pas d'intérêts partisans, nous n'avons de compte à rendre à personne sinon à nous même.... que notre raison d'être et d'agir, c'est l'intérêt du peuple !



En définitive, le mouvement des insoumis mené par Jean-Luc Mélenchon n'est ni de droite ni de gauche (selon la définition de la sphère partisane et des médias), mais vise à rassembler tous les CITOYENS qui veulent être associés aux décisions, respectés et entendus par les institutions (ce sera le cas avec la VIe République), plus de justice sociale, plus d'écologie, plus de travail, qui veulent aussi la paix et la coopération plutôt que la guerre,... etc... à participer au mouvement d'une France qui refuse de mourir, qui refuse de se soumettre à l'argent roi !

 

 

-

Pourquoi devrions nous changer de stratégie ?

Les chances de voir le PS au deuxième tour de la présidentielle se réduisent de semaine en semaine comme le montrent plusieurs sondages. Pendant ce temps, Jean-Luc Mélenchon, lui, progresse, dépassant de plusieurs points François Hollande  et les "frondeurs".
 
 
Dans ce cadre, l'hypothèse d'un second tour opposant Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon est crédible.
 
Elle serait la conséquence normale d'une transformation en profondeur de l'affrontement droite-gauche auquel nous assistons. On voit bien que globalement, dans la plus grande partie de la "gauche", il existe un naufrage idéologique profond qui touche à l'ensemble des questions posées à l'opinion publique. Sur l'Europe, sur la religion, sur l'éducation, sur les finances et services publiques, sur nos institutions et l'avenir de la Ve République, le nucléaire....la "gauche"  se fracasse en camps très différents et difficiles à réconcilier. La droite est en apparence moins divisée, mais la question de l'identité la travaille et le Front national constitue pour elle un puissant aimant qui la déstabilise.
 
Rien ne prouve donc que le candidat de droite qui sortira de la primaire pourra décrocher de façon sûre son accès au second tour. Dès lors, Entre un J.L. Mélenchon qui n'aura de compte à rendre à personne d'autre qu'aux insoumis et au Peuple et une Marine Le Pen, les Français peuvent préférer avec Jean-Luc Mélenchon, un second tour de rupture qui répondent enfin à leurs attentes.

 

C'est à cela que nous travaillons..... et rien ne nous fera changer de stratégie !
 

 

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C'est le peuple que nous voulons rassembler, pas les partis !
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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 08:17
"L'avenir en commun" avec JLM2017 : un programme révolutionnaire

Entretien avec Charlotte Girard coordinatrice du programme L’Avenir en commun

 

Sources : L'Heure du Peuple par Jeanne Fidaz

- Jeanne Fidaz : Quel est le point de départ du programme L’avenir en commun ?

Charlotte Girard : Le programme repose sur l’analyse suivante : la question principale à régler est celle de la dévolution et de l’exercice du pouvoir. C’est pourquoi le programme s’ouvre sur la constituante, qui est la clé permettant de déverrouiller le système dans un premier temps. Cette constituante, c’est un signal politique : le peuple n’est pas en mesure, actuellement, d’exercer sa volonté. Il faut le réinvestir du pouvoir de se doter des règles lui permettant de prendre les décisions qui le concernent. La constituante permettra l’émergence de nouveaux droits qui convergeront vers l’idée d’une République égalitaire, sociale, laïque et solidaire. Il faut défaire le carcan économique, social et sécuritaire pour faire de nouveau des citoyens un peuple politique. Cette nouvelle République ne sera pas neutre, c’est pourquoi le programme donne évidemment des directions et dessine l’avenir ; il s’appelle ainsi « L’Avenir en commun ».

 

 

- Jeanne Fidaz : S’agit-il d’un programme révolutionnaire ?

Charlotte Girard : Oui ! Car comme je viens de l’expliquer, il repart du peuple. Y compris dans la grande tradition révolutionnaire française. Mais aussi par les contenus : il renverse l’ordre des choses actuel. Ainsi, la perspective de sortie des traités européens est révolutionnaire en ce qu’elle rebattra les cartes. Et puis le programme est aussi révolutionnaire au sens marxiste du terme, puisqu’il assume les antagonismes de classes et la lutte qui l’accompagnent. Travailleurs, salariés ou ubérisés, seraient les premiers impliqués dans le combat contre l’aliénation au travail. Enfin, il est révolutionnaire par sa dimension écologique, puisqu’il vise à renouveler radicalement les modes de production pour éviter la catastrophe écologique qui a commencé et que d’aucuns voudraient présenter comme inéluctable ou fallacieuse. C’est donc une fusée à plusieurs étages que cette révolution citoyenne mise en mouvement avec la France insoumise.

 

 

- Jeanne Fidaz : Quelles questions ont soulevé le plus de débats entre les différents contributeurs du programme ?

Charlotte Girard : L’audition de Bernard Friot nous a permis de belles réflexions. On a mieux compris ce qu’il proposait en le rencontrant, et nous avons finalement choisi d’assumer le fait que nous n’étions pas prêts à abandonner, comme il le propose, tout lien entre salaire ou revenu et travail. Ça ne remet pas en cause la dimension subversive et intéressante de ses travaux, mais nous nous sommes finalement prononcés pour une sécurité sociale intégrale, plus proche des propositions de la CGT sur la sécurité sociale professionnelle, et qui permettrait à tout un chacun de disposer d’un revenu quelle que soit sa situation.

 

La sécurité, parce qu’elle n’est pas un thème prisé à gauche et plutôt un identifiant de la droite, est un enjeu rempli de pièges pour la pensée. Soit vous êtes taxé de sécuritaire par les secteurs les plus radicaux de la pensée de gauche, soit vous êtes renvoyés à la pensée unique sur le sujet surtout en période d’état d’urgence selon laquelle il n’y a pas d’alternative à « la guerre contre le terrorisme ». L’audition de Laurent Bonelli nous a aidé en particulier sur le sujet, ainsi que le groupe de travail qui s’est constitué pour traiter cette question de manière rationnelle. Un livret thématique programmatique est en préparation.

 

 

- Jeanne Fidaz : Ce programme s’inscrit clairement dans la continuité de l’Humain d’abord. Quelles évolutions peut-on noter depuis 2012 ?

Charlotte Girard : Je dirais qu’il va plus loin, et de manière plus précise. Le programme de la France insoumise actualise, modernise et approfondit L’Humain d’abord, en tenant compte de l’aggravation de la situation depuis 2012 et de la perpétuation de la crise économique débutée en 2008. Certains points de désaccords entre les organisations membres du Front de Gauche ont été tranchés dans l’Avenir en commun. Ainsi, la décision de sortir du nucléaire est actée dans le programme. Nous sommes plus précis sur la planification écologique et l’objectif de parvenir à 100% d’énergies renouvelables. Les travaux que les organisations politiques partenaires ont mené depuis 2012 nous permettent d’être plus volontaristes sur certains sujets. On a ainsi repris et développé la notion de « nouvel indépendantisme français ». La réflexion très dense sur l’économie de la mer nous permet d’insérer ce thème dans le programme de manière très détaillée. De la même manière, les différents sommets du plan B et tout le travail accompli en partenariat avec nos camarades européens nous autorisent également à assumer une ligne plus structurée sur cette question.

 

 

- Jeanne Fidaz : Pouvez-vous nous donner quelques mesures emblématiques du programme ?

Charlotte Girard : De manière subjective et dans une sorte d’inventaire à la Prévert: l’assemblée constituante, dans la mesure où nous sommes les seuls à la proposer – même si d’autres se réclament de la Sixième République ; parler de planification écologique, et non de transition écologique ; imaginer un plan B avec des coopérations alternatives en cas d’échec du plan A s’agissant du rapport à l’Union européenne ; le chapitre sur les nouvelles frontières que sont la mer, l’espace et le virtuel, pour lesquelles il faut faire attention à ce qu’elles ne soient pas gadgétisées ; enfin, l’abrogation de la loi El Khomri, que nous sommes les seuls à annoncer !

 

 

- Jeanne Fidaz : L’actualité et l’ambiance dans le pays sont pourries par les attentats et les délires publics sur ce qui devrait être une question privée : le fait religieux. Quelles solutions à ces questions qui saturent la sphère médiatique et le débat public ?

Charlotte Girard : Le premier réflexe face à la manière dont ces questions sont amenées dans le débat public : ne pas se laisser enfermer dans la question ethnique qui est un corollaire de la question religieuse en l’espèce. D’abord donc rappeler que l’on ne répondra pas à l’agression qui est réelle et épouvantable sur le terrain où elle se situe en apparence : une guerre de civilisations. Ce n’est pas le cas. Sans négliger la nécessité immédiate de démanteler les réseaux terroristes et de lutter contre l’embrigadement des jeunes gens sur des lignes meurtrières et fanatiques, on devra proposer des solutions qui traitent les causes et s’envisagent sur le long terme. Ces solutions sont faites d’un plan de négociations avec les acteurs directement impliqués que sont la Syrie et les dirigeants des zones frontalières engagées dans le conflit armé, mais aussi la Russie et pas seulement la Turquie, les Etats-Unis et les monarchies du Golfe. Du point de vue national, la question sociale et culturelle doit être remise au cœur de notre stratégie. Autrement dit, la laïcité doit être remobilisée comme mode social de règlement des conflits, ce qu’elle est depuis 1905. La sécurité doit être repensée de manière républicaine, c’est-à-dire dans les termes de la sûreté publique, avec la refonte du renseignement et de la police qui doit redevenir un moyen de protéger les libertés individuelles et la République.

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Les 15 (10 + 5) mesures programmatiques "phares" des Insoumis pour 2017

- Charlotte Girard « Notre convention est un pas décisif pour la France insoumise »

- Jean-Luc Mélenchon : Le programme : ça c’est fait !

 

"L'avenir en commun" avec JLM2017 : un programme révolutionnaire
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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 08:04
Les 15 (10+5) mesures programmatiques "phares" des Insoumis pour 2017

Sources : par E. DURAND

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Les "insoumis" en ordre de marche

La première convention nationale de la France insoumise s'est déroulée à Lille les 15 et 16 octobre 2016.

 

Elle a réuni plus d’un millier de personnes, représentatives du mouvement La France insoumise, qui s’est constitué depuis la proposition de candidature de Jean-Luc Mélenchon, le 10 février dernier.

  • 650 insoumis tirés au sort parmi les plus de 130 000 signataires de la plateforme jlm2017.fr
  • 250 acteurs des insoumissions sociales, écologiques ou démocratiques, des intellectuels et des représentants des groupes politiques qui soutiennent le mouvement.

L’ensemble des insoumis sera également invités à participer grâce à des méthodes interactives (réseaux sociaux, sms, vote en ligne).

 

Dans le prolongement du « Défilé des insoumis » du 5 juin 2016 à Paris, elle a permis de faire entendre celles et ceux qui incarnent la France insoumise : des syndicalistes, des lanceurs d’alerte, des militants pour la défense de l’environnement, des universitaires, des philosophes, des personnalités du monde de l’art et de la culture et des insoumis(es) qui témoigneront de leurs expériences du quotidien.

 

Elle a constitué également une étape dans la construction du projet « l’Avenir en commun », titre du programme en cours adopté par les 130 000 insoumis. La convention a aussi permis d’identifier les priorités programmatiques de la campagne et d'enclencher une phase de construction de livrets thématiques et d’ateliers législatifs qui préciseront nos propositions sur près de 40 sujets.

 

Enfin, elle a été l’occasion pour les insoumis de toute la France de réfléchir collectivement aux méthodes et outils nécessaires pour faire progresser la France insoumise : élargissement du mouvement, collecte des 500 parrainages, financement de la campagne, premières réflexions sur la campagne des 577 candidats qui porteront les couleurs du mouvement aux élections législatives.

 

Plus de 200 bénévoles se sont mobilisés pour organiser, mettre en place cette première convention, événement inédit qui s'est conclue le dimanche 16 octobre à 11h30 par Jean-Luc Mélenchon.

 

 

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Priorités programmatiques de la campagne

Les 10 mesures emblématiques programmatiques "phares" + 5 (parmi 357 mesures du programme), adoptées par vote en ligne des insoumis à l'occasion de la convention (11 362 personnes ont voté jusqu'à dimanche matin [en moins de 10 heures] à cette deuxième phase de la consultation programme), serviront de support à la campagne, à partir desquelles du matériel électoral va être fabriqué. Ça donne une idée de l'orientation générale du mouvement". Elles seront des axes de la campagne !

 

Le programme "L'Avenir en commun", élaboré avec la contribution de quelque 3.000 "insoumis", et sur la base d'une quinzaine d'auditions d'experts, sera finalisé et édité en décembre. Parallèlement, seront produits des "livrets thématiques" pour approfondir certains sujets et des "ateliers législatifs" pour préparer projets de loi et textes juridiques.

 

PRÉCISION :

il y avait 357 mesures mises sur la table qui se retrouveront toutes dans le programme. Sur ces 357 mesures il fallait en extraire 10, ou 15 qui seraient "mises en avant". C'est donc le résultat reçu par les mesures les plus plébiscitées.

L'ordre de présentation n'est qu'indicatif en fonction des résultats des votes, mais la VIe République est bien la première mesure des insoumis, celle sans laquelle on ne pourra pas mettre en œuvre notre programme !

 

Les 15 (10+5) mesures programmatiques "phares" des Insoumis pour 2017
Les 15 (10+5) mesures programmatiques "phares" des Insoumis pour 2017

 

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Voici les 5 mesures emblématiques "complémentaires" de notre programme !

Les 15 (10+5) mesures programmatiques "phares" des Insoumis pour 2017

 

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Discours de Jean-Luc Mélenchon à Lille en clôture de la convention de la France insoumise prononcé le 16 octobre 2016.

Pour en savoir plus :

- Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Ce que signifie le nouveau logo de Jean-Luc Mélenchon

("Cette France insoumise, FI, nous la disons en grec, Phi, par affection pour ceux qui nous ont appris la démocratie" et enseigné "ce miracle de l'explosion de la philosophie", a plaidé le candidat à l'élection présidentielle.

Citant Victor Hugo, Jean-Luc Mélenchon a rappelé que Phi désignait aussi le nombre d'or, érigé en symbole d'harmonie entre les hommes et les femmes, entre les être humains "comme on le dit d'une musique".

Appuyant sa démonstration, l'eurodéputé a estimé que dans la proportion parfaite du nombre d'or, "le plus grand est dans le même rapport au plus petit qu'au tout. Comme l'est chaque être humain par rapport à son voisin, et notamment le plus démuni au reste de l'univers".

Et de conclure: "Phi, c'est la philosophie, c'est l'amour de la sagesse. Ça va comme programme!")

- VIe République, écologie, social... Le programme de Jean-Luc Mélenchon pour 2017

- Les 10 premières mesures du programme de Mélenchon

- "L'avenir en commun" avec JLM2017 : un programme révolutionnaire

-- Jean-Luc Mélenchon : Le programme : ça c’est fait !

 

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 08:28
Syrie, ALEP, Russie, France... J.L. Mélenchon... enfumage et réalités !

Oui, l’urgence est de sauver les populations civiles d’Alep.
Mais il n'y a pas de "bonnes victimes" que l'on médiatise parce qu’elles sont placées du côté de la ligne de front qui servent les intérêts de l'occident... et de mauvaises !

Qui osera aussi nous faire croire que l'offensive en cours à Mossoul (à laquelle les forces américaines et françaises participent sur le terrain et dans les airs) n'aura pas de conséquences désastreuses pour les populations civiles ?

Toutes les victimes qu'elle soient à ALEP OUEST ou à ALEP EST, à MOSSOUL en Irak, à SANAA au Yémen ou en Afghanistan doivent soulever la communauté internationale pour exiger des solutions politiques aux conflits vers la paix et la démocratie.

 

Sources :  L'indignation à géométrie variable : L'Heure du Peuple

- L'indignation à géométrie variable

La guerre en Syrie donne lieu à propos d’Alep à une campagne d’enfumage médiatique digne des plus grandes manipulations orchestrées par l’OTAN depuis la chute du mur de Berlin, de la guerre en Yougolsavie aux armes de destruction massive imaginaires de Sadam Hussein. La nouveauté est que la France est désormais en première ligne de cette guerre de l’information, en rupture avec toute son histoire d’indépendance par rapport aux logiques de guerre entre blocs. Les victimes civiles d’Alep servent ainsi de prétexte à nous faire prendre partie dans un conflit armé dont la ligne de front passe actuellement à travers cette ville. Or il n’y a pas des civils victimes qu’à Alep Est. Ceux d’Alep Ouest, sous administration syrienne, subissent depuis des mois le feu djihadiste depuis Alep Est, notamment nourri d’armes lourdes américaines livrées en masse à la « rébellion » syrienne depuis 2013. Le contexte syrien et régional plus large est tout autant occulté. La Turquie a envahi le nord de la Syrie, et les USA y construisent un aéroport militaire, avec comme unique boussole le tracé des oléoducs et gazoducs, dans l’illégalité internationale la plus totale. Quant à la France, elle bombarde la banlieue de Mossoul, ville irakienne de 1,2 millions d’habitants, et y déploie de l’artillerie au sol en vue d’une offensive de tous les dangers pour les civils. Américains et russes se livrent donc à une course de vitesse sur les fronts syriens et irakiens dont les civils sont partout les victimes innocentes.


Les campagnes occidentales pour les civils d’Alep sont d’autant plus hypocrites que les pourfendeurs des crimes de guerre en Syrie sont aussi ceux qui les pourvoient dans d’autres pays de la même région au même moment. France et États-Unis cautionnent ainsi depuis deux ans la guerre des monarchies du golfe contre la rébellion yéménite. Le bilan s’élève à 10 000 morts selon l’ONU, dont 3 900 civils tués, notamment par des Mirage 2000 et des chars Leclerc livrés aux pays du golfe par la France. Le week-end où Hollande dénonçait des crimes de guerre à Alep, 150 civils étaient tués par un missile tiré sur un mariage au Yemen.


Aucun défenseur de la paix ne doit donc être dupe de ces dénonciations à géométrie variable. Aucune solution de paix ne pourra être construite sans regard indépendant de celui des belligérants. Les civils syriens, irakiens et yéménites auraient tous à gagner à ce que s’affirme le nouvel indépendantisme français défendu par Jean-Luc Mélenchon. La France arrêterait ainsi d’attiser des guerres (Libye, Syrie, Mali, etc.) qui lui échappent et lui coûtent cher financièrement et humainement jusque sur son propre territoire. Cet effort d’indépendance n’est pas que l’affaire de l’État et de ses dirigeants mais commence aussi pour chaque citoyen dans son nécessaire rapport critique à l’information.

 

Crimes de guerre en Syrie qualifiés de «bavardages» : Mélenchon rectifie l'AFP [1]

Crimes de guerre en Syrie qualifiés de «bavardages» : Mélenchon rectifie l'AFP [1]

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Syrie - Daesh - Révélations incroyables sur France Inter !

Il y a quelques semaines, nous aurions du aller chercher de telles informations sur les chaînes russes, pour se faire alors dénigrer. Et pourtant, après une catastrophe parfois tout change! Du moins c'est l'impression qu'on peut avoir aujourd'hui...

 

- Guerre de Syrie, les intérêts cachés

Geopolitis explique les intérêts cachés de la guerre en Syrie. Ce documentaire date d'octobre 2013, date à laquelle on comptait déjà plus de 100 000 morts. Aujourd'hui le bilan s'élèverait à 250 ou 300 000 morts.

 

 

- Alep - L'intox monstrueuse dénoncée par Vanessa Beeley[1]

Le fait que Vanessa Beeley reprenne le mot "terroriste" pour qualifier les rebelles qui sévissent à Alep-Est vous semble peut-être surfait et propagandiste... Pourtant elle est bien allée sur le terrain et explique en détails pourquoi elle les appelle ainsi.

 

Note :

[1] Vanessa Beeley est un journaliste d' investigation britannique axée sur le Moyen - Orient

 

 

- Jean-Luc Mélenchon était l'invité de Michel Grossiord et Perrine Tarneaud sur « Public Sénat » le 20 octobre 2015.
La dernière partie de l'émission abordait la guerre en Syrie et la question des réfugiés.

 

 

- Sur le bras de fer diplomatique mené par François Hollande avec la Russie

Invité de Public Sénat le mardi 11 octobre 2016, Jean-Luc Mélenchon a répondu aux questions des journalistes concernant la situation en Syrie. Il a plaidé pour une coalition universelle pour la paix.

 

Jean-Luc Mélenchon a vivement condamné le bras de fer diplomatique mené par François Hollande avec la Russie, déclarant : « Je désapprouve absolument ce qu'il est en train de faire, qui est totalement contraire aux intérêts de la France ».

 

 

- Vladimir Poutine explique ce qui s’est réellement passé entre la France et la Russie

Au lendemain de l'annulation par Moscou d'une rencontre prévue à Paris entre François Hollande et Vladimir Poutine, le président russe a expliqué chronologiquement ce qui n’avait pas fonctionné dans les relations diplomatique entre les deux pays.
 

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 08:12
et le temps passait....

Le PCF est l’inaction même au risque de désespérer les siens et les siennes. Mais les logiques à gauche se développent dans un écart de plus en plus grand complètement délétère. Construire la victoire est pourtant le seul objectif sensé. Par le rassemblement. Sans constructions illusoires, sans amour propre déplacé, sans conditions préalables. Par respect de l’intérêt général.

 

Sources : Le Blog de Francis Parnny par Francis Parny (membre du Conseil national du PCF)

- Ainsi donc dans une interview à l’humanité, publiée le 4 octobre, Pierre Laurent a réaffirmé les objectifs du parti communiste français pour 2017.

« Rassembler les forces de progrès autour d’un projet commun », « un projet de gauche en rupture avec le libéralisme ».

 

Constatons au plan anecdotique que cette prise de position invite les communistes dans la consultation organisée pour novembre à attendre encore pour désigner un candidat pour 2017.  Les communistes vont donc rester en « chômage présidentiel » en attendant le bon vouloir de leurs dirigeants.

 

Sur le fond des propositions il serait difficile à toute personne qui a été de gauche de ne pas être d’accord pour un rassemblement à vocation majoritaire en rupture avec le libéralisme.

 

Mais un tel objectif évolue dans le temps en fonction des rapports de force, des expériences de gouvernement, de celle du mouvement populaire et des choix effectués par telle ou tel « politique » à gauche.

 

 

- Aujourd’hui l’objectif de rassemblement majoritaire s’il vise à se tourner vers les frondeurs et autres écologistes non-gouvernementaux devient pour le moins un objectif à moyen terme.

Ils sont nombreux en effet les Montebourg ou autres Cosse qui ont renoncé depuis longtemps à mettre en cause le libéralisme.

 

 

Et puis aucun candidat élu à la présidentielle toutes ces dernières années a été majoritaire dans l’opinion publique Nous vivons le temps des présidents relatifs. Celui de 2017 pourrait peut-être avoir réalisé moins de 20 % au premier tour.

 

 

- Quant au rassemblement antilibéral nous connaissons son périmètre.

Il est celui des formations du Front de gauche et aussi des formations « d’extrême gauche » dont la stratégie cependant, est différente. Au fil des années au cours desquelles la gauche de renoncement est devenue prépondérante, la critique du libéralisme est devenue une admonestation et non une condamnation. Le libéralisme est adoubé par tous les partis du système.

 

La campagne de Macron illustre à la perfection cet « état de fait » puisqu’il fait le choix de ne pas traiter des questions économiques et disserte sur d’autres questions sociétales ou plus directement politiques comme la démocratie.   

 

Il faut construire un mouvement à vocation majoritaire mais en appelant celles et ceux qui rejettent clairement le système à en construire, ensemble, un autre, alternatif.  

  • Jusqu’à la victoire.

 

- Aucun autre objectif pour 2017 ne peut être avancé sous peine d’être entaché d’intérêts partisans qui n’ont rien à voir avec l’intérêt général.

Pierre Laurent insiste sur la perspective épouvantable d’une victoire de la droite. Il martèle que 2017 ne ressemblerait pas à 2007.

 

Mais comme 2007 n’a pas ressemblé non plus à 2002. Tout au cours de ce mandat la situation s’est aggravé et la situation est pire aujourd’hui qu’à la fin du mandat Sarkozy. Le libéralisme détruit pas à pas toute protection publique, marchandise toute notre vie et cela de plus en plus, systématiquement, pourvu qu’on lui prête vie. Demain les exigences de rentabilité financière à court terme seront sans doute encore plus forte qu’aujourd’hui.  

 

Ce n’est pas la nature de tel ou tel président qui fait la différence mais les choix politiques qui en l’occurrence sont les mêmes.  

 

Quant à la lutte des classes elle sera peut-être plus facile à pratiquer contre un président de droite que contre un président pour lequel on a voté parfois à l’appel de sa centrale syndicale.

 

 

- Pour 2017 nous sommes donc toujours dans la même situation.

Jean-Luc Mélenchon est la seule candidature qui porte l’alternative au système actuel. Plus le PCF met de temps pour le rejoindre, ce dont on peut douter aujourd’hui, plus la rencontre entre une campagne organisée et en route depuis des mois et l’inorganisation « organisée » du PCF en la matière, sera difficile.

 

  • Des communistes se désespèrent et abandonnent.

 

D’autres s’engagent plus résolument dès maintenant, conscients qu’ils doivent être présents dans cette campagne sous peine qu’un courant d’opinion indispensable à la transformation sociale soit absent de cette élection.

 

 

- Il faut construire les conditions de la victoire.

Encore une fois tout autre objectif donnerait le sentiment de combats entre partis pour se positionner dans l’après 2017.

 

Cela suppose un très large rassemblement. Il existe déjà au travers de « la France insoumise ». Mais je pense comme beaucoup d’autres qu’il faut construire une place co-active à celles et ceux qui veulent contribuer à la victoire sans passer par la case de « la France insoumise ».  Jean-Luc Mélenchon entend cette exigence d’efficacité. Mais personne ne peut lui demander de préalable à l’engagement alternatif que représente l’adhésion à sa candidature.

 

Le seul un acte qui permette de modifier les formes de la campagne sans remettre en cause celles qui existent et se développent, ce serait la décision claire et simple du PCF de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Sans préalable. Car ce choix témoignerait de la reconnaissance que c’est la seule candidature aujourd’hui qui porte espérance de changement dans notre pays. 

 

Sur la base de cette reconnaissance peut se construire les voies collectives du succès.   

 

Francis Parny

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Le PCF et la présidentielle de 2017

- Pierre Laurent (PCF) : "Nous pouvons sauver la gauche" (mais sans François Hollande)

-

 

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 08:39
PCF, Ensemble! : Zapper les présidentielles ?

Sources : ENSEMBLE! par Christian Causse

- La tentation chemine de faire « saute-mouton » en 2017 avec la présidentielle.

Chez nos amis communistes mais aussi chez nous.

 

S’agissant des communistes ils sont focalisés sur les législatives, chacun en comprend aisément la raison. Et si Mélenchon veut vraiment s’attirer le PCF, il connaît la recette : un nombre conséquent d’investitures aux législatives. Il ne le leur propose pas et il a raison. Pour l’instant.

 

Mais, Ensemble !, courant de pensée, considère, à juste titre, que l’important est dans l’après 2017 pour reconstruire une gauche dont la première qualité serait d’être « de gauche » ( démocratique, solidaire et écologique) ;

 

  • La première condition si on veut réussir l’après 2017 est de ne pas rater l’avant 2017.
  • Mieux, c’est en réussissant 2017 que nous préparerons correctement l’avenir.
  • Ensuite, marcher les yeux fixés sur l’horizon est le plus sûr moyen de trébucher et de ne jamais atteindre l’horizon.

 

Dans l’objectif de reconstruire après 2017, Ensemble ! doit, sans tarder, s’impliquer franchement et sérieusement dans la campagne de 2017, présidentielle et législatives saisies comme une seule et unique séquence politique.

 

 

- Aujourd’hui, qu’on le déplore ou s’en réjouisse, la seule candidature qui nous soit compatible est celle de JL Mélenchon.

D’autres ? Quels autres ? Les anti-austérité de la 11ème heure, englué(e)s dans leurs primaires respectives ?

 

Certes évidemment, la méthode de rassemblement « France insoumise » peut heurter. Chacun veut conserver son identité d’appartenance politique, personne ne veut avoir le doigt sur la couture, personne ne veut se fondre dans quelque chose d’inabouti. Tout cela est légitime.

 

  • Mais toutes ces susceptibilités, cet amour-propre, cette fierté militante, un certain patriotisme de structure aussi honorables soient-elles ne sont que des coquetteries négligeables par rapport à la catastrophe écologique, à la misère sociale et au danger fasciste. C’en est même indécent.

 

Faire l’impasse sur les présidentielles révèle en creux un certain défaitisme : nous aurions déjà perdu quoi qu’il arrive ? Je m’inscris et m’insurge contre une telle idée et je serais très attristé de la trouver dans Ensemble !

 

Contrairement à une idée reçue, on n’est pas élu parce que les gens votent pour vous, les gens votent pour vous parce qu’ils croient que vous serez élu. Y croire n’est pas une condition suffisante mais absolument nécessaire.

 

 

- Ceux qui sont déjà perdants dans leur tête ne sont donc pas très attractifs.

Si JL Melenchon les snobe il n’a peut-être pas complètement tort.

 

Les partis politiques sont les bienvenus dans la campagne de JL Mélenchon mais le fait d’être adhérent d’un parti politique ne saurait garantir une rente de situation. Seul compte l’investissement militant. Nous constatons, et sans amertume SVP, que 130 000 personnes pèsent plus que 100 personnalités. Les structures doivent se mettre au service du projet politique, pas l’inverse. Et si d’aventure c’était cela, in fine, qui défrise certains partis politiques, ça donne une raison supplémentaire à la stratégie de JL Mélenchon. Nous touchons ici à la cause profonde du discrédit des partis politiques.

 

Depuis la victoire de 2005 l’union des forces antilibérales est une donnée structurante à gauche. L’union antilibérale est et sera irrésistible. Elle exerce toujours une grande force d’attraction qui déclenche de terribles forces de marées dans les corps qui résistent. Le NPA a refusé le Front de gauche, il est parti en lambeaux successifs, littéralement aspiré par l’attraction de la dynamique unitaire.

 

Cette union antilibérale peut prendre des formes diverses : les CUALs en 2006, le front de gauche de 2009 à 2012, ou parfois déroutantes comme aujourd’hui avec la candidature de JL Mélenchon. Et, comme d’habitude, la force d’attraction unitaire suscite des forces de marées dans les partis qui rechignent, hésitent ou tergiversent : le PCF, EELV et, je le déplore, Ensemble !

 

 

- La France insoumise présente de nombreux défauts et insuffisances ?

Ayons l’immodestie de prétendre l’améliorer en la rejoignant que ce soit en s’y fondant, en s’y associant, ou selon la forme de son choix. Qu’importe l’union pourvu qu’on ait l’ivresse de la victoire ! Comme en 2005.

 

Ne rejetons pas la « France insoumise » parce que ….., rejoignons-la pour que …...

Yassine Belattar dirait « Ne regardons pas passer les trains, construisons la gare ».

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Aubagne : les élus communistes avec Mélenchon

PCF, Ensemble! : Zapper les présidentielles ?
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